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— HTST. Jrvi* s. Quelque personnage qui a merveilleusement profondy c»st« cabalesque science, m'a prédit que.... carl. iv, i.
— ÉTYM. Cabaliste.
t CABALISTIQCEMENT (ka-ba-l!-sti-ke-man), adv. D'une manière cabalistique.
— ÉTYM. Cabalistique , et le suffixe ment.
tCABALLlN(ka-bal-lin), adj. Terme de pharmacie. Aloès caiiaUin, nom d'une variété trSs-impure d'aloès qu'on croit, mais à tort, employée en médecine vétérinaire.
— ÉTYM. Caballinus, adjectif formé de caballus, cheval (voy. cheval).
f CABAN (ka-ban), s. m. || 1° Anciennement, espèce de casaque pour la pluie. Il avait un jupon, non celui de constable. Mais un qui pour un temps suivit l'arrière-ban, Quand en première noce il servit de caban Au chroniqueur Turpin, lorsque par la campagne II portait l'arbalète au bon roi Charlemagne, bégnier, Sat. x. |1 î° Aujourd'hui, sorte de vêtement à manches et à capuchon, servant contre la pluie ou contrôle soleil. || Terme de marine. Capote de grosse étoffe surmontée d'un capuchon.
— HIST. XVI' s. Et se morfondoit fort, combien que il fust affublé d'un caban fourré tout pelé, Sat. Wén. p. 9.
— lîTYM. Espagn. gaban; ilaL gabbano; portug. gabào; de l'arabe abd (s'écrivant avec un ain qui devient facilement un g ou un c), capote avec des manches et un capuchon.
t CABANAGE (Ica-ba-na-j'), s. m. Action de cabaner; endroit oii l'on dresse des cabanes.
CABANE (ka-ba-n'; d'après Chifflet, au xvii* siècle, Gramm. p. 183, on prononçait cabane, â comme dans âne) , i. /■. || 1° Petite et chétive maison , ordinairement couverte de chaume. Les cabanes de ce pauvre village. Le pauvre en sa cabane où le chaume le couvre, malh. vi, i». Elle la prend au mot, se glisse en la cabane : Point de coup de balai qui l'oblige à changer, la font. Fab. m, 8. Ils virent à l'écart une étroite cabane. Demeure hospitalière, humble et chaste maison, ro. PhiUmon. .... Du prix 4e sa journée II [le pauvre] meubla sa cabane et vêtit ses enfants, st-lambebt. Saisons, Hiver. || 2° Nom de divers réduits ordinairement formés de planches. Cabane de berger. Une cabane à lapins. Il 3° Terme de marine. Petite chambre attribuée, dans un navire de guerre, à un sous-officier, et, dans un navire de commerce, à un passager. I) Tente qui, dans un bateau, sert à abriter les marchandises ou l'équipage. Il 4° Case dans laquelle on place le ver à soie pour qu'il file son cocon. || Cage pour faire couver de petits oiseaux. || 5° Autrefois nom d'un bateau qui, à son milieu, portait une sorte de logement ou de cabane. Nous prîmes une cabane et baissâmes [descendîmes) jusqu'à Orléans, SCARRON, Uom. com. p. 392, édit. de )65t, dans JAI . Un tas de faquins [portefaix] qui attendent sur le port ceux qui viennent par eau, pour porter leurs bardes, se jetèrent en foule dans la cabane, m. ib. p. 394.
— SYN. CABANE, HUTTE, CHAUMIÈRE. Ces trois
termes, qui désignent une petite maison, se distinguent en ce que : <" la cabane exprime quelque chose de chétif et de misérable; la cabane est la maison du pauvre ; 2° la hutte est la maison du sauvage ou de celui que les circonstances obligent à se loger comme les sauvages, on se construit des huttes dans les forêts; 3° la chaumière est la demeure du paysan, de l'homme des champs; elle est sans doute humble et pauvre; mais elle n'emporte aucune idée de misère, et les satisfactions champêtres y peuvent trouver place.
— HIST. XV" s. Une estable de chevaux appellée par le langage pais cabanne, du cange, cabanacum. Icellui Jaquet alla vers une loge ou chabene, qui estoit dans la dite vigne , m. chabena. || xvi* s. Nostre pilot tiroit les vers du nez à ses matelots ; quand frère Jean, retournant delà cabane, apercent que Pantagruel estoit resveillé.... ras. Pant. 283.
— ÉTYM Provenç. cabana; catal. cabanya; espagn. cabaûa; portug. cabana; ital. capanna; baslat. capanna, dans Isidore de Séville; du celtique : kymri et gaél. caban, de cab, hutte.
t CABANE, ÉE (ka-ba-né, née), par», passé. Logé sous une cabane. Le chasseur attend, cabane sous une fouillée épaisse, bufp. dans le Dictionn. de POITEVIN. Castors cabanes, id. Quadr. t. m, p. 7(.
f CABANEAU (ka-ba-nô), s. m. Petite loge au hord de la mer destinée à loger les équipages des bâtiment'\ qui font la pêche de la morue.
— ÉTYM. Cabane.
tCABANER (ka-ba-né), v. n. \\ 1° Se mettre sous
des cabanes, en parlant des sauvages. || 8* Terme de marine. Chavirer, être renversé. || 3° Terme de magnanerie. Mettre, sur le bord des claies à vers à soie, des branches quand le ver cherche à filer son cocon.
— HIST. XVI' s. Quinze cents soldats, mille desquels il avoit fait descendre et cabaner à une petite isie, PALMA CAYET, dans le Dict. de dochez.
— ÉTYM. Cabane.
CABANON (ka-ba-non), s. m. || l" Petite cabane. Il 2° Cachot obscur dans quelques prisons. Il fut mis aux cabanons. ||Loge, dans les maisons d'aliénés, pour certains fous furieux.
— ÉTYM. Cabane.
t CABARER (ka-ba-ré), v. «ï. Terme de brasserie. Jeter l'eau d'un vaisseau dans un autre.
1. CABARET (ka-ba-rè; le ( ne se lie pas dans la conversation; au pluriel l's se lie : des ka-ba-rè-z achalandés; cabarets rime avec traits, jamais, succès), s. m. Il 1° Sorte d'auberge d'un rang inférieur où l'on vend du vin en détail et où l'on donne aussi à manger. Hanter le cabaret. C'est un pilier de cabaret, c'est un homme qui ne bouge du cabaret. Il y a des cabarets où les ouvriers font leurs repas. Cabaret borgne, mauvais cabaret. Le marquis de Mirepoix s'amouracha de la fille d'un cabaret en Allemagne, ST-siM. 69, ^27. Versailles, petit château de cartes alors, bâti par Louis XIII, ennuyé d'y avoir couché dans un méchant cabaret à rouliers, ID. 4<o, 136. Dis-nous un peu quel est le cabaret honnête Où tu t'es coiffé le cerveau? mol. Amph. III, 2. Socrate, cet homme discret Que toute la terre révère. Allait dtner au cabaret Quand sa femme était en colère, panard. Chanson. Oui, dansez sous mon vieux chêne; C'est l'arbre du cabaret; Au bon temps toujours la haine Sous ses rameaux expirait, bérang. Vieux ménélr. Quoi! parer d'une noble image Mes petits vers de cabaret! bérang. Portrait. Calment je reprends ma musette, Et m'en retourne au cabaret, id. Ilab. de cour. Il Familièrement. Aller dtner au cabaret, dîner chez le traiteur. Dîner de cabaret, dîner que l'on fait chez le traiteur. |{ 2° Petite table ou plateau pour tasses à café, à thé, etc. Un beau cabaret. Cabaret de la Chine. On était auprès de plusieurs cabarets de thé et de café; en prenait qui voulait, ST-siM. 186. Il L'assortiment même des tasses ou verres qui garnissent le plateau. || S" Se dit, au jeu de la trinquette, de trois cartes qui se suivent immédiatement, depuis le valet jusqu'à l'as. || 4° Espèce de gros- bec, oiseau.
— SYN. CABARET, TAVERNE. Maisons OÙ l'on Vend aux allants et venants à boire et à manger. Le cabaret est un terme indifférent qui n'implique rien de défavorable, sinon que c'est un lieu destiné à la fréquentation de petites gens. Mais taverne, qui n'est plus de l'usage ordinaire, ne se dit guère que d'un cabaret où l'on va pour boire à l'excès et se livrer à la crapule, excepté quand il s'agit des restaurants anglais ou faits à l'imitation des anglais.
— HIST. xiv s. Icellui sergent entra de fait en un petit cabaret, que on dit la lanterne, par où l'en va ou celier du dit hostel, nu cange, cabia. Il vint en une loge; le pot au feu trouva, Et le miés et le vin; bon cabaret i a, Baud. de Seb. viii, <25. Il xv" s. En l'ost avoit tavernes et cabarets " aussi bien et aussi plantureusement comme à Bruges ou à Bruxelles, froiss. u, ii, 16(. Carpe au cabaret pour disner, E. desch. Poésies mss. 1*206, dans lacurne. Il XVI' s. Esteufs, avecques les cabarets à les frapper, du cange, cabaretus.
— ÉTYM. Norm. cabaret, avant-toit. Cabaret signifie, comme on voit, un lieu où l'on vend du vin, un réduit, un avant-toit, une raquette. Ménage le tire du grec %i.iri\, d'où xiimXo;, tavernier.en latin caupo; mais, outre qu'on ne voit pas par quelle voie ni par quelle filière grammaticale ce mot grec serait venu dans le français, on n'obtient pas par là une explication des trois ou quatre sens que le mot présente. Jusqu'à présent l'origine en est inconnue; et ici on n'a pu que rassembler les éléments d'une discussion.
2. CABARET (ka-ba-rè), s. m. Plante. Nom vulgaire de l'asaret. || Cabaret de murailles, cynoglosse omphalode.
— HIST ivi' s. Cabaret ne désire ni la culture ni l'arrousement : fleurit es deux saisons de l'année, printemps et automne, o. de serres, 618.
— ÉTYM. Saumaise indique le latin combretutn ou cobretum (nom d'une autre plante que le cabaret), d'où, par altération, cabaret. Etymologie qui demeure douteuse, faute d'intermédiaires. i
CABARETIER, 1ÈRE (ka-ba-re-tié, tiê-r'; Mé- 1
nage signale comme fautive la prononciation cabarètier, qu'on entend quelquefois et qui est en effpt mauvaise), t. m. et f. Celui, celle qui tient cabaret. T'ai-je encore décrit la dame brelandière Qui de joueurs chez soi se fait cabaretière? boil. Sat. x. Le Jupiter d'Homère avec ses deux tonneaux me fait lever les épaules; je n'aime point Jupiter cabaretier donnant, comme tous les autres cabaretiers, plus de mauvais que de bon, volt. Kemmius, ix.
— HIST. xiv s. Et li cabarettierz tantost Ii demanda S'il voloit boire vin.... Baud. de Seb. viii, (28. Fut donné congié à Jehan Lefebvre cabartier, DU CANGE, billonus.
— ÉTYM. Cabaret.
t CABARRE (ka-ba-r'), s. f. Le même que gabarre.
CABAS (ka-bâ ; 1'* se lie : un ka-bâ-z élégant) , s. ro. Il 1° Panier de jonc qui sert ordinairement à mettre des figues, foo paquets de raisins secs et 200 cabas de figues, volt. Phil.iv, 319. || 2" Panier aplati, en paille tressée, à l'usage des femmes. Il Grand panier servant à porter différents objets. Ils allaient dans les marchés avec des cabas pour s'offrir à porter les provisions que les bourgeois y achetaient, lesage, Gusman d'Alf. u, i. Vive le cabas ! il en est dé lui comme des beignets, il faut y revenir quand on en a tâté une fois, id. ib. n, *. Je repris mon premier métier, j'endossai le cabas et recommençai à servir le bourgeois, ID. ib. Ouvre ton cabas, ajouta-t-il. Je l'ouvris, et aussitôt il y jeta trois sacs d'argent qu'il tenait enveloppés dans un coin de son manteau, id. «6. || 3' Familièrement. Cabas, vieille voiture à l'ancienne mode. Nous sommes venus dans un méchant cabas. || 4" Fig. Je sautai dehors de ce cabas [lit commun] hospitalier, maudissant cordialement les bons usages de nos aïeux, chateaub. Voy. Am. 348. || 5° Sorte de chapeau de femme dont la passe n'est point relevée. || Par plaisanterie, vieux chapeau de paille.
— HIST. xiv s. Pour avoir rappareillié le cabas d'argent du roi nostre sire, c'est à savoir reffait de neuf les charnières des deux costés de l'anse d'icelui cabas, laborde, Études sur les lettres, i, preuves, n. 216. ||xv' s. Atournez-vous, mesdames, autrement, Sanz emprunter tant de haribouras, Ne de quérir cheveux estrangement; Vostre affubler est comme un grant cabas, e. desch. Poésies mss. f° 325, dans lacurne. Cabatz rabattu [injure adressée à une femme], DU cange, caba.(itts. Prens tes esbas  faire cesser nos debas; Aussi bien sont M tes cabas [tripotages] Que de tousjours trouver rancune, CH. d'orl. Rond. || xvi' s. Ils enferment chacun chapon dans un panier ou cabas suspendu en l'aer par des cordes, o. de serres, 362. Le bled qui est dans la quaisse, puisé avec un cabas et mis sur la mesure tout doucement, id. <3o.
— ÉTYM. Rouchi, eabau; espagn. capaio , capacho; bas-lat. cabacus, cabacius , cabassio. Origine incertaine. On serait porté à y voir le radical celtique cab (voy. Cabane) avec la désinence latine acius, aceus; ou peut-être un dérivé de l'adjecli! latin capax.
t CABASSER (ka-ba-sé), ». n. || !• Bavarder. Il 2° Tromper, voler. Il est populaire et ne s'écrit pas ou plutôt ne s'écrit plus.
— HIST. xv s. Madame dit en riant & ses femmes : il en a la moitié cabassé [de son argent], Jehan de Saintré, ch. ti. Pour quelque peine que je mette X cabas.ser n'a ramasser, Nous ne pouvons rien amasser, Patel.
— ÉTYM. Cabas.
t CABASSEUR, EDSE (ka-ba-seur, seû-z"), ». m. et f. Trompeur, trompeuse; voleur, voleuse. U est populaire et ne s'écrit pas.
— tTYM. Cabosser.
CABASSET (ka-ba-sé), s. m. Espèce de petit casque. Vieux.
— HIST. XVI' s. X faulte de vaisseaux pour porter l'eau, ils estoient contraints d'en emplir leurs cabassets, AMY0T, Ant. «0.
— ÉTYM. Diminutif de eabat , par assimilation d'un casque à un petit panier. Saint Simon, écrivant cabacet, l'a pris dans le sens de tripoteur, dérivant alors de cabas, tripotage : L'écriture fut longue et détaillée; le caliacel [le tripoteur, le brouillon] s'échauffa la tête, se remplit du nom de M. de Cnaulnes, tellement et si bien qu'il cacheta sa lettre, mit le dessus à M. de Chaulnes au lieu de M. de Pontchartrain, 42, 239.
t CABELIAC (ka-bé-li-A) , t. m. Voy. cabiluod.
CABESTAN (ka-bè-stan) , «. m. Treuil vertical qui se manœuvre au moyen de barres fixes et horizontales. Virer le cabestan.
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— HRM. On a dit eapestan. Au milieu de la largeur (|{i pont est le eapestan ou cabestan, et. ci,EinAC, Termei de marine, MM.
— ÈTYM. Kspagn. cabreslanle, càbeslante; angl. eapslan, capstem. Origine inconnue, à moins qu'on no prenne l'espagnol pour le mot dont les autres scnii''nt une corruption, et qu'on ne le décompose en cabra estante, chèvre dressée. On sait que chèvre est un terme de mécanique.
fCAIllAI (ka-bi-5), t. m. Rongeur de petite taille connu surtout à l'état domestique, dit aussi cobaye, cochon d'Inde (cavia cobaia, L.).
OAIlir.I.AUI) fka-bi-Uô, Il mouillées) ou CABU AU (ka-bli-ô), s. m. Nom donné dans les marchés à Ut morue fraîche.
— IlIST. XV' s. Que nuls ne reprouche à autres aucunes choses à l'occasion de cette guerre, ne parle dorénavant de houe [hameçon] ne de cabiUau sur peine d'en estre puni, nu cange, cahclfjenses.
— ÉTYM. Wallon, cabiawe; namurois, cabouait; holl. kabeljaauto; dérivé, par renversement, de bacailaba, nom basque de la morue, d'où l'espagnol bacalao et le flamand bakkcljau.
t CABILLET (ka-bi-Uè, Il mouillées), s. m. Instrument dont le paumier se sert pour empêcher les raquettes de se déformer.
— ÉTYM. Diminutif de caville ou cheville. tCABILLOT(ka-bi-llo, !J mouillées) , i.rn. Terme
de marine. Cheville de bois passée dans uu boulon pour tenir la hune sur ses barres.
— ÉTYM. Diminutif de caville ou cheville. CABINE (ka-bi-n'), ». {. Terme de marine. Petite
chambre à bord de certains bâtiments de commerce.
— ÉTYM. Autre forme de cabane.
CABINET (ka-bi-nè; le t ne se lie pas dans la conver.sation ; au pluriel l's se lie : des ka-bi-né-z élégants; cabinets rime avec traits, succès, paix), s. m. I[ 1° Petite pièce qui, dans un appartement, est à l'écart et sert à divers usages. Cabinet de toilette. Cabinet noir. || Cabinet d'aisances, ou, absolument, cabinet, lieu destiné aux besoins naturels. || 2" Pièce où l'on se retire pour travailler. Avoir son entrée dans le cabinet du roi ou, simplement, dans le cabinet. La vie de cabinet est nuisible à la santé. Cabinet (l'étude. Homme de cabinet , homme que sa profession oblige à travailler dans le cabinet. Viens dans mon cabinet consoler mes ennuis, corn. Cid, ii, 6. .Souvent ce cabinet, superbe et solitaire. Des secrets de Titus est le dépositaire, rac. Bérén. I, ). Il est homme de cabinet et curieux, sév. 697. S'occuper sans relâche d'études difficiles, d'affaires épineuses, et faire de son cabinet le centre de son existence, est unétotpeu naturel, buff. Cer(. Ferdinand III fit la guerre de son cabinet, volt. Lnuis XIV, 2. Dans le temps qu'on arrêtait le prince de Condé, le cardinal Mazarin demanda à l'abbé de la Rivière, qui était dans la salle : Savez-vous bien ce qui se passe? L'abbé ayant répondu qu'il n'en savait rien, il dit : On arrête là-bas, dans le cabinet, M. le prince, M. le prince de Conti et M. de Longueville, segrais. Mémoires, t. ii, p. te. \\ 3° Cabinet d'affaires, établissement où un homme habile dans les affaires dirige celles qu'on lui confie. ||La clientèle, l'ensemble des affaires dont on est chargé. Cet avocat, cet homme d'affaires a un très-bon cabinet. Il a cédé son cabinet. || 4° Conseil où se traitent les affaires générales de l'État. Le cabinet des Tuileries, le gouvernement français. Le cabinet de Saint-James, le gouvernement anglais. La politique des cabinets européens. Les secrets du cabinet. Ce furent bien le cabinet et les favoris qui établirent ce crime, montesq. Espr. xu, 8. La base des conversations des nouvellisti's est une curiosité frivole et ridicule ; il n'y a point de cabinet si mystérieux qu'ils ne prétendent pénétrer, m. Lett. pers. <30. Je ne suis pas ici un historien qui doit vous développer le secret des cabinets ni l'ordre des batailles ni l'intérêt des partis, iioss. Reine d'Anglet. || Tenir cabinet, tenir conseil. On tenait cabinet mal à propos, l'on donnait des rendez-vous sans sujet, retz, n, 66. || Les membres du conseil. Le cabinet tout entier donna sa démission. Une partie du cabinet fut changée, «jl B" Cabinet de lecture lieu où on lit, moyennant rétribution, des journaux et des livres. || 6"" Lieu où l'on expose des cbiets d'étude et do curiosité. Cabinet de tableaux, danatomio. Le cabinet d'histoire naturelle, au jardin dos Plantes. Mon cen'eau est comme un cabinet dont les tableaux se remueraient, fén. Exist. 48. r. est pour l'incrédule qu'on a formé ces cabinets où la mort est le démonstrateur, cuateaubr. Génie,m, 11, s. I Les collections exposées dan» un cabinet. Il rail. Il forme un cabinet. Il a un riche cabinet. C«-
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binet de physique, collection d'instruments de physique. Et si j'étais homme à cabinet, ne doutez pas que ce n'en fût la plus riche pièce, balzac, Livre vu, 35. On lui confia le soin de mettre en ordre la bibliothèque publique et le cabinet des médailles, condorcet, Haller. Comme il est important, dans ces expériences, de connaître l'origine des matières qu'on soumet à l'analyse, on est obligé d'indiquer le cabinet d'où elles sont tirées, ID. liucquet. Il 7" Petit lieu couvert dans un jardin. Cabinet da verdure. || 8* Anciennement, lieu de réunion, ruelle. Souvenez-vous de ces cabinets où l'esprit se purifiait, flKcii. Mont. Il ne fournit rien au cabinet ni aux nouvellistes, la bruy. ». La place, madame, que vous me laissez prendre quelquefois dans votre cabinet, voit. Lettr.li. \\9' Anciennement, buffet à plusieurs compartiments. Cabinet d'orgue, l'armoire qui renferme un orgue. Il lui envoya un cabinet de lacque et plusieurs bijoux, J. J. Rouss. Ilél. VI, 14 Cabinets d'ébène et autres enrichis de cuivre doré, peinture, broderie, payeront à l'estimation à raison de six pour cent de leur valeur, Ordonn. de 1880. Les (James.... lisant leurs beaux écrits.... Les ont au cabinet sous le chevet du lit, Régnier, Sat. n. Franchement il [votre sonnet] est bon à mettre au cabinet [c'est-à-dire à être gardé en portefeuille, non publié], MOL. Misanthr.l, 2.
— llIST. XVI' s. Sur le gazon et sous les verts sapins. Sous cabinets tout fleuris d'aubepins. Pour reposer Diane s'estoit mise , marquer, de nav. dans jaubert, Glossaire. Toutes les salles, chambres et cabinetz estoyent tapissez en diverses sortes, rab. Garg. I, 65. Ce n'est rien de nouveau que de faire des cabinets d'hommeaux [ormeaux] ou autres arbres, pa- LissY, es. Claribel, visitant et furetant ses coffres, boites et cabinets, trouva ce qu'il ne cherchait pas, TVER, p. 640. Davantage, il y en eut de la cour propre, tant hommes que femmes, qui quelquefois desrobent des paroles du cabinet, qui mandèrent à leurs parens et amis que.... langue, p. 636. Quel est son soûlas, sinon de se veautrer dans les salles de Bacchus et dans les cabinets de Venus? ID. p. 512. Quelquefois nous entrons dans le grand cabinet, dans la foule de quelque grand, d'aub. Fœn. i, 4. Elle me donna assignation dans le cabinet d'un gran(i jardin, ID. ib. II, 16. Il fâcha bien au jeune écolier de quiler un cabinet de livres couverts bien proprement et autres meubles, id. Vie, v. La mémoire est un cabinet de tout ce que nous apprenons et voyons, paré, xviii. 11. Ung petit cabinet faict en façon d'aumoires, de labobde. Émaux, p. 180. i Pierre Rossert, libraire demeurant à Paris, cinquante et une livres cinq sols tournoys, pour ung cabinet de cuir doré, à ouvrage moresque, m. ib. Et y a chez lui tant de cabinets et d'arrière boutiques, dont il sort tantost homme, tantost satyre, charron, Sagesse, I, 40.
— ÉTYM. Diminutif de cabine; génev. gabinet.
t CABIOU (ka-bi-ou) , s. m. Condiment servant à assaisonner les ragoûts et le rôti, et qu'on fait avec le suc épaissi du manioc.
CABLE (ki-bl'), s. m. \\ 1° Gros cordage. || En termes de marine, gros cordage destiné à retenir l'ancre. Dans plusieurs navires les câbles sont remplacés par des chaînes qu'on nomme câbles-chaînes. Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles, CORN. CW, IV, 3. Filer du câble, filer le câble, lâcher peu à peu le câble d'une ancre. || Fig. et familièrement, filer du câble, gagner du temps, différer de se décider. || 2° Quelquefois synonyme d'encablure. Son vaisseau était à deux câbles de l'écueil. Il 3° Au jeu de paume, corde tendue au milieu du jeu, et garnie de filets jusqu'au bas. || 4° Sorte de gros cordon d'argent, de soie, de filoselle, etc. pour retrousser des rideaux, des draperies.
— HIST. XII' s. Lors firent faire barges et nés [nefs] de grant ator. Qui joignent as cheables e as cordes entor, Sax. I71. || xiil' s. Uns homs peut bien une nef traire ? — Oïl, dame, au moins au chaable, la Rose, 5547. || xv s. Le chevalier estoit jeune et de grand volonté.... tout armé il se mit à monter amont et à ramper contre le cable de la nef où il estoit, FROiss. n, u, 228. || xvi' s. Les unes appuyées sur le timon, les autres sur les chables et cordages du bateau, amyot, Anton. 3i.
— ÉTYM. Langage des ouvriers et des paysans, chable; chable ou cable, dit Chifflet dans sa Grammaire; espagn. cable; portug. cabre; ital. cappio, cordon, noeud; bas-grec, xauXtov; de capulum, caplum, corde, qui se trouve dans Isidore. Diez remarque que cette présence de capulum dans Isidore, «jui est du vu' siècle, exclut l'origine arabe (/label, c&ble), les mots arabes n'étant entrés dans
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les langues romanes que longtemps après. On avait, dans l'ancien français, ehaable, machine de guerre (voy. chXblis), mot d'une tout autre origine, mais qui a été confondu de bonne heure avec câble, puisque le poème des Saxons et le roman de la Rose , pour câble, ont dit cheable, chaablc, dont les deux voyelles ea ou aa ne s'expliquent que par cette confusion. L'accent circonflexe que nous mettons sur câble, s'explique de la même façon; ayant confondu cable avec ehaable, on a mis l'accent pour indiquer la suppression d'un o.
1. CÂBLË, ÉE (kâ-blé, blée), part, passé. 111' Terme de blason. Croix câblée, croix formée ou couverte de cordes ou de câbles. || 2° Muni d'un câble. Ancre câblée. l| 3° Terme d'architecture. Se dit d'une moulure sculptée de manière à présenter l'apparence d'un câble.
2. CÂBLË (kâ-blé), s. m. Terme de passementier. Gros cordon servant à attacher les tableaux , à relever les tentures, etc. Cordon de sonnette de câblé
— f.TYM. Câble.
CABLEAU ou CABLOT (kâ-blô ou kâ-blo), s. m. Terme de marine. Petit câble servant d'amarre aux embarcations.
— ÉTYM. Diminutif de câble.
t CABLE-CIIAÎNE, s. m. Voy. cAble.
CAbler (kâ-blé), V. a. Tordre en une seule plusieurs cordes qu'on assemble.
— ÉTYM. Câble.
CABLIAU (ka-bli-au), s. m. Voy. cabillaud.
— HIST. XIV' s. Morue n'est point dicte à Tournay, s'elle n'est salée; oar la fresche est dicte cableaux, Hénagicr, ii, 6.
CÂBLOT (kâ-blo), s. m. Voy. câbleau.
t CABLIÈRE (kâ-bli-ê-r') ou CÂBLURE (kâ-blur'), s. f. Terme de marine. Pierre percée tenant lieu de grappin.
— ÉTYM. Câble.
CABOCHE (ka-bo-ch'), s. f. || l'Têté, en style trivial. Entrant, je me heurtai la caboche et le pied, RÉGNIER, Sat. II. Il Fig. Une bonne caboche, un homme de sens. Vous avez la caboche ftn peu dure, MOL. l'Élour. IV, 1. Il 2° Sorte de clous à tête. Caboches et vieux clous, le cent pesant payera six sous, Ordonn. de 1680. || 3° Nom vulgaire de la chevêche.
— HIST. XII' s. Qu'ainz perdreit chascon la caboce. S'il en aveit poeir e force, benoIt, Chron. de Norm. t. II, p. 235, vers 22298. || xv s. Biau sire, laissiez me [ma] caboche; Par la chardieu, c'est villenie, E. desch. Poésies mss. t° 237, dans lacurne. Il xvi* s. Et n'eust estétju'il s'estoient très bien antidote le cœur, l'estomac et le pot au vin, lequel on nomme caboche, ilz fussent suffoqués et estainctz de ces vapeurs abominables, rab. ii, 33. D'autant qu'il n'avoit pas beaucoup de cervelle en sa caboche, Nuits de Straparole , t. 11, p. 126, dans lacurne,
— ÉTYM. liourguig. caiboche. Le radical est caput , tête (voy. chef), par l'intermédiaire d'une forme cab ou cap, avec le suffixe oche, péjoratif et augmentatif. Caboche se trouve dans le xiv* siècle, comme nom de celui qui était à la tête des Cabochiens. Ital. capocchia, capocchio.
t CABOCHE, ÉE (ka-bo-ché, chée), adj. Terme de blason. Tête cabochée, tête d'animal coupée derrière les oreilles.
— ÉTYM. Caboche.
CABOCHON (ka-bo-chon), *. m. || i' Pierre précieuse à laquelle on laisse sa forme primitive et qu'on polit sans la tailler. Cabochon de rubis. Grenat en cabochon. || Adjectivement, en parlant d'un rubis : rubis cabochon. || 2° Nom d'un genre de mollusques {pileopsvs).
— HIST. XV' s. Un saphir longuet, cabochon d'un costé, assis en une brochette d'or, de laborde. Emaux, p. 180. Un fermail d'or, garni d'un fin saphir taillié et de trois gros balais cabochons et de trois grosses perles, ID. ib.
— ÉTYM. Augmentatif de caboche; espagn. cabujon.
t CABOMBE (ka-bon-b'), s. f. Terme de botanique. Nom d'un genre de plantes {cabomba).
t CABORGNE (ka-bor-gn'), s. m. Un des noms vulgaires du chabot.
t CABOSSE (ka-bo-s') , ï. f. Nom de la gousse qui renferme les amandes du cacao.
t CABOT (ka-bo) , s. m. Voy. chabot.
CABOTAGE (ka-bo-ta-j') , s. m. Terme de marine. Navigation le long des côtes, de cap en cap, de port en port, par opposition à la grande navigation, au delà des mers, dite au long cours. || Navigation sur certainer côtes déterminées, dite grand ou petit cabotage, suivant que ces c6tes sont plus ou moins
CAB
éloignées des côtes de France. || Connaissance des mouillages, ancrages, bancs, courants, marées et de l'état de toutes les parties des côtes d'une mer, SAVAHT, Diclionn. de commerce. || Terme de douane. Navigation de port national à port national.
— ÊTYM. Caboter; espagn. cabotage; ilal. cabottaggio.
CABOTER (ka-bo-té), ti. n. Faire le cabotage. Il Se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— ÉTYM. On indique l'italien capo, ou plutôt l'espagnol cabo, cap, parce que le cabotage se fait de cap en cap : mais cela est douteux.
CABOTEUR (ka-bo-teur) , s. m. Marin qui fait le cabolage. || Adjectivement. Dùliment caboteur, bâtiment servant au cabotage.
— ÉTYM. Caboter.
CABOTIER (ka-bo-tié), s. m. Bâtiment dont on se sert pour faire le cabotage.
— ÉTYM. Caboter.
CABOTIN (ka-bo-tin), s. m. Comédien ambulant, et, par extension, mauvais comédien. || Terme trèsfamilier.
— ÊTYM. Probablement caboter, h cause de la vie errante du cabotin.
t CABOTINAGE (ka-bo-ti-na-j") , s. m. État des comédiens ambulants, et aussi des mauvais comédiens. Il y a tel de ces mots qui vient, en droite ligne, du royaume d'histrionie et du puissant empire du cabotinage, montégdt, Rev. Des deux- Mondes , \" mars (859, p. 222.
— ÉTYM. Cabotin.
f CABOTINER (ka-bo-ti-né), v. n. Exercer sans talent la profession de comédien. || Terme très-familier.
-— ÉTYM. Cabotin.
t CABOCILLE (ka-bou-11'. Il mouillées), s. f. Un des noms vulgaires de l'agave, plante.
t CABRE (ka-br'), s. f. Terme de marine. Sorte de grue pour lever les fardeaux. \\ Terme de tisserand. Sorte de chevalet.
— ÉTYM Capra, chèvre.
CABRÉ, ÊE (ka-bré, brée), part, passé. || 1° Le cheval cabré sous son cavalier. || 2° Fig. Mis en colère. Cabré par des paroles aussi peu conciliantes.
CABRER (SE) (ka-bré), v. réfl. || 1° En parlant du cheval, se dresser sur les pieds de derrière. || En sous-entendant se : ne tirez pas la bride à ce cheval, V0U6 le ferez cabrer. Ne faites point des coups d'une bride rebelle Cabrer la liberté.... v. hugo, F. d'aut. 3. Il 2° Fig. S'emporter. 11 se cabre au moindre mot. || 3° V. a. Choquer quelqu'un par quelque proposition ou quelque terme qui le révolte. Je payai [pour lui], en tremblant de le cabrer, J. J. Rouss. Prom. 9.
— HIST. XVI' s. L'animal se sentant blessé, la douleur le fit cabrer, Mém. sur Duguesc. ch. 6. Et si d'autres [qu'Alexandre] s'efforçoient y monter, il leur couroit sus, en ronflant et hennissant, et se cambroit sous eux, et les fouloit aux pieds, paré. Animaux, 12.
— ÉTYJI. Espagn. cabra, chèvre : se dresser comme une chèvre. Paré a confondu cabrer et cambrer.
CABRI (ka-br;), s. m. Chevreau. Il saute comme un cabri. Les chèvres et les cabris.
— HIST. XV" s. On aura là pain et vin, Gras mou- ' ton^, cabrits et agneaux, proiss. Pastourelle.
— ÉTYM. Berry, chebri ; provenç. cabril, qui est delà chèvre; de capra, chèvre (voy. chèvke).
tCABRILLON (ka-bri-llon. Il mouillées), s. m. Petit fromage de chèvre du Lyonnais et do l'Auvergne.
— ÉTYM. Cabri, cabril.
CABRIOLE (ka-bri-o-l'), s. f. || 1° Saut que l'on
compare à celui d'une chèvre Un jeune houimo
qui fasse mieux la capriole, la bruyère, 3. C'est une douzaine de faiseurs et de faiseuses de cabrioles que V. M. fait venir dans ses États, volt. Roi de Prusse, 49. Minerve dans mes chanssons Fait la cabriole, béhano. Gaudriole. || 2° Terme de danse Nom générique de tous les sauts, et surtout de ceux oi'i les jambes battent l'une contre l'autre. Les entrechats sont des cabrioles. || 3" Terme de manège. Saut du cheval qui s'enlève et détache la ruade. Faire aller un cheval h cabrioles.
-- HIST. xv:' s. Apprendre des caprioles à les veoir seulement faire, sans bouger déplace, mont. I, 463. Un baladin dit.... que les royaumes se ruinoient faute de la dance.... Ce propos fut rejette, pource qu'il n'y avoit là personne pour les caprioles| d'adb. Fœn. m, 22. J'eus honte que mes capriolles et afîecteries de cour me fissent entrer sans barbe où ces vieillards estoyent refusez, id. Hist. i, 46».
CAC
Il Molière a encore dit capriole : Ces yeux te verront faire la capriole, le Dép. am. m, iO.
— ÊTYM. Capra, chèvre (voy. chèvue), dont un diminutifse trouve dans le provençal, cabirola, chevrette : proprement saut de jeune chèvre. Ital. cctvriola, cairiuola, capriola.
CABRIOLER (ka-bri-o-lé), V. n. Faire la cabriole ou dos cabrioles. Un baladin qui cabriole. || Il se conjugue avec l'auxiliaire ot'otr.
— HEM. On disait autrefois caprioier. Parbleu I si grande joie à l'heure me transporte. Que mes jambes sur l'heure encaprioleraient. Si nous n'étions point vus de gens qui s'en riraient, mol. Sgan. 18.
— HIST. xvi" s. Le galant se met à la fenestre , donnant le bonsoir à la troupe qui caprioloit et sautoit vis à vis de sa porte. Contes d^Eutrapel, dans le Diet. de dochez.
— ÉTYM. Cabriole.
CABRIOLET (ka-bri-o-lè; le t ne se lie pas dans la conversation; au pluriel Vs se lie; dites : des kabri-o-lè-z élégants; cabriolets rime avec succès, traits, paix), s. m. || 1° Voiture légère à deux
roues Le Dieu d'Israël Daignera me prêter....
Un beau cabriolet des remises du ciel, volt. Povsies mél. 221. || Cabriolet de place, fiacre qui est un cabriolet. || 2° Espèce de petit fauteuil. Un fauteuil cabriolet. || 3° Jeu de société qui .se joue avec des cartes ou des dés. || 4° Forme de cordonnier. Il 5° Couteau à cabriolet, couteau dont le manche reçoit diverses lames.
— ÉTYM. Cabrioler, à cause que ces voitures, étant légères, sautent beaucoup.
CABRIOLEUR (ka-bri-0-leur) , s. m. Faiseur de cabrioles.
— ÉTYM. Cabrioler.
t CABRION (ka-bri-on), s. m. || Terme de marine. Pièce de bois qui sert à raffermir les affûts, lorsque la mer est assez grosse pour ébranler l'artillerie. Il Madrier pour l'arrimage des caisses à eau.
— ÊTYM. Autre forme de chevron.
t CABRON (ka-bron) , s. m. || 1" Peau de chevreau. Il 2° Outil pour brunir.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. cabra, chèvre.
t CABRODET (ka-brou-è) , s. m." Charrette servant, dans les colonies, à transporter les cannes à sucre.
CABDS (ka-bu) , adj. m. Pommé , en parlant du chou. Des choux cabus.
— HIST. xiii' s. Et à le [la] nature des chois se tient li cabus, mais qu'il est plus fors et plus durs por cuire à l'estomac, alebrant, f" 58. || xiV s. Un brouet d'Alemaingne, choulx cabus, Uénagier, ii, 4. Il xvi' s. Tout ce que du fueillage se resserre en pomme, chous cabus et laictues, o. de serres, 508. De trois ou quatre espèces de laictues remarque-on , plus grosses, plus vertes, plus blanches et plus cabusses ou pommées, les unes que les autres, m. 5)3.
— ETYM. Ital. cappuccio. chou cabus, proprement capuchon, de cappo, chape; de là aussi angl. cabbage, hoU. kabuys. Les anciens ilictionnaires ont laituecabusse ou cabue,ce qui sedit aussi à Genève.
CACA(ka-ka), s. m. Excrément, ordure. Terme enfantin. Faire caca. Fi I c'est du caca.
— - HIST. XVI" s. Cettuy-là a fait caca en nos paniers : il a ses desseins à part, Sat. Mén. p. 93.
— ÉTYM. Cacare, faire caca.
t CACABER (ka-ka-bé), v. n.Se disait du cri delà perdrix. Inusité.
— HIST. xvi" s. Ils cageoUent comme les gays, ils cacabent comme perdris, ils baricquent comme éléphants, ils jargonnent comme les jars, paré, Animaux, 25.
— ÉTYM. Cacabare.
CACADE (ka-ka-d') , s. /. || 1° Décharge de ventre. Bas et peu usité. ||2° Fig. Fuite, retraite honteuse, ruine causée par la couardise, le manque de tête, d'habileté. Faire une vilaine cacade, manquer par sottise ou lâcheté une entreprise. Quand je vois la cacade devant Dantzick, l'incertitude dans mille démarches.... volt. Lettr. Pruss. 409.
— ÉTYM. Cacare, aller du ventre; espagn. cagada ; ital. cacata.
t CACAUE (ka-ka-lie), t. f. Terme de botanique. Nom d'une plante {cacalia).
— ÊTYM. KoxaXia.
CACAO (ka-ka-o), s. m. Sorte d'amande renfermée dans une capsule, et qui, rôtie et broyée, forme la base du chocolat. Fève de cacao. Le cacao du Pérou et de la Nouvelle-Espagne est le plus estimé. Cacao caraque ou de Caracas : il est presque rond, brun grisâtre extérieurement ; il a presque toujours été enfoui en terre, d'où le nom de cacao terré.
— ÉTYM. Mot américain. •
CAC
CACAOTIER (ka-ka-o-tié), ». m. Voy. cacaoteh. t CACAOTIÊRK (ka-ka-o-tiê-r"), ». f. Voy. c*-
CAOYÈRK.
CACAOYER (ka-ka-o-ié), ». m. Arbre d'Amérique, de la famille des malvacée», qui produit le cacao {Iheobroma cacao, L).
— ÉTVIL Cacao.
CACAOYÈRE (ka-ka-o-iê-r'), ». f. Plantation de cacaoyers.
' t CACARDER (ka-kar-dé) , v. n. Se dit du cri de l'oie.
t CACASPISTE (kaka-spi-sf), ». m. Terme d'histoire naturelle. Nom donné à des serpents venimeux qui ont une sorte de bouclier d'écaïUes.
— ÉTYM. Kaxà?, malfaisant, et i<nti:. bouclier.
t CACATOIRE (ka-ka-toi-r*) , adj. Terme d'ancienne médecine. Fièvre cacatoire, lièvre accompagnée d'abondantes déjections.
— ÊTYM. Cacalorius, de cacare, aller à la selle. . t 4. CACATOIS (ka-ka-toî), s. m. Genre d'oiseaux
grimpeurs d'un très-beau plumage.
2. CACATOIS (kaka-tol) , ». m. Terme de marine. Nom des plus petits mâts qu'on grée, sur les grands b.'\timents, au-dessus des mâts de perroquet. Mât do cacatois. || On dit aussi catacois. || Nom donué à une petite voile carrée qu'on grée au-dessus du perroquet et qu'aulrelois on nommait perroquet royal ou perroquet volant.
— ÉTYM. Cacatois > , d'après Jal, par assimilation aux cacatois, oiseaux grimpeurs.
t CACEMPHATE (ka-sin-fa-f) et, moins bien. CACÉFATE (ka-sé-fa-f), s. m. Terme de grammaire ancienne. Mot mal sonnant, mauvaise consonnance. •
— ÉTYM. Kox^iiçaTov, de xaxi;, mauvais, et l\ufa- Tov, dit (voy. emphase).
CACHALOT (ka-cha-lo), ». m. Mammifère cétacé dont les dimensions égalent celles de la baleine, mais qui en diffère particulièrement en ce que sa mâchoire inférieure, étroite et allongée, est garnie, de chaque côté, d'une rangée de dents cylindriques ou coniques, et que la supérieure présente une série de cavités dans lesquelles se logent les dents lorsque la bouche est fermée.
— ÉTYM. Anglais, cachalot. D'après Andersen. Histoire nat. de l'Islande et du Groenland, t. u p. 448, co mot serait d'origine basque, cachau signifiant, dit-on, dans cette langue une dent. Mais Roullin fait remarquer que le mot est non pas basque, mais catalan, et que quichalen catalan signifie dent; en espagnol, quixal ou qui'xor, dent mâchelière; de sorte que, dans cette étymologio, \e cachalot est l'animal armé de dents, nom qui lui convient très-bien. Le radical cach.... mâchoire, se trouve aussi dans caque à harengs.
4. CACHE (ka-ch') , s. f. Lieu propre h. cacher ou à se cacher. On n'est pas peu embarrassé à inventer dans toute une maison une cache fidèle, MOL. l'Av. I, 4. Il dit au roi : Je sais, sire, une cache, Et ne crois pas qu'autre que moi la sache, la FONT. Fab. VI, 8. Un invalide prétendait avoir travaillé autrefois à faire à Meudon une cache pour un gros trésor, st-sim. 42o, 66. Que nous avons bien fait de sortir de notre cache! volt. Voy. de la raison. J'allais cherchant quelques caches où je fourrais quelques louis en dépôt, J. j. Rot^ss. Conf. v. Vous sortirez tous deux de votre cache et vous direz.... REGNAnn, Allende:-moi sous Forme, 4.
— ÊTYM. Voy. CACHER.
t 2. CACHE (ka-ch'), .5. f. Terme de cha.'Jse. Filet tendu sur des piquets en forme de palis, à l'embouchure des parcs.
— HIST. XV" s. Mais bref ensuivant, leur intention \'int à connoissance , pour quoi assez brièvement ils furent en grand cache [chasse, poursuite], et toutes leurs villes.... furent mises en la main du roi d'Angleterre, monstrelet, liv. il, ch. I8.
— ÊTYM. Voy. ciiAssB ; chasser et caclier ont été souvent confondus.
t 3. CACHE (ka-ch'), s. f. Sorte de petite monnaie. X Pondichéry la cache vaut un centime 4/ï. f 4. CACHE (ka-ch'), ». f. Terme de marine. Voy.
CAICHE.
CACHlî, ÊB (ka-cbé, chée), part, passé. || 1" Dérobé à la vue. Serpent Mché sous l'herbe, sous terre. Caché aux regards du peuple. J'ai tenu ce proscrit caché chez moi. Écueils cachés. Sentiert cachés. U y a quelque piège caché. On m'élevaii alors solitaire et cachée Sous les yeux vigilants du sage Mardochée, rac. Eslh. i, 4. Sous un épais sourcil il avait l'œil caché, la font. Fabl. n, 7. Les loisdela communication de la chaleur, dont U découverte honorera peut-être notre siècle, mais