H. DU BELLAY
— ÉTYM. Caisse.
CAJ
t CAJEPUT (ka-je-puf), s. m. Terme de pharmacie. Huile volatile fournie par la distillation des feuilles et des rameaux d'un arbuste des Sles Moluques (melaleuca cajeputi).
t CAJOLA BLE (ka-jo-la-bl*), adj. Oui peut être cajolé. Mme de Warens se mil à cajoler Grossi, qui pourtant n'était pas trop cajolable, J. J. Rouss.Confess. v.
-— ÉTY»l. Cajoler.
CAJOLÉ, ÉE (ka-jo-lé, lée), part, passé. Un enfaut cajolé par sa bonne. Cette jeune fille cajolée par les garçons du village.
CAJOLER (ka-jo-lé), v. a. || 1° Employer des pa# rôles, des manières caressantes pour gagner quelqu'un. Il se porte au-devant, lui parle, le cajole, RÉGNIER, Sat. viii. Ce sont des contes plus étranges Qu'un renard qui cajole un corbeau sur sa voix, la
font. Fab. Il, t Dit d'abord un ami qui veut me
cajoler, boil. Ép.vi. L'on en sort [des boutiques da Paris] quelquefois à bon marché : une jeune marchande cajole un homme une heure entière, pour lui faire acheter un paquet de cure-dents, montesq. Lett.pers. 68. Le compliment est d'un amant adroit, et vous avez entendu dire qu'il falbit cajoler les mères pour obtenir les filles, mol. Am. magn. i, 2. Il î° Tâcher de plaire à une femme par paroles et manières. Les coqs ne chantent point, je n'entends aucun bruit. Sinon quelques zéphyrs, qui le long de la plaine Vont cajolant tout bas les nymphes delà Seine [c'est-à-dire, caressant, frôlant les eaux de la Seine], racan, Berg. Alcidor,i, (. Il cajolait la jeune bachelette, la font. Cloch. Il ne cajole point sa femme, la bruy. 13. Va, bienheureux amant, cajoler ta maltresse, corn. Médée, v, 7. Il Absolument. Tudieu! comme avec lui votre langue cajole I mol. Éc. des femmes, v, 4. Et je m'assure aussi tellement en sa foi. Que, bien que tout le jour il cajole avec toi, Mon esprit te conserve une amitié si pure. Que, sans être jaloux, je le vois et l'endure, corn, la Suivante, ii, 8. || 3" Terme de marine. Faire marcher un vaisseau contre le vent, en profitant d'un courant. || V. n. Faire de petites bordées. Les brûlots ennemis ne pouvaient, en cajolant et en se laissant dériver aux courants, présenter que la proue ou la poupe aux vaisseaux français. Relation du combat de la Hougue, dans Jal. Il 4° V. n. S'est dit du cri du geai. C'est en ce sens que Régnier l'a pris activement : Sa barbe pinçoter, cajoler la science [parler le jargon de la science].
— HIST. xvi's. Vaut mieux, suivant le vieil usage. Un vau de vire cajoler [chanter] Que mal parler, 3. LE HOUX, II. Quelque soupçon qu'eust cette pauvre femme, il la cajola de manière que d'adb.
Hist. I, 33. Ils ploient comme poullets, ils cageollent comme les gays, ils cacabent comme perdrix, PARÉ, Animaux, 25. Je ressembleray au hibou, et croy qu'il yaura quelque gay ou meschant corbeau, ennemy de la vérité et de la republique, qui me cajoUeront et becquetteront, ID. Mumie. et Lie. Dédie. Il cajoUe comme une pie borgne, oudin.
— ÉTYM. Wallon, crajolé, cajolé, bigarré; namurois, cajoler, enjoliver. On le tire de cageoU (espagn. gayola, porlug. gaiola) , diminutif de cage: traiter comme un oiseau qui est en cage, ou plutôt, chanter comme un oiseau en cage et de là flatter ; car cageoler a signifié aussi chanter : cajoler un vau devire. Maiscageoien'existe pas ou du moins n'existe que sous la forme geôle (voy. ce mot) ; cela fait difficulté. Aussi Grandgagnage pense que le mot u'a pas cette origine, à laquelle le sens du wallon ne peut s'accorder ; et qu'il faut y voir le radical joi qui est dans joii, avec un préfixe cro ou ca.
CAJOLERIE (ka-jo-le-rie), s. f. || l'Paroles et manières par lesquelles on cajole. La nécessité apprend la complaisance et la cajolerie aux âmes les plus libres et les plus altières . balz. le Barbon. Je n'ai point tant d'esprit pour tant de menterie : Je ne puis m'adonner à la cajolerie, Régnier, Sat. m. Un temps, sans lui parler, ma langue vacilla; Enfin je me remets sur les cajoleries. Lui dis comme le roi était aux Tuileries, id. Sat. viii. Le roi de Prusse ayant offert.... je lui ai repondu avec la cajolerie qu'il faut mettre dans les lettres qu'on écrit à des rois victorieux, volt. Leit. Richelieu, t9 août 1766. Voltaire m'écrase, il me persécute, peut-être me fera-t-il périr à la fin; grande merveille, avec cent mille livres de rente, tant d'amis puissants à la cour, et tant de si basses cajoleries contre un pauvre homme dans mon étati J. J. ROuss. Uttr. Le Méps. 8 févr. (765. Il 8* Propos et manières dont on se ser' pour gagner les bonnes grâces d'une femme. Souffrir, aimer la cajolerie. Use servit de tout son esprit et de toute sa cajolerie pour exagérer l'agréable
CAI
caprfesde s» maltresse, scabr. Rom. corn. ch. 9. Séduire les personnes innocentes et simples par des cajoleries affectées, fléch. Serm. ii, 67. Ces assemblées étaient un rendez-vous tumultueux de vanité, do curiosité, <le cajolerie, m. ib. ii, 67.
— HIST. XVI* s. Il est admirable en telle cajolerie, quand il veut regagner un serviteur dont il croit pouvoir avoir besoin, sully, dans le Dict. de
DOCHEZ.
— ÈTYM. Cajoler.
CAJOLEUR, ECSE (ka-jo-leur, leû-z'), s. m. et f. Celui, celle qui cajole. Elle n'eut pas la force de phasser tous ces cajoleurs, scahron, Rom. com.
chap. 8 Et ce beau cajoleur, Avec qui je t'ai
vue en douce confidence, hautkroche. Nobles de province, IV, *.
— HIST. XVI» 8. Son mari alléguant pour vice, qu'elle n'estoit pas assez complaisante et cageoleuse ; je suis, dit-elle, matrone et femme de bien, d'aub. Hist. Préf. 3. Ces cajoleurs de cour qui semblent n'y estre que pour faire des exclamations et des admirations de tout ce qu'ils voyent et oyent, sullï, Mém. part. 2, ch. ( l , dans lacuhnE.
— ÉTYM. Cajoler,
t CAJOT (ka-jo), .1. m. Terme de pêche. Espèce de cuve pour faire l'huile de foie de morue.
t CAJOTTE (ka-jo-f), s. f. Voy. cacuotte.
t CAJUTE (ka-ju-f), s. f. Terme de marine. Petite chambre dans un navire. || Chambre du capitaine. Il Lit en forme d'armoire.
•— ÊTVM. HoU. kajuit.
CAL (kal), s. m. \\ i° Durillon. Il vient des cals aux mains à force de travailler. || On dit plus souvent calus. Il 2° Terme de chirurgie. Cicatrice des os à la suite d'une fracture. || 3° Masse endurcie sur an végétal.
— HIST. XVI' s. Le cal des cors est dur et espais comme la corne de lanterne, paré, v, 3).
— ÉTYM. Callus, callosité.
CALADE (ka-la-d'), .t. f. Terme de manège. La pente d'un terrain par lequel on fait descendre un cheval au petit galop, pour donner de la souplesse à ses hanches.
— ÉTYM. Ital. calata, de calare, caler (voy. ce mot) , laisser tomber.
t CALAGE (ka-la-j'), s. m. Terme de marine. Action de caler.
— ÉTYM. Caler.
t CALAIS (ka-lè), s. m. Sorte de panier, particulièrement à l'usage des marchands des halles. Il X la halle de Paris, mesure adoptée pour certains légumes tels que la chicorée sauvage; il contient 42 tètes.
CALAISON (ka-lè-zon), s. f. Terme de marine. Quantité dont un bâtiment plonge dans l'eau, en raison du chargement.
— ÉTYM. Caler.
CALAMBAC fka-lan-bak) , CALAMBART (ka-lanbar), CALAMBOUC (ka-lan-bouk), CALAMBOU(kalan-bou) ou CALAMBOUB (ka-lan-bour) , s. m. Bois odorant des Indes. Le cèdre, le calambou et le palo d'aquila ne sont rien au prix, voit. Leur. <33.
t CALAME (ka-la-m'), t. m. Roseau dont les anciens se servaient pour écrire.
— ÉTYM. Calamvs, roseau (voy. chaume).
CALAMENT (ka-la-man) , s. m. Terme de botanique. Plante labiée odorante (métissa calamintha, L.).
— HIST. xni* s. Castoreum e calament Li donez à boire ensement, Ms. St-Jean. \\ x\i' s. Décoction decalamenthe, armoise, lavande, paré, xviii, 57. Armoise, calament, camomille, o. de serres, 902. Les jus de câpres, d'absynthe, decalaminthe, dechamsedris, id. 90t.
— ÉTYM. Calamintha, de xaXatitveri, de k»Xô;, beau, et de iiivBti, menthe (voy. ce mot).
i CALAMIOE (ka-la-mi-d') , s. m. Terme de zoologie. Nom des polypes en forme de chaume ou de plume.
— ÉTYM. Calamus, chaume.
■f CALAMIFÈUE (ka-la-mi-fê-r'), adj. Terme didactique. Qui porte des chaumes.
— ÉTYM. Calamus, chaume, et ferre, porter.
t CALAMIFORME (ka-la-mi-for-m'), adj. Terme didactique. Qui est en forme de chaume.
— ÉTYM. Calamus et forme.
CALAMINAIRE (ka-la-mi-nè-r'), adj. Voy. calamine, /i -V J
CALAMINE (ka-la-mi-n'), î. f. \\ f Terme d'ancienne chimie. Calamine ou pierre calaminaire, oxyde de zinc carbonate natif. || 2» Terre bitumineuse qui sert à affiner le cuivre.
— HIST. XIV s. Le cent de chalemine doit quatre
CAL
deniers, du canoë, calammaris. Calamine pour mal des ieux, id. ib. \\ xvi' s. Prenez pierre calaminaire lavée, coquilles d'ceufs bruslés, corail rouge, paré,
— ÉTYM. Bas-lat. ealamina.
CALAMISTRÉ, ËE (ka-la-m i-stré, strée), part.
fasse. Bouclé, en parlant des cheveux.
CALAMISTRER (ka-la-mi-stré), v. a. Mettre en boucles, en parlant des cheveux. Dans vos réduits où tout est peigné, ajusté, arrangé, calamistré, Diderot, Lell. à Mme /h'ccobom.l Hors d'usage.
— ÉTYM. Calamistrare , de calamistrum, fer à friser, de xaXo|xiç, même sens, de )cà).a(io;, roseau (voy. chaume) , ainsi dit à cause de la ressemblance de cet ustensile rond avec un roseau.
f. CALAMITE (ka-la-mi-f), s.f. Gomme-résine, sorte inférieure de storax qu'on recueille dans des tiges de roseau.
— HIST. XVI* s. Sandaulx, poudre de calamité, paré, XI, t5. Terebentine, styrax, calamité, oliban, benjoin, id. xxiv, 2t.
— ÉTYM. Calamus, roseau (voy. chaume).
2. CALAMITE (ka-la-mi-f), s. f. || 1° Ancien nom (le la pierre d'aimant, et, par suite, de la boussole. Il 2° Calamité blanche, sorte de marne ou d'argile blanche.
— HIST. XVI* S. Voyez à la calamité de vostre boussole, RABEL. IV, <8.
— ÉTYM. Provenç. et catal. caramida ; espagn. calamida; ital. calamita; de calamus, roseau (voy. CHAUME), parce qu'on mettait la coiami'le dans un roseau ou sur une paille pour la faire flotter.
CALAMITÉ (ka-la-m i-té), s. f. || 1* Tout grand malheur public. La famine, la guerre, la peste sont des calamités. Est-il arrivé quelque calamité à Salente? fén. Tél. xxii. Un astre qui n'annonce que des calamités à la terre, mass. Petit car. Gloire. Après ces jours de sang et de calamités, volt. Zaïre, n, 4. Job déplore les diverses calamités qui affligent la vie humaine, boss. dansLAFAVE. |j 2° Infortune. Et qu'une femme enfin dans la calamité, covtti. Poly. IV, 0. Ici, près des remparts de l'auguste cité. Il a marqué la fin de ma calamité, id. OEd. i, <.
— HIST. XIV* s. Fortune, en autrui calamité, leur avoit donné enseignement de eschiver semblable injure, bercheure, t' 67^ recto. Qui ses biens presens garde sans superlluité. De legier ne puet pas avoir calamité, Girart de Ross. 30)7. Et après en sa vieillesse il cheït en très grant misères et en très grant calamités, oresme, Éth. 22. [j xvi* s. En la calamité de l'exil où il se trouvoit, amyot, Thém. 46. La calamité des mulots, le deschet des greniers et la mangeaille des charançons et mourrios, rab. Pant. 111,2.
— ÉTYM. Provenç. calamitat; espagn. calamidad; ital. calamita; de calamitatem, lequel, signifiant proprement perte des récoltes, aurait été tiré de calamus, chaume ; mais le suffixe itas n'a pas ce sens, ne signifiant que la possession d'un attribut : bonitas, bonté, qualitas, qualité; et calamité ne pourrait signifier que la qualité d'être chaume; à moins que, forçant le sens de ce suffixe, les Latins n'y aient vu la qualité d'être bon ou mauvais, et finalement, par une exclusion qui n'est pas rare dans les langues, la qualité d'être mauvais chaume, mauvaise récolte, calamité. Toutefois, d'autres étymologistes regardent l'origine du mot comme inexpliquée et croient à un radical cal signifiant mal et qui se trouverait dans cal-umnia et dans t'ncol-umis.
t CALAMITEUSE.MENT ( ka-la-mi-teû-ze-man ) , adi'. D'une façon calamiteuse.
— HIST. XVI" s. Calamiteusement, cotorave.
— ÉTYM. Calamiteuse, elle suffixe ment.
CALAMITEUX, EUSE (fca-la-mi-teû, teû-z'),ad!j.
Fécond en calamités. Le mari de Mme de Navailles, le plus fidèle confident du cardinal Mazarin jusque dans les temps les plus calamiteux de sa vie, sxsiM. t38, 12. Mme de Maintenon vanta la longueur de la pénitence de Villeroy, sa désolation de ne pouvoir être auprès du roi dans des moments si calamiteux, ID. 326, 5.
— HIST. XVI* s. La plus calamiteuse et fraile de toutes les créatures, c'estl'homme, et quand et quand la plus orgueilleuse, mont, u, t66. Quant à moy, j'ay toutes vouluntez convenables au calamiteux estât où je me treuve maintenant, amyot, Thém. 50. Ils estoient desja espris du malheureux et calamiteux désir de la Sicile, id. Péricl. 42. [L'homme] bref la plus calamiteuse et misérable chose du monde, CHARRON, Sagesse, i, 36. Aux exemples des tyrans, les princes peuvent observer leurs fins avoir esté calamiteuses, du haillan, ÏKtt. Épttre.
CAL
— ÉTYM. CaUmitosus, de calamitas (voy. calamité).
t CALANDRAGE (ka-lan-dra-j'), t. m. Opération que les étoffes subissent avant d'être livrées au commerce.
— ÉTYM. Calandrer.
i. CALANDRE (ka-lan-dr"), s. f. Sorte d'alouette, dite aussi grosse alouette et sentinelle.
— HIST. XIII* s. Kalendre est uns oiziaus tous bkns; li siens poumons garist del obscurté des iex, de qui la Bible deflent que nus ne mangust, Bibl. des Chartes, 4* série, t. v, p. 334. Lors s'évertue, et lors s'envoise Li papegaus et la kalandre, la Rose, 78. Il XIV* s. Quant il se treuve as champz dessus l'ample païs. Et il ot la calandre et le chant desmauvis, Baud. de Seb. vi, 369. || xvi* s. Incontinent que Viscontin mourut, Son ame entra au corps d'une calendre.... Ores qu'il est calendre devenu, Il contrefait tous les oyseaux du monde, mahot, m, 33.
— ÉTYM. Provenç. et ital. calandra; espagn. calandria; portug. coi/iandro; probablement, à cause de la huppe que porte cet oiseau, de caliendrum, bonnet, de xà».uvTpov, ornement.
2. CALANDRE (ka-lan-dr') , s. f. Nom vulgaire de la calandre granaire (coléoptère), dite cusson dans le midi de la France, et appelée généralement charançon du blé ou simplement charançon, le- GOAHANT. Il La calandre des palmiers, nommée vulgairement ver palmiste.
— ÉTYM. Bas-latin caiandrui; anglais, calender. Origine inconnue, à moins de quelque assimilation avec la calandre, oiseau.
3. CALANDRE (ka-lan-dr"), s. f. Machine de bois avec laquelle on tabise les taffetas et d'autres étoffes de soie. J'étais à l'étendage dans la chambre de la calandre, j. 1. houss. Prom. 4.
— ÉTYM. Bas-lat. calendra, de cylindrus (voy. cylindre). C a pu garder le son dur à cause qu'il se trouvait devant y, comme dans coing de cydonium.
CALANDRE, ÉE (ka-lan-dré, drée), part. passé. Passé à la calandre.
tCALANDRELLE (ka-lan-drè-l') , s. f. Espèce d'alouette (alouette brachydactyle) , dite aussi alouette des sables.
— ÉTYM. Diminutif de calandre ).
CALANDRER (ka-lan-dré), v. a. Faire passer par
la calandre, opération qui a pour but de presser et lustrer une étoffe.
— ÉTYM. Calandre 3.
t CALANDRETTE (ka-lan-drè-f), s. f. Grive de vigne.
— ÉTYM. Diminutif de calandre t.
t CALANDREUR (ka-lan-dreur) , s. m. Ouvrier qui calandre.
t CALANGCE (ka-lan-gh') , s. f. Synonjme de crique ou petite baie dans la Méditerranée.
— ÉTYM. Ital. calanca.
t CALANQUE (ka-lan-k'), s.f. Terme de manie. Petit coin pour assujettir un objet.
— ÉTYM. Caler.
t CALAO (ka-la-o) , s. m. Nom d'un oiseau (bu^ eeros).
t CALAPITE (ka-la-pi-f), s. f. Nom de concrétions qui se forment dans les noix de coco.
t CALATHIDE (ka-la-ti-d'), s. f Terme de botanique. Assemblage de petites fleurs portées sur un réceptacle commun.
— ÉTYM. KaXaOi;, corbeille.
t CALATHIFORME (ka-la-ti-for-m') , adj. Terme de botanique. Qui est en forme de corbeille.
— ÉTYM. Calathus, corbeille, el forme.
CALATRAVA (ka-la-tra-va) , s. m. Ordre militaire
très-célèbre qui fut fondé en (158 à Calatrava, sous Sanche III de Castille, pour défendre cette ville contre les Maures. Les chevaliers de cet ordre se mariaient une fois et faisaient vœu de pauvreté^ d'obéissance, de chasteté conjugale, vœu auquel, plus tard en 4652, ils ajoutèrent celui de soutenir l'immaculée Conception de la Vierge. Cet ordre était soumis à l'ordre de CIleaux. Les chevaliers portaient en cérémonie un grand manteau blanc, sur lequel il y trait du côté gauche une croix rouge fleurdelisée.
CALCAIRE (kal-kê-r'), adj. || 1° Qui est de la nature de la chaux, où il y a de la chaux. Terrain calcaire. Matière calcaire. Pour l'incré<lule, les montagnes sont des protubérances de pierres calcaires ou vitrescibles, CHATEAUBR. Gén. m, 45. || 2" S. m. Terme de géologie. Roche essentiellement composée de carbonate de chaux. On distingue : t° le calcaire primitif, qui est le marbre, d'un grain égal, ne portant aucune empreinte de corps organisés ; 2* le calcaire ancien ou de transition, d'un lissu compacte, et ne
coDtHnant que peu de corps marins; 3° le calcaire coquillier, ainsi nommé parce qu'il contient beaucoup de coquiUes.
— ÉTYM. Calcarius, deeaîx, chaux (voy. chaux). t CALCANÊEN, ENNE (Val-ka-né-in, né-è-n'),
adj. Oui se rapporte au calcanéum.
t CALCANÉO.... Préfixe dont se servent les anatomistes pour indiquer des rapports du calcanéum : calcanéo-scaphoïd ien.
CALCANÉUM (kal-ka-né-om'), s. m. Terme d'anatomie. Os court, situé k la partie postérieure et inférieure du pied, et faisant partie du tarse.
— HIST. XVI* s. Le calcanéum est le plus gros d'entre les autres [os du pied] , et sur lequel nous marchons, PARÉ, IV, 38.
— ÉTYM. Calcanéum, decalcare, fouler au pied, t CALCARÉC... Préfixe dont se servent les géo-
logistes pour indiquer que le calcaire entre dans certains composés : calcaréo-ferrugineux.
fCALCAREUX, EUSE (kal-ka-reù, reû-z'), ad;. Terme de minéralogie. Qui contient de la chaux ou des pierres calcaires.
— ÉTYM. Voy. CALCAIRE. Calcareux est un grossier barbarisme; calcaire ne pouvant en aucun cas mener à calcareux.
t CALCARIFÈRE ( kal-ka-ri-fê-r' ) , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est muni d'un éperon.
— ÉTYM. Calcar, éperon, et ferre, porter.
t CALCARIFORME (kal-ka-ri-for-m'), ad;. Terme didactique. Qui a la forme d'un éperon.
— ÉTYM. Calcar, éperon, et forme.
CALCÉDOINE (kal-sé-doi-n') , s. f. Pierre précieuse de couleur bleue ou jaunâtre, qu'on met au rang des agates, et sur laquelle on grave aisément.
— HIST. XII' s. Jagonces, saphirs, calcédoines. Romancero, 69. ||xiv's. Calcidoine est une pierre palle et de couleur obscure, qui est ainsy comme moyenne entre la couleur du beril et de jacinte. Ceste pierre est engendrée de la rousée, si comme dient aulcuns, de labohde, Émaux, p. 200. Un signet d'or à un cassidoine, oil est taillie la teste d'une femme, id. ib. || xvi* s. Quantestdu calcidoine, pa-