‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 337 sur 504 · CHAMP · texte numérisé non relu

CHAMP

t 2. CANT (kanf), s. m. Motanglaisqui signifiele jargon d'un parti ou d'un monde aflectant l'apparence d'une haute religion ou d'une haute sévérité de mœurs , et qui a passé dans le langage des salons. Bien n'éloigne davantage des deux grands vices anglais, le caiit et le bashfidncss (hypocrisie de moralité et timidité orgueilleuse et souffrante), DE STENDHAL, De l'oMour, liv. II, ch. 46.

CANTABILE (kaii-ta-bi-lé). s. m. Morceau de musique dont la i'"*lcdie agréable, et surtout exprès-

CAN

sive, procède par des sons lents qui permettent à la voix de développer toute son étendue. Un beau cantabile est préférable aux grands airs à roulades.

— ËTYM. Ital. cantabile, facile à chanter, de canlare, chanter (voy. ce mot).

CANTAL (kan-tal), s. m. Fromage d'Auvergne assez estuné. || Au plur. Des cantals.

— ËTYM. Cantal, département, ainsi nommé luimôme du mont Cantal qui s'y trouve.

t CANTALITE (kan-U-li-f), s. f. Variété da quartz qui se trouve dans le département du Cantal.

C.\NTALOUI> (kan-ta-lou; le p ne se lie jamais: un kan.-ui-lou assez rnùr; des kan-ta-lou z assez mùray, s. m. Melon à côtes rugueuses et saiUaules, fort estimé.

— ÉTYM. Cantaluppo, maison de campagne des papes, à deux myriamètres de Rome, d'où est venu le cantaloup.

t CANTANETTE (kan-ta-nè-t') , s. f. Terme de marine. Nom de petites ouvertures entre lesquelles est placé le gouvernail et qui donnent du jour. || Petit compartiment pratiqué dans les chambres des navires.

t CANTAREU.E (kan-ta-rè-l') , s. f. Sorte de poison. Le stilet et la cantarelle, volt. Phil. xii. ?.2i».

— ÉTYM. Ital. cantarella ou canterella, cautliaride, poison.

CANTATE (kan-ta-f), t.f.\\ 1° Pièce de vers destinée à être mise en musique, et qui est écrite alternativement en vers mêlés pour les récitatifs et en vers croisés régulièrement pour les airs. Les cantates de Rous.seau. La cantate de Circé (voy chambre, musique de chambre). ||2°La musiquecomposéesur un tel poème. La cantate du plaisirest devenue la complainte de la douleur, CHATEAUB. Génie, I, v, 5.

— ËTY'.M. Italien, cantata, de cantare (voy. chanter).

CANTATILLE (kau-ta-li-U', iJ mouiUées), î. f. Petite cantate.

CANTATRICE (kan-ta-tri-s') , s. f. Chanteuse de profession. Ce mot emporte une idée de talent, de célébrité.

— ËTYM. Ital. cantatrice; du latin cantatricem, chanteuse, de canlare, clianter.

f CANTER (kan-ié), v. a. Terme de métier. Mettre sur le côté, poser de champ.

— ÉTYM. Voy. CHAMP 2.

t CANTUARELLE (kan-ta-rè-l') , s. f. Terme da botanique. Genre de champignons dans lequel on distingue la cantharelle alimentaire dite vulgairemont chanterelle, escargoule, escaville, gérille et girolle.

— ËTY.M. Kâvi)af,o;, sorte de coléoplère, qui a donné son nom à ce champignon, et dont le nom se retrouve dans cantharide.

CANTUAUIOE (kan-ta-ri-d') , s. f. Insecte coléoplère de la tribu des canlharidiens ou vésicants {It/lta lesicatoria) . C'est avec la poudre de cantharide qu'on fait les vé>icaloires; prise à l'intérieur, celte poudre irrite les organes urinaires et passe à tort pour aphrodisiaque. Une haie vive entourait cet étang; Sur cette haie il vint des cantbarides, piho.n, La chaîne des événements. || Adjectivement. Mouche cantharide.

— ËTYM. KavOapi;, cantharide.

t CANTUARIDE, ÉE (kan-ta-iidé. dée), pan. passé. Saupoudré de cautliarides. Emplâtre cantharide.

t CANniAKIDEU (kan-ta-ri-dé), t'. a. Saupoudrer de cantbarides.

— ËTYM. Cantharide.

t CANTHARIDIEN (kan-ta-rinllin) , *. m. Terme d'histoire naturelle. Les cantliaridieus, tribu dans la famille des trachélides (insectes).

f CANTUARIDINE (kan-la-ri-di-n') , i. f. Terme de chimie. Principe auquel les canlharidcs doivent leurs propriétés épispastiques.

f CANTllËRE (kan-to-r'), *. m. Nom d'un poi». son isparus cantharus).

— ËTYM. Cantharus, sorte de poisson de mer.

f CANTUUS (kan-tus'), t. m. Terme d'anatomie Commissure des paupières. Le grand canthus, la commissure du côté du nez; le petit canthus, la commissure de l'autre côté.

HIST. xvi* s. Par les temples est entendu ce

qui est situé entre le petit canthus ou petit angle de l'œil, et l'oreille, paré, m, i. Les collyres liquides servent principalement pour les coms des yeux, sçavoir est, le grand et le petit caiilhus, u>.

XXV, 3t.

— ÉTYM. Canthus, de xav64;, l'angle de l'œil.

t CANTIB.W (kan-li-bè) , s. m. Terme de chai pente. Bois n'oflranl beaucoup de déchet que d'mi coït.

CAN

— ÊTYM. Mol singulier, dans lequel pourtant on croit apercevoir cant, c6l6 (voy. champ 2).

t CANTILlîNE (kaa-ti-16-n'), i. f. Terme de mumque. || 1* Nom (le la musique ordinaire par opposition à la musique sacr6o, dite motet. Il n'est plus usil6 en ce sons. || 2° La njoindre phrase musicale, celle que peut trouver, par exemple, un berger, une nourrice, et, subséquomment, mélodie d'un genre langoureux ou sentimental.

— ÊTYM. Ital. caïUilena, chanson; du latin cantilena, de canlare, chanter.

CANTINE (kiin-ti-n') , s. f. || t° Lieu où l'on vend à boire dans les casernes, les prisons, etc. Il y a des cantines ambulantes qui suivent les troupes en marche. Il 2° Petite caisse divisée en compartimentsqui sert à transporter des flacons de vin et d'autres liqueurs.

— REM. Il ne faut pas employer cantine pour cruche, ni dire : remplissez cette cantine.

— ÊTYM. Ital. canlina, cave, cellier ; d'après Diez, du même radical que canlone, coin, recoin, d'où cantine; d'après Ménage, contraction de conofc((mo, petite cave, diminutif de canofa, cavo; mais d'après ■Tardieu, dequinlana, lieu dans les camps romains où l'on vendait toyto sorte de choses, et dont le nom était passé dans le langage vulgaire; car Suétone, Néron, 26, dit de ce prince qui, s'amusant à dévaliser les boutiques, s'amusait aussi à vendre le fruit de son pillage : Quintana domi constituta, un marché établi dans son palais. Cette étymologte trèsprobable suppose une interversion des voyelles. La quintana était dite de quintus, cinquième.

CANTINIER, 1ÈRE (kan-ti-nié, niê-r'), s. Celui, celle qui tient une cantine.

— ÊTYM. Cantine.

CANTIQUE (kan-ti-k'), s. m. || 1° Chez les Hébreux, chant d'actions de grAces consacré à la gloire de Dieu. Le cantique de Moïse, de Siméon, etc. Mes filles, chantez-nous quelqu'un de ces cantiques Où vos voix si souvent, se mêlant à mes pleurs. De la triste Sion célèbrent les malheurs, rac. Esth. i, 2. Prêtres sacrés, préparez vos cantiques, id. Esth. m, 9. Il Familièrement. Vous l'avez échappé belle, vous pouvez chanter un beau cantique. || Quel cantique nous chantez-vous là? c'est-à-dire quelle histoire nous faites-vous? || Cantique des cantiques, livre de balomon qui fait partiedelaliible. || 2° Aujourd'hui, chant d'église en langue vulgaire. Dans ce penser il .se carrait. Recevant comme sien l'encens et les cantiques, la font. fab. v, ii. Ils commenceront k chanter le cantique céleste, mass. Jugement. Avec quelle reconnaissance il chantait le cantique de sa délivrance! fléch. M. de Mont. Les chrétiens s'avancent en chantant des cantiques, chateaub. Hlart. H, 2M9. Il Terme de liturgie. Cantiques, les 16 psaumes graduels qui se trouvent à la fin du livre des Psaumes de David. || Cantiques spirituels, chansons sur des sujets de dévotion, qu'on fait apprendre et chanter dans les églises aux enfants qui vont faire leur première communion, aux membres des confréries. Les cantiques de St-Sulpice. || 3° Dans un style élevé, toute espèce de chant. Les psaumes avaient succédé aux cantiques des joies du siècle, Boss. Anne de Gons.

— HIST. xvi" s. Cantiques spirituels [chan.sons spirituelles], CALv. Instit. 7tt. Avccques un psaume ou canliqueEn son labeurse soulager, marot,iv, 21.

— ÊTYM. Bourguig. canticle; provenç. cantic; esp. et ital. cantico; de canticum, de cantus, chant.

CANTON (kan-ton), i. m. \\ 1° Portion de pays comprise entre certaines bornes. En France, les départements sont divises par arrondissements, les arrondissements par cantons, et les cantons par communes. || 2° Portion de pays considérée à part du reste. Que l'homme étant revenu à soi considère ce qu'il est au prix de ce qui est; qu'il se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature, PASC, l'emées, i, 4. C'était à la campagne. Dans un certain canton de la basse Bretagne, Appelé Quimper-Corentin, la font. Eab. vi, (8. De ce canton l'espérance et l'honneur, Voltaiiie, Scythes, III, 4. Suivi de ta meute.... Chasseur, tu parcours le canton, dérang. D. citasse. || Par extension. Il y a longtemps qu'on ne vous avait vu dans nos cantons c'est-à-dire il y a longtemps qu'on ne vous a

l'iVi!^^ "°"^' ''""^ "°'''6 ^'"e, dans notre village.

Il 8 lerme d'eaux et forêts. Canton de bois, portion

d«![nn'. ' nT ""^ '■°''^' en vue d'une certaine E,a„ ' ""• " *° ^"^ '^'•""°"'* ^"'^^«^ =0"' les divers na? mo n',7r'^"' '" '"''^" '"elvétique. On con-

MTeux'aufi tn., î ^°'™"'' e-^'""»» '^ ^^ semble, Mieux aue ou, es cantons ensemble, iioishoi.krt ut) 1, tp. 12 (allusion au dire qui accuse les Suissei

CAN

d'aimer à bniir). || 6" Terme de blason. Partie carrée do l'écu qui est un peu plus petite que les quartiers. Il Los espaces des croix et des sautoirs.

— HIST. xiii« s. Et le ban doit esirc crié en quatre cantons [coins] dou champ, Ass. de Jih'us. i, tes. Il xiv s. L'exposant bouta iceliii Kegnart contre le cornet ou canton [coin] de la porto, nu canoë, canto. ||xvi° s. 11 n'y avoit place, canton, carrefour ny carroy, qui ne fust garny ou d'un théâtre ou d'un arc, carloix,iii, 20. Mesmes qu'on nous avoil asseuré qu'on le vouloit tuer par les rues, où nous pensions nous battre à chaque canton, eraki. Des couronncls français, ch. t7.

— ÊTYM. Provenc. et anc. catal. canton, coin, angle; ital. cantone; d'un radical can< qui se trouve dans l'ancien français cant, coin; dans l'espagnol et le portugais canto, coin, pointe, caillou; dans l'italien canto, coin, côté, partie; dans l'anglais cant, pan coupé; dans le kymri cant, rebord, cercle d'une roue; dans le latin cantlius, cercle d'une roue, qui, d'après Quinlilion, est un mot africain ou espagnol; dans le grec y.avOoç, coin do l'œil et cercle de roue; dans l'allemand Kante, islandais liant:, anglo-saxon cant, rebord, Lord aigu, coin. Tous ces mots paraissent tenir les uns aux autres; et Diez en voit ainsi la filiation : le kymri, rebord; puis l'allemand, rebord et coin; puis les langues romanes, coin. Ces rapprochements rendent douteuse l'origine indiquée par Quintilien.

CANTONADE (kan-to-na-d') , s. f. Terme de théâtre. Il 1° Autrefois, dans les pièces du théâtre italien, l'un ou l'autre côté du théâtre, où une partie des spectateurs était assise sur des bancs en forme de polit amphithéâtre. || 2° Aujourd'hui, l'intérieur des coulisses. Il Parler à la cantonade, parler à un personnage qui n'est pas en scène.

— ÊTYM. Ital. cantonalQ,, de canlone, coin (voy. canton).

CANTONAL, ALE (kan-to-nal, na-l'), adj. Oui appartient au canton. Fête cantonale. Les comités cantonaux. Délégués, cantonaux, ceux qui sont chargés de surveiller les écoles primaires situées dans un canton.

— ÉTV;M. Canton; provenç. cantonal, du coin. CANTONNÉ, ÉE (kan-to-né, née), part, passé.

Il 1° Etabli, isolé dans des cantons. Toute la noblesse cantonnée à la campagne dans des donjons entourés de fo.ssés, volt. Louis XIV, 1. || 2° Établi dans des cantonnements. Troupes cantonnées. Il 3° .4iJ/. Terme d'architecture. Bâtiment cantonné, bâtiment dont les encoignures sont ornées d'une colonne, d'un pilastre, d'une chaîne de pierres. 1| Pilier cantonné, pilier dont les quatre faces sont renforcées de colonnes engagées ou de pilastres. Il 4° Terme de blason. Pièce cantonnée, pièce accompagnée, dans les cantonsde l'écu, de quelques autres figures. Croix cantonnée de quatre étoiles. || Dans le langage des gourmets du xvii» siècle, accompagné, entouré. Une soupe à bouillon perlé, soutenue d'un jeune gros dindon cantonné de pigeonneaux et couronnée d'oignons blancs mariésavoc la chicorée, mol. Bourg, g. iv, l. Aujourd'hui on dit plus souvent flanqué.

CANTONNEMENT (kan-to-ne-man),s. m. || 1° Action de cantonner des troupes; emplacement où les troupes sont cantonnées. On ordonna le can tonnemcnt des troupes. Rentrer dans ses cantonnements. || Fig. C'était un temps do faiblesse, d'cfrorvescence de cantonnement [où chacun se cantonnait, s'isolait], st-sim. 374,41. Il 2° Restriction apportée à l'usage de certains droits et en particulier à celui de chasse. Il Canton.iement do pêche, certaine portion d'une rivière dont la pêche est affermée. || 3° Droit d'abandonner une portion de forêt à des usagers pour tenir lieu de leur droit d'usage. || 4° Partie d'un terrain destinée aux bestiaux malades.

— ÉTYM. Cantonner.

CANTONNER (kan-lo-né), V. a. || 1° Terme de guerre. Cantonner des troupes, les distribuer en différents cantons ou villages. || Fig. Séparer en portions isolées. Le monde, rempli d'aigreur, enfante Luther et Calvin, qui cantonnent la chrétienté, boss. dans le Dict. de dociiez. || 2° Mettre des bestiaux malades en cantonnement. || 3° V. n. Les troupes vont bientôt cantonner. || 4° Se cantonner, v. refl. Au propre et au figuré, s'isoler, se mettre en sûreté, se fortifier dans un canton. Telle est celte illustre province Où chacun peut se faire prince. Se cantonner en son quartier, racan. Psaume 30. Cette attaclie intime que nous avons à nous-mêmes.... c'est ce qui fait que cliacun de nous se renferme tout entier dans ses intérêts et se cantonne en lui-même, BO$s. Char. frai. l. Scrtorius se cantonna dans l'Es-

pagne, id. Ilist. i, o. lisse cantonneni et se divisent en des partis contraires, la bruï. 4. Le pays csl rempli do marécages où chaque troupe se cantonne et forme une petite nation, montesq. Espr. xviii, 40. Et, dans ces belles querelles, les partis se cantonnent, les factions se heurtent, volt. Lettr. Albergati, 23 déc. 4 700.

— HIST. xvi* s. Mais ne pouvants sortir, à cause que les corps de gardes extraordinaires continuoient nuict et jour aux lieux où l'on les avoit posez, et la ville tousjours ainsi cantonnée [occupée militairement], CARLOix, VII, 3. Can tonnez -vous et vous instalez tyranniquement dans les villes du roy, Sat. Uénipp. 6.

— ÊTYM. Canton.

CANTONNIER (kan-to-nié; \'r ne se lie jamais; au pluriel Vs se lie : des kan-to-nié-z actifs), s. m. Ouvrier préposé à l'entretien des routes.

— ÉTYM. Canton, les cantonniers étant embrigadés par canton.

CANTONNIÈRE (kan-to-niê-r'), «. f.\\i° Tenture d'étoffe dont on couvrait la coloimedu pied d'un lit, ou qui passait par-dessus les rideaux d'une fenêtre. Il 2° Morceau de fer pour fortifier un coffre. || Pièce d'une presse d'imprimerie. || 3» Terme de marine. Gros bout de cordage pour l'ancre.

— ÊTYM. Canlon, dans le sens de coin.

t CANTRE (kan-tr'), s. 7)i. Sorte de banc à l'usage de l'ourdisseur. || Assemblage de deux montants plantés dans une forte planche. || Châssis oblong partagé en deux parties égales par une traverse percée de trous.

t CANULAIRE (ka-nu-lê-r') , adj. Qui est en forme de canule.

— HIST. XVI* s. La figure des uretères est ronde, oanulaire ou creu.se, pake, i, 30.

— ÊTYM. Canule.

CANULE (ka-nu-l'), s. f. \\ 1° Petit tuyau qui forme l'extrémité d'une seringue. || 2° Robinet de bois qu'on met à un tonneau en perce. || 3° Tube plus ou moins long, d'un diamètre variable, solide ou flexible, droit ou courbe, ouvert à ses deux extrémités, et dont on se sert dans beaucoup d'opérations chirurgicales. M. de la Feuillade se mourait d'avoir quitté une canule qu'il portait depuis une grande blessure qu'il avait eue autrefois au travers du corps, ST-SIM. 50, 4'JC.

— HIST. xiii° s. Keï [il tomba] del mur, si que brisié Ot et quisse et bras et canole (le conduit de la respiration]. Tien, dans nu Cange, glossaire français. Il xvi" s. Alors faudroit cautériser et consommer l'uvule avec une telle cannule fenestrée et cautère actuel, PARÉ, VI, 7.

— ÊTYM. Diminutif de canne, roseau ; géuev. car niule.

t CANULE, ÉE (ka-uu-lé, léo), adj. Qui est en forme de canule.

— HIST. xvi" s. 11 faut cautériser avec un cautère caniilé, TARÉ, VI, 4. Une tente d'or ou d'argent, cannulée et courbée, id. vi, 4 2.

f CANUT (ka-nu), s. ni. Ouvrier en soie des fabriques de Lyon.

— ÉTYM. Peut-être cannelïe 3.

t CANZONE (kan-tso-n') , s. f. Polit poème italien qui contient un récit ou un dialogue ou une dissertation, et qui, divisé en stances égales, est terminé par une stance plus courte. Les canzones de Pétrarque.

— ÉTYM. Ital. cansona ou cansone, de cantare, chanter (voy. chanter).

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