‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 345 sur 504 · ID. XVIII, B · texte numérisé non relu

ID. XVIII, B

— ËTYM. KâdTMp, castor; du mot hébreu qui signifie musc; en persan moderne, klias.

t 2. CASTOK (ka-stor) , s. m. Terme d'astronomie. Belle étoile double des Gémeaux. || Castor et Polliix. Il m .liiiiné nu feu Saiiit-Elme.

— ËTYM. Castor, héros mythologique.

CASTORTÎUM (ka-sto-ré-om'), s. m. Matière animale sécrétée par les glandes placées sous la peau de l'abdomen du castor, de la femelle comme du mâle, entre l'origine de la queue et la partie postérieure des cuisses, et qui est employée en médecine comme antispasmodique.

— HlST. xvi's. Puis les oindrons d'huile laurin, de castoreura, et d'autres de pareil effet, paré, xv, 65.

— ÊTYM. Castor i .

t CASTORIN , s. m. Peaux de castorin , peaux d'un animal amphibie de l'Amérique méridionale.

CASTORINE (ka-sto-ri-o'), *. f. Êtofïe de laine légère et soyeuse. Une redingote de castorine.

— RTYM. Castor l .

CASTRAMÊTATION (ka-stra-mé-U-sion) , s. f. L'art de camper, surtout en parlant de l'antiquité. Traité do la ca.stramétation des Romains.

— ÉTYM. Castrametari . camper, àe castra, camp (voy. ciiAteau), et metari, mesurer (voy. MEsmtE).

CASTRAT (ka-stra; le t ne se lie pas; au pluriel Vs se lie : des ka-stra-z habiles chanteurs) , s. m. Homme qu'on a châtré dans l'enfance pour en faire un chanteur qui conserve une voix semblable à colle des enfants et des femmes. Voix de castrat. Y étiez-vous lorsque le castrat Cafarielli nous jetait dans le ravissement? mder. S. l. catract.

— ÉTYM. Ital. castrato; de castratus, de eastrare (voy. cnÀTBEH).

CASTRATION (kas-tra-sion) , s. f. || 1» Terme de chirurgie. Opération par laquelle on châtre un homme, un animal. Les moyens de guérir la lèpre, entre lesquels on sera sans doute étonné de trouver la castration, dider. Lett. s. l. chirur. \\ Les chirurgiens appellent aussi castration l'ablation d'un seul des te.sticules afi'ecté de tumeur : de là la distinction de la castration en complète et incomplète. Il 2° Terme de botanique. Opération par laquelle on empêche une plante de produire des semences.

— HIST. xvi" s. La voix après la castration est Plnsgresle, paré, vi, 4 8.

— ÉTYM. l'rovenç. castracio; espagn. eastracion; liai, caslrazionc, de castrationem ■"-

(voy. chAtheu)

de eastrare

CAS

CASUALITÉ (ka-zu-a-li-té), s. f. Qualité, condition de ce qui est casuel.

— HIST. xvi* s. Roole attesté des amendes et

autres casualités [profits accidentels] escheutes aus dits offices, Nnuv. coustumier génér. t. ii, p. <t2».

— ÊTYM. Baslat. casualitas, de casualis, casuel.

t CASUAKINE (ka-zu-a-ri-n'), s. f. Nom d'un arbre des Indes orientales et de la Nouvelle-Hollande dont le bois est très-dur.

CASUEL, ELLE (ka-7.u-èl, è-l'), adj. || i' Qui dépend des cas, des accidents. L'événement en est casuel, Boss. Imp. 3. Les choses morales, si compliquées, si casuelles, si changeantes, fonten. Bernoulli. Ces jardins, ces campagnes, que vous tenez de moi , sont choses casuelles, DinER. Essai s. Claude et Néron. Sans cette condition [(ju'il n'y aurait pas d'impôt sur les rentes] , les prêteurs n'auraient pas fait une disposition si ca.suelle de leurs capitaux, MIRABEAU, Collection, t. iv, 2B4. || 2° Droits casuels, profits fortuits, dans les fiefs, comme le droit d'aubaine, les lods et ventes, etc. || Parties casuelles, droits et revenus éventuels; et le bureau même où l'État faisait percevoir ces droits. Trésorier des parties casuelles. Charge vacante aux parties casuelles, charge qui vaquait au profit du roi. Emplois casuels, emplois révocables. Charges casuelles, charges non héréditaires. || 3° S. m. Le casuel, le gain, le revenu casuel, par opposition à gain, revenu fixe. De quelque valeur que soient les cures tant en fonds qu'en casuel , boss. Lett. quiét. 84.

— REM. Depuis quelque temps l'usage s'est introduit de donner à casuel le sons de fragile : la porcelaine est casuelle. Mais rien, ni dans l'étymologie , ni dans l'emploi ancien , ne justifie cette acception qui doit être évitée.

— HIST. XVI' s. Il advient souvent, par casuelle rencontre, des accidents du tout semblables les uns aux autres, amyot, Sertor. <. Quand ils veulent injurier quelqu'un , ils ne s'attachent point aux marques extérieures du corps, ny aux choses ca- .suelles de la fortune, id. Corn, il faut lire les poH. 64. N'estant en ce mesnage, qu'accessoire ou parties casuelles , les. fruits que ces arbres donnent,

— lîTYM. Provenç. et espagn. casual; ital. casuale; de casualis , de ca.s!is , chute , accident , cas (voy. CAS).

CAStTELLEMENT (ka-zu-è-le-man), adv. D'une manière ca.suelle.

— HIST. XVI' s. Il perdit la voue, non que la fortune l'eust ainsi casuellement oultrngé, ny.... amyot, Timol. 49. La médecine traitte casuellement et par accident, que c'est que maladie , et la musique, que c'est que faulx accord, m. Démétr. <. Aussi ne sont-ce point matières qu'il ne soit pas permis d'ignorer et d'en parler casuellement et témérairement, MONT. II, !i9. Trésor trouvé casuellement en lieu public appartient pour la moitié au seigneur haut justicier et pour l'autre moitié à celuy qui l'a trouvé. Nouveau coustumier gén. t. Il, p. 4 050.

— ÉTYM. Casuelle, et le suffixe ment (-voy. ment).

CASUISTE (ka-zui-sf), s. m. Théologien qui s'applique à résoudre les cas ou les difficultés de conscience par les règles de la raison et du christianisme. Si les Jésuites n'avaient que des casuistes relâchés, ils ruineraient leur principal dessein qui est d'embrasser tout le monde, puisque ceux qui sont véritablement pieux cherchent une conduite plus sûre; mais comme il n'y en a pas beaucoup de cette sorte, ils n'ont pas besoin de beaucoup de directeurs .sévères pour les conduire ; ils en ont peu pour peu; au lieu que la foule des cisuistes relâchés s'offre à la foule de ceux qui cherchent le relâchement, PASC. Prov. 5. Le christianisme est bien différent dans les livres saints et dans les casuistes, PASC. J -C. <3. Le meilleur de tous les casuistes est la conscience, j. ). rouss. Ém. iv. Comme il y a un nombre infini d'actions équivoques, un casuiste peut leur donner un degré de bonté qu'elles n'ont point, en les déclarant bonnes, montesq. Lett. pers. 57 . Il Par extension. L'amour a des casuistes D'avis fort différents dans sa religion; Il a ses Escobars, il a ses jansénistes, chaulieu, Ép. à Lafare, 1703.

— ÊTYM. Espagn. ca.sut.sta; ital. casisla;decasus, cas de conscience (voy. cas). Il est écrit deux fois casuite dans Thiers, Superstitions, préface, éd. de t697. Nous voyons par la 8' réflexion critique de Boileau sur Longin que Perrault écrivait toujours casuite; Boileau lui reproche cette orthographe et dit qu'il faut écrire et prononcer casuiste.

I CA.SU1ST1Q0E (ka-zui-sti-k'), i. f. Partie de

CAÏ

la théologie morale qui s'occupe de» cas de conscience.

— ÉTYM. Casuiste.

t CASUISTIQUER (ka-zui-sti-ké), v. n. Faire le casuiste; discuter des cas de conscience.

fCASULAIRE, adj. Régime casulaire, dit aujourd'hui cellulaire (de caio, case, loge).

CATACURÈSE (ka-ta-krè-z') , s.f.\[ 1° Trope par lequel un mot détourné de son sens propre est accepté dans le langage commun pour signifier une autre chose qui a quelque analogie avec l'objet qu'il exprimait d'«bord; par exemple, une langue, parce que la langue est le principal organe de la parole articulée; une glace, grand miroir, parce qu'elle est plane et luisante comme la glace d'un ha.s,sin; une feuille de papier, parce qu'elle est plate et mince comme une feuille d'arbre. C'est aussi par catachrèse qu'on dit : ferré d'argent; aller à cheval sur un bâton. Poussez à Marcassus, poussez à Marcellus l'antithèse, l'hypotypose , la catachrèse, p. L. COUR, i, 4 20. Il 2» Terme de musique. Dissonance dure et inusitée.

— ÊTYM. KaTâxP^«'«i ahus, de xatà, contre, et XP^iTic, usage.

" CATACLY.SME (ka-ta-kli-sm') , s. m. || 1° Terme didactique. Grande inondation, et, particulièrement, le déluge universel de la Bible, ou autres déluges dont parlent les géologues. || 2° Fig. Désastre, et surtout bouleversement dans un État, dans une société. C'est un vrai cataclysme.

— HIST. xvi' s. Avant le gênerai cataclisme advenu du temps de Noé, des accords, Bigarr. Invention des lettres.

— ÉTYM. KaTaxXufriiii;, de xatà, sur, et Y.Xvay.ài, action de mouiller (voy. ci.vstf.re).

t CATACLYSMIQUE (ka-U-kli-smi-k' ) , adj. Terme de géologie. Qui dépend d'un cataclysme. Un transport cataclysmique de galets de granité.

— ÉTYM. Cataclusme.

f CATACLYSMOLOGIE (ka-ta-kli-smo-lo-jie), s. f. Histoire des cataclysmes.

— ÉTYM. Cataclysme, et ^ofoç, traité.

t CATACOI ou CATACOUA (ka-ta-kou-a), s. f. Forme populaire pour dire un catogan.

CA TA COIS (ka-ta-kol), s. m. Terme de marine. Voy. CACATOIS.

CATACOMBES (ka-te-kon-b'), s. f. pi. \\i' Lieux souterrains, près de Rome, qui étant d'anciennes carrières de pouzzolane, servirent pour la sépulture des esclaves, et où les chrétiens se cachèrent ensuite pendant les persécutions et enterrèrent aussi leurs morts. Supposons que l'un de ces hommes vénérables sortant tout à coup de ces catacombes antiques où sa cendre est confondue avec celle de tant de martyrs... MiR.sBEAU, Collection, t. v, :ton. || 2° Par extension , toute espèce de vastes excavations souterraines où sont réunis des débris mortuaires. Paris est en partie bâti sur des catacombes qui furent des carrières.

— ÊTYM. Provenç. cathacumba ; espagn. catacumba; ital. catacomba; du bas-lat. catacumba , dont l'origine est incertaine. On y voit d'ordinaire la préposition y.axà, et : t° cymba, bateau, parce qu'il y avait près des catacombes de Rome une station pour les bateaux; 2» lumba, altéré en eumba: le lieu aux tombes ; et 3' comba , vallée, fosse : le lieu aux fosses. Au contraire Die.T voit dans cata le baslatin catarc, voir, regarder, qui se trouve dans cala4 falque, dans châlit (voy. ces mots), et soit tumha (on trouve en effet dans des textes espagnols catatumba, et dans le dialecte milanais, catatomba), soi' comba (voy. combe) ; de sorte que catacombes signifierait tombes ou fosses que l'on va voir, que l'on visite. Ce qui est le plus probable, c'est l'étymologie la plus directe, de xaTà, en, et x0|i6ri ou xûnêoc, dont le sens propre est cavité; mot composé qui, à la vérité, n'est pas dans le grec littéral, mais qui a pu se former dans le grec non écrit.

«t CATACOUA. Voy. CATACOl.

CATACOUSTIQUE (ka-ta-kou-sti-k'), s. f. Terme de physique. Partie de l'acoustique qui a pour objet les sons réfiéchis ou les effets des échos. || Âdj. Qui a rapport à la catacoustique.

— ÉTYM. KaTaxouffTixèi; , de xaTà, contre, indiquant réfiexion, et acoustique.

CATADIOPTRIQUE ( ki-ta-di - 0-ptri-k') , adj Il 1" Terme de physique. Ëpithète donnée à certains in.struments d'optique qui réunissent les effets combinés de la réflexion et de la réfraction. || 2° S. f. Partie de l'optique qui a pour objet les effets réunis de la lumière réfléchie et réfractée.

— ÉTYM. KaTà, contre, indiquant réflexion, et dioptrique.

CATADOUPE (ka-te^iou-p'l ou CATADUPE ^Ka-

CAT

ta-dii-p"), s. f. Chute d'un fleuve. Vous savez que mus catadoupes ou cataractes (du Nil] font une chute merveilleuse de toutes mes eaux, fén. xix, 8).

— HIST. xvi* s. Le physetere jetoit eaue à pleins tonneaux comme si fussent les catadupes du Nil en Kthiopie, bab. Pant. iv, 3t.

— ETYM. KaïàSouKa , de xaxà, et Soutoïv , faire du bruit.

CATAFALOtTE (ka-ta-fal-k') , s. m. Estrade élevée, par honneur, au milieu d'une église, pour recevoir le cercueil ou la représentation d'un mort. La mort a prêté le catafalque d'un empereur romain à la dépouille d'un Tartare, cnATEAUBB. Génie, rv, ii, 3.

— ÉTYM. Ital. catafalco; bas-lat. calajfaltus, cadafaMus , cadaffale , cadapallus , cadaphalhis, chafallus. Cata est selon Du Canpe le bas-latin cafws, machine de guerre, appelée c/iat d'après l'animal ; et selon Diez calare, voir, regarder; du reste, finalement, ces deux étymologies se confondent, vu que catus, chat, et catare, regarder, ont le même radical. Reste falco, qui, vu les variantes du baslatin où le p se montre, ne peut être que le mot germanique balk (voy. balcon). Catafalque est le même que échafaud (voy. ce mot).

t CATAGLOTTISME ( Ica-ta-glo-tti-sm' ) , t. m. Terme de littérature ancienne. Emploi de mots re- . cherchés.

— f.TYM. KaTaY^WTTKTaàc, de xaTà, indiquant recherche, et y),mo(to, mot, langue (voy. glose).

t CATAGMATIQUE (lia-ta-gma-ti-k'), adj. Terme de chirurgie. Propre à favoriser la consolidation des fractures.

— ÉTYM. KdtTaYjxa, fracture, de xaT(itfvu(j.i, xa- Tàytt), xaTà(T(7w, casser.

i. CATAIRE (ka-tè-r'), s. f. Terme de botanique. Plante labiée d'une odeur aromatique, forte, mais peu agréable, qui attire les chats (nepeta cataria, L.).

— ÉTYM. Bas-lat. catus, chat (voy. chat).

t 2. CATAIRE (ka-tê-f), adj. Terme de médecine. Frémissement cataire, frémissement semblable au murmure du chat et qu'on entend, par l'auscultation, dans certaines maladies du coeur.

— f.TYM. Bas-lat. catus, chat (voy. chat).

t CATALAN, ANE (ka-ta-lan, la-n'), adj. Qui appartient à la Catalogne. La langue catalane, ou, substantivement, le catalan, langue parlée dans la Catalogne, qui est un des idiomes romans et qui a les plus grandes affinités avec l'ancien provençal. Il S. m. Nom d'aventuriers, la plupart catalans, qui se rendirent fameux en Asie durant le xiv siècle.

t CATALANE (ka-ta-la-n'), t. f. Terme de métallurgie. Forge à la catalane, bas fourneau dans lequel s'opère l'affinage immédiat du minerai de fer.

— ÉTYM. Catalan, nom des habitants de 'a Catalogne.

CATALECTES (ka-ta-lè-kf) , s. m. plur. Recueil de fragments, de morceaux détachés.

— ÉTYM. Catalecta, de xatâXExTa, de xaTà, et Xe-z-tôç, choisi, de lé^evi, choisir, cueillir, le même que le latin légère (voy. lire).

CATALECTIQUE ^ka-ta-lè-kti-k') , adj. Vers catalectique, vers grec ou latin auquel mîinque une syllabe.

— ÉTYM. KaTaÀitixTixài; , de xaxà, dans, et Xtjxtixiç, qui finit, de \-f\ytiy, finir, cesser.

• CATALEPSIE (ka-ta-lè-psie) , s. f. Terme de médecine. Maladie caractérisée par l'aptitude qu'ont les membres, et même le tronc, à conserver pendant toute la durée de l'attaque les attitudes qu'ils ' avaient au commencement ou celles qu'on parvient à leur faire prendre.

— HIST. XVI* s. Et si les dites vapeurs montent jusqu'au cerveau, causent epilepsie, catalepsie, qui est quand tout le corps demeure roide et froid, et en mesme figure qu'il estoit auparavant que tomber en tel mal, les yeux ouverts, sans voir et sans GUyr, PARÉ, XVIII, B2.

— ÉTYM. KaTâXï)i}/tç, de xaxà, dans, et Xî)i}'i?, prise, de Xa|ji6âveiv, prendre, ayant même radical que XTi|j.(ia (voy. lemme).

CATALEPTIQUE (ka-ta-lë-pti-k') , adj. Terme de médecine. Atteint de catalepsie ; qui a rapport à la catalepsie. |1 S. m. et f. Un, une cataleptique.

— ÉTYM. Voy. CATALEPSIE.

CATALOGUE (ka-ta-lo-gh'), s. m. Liste d'inscription dans un registre. Le catalogue alphabétique, par ordre de matières, d'une bibliothèque, d'un libraire. Une nouvelle étoile qui parut de son temps [Hipparquej lui fit entreprendre un catalogue de ces astres pour mettre la postérité en état de reconnaître les changements que le spectacle du ciel pourrait éprouver, la place, Exp. v, 2. || Fig. et fami-

DICT. DR LA LANOÎJIS 1 ANÇAISE.

CAT

li^roment. Rayez cela de votre catalogue, ne croyez pas cela, ou n'y comptez pas. Inscrivez cela sur votre catalogue, appnmez cela et souvenez-vous-en. Il Le catalogue de ses tribulations, la .série, la kyrielle. Il Le grand catalogue, les maris trompés. Voilà tout fait et tout formé Un époux du grand catalogue, LA FONT. Cand.

— HIST. XVI' S. Et qui voudroit conter ceux qui font naufrage sous ceste espérance, le catalogue en seroit grand, langue, )8i.

— ÉTYM. Provenç. cathalogue ; espagn. et ital. catalogo; de calalogus; de xaTâXovoc, de xaTo, et Xôifoi;, inscription, ordre, arrangement (voy. logique).

t CATAL0GUI5, ÊE(ka-ta-lo-ghée, ghée), part, pnssi. Les livres catalogués par les employés de la bibliothèque.

t CATALOGUEWENT (ka-ta-lo-ghe-man) , s. m. •action de cataloguer; le résultat de cette action. Le cataloguement de cette bibliothèque.

t CATALOGUER (ka-ta-lo-ghé), v. a. Inscrire un livre, un article dans le catalogue. || Arranger, mettre par classes.

— ÉTYM. Catalogue.

I CATALOGUEÙR (ka-ta-lo-gheur) , s. m. Celui qui rédige un catalogue.

CATALPA (ka-tal-pa) , s. m. Terme de botanique. Arbre d'agrément {bignonia catalpa, L.), originaire de la Caroline, à fleurs d'un beau blanc ponctué <le rouge et disposées en corymbe à l'extrémité des rameaux. Un monticule planté d'orangers , de chênes verts et de catalpas, chateaub. Génie, i, V, 10. Près du lieu où parlait le vieillard, se voyait un catalpa au tronc noueux, id. Natches, i, 76. Il Une autre espèce dite chêne noir d'Amérique (catalpa longissima, Sims.) a un bois qui n'est pas attaqué par les vers , et qui est recherché aux Antilles pour la construction des vaisseaux.

t CATALYSE (ka-ta-li-z') , s. f. Terme de chimie. Phénomène qui a lieu quand un corps met en jeu, par sa seule présence et sans y participer chimiquement, certaines affinités qui, sans lui, resteraient inactives. Ainsi le platine très-divisé transforme l'alcool en acide acétique par absorption de l'oxygène atmosphérique, sans subir lui-même aucun changement.

— ÉTYM. KoTâXuirii;, dissolution, de xaxà, et Xiiffiç, action de délier.

t CATALYSER (ka-ta-li-zé) , V. a. Terme de chimie. Décomposer par catalyse.

— ÉTYM. Catalyse.

t CATALYTIQUE (ka-ta-li-ti-k') , adj. Terme de chimie. Qui a rapport à la catalyse.

— ÉTYM. Voy. catalyse.

t CATALYTIQCEMENT(ka-ta-li-ti-ke-man), adv. X la façon de la catalyse.

t CATAMÊNIAL, ALE (ka-ta-mé-ni-al, a-1'), adj. Terme de physiologie. Qui a rapport aux menstrues. Flux cataménial. Les phénomènes cataméniaux.

— ÉTYM. KaTa|i7)via, menstrues, de xarà, par, et (jir)v, mois (voy. mois).

t CATAPAN (ka-ta-pan) , s. m. Officier des empereurs grecs en Italie. Les empereurs d'Orient gouvernaient la Pouille et la Calabre par un catapan, volt. Mœurs, 39.

— HIST. xin' s. Et asavoir ne je ne catepon ne li autre mi sergent, du cangf. , caiapanus.

— ÉTYM. Bas-lat. caiapanus, catepanus, catipanus, du grec xaTeTiâvo; twv àÇiwfiaTwv, préposé aux dignités, de xatà, sur, et èitâvto, en haut, composé de ÈTtt et àvw.

t CATAPASME (ka-ta-pa-sm') , s. m. Terme de médecine. Poudre dont on saupoudre une partie du corps pour remplir quelque indication.

— ÉTYM. KaTÔTCaffiia, de xoTà, et icâtrireiv, saupoudrer.

t CATA PÉTALE (ka-f a-pé-ta-1') , adj. Terme de botanique. Dont les pétales sont soudés avec les étamines.

— ÉTYM. KaTà, en, et pétale.

+ CATAPHASE (ka-ta-fa-z'), s. f. Terme de logique ancienne. Affirmation. Se disait par opposition à apophase.

— ÉTYM. KaTÔçodi;, de xatà, contre, et çii(j:i , dire (voy. fable).

t CATA PHONIQUE (ka-ta-fo-ni-k'), s. f. Terme didactique. Branche de la physique qui traite de la réflexion du son.

— ÉTYM. KaTà, contre, etçwv^i, voix.

t CATAPHORA (ka-ta-fo-ra), s. m. Terme de médecine. Assoupissement sans fièvre ni délire.

— ÉTYM. KaTaçopà, sommeil comateux; pro-

CAT

prement, action de jeter en bas, de vatà, en bas et çépiiv, porter.

t CATAPHRACTE (ka-U-fra-kt"), t. m. Noir, d'une armure de fer qui couvrait le corps tout entier, et qui, en usage d'abord chez les Asiatiques, passa chez les Grecs et les Romains. || Nom d'un vaisseau de guerre chez les anciens, long et ponté.

— ÉTYM. Voy. CATAPHRACTE.

i CATAPITRACTft , ÉK (ka-ta-fra-kté, tée), adj. Il l°Terme d'art militaire ancien. Oui estmuiLi d'une armure défensive complète. || 2" Terme do zoologie. Qui a le corps enveloppé d'une cuirasse.

— ÉTYM. KaTonçjpixrriç, cuirajise, de xaxà, à, et çpidireiv, garnir, couvrir.

t CATAPHRYGIEN (ka-ta-fri-jlin), *. m. Nom d'hérétiques du ii' siècle de l'ère chrétienne qui , rejetant les anciens prophètes, disaient que l'E^prit- Saint avait été donné non aux apfltres mais k eux.

— ÉTYM. Catnphrygx, parce qu'ils avaient leur siège en Phrygie.

CjVTAPLASME (ka-ta-pla-sni' ; la prononciation ca-ta-plA-me, qu'on entend quelquefois, est rejetée par l'usage), s. m. || 1° Topique de la consistance d'une bouillie épaisse, que l'on compose de pulpes, de poudres ou de farines cuites soit avec de l'eau pure, soit avec des décoctions de plantes, ou avec du lait. Cataplasme, Dieu sait! les gens n'ont point de honte De faire aller le mal toujours de pis en pis, LA font. Fafti. III, 8. Il Terme d'horticulture. Préparation de bouse de vache et de terreau gras pour recouvrir les plaies des arbres, dite vulgain!ment onguent de saint Fiacre. || 2° Fig. Cela est un cataplasme, se dit en parlant de quelque cho«e qui adoucit, compense, répare. || Cataplasme de Venise, un coup sur la joue, un soufflet, dans le roux, Dict. comique. Il Populairement. C'est un ^n cataplasme pour l'estomac, se dit d'un aliment à la fois épais et doux, comme une purée, une soupe épai.sse.

— HIST. XVI' s. Ils sont faits de farine et poudre meslées et incorporées avec jus ou autre chose humide; tels emplastres doivent plustost estre appelés onguens durs ou cataplasmes qu'emplastres, PARÉ, XXV, 27. Les cataplasmes sont faits de racines, fueilles, fruits, fleurs,, semences des herbes, jus d'icelles, huiles, axonges, moelles, farines, résines : de.squels les uns sont cuits , les autres cruds, ID. XXV, 28.

— ÉTYM. Génev. eafopMmf; picard, catapleume; du latin cataplasma, du grec r.a-ànyaay.a, de xatà. sur, et nXid^o, application, de i:Xâ<j<j6iv, appliquer, former (voy. plastique).

t CATAPLKCTIQUE (ka-ta-plè-kti-k'), adj. Qui a rapport à la cataplexie.

t CATAPLEXIE (ka-ta-plè-ksie), s. f Terme de pathologie. Perte subite du sentiment.

— ÉTYM. Ka-iizXriiii, de xaxà, et iiXr,u(iciv, frapper (comp. PLAIE).

t CATAPTOSE (ka-ta-pto-z'), s. f. Terme de médecine. Chute svibite du corps, dans une attaque d'épilepsie ou d'apoplexie.

— ÉTYM. KaTàirraxTi;, de xarà, etirriTm;, chuta, t CATAPUCE (ka-ta-pu-s'), s. f. Nom vulgaire

de l'euphorbe épurge.

CAT.\PULTE (ka-U-pul-f), j. f. Machine de guerre dont les anciens se senaient pour lancer des pierres ou des traits.

— HIST. XVI' s. Il inventa art et moyen de battre et desmolir forteresses et chasteaux par machines et tormens bellicques, béliers, balistes, catapultes, BABj Pant. IV, 6).

— ÉTYM. Catapulta, de x«Toîré).TTiî, de x«to, contre, et itiXXE'.v, lancer, de même radical que le latin pellere (vov. pousser).

t . CATARACTE (ka-ta-ra-kf) , t. f. || l'Tcrme d'antiquité. Sorte de herse placée aux portes des vdles. Il 2° ^u plur. En style biMique, perles ou écluses qui sont supposées retenir les eaux célestes. Il ouvrit les cataractes du ciel, «Ass. Pan. SI Franc. || S* Chute d'une grande rivière qui se précipite de haut. Ixa cataractes du Nil. Le Rhin a deux cataractes. Sur la terre, les rochers lais.sèrcnt tomber des caUractes, chatÈaub. Cc'ntV. i. iv, «.||Fig. Ucher lescil.irsctes, laisser déborder sa colère, son indignation. Il 4° Appareil qui , dans les machines à vapeur k simple effet, sert à régler le mouvement. || 5" Terme hydraulique. La différence de hauteur du niveau des eaux d'amont d'un pont au niveau d'aval des eaux du même pont

— SYN. cataracte, cascade. Ce qui dislingue la caUracto de la cascade . c'est que celle-ci ne s'applique qu'aux ruisseaux, aux loirenis. en un mot aux petits cours d'eau. D'ordinaire aussi la ciscade tomlœ de rocher en rocher, au lieu que, dans la

CAT

cataracte, l'eau so précipite seulement d'un leu très-élevé en un bas-fond.

— iilST. XVI' s. Un jour, élevant mon luminaire, j'aperçus les cataractes du ciel ouvertes, Roman fAlector, dans le Dict. de DOcnEZ.

— ÉTYM. Provenç. cataracla, bonde, vanne; ital. caterata; du latin cataracla, calaractet ; à\x grec KwtapixTtiî , écluse, de xaTapàaaeiv, faire irruption en bas, de xairà, en bas, et fàffaecv ou fria- «IV, rompre (voy. riiagade, et comp. bomphk). Étymologiquement, la cataracte est l'engin qui, rompant avec force, bouche unportuis; ou a passé sans peine du sens de cet engin à celui de chute d'eau.

J. CATARACTE (ka-ta-ra-kf) , s. f. Terme de chirurgie. Opacité du cristallin ou de sa membrane, ou de la couche de Morgagni, opacité qui. empoche les rayons lumineux de parvenir jusqu'à la rétine, et qui cause ainsi la perte de la vue. On opère la cataracte par extraction ou par abaissement ou par broiement : on extrait la cataracte en incisant la cornée et faisant sortir le cristallin; on l'abaisse en perçant le sclérotique derrière la cornée et abaissant le cristallin; on la broie en perçant la cornée avec une aiguille et broyant le cristallin. On a dit aussi abattre la cataracte pour l'abaisser. L'aveugle-né à qui M. de Réaumur vient de faire abattre la cataracte, DiDER. Lett. s. l. aveugl.

— HIST. XVI' s. Abattre une cataracte, paré, Introd. i. Cataracte ou coulisse : c'est une concrétion d'humeur entre la cornée et l'humeur crystalin; quand elle couvre la prunelle ou vient à s'endurcir enl'uvée, elle est appellée maille, taye, bourgeon,

Page 1