ID. XV
— ÉTYM. Ba«-Iat. cataracta, eataraclus, cataracte de l'œil et clôture. Cataracte ou coulisse, dit Paré : c'est en effet du sens de clôture, de coulisse qui ferme, que le mot cataracte (voy. le précédent) a passé au sens d'opacité du cristallin.
CATARACTE, ÉE (ka-ta-ra-kté, ktée), adj. Terme de chirurgie. Affecté de la cataracte. Un œil cataracte. Un homme cataracte des deux yeux.
— ÉTYM. Cataracte 2.
t CATAUACTKR (SE) (ka-ta-ra-kté) , V. réfl. Etre affecté de cataracte, en parlant de l'œil. Les yeux de ce malade se sont cataractes rapidement.
CATARRIIAL, ALE (ka-la-ral, ra 1), adj. Terme de médecine. Do la nature du catarrhe. Des accidents catarrhaux.
— ÊTYM. Catarrhe.
CATARRHE (ka-ta-r'), s. m. Terme de médecine.
Flux morbide par une membrane muqueuse. Catarrhe pulmonaire, vésical, utérin. || Dans le langage ordinaire, gros rhume.
— HIST. XV 8. Le mal du Roy [Charles VIII] fut un caterre ou apoplexie, com. vih, 20. || xvi' s. Le mauldisser, comme Gain filz d'Adam, lit rongreger d'ung si rudde caterre. Que abismé soit au centre de la terre, 1. marot, v, 64. Ceux du chasteau si lourdement tiroient, Qu'il n'estoit tour qui ne vensist par terre : Lors Genevoys, doiibtans que ce quaterre Tumbast sur eulx, tindrent leur consistoire, ID. Yy 29. Apostemes, catherres, (luxions, Tkhi, II, 2* dise. Aucuns l'appellent descente, rhume ou catarre, parce que le nom de goûte est odieux, ID. XXI, 4.
— ÈTYM.Berry, caterre; provenç. catar; espagn. et ital. tatarro; de catarrhus, de xaTàffoo;, de xatà, en bas, et feïv, couler (voy. rhume); tout le XVII' siècle a prononcé caterre ; Chifllet en Tait la remarque expresse.
CATARRIIECTIQUE (ka-ta-rrè-kti-k'), aiij. Terme d'ancienne médecine. Qui a la vertu de rompre, de dissoudre.
— ÉTYM. KwappTixTixàî, de xaïà, et frjiuxeiv, rompre.
CATARRirecx, EUSE (ka-ta-reû, reû-z'), adj. Terme de médecine. Sujet aux catarrhes. La mort vient de saisir le vieillard catarrhoux, boil. Épit. v. La fièvre au minois catarrhoux, volt. Épitre xxxii. Il Quelquefois employé comme catairhal. Une épidémie catarrheuse.
— HIST. xvi- s. Ne plus ne moins que par une. toux continuelle il contracte en son ama une disposition ulcéreuse et catarreuse, amyot, Comm. refréner lacol«r«, 3(. Celte couleur et ce toinct vous présagent quelque defluxion catarrheuse, mont.
Il, 311, '
i-i.Ti.'mT"'; *'''*'""■''*• O'i disait calereui au xvii' siè- FllB «. nî!'! •"S*- •'"''^^ "'"' "t ^""s êtes fort vieux;
tCATARRHlNIN (ka-ta-rri-nin), s.
m. Les ca-
CAT
tarrhiiiins, nom donné aux smges de l'ancien monde, à cause qu'ils ont les narines rapprochées et la cloison du nez très-mince.
— ÉTYM. KctTà, contre, et fiv, nez.
t CATAKTISME (ka-tar-ti-sm') , 4-. m. Terme de chirurgie. Ancien synonyme de réduction, en parlant des luxations et des fractures.
— ÉTYM. KaTapTi(j(iOi;, de xatà, et iftzitjuù, disposer. I C ATA STASE (ka-ta-sta-z') , s. (. \\ 1» Terme de
littérature ancienne. Partie d'une p Ace de théâtre où le nœud de l'intrigue est dans loute sa force. Il 2° Ternie de médecine. Constitution de l'année par rapport aux maladies. || Pou usité.
— ÉTY.M. KoTetdxatTti;, constitution, de xotà, en, etorâriK;, action de fixer (voy. stasi-.).
t CATASTATIQCE (ka-ta-sta-ti-k'), adj. Terme de médecine. Maladies oatastatiques, maladies qui régnent spécialement pendant une calastase, c'estk-djre riendant certains états atmosphériques.
— ÉTYM. Cataslase.
CATASTROPUE (ka-ta-stro-f) , s. f. ||1' Renversement, grand malheur, fin déplorable. Ce tremblement de terre fut une épouvantable catastrophe. Nous touchons à la catastrophe. La vie de Jules César se termina par une étrange catastrophe. Allons voir allumer le bûcher d'Hercule, et représenter sa catastrophe sur le mont Œta, d'ablanc. Lucien, t. Il, Amours, dans ricuelet. || 8" Par extension, le dernier et principal événement d'une tragédie, d'un drame. Catastrophe habilement préparée. Le poème tragique vous mène par les larmes, parles sanglots, par l'incertitude, par l'espérance, par la crainte, par les surprises et par l'horreur, jusqu'à la catastrophe, la uruy. i.
— HIST. XVI' s. La fin et catastrophe de la comédie approche, rab. Partt. iv, 27. Tout le parcours de cette concion fut un amas bien choisi de lieux communs, la catastrophe tombant sur les deoimes et franchises de l'église, et achevant par spécieuses protestations, d'aub. Uist. i, -107. Pour catastrophe et closturede l'enter, convient affermir, au nouveau ente, des paisseaux pour.... 0. de serres, 664.
— ÉTYM. Ka-caT-cpoçr] , retour, tournure, issue, de xttTà, sur, et <jTpoçTi, tour (voy. strophe).
t CATAU (ka-tô) , s. f. Kille de ferme ou d'auberge. Il Fille malpropre et de mauvaise vie.
— ÉTYM. Aliréviation i)opulaire de Catherine.
] CATfXlliiSE (ka-té-chù-z'), ». f. Instruction orale sur les choses de l'Église, par demandes et par réponses. Le lait que cet auteur interprète la catéchèse [dit être la catéclièse] , Boss. JVow«. myst. M. Eusèbe dit qu'Origène faisait des catéchèses, et il appelle le lieu où il faisait ses instructions, son école,