CH
et les affaires secrètes, st-sim. soi, 69. ||4" Terme de musique. Placer des caractères numériques audessus de la basse pour indiquer les accords. Ba.sse chiffrée. On chiffre par 2 l'accord de seconde.
— ÉTYM. Chiffre.
CHIFFREUR (chi-freur), s. m. Celui qui compte bien, la plume à la main. Un bon chiffreur.
— ÉTYM. Chiffrer.
t CHIGNOLLE (chi-gno-l') , J. f. Dévidoir de passementier.
CHIGNON (chi-gnon) , t. m. || 1° Le derrière du cou. Il lui donna un coup de bâton sur le chignon. Les emboîtements les plus remarquables [des os] sont ceux de l'épine du dos qui règne depuis le chignon du cou jusqu'au croupion, boss. Connaiss. I, 7. 112» Cheveux de derrière la tête retrous.sés er. double ou relevés sur la tête. Un chignon frisé. Un chignon natté. Quelques crins blancs couvrent son noir chignon, volt. Ce qui plail aux dames. Un petit peigne orné de diamants De son chignon surmontait la parure, id. le Pauvre diable. Je frise avec grâce un chignon, Et j'inventai le postillon Que je n'étais encor qu'à la bavette, Ép. de Pompon à Babiole, dans richelet.
— HIST. xiii* s. Les venteuses qu'on met sor le caon du col, alebrant, f° 4 3. Ysengrin ne l'escoute mie, Ainz l'a saisi par le chaon, Ben. "706. [Le chien] Qui nous trait en enfer parmi le chaaignon, J. DE MEUNG, Test. 4 599. || xvi' S. La tuyie lumbant au long de la teste à la faulte de l'armet luy donna droit sur le chaignon du col, et luy en brisa les jointures, amvot, Pyrrh. 76. ILle percea de part en part, tellement que la poincte de l'espée venoit à sortir au chinon du col, in. Pomp. 4 0i. Tu vois le fils d'Atrée Agamemnon, Que Jupiter fait dessus l'eschignon Du col, porter le faix pour tout le monde, ID. De la tranq. d'âme, 8. L'enflure du chesnon est guérie par onguent fait de racines d'aulnée.... o. de
— ÉTYM. Le même que chaînon , par comparaison du chaînon d'une chaîne avec les nodosités des vertèbres. Berry,- coignon, chagnon.
t CHILIADE (ki-li-a-d'), s. f. Terme didactique. Un millier.
— ÉTYM. XiXvàç, millier, de y.iXioi, mille. t CHIGOMIER (chi-go-mié), i. m. Arbrisseau des
régions chaudes de l'Amérique.
t CHILIARQCE (ki-li-ar-k'), s. m. Terme d'anti-j quité. Commandant de mille hommes.
— ÉTYM. Xùtapxo;, de x"''°') mille, et ôp/eiv,l commander.
f CHILIASTE (ki-Ii-a-sf) , s. m. Celui qui croyait' au millénium; millénaire.
— ÉTYM. Xi).iatrcr)Ç, dey^iXioi, mille, t CHILIOGONE (ki-ii-o-go-n') , s. 7H. Terme do
géométrie. Polygone régulier de mille côtés. Si je veux penser à un chiliogone, desc. tiédit. 6.
— ÉTYM. Xi>.toi, mille, et ytivo;, angle, t CHILOGLOSSE (ki-Io-glo-s'), s. m. Terme d'en- j
tomologie. Sorte de millepieds.
— ÉTYM. XeO-o;, lèvre, et yXôSoia, langue, t CHILOGNATHE (ki-log-na-f) , s. m. Terme
d'entomologie. Sorte de millepieds.
— ÉTYM. XeîXoç, lèvre, et fviOo;, mâchoire, t CHILOPLASTIE (ki-lo-pla-stie) , s. f. Terme de
chirurgie. Opération par laquelle on restaure plus ou moins complètement l'une ou l'autre lèvre.
— ÉTYM. XeïXoç, lèvre, et itXôffcreiv, former (voy. plastique).
t CHILOPLASTIQUE (ki-lo-pla-sti-k'), adj. QuiJ a rapport à la chiloplastie. |{ S. f. Synonyme de chi-J loplastie.
t CHILOPODE (ki-lo-po-d'), s. m. Terme d'ento-| mologie. Sorte de millepieds dont la lèvre est forraéaj d'une paire de pieds.
— ÉTYM. XeiXo:, lèvre, et itoû;, pied.
CHIMÈRE (chi-mê-r'), s. f. \\ 1° Terme de mytho-1
logie. Monstre qui jetait du feu par la gueule, et! avait la tête et le poitrail d'un lion, le ventre d'une j chèvre et la queue d'un dragon. |1 Terme d'antiquité. Assemblage bizarre de différentes parties d'animaux; j divers qu'en voit sur des pierres gravées et sur de« j ba.s-reliefs. || 2° Fig. Vaines imaginations. Mais que [ je me figure une étrange chimère, corn. Poly.m, i. Étrange effet d'amour! incroyable chimère! ID. Bodog. I, 7. Quittez cette chimère, in. Poly. iv, 3. Je me revêtirais de brillantes chimères, m. D. San. IV, 3. Les chimères, le rien, tout est bon; je soutiens Qu'il faut de tout aux entretiens; C'est un parterre où Flore épand ses biens, la font. Fabl. X, 4. Revenons à l'histoire De ce spéculateur! [astrologue] qui fut contraint de boire; Outre la va* j nité de son art mensonger, C'est l'image de ceux qui ]
cm
liâillent aux chimères, Cependant qu'ils sont en danger Soit pour eux, soit pour leurs affaires, m. ib. Il, t». Le vide des plaisirs, la chimère des espérances, MASS. Car. Pdq. Do quelles chimères un cœur corrompun'est-il pas capabledese repaître? id. Car.Aventr.Ouelle chimère êtes-vous donc parmi les hommes, ID. Car. Pécher. Peut-on se figurer de si folles chimères? noiL. Épit. xn. Elle traita l'histoire de chimère,. HAMILT. Gramm. ho. On la console d'avoir perdu la jolie chimère de croire être immortelle, sÉv. 2G5. Vous pouvez l'espérer sans chimère, id. 234. Une ingrate lui paraît une chimère, ID. 443. Quelle chimère est-ce donc que l'homme? pasc. dans COUSIN. Autant de sectes, autant d'imaginations, autantde chimères, volt. Hemmius, xiii. Chimère que les nègres même rejettent, J. j. bouss. Orig. notes. L'âfre a-t-ll éteint vos désirs? Blûmez-vous les tendres chimères? bérang. B. maman. || Kamilièrement. C'est là sa chimère, c'est son idée favorite, son rêve. Jules César était né de l'illustre famille des Jules, qui, comme toutes les grandes maisons, avait sa chimère, en se vantant de tirer son origine d'.\nchise et de Vénus, vebtot, liévol. rom. liv. xiii, p. 221. Ce rêveur poursuit sa chimère, j. J. Rouss. Ém. IV.
— mST. XVI" s. Ainsi versant de l'œil des fontaines ameres. Dedans mon cerveau creux je peignois des chimères, rons. 693. Laissez-moi ces desseins qui ne sont que mensonges, Que chimères en l'air, que fables et que songes, id. "07. Car d'attribuer cela [certaines actions des animaux] seulement à une vivacité du sens de l'ouïe, sans discours et sans conséquence, c'est une chimère et ne peult entrer en nostre imagination, mont, il, 168.
— ÉTYM. Xi[iaipa, animal mythologique, de yj.- [laipa, chèvre, x'f-o'poî, bouc.
CHIMÉRIQUE (chi-mé-ri-k'), adj. ||l°Oui se repaît de chimères. Un homme chimérique. Enflant d'un vain orgueil son esprit chimérique, bml. Art poêt. III. Bouillon était l'homme le plus chimérique qui ait vécu en nos jours, et le phis susceptible des chimères les plus folles en faveur de sa vanité, st- SIM. 45, 4 7. Qui l'aurait dit eût passé pour le plus chimérique des hommes, voi.t. Hùt. Rush, i, 6. Le roi , après la conversation [avec Kénelon] , dit qu'il avait entretenu le plus bel esprit et le plus chimérique de son royaume, volt. Louis XIV , 38. |{ 2° Qui est sans réalité. Toutes les raisons qu'il apporte sont chimériques. Esclave ambitieux d'une peur chimérique, COHN. Poly. V, 6. Etant de ces gens-là qui sur les animaux Se font un chimérique empire, la FONT. Fabl. VII, (. On donne, dans un spectacle profane, des larmes aux aventures chimériques d'un personnage de théâtre, mass. Car. Aumône. L'art de faire subsister ensemble l'intempérance et la santé est un art aussi chimérique que la pierre philosophale, volt. Zadig, <8.
— ÉTYM. Chimère.
I CHIMÉRIQDEMENT (chi-mé-ri-ke-man), adv.
D'une manière chimérique. C'est un homme qui pense toujours chimériquement. L'opinion que ces gens-là ont eue de leurs grandes qualités, leur a fait chercher chimériquement une origine différente de la nôtre, st-évremond, Ge'nie du peuple romain,
p. 2, dans RICHELET.
— ÉTYM. Chimérique, et le suffixe ment. fCHIMÉRISER (chi-mé-ri-zé), t>. n. Faire des
chimères. On dit qu'il faut raffiner et chimériser sur les plaisirs , ponten. Jug. de Pluton.
— HIST. XVI" s. Chimériser, oudin, Dict.
— ÉTYM. Chimère.
t CHIMIATRE (chi-mi-a-tr'), s. m. Médecin partisan de la chimiatrie.
— ÉTYM. Chimie, et îaxpo:, médecin.
t CHIMIATRIE (chi-ni-a-trie), s. f. \\ 1° Doctrine qui prétendait explif(uer tous les phénomènes de l'économie animale, tant dans l'état de santé que dans l'état de maladie, par les principes de la chimie, alors fort peu avancée, à l'issue du moyen âge. Il 2° L'abus des préparations chimiques ou pharmaceutiques dans le traitement des maladies. — ÉTYM. Chimiatre.
CHIMIE ou CUYMIE (chi-mie), s. f. Science dans laquelle on étudie les lois de la composition des corps cristallisables ou volatils, naturels ou artificiels, et les lois des phénomènes de combinaison ou de décomposilion résultant de leur action moléculaire les uns sur les autres. Il n'y a pas encore longtemps que tous les raisonnements de chimie n'étaient que des espèces de fictions poétiques, vives, animées, agréables à l'imagination, inintelligibles et insupportables & la raison, fonten. Guglielmini. Voulant llouner à un enfant du goût pour la chimie, j. j.
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nouss. Ém. m. Le public fut étonné de voir une chimie dans laquelle on ne cherchait ni le grand œuvre ni l'art de prolonger la vie au delà des bornes de la nature, volt. Louis XIV, 3(. Les ouvrages de Stahl, malheureusement trop obscurs, avaient besoin qu'un homme né avec le génie de la chimie nous apprit à les entendre; c'est une des obligations que nous avons eues à M. Rouelle, condohcet. Malouin. Husr la métaphore et la métonymie. Grands mots que Pradon croit des termes de chimie, boil. Ép. X. Il Chimie minérale, celle qui s'occupe des corps inorganiques. Chimie organique, celle qui s'occupe des substances organisées.
— ÉTYM. Espagn. quemia; ital. c/itmico;du grec Xuiiia et yïi(ieîa; lat. chymia. et chemia; avec l'orthographe par u, on tire /uiiia de yy\>.oi. suc, et la chimie serait l'art relatif aux sucs; avec l'orthographe par n , l'origine est plus obscure, et on tire conjecturalement ynijieia de C/iom, nom porté par l'Egypte , supposéela patrie première des arts chimiques. Tout porte à croire que la vraie orthographe est yr\- IxEÎa, qui aura été changé, par iotacisme et par assimilation avec un radical grec, en x'JH''*- Eii tout cas, les orthographes chimie et chymie sont toutes deux autorisées, la première par l'iotacisme de l'ri prononcé i, la seconde par l'o de yy\>.ia. (voy. alchimie).
CHIMIQUE (chi-mi-k') , adj. || 1° Qui appartient à la chimie. Une opération chimique. Les phénomènes chimiques. Les lois chimiques. Arts chimiques. Produits chimiques. La nomenclature chimique. On ne doit pas confondre avec les mouvements que produit l'irritabilité, ces changements purement chimiques que l'application des caustiques fait éprouver à toutes les parties molles des corps organisés, condorcet, Haller. \\ Allumettes chimiques, allumettes au phosphore et s'allumant par frottement. Il 2° Il s'est employé autrefois substantivement au lieu de chimiste, qui est seul usité présentement. Ce juste degré de chaleur que les chimiques cherchent en l'opération de leur secret, balz. le Prince, te.
— HIST. XVI" s. Des medicamens pyrotiques et chimiques, c'est à dire extraits par distillation de quinte-essence, paré, xxvi, I. Quatre livres des secretsde médecine et delà philosophie chimique, faicts françois, par j. liebaut, Paris. 1.579. Le prototype ou très parfait et analogique de l'art chimicq à la phisique, ou philosophie de la science naturelle, par
RENÉ DE LA CHASTBE, Paris, (620.
— ÉTYM. Chimie.
t CHIMIQUEMENT (chi-mi-ke-man) , adv. D'après les lois de la chimie, d'une manière chimique.
— ÉTYM. Chimique, et le suffixe ment.
t CUIMISME (chi-mi-sm') , i. m. || 1" L'ensemble des opérations chimiques qui se font dans une plante, dans un animal. || 2° Abus de la chimie dans ses applications à la physiologie ou à la pathologie.
— ÉTYM. Voy. CHIMIE.
CHIMISTE (chi-mi-sf), s. m. Celui qui cultive la chimie. On dit que le prince régent [duc d'Orléans], dont le suffrage ne sera ici compté, si l'on veut, que pour celui d'un habile chimiste, avait assez approuvé ses vues [sur le salpêtre] , fonten. Ressens. Il apprit qu'il y avait dans cette ville une société fort cachée de gens qui travaillaient en chimie et cherchaient la pierre philosophale; aussitôt le voilà pénétré du désir de profiter de cette occasion pour devenir chimiste, fonten. Leibnitî. Les chimistes et tous ceux qui employent leur temps à faire des expériences, malebh. Recherche, liv. ii, part, ii, chap. VIII, 4. La nature était mon Armide; Dans ses jardins j'errais surpris; Mais un chimiste moins timide Règne en vainqueur sur leurs débris, bérano, Sciences.
— ÉTYM. Voy. chimie.
\ CHIMOINE (chi-moi-n') , s. m. Terme de construction. Sorte de ciment ou de stuc qui imite le marbre.
i CHIMPANSÊ, CULMPANZf: OU CHIMPANZÉE (chin-pan-sé), s. m. Nom d'un Crès-grand singe anthropomorphe, dit aussi troglodyte noir.
— ÉTYM. Mot de la Guinée ou du Congo, pays où ce singe est indigène.
). CHINA (chi-na), s. m. Terme de botanique.
Voy. SQUINE.
— ÉTYM. La Chine, à cause de la provenance de cette racine.
t 2. CHINA (ki-na), s. m. Quinquina.
— ÉTYM. Voy. QUINQUINA.
f CniN.\GE(chi-na-j'),î. m. Action de chiner une étoffe.
— ÉTVM. Chiner.
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t CHINCHE (chin-ch'), ». m. Nom d'une espèce de mouffette du Brésil, qui sent très-mauvais.
— ÈTY.M. Espagn. chinche, punaise.
CHINCHILLA (chin-chil-la), s. m. || i' Nom d'un
genre de rongeurs , dans lequel on distingue le chinchilla lanigère, nu, simplement, chinchilla; ce quadrupède habite la partie moyenne des Andes du Chili. Il 2° Fourrure de cet animal (gris ondulé d'' blanc).
— REM. Chincilla, qu'on trouve dans les dictionnaires, n'est pas autre chose qu'une faute d'orthographe.
— ÉTYM. Espagn. chinchilla, animal puant, sana doute ainsi nommé de l'espagnol chinche, punaisn (voy. cimicaibe).
CHINÉ, ÉE (chi-né, née), part, posté. Etoffes chinées. Bas chinés.
CHINER (chi-né), V. a. Terme de tisserand. Donner des couleurs différentes aux fils de la chaîne, et les disposer de sorte que la fabrication produise un dessin. Chiner une étoffe.
— ÉTYM. La Chine : car les Italiens, pourc/iiner, disent : far i drappi alla chinese, faire les draps à la chinoise.
t CHINFRENEAU (chin-fre-nô), s. m. Coup à la tête ou au visage. Terme populaire.
— HIST. xvi" s. Autresfois ils combattoient à l'espée d'armes, en sorte qu'il y en avoit tousjours quelqu'un qui avoit quelque chinfreneau , paré, t. m, p. 693.
— ÉTYM. Chanfrein.
CHINOIS, OISE (chi-noî, noî-z') , adj. Wl' Qui provient de la Chine. Magot chinois. || 2° Qui est dans le goût chinois. Dessins chinois. || 3° Ombres chinoises, spectacle d'enfants, qui consiste à faire passer derrière un transparent des figures découpées, dont l'ombre se dessine sur un fond lumineux. Il 4° À la chinoise, à la façon des Chinois. Ses yeux ne s'ouvraient qu'à lachinoise, hamilt. Gramm. 6. Il Coiffure à la chinoise, se dit d'une coiffure sans raie dans laquelle les cheveux sont relevés et réunis lousensembleparderrière. || 5°S. m. Petites oranges grosses comme une noix, qu'on mange confites dans l'eau-de-vie. Les chinois sont produits par un oranger particulier qui porte le nom de bigaradier chinois {citrus vulgaris chinensis, Risso). || Se dit, en moquerie , de quelqu'un qui par sa tournure do corps ou d'esprit a quelque chose de burlesque et de désagréable. Quel chinois! Où est-il allé, ce chinoialà?
— ÉTYM. Chine.
t CHINOISERIE (chi-noi-ze-rie), ». f. Petits objets venus de Chine ou dans le goût chinois. || Fig. et par plaisanterie, action, parole de chinois.
— ÉTYM. Chinois.
t CHINQUER (chin-ké) , v. n. Faire godaille le verre à la main. Mot vieilli.
— HIST. XVI* s. Voyant qu'elles prenoient plaisir à chinquer du vin d'Arbois, Uém. de sully, t. iv,
p. )95, dans LACURNE.
— ÉTYM. Allem. schenken, verser à boire; comparez ÉCHANSON.
f CHINT (chin), s. m. Terme de commerce. Toile des Indes propre à être imprimée.
t CHINURE (chi-nu-r'), s. f. Terme de commerce. État ou aspect d'une étoffe chinée.
— ÉTYM. Chiner.
t CHIC (chi-o), s. m. Terme de verrier. Pièce qu'on fixe avec du ciment à l'ouverture du four de la glacerie. || Terme de métallurgie. Trou à la partie antérieure d'un creuset.
t CHIOCOQUE (ki-o-ko-k') , s. f. Terme de botanique. Nom de plantes de la famille des rubiacées et venant dans l'Amérique équatoriale.
— ÉTYM. Xiwv, neige, et xoxxo;, Iwie.
t CHIONANTHE (ki-o-nan-f), s. m. Terme de botanique. Nom de plantes de la famille des oléacées. Le chionanthe de Virginie est cultivé dans les jardins.
— ÉTYM. X'.wv, neige, et âv6oî, fleur.
CHIOURME (chi-our-m'), s. f. || 1» Le nombre de
forçats embarqués sur une galère, nécessaire pour la faire marcher. Par l'esprit, un pilote immobile travaille plus que toute la chiourme, balz. Romains. Rien n'est plus inhumain que de prolonger l'état d'un galérien au delà du terme prescrit; ne dites point qu'on manquerait d'hommes pour la chiourme, si on observait cette justice: la justice est préférable à la chiourme, fénel. Directions pour la conscience d'un roi, dans richelet. || l' Tous les forçats d'un bagne, jl Les chiourmes, l'ensemble des forçats dans un pays.
— REM. On a dit chiorme, même dans le xvn»
cm
iièclo. L'amiralo commande au reste des vaisseaux; Elle flotte à six rangs, et sa chiorme puissante Dans l'un et l'autre camp imprime l'épouvante, bréb. Phan: ni.
— IIIST. XVI' s. Ce pendant que les énormes des naufz faisoyent aiguade.... rab. Pant. iv, 2. Toute nostre chormo grandement se contristoit , id. ib. V, )8.
— ÈTYM. Espagn. chusma; portug. chusma, thurmn, chulma; ital. ciurma; génois, ci'usma, écrit anciennement chnsma. On tirait ce mot du latin turma; mais il est bien difficile de passer du t au eh; et l'intérieur du mot n'est pas plus favorable à cetie dérivation. Aussi Diez en a-t-il cherché une autre et proposé le grec xéXeuoiia, le commandement aux rameurs, d'oii, par extension, la troupe même des rameurs. K£),EU<j(i« a pu se transformer en cleusma, d'oi'i chusma. comme chamar, de clamare. .lal le tire du mot turc tcheurmè, chiourme.
t cmP.^GE (chi-pa-j"), s. m. Terme de tannerie. Action de faire tremper les peaux dans une dissolution de tan.
— ÉTYM. Chiper i .
t cniPÊ, ÉE (chi-pé, pée), part, passé de chiner I et chiper 2.
f CHIPEAD (chi-pfl), «. m. Nom vulgaire et spécifique du canard chipeau, dit encore ridenne et ridelle.
f 4 . CHIPER (chi-pé) , ». a. Terme de tannerie. Chiper des peaux, c'est les coudre ensemble, après les avoir jetées dans l'eau chaude, lorsque la laine en est tombée, et les remplir de tan pour les remuer ensuite avec beaucoup de force. |{ La bazane chipée est une bazane qui a reçu un apprêt particulier.
— ÉTYM. C'est sans doute l'action de ramollir les ptaux comme des chipes ou chiffes (voy. chiffe).
t 2. CHIPER (chi-pé), v.a. Dérober, voler. Terme de l'argot des écoliers.
— ÉTYM. Probablement le même radical que chipe ou chiffe (voy. chiffe), c'est-à-dire couper, rogner, comme on fait aux chiffes. Comparez aussi ces vers du XV" sifccle où chipe tient sans doute à chiper: Bandez lui les yeulz de la teste. Et pour le loier de ses truffes Ly portez de grosses buffes. Et sy en jouez à la chipe, la Passion de N. S. J. C.
t CUIPEDR, ECSE (chi-peur, peù-z') , s.m.eif. Terme populaire. Celui, celle qui a l'habitude de chiper.
— ÉTYM. Chiper 2.
t CHIPIE (chi-pie), s. f. Terme populaire. Femme ou fille désagréable et dédaigneuse.
— ÉTYM. Il y a dans l'ancien haut-allem. chêpisa; moy. haut-allem. këbese; anglo-saxon, cifese, courtisane. On trouve aussi dans l'ancien français c/itpoe, qui pnraît signifier air dédaigneux et désagréable. Sage fu et courtoise, sansboban, sans chipoe, Berte, xxxiii.
■j- CHIPOLATA (chi-po-Ia-ta) , s. f. Sorte de ragoût à l'oignon et aux ciboules. || Perdreaux à la chipolata, membres de perdreaux cuits dans du boidllon aiguisé d'un vei.'e de vin blanc, avec du lard coupé en dés, des champignons, de petits oignons passés au beurre, petites saucisses, marrons grillés et croûtons frits. On peut ajouter des truffes.
— REM. Voltaire l'a fait masculin : Deux dindonneaux et un chipolata. Taureau, 6.
— ÉTYM. liai, cipollata, de cipolla, oignou (voy.