CIBOULE
j- CHIPOLIN (chi-po-lin) , s. m. Terme de construction. Sorte de peinture à la colle. On trouve aussi chipolain, chippolin.
CHIPOTER (chi-po-té) , v. n. || 1° Faire un travail, une besogne avec négligence ou lenteur. || 2° S'arrêter à fies riens, faire des difficultés pour se décider. Vive les gens faciles en affaires! la via est trop courte pour chipoter, volt. Lett. Chauvelin, 3 octobre 1700. Il Marchander mesquinement. Ceux qui chipotent et qui s'en vontdisant : l'aurons-nous in-4°, l'aurons-nous in-8° (Corneille avec le commentaire)? aurons-nous pour deux louis huit ou dix volumes.... 11). Lett. d'Àrgental, 2* aoilt I76(.
— HIST. xvi» s. Ce ne sera jamais fait pour qui voudra chipoter tous les mots, tabodrot, dans le Dict. de DOCHEZ.
— f.TYM. Wall. kipoU, manier d'une façon rude et indiscrète. Grandgagnage demande s'il faut y voir le hollandais poote, bas-saxon pote, patte, avec ki qui répond au latin cum. Mais il est plus probable qu'il y a 1,\ le radical qui se trouve dans c/w'pe, chiffe (voy. chiffe).
ÇHIPOTIER, lÊRK (chi-po-tié, tiê-r'), s. m. et f. Celui celle qui ne fait que chipoter. Terme familier. - tTYM. Chipoitr.
cm
t CHIPPES (chi-p'), s. f. plur. Rognures.
— ÉTYM. Voy. CHIPER 2.
t. CHIQUE (chi-k'), s. f. Nom vulgaire du dermatophile pénétrant, qui est la puce pénétrante de certains auteurs, et qui, .s'insinuant sous la peau, cause de vives démangeaisons.
— ÉTYM. De même radical que l'espagnol chico, petit, et chique 2.
2. CHIQDE (chi-k'), s. f. || 1° La quantité de tabac qu'on met dans la bouche. Mâcher une chique. Il 2° Cocon peu fourni en soie, et sans consistance. Il Soie qui en provient. || 3° Nom, dans quelques provinces, de la petite boule de marbre ou de terre cuite avec laquelle les enfants jouent.
— HIST. XVI* s. Chique [petite boule], oudin, Dictionn.
— ÉTYM. Wallon, chiche ; picard, chike, morceau de pain; norm. chique, chiffon. La chique est un petit morceau et a même radical que l'espagnol chico, petit (voy. chiche); c'est pour cela que ce mot s'applique à des objets très-divers.
CHIQUENAUDE (chi-ke-nô-d'), s. f. Coup appliqué au moyen du doigt du milieu dont le bout est appuyé ferme sous le bout du pouce, et que l'on desserre avec effort. Il [Monsieur] me demanda sans aucun préambule si son nez me paraissait propre à recevoir des chiquenaudes, hetz, iv, 4 69. Je ne puis pardonner à Descartes : il aurait bien voulu, dans toute sa philosophie, pouvoir se passer de Dieu ; mais il n'a pu s'empêcher de lui faire donner une chiquenaude pour mettre le monde en mouvement,PASCAL, Pensées, i, < 9, 5t. Les uns donnaient à Mme Panache une pistole ou un écu, les autres des chiquenaudes et des croquignoles, st-sim. 44, 8. Il 11 ne lui a pas donné une chiquenaude, il ne l'a pas frappé. La moindre chiquenaude qu'il me donnera, je crierai de toute ma force, montesq. Leur, pers. 5(.