‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 396 sur 504 · CITÉ I · texte numérisé non relu

CITÉ I

CITATEUR (si-ta-tcur), s. m. Celui qui habituellement fait des citations dans sa conversation ou dans ses écrits. || Titre de livres contenant des recueils de citations.

— KTYSI. Ciler.

CITATION (sita-sion; en poésie, de quatre syllabes),!, f. Il l'Iormo de droit. Ajournement par acte notilié jiar huissier, pour comparaitie devant le juge. Cellule de citation. Citation en conciliation devant le juge de paiï. || L'acte qui constate la citation. Les témoins doivent repré^coicr la citation qui Icura été donnée. || 2" L'ordre que le grand maître envoyait à tous Its chevaliers de .se leiulre.N Malte, en certaines occasions. || 3" Passage emprunté A un auteur qui peut faire autorité. Des citations m ilii|iliées. Jejiistifierai dans celle letlre la vérité de mes cilalions contre les faus.selés que vous m'imposez, pasc. t'rov. t3. Jamais Lise h souper ne prie Un pédantàcilalions, VOLT. I.ell. en vers et en pro.ie, m.

— ItlST. xiv s. Un iribun a cilé Ceson devant le peuple; laquelle citation.... iiEncnELnE, f- M, verso. Il XV' s. Paisibles soit ^ans mouvoir guerre. Citation, cont>inpt,ryote, t. l-kschamps, Poé;iies mss. • oi'. dans lacliinf..

Ii,r •^■'^^■*'' '■™'^"Ç- cilalinn, espagn. cilacion; liai, cxuuiotui dulaUa citadoiicm, do citare, ciler.

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t CIT.iTOTRE (si-ta-toi-r'), adj. Terme d'ancienne inrisprudenco. Qui ciie, qui ordonne de comparaître.

— ETYM. Ciler; provenç. cilatnri.

t. CirP, («i-té), s. f. Il 1" Autrefois territoire dont les luibiianlsse gouvernaient |iar leurs propres lois. Les cités lie l'ancienne Grèce. Les nicuibios d'une cité libre. Kn le sens, une cité pouvait ne renfermer que des bourgades ou des lieux fortifiés. || Le droit do cité, la jouissance de tous les droits poliliqiies communs aux citoyens. || Corps des citoyens. Kn ce sens on oppose la cilé îl la famille. || 2" Ville. Les grandes ciiés d'un pays. Les llorissanles cités de l'Italie durant le moyen Sgc. Lyon est une cilé iiuliislrielle. (^ palaisde David et i-a chère cilé, bac. Alliai. M, '•'. Le scignciira détruit la reine da cités, m. ib. III, 7. Itebàtisscz son Icmple et peuplez vos cités, in. Fslli. Il, !>. Nous avons vu .\ ses pieds la pécheresse de la cité, mass. Temples. Deç,\, delà lutlait mainte troupe rangée; Mainte grande cité gémissait afnigée, hécnier, Ép. i. H vit son éléphant couché sur l'aulre rive; Il le prend, il l'empoile, au haut du mont arrive, Hencontrc une esplanade, et puis une cilé; Un cri par l'élèphanl cstaussiiùt jeté; Le peuple aii.ssitiit sort en armes, la font, l'iibl. x, M. Mais du discours enfin riiarmonieuse adiessc Rassembla les lui mains dans les foiélsépars, Ijifeiina les cités do murs et de remparts, iioili-:au, /trt ;>. iv. Persécuteur nouveau de celle cilé sainte (la Mecque], D'où vient que ton audace en profane l'cnccinte? volt, tlaltomet, i, 4. Il fonde les cités, familles immortelles, Kt pour les soutenir il élève les lois. Oui, décos monuments colonnes éternelles. Du tem[ile social se divisent le poids, lamabt. llarm. ii, tn. || Kig. L'Église catholique, cilé sainte, dont toutes les pierres sont vivantes, iîoss. Uarie- Thcr. Il La cilé sainte ou céleste, le séjour de Dieu et des hicnhcurcux. Qu'ils pleuicnl, ô mon Dieu, qu'ds frémissent de crainte. Ces malheureux qui de ta cilé sainte Ne verionl point l'éiernelle splendeur, HACiNE, Athalie, ii,a. ||La sainte cilé, Jérusalem. Pauvres chevaliers do la sainte cité, les templiers. Il Ui cilé riiluro, le pirailis. || Cité de Dieu, titre d'un ouvrage de s.iint Augustin. !| 3° La partie la plus ancienne d'une ville ; celle où se trouve la cathédrale. On divisait autrefois Paris en ville, cilé et université. || i" Knsemble do maisons qui, dans une grande ville, se tiennent et ont quelques règles spéciales cl une sorte d'association. || Cités ouvrières, nom qu'on a donné h de grands bAlimenis conçus récomment et destinés A loger les ouvriers, qui y seraient soumis à quelques arrangements économiques coniniiins.

— SYN. cité, ville. Ville, plus général que cité, exprime seulement une agglomération considérable de mai.sons et d'Iiabiianls. Cité, même en éliminant le sens antique, a oute ;\ celte idée cl repiéscnte la ville comme une personne politique qui a des droits, des devoirs, des fonctions.

— IIIST. XI' s. Mur ne cilet n'i est remès [resté] ;\ fraindre. Cit. de liai. i. || xii' s. Au temps ccstiii fil Romulus Lacitéde Rome cl Remus;Krere furent.... lloman du Ilriil, f° m.dans lacurne. Cilé n'i a qui contre lui se taigne [tienne]. Houe. p. l. Clair luit la lune par la cité anlie,t(j. p. i*7. Il fut normant, de la cil de Coslance, i7i. p. I05. La sainte cilé, quant elc fii douée es mains des enemis, llacliab. 1, 2. Vous irez à Cologne la fort cité garnie, Sax. VII. Ne volt rien pur cis faire : dune s'en sunl returné, K li sainz arcevcsque ala à sa cilé. Th. le mart. t20. {| xiii* s. Kt pour noient demandissiés plus bêle cité ne plus fort, vili.eh. xi.iv. ,\ Paris la cilé [j'] estoie un venredi, Iterlc, i. Kl je fui amenée en la cit de Paris, ib. xxx. Droit vers Paris s'en vont, la cilé noble et gcnl, ib. cxxxiv. Il n'i a mais nul franc, no prelas, ne b.iron. N'en chité, ne à ville, ne en religion, huteb. 2H4. || xv s. Donné le jour Saint Valenlin martir, Kn la cité de gracieux désir. Où avotis fait nostre conseil tenir Par Ciipjdo et Venus souverains, en. n'ont,. La leclrede retenue Klles désirent les citez, Les iloiilz mos à eulx [elles] recitez, Kesles, marchiez et le theatro, e, liEscii. Poésies mss. C f>2S, dans LACtnNE. Kn pluseurs villes et citez des païs et royaumes du monde, m. t(». f' su:,, l'equil au dit ambassadeur qii'ilz lui fissent faire ouverture par le dil des Cordes de la cilé d'Arras; cai lors il y avoit murailles enlre la ville et la cité, et portes fermans contre !a dite cilé; cl maintenant ou a l'opposile, car la cilé ferme contre la ville, COM.M. J/ei/i. p. 3114, dans LACL'RNE.

— ÊTYM. Piovenç. ciu, fi»i/a(, ciulal. eif.tal ; calai, viuliil; espagn. ciudail; portug. ciilade: ilal. ct((<i;du latin ciUtalem, cilé. On remarqueta l'ancien

CÎT

français cif, et le provençal cm, rui viennent non de rii iiâtem où l'accent esi sur la, mais de cirilat où l'accent est sur ri; de sorie que ci( et cm est le nominatif, elci'tii, ciK/nl.le régime: c'est un des Irèsraics exemples où, dans le françaiset le provençal, les noms en as ont conservé le nominatif et le régime latins.

2. C.ITI':, f.F. (si-lé, tée). part, passé. || !• Sommé de coniparalire. Cilé devant le juge. {| 2" Allégué en forme ileciialion. Les passages do l'Écrilure cités par lîossnel. L'auteur cilé. {| 3" Nommé, renommé. Il est cité pour sa bravoure.

t Ci'I'KAL'X (si-lù), ». m. Nom de la principale maison de l'ordre des liernanlins, qui, émané de celui do St-I',eiioll, a eu pour insliluleiir siiinl Robert, abbé de Moléme. Ccl abbé, en iiniK, se relira avec 20 de ses religieux dans un lieu appelé Cîteaiix, îl 5 lieues de Dijon, diocèse do Cli.Mon-snr-Saône, et saint Bernard en 1 1 la y condiiisit ao de ses compagnons. Kn France on appelle lîornardins tous les religieux de l'ordre deCIteaux. 11 y a des religieuses de cet ordre appelées récollellos de CIleaux.

— f.TYM. Voy. CISTEllCIEN.

CITER (si -té), r. a. || 1° Appeler à comparaîtr» devant le juge. Clcr un débileur en conciliation. On le cita au concile. Celle dernière aurore éveillera les morts; L'ange rasseinlileia les débiis de nos corps; Il les ira citer au fond de loin asile, la font. Odes, VI, 8. Il 2'Kn parlant du grand maître de Malle, sommer les chevaliers de .se rendre à Malle. Tous les chevaliers furent cités à Malle, parce (|ue l'Ile était menacée par les Turcs. || 3" Rapporter un texte à l'appui de ce que l'on avance. Quoique Je ne fasse que rapporter simplement et citer fidclemenl leurs paroles, pasc. I'iov. 7. Ce passage que S. Paul cite ici, iioss. Ilist. II, 7. Il cil.i'l la Ste Écriture et les Pères, sÉv. iiG. LJi-dessus il cita Virgile et Cicéron, Avec force traits de science, la font, l'abl. ix, 5. On citait d'Apollon l'oracle solennel; On menaçait ce fils du meiirlre paternel, volt. OEdipe, m, 4. Il Absolument. Hérille, soit qu'il parle, (lu'il harangue ou qu'il écrive, veut ciler, la rniuv. xii. || Familièrement. Citer son auteur, nommer celui de qui l'on lient une nouvelle. Vous [lonvez répéter ce que je viens de vous diie, mais ne me citez pas. || 4° Indiquer, désigner une personne, une chose digne d'attention. On cile partout celte femme pour son élégance. Calignla, Néron, Monstres dont i regret je cile ici !e nom, pac. Itércn. Ii, 2. Je pourrais vouscilerdespontifcs ingrats,»!. j.ciiÉN. Charles IX, m, 2. Au rang de ces grands noms nous pouvons être admis; Soyons cités comme eux au rang des vrais amis. a. ciién. t8t. || S-Se ciler, v.réfl. Rien n'est plus désagréable qu'un homme qui .se cite luimême h tout propos, LAiiociiEF. Réf. div. l"3, 6. Leurs officiers élaienl dignes d'eux ou le devenaient; car, pour conserver l'ascetHlanl de son grade sur de pareils hommes, il fallait avoir à leur montrer des cicatrices et pouvoir se citer soi-même, sÉoun, llisl. de \apol. m , 3.

— SYN. CITER, ALLÉGLEP. Alléguer est plus général que citer. On allègue toutes sortes de choses, des faits, des raisons, des passages d'auteurs. Mais on ne cile que des p.assages empruntés à des écrivains, ou des paroles entendues.

— IIIST. xiv s. Quant il virent que li père citez ne vcnoienl pas en sénat, DEnciiEunE, f° C3, tcrîo. il xvi' s. Citer les auteurs par contons, card. du PERRON, dans le Dicl. de ncciiEz.

— RTYM. Prov»nç. cl espagn. cilar; ital. citare; du latin cilare, meure en mouvement, faire venir, citer, fréquentatif do ciere, mouvoir.

ClTf.RIEUR, EURE (si-lé-ri-eur, eu r'), adj. Terme do géographie. Qui est en deç.\, de nolro coté. Les Alpes cilérieures. L'Inde cilérieure, l'Inde en dcç.'l du Gange.

— fvrv.M. Latin eilcrior, de cis, en deçi. CITEU.VE (si-tèr-n'), s. f. || 1° Réservoir où l'on

recueille et conserve les eaux pluviales. || 2° Terme de marine. Petit navire iiour porter l'eau douce aux b.Alimeulsonrade.ll 3° Termod'anatomie. Ci terne lombaire ou réservoir de Pecquel, dilatation que présente le can.al tlioracique .\ son origine, dans la région lombaire, cl où alwulissenl les vaisseiux cliylifères.

— IIIST. XII' s. Kl li alquant se muscierent en fosses, e en rochiers, c en cistornes, Hois. 42. Rendez-vous bonemeni, puis esterez vous en bons pais, et tendrez voz bêles vignes, et voz bones cistornes et vos riches mananlisos, ib. 4io. || xiii*s. Ce est les eves des cislemes qui sunl de pluie, mua Dieax en s:inc. l'snulifr. f"95. Tanilis que i! les eramenoit, une vielz citerne sur quoi il passa, li fondi desous; li trois cheval et il alerent au fons, joinv.

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