CLY
— HIST. XI' S. Cheent li clou [des escuz], se peceient les boucles, Ch. de Uni. CCLXI. || xa' s. X trois clos d'or [il] ferma [fixa] son Konfaiion. Ilnnc. p. 7i. Isaias cumnnilad que l'um figes [f.gues] Il porlast, si en fist un emplastre, e fist là mètre sur un clou que li reis out ù il se duleit, /lois, 4)7. Et prent l'espieu à or resplendissant, X cinq clox d'or l'cnsaigne bauliant, Raoul de C. 20. || xiif s. Si [elle] saignoit com ce fust perceUre de clo, Berte. xxxii. Sa coroie. Dont li cloet [petits clous] sont délié, Ren. 29826. Et par un als cui ert fendue [où il y avait une fente]. Vit la viele au clou pendue, t6. 42260. Li clou furent d'or esmeré [purifié] . Oui ercnl el tissu doré, la Rose, (089. || xiv» s. Car tuit estoient mal traitié ; Boces avoieiit et grans clos Dont on moroit.... macuault, p. 73. || xv s. Le comte de Charolois, qui estolt jeune et vert, et dur malement à ployer, les [les villes de la Somme] eust pu tenir à fer et à doux, en non tost les restituant à la première demande, G. chastel. Chr. des ducs de Bourg. 11, ch. 3). On le met à un sac à part, Et le laisse-on pendre au clou, coquill. Lhoils nouv. Il la tient à fer et à clou [il y tient beaucoup], LOUIS XI, Nouv. XXII. Lasentence définitive en est taillée de demourer pendue au clou, lo. ib. xcii. i; xvi' s. Dieu tient le clou du gouvernail, pour tourner leurs efîors à exécuter ses jugemens, cai.v. Inslit. 400. Les katholiques se plaignoient de ce que Montauban, .Sancerre, etc. faisoient compter les doux de leurs portes aux garnisons qu'on leur envoyoit, d'aub. Hist. i, 26). Un clou repousse l'autre; en la mesme façon Tu auras vers pour vers et ctianson pour chanson, noNS. Élég. 33. Clou, nommé du vulgaire cor, est durillon qui vient aux jointures des orteils, PARi!, y, 2). doux de girolle, id. vu, )3. Les vulgaires appellent les charbons clouds, parce que la matière d'iceiix cause douleur semblable comme si un cloud estolt fiché à la partie, id. xxiv, 36. Et pendant le procès les bons maris demouierent en la prison, attendans la sentence diffinitive qui, pour le nombre infini d'eulx, en est taillée de demourer pendue au clou, marg. Nouv. xcii. Il sembloit que cette ordonnance, tant de fois réitérée, eut esté, comme l'on dit, fichée à doux de diaraans, pas- QUiEi!, Recherches , liv. m , p. 237 , dans lacurne.
— ÉTYM. Picard, cleu; bourgulg. c(i5; wallon, cld; rouchi, clau; provenç. clati ; espagn. clavo ; portug. cravo; ital. chiavo; du latin clavus, de même radical que clavis (voy. clef).
t CLOUAf.E (klou-a-j") , s. m. Action de clouer. Il Rép-irtilion des clous sur un corps quelconque.
— f.TYM. Clouer.
t CLOUCOURDE (klou-kour-d'), s. f. Autre nom do la coquelourde.
+ CLOUUET (klou-dé), s. m. Un des noms locaux du hibou.
CLOUÉ, ÉE (klou-é, ée). part, passé. Fixé avec des clous. Et que vous m'allez faire un second Ixion, Cloué là-bas sur sa roue. Pour avoir trop permis à son alTection, malu. v, 8. || Par extension. Ce cavalier est cloué sur son cheval, il s'y tient très-solidement. Il Fig. Cloué à son bureau, y travaillant avec une extrême assiduité. Tous les jours, malgré moi, cloué sur un ouvrage, boil. Sat. 11. Je l'ai vu cloué tout le jour sur sa cliaise, j. j. rouss. Ém. m. Il Terme de blason. Garni de clous d'un émail spécial.
t CLOUEMENT (klou-man), î. m. Action de clouer ; résultat de cette action. || Particulièrement, mise en croix du Christ.
— ÉTVM. Clouer.
CLOUER (klou-é), «. a. \\ 1" Fixer avec des clous. Clouer des lalles, des planches. || Par extension. Le Irait perça .son bouclier et le lui cloua sur la poitrine. Il dit, et son épée,-enfonçant la cuirasse. Le traverse et le cloue à cet infâme bois [un gibet qui était derrière], MASSON, Ilelxél. m. || Enfermer avec des clous. X sa mort on le cloue dans une bière, }. i. ROUSS. Lm. 1. Il En termes de mer, clouer son pavillon, le fixer au milt du navire, de manière qu'il ne Ijcut plus être amené : ce qui indique la détermination d'un équipage de ne pas se rendre. || 2° Fig. Fixer. Il saisit son adversaire et le cloua contre la muraille. Une malad.e cruelle me cloue dans mon lit. Sans clouer de l'esprit à ses moindres propos, MOL y. sav. 1, 3. A moins que a'ètre cloué à Paris, rien n'eût pu m'empècher d'aller aujourd'hui à Poissy, TOIT. Leil. )04. Nous sommes cloués par la destinée chacun chez nous, volt. I.etires, lime de CliampbOTtin, )7 nov. )7G4. Regrettez la torpeur qui vous cloue à la terre, a. de musset. Poésies nouv. Souvenir. Il 3» Se clouer, v. réfl. S'arrêter, se fixer. Ses pieds se douèrent sur le carreau. D'Hacqueville veut qu'il
DICT. DE LA LAMGUE PRANÇAISg
ne se cloue point à Saint-Michel [qu'il n'y reste pas toujours], siîv. )97.
— HIST. XIII* Ah! sire Dieu, fait-ele, qui te laissas cloer.... Berte, XMir. Seles fuslines [de bois] clouées seur les auves derrière de. clous d'eslain sanz nul clou doré, l.iv. des met. 211. C'est cil qui nasqui «ans pechié; C'est cil qui soufri atachié Son cors en la crois et cloé, ruteb. ii, )42. Trop pou fu de tlex hommes, ne de si bien doez. Puisque Dieu fu por nous en sainte croix doez, j. dp. meuno, Tist. )04. Il XVI* s. M. d'Orléans est cloué sur son livre et dit qu'il veut être saige.MARO. Lett. xxx. Il sembloit que ce fust une seule masse de toute la multitude, et un seul corps cloué ensemble, amyot, Pyrrhus. 70.
— ÉTYM. Clou; wallon, claicer; rouchi, claure ; espagn. clavar; ital. chiovare.
t CLOliET(klou-è), i. m. Petit oiseau de tonnelier, j CLOUIËRE (kiou-iè-r'), s. f. Pièce de fer pour former la tête des clous.
— ÉTYM. Clou.
CLOUTÉ, ÊE (klou-té, tée), part, passé. Garni de clous. Un étui clouté,
CLOUTER (klou-té), ». a. Garnir de clous a'orncment. Clouter une tabatière. || Clouter une voiture, un carrosse , garnir l'Impériale d'un cairosse de plusieurs rangs de gros clous bronzés, pour un ileud de cour. II n'y a que le roi et la famille royale qui fassent clouter leurs carrosses, Dict. de l'Acad.
— ÉTYM. Clou.
t CLOUTÈRE (klou-tè-r'), s. f. Petite enclume à l'usage dss cloutlers.
— ÉTYM. Clou.
CLOUTERIE (klou-te-rie) , s. f. Fabrique, commerce de clous. Il Fabrication des clous.
— HIST. XIII* s. Li sommiers qui porte clauelerie, tailliah. Recueil d'actes, p. )8.
— ÉTYM. Clou.
CLOUTIER (klou-tié; l'r ne se lie jamais; au pluriel l's se lie : des clou-tié-z assortis), s. m. Celui qui fabrique ou qui vend des clous.
— ÉTYM. Clou.
t CLOUTIÈRE (klou-tl»-r') ou CLOUVIÈRE (klouviè-r'), s. f. Coite à compartiments pour les dous de différentes grosseurs. || Espèce de moule de cloutier.
— ÉTYM. Clou.
t CLOWN (klôn'), s. m. Personnage grotesque de la farce anglaise. Il Dans nos cirques, artiste exécutant, avec une agilité remarquable, des exercices d'équilibre ou de souplesse, particulièrement ceux qui peuvent faire rire les spectateurs.
— ÉTYM. Angl. clown, farceur, proprement paysan, rustaud.
CLOYÈRE (klo-iè-r'; d'autres disent kloi-iè-r'), s. f. Il 1° Nom donné à un panier d'huîtres contenant 26 douzaines d'huîtres ou 300. || Le contenu de la cloyère. On a mangé à déjeuner deux cloyères d'huîtres. Il 2" Sorte de panier dans lequel on expédie le poisson.
— HIST. XIV* s. Faire mettre draps en cloiere [en pile], DU CANGE, cloeria.
— ÉTYM. Claie, anciennement cloie (voy. claie). CLUB (kluli; quelques-uns prononcent klob ou
kleub, ce qui est à peu près la prononciation anglaise, d'autres disent kioub; mais ce mot est devenu assez général pour qu'on lui laisse la prononciation française), s. m. || 1° En Anglelene, ancienne difinition du mot club donnée par Johnson et qui est vraie pour ce temps-là : une assemblée de bons camarades qui se réunissent sous certaines conditions. Il Aujourd'hui un véritable ménage aristocratique, c'est-à-dire une maisonsplendide tenue au nom d'une association de personnes ricaes. || 2° En France, réunion formée entre gens qui s'associent pour quelque but commun. Le jockey-club. || 3° Société où l'on s'entretient des aiïaires publiques. Le club des Jacobins. || Plus spécialement, association politique qui se réunit publiquement et qui est, en quelque sorte, en permanence. Dans les clubs ébranlés par leurs rauques accents II laisse s'enrouer leurs gosiers glapissants, delille. Conversation, m. Il Par extension, association qui professe des opinions exaltées et violentes. La domination des clubs.
— ETYM. Angl. club, réunion, proprement massue, dénomination prise des premières luttes entre les têles rondes et les cavaliers, les assemblées populaires s'étaiit faites pour terra.sser les adversaires. D'après Skinner, au contraire, club vient de l'anglo-saxon cUafan, diviser, parce que les dépenses se divisaient par portions égales entre les confrères. Le mot club ne paraît que chez les essayisls du temps delà reine Anne, mais il est plus ancien.
CLUBISTE (klu-bi-sf) , s. m. Membre d'un club.
Il Celui qui , en temps Je révolution, hante les club» et y expose .ses théories politiques. |{ Homme exalté des partis révolutionnaires qui agirent avec les clubs.
— ÉTYM. Club.
t CLUNIPÈDE (klu-ni-pè-d'), s. m. Nom dorné aux oiseaux qui, comme les plongeons, ont les pieds placés en arrière du corps.
— ÉTYM. Latin clunis, fesse, et pes, pied.
t CLUNISTE (klu-ni-sf) , s. m. Religieux de l'ordre de Cluny.
t CLUNY (klu-ni). Abbaye célèbre dans le Maçonnais, à quatre lieues de MAcon, qui fut fondée, en 910, par Guillaume comte d'Auvergne. La règle du Saint-Benoît y est suivie. L'habit était noir; aussi nommait-on moines noirs les moines de Cluny.
t CLUPf.E (klu-pée), s. f. Terme d'ichlhyologie. Les dupées, les poissons appartenant à la famille dont le hareng est le type.
— ÉTYM. Latin clupea, nom d'un poisson du Pô. t CLUPÉIDE (klu-pé-i-d'), s. m. Synonyme de
dupée.
t CLUSE (klu-z'), s. f. Terme de fauconnerie. Cri que le fauconnier emploie pour faire agir les chiens, lorsque la perdrix se met à couvert de l'oiseau dans un buisson.
t CLUSER (klu-zé), V. a. Terme de vénerie. Cluser la perdrix, exciter les cliiens à la faire sortir du buisson.
— ÉTYM. Cluse.
t CLYPÉACÉ, ÉE (kli-pé-a-sé, sée), adj. Terme d'histoire naturelle. Garni d'une pièce en forme do bouclier.
— ÉTYM. Latin clypeus, bouclier.
I CLYPÉASTRE (kli-pé-a-str'), s. m. Terme d'entomologie. Genre de coléoptères. || Terme de zoologie. Genre de la famille des oursins.
— ÉTYM. Latin cUipeus, bouclier.
t CLYPÉIFORMÉ (kli-pé-i-for-m'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un bouclier.
— ÉTYM. Lat. clypeus, bouclier, el forme.
t CLYSMIEN, lENXE (kli-smiin, smiè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui est le produit d'un transport opéré par les eaux.
— ÉTYM. Kluffiià?, lavage, inondaWon.
CLYSOIR (kli-zoir), s. m. Espèce de tube ou de
tuyau d'environ un mètre de long, fait avec un tissu imperméable, terminé d'un bout par une c.v nule, et évasé en entonnoir à l'autre extrémité. Le clysoir sert à administrer un lavement.
— ÉTYM. K).û!;iiv, l.Tver (voy. clystère). tCLYSOPO.MPE (kli-zo-pon-p'), s. f. Instrument
analogue au clysoir, sinon qj'une petite pompe annexée y rend le jet continu.
— ÉTYM. Clysoir, et pompe.
t CLYSSE (kli-s'), s. m. Terme d'ancienne chimie. Mélange de différentes substances, et aussi do plusieurs préparations d'une même substance.
CLYSTÈRE (kli-slér'), s. m. Injection d'eau chargée ou non d'un médicament, qui se fait par le fondement. On lui donne maints clystèies, la font. Glout. De quoi vous mêlez-vous de vous upposeraux ordonnances de la médecine et d'empêcher monsieur de prendre mon clystère? mol. Mal. im. m, 4. Un clystère que j'avais pris plaisir à composer moimême, inventé et formé dans toutes les règles de l'art, ID. tt. m, 6.
— SYN. clystère, lavement, remède. Ces mots sont placés ici selon l'ordre chronologique de leur succession dans la langue. Cljstère ne se dit plus guère; lavement lui a succédé; et, sous le règne de Louis XIV, l'abbé de Saint-Cyran le mettait déjà au rang des mots déshonnêtes qu'il reprochait au P. Garasse. On a substitué de nos jours lo terme de remède à celui de lave:nent. Remède est équivoque, mais c'est par cette raison même qu'il est honnête. Clystère n'est plus employé que dans le burlesque; lavement, dans les auteurs de médecine; remède, dans le langage ordinaire, Eneyclop.
t. III, p. 553.
— HIST. xiu* s. Si convient faire une clistere d'ewe, ALEBHANT, f° )9. || XV* S. La cause de sa maladie fut pource que son médecin lui bailla un clystère liop fort, MONSTREL. 1, ch. )45. ||xvi' S. On lui donnera clysteres, suppositoires, ou nouets acres et cuisans, PARÉ, VI, 8. Clystère, c'est à dire ablution ou lavement, est une injection appropriée au siège et aux intestins, id. xxv, 22. les cigoignes, se donner elles-mesmes des clysteres à tout de l'eau marine,
— ÉTYM. KXu-sTTp, de xXûCeiv, laver.
t CLYSTÉRISATION (kli-slé-ri-na-sion ), ». f. Action de clystériser.
COA
t ÇLYSTÊniSER (kli-sté-ri-té), v. a. Administrer
un civsi.'rij.
— iiisr. xvi» s. Il faut purger, saigner, venloueer, clysterisnr. PAnÉ, v, 7,
— f.TYM, Clyxlère.
f CM:I' (kii'f ), ». m. Nom d'un dieu des Egyptiens. aïKjUcl ilsaiiriluiaioiU la création <lii monde, et qu'ils roiH-ùseniaionl avec un œuf sortant de sa houclic, parce «pie l'a-iif était leur signe liifiroglyphiipie pour signifier le monde.
t CNfiMIDK (kné-mi-d'), s. f. Terme d'antiquité. Espèce de bottine défensive que portaient les soldats grecs.
— f.TYM. K'-riuit;. dey.vr.nii, jambe.
t CMIiOSK (kui-dô-z'), s. f. Terme de médecine. Prurit comparé h celui ipie cause l'orlie.
— fTY-M. Kviôiii^i;, urticaiion, de -/.viÔT), orlie.
■f CO....C()>I.... COX.... suivant la lettre qui commence le mot composé avec co, com ou con. Préfixe qui inlicpie réunion, aijoiiclion, et qui répond à la prépo.^ilion latine cum, avec.
CO.ACCUSÉ, ÉK (ko-a-ku-zé, zée), s. m. et f. Ternie de ilioil criminel. Celui, celle qui est accusée de participation à un délit. Ses coaccusés le chargèrent lieaucoun.
— Etym. Co.... préfi.xe, et accusé.
f CO.VCOmîKian (ko-a-ké-reur), s. m. Celui avec qui l'on acquiert en commun. || On indii|uc le féminin coacquéresse ou coacquéreuse. La femme de l'acquéreur est entendue co:ic(piéressc.
— lllST. XVI* s. La femme de l'acc|uercur est entendue coacquéresse ou fiire l'acc|uest pour la moitié, Nouieau coust. gi'nér. t. i, p. 514.
— ÈTYM. Co.... préfixe, et acquéreur.
■f COACQUISITIO.N (ko-aki-zi-sion), s. f. Action d'acquérir en commun avec un autre; état de coacquéreur.
— lllST. XVI* s. Coacquisition, Nouteau coustum. gêner, t. i, p. 715.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et acquisition.
\ COACTKUU (ko-a-kteur), s. m. Terme d'antiquité romaine. Receveur d'impôis. || Celui qui, ilans les ventes publiques, exigeait le pri.!! de la chose vendue.
— f.TY.M. Lniin cnactor (voy. co.\ction). COACTIK, IVK (ko-ak-tif, li-v'), adj. Oui a droit
ou pouvoir lie conlraimlie. Le pouvoir de l'Église n'est point coaclif, c'est-îi-dire qu'elle ne se fait pas obéir par la force. Il ne serait rcvèlu d'aucune puissance coactive, J. J. boi:ss. l'ol. m. || Terme de philosophie. Qui agit sur le libre arbitre.
— msT. XIV* s. La loy a pui.ssance coactive ou contraignante, ouksmk. Thèse de meu.nmer.
— f.TYM. Voy COACTION.
COACI'ION (ko-a-ksion), s. f. Terme didactique. Action lie coiiiraindre îl faire ou à ne pas faire. Les plus oiiiiés coiitre-renionirants du synode de Dordrei-lit n'étaient |ias a.ssez exiravaganis [lour nier la liberté de co.iciion; ils savaient que l'homme ne veut que ce qu'il veut, fén. ui, 2»7.
— HIST. xiv* s. Kt est contraire à volonté, c'est a.ssavoir iiecessiléde coaction. ouksme, IClli. oo. Corrigié par coaction ou contrainte, id. ï'/u'»e de meunier.
— f.TYM. Latin coaclio, de coagere, contraindre, presser; de en préfixe, et agcre. pousser (voy. agih).
t COACTlVlTfi(ko-a-kti vi-té),s. f. Terme didactique. Qualité d'une force coactive.
— ÈTVM Coartif.
COAI).)UrKUK (ko-a-dju-teur), .v. m. Ecclésiastique nommé pour aider un évoque ou un archevêque dans les fonctions épiscopalcs et pour lui succé- (l;r, le siège venant h vaquer, il Dans un couveni, religieux adjoint à d'autres pour les assister dans hors fondions. || Dans l'ordre des jésuites, coailjut(ar temporel, simple frère jésuite; coadjuteur .-spirituel, jésuite qui fait en public les Irois vœux de religion, mais qui ne fait p.is le quatrième, qui est d'aller en mission où il plaira au pape.
— mST. xm* s. l'ui.sqn'il sunt as prelaz per et coadjutors, Des princes et du pueple père et exécute:;. J. iiE MKUNG, Test. 829. {| XIV* S. Los monarques font aucinis leurs coadjuleurs, ohesme. Thèse de mei;meh. Les bras de la c mtesse li anges soslenoil; Mas elc ne venit [voyait] tel coadjuteur pas. drarl de ffo.vi. v. .M7I. (Iiascunsscct que saint Paul fut tclx perseï uleur. Que de treslout mal faire fut droit coadjuteur l'b. v, û8Bl. \\ xv* s. Tels ribaudailles n'eussent osé enlrcpreiidre d'avoir occis un lel homme, si ils n'eussent eu îles coadjulcurs et souteneurs en leur emprise, Fiioiss. il, ii, f.4. Lt pour ce luy feut baillé en aide et confort son fils aisné et un chevalier, qui feuront ordonnés comme coadju-
COA
leurs du dit seigneur, juvén. de» uksi.ns. Charles VI, ttu. Ordonnons que tous nos notaires, tabellions et coadjuteiirs île nostre cour soient francs de notre scel et registre, ICstats des officiers des ducs de llourqngnc, p. •in-l, dans lacurne.
— ÈTYM. Laiin (-noi/jurorc, ailler en commun, de co.... préfixe, et ndjiirare, aider fvoy. aiiier).
COAI).IU'rOKI-:uiK(ko-a-ilju-tore-ïie),î. /'.Charge de coadjiueur. Le cardinal de Uouillon passa par Cluny et y emporta lacoadjutorerie pourson neveu, qu'il fit confirmer Si Home, st-sim. 40, ao. Le roi s'était rendu difficile s\ir les coadju tore ries d'évècliés et d abbayes, m. a»», 2Ui. La coadjutorerie de Cologne disputée entre le cardinal de l'urstenbcrg et le prince Clément de Uavière, tobcy, llém. t. i, p. (0.
— KrYM. Coadjuteur.
C0A1).IUTIUCI': (ko-a-dju-tri-»"), s. f. Religieuse qui est reçue en survivance pour être abbesse.
— f.TYJI. Coadjuteur.
t COADJUVAXr, ANTE (ko-a-djii-van, van-t'), adj. Terme didactique. Qui aide avec, qui concourt à aider. Causes coadjuvanles.
— lllST. xvi* s. A ces causes défaillantes ou pour le moins manques cl débiles pour produire lelellei, quelle cause coadjuvante peut donner secours? paré, vi, 2.1.
— liTVM. Condjuvtire l'voy. coAnjL'TEiR).
f COAD.Xfi, l';i-; (ko-a-dni, iliiée), adj. Terme de botanique. Qui est soudé par la base.
— F.TYM. Co.... préfixe, ad, à, et né.
t COAGlLAIiLE (ko-a gu-la-bl') , adj. Terme didactique. Qui a la propriété de passer brusquement de l'état liquide à l'état demi-solide, ou de l'élat demi-solide à l'état solide. L'albumine est coagulable.
— f:TYM. Coaguler.
t COAf.CLANT (ko-a-gii-lan, lan-t'), adj. Terme didacliqiie. Qui a la propriété de faire cailler le lait, de coaguler le sang, etc.
t COA(;ULArEim,TKICE(ko-a-gu-la-teur, tri-s'), adj. Terme de chimie. Qui produit la coagulation.
— f.TYM. Voy. coagulation.
COAGULATION (ko-a-gu-la-sion), s. f. Action de
faire [ias<er unesiibsiance non crislallisable, liquide ou demi -liquide, à l'élat demi-solide ou solide.
— llisr. XV* .s. Si comme en yver est prise leur pregnac on et coagulence du fruit ;\ venir engendré des vertus du souleil ou ventre de la lerre, ciihist. iiE pisAN. Chailrs V,i, cil. 12. ||xvi*s. Eccliyiiiose, c'est A dire elTiision de sang sous le cuir, avec coagulaiion duilit sang,- pahè, viii, 5.
— f;TYM. Latin conguUuio, i\c cnagniare, coaguler.
COAGULÉ, ÉE (ko-a-gu lé, lée), part, passé. Pris en caillot. Lait, sang coagulé. La monlagne du Seigneur est une montagne co.agulée, une montagne giasse. VOLT. iUxurs, prières.
COAGULER (ko-a-gn-lé), v. a. || I» Faire éprouver la coagulaiion. L'esprit de vitriol ronge de ceriains mixtes et en coagule d'autres comme .sont le sang et le lait. ciiAi'.HAS, l'Iiarm. i" partie, 5. L'eau y est [dans les pays chauds] d'un usage admirable; les liqueurs fortes y coaguleraient les globules, mû.n'tesq. Esp. XIV, lu. Il 2" Se coaguler, r. rép. Eue coagulé. Le s.ing extravasé se coagule. Pourquoi ces sels se co.igiilent-ilsdansun air que la chaleur dilate'/ volt. Feu, m. I.
— IllST. xiv* s. Tant qu'enfin je la coagule [une certaine vapeur] En soulfre qui est son agent Avec son passif vif-argent, .\at: à l'ahhim. err. 3u8. Il xvi* s. Thrombus est sang coagulé et fort noir, PARÉ, VIII, 5. Pour garder que le sang se coagule, II). ilumie. a.
— ÈTYM. LMm coâgnlare , de co.... préfixe, et d'un radical ûgnlare, dont l'origine ultérieure est fort incerlaine, peut-être le radical âg-ere, allongé, avec le suflixe ulare.
COAGUI.U.M (ko-a-gu-îom'), s. m. Terme didactique. Il 1" Partie caillée ou coagulée d'un lluide susceptible de se coaguler. || 2" Substance qui cause la coagulaiien. La i résure est un coagulum.
— f.TYM. Voy. COAGLLER.
tCOAILLE (kou-â-ll". Il mouillées), î. /". Terme de commerce. Mauvaise laine, celle de la queue.
— f.TYM. Dérivé de queue, par l'iiiteimédiaire de l'ancienne forme cne.
t COAILLKH (kou-a-Ué, H mouillées), v. n. Terme de chasse. Un chien coaille, quand il tient la queue haute en quêiant.
— f.TYM. Conille, dérivé do cne, queue.
t COALESCEXCE (ko-a-lè-ssan-s'), s. f. Terme didactique. Union de parties auparavant séparées, comme on l'observe dans la guérison des plaies simples ou dans les adhésions contre nature.
COA
--IIIST. xvi* s. La mandibule inférieure est jointe au milieu du menton par coalescence, paré, xiii, 7
— ÈTYM. Laiin coalescere, se souder, dû co, et aiescere, croître (comp. Anni.ESCE.ST).
t COALESCE.NT, ENTE (ko-a-!è-ssan, ssan-f), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est soudé avec qui ne forme qu'une seule pièce avec. Bradées coa- Icscentes.
— ÈTYM. Voy. COALESCENCE.
COALISÉ, ÉE (ko-a-li-zé, zée), part, passé. Ligué La Kussie et l'Autriche coalisées contre la France Les ouvriers coalisés pour faire hausser les salaires. Il Fig. Il eut à lutter contre l'ignorance et la mauvaise foi coalisées. || S. m. plur. Les coalisés, lej puissances ipii ont formé une coalition. Les coalisés envahirent la France en IH|4.
COALISER (SE) (ko-a-li-zé). || 1» Y. réfl.Former une coalition, se liguer. Des ouvriers qui se coalisent pour faire hausser les salaires. Toutes les puissances se coalisèrent en I8I3 contre la France. Il 2° F. o Engager dans une coalition. Coaliser des puissances. Coaliser des ouvriers.
— ÈTYM. Voy. COALITION.
CO.VLITIOX (ko-a li-sion; en poésie de cinq .syllabes), s. f. Il 1° Réunion de puissances, de partis ou de personnes qui poursuivent un intérêt commun. La coalition dos puissances contre la Franco. || Dans le langage politique, la coalitiori^celle des puissances contre la France en i»i:i, ou celle de diverses fractions de la chambre des députés contre le ministère en isas. || Fig. Faut-il encore, pour que les plaintes des malheureux .soient écoulées, former une coalition monstrueuse entre l'iiitiigue et la probité, le crédit et l'éloquence? m.rahi;au. Collection, l. m. p. 193. !î 2° Dans l'ordre économique, union soit des patrons ou maîtres, .soit des ouvriers ou domeslicpies, pour modifier à leur profit les conditions du travail et particulièrement les salaires, solides producteurs soit des con.sommatenrs, pour modifier les prix et en général les conditions de l'échange. Coalitions ouvrières. Coalitions industrielles. || 3° Juxtaposition, coalescence. Il importait de distinguer [dans l'assemblée constituante] son existence de ses pouvoirs, sa coalition de sa constitution, sa légalité comme assemblée convoquée par autorité do sa légalité comme assemblée nationale, miiubeau, Collection, t. I, p. 57.
— ÈTYM. L.itin coalescere, se souder, se réunir (voy. coalescence).
t COALTAR (kôl-tar; c'est une faute de prononcer ko-al lar, faute commise par ceux qui ne connaissent ce mot que par l'écriture; sur les côtes do Normandie où on le connaît par l'oreille, les marins prononcent régulièremenl), s. m. Goudron provenant de la distillation de la houille.
— ÈTYM. Angl. coaltar, decoal, charbon, et tar, goudron.
t COAPfATIoy (ko-a-pta-sion), s. f. Terme do chiriirgie. Action d'adapter l'une ;\ l'autre les doux exirémités d'un os fracturé, ou de remellre à sa jilace un os luxé. ,
— ÈTYM. Co.... préfixe, et aplare, ajuster (voy. apte).
I COARCTANT, AXTE (ko-ar-ktan, ktan-f), adj. Terme didactique Qui resserre.
— ÈTYM. Coarctare, de co.... préfixe, et arclut, étroit.
t COARCTATIOX (ko-ar-kta-sion), s. f. Terme didacliipie Hétrécissemcnt d'une cavité, d'un conduit, r^oarctation de l'urètre, etc.
— f.TYM. V(iy. COARCTANT.
t COARCTÉ. ÉE (ko-ar-kté, ktée), ad;. Terme didactique. Rendu plus étroit. L'inteslin coarcté.
— ÈTYM. Voy. COARCTANT.
] COASSANT, A.NTE (ko-a-.san, san-l'), adj. Qui coasse. Le peuple coassant, les grenouilles.
COASSE.MENT (ko-a-se-man ) , s. m. Le cri des grenouilles et des crapauds. Nos chevaux qu'eiïrayait le coassement d'une multitude de grenouilles, cha- TËAUO. Itin. (20.
— ttlST. XVI* s. Les malades en parlant imitent le coax des grenouilles, paré, /ntrod. 2 ". Le coax des grenouilles, paiissy, 78. Le croaxement des grenouilles, o. nE SERRES, 43.
— ÈTYM. Coasser.
COASSER (ko-a-sé), r. n. || 1- Crier, en parlant lies grenouilles et des crapauds. |j 2° Fig. Loin des marais, où Perrault Contre nos maîtres coasse, ciiAUL. (i Voltaire. .\e ne veux pas me trouver dans la mSme ville oïl ce crapaud noir coasse, volt. Lett d'Àrgcntiil, 2i juin t/Cl.
— UE.M. 11 ne faut pas confonare coasser, qui est le cri de la grenouille , avec croatier, qui est le cri du
CGC
CGC
CGC
corbeau. Cette confusion a été faite par La Fontaine, Fahl. II. 4 : Une grenouille soupirait. Ou'i'vez-vous? te mil à lui ilire Quelqu'un du peuple cronssant; et par Voliaire, Ép. à d'AlrmOcrt : Vainemenl de Dijon l'impudent écolier Croasse contre lui du fond de son bourliier; et Stances au roi de Prusse: Il eut dos ennemis, il les dissipa tous; Et la troupe des miens dans la fange croasse.
— rilST. XVI* s. Leur harmonie estoit de coaxcr comme (ireiiouiUes, lorsqu'elles sont en amour, pake, t. m, 09:1.
— f.TY.M. Cnaxare, de vôa?, onomatopée.
COASSOCIÉ (ko-ii-so-siû), s. m. Celui (lui est associé avec un ou plusieurs autres, parliculièremeiil dans le commerce.
— RTVM. Co.... préfixe, et associé.
CO.\TI (ko-a-li), s. m. Terme d'histoire naturelle. Mammifère d'.AmOriqiie, qui est de la grosseur d un chat {rirerra nnsua et narica).
I CO-AUTI-X'K (k<vô-leur), s. m. \\ 1° Auteur, avec un autre, d'une pièce, d'un opéra etc. Il 2" Terme de droit criminel. Co-autt-ur d'un crime, celui qui, étant auieur d'un crime, l'a commis conjointement; par opposition avec les complices qui n'y entrent (pie d'une manière suliordounée.
— lîTYM. Co.... préfixe, et aul"iir.
COn^-A (ko-lié-a), s. m. ou COlîfiK (ko-hée), s. f. Terme de botanique. Genre de phiiiles grimpantes. Les cohées sont des arbrisseaux grimpants particuliers à l'Amérique tropicale.
— ÊTYM. Cobo, nom d'un naturaliste espagnol. C'est à tort que ce mot est souvent prononcé gohœa.
COB.\LT (ko-balt'), s. m. Métal d'un blanc irisé, rougcâtre, peu brillant et très-difficile à foudre. On disait aussi autrefois coliolt. Les préparations du cuivre. (lu mercure, du cobolt, j. j. noi:ss. Orig nat.
— ÉTYM. Allem. Koball, cobalt.
t COBALTIDE (ko-l)al-ti-vl') , s. m. Terme de chimie. Nom d'une famille de minéraux comprenant le cobalt et ses combinaisons.
t COBALTIKËRE (ko-bal-ti-fê-r'), adj. Qui contient du cobalt.
— ÉTYM. Cobalt, et (erre, porter.
t COBALTIQUE (ko-bal-li-k'), adj. Terme de chiinie. Qui a rapport au cobalt. Oxyde, sel, sulfure cobaltiquc.
— KlYM. Cobalt.
t COBALTISKR (ko-bal-li-zé), f. o. Couvrir de cobalt des instruments de musique de cuivre, etc.
— F.TVM. Cnball.
t COBAYE (ko-baie), s. m. Petit mammifère, dit aussi cochon d'Inde (caria cobnyï).
I COBE (ko-b'), s. m. reriue de marine. Bout de corde joint à la ralingue de la voile, dont !a longueur ne dépasse pas "U centimètres.
COBÊE (kobée). s. f. Voy. con.'EA.
t COBOLT (ko-bolt'). s. III. Terme de commerce. Arsenic métallique réduit en poudre, qui a éprouvé un commencement d'o.xydatiou par son exposition à l'air. Cobolt ou poudre à mouciies.
— ETYM. Allem. Knholt.
] CO-BOL'KGEOIS ( ko bour-jol), s. m. Celui qui a un intérêt commun avec d'autres sur un navire de commerce.
— f.TYSl. Co.... préfixe, et bourgeois.
t COBRE (ko-br'), s. f. Terme de papeterie, l'aie efBloquée.
COCA Voy. NVSIEK.
t. COCAGXE (ko-ka-gn'), s. f. Temps de réjouissance où l'on boit et mange largement. .le vois des cocagnes pour un peuple immense, des feux d'artifice..., VOLT. Letl. à Calh. 147. || Kig. Le gouvernement représentatif de la sorle est une cocagne, mon cousin, p. L. COLR. 11, 304. Il Pays de cocagne, pays imaginaire où tout abonde, où l'on trouve lout à souhait. J'ai vu de beaux ch:Ueaux, une belle campagne. —Vous êtes, mes amis, au pays de Cocagne. — Au pays de Cocagne! allons vite manger, LEGBANn, le Hoi de Cocagne, 1, t. Veut-on manger, les mets sont épars dans les plaines; Les vins les plus exquis coulent de nos fontaines; Les fruits nais eut confits dans toutes les saisons. Les chevaux tout .sellés entrent dans les maisons; Le pigeonneau farci , l'alouette rôtie Vous lombent icibas du ciel comme la jiluie, id. ib. se. 2. Taris est pour lu riche un pays de cocagdo, uoii.. Sat. vi. Ivre de Champagne, Je bats la campngne Ll vois de cocagne le pays charmant, Bi;n\Nr.. Cncnf/jw!. || MAI de cocagne, sorte de mât lisse et élevé, dressé dans les réjouissances piibliipies et portant à son sommet des objets de(iuel(|ue prix qui appartiennent à celui qui peut y arriver en grimpant.
— HIST. xui's. Li paîs a à non coquaigne. Qui plus i dort, plus i gaaigne. Fabliaux, bariiaz. edil. MÉON, t. IV, p. 170.
— Ktym. r.spagn. cuca;7a; i lai. cuccagna. D'après Géiiin , llecréat. t. II, p. 80, le mot est italien el plus particulièrement napolitain, vu que, dans les réjouissances pid)li(|ues, îi Naples, on élevait une montagne qui lançait toute sorle de choses bonnes à manger; il ajoute que c'est après l'expédition du duc do Guise en 1088 que ce mot fui introduit en France, et que, dans la traduction de Boccacc, faite au XVI' siècle. 8" journée, 'i' nnuielle, il est parlé d'un pays(pii ressenibicaupays de cocagne, niais(pii n'est pas appelé cocagne, pieuveque le mot n'existait pas encore, la preuve est mauvaise; car le mot de cncagiie et la description du pays de cocagne sont d.ins le fabliau cité il l'hisloriipie. Le mot est donc français, el non emprunté; il avait même pénétré dans l'anglo-saxon, comme le montrent des vers cités par Johnson au mot colnieg. D'après Diez il vienl de cnijuere, cuire, à l'aide des mots suivants: catalan coca; pays de Coire, coccn ; languedocien, coco; picard, couuie, qui tous siguilieiit cuisine; c'est li la vraie él;niologie. On trouve, dans l'ancien français, cocaingne en un autie sens ; Le traversiers jura seur saintes évangiles, que il n'arrcsiera ne fera arrcsier malicieusemoulle dit navel ou naviaux de l'Esglise dou Gart, pour cause do cocaingne , ne pour fero ennui ne domagc h esciant, uu cance, cocagiiim, en i:il4. Ce cocaingne-Hi vient de coy; c'est le combat de doux co(is.
t 2. COCAGXE (ko-ka-gn'), s. f. Terme de commerce. Pain conique de pastel (isatis lincioria. /,.).
— ÊTYJI. I.anguedocicn , cocagne, signifiant le kermès animal, du latin coccilç ; grec, y.o/./.o;. On a mi'me dit que là élait l'élymologie de cocugne 1, les habitants tirant un grand piolil île cette cocat-'ne et ayant ainsi nommé les bons cantons de leur province.
t COCAÏNE (ko-ka-i-n') , s. f. Terme de chimie. Nouvel alcaloïde naturel trouvé dans les fouilles de 'i'erythrnxijlnn coca.
t COCAKD (ko-kar). s. m. Voy. coquart.
COCARDE (ko-kar-d'), s. f.\\i' Insigne difi'érent de couleur et de position, se portant au chapeau, et distinguant entre elles les nations européennes ou issues de l'F.urope. || Spécialement, insigne des troupes des diflérenles nations. Coniballre sous une cocarde étrangère. || Prendre la cocarde, se faire soldat. A son voisin il s'informe S'il n'est pas venu de Rome Quelque bref portant réforme Sur les ordres du dîner. — Non, répond son camarade. Ne crains pas qu'on s'y hasarde; Car je prendrais la cocarde El me ferais pru.ssicn. Chansons joyeuses. || 2° Nfriid (pii orne la coifi'iire des feninios. Nous citons glanant sur vos pas et ramassant par-ci par-l.^ qu3lqiies petites feuilles que vous avez négligées et que nous nous atlaclions fièrement sur l'oreille en guise de cocarde, iiitina. Letl. à Volt.
— lltST. XVI' s. Velu d'une robe de couleur de roy, le bonnet à la co(iuarile, rau. Pant. v, )0.
- ÉTY.M. Cocard, coq; angl. cokade ; ainsi dit de la crête du coq.
t COCARIiEAU (ko-kar-dô), s. m. \\ 1° Jeune nomme qui fait le beau. Vieux. L'an s'est passé; mon joli cocardeau Est devenu le mari de ma belle. Mari croyant sa niallresse fidèle, ciiaulieu, J/udrigalsur L. || 2" Un des noms vulgaires de la mallliiole fenestrale, diie aussi fenestrelle, girofiée des fenêtres (cheiranthe fencstralis, L.).
— ÉTYM. Cocard.
j COCARDERIE (ko-kar-de-rie), s. f. Folie, sottise.
— IIIST. XV* s. Et pour ce est grant cocarderie X cenls qui leles nopces fonl, e. desciiamps, Uiroir du mnriage.
— ÉTYM. Cocard.
COCASSE (ko-ka-s'), adj. \\ 1° Mot du parler vulgaire signifiant plaisant, a>ec une nuance de quelque chose soit d'étrange, soit de ridicule. Cela est cocasse. Pierrots et paillasses, licaux esprits cocasses. Charment sur les [daces Le peuple ébahi, dêbano. Cocagne. \\ 2" .S', f. Sine de laitue.
— IIIST. XVI' s De rouges limaces Et d'autres
dans les creux de leurs tendres cocasses [coquilles], R. BELI.EAU, ttirgrr. t. 1. p. 7o, dans lacuhne.
— ÉTYM. Oéiiev. coijunsse, femme ou fille ridicule, femme ou fille ivrogne. Cocasse no se trouve ni dans Fiircliére ni dans nicliclet ni dans le Dictionnaire de l'Aculémio avant l'édition de I83& : il a signifié, comme on voit ,^ 1 historique, coquide, cl esl, en ce sens, un dérivé de coque; mais comment passer du sens de coquille ft celui que cp-
catse a aujourd'hui ? les intermédiaires manquent. Et ne faut-il pas philiJt y voir une dérivation de coq, cocnrt ou coijuart. aulre dérivation qui a en efTel le sens de fou, de vaurien.
t COCÂTRE (ko-kil-tr'), t. m. Terme d'économie rurale. Coq auquel on a retranché un testicule.
— ÉTYM. Coq.
t COCATRIX (ko-ka-triks'), s. m. Objet de superstitions populaires et (pie Furelière dit une espèce (le basilic qui s'engendre dans les cavernes et les puits.
— IIIST. XIII* s. Li cocalriz est boste fiere, Bettiairc. dans nu cange, cocalrix.
— ÉTYM. Espagn. cocoiriz, crocodile. C'est une altération de crocodilus , crocodile, dont le nom a passé Ji un animal fantasliipc.
t COCACTIO.X (kokô-sion) , s. f. Celui qui est caution avec un autre.
— IIIST. XVI* s. L'une des cautions qui est obligée in snlidiim [au tout] avec un autre, estant condamiKC, peut avoir son recours sur ses cocaulions cliascun pour son conlingenl, Aouieau cousl. génér.
— ÉTYM. Cn ....préfixe, et caution.
t COCC1l'i:RE(ko-ksi-rè-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte de petits globules rouges.
— ÉTYM. Coccus, grain rouge, el ferre, porter, t COCCIGRLE (ko-ksi-grue) , ». f. iNiun vulgaire
de plusieurs champignons, el , en particulier, du champignon dit, eu botaiiiipie, jiezize lenticulaire.
— ÉTYM. Voy. CnOUECIGHUE.
t COCCI.NE (ko-ksi-n'), s. f. Matière animale de la cochenille cl des insectes de la même famille.
— ÉTYM. Coccus, grain rouge.
■f COCCINELLE (ko-ksi-nè-T) , s. /■. Genre d'insectes coléopièies, dits vulgairement bêtes à Dieu, bêles à bon Dieu, bêtes du bon Dieu, bctes à 'a Vierge, vaches à Dieu.
— ÉTYM. liiminulifdu latin coccKS, grain rouge, à cause de la couleur rouge des élylres de plusieurs coccinelles.
t COCCYCIEN, EN'A'E (ko ksi-jiin, jiè-n'), adj. Terme d'anaiomie. Qui appartient au coccyx.
— ÉTYM. Coccyx.
COCCYX (ko-ksis'), s. m. Terme d'-anatomie. Petit os siiué à la partie inférieure et postérieure d'J bassin et ariicuté avec le sacrum.
— IIIST. XVI* s. Le croupion, nommé os coccyx, est composé de quatre petits osselets, paré, mil ib.
— ÉTYM. Kô/.x-..i(, le coccyx, proprement le coucou.
1. COCUE (ko-cir), s. m. Coche d'eau, grand bateau usité pour le transport des voyageurs. Six francs el ma layetie en poche. Belle nourrice de vingt ans D'Auxerreavoc moi prit le coche, hiîhang. Nourrice. Il Fig. Débar(|ué par le coche, arrivé sans ressources. M. de Clermoni, débarqué par le coche, car il n'avait rien, se targuait de son nom el de sa figure,
— itisT. XIII* s. Se il avoil sa navée ou son Cochet [bateau], Liv. desmél. 244.||xiv*s. En la nef ou coque nommée St-Esprit, KAVNOUARn. coqua. Il xv s. Quand on a:>perceul la manière des dils Anglois, les François vaillamment allèrent & eulx les uns à bateaux el les autres à petits co(|ues, juvÊN. DES LiisiN.s. Charles VI, I tnr>. || xvi' s. Tant qu'à l'onlour du monde Sa coche vagabonde Neptune conduira, du uelu vm, 11, recto.
— ÉTYM. Provenç. coqiia ; espagn. coca; ital. corca; du latin coucha, écai le el vase, dit, parassimilalion, d'un nateaii, d'un vaisseau. Ce mot a pénétré dans les lansruos germaniipies et celtiques : ancien liaui-allcmand, foci;/iu,hollaiid. *oj/; kymri, cuch; bas-brelon kokcd.
2. COCHE (ko-cli') . s. m. || 1° Grande voiture de transport en commun, que les diligences oui remplacée. Six forts chevaux liraieni un cocIic.la font. t'ai), vil, 0. Après bien du liavail le coche arrive en haut; Respirons maintenant, dit la mouche aujsilôi. m. 1(1. Elle y voit par le coclie el d'E^reux et du Mans Accourir... non.. I.nlr. 1. 1| Fig. Faire, être la mouche du coclie. fane l'empressé, .se diuiner du mouvement, s'attribuer un su cè.s dans leipiel, do fait, on n'a été pour rien; lociuion lirée de la fable où la mouche s'attribue le mérite d'avoir fait marcher le coche. || .MaïKpier le ciiclie, perdre l'occision d'arriver à ses fins. || Donner des arrhes au co lie, s'engager d'une façon (pu ne perincltra plus de so retirer. ", 2" Les personnes qui sont dans le coche. Le coche dîna h tel endroit. || 3" Anciennement, voiture. Il n'y avait sous François I" i]up deux coches dans Paris, volt. Uœurt, 121. Fallut partir; je fus bientâl conduit, Encoche clos, vers le royal réduit
coc
Que près Sainl-Paul ont vu b.ltir nos pères Par Charles cinq.... volt, la Bastille.
— HIST. XVI' s. Le privilège d'aller en coche par la Tille, MiNT. II, 03. Le vicomte (i'Auchi, lui aianl déclaré leur prison, les mena en coche à la bastille, d'amr. Ilttt. II, 122. Il n'approche d'eulx, non [ilus que feroit un homme de pied d'un coche de i-ydie, AMYOT, Nicias, I. Pays trfcs mal aisé pour les coches, d'autant qu'il est montueux, caiil. viii, 20. Une coche chargée de cinq gentilshommes, pari!,
J/umie, Hi Et que la lune à la coche atelée De
noirs chevaux sera renouvelée, bons. 090. Aucuns philosophes, empeschésà hien joindre et unir l'ame avec le corps, la lont demeurer et résider en iceluy comme un maisire en sa maison, le pilote en son navire, le cocher en son coche, charron. Sagesse, i, 8.
— ÊTYM. Espagn. coche; ital. cocchio. On le tire ordinairement du bohémien kotschi, hongrois fcofczj/, albanais colii, valaque code, allem. Kutsche, angl. cooc/i; cl celle opinion s'appuie surledired'Avila, qui écrivait en lBb3 : » On chariot couvert qui se nomme en Hongrie rocfte, le nom et l'invention sont de ce
(i pays. » Uiez remarque que cette opinion n'est pas [l favorisée par l'italien cocchio qui indique ou con- !; chida, petite coquille, ou roclcu, coquille de lima- Il çon; mais il est dirficile de contredire l'asseition / d'Avila. Il e.st probable que le mot coche, voiture, est venu de l'Italie en France au xvi* siècle; il y trouva le mot coche, bateau, qui était généralement féminin, et tous deux se confondirent; si bien que le genre en resta d'abord indécis, etondi.'iait pour une voiture aussi bien une coche qu'un coche.
3. COCHE (ko-ch'), *. f. Femelle du cochon. Grosse, vieilla coche.
— HIST. XIII* s. Or est en cest fossé chett, Tôt mort aussi coume une coche, lien. 30C8). || xv s. Tousjours troussé comme une coche, villon, Archer de llagnolet.
— ETVM. Wallon, cosi; namurois, causé, petit cochon; dialecte d'Aix-la-Chapelle, kûsch, cochon; espagn. eochino, cochaslro, cochatnbre. Diez suppose que coch* a signifié primitivement l'animal châtré, et alors il le tire de coche, entaille, comme l'espagnol carnero, mouton, vient de crena, entaille, par métathèse; mais rien ne montre que coc/ieaiteu ce sens di châtré; on ne le trouve qu'avec le sens de truie, et cochon avec celui de jeune porc. Diez rejette bien loin la dérivation celtique: kymri, hwch; bas-breton, houc/i'; Cornouailles,/ioc/i, d'où l'anglais hog ; mais le changement de l'h aspirée en c dur n'est pas impossible ici.
4. COCUE (ko-ch'), i. /". Il 1° Entaille. Faire une coche à un bâton. La coche d'une flèche. || 2" Marque faite sur une taille de bois, en usage chez les boulangers et certains marchands qui vendent à crédit. Prendre du pain, du vin à la coche. || 3° Terme de marine. En cociie se d't de la position d'un hunier et d'un perroquet lorsqu'il n'est pas possible de hisser la vergue plus haut.
— HIST. XIII* s. Si mist un quariel en coche et traistaii roi, Chron. de Ilains, p. 79. Mes moult orent ices [ces] cinq floiches Les penons bien fais et les coiches, la Rose, 9S.«. || xiv* s. L'arbalestre (il| tendi, dont fu bien doctrinez, Mist en coche un quarrel, qui bien fu empenez, Guescl. 6700. Et doit on tenir la coche de la sayette entre le doit qui est emprès le paulz [pouce] et l'autre doit d'emprès, Moùus, f" LUI. Il XV* s. Lequel a mis maintz motz en coche. Et mainte parole glosée. Et fait souldre mainte reproche Entre la simple et la rusée, cûol'ILL. Enquile de la simple cl de la rusée. \\ xvi* s. Ayant fait provisions d'engins, dont la portée cstoit proportionnée à toutes distances, les traicts courts, les coches non guures longues, amyot, Uarcel. 25. Et si n'avoit point en la machouaire de dessus les dents distinguées l'une de l'autre, ains estoit un os continuel marqué un peu par dessus de petites coches aux endroict'i oil les dents dévoient estre divisées, id. Pyrrhus, (0. La coche ou cavité du bout de l'os de la cuisse est cave comme une gouttière, paré, xiv, 52.
— ETVM. Provenç. coca; ital. cocca; angl. cock. Origine obscure, mais peut-être celtique; car on cite le gaélique sgoch. coche, kymri cosi, bas-breton coch.
t !'. COCHE (ko-ch'), s. f. Terme de chapellerie. Morceau de bois pour faire agir la corde de l'arçon.
— HIST. xin*s. Un petit vers terre s'approche. En sa main tint une grant coche; Tel me dona delez 1 oreille, La teste en oi [j'en eus] toute vermeille, ^1"- '*"**• Il XVI* s. Quelle géhenne ne souflTrenl elles [les femmes], guindées et sanglées, à tout de grosses coches sur les costez' mont, i, :io8.
— ÊTYM. Bas-lat. cocha, ccota, souche ; anc. franc.
COC
choque, qui paraît être le même que souche (voy. ciioouKR et SOUCHE).
t COCHÉ, ÉE (ko-ché, chéo), adj. Terme de peinture. Oui est fait en coche, c'cst-à dire avec une espèce d'enfoncement. Ombres trop cochées, ombres trop profondes, pour la superficie du corps qu'elles couvrent. Des draperies fort cochées.
— HIST. xvi* s. Front bien coché, cotgravk.
— ETYM. Coche 4.
CÔCHÉ, ËE (kô-ché, chée), part, passé. Une poulée rôchée par le coq.
t COCHÉE (ko-chée), adj. f. Terme de pharmacie. Pilules cochées, certaines pilules officinales qui purgent fortement.
— liisT. xvrs. Il faut purger le cerveau une fois le mois avec pilules cochées, paré, xxi, tb.
— ETYM. Il paraît leiùv h es-cocher, battre la pâte du biscuit avec la paume de la main.
t COCHELET (ko-che-Jè), s. m. Petit coq.
— HIST. XV* s. Le cochelet [coq d'un clocher] tournant.... E. descii. Poésies mss. f" au, dans lacurne.
— ETYM. Diminutif de coq.
t COCHELIVIER (ko-che-li-vié), 4'. m. Ksptce d'alouette des bois.
— ÊTYM. Ce semble être une forme particuli&re de cochevis.
t COCUÈNE (ko-chè-n'), s. m. Un des noms vulgaires du sorbier des oiseaux.
COCHKNILLAGE (ko-che-ni-lla-j', Il mouillées, et non ko-che-ni-ya-j'), s. m. Terme de teinture. Bain de cochenille, pour teindre en écarlate ou en cramoisi.
— ETYM. Cochenille.
COCHENILLE (ko-che-ni-ll'. Il mouillées, et non ko-che-ni-ye), s. f. || 1° Insecte hémiptîre, famille des gallinsectes, vivant sur le nopal et fournissant le principe colorant avec lequel on fabrique les plus belles teintures écarlates. 1| î° Le principe colorant de la cochenille. ||j4d;'. La couleur cochenille.
— HIST. xvrs. Couchille, graine d'escarlate, ou vermillon, couleur cramoisie, o. de serres. Voy.