‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 406 sur 504 · KERMÈS · texte numérisé non relu

KERMÈS

— ÉTYM. Esfpagn. coc/itnt'Ha, cloporte, cochenille, proiirement petite truie, diminutif de cochina, truie, cnchino, cochon (voy. cochon), ainsi dite à cause de l'assimilation de certains insectes au cochon; ital. cncciniglia. Le français vient de l'espagnol ou de l'italien ; l'espagnol vient certainement de cochina, truie; l'italien vient, s'il n'est pas dérivé de l'espagnol, (le coccmui, écarlate.

COCHENILLE, ËE (ko che-ni-Ué,Ilée, ^mouillées), part, passé.

COCHENlLLEIt (ko-che-ni-llé, Il mouillées, et non ko-che-iii-yé), v. o. || 1° Terme de teinture. Plonger un tissu dans un bain fait avec de la cochenille. Il 2° Récolter la cochenille.

— ETYM. Cochenille.

t COCHENILLIEU (ko-che-ni-lli-é. Il mouillées), s. m. Le nopal, sur lequel vit la cochenille.

— ETYM. Cochenille.

t. COCHER (ko-ché; l'r ne se lie pas; au pluriel l's se lie : les cochers et les cuisiniers , dites : les k> ch6-z-et....), i. m. || 1° Le conducteur d'un coche, d'un carrosse, d'an cabriolet. Un habile coclier. Ces peuples si braves et si belliqueux, et que vous dites qui sont nés pour coiLniander à tous les autres, fuient devant une armée qu'ils disaient être composée de nos cochers et de nos laquais-, voit. Leit. 74. Leur sœur [des Cominges], vieille fille de beaucoup d'esprit, de vertu et assez du monde, voulut faire une fin comme les cochers : elle épou.sa la Traisne, st-sim. 329, 78. En montant sur mon char, j'ai pris soin d'écarter Beaucoup de Phaéthons qui voulaient y monter; Dans ce hardi dessein leur ambition tremble; Chacun d'eux reconnaît qu'il en faut trébucher. Et qu'on verse toujours si l'on n'est tout ensemble Le maître et le cocher, benserade. Sur te roi revrésentant le soleil levant. \\ Cocher du corps, se disait à la cour, du cocher qui conduisait ordinairement le roi, la reine, le dauphin. || Touche cocher, et, aujourd'hui, fouette coclier, seditpoiir avertir le cocher de partir; et figuréinent pour: parlons, allons de l'avant. |l 2° Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère septentrional.

— - HIST. XVI* s. Laquais, valets de cochiers, garsons de cuysine, carl. iv, i2. Aux cochiers du roy, la somme de quarante mille livres, froumenteau. Finances, liv. i, p. 27.

— ETVM. Coche 2.

t 2. COCHER (ko-ché), V. a. Faire une entaille, une coche.

— ErVM. Coche *•

COC

COCHER (kft-ché), v. a. Couvrir la femelle et. parlant du coq, et, en généra', des autres oiseaux.

— HIST. XIII* s. Et que li mnlles [mâle] l'ait caukie [la poulo], alebrant, I* 04. Qar je l'amoie [le coq] durement. Par ce que menu et sovent Les [poules] me chauchoit l'une après l'autre, Ren. 5S5t. Il XVI* s. Les chapons prejndicient grandement aux poules, leur cmpeschant de faire des fpufs en abondance, tant en les chaucbans, qu'alfamans par leur continuelle fréquentation, o. de serres, 347. Le coq qui cauquoit.... il faut dire chauchoit en bon françois, heroald. de verv. Moyen de parvenir, dans JAUBERT Glossaire.

— f.TY.M. Picard, cofcer; Berry, jaucher, jauger, chaucher, caucher ; norm. caticAer; wallon, chaiiki, cocher et pousser : namur. chauker, [lousser; rouchi, cauqi/er; dans le Dauphiné, chauchier, fouler aux pieds; saintongeois, cliaucher. Ontirecemct de coq; mais c'est une erreur; l'ancien français, les patois et l'orthographe (aucun mot dérivé de coq n'ayant l'accent circonflexe) indiquent la véritable orthographe qui est chaidjKcroucauc/ici", du latin calcare, fouler, presser (comparez cauchemar). On entend souvent prononcer cocher, mais c'est par une confusion de paronymes avec cocher, s. m. Il en faut d'autant plus insister sur la prononciation eiîcfter,qui est la vraie.

COCHÈRE (ko-chê-r'), adj. /■. Porte coehère, porte de maison bourgeoise, assez grande pour que le cocher y fasse passer sa voiture. Richelieu avait été réduit à taxer les portes cochères de Paris, volt. iouis XIV, 2. On leva douze mille hommes par arrêt du parlement; chaque porte cochère [de Paris] fournit un homme et un cheval; celle cavalerie fut appelée cavalerie des portes cochères, m. ih. t. Il Fig. Un fonds naturel de douceur et de complaisance, un art infini.... lui ouvrirent [àBellisle] une infinité de portes; il ne négligea ni les cochères, ni les carrées, ni les rondes, st-sim. B23, 2.9.

— HIST. XVI* s. Les portes cochères et autres estoient bouchées de corps achevez ou languissans, d'aub. Ilist. II, 20.

— ÊTYM. Cocher *.

COCHET (ko-chè; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel l's se lie: des ko-chè-z ardents; cochets rime avec traits, paix, surcès, etc.), s. m. Jeune coq. Or, c'était un cochet dont notre souriceau Fit à sa mère le tableau, la font. Fabl.

— HIST. XIII* S. N'a pas grant saf ience enclose En moi, quant si petite chose, Con est un cochet, m'a boulé [trompé] , Ren. 5557. || xv* s. Plus tost est tournée [la Fortune] qu'un coquet au vent, froiss. dans DE LABORDE, Émaux, t. ii,'p. 2 1 7. Et la creste de deux cochés, eust. desch. Poésies mss. f" 440, dans LACURNE. Vieille poule à jeu ne cochet, iD.if». f* 4. Qui son couvent [convent.on, promesse] Ne tient, mais la tourne souvent , Ainsi que le coichet au vent , al. chart. Le livre des quatre dames. \\ xvi* s. Que les jeunes ccchets, sans estre chaslrés, avoient la chair aussi tendre et plus naturelle que les chapons, des- PER. Contes, Lxxxviii. Les cochets ou jeunes coqs, PARE, XXI, 5.

— ETVM. Diminutif de coq.

COCHEVIS (ko-che-vi) , s. m. Un des noms vulgaires de l'alouette crêtée, dite aussi alouette de Brie, alouette des chemins, alouette cornue , grosse alouette huppée.

— iilST. XV* s. Mauvis, mules, chardonneraulx , Cochevis, estournaux , lyneltes, Et;ST. desch. Poésies mss. f° 616, dans LACURNE. ||xvi*s. Les linottes, cochevis, pies, corneilles , chucas .... parlent et chantent, sifflent et imitent la voix humaine, paré. Animaux, 20. Je dirai avec Simonide que, comme tout cochevy a la houppe sur la teste, ainsy il faut que toutvray amour aye un peu de la jalousie, Maladie d'amour, p. <43, dans LACURNE.

— ETYJ;. 'Wallon, coklivi; namurois, coklouvi. Belon et après lui Ménage font venir ce mot do coq, elris, visage: figure de coq; élymologie trèspeu probable. D'après Grandgagnage, la première partie est en effet coij, et la seconde est germanique: anglo-saxon, lau-crk; hollandais, leeuuerik alouette: la forme primitive étant le wallon c<iklirt, ou naaiiirois coklouvi, desquels le français serait une altération. Enfin Mahn, réunissant le portugais cotovia, alouette, altéré dans l'espagnol en lotovia, et le français cochevis, en voit l'origine dans le celtique : bas-hreton, kodioch, alouette. Il est difficile de prendre un parti entre ces opinions; cependant celle de Grandgagnage paraît la plus plausible.

tCOCIILÊAlRE (ko-klé-ê-r'),nd/ Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'uu bmaçon, d'une

coc

coc

coc

spirale, ouverture cochléai re , l'ouverture de la cuisse du tympan de l'oreille, plus connue sous le nom de fenêtre ronde, qui fait communiquer cette caisse avec la rampe interne du limaçon.

— KI'YM. Lat. cochlca, limaçon; grec, xo-/).!»?. COCIII.KAIUA ( koklé-a-ri-â ) , s. m. Nom d'un

genre decruoifSres et entre autres du cochléaria {r.oehlearia officiimlis, /..), dit vulgairement cranson, herbe aux cuillers, herbe au scorbut ou harbe aux scorbutiques; et du raiTorl (cochléaria rustica, L.), dit aussi cram ou cran , et raifort sauvage.

— ÉTVM. Lat. cochléaria , herbe à la cuiller, de cochlenr, cuiller (voy. cuiller).

f C0C1ILÉ.\RIF0RME (ko-klé-a-r=-for-m') , adj. Terme d'histoire naturelle. Cui a la forme d'une cuiller.

— ÉTYM. Lat. eochlear, cuiller, et forme.

t COCHLÉE (ko-klée), s. f. Terme d'anatomie. Nom donné quelquefois au limaçon de l'oreille interne.

— ÉTYM. Lat. cnchka, limaçon; grec, xoy/ta?. + C0CHI.ÉI1-0RME (ko-klé-i-for-m'), adj. Terme

d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un colimaçon.

— ÉTYM. Cochlée, et forme.

t COi;UOIR (ko-clioir), s. m. Sorte de hache de tonnelier. || Terme de marine. Morceau de bois d'orme qui .sort pour le commettage des cordages.

— ÉTYM. Sans doute cocher 2.

t COCUOIS <ko-choi) , s. m. Outil de buis dont les ciriers se servent pouréquarrierleura flambeaux.

COCHON (ko-chon), s. m. || 1° Mammifère de la famille des pachydermes, qu'on engraisse pour l'alimentation. || Brûler un cochon, faire passer à un feu léger un cochon tué, pour débarrasser la peau des poils. Rien n'échappa de leur colère. Ni moiniUon ni béatpè.e; Robes, manteaux et capuchons. Tout fut brûlé comme cochons, la font. Cord. || Cochon de lait, cochon qui tette encore, ou qu'on nourrit de lait. Il Cochon marron, le cochon redevenu sauvage. || Avoir des yeux de cochon, avoir de trèspetits yeux. Il Camarades, amis comme cochons, ^ns qui sont entre eux dans un sans-gêne excessif. || Nous n'avons pas gardé les cochons ensemble, ou il semble que nous ayons gardé les codions ensemlile, se dit, dans un langage très-vulgaire, pour repousser une familiarité déplacée. || Sale comme un cochon. Gras comme un cochon. || 2° Chair de cochon. Manger, faire cuire du cochon. Fromage de cochon se dit dans beaucoup d'endroits pour fromage d'Italie. Il 3* Fig. et populairement, un cochon, un vilain cochon, un homme tr^s-malpropre, ou qui fait des choses sales. || Un homme qui ne fait que manger et dormir. Mener une vie de cochon. Quel est ce gros cochon qui me disait tant de mal de la pièce? VOLT. Cand. 2-2. Toutes les gazettes disent que ce gros cochon [Moustaplia] va se mettre à la tète de 300 mille hommes, lu. Lett. à Cath. 37. || Adj. Dans le langage très-trivial, sale, dégoûtant. Vous n'avez jamais rien vu de si cochon. || 4" Cochon de mer, nom vulgaire du marsouin , et, en particuUar, de l'otarie cochon de mer. || Cochon d'Inde, nom du cabiai, mammifère de l'ordre des rongeurs. || Cochon de terre , nom sous lequel Buffon a décrit l'oryctérope du Cap. || Cochon d'Amérique, cochon des bois, cochon noir, le pécari. || Cochon bas, cochon de Siam. |1 Cochon des blés, le hamster. || Cochon cerf ou de Chine , le barbiroussa. || Cochon cuirassé, le tatou. || 5° Petit insecte qu'on trouve souvent dans les lentilles. || 6° Terme de pêche. Poisson nommé aussi grondin, rouget. ||7° Mélange de métal et de scories qui obstrue quelquefois les fourneaux. || Terme d'al'tineui. Gonflement des cendres dans la coupelle. || Proverbe. Il faut mourir , petit cochon, il n'y a plus d'orge, se dit pour signifier que toutes les ressources sont épuisées.

— HIST. xiu' s. Il a los les cochons mandés. Qui en la vile sont et mainent, VEscoujle. \\ xiv s. Un maigre cochon pour la gelée, Ménagier, ii, 4. Rost: Cinq cochons.... ib. \\ xvi" s. Le petit-laict engendre ilux de ventre aux couchons, dont ils se rendent langoureux : pour laquelle cause , s'abstieiit-on de leur en bailler, ains est réservé pour les grands pourceaux, jeunes chiens, etc. o. de sekres, 2H8. Plus de cochons [jeunes porcs) porte et nourrit une truye, pliistost envieillit, id. 333. Quand on vous offre le coychon, il fait bon ouvrir le sac, palscr. p. 504. Grand rumeur, petite toison. Dit celui qui tond les cochons , lekoux de lincy , Prov. 1. 1 , p. i'2. Il ne perd point son aumosne Qui à son cochon la donne, id, ib. Manger le cochon ensemble [faire quelque machination], cotgpave.

— ÉTYM. Coche 3; bourguig. et Berry, couchon. t COCIIO.NNAILLE (kocho-nil-ir, U mouillées,

et non ko-cho-nâ-ye) , s. f. Synonyme populaire des viandes de cochon préparées que vendent les charcutiers.

— ÉTYM. Cochon.

COCHONNE, ÉE (ko-cho-né, née), part, passe. Fait mal et salement. Besogne cochonnée.

COCHONNÉE (ko-cho-née), s. f. La portée d'une truie.

— ÉTYM. Cochonner.

COCHONNER (ko-choné). || 1» V. n. Mettre bas, en parlant d'une truie. |] Se conjugue avec l'auxiliaire ai-oiV. La truie a cochonné. || 2° V. a. En langage populaire, faire mal ou salement un ouvrage.

— HIST. XVI' s. Une Iruye cochonna un cochon ayant huict jambes, quatre oreilles.... pahé,xix, 4. Les truyes pleines, et le?, laycs qui ont cochonné, veulent chacune avoir son tect à part, o. de serres, 333.

— ÉTYM. Cochon.

COCHONNERIE (ko-cho-ne-rie) , s.f.\\V Aliment de mauvaise qualité ou de mauvaise préparation. On ne nous servit que des cochonneries. || 2° Grande malpropreté. Cet homme est d'une cochonnerie dégoûtante. Il 3° Action, propos déshonnête.

— ÉTYM. Cochon.

COCHONNET (ko-cho-nè; le t ne se lie pas; au pluriel Vs se lie : les ko-clio-nè-z et la truie; cochonnets rime avec traits, paix, succès, etc.),.?. m. Il 1° Petit cochon. || 2° Sorte de dé à douze faces, marquées de un à douze. || 3° Petite boule servant de Lut aux joueurs de boule. Jouer au cochonnet, faire une partie de cochonnet.

— HIST. XVI* s. Coyschonet, palsgr. p. t87. Il jouoit à cochonnet va devant, rab. Garg.i, 22.

— ÉTYM. Diminutif de cochon.

I COCHODAN (ko-chou-an) ou COCUUAN rkochu-an), s. m. Un des noms vulgaires du petit râle d'eau.

*. COCO (ko-ko), s. m. || 1° Le fruit du cocotier. Le coco fournit un lait et une amande fort agréables au goilt. Le soleil ne sait pas sur leurs arbres profanes Mûrir le doux coco, les meilleures bananes, a. CHÉN. 228. Il Coco de mer, nom donné à deux fruits très-différents, dont l'un, très-gros, provient de la lodoïcée des Séchelles, et l'autre, le petit coco de mer, vient d'un arbre dont on ignore le pays, le fruit seul en étant connu. || 2° Ouvrage fait de l'enveloppe du coco. Une tasse de coco.

— ÉTYM. Angl. cocoa.

t 2. COCO (ko-ko), t. m. \\ 1° Terme de caresse qu'on adresse aux enfants et aux jeunes gens. Fais cela, mon coco. Quel grand coco! || 2° Terme familier de moquerie appliqué aux hommes et presque toujours ironiquement. C'est un fameux coco, un joli coco, c'est-à-dire c'est un imbécile, c'est un homme très-laid. Voilà un drôle de coco, par exemple. Il 3" Terme enfantin. Un coco, un œuf, et aussi un soulier d'enfant. Des cocos verts. Une paire de jolis cocos. Il 4°'iprme d'encouragement qui se dit quelquefois à un cheval. Hue, coco!

— ÉTYM. Ce qui paraît le plus probable, c'est que coco est pour cocot et un diminutif de coq.

3. COCO (koko), s. m. Boisson faite d'une infusion de bois de réglisse, et que l'on détaille en été dans les promenades publiques, surtout aux enfants. Il Autrefois, eau-de-vie, bran-de-vin. Boire du coco. Elle lui fit payer du coco. Cabinet satyrique , dans LEROUX, Vict. comique, qui dit que c'est un mot parisien.

— ÉTYM. Peut-être l'eau-de-vie a-t-elle été ainsi dite par l'application du terme de caresse (voy. coco 2) qu'on emploie avec les petits enfants.

t COCOIN (ko-koin) ou COCOUAN (ko-kou-an), s. m. Voy. cocHOUAN.

COCON (ko-kon), s. m. Enveloppe que se filent beaucoup de larves et dans laquelle s'opère leur dernière mue. Il Tissu filamenteux produit par le ver à soie, et dont il s'enveloppe comme d'une coque pour subir sa métamorphose. || Fig. S'enfermer dans son cocon, vivre dans la retraite, ne s'occuper que de ses affaires. || Cocon percé, voy. pehcé.

— IIIST. XVI* s. Les magniaux [vers à soie] des Sevenes de Languedoc, lesquels, tant pour leur propre naturel, que pour estre nourris da fueille de meurier noir, produisent deo coucons ou plolons grands et mois, par conséquent peu fournis de soie, 0. DE SERRES, 474. Deux OU trois jours mettent les vers à parfaire leurs escailles, p'.otons ou coucons (diversement nommés, selon les lieux), id. 487. Le coucon estant percé, les filets de la soie se treuvent tronçonnés, par conséquent indevidables, id. 400.

— ÉTYM. Ce mot paraît être un dérivé de cnquc.

On trouve dans Du Cange eoconus, cochonu$, bouchon.

t COCONILLE (ko-ko-ni-U', Il mouillées), *. f. Soie que fournissent les cocons battus, bouilli», cardés et filés.

— ÉTYM. Cocon.

t COCONNAGE(ko-ko-na-j'), s. m. Formation de» cocons.

— ÉTYM. Coconner.

t COCONNER (ko-ko-né), V. n. Faire son cocon, en parlant d'une chenille. •

— ÉTYM. Cocon.

t COCONNIÈRE(ko-ko-niè-r'), s. f Synonyme do magnanière.

— ÉTYM. Cocon.

+ COCONTRACTANT, ANTE (ko-kon-tra-ktan, ktan-t'), s. m. et/'. Celui, celle avec qui on contracte.

— HIST. XVI' s. Co-contractant, Nouveau cotutum. génér. t. i, p. 5I4.

— ÉTYM. Co, et contractant.

i <. COCOTE (ko-ko-f), s. f. Il 1° Terme enfantin pour désigner une poule. La cocote a pondu. La cocote appelle ses petits. || 2- Petit carré de papier plié de manière à présenter une ressemblance éloignée avec une poule. Faire des cocoles. Une compagnie, une file decocotes. j| 3° Fig. Terme d'amilié donné à une petite fille : ma cocote; et quelquefois à une grande fille, dans un sens un peu libre : c'est une belle cocote, une grande cocote. || 4° Dénomination populaire d'une légère inflammation du bord des paupières.

— ÉT'YM. Coq, par l'intermédiaire d'une forme cocot; ce qui donne de l'appui k i'étymologie conjecturée pour coco 2.

t 2. COCOTK (ko-ko-f), s. f. Espèce de casserole en fonte dont on se sert dans la cuisine.

— ÉTYM. Ce mot vient-il d'un diminutif de coque, au sens vague de récipient?

COCOTIER (ko-ko-lié; l'rne se lie jamais; au pluriel l's se lie : des ko-ko-tié-z élevés), s. m. Arbie de la famille des palmiers. Les cocotiers croissent souvent sur des rochers, chateaub. Génie, i, v, H.

— ÉTYM. Coc'i I.

t C0CRÉANC:eR (ko-kré-an-sié) , s. m. Celui qui est créancier d'une personne conjointement avec un ou plusieurs autres.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et créancier.

t COCRÈTE (ko-krè-f) , s. f. Un des noms de la plante dite crête de coq.

— ÉTYM. Coq, et crête.

COCTION (ko-ksion), s. f. \\ 1° Terme didactique équivalant à cuisson du langage vulgaire . La coction des aliments. || 2° Terme de physiologie. Digestion des aliments dans l'estomac. La coction, comment se ferait-elle dans l'estomac? desc. Uéth. ft,». Les aliments, changés par une prompte coction, se confondent tous en une liqueur douce, FÉs.Jit'st. 30. Il Terme de pathologie. La coction des humeurs, changement des humeurs qui les rend plus épaisses, moins acres, et propres à être expulsées. || 3° La coction des minéraux, le dernier degré de leur formation dans la terre, selon l'ancienne physique.

— HIST. 3CVI* s. La faculté retentrice sert grandement à la vertu coctrice : car la chaleur naturelle ne peut faire coction, si l'aliment n'est.... paré, Introd. 8.

— ÉTYM. Le latin eoctio, de toquere, cuire (voy.

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