CUISSON
COCU (ko-ku), î. m. Terme de mépris et trop libre. Celui dont la femme est ùifidèie. Le maudit vieillard ne voulut être cocu,hamilt. Gramm. 8. Si n'être pas cocu vous semble un si grand bien, No vous marier point en est le vrai moyen, mol. Éc. des f. v, 8. Quiconque a soixante ans vécu Et jeune fille épousera, S'il est galeux, se grattera Avec les ongles d'un cocu , Êpigr. dans riciielet. On croit, j'en suis convaincu. Que vous me faites cocu, bê- RANG. Sénat. Il Cocu en herbe, celui qui est menacé de l'être avant son mariage. Au sort d'être cocu son ascendant l'expose. Et ne l'être iju'en herbe est pour lui douce chose, id. Éc. des maris, m, <o. jj Cocu en gerbe, celui qui l'est après son mariage.
— HIST. xiii' s. Par vous.... Sui-je mis en la confrérie Saint-Crnol, le seignor des cous Dont nus ne puest estre rescous. Qui famé ait.... la Rose, »<«7. Uns dist à un autre par grand maltalent : voz estes coz, et de moi meïsine, bealm. xxx, <oi. || xv* s. Et vous pourrez ouir comment ung grant tas de vieilles commères sçavent bien trouver les manierea de faire leurs maris coqus, villon. Repues franches. Sans que le pauvre coux de la ruelle s'osast onques montrer, LOL'is xi, iVoiiu. IV. Le ipiel vous aimeriex mieux estre cous en herbe ou en gerbe [avant ou
coi)
après mariage]? iiesper. Contes, v. Kt tout ainsi comme A^opirs riil (|iie les pe(ils oyseaux rcsponilirerit au cocu |coucon|, rjui leur ilemandoit pour quelle raison il/, le fujoienl, amvot. Arntits. 3». Oui disoieni que lois et Icls s'cslnycnl faicls declarci co'pii.!! par arrcsl de la cour de paricmonl. M. est. Ajiril.pnur llérnil. cli. xil. l'.iicore faut-il estimer ces damosipii cicvetilainsy leurs maris en biens, et ne les rorKicnl co'piiiis |f.'ucus, pauvre.s] et cocus loui en.semble. bba.nt. Dnmes f)nl. t. I, p. la.'i, dans i.vcun.NE". Il fui ilit ipi'on appcUoit un homme marié cocu, qu: a\oil une femme impudiipic, d'un lie! oiseau qu'on appelle le cocu, les autres l'appolleni couquon, ainsi nommé de soncliant; cl pour ce cpie ce jjcl oiseau va pondre au nid des autres oiseau.i, estant si sol qu'il n'en sanroit faire un pour liiy, par anlitlicse et coiUrarieléon appelle celui-l?i cocu, au nid duquel on vient poiidie, c'est à dire faire des peiils, boiciiet, Scrccx. liv. i, p. 21h, dans la- CLiiNK. Non seulemenl cc-ux qui abu.sent des femmes d'aulruy. mais aussi les maiis aliusez sont appelez cocus; de sorte i|ue, ce nom cslaiil actif cl passif el commun h tous les deux, nous pouvons dire cocu cocuanl et cocu cocué, du VEnoiEn, liio. leçons, p. 5110, dans i.acuiine.
— KTYM. l'iovenç. cogol , coguns, cntiC; anc. calai, ciifius. l.c cfiiicnii est l'rrigine de ce mol, cocu dans l'ancien fr.inç.iis signillaiit le coucou. Cogid en provençal siguilie également coucou et cocu, venant de ciicûlus. coucou, qui s'est dit il côlé deciicalus. Coiix de l'aiicieii français répond :'i cuciis qui se trouve dans Isidore pour cucuIks. Cocu en français et cogol en provençal supposenl une forme cuculus, comme qui ilirait traité en coucou.
COCU.VCiK (ko-ku-a-j'), i. »n. Terme de dérision et trop lilire. Èlat de celui ipii est cocu. Je fus forcé par mon destin Ue reconnailre cocuage Pour un des dieux du mariage, i.a font. Joc.
— IIIST. XVI' s. Ils digèrent les pilules du cocuage facilement, DESPEK. Coillfi', C.XXVII.
— F.TYM. Cocii.
t COCL'KIKU (ko-ku-fi-é), r. a. Terme de dérision cl trop Idire. Faire cocu. Dont le coupable feu.... Sans respect ni demi nous a cociifié, mol. Sgan. BC. 10. S'il franchit la grande muraille, S'il cocuhc un mandarin.... bi-'iiang. Jean de l'aiis.
— f.TYM. CocH, et lesiiflixfe lier, laiiu /icarc, faire, f COCYTK (ko-si-l'), s. m. Terme de mythologie.
Un des llcuvcs qui eiiviionnaieiil les enfers.
— F.TY.M. I.alin Cocydiî, k(o-*uT(i;, de xwxûsiv, pleurer, gémir.
jCOD.X (ko-da), s. f. Terme de musique. Période finale ajoiilée à un morceau en place d'une aune qui serait moins liriil;inle. Il a fait une brillanle coda h cclln symphonie. || Hepiise finale pour lermiiier u.'i ^lellul■l, une (iguro do contredanse, une polka. Il An jilnr. Des coilas.
— f.TV.M. liai, coda, queue (voy. ce mol). CODK (ko-d'j, s. m. || 1" Mecueil des lois, des
consliliilioiis, des rescrils des empereurs romains. Il Code f'néodosion, code promulgué par Tljéodo.se le Jeune en 4a» et contenant les coiisiilulioiis des empereurs chrélicns depuis l'an ai2 de J. C. c'està-dire la 7" année du r':gnedeConslaiitin. ||CodeJu3tinien, ou, absoliimenl, le code, recueil l'ail par ordre de cet empereur, et partie du droit romain. Il 2° Nom donné par les juriscoiisvilies à des ordonnances on h des recueils d'unloiinaiices des rois de France. Code Micliau, ordonnance de ICJO, i-édigée par Michel Marillac. Code Louis, enscmhlc des ordonnances de Louis XIV. Il Le code noir, édil de <085, concernant le régime, la police el le commerce des nègres dans les colonies françaises. || 3° Dans le langage moderne, l'ensemble des dispositions légales relatives à une niatiùre .spéciale ou réunies par le législateur. Code marchand, onlonnance de la Diaiiiic de IBSI. Code pénal, Paris, I7C.">. Code rural, par Itouclicrd'.Xrgis, Pnris, i;7i. Code civil ou commentaire sur l'ordonnance d'avril l(!«7, par Serpillon, Paris, 1770. Coile Frédéric. Code Napoléon. Il 4" Kig. Ce qui r^gledans la morale, dans les lettres, danslegortt, clc. Ces maximes, je l'avoue, doivent être le code du genre humain, volt. J>iat. xv, :;• entrelifr.. D'un canton qui l'adore il eslsouvcnl l'arbitre, Le lion sens est son code, el l'équilé son lilie, st- LAMUERT, Saisons, hitcr. Iles principes n'étonncronl point ceux qui ont élu;!ié les tilres des nations dans le code non écrit du droit universel, miiiaueau, Collection, t. 1, p. 17. Genève.... Aura cru que le code inspiré par Dieu même. Toujours cité dans Home «'.si mal pratiqué, Peul-Ctre aussi dans Home était mai eipUipié, h. j. chëmkk, Charles IX, m, 2. Ainsi que mes écrits, enfants de ma jeunesse, Sjienl
COÊ
un code d'amour, de plaisir, de tendresse, A. cnÈN. I4«. [Le roi d'ivctotj .... Modèle des potentats, Prit le plaisir pour code, bérang. Yvctot. \\ 6" Terme de pharmacie. Vov. coi.ex.
— itiST. xvi« s. J'aime mieux y [au cabaret] perdre un procez Que devant tant de gosiers secs Qui no respiicnt qiij le code, J. leiiocx. 14.
— KTY.M. Codex, code, proprement tablette à écrire, de codex ou candex, assemblage de planches, des pliinclieltes ayant servi à écrire.
COOP.KITKUR (ko-dé-biteur), t. m. Terme de droit. Celui qui est tenu d'une dette conjointement avec un autre.
^ f.TY.M. Co.... préfixe, eidébilcnr.
CODÉCI.M.XTICUU (co-dé-si-ma-teur), t. m. Celui qui paitagoaii des dîmes avec un autre.
— f.TYM. Co.... préfixe, et décimaleur.
f COnfilMi (ko(lé-i-n') , s. f. Terme de chimie. Alcaloïde décoiiverl dans l'opium.
— F.TY.M. Kw^T), léle de pavot.
t CODKSIANDKl'R (ko-deman-dour), s. m. Terme de juris|)rudence. Celui qui, conjoinlemcnl avec un autre, forme une demande en justice.
— F.TYM. Co.... préfixe, et demandeur.
■f CODfil'LTR (ko-dé-pu-té), s. m. Celui qui est député conjoinlemcnl avec d'autres.
— F.TYM. Co... préfixe, et député.
CODP.TKXTEUK (ko-d«-t.an-ieur), s. m. Terme de
droit. Celui (|ui, conjointement avec un autre, délient une somme, une propriété.
— F.TYJt. Co..., préfixe, el détenteur.
f CODlirKNU (ko-dé-te-nu), s. m. Terme de jurispiiiilence criminelle. Celui qui est détenu conjointcnienl avec il'auires.
— ETYJI. Co.... préfixe, et délenu.
COliKX (ko-dùks') , s. m. Terme de pharmacie. Recueil des formules adoptées parla faculté de Paris.
— KTY.M, Viiy. conE.
COUICILLAIRE (ko-di-sil-lû-r'), adj. Qui est établi par un codicille. Legs codicillaiic.
— F.TYM. Codicillaris, de codicillus, codicille.
t CODICn.I.AST (ko-di-sil-lan), s. m. Celui qui fait un codicille.
CODICILI.K (ko-di-sil-1') , s. m. Terme de droit. Disposition de dernii'ro volonté qui a pour objet de faire une addition ou un changemciil à un testament. Je le lui donne par un codicille, révoquant à cet eiïet tous les testaments antérieurs , tolt. Lelt. d'Argenial, I7janv. 1763,
— liisT. xvi* s. Ajoiister par codicille [iun tcstamenl], mo.jt. i, I7. Knlre tesiamcnt et codicile il n'y a point de différence, i.ovsel, 3oo.
— ETYM. Codicillus, diminutif do codex (voy. code).
t COPinCATIX'R (co-di-fi-ka-teur), s. m. Auteur d'un code.
— FTYM. Codifier.
i CODIFICATIO.V (ko-di-fi-ka-sion) , s. f. Terme didacLqiie. Travail à l'efiet de réunir les lois épar- SKS en un code ou corps de législation. I| Système, Ihéorie qui rédige et coordonne les éléments de la législation, par opposition au régime des coutumes ou des lois spéciales,
— ÉTYM. Codifier.
f CODIFIER (ko-<li-fi-é), c. a. Terme didactique. Réduire des lois en un seul code ou corps.
— FTYM. Code, et le suffixe fier, \alin ficare pour facere.
CODILLE (ko-di-ir, Il mouillées), "s. m. Terme du jeu de l'hombre. Faire codiUe, gagner sans avoir fait jouer.
t CODIRECTEUR (ko-di-rè-kteur), s. m. Celui qui, conjoiulement avec un autre, dirige une entreprise.
— FTYM. Co.... préfi.xe, et directeur.
CODOXA TAIRE (ko-do-na-tC-r') , adj. Terme de
droit. X qui, conjointement avec un autre, une donation est faite.
— F.TYM. Co.... préfixe, et donataire.
COECU.M. s. m. Fausse orlliographe. Voy. c«cuH. COEFFICIE.NT (ko-è-li-si-an), s. m. Terme d'al-
gcliro. Le nombre qui, mis avant une quantité algébriipie, en multiplie la valeur. Dans 3 x, 3 est le coefficient de x.
— FTYM. Co.... préfixe, et efficient, c'est-à-dire qui fait avec.
t COKGAL, AI.E (ko-é-gal, ga-l'), adj. Terme de théologie, qui s'appliipie aux trois personnes de la Trinité pour signifier qu'elles sont égales en durée, en perfection cl en puissance.
— F,TYM. Ce... préfixe, el ('gai.
I COEGALITÉ (ko-é-ga-li-lé), ». f Qualité de coégal.
t COÉLECTEOn (ko-é-lô-kteur) , ». m. Celui qui
COÉ
jouit d'un droit d'électeur conjointement ;ivec une autre personne.
— F.TYM. Co... préfixe, et électeur.
COEI.IAQL'E (sc-li a-k'), adj. 'Terme d'anatomie.
Oui a rapport aux intestins. Altère cneliaque, tronc commun de trois artères qui vont à l'estomac, au foie el .^ la rate.
— itlST. XVI* s. L'autre s'en va au mésentère et intestins; à cause de quoy elle est appelée coeliaque ou (s'il faut ainsi parler^ ventrale, paiié, i, 22.
— ÊTYM. Koi).ix/.o;, do xot>.ia , ventre, de xot- ).o;, creux.
t COE.'HPEREUR (ko-an-pe-rcur), $. m. Celui qui est empereur avec un autre, ce qui s'est vu dans l'empire romain.
— F.TYM. Co.... préfixe, ci emyiereur.
COE.WPTIOX (ko-an-psion). s. f. Terme de droit
romain. Achat réciproque. || Une des troif sortes de mariage usitées chez les Romains, dans laquelle l'époux el l'épouse semblaient s'acheter mutuellement. . — F.TYJI. Cocmplio, do co.... préfixe, et emere, acheter.
i COEXOGONE (sti-no-go-n') , adj. Terme de zoologie. Oui produit alternalivement des œufs et des petits vivants.
— ETYM. ICo.'/ô;, commun, et yôvo^, génération.
t COEXOLOGIE (so-no-lo-jie), s. f Terme didactique. Conférence entre plusieurs individus; consultation entre plusieurs métieciii.s.
— F.TYM. Koivô:, commun, cl ).ôy'>?i discours.
t COEXOSCOPIQUE (sè-no-sko-pi-k'), adj. Terme didactique. Qui a pour objet les propriétés générales des êtres.
— ÉTYM. Koivo;, commun, et oxoitEïv, considérer.
t COEXURE (sè-nn-r'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Genre d'helminlhes caractérisé par une vésicule commune à plusieurs corps, terminés chacun par une tôle munie de ventouses et de crochets. La présence du cœniire dans le crâne des moulons détermine la maladie appelée tournis.
— F.TYM. K'/ivo;, commun, et oOpà, queue.
•f COfiQUATIOX (ko-é-koua-sion) , *. f. Répartilion réglant la part proporlionnelle de chaque con- Irihuable.
— IIIST. XVI' s. Si le seigneur , censier ou leur receveur nient avoir reçu ce qu'ils ont reçu des coequez, el s'il se trouve après le contraire, ils seront leniiz en tous les intérêts , pertes et dommages de celiiy contre lequel ils auront fait la dilte négation de réception de la ditlu cocquation, Coutluni. génér. t. n, p. :>n9.
— ETYM. Co.... préfixe, cl équation.
t COEUCinil.rrÉ (ko-tr-si-hi-li-té) , s. f. Qualité de ce qui est coerciblc. La cocrcibibté appartient aux gaz et aux vapeurs.
— F.TYM. CoercHAe.
COERCIRLE (ko-èr-silil'), adj. Terme de physique. Qui poiil être retenu entic dos parois.
— ETYM. Le latin coerccre, retenir, de co, et arcere, cnnimindre.
t COKRCIF, IVE (ko-èr-sif, si-v'), adj. Se dit moins souvent que coercitif.
— lltST. XVI' s. Discipline coercive. Ilist. de la Toison «for, t. ii, !' I5i, dans lacukiNE.
— F.TYM. Voy. COERCION.
■f COEUCIO.X (ko-èr-sion), j. f. Se dit moins souvent que coercition.
— lltST. XIII' s. El quant & ce nous obligeons et soubmetlons à la jurisdiclion et cohercion de nostre saint pcre le pape , nu ca.nge , coltercio. || xV s. Vérité ne puet nullement Avoir de fait cohercion. e. DESCii. Poésies mss. f" 3i2, dans lacuhne. |j xvi' s. L'estiH nécessaire pour la conservalion des bons el cohertion des iniques, condé, Uémoires, p. BB3.
— ETYM. Latin coercio, de coercere , retenir
(voy. COEBCIBLE).
COKItCrriF, IVE (ko-èr-si-tif, ti-v'), adj. Cap.ible d'exercer la coercition. Une puissance coercitive.
— ETYM. Voy. COEBCIBLE.
COKRCITIOX (ko-èr-si-sion), s. f. Terme de jurisprudence. Action, droil, pouvoir de conliaindre. La coercition est un des attributs de la justice.
— ETYM. Latin cocrcid'o, de coercere (voy. coer-