ABE
rangé suivant le» lettre» de r«lphRl>et. En e<> sens, abéeédaire ne diffère d'al| ' 'l'il
est moin» usité. Il 1* Qui 1' é-
cédaire. Ignorance aWcéda:ri:. i, s .i. m. ii-ui i ou s'apprend l'Abc. Donner, un abécédaire & cet fant. Les abécédaires ne sont pas ■'■'•' '■ ''■••■'■
— HIST. xvi* s. La folle cho»--
ccdaire; on peut continuer en t ; : . ,
mais non l'escholage, moht.
— KTYM. i6ee«dartus, mot composé des quatre premières lettres de l'alpnabet, et de U terminaison adjpc'ii» nri%u.
Al '' ' î'. ÉE, port. pa*$t. PetiU
oisi m're.
AliKi.yi Kh ■11 Aiirvl KR (s-bè-ké), r.o.Don-- la liccquéo. Abecquer un oiseau, et, par extensi abecquer un enfant. j^
— KKM. p:ntre les deux orthographes indiquée* R par rAc<idémie,la meilleure est abec(|iic'r. i causa r qu'elle indi<|ue la prononciation de 1
labe qui est celle de bec, un e rooin^
formé proprement dit. De plus, il u
de changer l'accent, ce qu'il faut faire
mettant un accent grave quand la syiuuo qui suii
est muette : abéque, mais au futur abéquerai.
— ETYM. À et bec ;gênBV. abicher.
ABÉK (a-bée), i. f. Ouverture par laquelle coula l'eau qui fait aller un moulin. On l'a aussi définis ouverture par où l'eau a son cours quand les moulins ne tournent pas.
— ETYM. A ei bée, ouverture, aujourd'hui bat> (voy. ce mot). On a prétendu, ce qui est possible, que abée est une corruption, une méprise, qui de {a bée a fait l'abée, d'oii abée. Abée le trouve dans LAUHieRE, Dict. du droit.
ABEILLE (a-bè-11'; Il mouillée»), ». f. Insecte qui produit le miel et la cire, et qui appartient au genre des insectes hyménoptères. Un eesaim d'abeilles se compose d'une femelle, de miles et de neutres ou ouvrières ; les femelles et les neutres sont armés d'un aiguillon long d'environ deux lignes. L'aiguillon de l'abeiile reste presque toujours dans la piqûre, si l'insect/t a été cba.»sé brusquement. L'abeille recueille le miel dans les fleurs. Comme on voit les frelons, troupe lltcbe et stérile, Aller piller le miel que l'abeille distille, noiL. Sal. i. Les lieux où croit l'encens, où murmure l'abeille, nccia. Abuf. i, 8. Jo suis chose légère et semblable aux abeilles, A nui le lx)n Platon compare nos meneiUe*, la font. tp. d Iluet. Et semblable à l'abeille en nos jardins écluse De différente» fleurs j'assemble et jo compose Le miel que je produis, j. b. rocss. Odt au C. de Iw, Le ruisseau n'apprend pas à couler dans sa pente, L'aigle à fendre les airs d'une aile indépendante, L'alieille à composer son miel, lamart. \our. m^d. v Et que mes doux regards soient suspendus au t^en. Comme l'abeille avide aux feuilles de la rose, id. ib. X. Il La reine des abeilles. Autrefois on croyait que c'était un roi. Jusqu'au son de sa voix [de Louis XIV] et à l'adresse età la grâce naturelle el majestueuse de toute sa personne le faisaient dùitinguer jusqu'à sa mort comme le roi des abeilles, stsiM. AOfl , 68. Il Le manteau impérial et les armoiries de Napoléon étaient semées d'abeilles d'or. Aussi a-ton dit quelquefois les abeilles pour l'Empire. H Constellation australe qu'on nomme aussi Mouche indienne.
— HIST. xiii' s. Et se il trovent aucun emhlant ées (abeilles) en la forest, cil qui i seront trové feront au seigneur soixante sols d'»'""'''' "■ r.v,-.. ,>„,n|. /<irn. U m'avironnerent • "T, f. 4 43. Il XV s. I.e suppli . une be7.anne [ruche] d'abcullcs, la levèrent et en prirent tout le CDUppeau et le miel de dedans, dd canob, bctana. Une multitude d'avilies, ce sont mouche* qui font la cire et le miel, m. nriJJorium. || xvi' s. Les ruches sont pleines quand les alioilles chassent opiniastrement de leurs niches les frcslons ou abeillauds, ol. de sKBaas, 447. Les abeilles ouavette», les guespes, le» freslons, pare, îï, 34. Ainsi qu'au mois d'a>"' rinvnitcii. (ii-iir PII fl.'iir. De jardin en jardin , et piller une moisson \ » Couttu.
— 6TYM. Berry, aiette,' picard, tt. efn; provenç. abriho; espagn. al>«)a; ital. ape. L'ital. ape, l'anc. franc, ée, le picard i» , ept viennent de apù; la berry vient d'un diminutif en «lt« . apetu ou avrtU; le français, le provenç. et l'espagn. d'un iliminutif aptVute. Dès les premiers temps du bas-latin, on trouve une tendance à substituer U k au p du mot primitif ; par ex. De furtis abinm, UmSal. laspitrks, p. i».
ABERAA'nON(a-l>WiMiai).«.r. || f Terme d'astronomie. Mouvement apparent obsonwdan» lesëioi-
ABU
ABl
ABl
les et qui résulte du mouvement annuel de la terre. L'étoile pouvait donner quelque marque d'aberration, VOLT. Newton, n, 1. L'aberration des étoiles dépend de la vitesse de leur lumière, combinée avec celle de la terre dans son orbite, laplace, Exp. ;v, <7. [| 2° Terme d'optique. Aberration de réfrangibilité, diffusion du foyer des rayons lumineux concentrés par un verre biconvexe , qui dépend de ce que , les rayons diversement colorés n'ayant pas la même réfrangibilité, la lentille ne peut les concentrer tous dans la prolongement de son axe. || Aberration de sphéricité. Autre genre de diffusion des rayons lumineux concentrés par un verre biconvexe, qui tient à ce que la figure des lentilles ne permet qu'aux rayons trésvoisins de l'axe de concourir sensiblement en un point commun, tous les autres, qui éprouvent une réfraction plus forte, coupant l'axe en deçà de ce point; d'où il suit que le foyer, au lieu de représenter un point, est réellement un espace d'une certaine étendue, et que l'image principale, celle qui se produit à l'endroit où se réunissent le plus de rayons, est comme offusquée par une multitude d'autres imagesquirendentla vision confuse. 1| 3° Kig. Erreur do jugement, égarement. Aberration des sens, du jugement. Les aberrations de la philosophie sophistique. Des aberrations morales. Ce mot n'a pris le sens figuré que dans le courant du xviii' siècle ; il s'introduisit grâce à l'usage qu'on ea faisait dans le langage scientifique.
— ÉTYM. Aberratio, de aberrare, de ab, loin, et errare (voy. errer).
ABÊTI, TIE (a-bê-ti, tie; quelques-uns disent a- 'bé-ti), part, passé. Enfant abêti par de mauvais traitements. Esprits abêtis par la superstition. Il est tout abêti.
ABÊTIR (a-bê-tir; quelques-uns disent a-bé-tir). Il 1° V. a. Rendre bête. Une crainte perpétuelle abêtit l'esprit. Cela vous fera croire et vous abêtira, PASC. Moyens , i. Ils n'ont songé [le roi et Mme de Beauvilliers] , s'écriait-il [le duc de Berry], qu'à m'abètir et à étoufier tout ce que je pouvais être, ST-siM. 243, 252. il 2» S'abêtir, v. réft. L'esprit s'abêtit dans l'oisiveté complète. |[3° Abêtir, v. n. Devenir bête. Les enfants qu'on maltraite abêtissent de jour en jour.
— IIEM. L'Académie dans ses précédentes éditions écrivait abêtir ; c'est qu'en effet la prononciation, devant une finale aussi sonore , a une grande tendance à changer l'e ouvert en e fermé.
— SYN. ABÊTIR, RABÊTIR. Rabêtir indique une action plus forte, de la résistance à vaincre dans le sujet. Un maître abêtit l'enfant, quand il laisse ses facultés sans exercice; il le rabêtit, si, toutes les fois que l'élève manifeste quelque tendance à se développer, le maître la refoule. On abêtit peu à peu, lentement; on rabêtit par des réprimandes inlligées par occasions. On a abêti cet enfant par une mauvaise éducation. Il est tout rabêti par les reproches qu'il vient de recevoir, lafaye.
— HIST. XV" s. Etj'ai repris à mes despens Cède quoi
i'eme hontioie [j'avais honte] ; Dont grandement m'alestioie; Car mieux vaut science qu'argens, froiss. Buisson de jeun. Gens qui cuident estre si sages. Qu'ils pensent plusieurs abestir, Si bien ne se sauront couvrir Qu'on n'aperçoive leurs courages, on. D'oRt. Rond. Il sembloit que ses ennemis fussent aveugles et abestis, comm. vm, i. || xvi' s. Combien ai-je veu d'hommes abestis par téméraire avidité de science ! mont, i , < 8 1 . Il nous fault abestir pour nous assagir, id. ii, 2(4. Laissant ces pompes de farces qui esblouissent les yeux des simples et abestissent leurs sens, calv. Inst. 1U62. En la fin, ayant là fiché leurs yeux et leurs sens, ils s'y sont abestis, m. ib. 59. Ung homme par maulvais gouvernement se peultabestir, palsg. p. 773. A sa contenance, ilressembla proprement à une personne estonnée ou aiestie, et qui a perdu le sens et l'entendement, ne se souvenant plus qu'il estoit le grand Pompeius, AMYOT, Pomp. 102. Le plus souvent les princes s'abestissent De deux ou trois que mignons ils choisissent, BONS. 65t.
— ÉTYM. À et bête.
t ABÊTISSEMENT (a-bê-ti-se-man) , i. m. Action d'abêtir. L'état de celui qui est abêti. L'abêtissement de cet enfant.
AB UOC ET AB UÂC (a-bo-ké-ta-bak , et non, comme quelques personnes , a-bo-ké-a-bak) ,loe. adv. et famil. Confusément, sans raison. Il parle ab hoc et ab hûc.
— HibT. xvi' s. 11 en prend ab hoc et ab hac [sa dit d'un homme peu scrupuleux quant à l'argent]. E. EST. Vrécell. p. 77.
— £TYM. Locution latine signifiant de celui-ci et
de celle-là, de ab et de hoc et hac (voy. hoc). L'Académie met sur hac un accent circonflexe que rien ne légitime, sinon la coutume de nos rudiments de grammaire latine.
ABHORRÉ , ÉE (a-bo-rré, rrée), part, passé. Abliorré comme il est. Abhorré de tous. Abhorré de tout ce qui l'environne. Néron abhorré par Rome et par les provinces. Chez nos dévots aïeux le théâtre abhorré, BoiL. Artpoét. m. Le nom de Polyphonie est
partout abhorré, volt. ifeV. v, 8 Et, changeant
la gloire en outrage, T'offrir un triomphe abhorré,
LAMART. Médit. XIX.
— REM. Abhorré de, abhorré par. L'un et l'autre se disent. Plutôt de, quand abhorré est surtout considéré comme indiquant un état; plutôt por, quand abhorré est surtout considéré comme participe passif. Néron , abhorré de ses sujets , succomba sous l'indignation générale. Néron a été abhorré par ses sujets. Plutôt de que por. quand le nom n'a pas d'article : Abhorré de tous.
ABHORRER (a-bo-rré) , v. a. || l'Eprouver de l'horreurpour, repousser avec horreur. Abhorrer quelqu'un. Se faire abhorrer de quelqu'un. Il abhorre la cruauté. Abhorrer le nom de roi. Dans l'éternel oubU je dormirais encore; Mes yeux n'auraient pas vu ce faux jour que j'abhorre, lamart. Médit. x\ia. Il déteste l'autre , il l'abhorre , parce qu'il y voit tout à la fois et Dieu déshonoré et l'homme perdu, bourd. Pens. t. m, p. 367. Le Roi n'avait point donné d'ouverture ni de prétexte aux excès sacrilèges dont nous abhorrons la mémoire, iîoss. R. d'Anglet. C'est ce qui me le fait justement abhorrer, hac. Phèd. i, B. Honteux d'avoir poussé tant de vœux superflus , Vous l'abhorriez : enfin, vous ne m'en parliez plus,
m. Andr. i, i Oracles que j'abhorre. Sans vos
ordres, sans vous, mon fils vivrait encore, volt. OEd. IV, 1. Sauvez-moi du tourment d'être à ce que j'abhorre, mol. Tari, iv, 3. 112° S'abhorrer, v.réfl. Il 1* Se haïr réciproquement. Ces deux hommes s'abhorrent, y 2° Se haïr soi-même. .le hais le monde entier, je m abhorre moi-même, volt. Zaire, v, 6.
— SYN. ABUORHEH, DÉTESTER, HAÏR. Les dcux premiers mots marquent également des sentiments d'aversion, dont l'un est l'effet du goût naturel ou du penchant du cœur, et l'autre, l'effet de la raison et du jugement. Ou pour mieux dire, suivant l'étymologie, on abhorre tout ce pour quoi on a une horreur, une répulsion; on déteste tout ce que l'on veut écarter, tenir loin de soi. Dans abhorrer et détester, le sentiment que l'on ressent n'est pas le môme : avec le premier , on frissonne , avec le second on repousse. C'est pour cela que les auteurs de synonymes ont dit que détester s'applique à ce qu'on ne peut estimer , à ce que l'on condamne , à ce que l'on juge mauvais; et que abhorrer s'appUque à ce qui excite antipathie, répugnance. Cela exposé, on voit quelle nuance sépare ces deux verbes, et comment ils peuvent être pris l'un pour l'autre. Haïr est le terme général , par conséquent il exprime une nuance moins forte. On hait tout ce qu'on déleste et ce qu'on abhorre ; mais dans haïr ne sont pas marquées les distinctions qu'impliquent détester et ah-' horrer.
— HIST. XVI' s. C'est la cause pour quoi de tous sont hués et abhorryz, rabel. Garg. i, 40. liz crachoienl dedans les platz, affin que les houstes [hôtes], abhorrens leurs infâmes crachatz, désistassent manger, id. Pant. m, 16. Ceux qui soufroient de fait tout ce que font les rois à leurs subjots, detestoient et abhorrissoient encore neautmoins ce nom de roi, amyot, Ant. io.
— ÉTYM. Provenç. aborrir, aorrir ; espagn. ofiorrecer ; ital. aborrire;deabliorrere, de ab, indiquant séparation, etde horrere, avoir horreur (voy. horreur). La conjugaison a été en ir eu provençiil, en français et en italien, le verbe latin ayant été transformé en abhorire. C'est après le xvi° siècle qu'on a dit, d'après le latin, abhorre-r au lieu d'abhorrir.
ABlGÉAT(a-bi-jé-a),s.jM. Terme d'ancien droit criminel. Délit de celui qui détourne les troupeaux d'autrui pour se les approprier.
— ÉTYiM. Abigeatus, enlèvement do troupeau, de abigens, voleur, àeabigere, chasser, éloigner, détourner, do ob, indiquant séparation, et igere pour agere, mener (voy. agir).
t ABIGOTI, lE (a-bi-go-ti, tie), adj. Devenu bigot, rendu bigot. Mot bon à remettre en usage.
— HIST. xvi" s. Ce moine [Jacques Clément] aiant donc esté receu du roi [Henri III] , comme estoient les moines de cet esprit abigoti , il receut sa lettre estant à la chaise percée, d'aub. Hist. m, 102.
— ÉTYM. i et bigot.
ABÎ)i£ (a-bî-m'), s. m. \[i' Gavité^ profonde ou
sans fond. Les abîmes de la terre. H s'est formé plusieurs abîmes. Rouler dans un abîme. Il n'est, guère de hauteur qui ne soit voisine d'un abîme. Sondez cet abîme, si vous le pouvez, mass; Conf. .... du fond de l'abîme entr'ouvert sous ses pas, hac. Ath. m, 5. Je frémis quand je voi L#s abîmes profonds qui s'ouvrent devant moi, ID. Esth. m,*. Sur cent premiers peuples célèbres, J'aiplqngé cent peuples fameux Dans un abîme de ténèbres, Od vous disparaîtrez comme eux, Bér. Temps. Pour se rabaisser jusqu'aux derniers abîmes du néant, PAse. Conv. du péch. Tout à coup le terrain s'affaisse et ouvre un abîme, fén. Tél. xxi. || 2° L'abîme, les fiots, l'océan. 11 se précipita dans l'abîme. || 3° L'enfer, dans le langage de l'Écriture. Les puits de l'abîme. Ils tombent dans les abîmes éternels, Bos». Prédic.i. Puisqu'il suit l'âme jusque dans le fond de l'abîme, où il la tient captive et asservie, quand, malgré lui, sera-t-elle en état d'en sortir? bourd. Pens. t. m, p. 69. L'Hébreu.... invoque l'abîme et les cieux et Dieu même, vOlt. Uenr. v. || Par exagération poétique. Sa sombre tyrannie entassait lés victimes, Et des prisons d'Etat il peuplait les abîmes, M. j. CHÉN. Ch. IX, m, i. Il 4° Ce qui est extrême, le dernier degré ; précipice, ruine, perte. C'est un abîme de vices. Se jeter dans un abîme d6 débauches. Cette maison est un abîme. Le luxe est mi abîme qui engloutit tout. Tomber du faite des grâli^ deurs dans l'abîme. Mes ennemis me poussent dan» l'abîme. Nous dormons sur les bords de l'abîme. L'homme impatient est entraîné dans un abîme de malheurs , fén. Tél. xxiv. Il est toujours dans l'abîme de la douleur, sév. H9. Pour moi ejui ne vois rien dans le trouble où je suis. Qu'un gouffre de malheurs, qu'un abîme d'ennuis, cokn. Hodog.y, 4. SoUs mes pas, c'est creuser un abîme, id. ib. v,<. Didonrefgarde avec liorreur autour d'elle et ne voit que des abîmes, chateaub. Génie, ii, m, 2. Mes frères, qael abîme qu'une grande place! mass. Louis. Ses yeux s'étaient fermés sur les bords de l'abîme, volt. Ali. v,2. Dansl'abîmeeffroyableoùjesuis descetidu, n». Tancr.n, 6 sur le bord de l'abîme Où votre aveuglement vous conduit par le crime, id. Catil. i, 5. Dans quel abîme affreux vous me précipitez ! HAC. Milhr. Il, «.De piège en piège et d'abîme en abîme, ID. Ath. IV, 3. Vous qui portez sur la conscience l«s abîmes d'une vie entière de désordre, Mass. Av. ISonk. L'homme n'est qu'un abîme de faiblesse, m. Pricre.ft. Faut-il que vous soyez un abîme de contradictions? ID. Délai. Fait-elle monter de l'abîme de sa doùletiï les cris d'un repentir sincère? id. Impén. Cet abintè de soins et d'embarras ne lui laissait pas le loisir (te chercher dans les prophéties d'Isaïe....iD. Bonh. Si vous ne sortez pas del'alilme où vous vivez , ïd. Cdf. Conv. LesJuifstombèrentdansun autre abîme, bosS Erreur. Replonger dans de nouveaux abîmes, la BRU Y. 1 . Il 5° Dans un sens favorable. Cet homme est un abîme de science, il est très-savant. Les habitants de l'Elysée sont plongés dans cet abîme de délices, comme les poissons dans la mer, fén. Tél. xix. L'âme va se perdre dans le vaste abîme de ses perfectiolW, BOSs. Excel, de Dieu. || 6° Lieu, chose impénétrable, mystère. La nature a caché la vérité an fond d'an abîme. L'âme humaine a des abîmes impénétrable*. L'infini est uu abîme pour l'esprit hutnain. Il se figure des abîmes inconnus dans sa conscience, MAâ». Tiéd. I. 0 mon Dieu! je n'ose regarder d'un œil fixe les abîmes de vos jugements et de- votre justice, iS. Car. Nombre des élus. Je ne viens pas , Seigneur , sonder les abîmes de vos jugements, fléch. Twr.iyiext, dontlesjugements sont des abîmes, id.*. Dieu sevd de nos esprits pénètre les abîmes, rotrou. Bel. V, R Des plus affreux complots il perce les abîmes, voti. Sém. I, 3. Je n'ai jamais d'Helmonde approfondi le crime; Mes Jeux ont toujours craint de percer cet abîme, dccis, Lear, i, 2. || 7° Terme de blason'. Centre de l'écu lorsqu'il porto une ou plusieurs pièces qui ne chargent aucune des autres. H porte trois besans d'or, avec une fleur do lis en abîme. || 8° Géolog. Cavité naturelle presque perpeadiculaire, d'une grande profondeur et ne renfermant aucun liquide. || 9" Chand. Auge de bois contenant le suif fondu. || Prov. L'abîme appelle l'abîme, tf» malheur en appelle un plus grand. Un abîme attir« un autre abîme, et une médisance une autre médisance, BOURD. Pens. t. m, p. 167.
— REM. On n'écrit plus abyme, malgré l'étymologie.
— HIST. XII» s. Molt est griés chose d'eschevir l'abisme des vices, s. bÉrn. p. 167. Li quatre venis eissent d'abisme, benoît, il, 2055. ||xiii" s. Et puis reoheoit [le navire] si profond que avis estoit qu'elle oheïst en l'abisme et avenoit priés la tere el fons ,