‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 42 sur 504 · ABT · texte numérisé non relu

ABT

Ch. de «aitu, 47. ' • gtt un alnimn ; N'<'

lUCMAUtT, p. »7. Il ». •■•

ab]rHDM[en mor), rROis-<

M diroM'iioiu aliyamo du -

wtr* M celui vaillant marenchal et m noble com-

paignl* , Boue, ti , ii. || xvi* i. Toi qui du cu-ur

Mt abyioMM counoii, du bellat, il, 3&, rrctn. Je

TOI «>f1ir <!•« al«y«m« Une orque pour in'nliy«mor,

ic. : ment il ent> '

«ir riof péché*,'

Quo I aitjmiitj ii»î Uv MiLioricoruo (•iiki'"»»'^'»" • •>

byune de dm péché* , ii>. ib. mhi. Ilaleagrand'eaui

imiiiéw En la mer comme en un vaiueau ; Aux

abyMBM Im a nuutéei , Comme un treior en un mon-

eaaa, luaoT, ir, S7a. LA de la terre et là de l'onde

Sont le* racine* juiqu'au fond D« l'abynae la plu*

profonde, «onsard, >m.

— trtlM. Provenç. abûet abitmr; espag. abitmo; ilaL abitsn; do abyuut, do dfi'jooo;, do a priv. et pttaaii, fond, san* fond. llv<r<)o; csl do m£me radical que (>ou< (voy. ce mot). Abiime cnfrançaii olcn firoronç.il, oiiiimaen c*pagn.eslun»iit«t.iiilifsuperaiir ropréientant abyitimut, le KdufTro le plus profond, comme en latin oculistimut , dominiaimut. Le» fiirmoi provençales et italiennes abit ot abisto reproduisent diroctoment le latin abyitut. Ce mot a été féminin dans le xvi* siècle, sans aucune raison, ■i ce n'dt la terminaison en * muet.

ABilUK, Ke(a-bi-mé,mée), pari. ptui^. jjl'Jcté dans In fond. Le vaisseau abîmé dans les flots. I.A flotte alitmée ou dispersée par la tempête. Il est arrivé ptiLtieur* fois que de* terrains mis à sec ont été rocnu\crts par les eaux, loitqu'ib aient été abîmés, ou <|ua le) eaux aient été seulement portées au-<les- •us d'eux, CUV. RH>. 21. Le petit espace que je remplis et même que Je vois abîmé dans l'intlnie immensité de* espaces que j'ignore, pasc. Édil. Coût. t| 1* Kig. Le Messie abîmé dans la douleur , boss. Bill. II, 4. PoMédé de Dieu etablmé dan* la gloire, ID. Cultr. Vous vous trouverez abîmés devant lui dans un sentiment de respect, lo. Heir. La douleur oA cUc se voit abîmée, corn. Ex. du Cid. L'autre, par Néron dans lo vice ahlmé, Ramènera ce luxe où «a main l'a formé, ii>. Olh. m. 3. Le roi [Charles xii] paraissait abîmé dans une rêverie profonde, volt. Ch. III , *. Toujours abîmé d.ins sa philosophie, Mv. t4j. Ias pauvre chevalier était bien abîmé de douleur, ID. iti. Mme de Vias est abîmée dans ses procès, ID. 42a. J'étais abîmé dans la plus amère douleur, fKk. Tél. il. r>accliu.s (tait toi qu'il parut à la malheureu.se Ariane, lorsqu'il la trouva seule, ■bandonnéo et abîmée dans Li douleur sur un rivage inconnu, id. ib. xvii. Une tendre amante abîmée dan* la douleur, ham. Cramm. 1 1. l'n homme abîmé dans la débauche, mass. Doute. Lo crime où TOUS êtes abîmés depuis tant de temps, id. Délai. Il S* Ruiné, aliattu, endommagé, en parlantdes per- «onnes et des choses. II est abîmé. Abîmé dans une di«eu*sion. Pay* abtmé par les impôts. Routes ablméts par les pluies. Robe tout abîmée. Sire, ce sont nos dettes; je *uis abtmé, .sëv. <ii. Voilà une rumine bien abîmée, id. Tout lo monde est abtmé [sans argent], id. <27. Un tribut que le prince lèverait difflciloment sur des sujets abîmés , hontesq. £'<priî, V, 4».

ABlME* (a-U-mé ) . v. a. || 1* Précipiter dans m ablD*. Jebova nl> : me. Un tremblement

da tMTO abîme par ^ tison. Nous ne |>ou-

voos abîmer Télémai|iin uims les flots do la mer, nu. Til.xa. Dieu résolut enfln.... D'abîmer sous les •aux tous ces audacieux, iioil. Sol. xii. ||2* Kig. Abîmer dans la douleur, dans les dettes. Celte nouvelle l'abîma en de graves réflexions. Kn l'esclavage un autrehymen l'ablmo, coMt. Sert. «. Faites qu'elle aime ailleurs et punisse son crime Par ce désespoir même où son change m'abîme, id. Prrth.a, *. L'inceste où malgré voiu tous deux je vous abîme, Reeena de ma main sa première victime, id. OKd. r, 40. Il f Ruiner, endommager, gtter, tacher.

Las Droci* ont abîmé sa ' i'... — -''me

la* Mes. Le* pluies abini' lia-

peau est tombé dans la I Le

soleil abîme certaines éi i)>s-

bUsd'ablmerrf:ui,Boas ( •■ nir

tts droits.... Ablmc tout plutùt, c'est l'esprit de IT^ glise, aoit. Lutrin , i. Vn procès, une saison cruelle, une taxe qtti ^ , mim. rùi'l. |l 4* Dans

UMdlseusioii II adversaire, ne lui laisser

riaa do bgn ■ rvp'.n(ir«. On voit en too* ces endioll* coatM a les abino [cm tbéologions], mm. istrtte. vr.

t'auina, «. ri». || 1* Tomber dans un abîme. La

ABJ

T '..in «'ahtmadans la mor. Une grande partie s'a-

iau'i !<• lliMive. L'infanterie t'abîma dans un

Inni' >'aljlm.i <l.iris Ici flammes. Au fond de

:.'.iiil!;imi' cil.- >cst alilm.'i.-, BOTBOU, M. de

I i"\\. <o. Mourez ; loiil doit mourir, et nos saints monuments S'abîment avec nous sans laisser plus de trace, c. delavioxi!, l'aria, iv, 7. Terre où je n'ai plus rien que mon conur ]■<■' r, Ouvre-toi ! Dans tes flancs puissé-je i^ vr.RC. / ■ it flr. IV, 4. Il ir Fig. Tout ^.tl..lIl.• dans

S'ablmcrdans l'étude. II s'ablmedansdo tris- ■ S'abîmer dans le désespoir. Toi donc qui i( oùms muse s'abîme, koil. Sat. ii. Et ,!.... u torrents d'une allégresse entière Tu verras s'abîmer tes maux Icsplus amers, coim. T. d'or, Prol. Que les tristes pcnscrs où votre ftme »'ab!me, No vous empêchent pas de prévenir son crime, maib. Sot. II, 8. Ces tristesses profondes où vous vous abîmez, Boiiin. Pensées, t. m, p. «5. Occupé de tout cela, rempli d'admiration à la vue de tout cela, on voudrait de quelque manière s'abîmer et s'anéantir, id. ib. p. Bsa. iîoufflors s'abîma en respects, et répondit [au roi] que do si grandes marques de satisfaction lo récompensaient au-dessus de ce qu'il pouvait mériter, st-sim. si 4, t44. Je m'abîme dans ces pensées, sËv. «s, «. Château, chapelle, donjon, tout s'en va, tout s'abîme, p. l. courr. 4, 47».

II 8* Être gftté ou endommagé. Ortaines étolTes s'abîment au soleil.

auImer , r. f». Tomber dans un gouffre, *e perdre. Sodome ahtma en une nuit. Toute sa fortune abîmera quelque jour. Sa maison a abîmé dans le tremblement do terre. Il semblait que lo monde dût abîmer, i-krrot d'aulanc. dans keraud. Jurant à faire abîmer la ville de Valence, scar. Jlom. com. Il, 4 4. Il l'eu usité en cet emploi.

— REM. Ce mot ofl'ro une idée de profondeur. Pourquoi, dit Voltaire dans .ses remarques sur Corneille, dit-on abîmé dans la douleur , dans la tristesse? C'est que l'on peut y ajouter répitliîlo de profonde. Des grammairiens ont reproché à l'Académie d'avoir admis abîmer avec le sens de g&tcr : un habit abîmé. L'Académien'a fait en cela que constater un usage, peu élégant sans doute, mais qui est très-réel. En tout cas , cet usage n'a point amoindri le mot abîmer, qui garde dans sa plénitude sa grande signiflcation.

— HIST. xvi* s. II estoit homme désordonné, dissolu et desbordé en despenso et abysmé de dettes, Amyot, Galba, 26. Kn toute autre sumptuosité de faire jouer jeux et donner fostes publitjucs , il nhysma, par manière de dire, la magnificence do tous ceulx qui s'cstoiont efforcés d'en faire auparavant, ID. César, e. Si que les nefs sanscrainto d'abismer Nageoient en mer à voiles avallées, marot, ii, 24». Dont plus n'auront crainte ne doute, Etdcust trembler la terre toute. Elles montagnes abismcr Au milieu de la haute mer, id. iv, 29t. Sors-moi de phare et garde d'abismer [que ne s'abîme] Ma nef qui flotte en si profonde mer, ronsard, 685. Dont il est nécessaire que les uns .soient par desespoir jettes en un gouffre qui les abysmo , calv. Inst. 002. Tous cnsemiile forment une indissoluble amitié pour .ibysmer les Luthériens, carl. viii, 4e. Oh I qiiantes fois de ton grave sourcy Tu abysmas ce fa^lx peuple endurcy! du bellat, lu, »3, verso.

— ÊTYM. Àbtme; Berry, abisser; provenç. ahissar; anc. catal.obùar; espagn. abitmar; \U\. abissare. Le patois du Berry, ainsi que d'autres, ont suivi abyxsus et non abyssimut.

AB INTESTAT (a-bin-tes-ta), loc. adr. Terme de jurisprud. A la suite d'une mort sans testament. Héritier ah Intestat, succession ah intestit. Dix tètes viennent ab intestat partager sasuccewion, labih Y. «1. Les lois restreignirent le nombre de ceux qui pouvaient succéder ab intestat, montesq. Espr. xxvii.

— ETYM. Ab intestato, da ab, de, et inteslatus, Intestat (voy. ce mot).

AB IRATO (a-bi-ra-to), Joe. odc.Sous l'influence de la colère. Lettre écrite ab iralo. Testament fait ab irato.

— ÊTYM. Ab, par, et iratut, en colère, de ira, colère, ire (voy. irk).

ABJECT, EOTE (ab^jè-kt' ou ab-jè, au fém. abjè kt"). nill. iMii est rr-ipté et digne de l'i^in'; et iinr ihle.Lcs .Imcs al' ". Tout ce qu'il y :

et tout ce qu'il y a d'abject , pasc. Éilil. Cous. A peine peuvent-ils souffrir que l'Pplise soit dnnu l'éclat où elle Mt maintenant ; fOt aussi dépendante des g ' aussi pamrra et aus.si abjecte queue loiaii nu khi;'da* prunier* Césars, boosb. Strmmu pour Ut di-

ABJ

manches, t. iv, p. 23a. Un sauveur pauvre, un *aa> veur abject et humilié , un sauveur souffrant et pénitent, id. Peiaeei, t. m, p. 23j. Et moi, tout méprisable , tout néant que je *uis , vile et abjecte créature, ID. ib.t. Il, p. 43. Le reconnaître, malgré son état pauvre et abject, pour le Dieu et le souverain maître de l'univers, id. ib.l. m. p. 344. Le sang le plus abject vous était pr' - ■ ■:. Brit. iv, ». De quoi peut satisfaire un ' .Ireux Le sang

abject et vil de ces deux m.^.,.. .' coBM.Jforl dt

l'omp. IV, 4. Un choix abject, m. Sert, v, 4. Et dons les plus bas rangs les noms les plus abjecu Ont voulu «'ennoblir par de si hauts projets, id. Cinna, IV, 4. [Elle] ne prendra jamais un cTur assex abject Pour se laisser réduire à l'hymen ■• id. Nie. 1. 4. Rang abject, id. «b. ii, 4. E\ et, ID. OEd. II, 4. Esclave abject, id. Aij'< u, <■ Kor. tune abjecte, rothou, St-Gen. i, 7. Au contraire, cet autre, abject en son langage. Fait parler les bergers comme on parle au village, boil. Art voit. U. J'avoue que la modestie des ministres et des pasteurs de l'Eglise ne doit avoir rien d'abject et de méprisable, mass. t. x, p. 3B8. Le mot esclave ne se présente à notre esprit qu'avec des idées abjectes, DIDEB. Est. sur Richardson.

— REM. (.lise met après son substantif ; dans quelques circonstances on peut le placer avant, mais surtout avec des noms féminins: abjecte naissance, abjecte créature. || 2. La prononciation de oe motest

I nccrtai ne. Plu.sieurs prononcent ab-ji-kt' , et da même au pluriel ; d'autres ne font pas sentir le c, et disent abjé, comme dans sujet ; mais au féminin, ab-jé-kt*.. Lo fait est que dans le xvii' siècle Corneille a fut rimer abject avec sujet etprojet (voy. les exemples), ne prononçant pas le e. Je crois que c'est en offet la meilleure prononciation, et qu'il faut prononcer abject au masculin singulier ou pluriel comme on prononce sujet et projet, qui d'ailleurs sont composés de même ; et si la langue avait été conséquente, le c aurait disparu d'abject comme il a disparu de* mots précités. On pourrait ainsi formuler la règle : quand la voix pourra s'arrêter sur abject, on ne fera entendre ni le c ni le (; un homme abject, pronoii* ce/, abjè; mais quand la voix ne s'y arrêtera pas, on fera sentir le c et le ( : et dans ce vers de Boileau, Au contraire cet autre abject en son langage, on dira: ab-jè-kt en son langage. L'intervention do l'Académie pour décider ce cas de prononciation serait né* cessai re.

— HIST. XVI* s. N'y ayant si pauvre, vil etabjet, criminel et prisonnier à qui. cette permission [de faire l'aumône] soit jamais par aucune loi refusée, MARIE STL'ART, Lettre du 15 mai 4586.

— ÊTYM. Abjecttu, de abjicere, rejeter, de ab, marquant éloignement , et jieere fouijacere , jeter (voy. ce mot).

t ABJECTEMEfîT (ab-jè-kte-man) , adv. D'une façon abjecte.

— ETY.M. Abjecte au féminin, et ment (roy. hett). ABJFXTION (abjèk-sion), s. f. || 1* Etat abject.

Tomlier dans l'abjection. Il vécut dans la débauche et l'abjection. L'abjection des sentiments. Pour abaisser notre orgueil et relever i""- •' ''■ " II" li'Tl»-

marque chez cette nation

tours de phrase qui annoi:

.sées, CHATEAUB. Abenc. t«5. || 4" Terme de ■

Humiliation profonde devant Dieu. Une <

volontaire et une entière abnégation des huiii.i

II 8* En style de l'Ecriture, rebut. L'opprobre hommes et l'abjection du peuple.

— SYtt. ABJECTION, BASSESSE. Signification c mune, défaut d'élévation. La nature a placédesèiu» dans l'élévation et d'autres dans la bassesse ; mais elle ne place personne dans l'abjection : l'homme s'y jette do son choix ou y est plongé par la dureté d'autrui , giizot. En effet bassesse exprime un état où l'on est, et abjection un état où l'on a été jeté. La bassesse, quoique aussi grand" que l'objection, n'excite pas autant do m'' !i ba.ssesse on est au plus bas degré, <'■ on on inspire la répugnance et le dégoût, nnns i.i iia.ssesse du langage et des .sentiments, il y a manque de dignité ; dans l'abjection, il y a quelque chose d'ignominieus qui repousse, lavaii;.

— ETYM. Priitiîir n),irriin : iial. abbifXiione ; d* aljrrtiimr , i\c ' ct).

ABJlRATKiv j. f. Action d'.ibju-

rcr, se dit et do celui qui abjure ct de la chose abjiir*»-. l'nbjurrition de Henri IV. ! '.ihjurul'iin 'liiral-

■iie

itS

.inuijos. I aiijur.iuon (10 ses anciens prii.i- , . » bit le plus gnod tort || FUraahiumIion, sedn <i .me

ABL

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ABO

émonie publique par laquelle on quitte sa rcligio7i et on entre dans le sein du catholicisme. Elle fit ahjuiation au couvent de la Visitation, j. j. rouss. Conf. 1 1.

— REM. On a prétendu qu'il ce pouvait y avoir abjuration que dans le sein du christianisme, c'est-àdire que le mot no s'employait que pour exprimer l'action de passer d'une secte chrétienne dissidente dans le sein du catholicisme. Cela n'est pas fondé. Abjuration ne comporte rien d'aussi précis ; et on peut dire en parlant d'un juif : l'abjuration du judaïsme.

— HIST. XV* s. Abjuration est un serrement que home ou feme prennent, quant ils ont commise félonie, et fui à l'Eglise pour tuition de leurs vies, eslisant plustost perpétuel banissement que à ester à la loi, DD CANGE, abjuratio. || xvi* s. Ce fut là où les jésuites dressèrent laforme d'abjuration que nous avons alléguée, n'AUB. Hist. n, 484.

— ÉTYM. Abjuratio, de abjurare, abjurer (voy. abjurer).

t ABJCRATOIRE (ab-ju-ra-toire) , adj. Qui concerne l'abjuration. Formule abjuratoire.

— ÉTYM. Abjurer.

ABJURÉ, ÉE (ab-ju-ré, ée), part, passé. Le calvinisme abjuré par Henri IV. De vieilles haines, depuis longtemps abjurées.

ABJURER (ab-ju-ré) , V. a. |{ 1° Renoncer solennellement à. Abjurer un culte profane. La seule chapelle royale a vu plus de trois cents convertis abjurer saintement leurs erreurs entre les mains de l'aumônier, boss. R. d'Angleterre. Quel spectacle que celui d'un vénérable vieillard [ Galilée ] abjurant à genoux, contre le témoignage de sa propre conscience, la vérité qu'il avait prouvée avec évidence! L API-ACE, Bip. v,4. Il 2° Absolument. Des calvinistes abjurèrent lors de la révocation de l'édit de Nantes. ||3°Fig. Abjurer ses principes. Abjurer ses erreurs. Il abjura ses préventions. Abjurer le rconde. Ce prince abjura toute prudence et se perdit. || 4° S'abjurer, être abjuré. L'hérésie s'abjurait. Des erreurs peuvent s'abjurer.

— HIST. xvi' s. A cela fut ajoustée une forme de serment pour abjurer le roi d'Espagne, d'adb. Bist. II, 47t.

— ÉTYM. Abjurare, deo!),indiqu£Lntéloignement, eljurare, jurer.

f ABLACTATIOÎf (a-bla-kta-sion) , s. f. Terme de médecine. L'action de cesser d'allaiter. Il a été employé pour exprimer la cessation de l'allaitement considérée par rapport à la mère, le mot sevrage s'appliquant plus particuHèrement à l'enfant.

— ÉTYM. Ahlactatio, de ab, indiquant séparation, et lac, lait (voy. lait).

f ABLAIS (a-blê) , s. ■ïï'. plur. Blés coupés qui sont encore dans le champ.

— ÉTYM. Bas-latin, abladium, de ad, à, et baslatin, bladum, blé (voy. blé).

fABLAQUÉATION (ab-la-kué-a-sion) , s. f. Action de creuser autour du pied d'un arbre une petite fosse destinée à retenir l'eau.

— ÉTYM. Ablaqueatio, de ab, exprimant extraction, et laqueare , arroser, de lacus , lao (voy.

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