‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 410 sur 504 · COMM. IV · texte numérisé non relu

COMM. IV

— ÉTYM. Colérique 4 , et le suffixe ment.

t COLETTE (ko-lè-f), t. f. Religieuse de Sainte- Claire, non cloîtrée.

COLI (ko-li). Voy. COUS.

COLIART (ko-li-ar) , s. m Nom vulgaire de la raie blanche.

COI

f COr.lIlKT (koliliè), s. m. Terme de pêche. Morceau cartilagineux assez ilfelicat, qui so trouve lians la langue des morues.

COLIBRI (ko-li-bri), s. m. Très-petit oiseau que le vulgaire confond avec l'oiseau-mouclie , tandis (|iio pour le zoologiste l'oiseau-mouche et le colibri appartiennent à deux genres diiïérents. Cet oiseau est .sans difficulté le plus beau et le plus petit qu'il y ait au monde; il y a des auteurs qui l'appellent l'oiseau bourdonnant, parce que quand il vole, il bourdonne comme les abeilles ou comme ces grosses mouches qu'on appelle des bourrions; d'autres l'appellent l'oiseau-mouclio , à cause de sa petitesse; nos français le nomment colibri qui est le nom que les Caraïbes lui ont donné, labat, Noup. voyage aux iles, t. IV, p. 1 1. On servit quatre potages garnis chacun de deux perroquets, un vautour bouilli, nui pesait deux cents livres, deux singes rûtis d'un goût excellent, trois cents colibris d.ins un plat et trois cents oiseaux- mouches dans un autre, volt. Candide, *l. S'éveillant, liabillanl, Au jour qui naît et brille. Son petit corps scinlille D'émeraude et d'azur Et d'or pur; l>'leiir qui cherche sa tige, Le voilà qui voltige ; L'aurore en a souri ; Baisez-moi, colibri, liÉRANG. Colibri.

COLir,ITANT(ko-li-si-tan), s. m. Terme de jurisprudence. Chacun de ceux au nom desquels se fait une vente par licitation.

— f.TYM. Co.... préfixe, cllicitant.

COLIKICUET (ko-lifi-chè; le ! ne se lie pas dans

le p.irler ordinaire; au pluriel Vs se lie: des colifichets élégants, dites: des ko-li-fi-chè-z élégants; colificbels rime avec attraits, jamais, succès, etc.), s. m. Il 1° Anciennement petit morceau de papier, de carte, de parchemin, coupé proprement avec des ciseaux et représentant diverses figures, que l'on colle e.isuite sur du bois, du velours, etc. || 2° Babiole, bagatelle, petit objet de fantaisie. De petites branches d'arbre l'amuseront autant que ces magnifiques colifichets, J. J. nouss. Ém. i. Il eût fait plus lie cas de la boutique d'un taillandier que de tous les colifichets de Saïde , id. Ém. m. Comuient se peut-il que vous soyez si fidèle et si généreux , après n'avoir pas eu de honte de me vendre des colifichets quatre fois au-dessus de leur valeur? volt. Babovc. Il 3» Ornement futile et souvent de mauvais goût. Ues églises gothiques surchargées de colifichets. Moquez-vous, devant les enfants, des colifichets dont certainesfemmes sont si passionné"s, fé.n.xvii, P*. Il Fig. Homme ou femme chargée de colifichets. iN'p verr:ii-je jamais les femmes détrompées De ces colifichets, de ces fades poupées? regnard, le Joueur, I, 2. Vous me préférez donc votre insipide amant, Votre colifichet plein de f?.rd et de gomme. Oui pour toutes vertus est un beau petit homme, BounsAULT, Fables d'Ésope, m, 3. 11 n'a d'autre défaut qu'un peu d'étourderie; Et, grAce à vous, Géronto en va voir le portrait Comme d'un libertin et d'un colifichet, gresskt, Méchant, ii, LH'i» Afféterie dans un ouvrage littéraire. Mais ne voyezvous pas que cela Vaut bien mieux Que ces colifichets dont le bon sens murmure? mol. Mis. i, 2. À vingt-cinq ans vous m'envoyez do Paris des colifichets de lollres, j. j. rouss. llél. n, 23. || 5° Sorte de biscuit léger qu'on donne aux oiseaux. || 6° En , termes de monnaie , petite machine dont s", servaient les ajusteurs pour réduire le» espèces au poids légal. Il 7° Petite pièce du bâti d'un parquet.

— Ktym. Culler, et ficher ; ce qui est le premier sens de colifichet.

COLIMAÇON (ko-li-ma-son), s. m. Limaçon. J'ai coupé la léte à des cobmaçons; leur tête est revenue au bout de quinze jours, volt. Lelt. d'Argental, 27 juillet 1708.

— KTVM. Picard, colimachon, calamichon ; norm. calimachon, colim'achon ; de iimaçan, avec la particule co dont le sens reste ici obscur, si tant est qu'elle y ait un sens.

t COLIN (Vo-lin), s m. Plusieurs oiseaux d'Amérique. Colin noir, poule d'eau. |1 Terme de théâtre. Berger jeune et amoureux dans les opéras-comiques. Cet acteur joue les colins. 1| S'habiller à la colin. Cravate à la colin.

— ÊTYM. Colin, nom propre donné à un animal, t COLINKTTE (ko-li-nè-f), s. f. Sorte de bonnet

que les femmes portaient autrefois en déshabillé.

— ETYM. Colin, nom propre.

COLlN-MAlLLARD (ko-lin-ma-llar, H mouiUées,

et non ma-yar). s. m. Jeu de société oCi l'un, ayant les yeux bandés, cherche i attraper les autres à tfltons, et il les reconnaître. Le colin -maillard était de ses passe-temps les plus heureux, iiamilt. Gramm. '. Je ne pourrais pas y jouer à colin- maillard, s6v.

COI

676. Que puis-je leur répondre? c'est jouer à colin maillard, volt. I,rtl. envers et en prose, i:i.5. J'aimeà voir Colin d'Harlcville, De Regnaid émule charmant. Attraper dans son vers facile. L'esprit, la grûce et l'enjouement; Mais chez les nymphes d'Aonie, Colin d'Harleville au hasard, Voulant attraper le génie. Me sopible un peu colin-Maillard, lf.brun, Épigr. Deux tables de boston et un colin-maillard dans le salon que tu connais; lu peux t'imaginer comme on était à l'aise, p. l. coub. ielt. il, (08 Il Fig.C'estuncolin-maillard, se dit de manèges, de démiircbes où chacun agit i l'aveugle.

— IIIST. xvi" s. 11 jouoit à colin maillard, rab, Garg. I, 22. Colin bridé [jeu d'onfants] , oudin, Cu riiisilés.

— lîTYM. Colin, nom d'homme pris en un sens général, et maillard, sans doute tenant à maillot.

t COLIN-TAMPON (ko-lin-tan-pon), s. m. Batterie des tambours suisses. || Familièrement. S'en mo- ([uer comme de colin-tampon, n'avoir pas le moindre souci d'une chose.

— liIST. XVI* s. Ainsi le palalalalan a emprunté ce nom du tambour des François; ainsi le colin tampon de celuy des Souisses, pasquier, liecherches,

— ÉTYM. Colin, nom propre, et tampon.

t I. COLIQUE (ko-li-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient au côlon.

— ÊTVJI. K6)).ixo;, de xûXov, côlon.

2. COLIQUE (ko-li-k'), s. f. Terme do médecine. Douleur intense siégeant dans les entrailles. Grimaçant son discours, semble avoir la colique, hégnieb, .S"a(. II. J'eus une colique très-fûcheuse, SÉV. 68. iMme de Brissao avait aujourd'hui la colique, id. 277. Il Colique hépatique, douleur qui a son siège à la région du foie, et qui est souvent occasionnée par lo passage de quelque calcul biliaire à travers les conduits cystique et cholédoque. || CoUijue métallique, colique des peintres, colique saturnine, colique due à l'absorption du plomb, et dont les principaux symptômes sont des douleurs abdominales très-aiguës. || Colique néphrétique, douleur qui a son siège dans les reins, et qui est due à l'.rritation produite par quelque calcul formé dans les reins. || Colique sèche, maladie endémique à l'île Bourbon, au Sénégal, au Gabon et .sur les côtes intermédiaires, ainsi que dans l'Inde fraiicai.se. Il Colique d'estomac, sorte de douleur intense, névralgie qui saisit l'estomac. || Terme de vétérinaire. Coliques ou tranchées, nom générique des douleurs dans les organes duv:ntrp. Colique rouge ou colique sanguine, colique procédant d'une congestion de la muqueuse intestinah, et où les douleurs sontsoudaines et atroces. || Fig. et familièrem.ent. Avoir la colique, avoir peur (parce que la peur relâche le ventre).

— HIST. XVI' s. Je me suis envieiUy de sept ou huict ans; ce n'a pas esté sans quelque nouvel acqujst; j'y ai practiqué la cholique, par la libéralité des ans, mont, m, toa. Dont s'ensuit la colique passion, PARÉ, Introd. c. Aux gros boyaux, c'est ce que nous i.ommons proprement colique, qui a pris son nom de la partie malade qui est colon, c'est à dire la continuité des gros boyaux, mais principalement en celuy que nous nommons colon. — Colique néphrétique ou pierreu.se, lO. xv, 65 bis.

— ÊTYM. Colique i.

COLIU (ko-lir), s. m. Sorte d'officier en Chine, qui a la fonction de censeur universel. || On trouve aussi coll.

t COLIQUEUX (ko-li-keû), s. m. Celui qui est affecté de colique.

— ÉTYM. xvi's. Et lors on lui vid faire des mines d'un colliqueux, rougir et paslir, d'aub. Fœn. iv, 4. I.a douleur coliqueuse, paré, xv, os bis. En dix huit mois ou environ qu'il y a que je suis en ce malplaisant estât, j'ay desja apprins à m'y accommoder; j'entie desja en composition de ce vivre choliqueux, mont, m, (97.

— ÊTYM. Colique 2.

COLIS ou COLl (ko-li), s. m. Terme do commerce. Caisse, ballot de marchandises expédiées, {j Tout objet remis à une entreprise de transport.

— ÉTYM. Ital. coin, charges, pluriel de collo, cou (voy. cou), iiarce que la charge se porte sur le cou.

COLISEE (ko-li-zée), s. m. Vieux amphithéâtre romain, bâti par Vespasien, et consacré par Titus son fils, où toutes les provinces do l'empire étaient représentées en statues, et Home au milieu avec une pomme d'or à la main. Vieux palais ruinés, chefd'œuvre dès Romains, Et les derniers efforts de leur architecture; Colisée où souvent ces peuples inhumains De s'entr'a-ssassiner su donnaient tablaturc, scARRON, Sonnet. \\ Nom domié à quelques

COL

anciens monuments, qui sont des théâtres ou des amphithéâtre.s.

— ÉTYM. Bas-lat. colûeum, de colnsseum, de colossus, de x&Xooocic, colosse; ainsi dit selon les uns à cause de son immensité, selon les autres à cause de la statue colossale de Néron qui en occupait jadis l'emplacement.

t" COLISSE (ko-li-s'), s. f. Chacune des mailles entre lesquelles passent les fils de la chaîne d'une étoffe.

— ÉTYM. Le même que coulisse.

f COLITE (ko lit'), s. f. Terme do médecine. In- (lammation de l'intestin côlon.

— ÉTYM. Cûlon.

t COLITIGANT (ko-Ii-ti-ghan), adj. Terme de jurisprudence. Les parties colitigantes, les parties qui plaident l'une contre l'autre.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et liligare, avoir procès (voy. litige).

COLLABOHATEUR , TRICE (kol-la-bo-ra-teur, tri-s') , s. m. et f. Celui, celle qui travaille avec un autre à un même ouvrage, à une môme publication littéraire. Ouvrages charmants à voir, charmants à lire, où le soin d'une exécution toute littéraire s'allie heureusement à la vivacité du mouvement théâtral, et qui font grand honneur à M. Ancelot, quoiqu'il les ait composés en grande partie avec des collaborateurs, leoouvé, Disc, de réception à l'Acad.

— ÉTYM. Latin fictif coi/aborafor, de collaborare, collaborer.

t COLLA B0R.4TI0N (kol-la-bo-ra-sion; en poésie, de six syllabes), s. f. Participation à un travail littéraire. Si l'art dramatique français règne partout, si l'on ne représente à Saint-Pétersbourg, àlladrid, à Naples, à Londres, à Vienne', que des ouvrages français, à qui le devons-nous? à la collaboration qui, décuplant le nombre des productions ingénieuses et même originales, permet seule à l'imagination française de devenir, pour ainsi dire, l'imagination du monde, legocvé, Disc, de réception à l'Acad. Il Terme de jurisprudence. Travaux, soins communs du mari et de la femme.

— ÉTYM. Latin ficlil collaboralio , de collaborare, collaborer.

t COLLABORER (kol-la-bo-ré), v. n. Travailler avec une ou plusieurs personnes à un ouvr.ngo d'esprit. C'est un ouvrage auquel ils ont collaboré.

— ÉTYM. Collaborare , de co.... et laborare, travailler (voy. LABErjIl).

COLLAGE (ko-la-j') , s. m. ||1° Action de coller du papier de tenture dans un appartement. || Collage de bois, jonction de pièces de bois, par le moyen de la colle forte. || 2''Terme de papeterie. Action d'imprégner de colle le papier, pour qu'il ne boive pas. Il 3° Clarification d i vin , à l'aide de la colle de poisson ou du blanc d'oeuf.

— ÉTYM. Coller.

t COLLAIRE (kol-lê-r'), adj Terme de zoologie. Qui a rapport au cou.

— ÉTYM. Col.

COLLANT, ANTE (ko-lan, lan-t'), adj. Qui colle. Il Pantalon collant, pantalon si juste qu'd dessino les formes.

t COLLA PSUS (kol-la-psus% i. m. Terme de médecine. Diminution de l'excitabilité du cerveau, ce qui fait qu'il cesse de .'emplir ses fonctions ou les remplit inégulièrement.

— ÉTYM. CoUapsus, chute, du latin ciim, et lapsus, chute.

COLLATAIRE (kol-la-tô-r'), i. m. Celui en faveur de qui le droit de collation est exercé.

— ETYM. Voy. COLLATION.

COIXATÉRAL, ALE (koi-la-té-ral, rai'), adj. Il 1° Oui accompagne, qui marche à c\té. || Terme d'architecture. Nef collatérale, nef des bas côtés ou ailes d'une église; et, substantivement, les collatéraux d'une église , les bas côtés. j| Terme d'anatomie. Artères collatérales, celles qui, s'échappant d'une autre artère, suivent à peu près la même direction que celle qui les a fournies. || 2° Terme do jurisprudence. Qui est parent hors de la ligne directe. Parents collaiéiaux. Et que le ciel vous envoie des héritages d'Amérique; car il est bien flatteur d'être ainsi collatéral, picard, le Collatéral, i, a. Il En termes de généalogie, ligne collatérale, celle qui est à côté de la directe et où sont les cousins, neveux, oncles, tantes, etc. Succes.sion collatérale, la succession qu'on recueille d'un parent en ligne collatérale. Héritier collatéral, celui qui hérite d'un parent en ligne collatérale. || Substantivement. Un collatéral éloigné. Les collatéraux. || 3* Terme de géographie. Points collatéraux, les points qui sont au milieu de deux points cardinauT. Le uurd-eat et

COL

COL

COL

le sud-ouest, e nord-ôuest et le sud-est, sont les quatre points collatéraux.

— HIST. xvi* s. Si les père et mère roturiers ou l'un d'eux marient leur fille et lui donnent de leurs biens, elle peut renoncer à succession paternelle, maternello et collatérale à escheoir, Coust. génér. t. 11, p. r>88. Le foye est lié et attaché par trois ligamens, à sçavoir deux collatéraux et un supérieur, PARÉ, I, 18. Les poleraarches sont certains officiers qui assistent aux roys à la guerre comme leurs collatéraux, AMYOT, Lyc. 18. Il s'embarqua, ayant pour ses conseillers et collatéraux trente Spartiates , comme il avoit eu à son premier voyage, lo. Agésilas, 62. Non content d'cstre collatéral ;\ son père [associé à son sang], le voulut, pour son premier coup d'essai, supplanter de sa dignité impériale, PASOuiER, Lettres, t. ii, p. 519, dans lacurne. Hz ont fleury et multiplié tant en ligne directe que collaleralle, liosier histor. i, 1.

— ÈTVM. Co.... préfixe, et latéral.

t COLL.VTKR.XLK.MIv.NT» (l;ol-la-t6-ra-le-maii), ntiv. Eu ligne collalérale.

— HIST. XVI* s. Ketraict se fera de l'immeuble qui aura escheu au vendeur par droit de succession de ses père et mère ou collaleraliemeût d'autres siens parens, Nouv. coust. génér. t. ii, p. 855.

— ÈTVM. Collatérale, et le suffixe ment.

t COLLATÉKALITÉ (kol-la-té-ra-li-lé), s. f. Qualité de collatéral.

— HIST. XVI' s. Collateralité, cotgrave.

— ÉTVM. Collatéral.

COLLATEUR (Icol-la-teur) ,ï. m. || 1° Celui qui avait le droit de cocférer un bénéfice. Si on donne un bien tetnporel pour un bien spirituel non pas comme prix, mais comme un motif qui porte le coUateur à le donner, est-ce simonie? pasc. Prov. t2. Le P. Tellier, tirant sur le temps et sur le peu de considération du collateur, fit entendre au roi qu'il ne convenait pas qu'un particulier fît sans lui un évêque dans son royaume, st-sim. 352, (3). Grégoire VII avait conçu le dessein d'ôter à tous les collatours séculiers le droit d'investir les ecclésiastiques, volt. Mœurs, 46. Une très-grande partie des bénéficescures était à la disposition des patrons ou collateurs laïcs, et ces laïcs en disposaient, mirabeau. Collection, t. v, p. 290. \\ Collateur ordinaire, ou, simplement, ordinaire, celui qui de droit commun conférait le bénéfice. |{ 2° Celui qui confère.

— HIST. XVI" s. Ce ne sont pas les evesques seulement qui confèrent les bénéfices : et encore quand ils en sont collateurs, calv. Inslit. 873.

— ÉTYM. Collator, celui qji confère, de coUatum, supin de cbnferre, conférer, cum, avec, et (aluni, supin de ferre, porter (voy. lé).

COLi^ATlF, IVE (kol-la-tif, li-v'), adj. Bénéfice coUatif, bénéfice susceptible d'être conféré.

— ÉTVM. Voy. COLLATEUR.

i . COLLATION (kol-la-sion ; on prononce les deux II, ce qui le distingue du suivant), s. f. || 1° Terme de jurisprudence. Droit de nommer à un bénéfice ecclésiastique; action de conférer un bénéfice ecclésiastique. Il n'y a rien à dire de ma part sur les collations , Doss. Lett. a6b. (3. Il La provision du collateur. Avoir la collation de l'ordinaire. || 2* Action de conférer un titre, un droit. || Action de conférer un grade, par faveur et indépendamment des examens, en des circonstances exceptionnelles. || 3° Action de conférer, de confronter une copie avec l'original pour en constater l'exactitude. Les clercs de la vie commune, aux Pays-Bas, s'occupaient de la collation des originauxdans les bibliothèques, chateaub. Génie, iv, vi, 6. Après avoir copié tout le morceau inédit, j'achevai la collation du reste avec ces messieurs, p. L. couB. 1, 68. Il 4° Terme de libraire. Action de collationner. || 6" Mot qui s'est quelquefois dit en grammaire pour comparaison.

— HIST. xiv s. Par collacion et composicion de l'un à l'autre faite, ohesme, Elh. 08. Pour la cause d'exemple et pour probacion Es simples et es rudes, j'en fais collation [je les mets sous les yeux ; il s'agit d'exemples), Girart de Ross. v. 6861. ||xv° s. Si vueil [je veux] avoir conseil et collation avecque vous, comme je me pourray maintenir contre les Lissebonois et Portugalois , pnoiss. liv. lu, p. 50, dans LACURNE. Et maistres en théologie et divinité de tous ordres d'église lui plot [au roi] souvent oyr en ses enlacions [conférences] , christ, de ris an, Charles V, i, ch. 16. Et futfaicle une collation [discours] par un frère des Jacobins toute tendant à (in de miséricorde, Chr. desaint Denis, t. m, p. 4o, dans LACURNB. Maitre Jean commença sa petite collation [allocution], comme il s'ensuit , louis xi, HouK. zxxii. Il XVI* s. Quant est de la collation des

DICT. PE lA UVNCtUE FBANÇAI3F,

bénéfices, laquelle chose estoit anciennement conjointe avec la promotion.... calv. Inslit. 872. Je sçay bien qu'il y en a qui veulent prouver par collation des temps que ce soit une fable controuvée à plaisir, AMVOT, Solon, 56. Par collation de plusieurs passages respondaats l'un à l'autre, ID. Moral. Épit. p. 15.

— ÉTYM. Provenç. collation; espagn. colacion; ital. collazione; du latin collationem (voy. collateur).

2. COLLATION (ko-la-sion; en poésie, de quatre syllabes; on ne prononce qu'une seule l, ce qui le distingue du précédent), î. f. || 1° Repas léger que les catholiques font au lieu de souper, les jours de jeune. Plus la nourriture est forte, plus on est eu état de garder la règle du jeûne en ne faisant chaque jour qu'un seul repas avec une petite collation, FÉN. xviii, 479. 1(2° Par extension, tout repas fait dans l'après-dtnée et qu'on nomme aussi goûter ; anciennement petit repas fait entre le dîner et le souper; et aussi petit repas donné par politesse, par galanterie. Je n'ai pas songé à vous donner un peu de collation avant de partir, mol. l'Av. m, I2. Il nous a donné la collation, id. Fourb. ii, H. Après cela, on fit une jolie collation, sév. 78. Les soirs il vient faire collation avec nous, id. 604. On fit collation, on soupa, etc. id. 47. Je lui dois donner une très-bonne collation, ID. 444. X dîner, on me servit des tubéreuses et puis des peaux d'Espagne ; je n'eus que des jonquilles à collation, fén. xix, 40. Il 3° Petit repas qu'on fait, entre les repas, en hâte, en passant, ou par une circonstance quelconque. Il 4"' Anciennement, repas qu'on servait la nuit dans les bals. Il y eut bal et grande collation.

— HIST. XV* s. Pour faire une collation poui le fait du curé de saint Jaques, Bibl. des Chartes, 5* série, t. i, p. 226. Après qu'ilz eurent tous soupe et joué, le dit Beauchump fist hucher pour faire collation d'après souper, du cange, collalio. Allèrent visiter les Gantois de lieu à autre, et prindrent la collation de vin en la tente de Gand, et de là passèrent parmi Bourbourg , et allèrent loger emprès Gravelines , monstrel. t. u, p. 132, dans LACURNE. Il XVI* S. Et qu'autre chose il n'ha, sans point mentir. Qu'une rostie à sa colation , marot, t. ni, p. 06. J'ai prins coutume de m souper plus, et de faire seulement un petit de collation au soir, desper. Contes, lix. S'il la veut venir voir à ce soir, elle luy donnera la collation entre huit et neuf heures, lu. ib. ixxiu. Faisant collation d'une bourrée [fagot], devant qu'aller au lit, m. ib. xcvii. Le duo mesme, y arrivant sur le poinct de la collation et se fiant qu'on n'auroit pas touché à sa bouteille, en print à son tour, mont, i, 253.

— ÉTYM. Provenç. collation; bas-lat. collatin (voy. COLLATION 1). Ce terme vient des coutumes ecclésiastiques. Dans les monastères, on faisait, après le souper, qui avait lieu de bonne heure, une lecture de l'Ecriture sainte ou des Pères. Les moines échangeaient leurs observations sur le texte; les uns faisaient des objections, d'autres y répondaient. Cet exercice, que nous appelons une conférence, ils l'appelaient collalio (de conferre). Au sortir de là, on prenait quelques légers rafraîchissements, et l'on s'allait coucher : de li le sens de petit repas donné à collation, génin. Récréât, t. i, p. 429.

COLLATIONNÉ , ÉE (kol-la-sio-né , née) , part, passé de collationner i. Copie dûment collationnée.

1 . COLLATIONNER (kol-la-sio-né ; ce verbe se distingue du suivant par la prononciation des deux II) , V. a. Il 1° Kaire la collation d'une copie avec l'original; conférer deux écrits ensemble. U eùl été intéressant de collationner le texte de ce manuscrit avec les textes que nous avons, chateaub. Itin. 98, Il 2- Terme de librairie. Vérifier s'il ne manque point de feuillets à un li\Te, soit par les signatures à l'égard des cahiers, soit par les chiffres à l'égard des feuillets.

— ÉTYM. Collation i ; provenç. coUatioruir ; espagn. colacionar ; ital. eollazionare.

2. COLLATIONNER (ko-la-sio-né ; ce verbe se distingue du précédent parce qu'on n'y prononce qu'une seule l), v. n. Faire le repas appelé collation. Nous avons collationné ensemble. || U se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. xvi* s. Et de quoi coUationnez- vous? nEspER. Contes, Lix. L'ordre deCiteauxdisne bien, mais collationné mal [par un jeu de mot sur coilationner, faire la collation, et collationner, donner un bénéfice, parce que les abbayes, l'ordre étant très-riche, dînaient bien, mais avaient peu de bénéfices dépendants d'elles], leroux, Vict. comique.

— ÉTYM. Collation ">..

COLLE (ko-1') , s. f. Il 1* Préparation molle et homogène qu'on obtient en délayant de la farine dan» de l'eau, et en soumettant le tout à la chaleur, et qui sert à joindre d'une manière fixe certains objets. || Colle forte, gélatine extraite des rebuls de substances animales, tels que les oreilles, les pieds, les rognures de peau. || 2° Populairement, bourde, rnenterie, ainsi dite, parce qu'une attrape est comparée à une chose qui colle. En voilà une colle 1 Donner une colle. || Terme d'écolier ou plutôt d'aspirant à une école spéciale. Professeur ou maitre de colles, examinateur qui vient à certains jours faire aux aspirants des questions difficiles et auxquelles ils ne sont pas préparés, afin qu'ils apprennent à y répondre.

— HIST. xiri* s. Chose moUée [mou'.ée] atachée à cole seur l'arçon, Liv. des met. 209. || xv* s. Dames ne sont mie si lourdes.... Pour leur faire acroire merveilles. Elles changent si souvent leurs colUs, al. ciiART. /,o belle dame sans mcrcy. || xvi' s. Prenez colle des menuisiers, fondue en eau chaude, paré, X, 9. Donner ou ficher la colle [attraper], OLDiN. Curios. fr.

— ÉTYM. Espagn. cola; ital. colla; du latin colla, du grec y.6).).o.

COLLÉ, ÉE (ko -lé, lée), part, passé. || 1* Joint par de la colle. Le papier collé sur le mur. || Par extension. Les cheveux étaient collés sur la plaie. Il Papier collé, papier qui a reçu un apprêt permettant qu'on écrive dessus. || Fig. Faire tourner des mots mal joints et mal collés, Régnier, Sat. iv. Il 2* Fig. Attaché à, fixé sur. Il était tous les jours collé sur les livres, hamilt. Gramm. 10. Nous nous écoulons en lui, nous y demeurons collés, boss. Soinm. de la doct. Sa bouche tremblante collée sur le signe sacré de son salut , mass. Car. Impén. Le duc [de Beauvilliers] eut sans cesse les yeux collés sur moi pendant que je lui parlai, st-sim. 15, 169. C'est lui qui entre dans une église , et prenant l'aveugle qui est collé à la porte pour un pilier.... la BRUY. XI. U passa trois ans collé sur ses barbouillages, j. j. Rouss. Ém. m. Je me tenais collé à la fenêtre, chateaub. Itin. 176. [Le crucifix] Aux lèvres du mourant collé dans l'agonie, Commeun dernier ami, LAMART. Uéd. II, 22. || Collé sur son cheval, collé sur la selle, se dit d'un cavalier solide sur sa selle. Il Terme de chasse. Chien collé à la voie, chien qui ne s'écarte pas de la piste de l'animal. || Terme de jeu de billard. Touchant à la bande. Bille collée. Je suis collé. Il Terme d'écolier. Qui ne trouve rien à répondre, surtout dans un examen : Il demeura coU*. Et aussi pris en faute, puni : Je suis collé pour la promenade.

t COLLECTAIRE (kol-lè-ktê-r'), s. m. Terme de liturgie. Livre de prières qui renferme toutes les collectes de l'année.

— ÉTYM. Collecte.

COLLECTE (ko-lè-kf; d'autres disent kol-lè-kt'), î. f. Il 1° Anciennement, la levée des impositions. Il Le temps pendant lequel un collecteur était en fonction. || 2° Par extension, quêle en vue d'une œuvre de bienfaisance ou d'une dépense commune. On dîne, et, après le repas, on fait une collecte pour les pauvres, voit, l'hil. il, 43. Une lettre pastorale qui demande une collecte pour nos soldats qui sont esclaves à Maroc, id. Lett. d'Argenlal, lo fév. 1766. Il 3° Terme de liturgie catholique. Nom d'une prièro de la messe qui se dit avant l'ÉpIlre et qui vario suivant les occasions. || 4° Collecte s'est dit jadis pour assemblée, en langage de l'ordre de Malle.

—.HIST. xvi* s. [Les mutins ayant] pillé leur gênerai, firent une collecte, fortifièrent pour eux la ville de S. Paul, d'aub. Ilist. m, 321. Gensde poésie [serfs, gens sous puissance de maitre] ne se peuvent assembler, ne faire gets no collecte sur eux, ne faire ou passer procuration sans l'autorité et licence de leur seigneur haut justicier, CotisJum. génér. t. I, p. 848.

— ÉTYM. Provenç. collecta; espagn. colecta; ital. colletla; du latin collecta, du participe passé coUeclus, recueilli, de colligere (voy. cueilub).

■[COLLECTER (kol-lèkté), v. m. Faire une collecte. En 1840, le gouvernement de Genève permit do collecter pour les incndiés de Sallauches. Terme clair et utile, humbert, Gloss.

— ÉTYM. Collecte.

COLLECTEUR (ko-lè-kleur; d'autres disent kollè-kleur), s. m. || 1* Celui qui avait charge de recueillir les impositions. || Celui qui reçoit des cotisations volontaires, par exemple dans les communautés protestantes. || 2* Terme de physique. Le plateau supérieur du condensateur ou celui qui est er rapport direct avec la source d'électricité. {| 3° Âdj

COL

Terme ie botanique. Poils collecteurs, appendices capillaires qui garnissent quelquerois le stigmate, et auxquels on attribue la fonction de recueillir le pollen.

— lllST. XVI' S. Il fit mourir leurs collecteurs qui levoient et exigeoient 1,1 taille, amyot, 7'yrr/i. 61.

— ÊTYM. Proveiiç. coUeclor ; e.spagn. colectnr; ital, collellore; du bas-laiin colleclorem (voy. coi.lkcte).

COLLECTIF, IVK (ko-lè-ktif, kti-v'; d'autres disent koMè-klif), adj. || l"Oui contient un ensemble do personnes ou de clio.ses, qui a[ipartienl à un onsemble de personnes ou de faits. Un tout collectif. L'Iiommeàdemi sauvage, dispersé, ne connaît ])assa puissance collective. Et la famille, enracinte Sur le coteau qu'elle a planté, Itefleurit d'année en année. Collective immortalité! lamart. Joe. ix, 201. || D'une manière collective, en considérant les objets comme formant un seul tout. 1| Substantivement et au ma.sculin. Transporter le rai.sonnement de l'imlividuel au collectif, de l'homme au peuple, cuateauii. Génie, 1, I, 7. ||2°Terme de grammaire, qui, exprimant la réunion de plusieurs individus de la même espèce, présente à l'esprit l'idée d'une collection. Peuple, armée, compagnie sont des noms collectifs. || Sons collectif, valeur collective, sens, valeur queprend un mot au singulier, qui, n'étant pas collectif de soi, le devient par l'emploi. Dans cette phrase : le renard est rusé, renard a un sens, une valeur collective. Il Substantivement. Un collectif. Les collectifs.

— ÊTYM, Lat. co(/cc(it;t<s (voy. collecte); provenc. collectiu, espagn. colectivo; ital. colleltivo.

COLLECTION (ko-;S-k,sion ; en poésie, de quatre syllabes; d'autres disent kol-lè-ksion), s. f. \\ l-Tcrme de pharmacie. Collection des drogues, l'approvisioniiemenlqu'on en doit faire. || 2''Termedescolastique. Kéunion de parties. Il [Dieu] est l'être infini par intention, comme dit l'école, et non par collection, KÉN. Eiist. 293. Il 3° Assemblage d'objets d'art ou do science. Une collection d'insectes, de médailles, d'armes de prix. Une collection de tableaux. Les collections [de Commerson ], qui existent encore au Muséum de Paris, figurent parmi les plus précieuses ricbesses que possède cet établissement, cap, Philibert Commerson. \\ Par extension, se dit des persannes et de toutes sortes d'objets dans le langage familier et plaisant. Une collection d'originaux, de beaux esprits. Vous avez là une lielle collection d'habits, c'est-à-dire un grand nombre, une grande variété. Il 4" Recueil de plusieurs ouvrages ou des divers numéros d'une publication eu de diverses pitces ou morceaux. La collection du Journal des savants. Le Spicilegium du P. d'Achéry est une collection de plusieurs pièces curieuses de l'iiistoire. Il 5° Réunion d'extraits. Ce jeune homme a fait de bonnes collections. Peu usité aujourd'hui dans ce sens. Il 6° Terme de médecine. Amas d'un liquide dans quelqu'une des cavités closes du corps. Collection purulente, amas do pus.

— HIST, XIV* s. Entre la collection des fruis passés et le labeur pour les fruis avenir. — Les collections ou commixtions de toutes les choses dessus dictes, OHESME, Thèse de meunier. || xvi's. Et pour ce qu'on ne peut bien mondifier telles ])layes, se fait collection de matière, dont en fin la mort s'ensuit, paré, VIII, 34. Nombre est pris icy largement, non pas tant seulement en tant qu'il est coUection.de plusieurs unités, EST. DE la roche, Arismctique, f''42. Nombre est agrégation ou collection d'une ou plusieurs unités, ID. ib. t° t.

— ÉTYM. Provenç, collectio ; espagn. coleccion; ital, collezione , du latin collectionem (voy, collecte).

tCOLLECTIONNER(ko-lé-ksio-né). || 1° K.n. Faire des collections. || 2° V. a. Collectionner des pierres précieuses, des insectes,

— ÊTYM. Collection.

t COLLECTIONNEUR, EUSE (ko-lè-ksio-neur, neil-z') , s m. et f. Celui , celle qui fait des collections,

— ÊTYM. CoUeciionner.

COLLECTIVE.MENT (ko-lè-kti-ve-man; d'autres

disent kol-lé-kti-ve-man), adu. Dans un sens collectif. Dans la phrase : le tigre est féroce, (t'j/re est pris collectivement.

— ÊTYM. Collective, et le suffixe ment. COLLEGE (ko-lè-j' ; bien que l'Académie mette un

accent aigu, la prononciation est d'un accent grave), t. m. Il 1° Corps de personnes revêtues de la môme dignité. 11 y avait à Home \m collège des augures, un collège des pontifes. || Collège d'artisans, nom donné aux corporations d'ouvriers dans l'empire romain. Il Le sacré collège, le corps des cardinaux, divisé en trois ordres, évêques, prêtres et diacres. I Anciennement, le collège des secrétaires du roi, la compagnie des secrétaires du roi, || i' Collège

COL

électoral, assemblée d'électeurs, à l'effet d'élire des députés. Il Spécialement là réunion des électeurs appelés à voter pour une même élection. Un collège de département, d'arrondissement. Un collège peut être divisé en plusieurs sections. || 3" Etablissement d'instruction publique et secondaire. Aller, étudier au collège. Les élèves d'un collège. Vous avez beau raisonner, monsieur est frais émoulu du collège, et il vous donnera toujours votre reste, mol. Hat. m. II, 7. Voyant l'autre jour écrit sur une grande porte CoUcgium, je devinai que cela voulait dire collège, ID, G. Dandin, ni, 1. 1| Par extension, tous les élèves ou tous les pensionnaires d'un collège. Le collège est à la promenade. || Nom des diverses classes d'élèves distribués dans des cours différentes, selon leur âge. Le grand, le moyen, le petit collège. Il Amitié de collège, amitié contractée dès le collège. Il Amis de collège, vieux .imis et qui se regardent comme très-sùrs l'un de l'autre. || Sentir le collège, sentir son collège, avoir quelque chose de pèdaittesque. Certain enfant qui sentait son collège. Doublement sot et doublement fripon Par le jeune Sge et par le privilège Ou'ont les pédants du gâter la raison, la FONT. Fabl. IX, 6, Il Collège se distingue de lycée en ce que le premier est un établissement municipal dont ia gestion appartient à la ville qui paye le traitement des professeurs; dans le second, tout relève de l'État. L'enseignement est à peu près le même dans ces deux ordres d'établissements, les collèges se modelant autant que possible sur les lycées; mais, en général, dans les collèges, l'enseignement est moins élevé, moins développé, et le personnel moins complet (et non pourvu du titre d'agrégé). Collège de plein exercice, collège dans lequel il y a un professeur pour chaque classe. Les noms de proviseur, censeur, professeurs ne se disent que dans un lycée; dans un collège, il y a un principal et des régents. Avant 1848, il y avait collèges royiiux et collèges communaux, termes changés depuis en lycées et collèges. || Collège de France, établissement fondé à Paris par François I", où l'on enseigne publiquement les hautes connaissances humaines, tant dans les lettres que dans les sciences et dans l'érudition.

— uiST, xiv s. Pour ce [il] fist Dieu son hoir, si funda abaïes, Collèges, priortèsqui or li font aies, Girart de Uoss. v, 4285. Tuit y furent mandé et collège et chapitre. Et tuit cil du paiis qui orent croce et mitre, ib. cn,'>o, || xV s. Plus n'ont nulles élections Les abbayes, les collèges, Abatu sont les privilèges, EUST. DEScn. l'oe'sies ms-i. (' 524, dans lacurne. Nous chrestiens qui sommes du collège de Jesus- Christ qui fut et est Dieu et homme, llouciq. iv, ch. 3. Il XVI' s. Les defaults que nous trouverons en ce collège là [réunion choisie], le monde les pourra hardiement bien advouer pour siens, mont, ii, 229. Un collège de religieux de l'observance de St Dominique, JEAN d'auton, Annales de Louis XII, p. t07.

dans LACURNE.

— ÊTYM. Provenç. collège; espagn. colegio; ital. collegio; du latin collcgium, de eolligere, réunir (voy. cueillir).

COLLIÎGIAL, ALE(ko-lé-ji-al, a-1'), adj. Hl" Oui a rapport au collège. Ecartons la muse empesée Qui, se guindant sur do grands mots. Préside à la prose toisée Des poètes collégiaux, gresset, les Ombres. || 2» Église collégiale, égbse qui n'est pas cathédrale et qui a un collège de chanoines. || Substantivement. Un de ses bâtards [à Bernard Van-Gallon] trouva le moyen d'être chanoine d'une collégiale, volt. Phil. II, 4)0. Plusieurs de ces églises des grecs sont des collégiales, iD, Umurs, 9i.

— HlST, XV* s. Chantres, doyens, princes chanoines, Cathedraulx et coUegiauLx, Regisireurs et officiaulx, E. DEScii. Poésies mss. f" 405, dans lacurne. Il xvi' s. Ces escoliers furent en la viUe de Tholose appeliez collégiaux, comme enfans des collèges, et, en l'université de Paris boursiers, comme estans nourris et alimentez de la bourse commune do leurs fondateurs, pasquier. Recherches, liv. viii, p. 791 , dans lacurne.

— ÊTYM. Collège.

COLLÉGIEN (ko-lé-jiin), s. m. Élève d'un collège.

— ÊTYM. Collège.

COLLÈGUE (kol-lè-gh'),,î, m. Celui qui fait, avec d'autres, partie d'un même corps, et aussi qui exerce une fonction, une magistrature avec un autre, qui remplit la même fonction. Il est mon collègue au conseil d'Etat. Us sont collègues. Jurons-nous (|ue des deux, qui que l'on puisse élire. Fera de son ami son collègue à l'empire, corn. Pulchérie, I, 4. Ma vertu souffre trop en ce funeste lieu. Dont

COL

je ne puis chasser mes collègues impies, voltaibc, Trtumv. i, 3.

— IiEM. L'Académie écrit collègue avec juste raison, puisque telle est la prononciation; mais elle écrit collège, où la position cl la prononciation ds l'e sont les mêmes. Cette anomalie complique inutilement l'orthographe.

— SYN. COLLÈGUE, CONFRÈRE. Collègue se dit de ceux qui sont revêtus des mêmes fonctions ou qui ont une même mission : on est collègue dans un collège, au sénat, au corps législatif, dans un conseil municipal, etc. Confrère se dit de ceux qui appartiennent à une même société, à un même corps, sans avoir rien à faire de particulier au nom de cette société. On est confrère à l'Académie et dans toutes les sociétés académiques. Les hommes revêtus des mêmes grades, comme les avocats entre eux, les médecins entre eux, les marchands qui vendent les mêmes objets, par exemple, leslinraires entre eux, se traitent de coufrôros.

— ÊTYM. Le latin coliega, de eolligere (voy. cueillir).

t COLLÈME (kol-lê-ra'), ç. m. Terme de botanique. Genre de plantes lichénoïdes dont le thalle est gélatinifonne quand il est humide.

— ÊTYM. Kô>.)c(, colle.

t COLLEMENT (ko-le-man), i. m. État de choses collées l'une sur l'autre. Le collement des paupières, dans une ophthalmie, par l'humeur qui est sécrétée.

— ÊTYM. Coller.

COLLER (ko-lè) , ». a. Il 1° Joindre avec de la colle. Coller du papier. Coller une feuille d'acajou sur du chêne. Coller deux choses ensemble, || Enduire, imprégner de colle, d'apprêt. Coller du papier, coller de la toile. || Par extension. Le sang avait collé ses cheveux. || Coller du vin, y battre de la colle de poisson ou même du blanc d'oeuf pour le clarifier. Je croyais savoir coller le vin, J. J. Rouss. Conf. vi. Il 2"' Appliquer une chose contre une aul'e. Il a collé BOn visage contre le mien. Cette attentt .'une bataille en Flandre collait tout le monde aux fenêtres pour voir arriver les courriers, st-sim. 209, 66. I! Fig. Au Ueu de les coller sur des livres, j. j. holss. Ém. II. Il Terme de billard. Coller une bille, l'envoyer tout près de la bande. On dit aussi : coller son adversaire, pour dire : coller sa bille. || Populairement. Coller quelqu'un, lui fermer la bouche, lui dire quelque chose qui le fait taire. || Coller un écolier et surtout un aspirant à une des écoles du gouvernement, lui faire une question à laquelle il ne peut répondre. || 3° V. n. Tenir comme avec de la colle. Tout cela avait collé ensemble. || Ce pantalon colle, il est juste, il dessine les formes. Il 4° Se coller, v. réfl. S'attacher comme avec de la colle. La tunique .s'était collée sur sa peau, fénel. Tél. XV. Il S'appliquer exactement sur une chose. Cette draperie se collait sur le corps, || S'attacher fortement. Il dit, baise mes pieds, les inonde de larmes, Se colle à nos genoux, delille, Enéide, III, 830 Sur sa pâle main [de Laurence] ma lèvre qui se colle La retint à la vie avec une parole, LAMARÏ, Joe. IV, (60. il lui est arrivé plusieurs fois de se trouver tête pour tête à la rencontre d'un prince et sur son passage, et n'avoir que le loi.<ir de se coller à un mur pour lui faire place, la uhuy. xi. Il Fig. Tenir son esprit appliqué aune chose. L'immobile auditeur Se colle à la tribune où tonne l'orateur, SEGRAis, Gcurg. m. Tillemont est le guide lo plus sûr des faits et des dates pour l'histoire des empereurs; Gibbon se colle à lui; il se fourvoie et tombe quand l'ouvrage de Tillemont finit, ciiATEAUB.danf le Dict. de dociiez.

— niST. xui* s. Si collèrent [tendirent] les voiles et s'en allèrent, villehard. p. 165, dans lacurne Il XVI* s. Je voy plus de cent ruisseaux Collez dt. fange et de bourbe, du bellay, ii, 5i, reclo. Bons dieux I qui voudroit louer Ceux qui, collez sur un livre, N'ont jamais soucyde vivre îro.ns. 4(7.

— ÊTYM. Colle.

t COLLERET (ko-le-rè), s. m. Terme de pêche Espèce de seine.

— ÊTYM. Diminutif de collier.

COLLERETTE (ko-le-rè-t), s.f. || 1* Petit colle

en linge fin, dont les femmes s'entourent le cou. Collerette de batiste. Dieux! il [le dard de la mouche] perce la collerette [de Lisette] : Le sang coule I accourez, Amours, n-rRANO. ilouche. || Collerette d'homme, collerette à la Henri IV. || 2* Terme do botanique. Involucre des ombellifères, composé de bractées vcrticillécs sur un seul rang, qui le font ressembler à une collerette. || 3* ferme de pèche. Courtines volantes pour former lo parc ou una

COL

enceinte. |{ 4° Dans les bateaux h vapeur, couronne (in grand piston.

— ÊTYM. Diminutif de «oHter.

COLLET (ko-lè ; le ( ne se lie pas dans le parler nrtiinaire; l's se lie : des collets en velours, dites: di'S ko-lè-z en ....; collets rime avec traits, jamais, succès), s. m. Il 1° Partie d'un vêtement qui entoure !e cou. Collet d'habit. || Sauter au coUet, sauter au cou. Il y en eut une [harengùre] qui sauta au collet de Monseigneur et qui l'embrassa des deux côtés , ST-siM. 91, 4 90. Il Fig. et familièrement, c'est un profit, c'est une aubaine qui lui saute au collet, c'est un avantage qui lui arri/e inopinément. || Prendre quelqu'un au collet, le prendre par le haut de sou habit, avec force ou avec violence. Entrer chez lui, le tenant au collet, la font. Gag. L'homme élevé dans la crainte des gendarmes, qui craint que son ombre ne le prenne au coUet, p. L. cour, ii, 258. Il Par extension. Prendre quelqu'un au collet, le forcer d'écouter. || Fig. Et quand la servitude a pris l'homme au collet, bégnieh, Sat. m. Mais que plutôt son jeu mille fois te ruine, Que si la famélique et honteuse lésine, Venant mal à propos la saisir au collet, Elle te réduisait à vivre sans valet, boil. Sat. X. Il Mettre la main sur le collet à quelqu'un, l'arrêter, le faire prisonnier. Moi qui dehors, sans plus, ai vu le Châtelet, Et que jamais sergent ne saisit au collet, Régnier, Sat. v. || Fig. Prêter le collet à quelqu'un , lutter contre quelqu'un , se battre avec lui. Je vous prêterai le collet en tout genre d'érudition , mol. Am. méd. ii , 4. Villars manqua plus d'une occasion de prêter le collet au prince Eugène, st-sim. 332, 90. Jamais Malboroug, sans sa jonction [avec le prince Eugène] , n'eût osé prêter le collet à nos trois armées, id. 130, 206. Il 2° Morceau d'étoffe arrondi qui se place sur les épaules et couvre une partie du corps. || Collet de manteau , morceau d'étoffe rond qui est attaché audessus du corps du manteau et qui couvre le.i épaules. Il 3° Ornement de linge qu'on mettait autrefois sur le collet du pourpoint, pour la propreté, et qu'on nommait aussi rabat. Les gens du monde le portaient ample et souvent fort orné. ||Un homme à petit collet, ou, simplement, un petit collet, un homme d'église, ainsi dit à cause de ce collet que les ecclésiastiques [ortaient plus petit. || En mauvaise part, celui qui affectait de porter un petit collet et de se donner des manières dévotes. || Le petit collet, la profession ecclésiastique. Un génie qui à cet âge méprisait le petit collet, hamilt. Gramm. III. 11 [le prince Eugène] prit ensuite le petit collet, VOLT. Louis XIV, 47. Il 4" Collet monté, collet que portaient les femmes; il était soutenu par des cartes, de l'empois et du fil de fer. Mignard aurait peint les courtisans du dernier siècle avec des fraises ou des collets montés, fén. x.\i, 283. || Fig. C'est un collet monté, c'est une personne afl'ectée, pédante. 'Cela est collet monté, bien collet monté, cela est contraint, guindé.... Oh! sollicitude i mon oreille est rude ; Il pue étrangement son ancienneté. — 11 est vrai que le mot est bien collet monté, MOL. Femmes snv. Il, 7. Tes bons mots .... Sont des collets montés et des vertugadins, bojl. Sat. xn. La critique qu'il fait en collet monté, sÉv. 387. || 5" Collet de buffie, sorte de pourpoint fait de peau de buffle, qui était à grandes basques et sans manches. Il 6° Terme de boucherie. Collet de mouton, de veau, la partie entre les épaules et la tête. || 7° Terme d'anatomie. Collet des dents, ligne dont le contour marque la séparation de la racine et de la couronne d'une dent. || Terme de botanique. Point idéal d'où s'élève la lige et d'où part la racine, et qui a reçu aussi le nom da nœud vital. || 8° Petit filet de corde tendu dans des haies ou pa,ssage5 étrdits avec un nreud (;pulant, dans lequel se prennent les lièvres et les lapins. Chasser au collet. Prendre le gibier au collet. On tend les collets dans les passages que le gibier fréquente. || Terme de pêche. Espèce i\('. nœud couiant , employé pour la pèche de la carpe et du brochet. || 9° Terme de métier. Bourrelet qui termine le goulot d'une bouteille. || Collet de chandelier, la partie du chandelier qui s'élève sur le pied. || Collet de hotte, la partie la plus haute du dos de la hotte. || Collet d'une bougie, d'un cierge, le bout de la mèche de fil blanc qu'on aperçoit au haut. Collet d'une chandelle, le coton qui sort hors du suif. Il Partie du clou voisine de la tète, jj Rebord de la chaudière du distillateur. || Partie ronde et concave au-dessus ou au-dessous d'une pièce d'orfèvrerie. Il Bois d'une raquette à l'endroit ficelé. Il Collet de violon , la partie qui est au bout du manche et qui est faite en crosse. || Bout du manche d'une pioche, jj 10" Terme de construction. La par-

COL

tie la plus étroite d'une marche toumante.|| ll'Tenne

de marine. Arrêt angulaire aux quatre faces du haut d'un mât. Il Collet d'un étai, son grand anneau.

— IIIST. xiir s. Colletés de cotes [sorte de robe] , Liv. lies mél. 372. || xiv" s. Avant que vous partiez de vostre chambre, aiez paravant avisé que le colet de vostre chemise, de vostre blanchet ou de vostre cote ne saillent l'un sur l'autre, Minagier, i, 4. De la poictrinc d'un beuf, la première |)iece qui part d'emprès le colet est appellée le grumel, et est la meilleur, «6. ii, 4. ||xv' s. Ne souffrist que homme de sa court, tant fust noble ou poissent, portast trop oultragéuses poulaines, ne femmes cousues en leurs robes trop estrainte.i, ne trop grans collez, christ. DE PISAN, Charles Y, i, ch. 29. || xvi* s. Prestantle collet à tous ceux qui vouloient mesurer leurs forces avec luy.... ilém. s. du G. ch. 4. Un corps, avec lequel j'oseroye bien prester le collet à un autre régiment tel qu'il fust des nations qui ne nous aiment pas, LANGUE, 284. Elle cherchoit de l'œil un capitaine des gardes pour lui faire mettre la main sur le collet, d'aud. Vie, xxix. Qu'il avoit veu d'Aubigné faire rentrer la moitié de son pistolet entre la cuirasse et le colet de buffle du capitaine Metar, avant que de tirer, VD.ib. xlviii. Torigni et Mongommeri, avec leurs compagnies entières, présentèrent le colet aux premiers poursuivans, m. Jlist. m, 203. Le roy luy faisant prendre un livre dans un coffre, duquel le grand Prieur et Carmille luy passèrent le couvercle sur les reins, et cela s'appeloit parmi eux prendre le lièvre au collet, m. Conf.i,7. Beaux lutteurs, qui n'en eussent crainct homme collet à collet, DESPER. Contes, v. Un qu'on menoit au gibet disoit que ce ne feust pas par teUe rue, car il y avoit (langier qu'un marchand lui feist mettre la main sur le collet à cause d'un vieux debte, mont. i, 290. L'elephant luy mettoit quelquesfois la trompe dans le sein par dessoubz .son collet, id. ii, 4 86.

— ÉTYM. Diminutif de col; wallon, golé; espagn. coleto ; ital. collelto,

COLLETfi, ÊE (ko-le-té, tée), part, passé. Colleté par un homme plus fort que lui. || Terme de blason. Animal colleté, animal qui a un colUer d'un émail différent de celui du corps.

COLLETER (ko-le-té ; l'e muet de le se change en è quand la syllabe suivante est muette : je colleté, je coUèterai). || 1° V. a. Saisir quelqu'un au collet en cherchant à le terrasser. 11 l'a colleté. || En parlant des animaux. Le dogue colleta le loup. || Terme de métier. Colleter une chandelle, descendre une chandelle dans le suif jusqu'au collet. || 2° V. n. Tendre des collets pour prendre du gibier Ce braconnier collèle sans cesse. || 3° Se colleter, v. réfl. Se prendre au collet en luttant. Il [le comte d'Harcourt] eût eu tout l'avantage, si .son épée ne lui fût tombée de la main en nous colletant, retz, i, 3.

— HlST. XVI' s. Saisissant Granson par le corps et le colletant avec tant de force qu'il le jetla sous luy, ilém. s. du G. ch. 3t. Tout blessé qu'il estoit, il ne laissa pas de se relever, de se jetter sur l'autre et de le colleter, d'aub. Vie, xxvi. Afin que le seul Caton pust fournir à tout exemple de vertu, il semble que son bon destin lui feist avoir mal en la main de quoy il se donna le coup, à ce qu'il eusl loisir d'affronter la mort et de la colleter, mont, u, 388.

— ÉTYM. Collet.

t COLLETEUR (ko-le-teur), s. m. Terme de chasse. Celui qui tend des collets.

— ETYM. Colleter.

f COLLETIN (Uo-le-tin), s. m. Synonyme de collet de buffle.

— ÉTY»1. Collet.

t COLLÉTIQUE (kol-lé-ti-k') , adj. Terme de médecine" Médicaments coUétiques, médicaments qui servent à rejoindre les parties séparées d'une plaie ou d'un ulcère.

— HIST. XVI' s. Médicament coUetique, c'est à dire agglutinatif, paré, x.xv, 47.

— ÉTYM. Collelicus, de xoXXTixixà;, de xoXiâv, coller (roy. colle).

COLLEUR (ko-leur), s. m. \\ 1° Ouvrier qui colle ou qui fuit le collage. |1 Anciennement, faiseur de carton. || Colleur d'affiches, ou, simplement, colleur, afficheur. || 2° Populairement, celui qui conte des colles, des bourdes. || 3° Dans l'argot des collèges, maître qui vient non pour faire des cours, mais pour interroger les élèves qui vont passer des examens et se destinent aux écoles spéciales, et pour les préparer en leur posant des questions difficiles.

— f'.TYM. Coller.

COLLIER (ko-lié; l'r ne se lie jamais; au pluriel \'s se lie: des colliers enrichis de pierreries, dites : des ko-lié-z enrichis....), i.în. || 1° Ornement de

COL

cou en forme de chaîne ou de chapelet. Collier de perles, de pierreries. || Chaîne d'or que portent les chevaliers de certains ordres. Le coUisr de l'ordre du Saint-Esprit. Vous serez obligés do venir prendre le collier, siîv. 493. || 2° Sorte de collier à l'usage des esclaves, des animaux. U mit un collier au cou de son esclave. Le collier d'un chien. Des chiens dont le pavé se couvre. Distinguez-nous à nos colliers, BÈRANG. 7?equ^Ie Le collier dont je suis attaché. De ce que vous voyez [le cou pelé] est peutêtre la cause, la font. Fabl. i, B. || Chien au grand collier, chien d'attache qui conduit les autres. || Fig. C'est un des grands colliers , des gros colliers de la compagnie,c'est-à-direil a beaucoup d'autorité, de crédit dans sa compagnie. De ces auteurs au grand collier Oui pensent aller à la gloire Et ne vont que chez l'épicier, SCARHON, dans hichelet. || Collier de force, collier garni de pointes en dedans, et dont on use pour dresser certains chiens d'arrêt. Il Courroie embrassant le cou des animaux et servant à les attacher à l'écurie. || 3° Pièce principale du harnais des animaux de trait, et qui est composée des coussins et des attelles. || Collier de cheval, partie du harnais qu'on passe au cou du cheval, et à laquelle les traits sont attachés. || Cheval de collier, cheval de trait, et par abréviation, un collier. Il y a tant de colliers pour le service de cette ferme. Le Normand fermier général fournit de bons cheva'ix h Crecy, son ami, et ne donna que des colliers et des charrettes à l'autre, ST-siM. 47, 44. Il Cheval franc de collier, se dit des chevaux de la bonté desquels on juge par la franchise ou par la lâcheté dont ils tirent au collier. Il Fig. et familièrement. Être franc du collier, sa dit d'un homme sur qui l'on peut compter pour tout ce qui est action. ...tu n'es pas comme moi Franc du collier, la font. Lun. Il faut voir sur-lechamp si les vice-baillifs Sont si francs du collier que vous l'avez promis, BEGNARD,ie Joueur, m, 9. Le duc d'Orléans se passait difficilement de pincer ceux qu'il ne trouvait pas ce qu'il appelait francs du collier, ST-SIM. 390, 4. Il Donner un coup de collier, faire un effort, une tentative, dans un moment de nécessité; ailler à quelqu'un. || Donner à plein collier, (irer vigoureusement; et, figurément, même sens. Un fanatique qui a donné à plein collier dans les billets de confession, volt. Lett. d'Argental, 7 juiU. I7«». Il Collier de misère, travail rude et assujettissant; existence pénible. || 4° Terme de boucherie. La partie du cou dans le bœuf la plus rapprochée de la tête. Il Maniement pair ou double, communaux deux sexes, répondant aux trois quarts supérieurs environ de la longueur du bord antérieur de l'épaule. Il 5° Marque naturelle autour du cou d'un animal. Un chien noir qui a un collier blanc. |j Petit chapelet de plumes, d'écaillés, de plis ou de callosités qui entoure quelquefois le cou des oiseaux. |j Partie du corps des mollusques (hélices) qui déborde le pied, sous laquelle celui-ci se relire et qui remplit l'ouverture de la coquille. || En pathologie, éruption dartreuse qui fait le tour du cou comme un collier. Il 6" Terme d'architecture. Astragale taillé en perles, en olives ou en patenôtres. || 7° Terme de pèche. Corde qui, tenant au bout du verveux, l'attache à quelque objet solide. || 8" Terme de marine. Cercle de fer servant à contenir les mâts de hune, de perroquet, les bouts dehors, etc. Il 9° Terme de ponts et chaussées. Cercle de fer ou de cuivre, qui maintient par le haut les poteaux tourillons des portes des écluses. || lO" Arc de l'éperon qui embrasse le talon.

— HlST. xiii's. Li liemiers s'en vient devant, Son lien el col bel et grant. Dont li colers ert de fin or, Partoiiopex, v. 4819. Bien sevent mes règles garder. Et sunt si très bon escolier Qu'il traient luit à mon coller, la Rose, 4 94 94. Tout plainement droit escolier Ont plus de paine que coller [porte-faix], Quant ils sont en estiangeté, buteb. 229. Et se feri [le royl entre lesTurs si avant, que il li empristrent la coliere de son cheval de feu grejois, joinv. 230. Nus bourelier ne puel faire colier de mouton ou de bazane, Liv. des inèl. 224. || xiv s. Un collier d'or, à dix neuf lurterelles blancbes, esmaiUées, et sur la plus grant a un rubis, pesant sept onces six esterlins, delabordk, Émaux.p. 220. Un autre cellier d'argent, à sonnettes, pour un petit chien, id. 16. Lecolher [du cerf] c'est une chair qui est entre la hampe et les espaulcs , et vient tout autour par dessus l'os, du long de la hampe, sur le jargel, Modus, f" xxii, verso. ||xv« s. Le frain aux dents, franc au collier, VILLON, Petit testam. || ivi' s. Une chasse qui se conduict plus par subtilité que par force, comme celle des colliers [collets] , de nos lignes et de l'hamesson, mont, u, 4 70. 11 ne doute les loups, tant

COL

«oient-iU redoutables, Ny les mastins armez de colliers effroyables, BONS, lingeries, Églogue i.

— RTYM. Provc.nç. colar ; espagn. collar ; ital. collore; du latin cnllare, de coUum (voy. cou).

f cOLLltîKE (ko-liè-r'), *. f. Perche qui fait la base d'un train de bois.

t COLLIOANCE (kol-li-ghan-s'), s. f. Terme de logique. Connexion, enchaînement. Peu usité.

iiisT. XIV* s. Toutes choses sont jà mises en

ordre, et en cel ord'e a telle coliguence que les unes sont subgiecles aux autres, christ, de pisxn, Charles V, ii, «3. ||xvi"s. Le corps avait nécessairement part à cette perfection de l'ame, par le droit de leur coUigance, mont, m, 38).

— ÊTYM. Le latin coUigare, enchaîner, decum, avec, et ligare, lier (voy. lier).

COLUGlî, ÉK (kol-li-jé, jée), part, patte. Des plantes coUigéos avec beaucoup de peine.

COI.UGKR (koI-li-jé), V. n. || 1° Faire des collections de pierres, d'insectes, etc. || 2" Faire des extraits. Vieux en ce sens.

— HIST. xvi's. Varro luy proposa un thème, qu'il cherchoit l'heure et le jour de la naissance de Komulus, en la coUigeant par la conséquence de ses adventures, AMYOT, Tiom. < 8. Soudain par la réponse de la vieille, Floradin colligea aisément que, pour certain, ce nouveau marié estoit son Claribel, yver, p. 632. Opinion qui n'est pas tant précédée de la vérité, comme nous pouvons coUiger deGalien, que de.... PARÉ, Introd. 5.

— ÉTYM. Mot formé du latin coUigere, qui, dans l'ancienne langue, a donné cueillir (voy. ce mot).

I COLLLMATION (kol- li-ma-sion), s. f. Terme d'astronomie. Action de viser, de diriger la vue. Il Ligne de coUimation, ligne qui passe par l'axe optique de la lunette.

— ÉTYM. Ce mot devrait être rayé du dictionnaire astronomique et remplacé par collinéation. Il y a dans quelques éditions de Cicéron et d'Aulu-Gelle un verbe collimare, auquel le contexte force d'attribuer le sens de viser à, mais qui, en soi, ne signifie rien. Les manuscrits en effet ont montré que c'était une fausse leçon et qu'il fallait liie fotitjiearc. verbe très-clair et formé de ciim, et linea, ligne, suivre de l'œil une ligne. Les astronomes qui ont écrit en latin l'ont pris dans ces éditions fautives : Astronomi imitati artifices qui, rcgulaî rectitudinem exploraturi, unum adhibent ocul»m;àlamarg?, en manchette: Ratio collimandi, kepler, Ad Vitellionem parah'pomena , quibus astronomie pars oytica tradilur, Francfort, «004, p. 2H. Mais d'autres plus corrects ont employé la vraie forme : At qui nondum fuerit assuetus collineationi per summitates aquae.... riccioli, Geographiw et hydrographix reformatœ, libri xii, Venetiis, in-f°, <672, p. 23i, col. t.

+ COLLINAIRE (kol-li-nê-r') , adj. Terme de botanique. Qui croît sur les collines. Plantes collinaires.

COLLINE (ko-li-n'), s. f. Hauteur qui s'élève audessus de la plaine. Le haut, le pied d'une colline. ô muses, accourez; sohtaires divines, Amantes des ruisseaux, des grottes, des collines, a. ciién. ÉUg. Tiiy. Il Poétiquement. La double colline, le Parnasse.

— HIST. XVI* s. Gaiguer la colline [s'enfuir], ou- BiN, Curios. fr.

— ÉTYM. Lat. coUina, féminin de colHnus, adjectif dérivé de coUis, colline.

t COLLINÉATION (kol-li-né-a-sion), s. f. Vériliible terme remplacé à tort par collimalion (voy. ce mot).

COLLIQUATIF, IVE (kol-li-koua-tif, ti-v'), adj. Terme de médecine. Qui épuise promptement les malades, et semble être le résultat de la liquéfaction des parties solides du corps. Klux colliquatif. Sueur coUiquative. Dévoiement colliquatif.

— HIST. xvi" s. Dont s'ensuit plusieurs accidents et principalement fièvre hectique et coUiquative,

— ÉTYM. Voy. COLLIOUATION.

COLLIQUATION (kol-li-koua-sion), s. f. Terme de médecine. Fonte des parties solides avec excrétions abondantes soit de selles, soit d'urine, soit de pus, soit de sueurs.

— HIST. XVI* s. Hs autres la coUiquation estoit telle, qu'un mois après leur fluoil la bouche, paré,

— ÉTYM. CoUiquare, de cum, avec, et liquare, fondre (voy. ucueuh).

COLLISION (kol-li-zion ; en poésie, de quatre syltabes) j /•. Il l°Termede physique. Choc entre deux corps. 11 i' Fig. Lutte, choc de partis animés de prétentions contraires. On craint une collision entre la trouve et la population.

COL

— HIST. XVI* s. Tout son [bruit! causé de la collision et rencontre de deux corps, paré, Introd. «.

— ÉTYM. Provenç. coUisio; du latin collisionem, de collidere, de cum, avec, et lidere pour Ixdere, léser (voy. lésion).

COLLOCATION (kol-lo-ka-sion), s. f. || 1* Terme de jurisprudence. Inscription d'un créancier suivant l'ordre nue la loi assigne à sa créance. Bordereau de collocation. || Collocation utile , celle pour le payement de laquelle les fonds seront suffisants. {| Somme qu'un créancier a droit de toucher en vertu de sa collocation. || 2° Collocation de l'argent, emploi qu'on fait de l'argent en le plaçant.

— ÉTYM. Lat. collocaiio, de coUocare (voy. coixoquer).

t COLLOCDTION (kol-lo-ku-sion), ». f. Synonyme, peu usité, de colloque.

— HIST. xiv* s. Avoir collocution et compaignie à.... oiiESME, Thèse de meunier. Inutile à teles collocucions et esbattemens, gresmp-, Eth. <38. || xv* s. Aiant sceu que le duc de Bourgogne avoit eu paroles et collocution au roy d'Angleterre, juv. des ubsins, Charles YI, )4(7. ||xvi* s. Après plusieurs collocutions et conseils tenus, m. du bellay, t3i.

— ÉTYM. Lat. collocutio (voy. colloque).

t COLLODIÊ, ÉE (kol-lo-di-é, ée) ou COLLO- DIONNÉ, fiE (kol-lo-di-o-né, née), adj. Terme da photographie. Enduit decoUodion. Verre collodionné.

t COLLODION (kol-lo-di-on), s. m. Solution éthérée de coton-poudre, dont l'emploi a été proposé en chirurgie comme agglutinatif, et que la photographie emploie.

— ÉTYM. KoM.wSriç, collant, de xôXXa , colle (voy. colle).

t COLLOÏDE (kol-lo-i-d') , adj. Terme de chirurgie. Cancer colloïde, production morbide qui consiste en une trame aréolaire remplie d'une sorte de gelée.

— ÉTYM. KéW,a, colle, et elSoc, forme.

f COLLOIIl (ko-loir), s. m. Métier à encoller.

— ÉTYM. Coller.

COLLOQUE (kol-lo-k'1 i m. Conférence entre deux ou plusieurs personnes. Ils ont ensemble de fréquents colloques. || Le colloque de Poissy, conférence célèbre qui eut lieu à Poissy entre les catholiques et les réformés. || S. m, plur. Titre d'ouvrages appelés en latin colhquia, dialogues. Les Colloques d'Érasme.

— HIST. XVI* s. [Je] voyois aussi des noms estranges de surveillans, diacres, consistoires, synodes, colloques , n'ayant jamais esté desjeusné de telles viandes, hontluc, Uém. t. ii, p. 3, dans lacurne. Il attribua le jugement de ces choses à celui du colloque de Poissi prochain, d'aud. Ilist. i, t07.

— ÉTYM. Le latin colloquium, de colloqui, s'entretenir avec, de cum, avec, et loqui, parler (voy. loquace).

COLLOQUE, ÉE (kol-lo-ké, kée), part, passé. il 1* Créanciers colloques selon l'ordre de leur hypothèque. Il 2° Mis, en un sens d'ironie ou de rigueur. Une fille coUoquée au couvent.

COLI.OQCER (kol-lo-ké), v. a.j|i°Terme de jurisprudence. Faire la collocation des créanciers. Il 2° Familièrement. Mettre quelqu'un en une place assez mauvaise. On nous a fort mal colloques. || Colloquer à quelqu'un, remettre à quelqu'un, avec l'idée qu'on est soi-même embarrassé de ce qu'on veut colloquer. Il ne sait à qui coUoquer sa fille. Ces titres l'embarrassaient, il a tAché de me les colloquer. Il 3*Se colloquer, ii. ri/l. Se placer. Quand un chacun fut embarqué, yKneas s'étant colloque, scar- RON, Virçj. travesti, dans le houx, Dict. comique.

— HIST. XIV* s. Tous ceulx qui sont colloquez et demeurans environ la mer, oresme. Thèse de meunier. Il xv's. Jà les plusieurs [grâces] estoietit promises et colloquées, froiss. ii, ii, 'il |{ xvi* s. Il fault colloquer les enfants [leur donner un état] non selon les facultez de leur père, mais selon les facultez de leur ame, mont, i, 478. Renversant les loii, en la tutelle desquelles Dieu l'a colloque, ID. iv, 20). Enfin l'ordonnance fut faicte pour colloquer les estais à Meaux et le concile natioiinal, d'aub. Hist. I, 97. C'est son escusson [à l'âme] à plusieurs quartiers, represenlant le recueil de tous les titres de sa noblesse, planté et colloque sur la porte et au frontispice.... charron. Sagesse, i, 6. lia bien colloque sa fille, PALSGR. p. 402 Voilà la bonté de cette bonne prini'esse h l'endroit du pays où elle avoit esté coUoquée [mariée], brant. Dames gai. t. u, p. «C,

dans LACURNE.

— ÉTYM, Provenç. cologar, cologttar; calai, collocar; espagn. colocar; ital. collocare; du latin collocare, placer, de cum, avec, et locare, mettre en un lieu, de loeut, lieu (voy. UEo).

COL

, i COLLCDANT, ANTE (kol-lu-dan, dan-t'), adf.

Terme de jurisprudence. Qui coUude.

COLLUDER (kol-ludé) , V. n. Terme de droit. Avoir collusion.

— HIST. XVI* s. Celuy qui d'ores en avant formera une demande en retrait, sera obligé, si la partie le requiert, de déclarer sous le serment qu'il aura fait la demande en retrait pour son propre aventage et non pour personne autre et sans savoir coUudé avec qui qae ce soit, Nouv. coustum. génér. t. i, p. &5S.

— ÉTYM. Le latin colludere, de cum, avec, et ludere, jouer.

t COLLURE (ko-lu-r"), s. f. Terme de relieur. Action de coller.

— ÉTYM. Coller.

COLLUSION (kol-lu-zion ; en poésie, de quatre syllabes), s. f. || 1* Terme de droit. Intelligence de deux parties qui plaident, mais qui ne laissent pas de s'entendre pour tromper un tiers. || 2* Dans le langage général, entente secrète entre deux ou plusieurs parties, pour faire piéjudice ou simplement pour tromper. De Mesmes n'avait rien oublié pour jeter sur moi toute l'envie de la collusion avec les ennemis de l'État, retz, ii, 25I. D'où vient que des hommes si différents conviennent tous pourtant en ce point et veulent tous être immortels? Ce n'est point ici une collusion; car comment ferez-vous convenir ensemble les hommes de tous les pays et de tous les siècles? mass. Car. Vérité d'un avenir,

— HIST. XVI* s. Estant chargé d'avoir fait intelligence et collusion avec le roi d'Angleterre, yver, p. 6)8. Après laquelle composit'on, ou pour mieux dire collusion, les deux caporaux eu advortîrent ledit du Bellay, m. du dell. 62C.

— ÉTYM. Le latin collusio (voy. colludeb). COLLUSOIRE (kol-lu-zoi-r') , adj. Qui est fait par

collusion. Disposition collusoire.

— ÉTYM. CoUusorius , de colludere (voy. colluder).

COLLUSOIREMENT (kol - lu - zoi - re- man) , odv. D'une manière collusoire. La volonté arbitraire d'un seul, collusoirement aidée des prétentions aristocratiques qui enchaînaient ou paralysaient la nation, MIRABEAU, Collection, t. m, p. 63.

— ÉTYM. Collusoire, et le suffixe ment.

t COLLUTOIRE (kol-lu-toi-r'), J. m. Terme de médecine. Médicament qui diffère du gargarisme en ce qu'il est employé pour agir seulement sur les gencives et les parois inteniss des joues et non sur la gorge.

— ÉTYM. Le latin coUuere,laver, de cum et luere, laver (voy. lotion).

t COLLYBISTIQUE (kol-li-bi-sti-k';, adj. Ancien terme de droit. Contrat collybistique, contrat par lequel une personne transportait à une autre, pour un prix convenu, l'argent qu'elle avait dans un autre pays.

— ÉTYM. K6).).uÊoc, change.

COLLYRE (kol-li-r'j, s. m. Terme de médecine. Toute espèce de médicament topique appliqué sur l'œil ou plutôt sur la conjonctive. Collyres secs, ceux qui consistent en des poudres que l'on insuffle dans l'œil; collyres mous, ceux qui sont des onguents ou pommades; collyres liquides, ceux que l'on prépare avec des eaux distillées, avec des infusions ou décoctions de plantes.

— HIST. XII* s. Si corne la lumière est del lot denoïo al malade oilh, quand li ooUires i est mis. Job, 6(6. ||xin*s. Car entor moi si très cler vi, Tant m'oint les yex d'un fin colira , la Uose , 808:.. Il XVI' s. Collyre est un médicament approprié aux yeux, fait de medicaaens bien subtilement pulvérisés, qi.e les Arabes disent comme alcohol; aucunes fois collyre est dit impioprement, pour quelque médicament liquide composé de poudres et quelques liqueurs, qui s'appliiiuent à aulr;s parties, varè,

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