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dont il avait étA le compagnon, volt, fltiiïtc, ii, 7. Les marchands portaient encore de petites robes lorsqu'ils s'assemblaient et qu'ils allaient chez les ministres; et les plus grands commerçants étaient alors des hommes grossiers, m. ib. || ferme d'économie politique. Celui qui se livro à l'industrie commerciale, par opposilion à l'agriculteut et au fabricant.
— Ktym, Commercer; espagn. comerciante.
COMMEUCK (ko-mi;r-s'),.v. m. || 1° Echange, entre les hommes, dijs divers produits Je la nature ou de l'ind.islrie. Commerce de mjr. Commerce du Levant. Pour ceux qui sont dans le commerce, pasc. Prov. n. Un trafiquant ilo Perse, Chez son voisin, s'en allant en commerce, Mit en dépôt un cent de fer un jour, LA FONT. Fui). IX, I. l'iS ne faisaient aucun commerce au dehors, fïn. Tél. vin. Le commerce qn'ds font jusqu'à jx colonnes d'Hercule, ID. Tél. m. Les Phéniciens sont en commerce avoi; tous les peuples, ID. Trt. IX. L«s Anglais et encore plus les Hollandais faisaî.ont, par leurs vaisseaux, presque tout le commerce do la France, volt, ioui'ï XIV, 29. Le génie de Colhert se tourna principalement vers le commerce, qui était faiblement cullivé et dont les grands princip'is n'étaient pas connus, ir. ib. La mort (\b Colbert et la guerre avaient beaucoup diminué le commerce, ID. ib. Je suis bien persuadé avec vous que le pays où le commerce est le plus libre sera toujours le plus riche et le plus florissant, proportion gardée, m. Leii. Roubaud, 1" juill. (7C9, Le besoin du commerce enfantera lapaix, M. J. ciiÉ- NiER, Charles I.X , il, 3. Le cominerce inaclifcxpire de langueur, c. df.lav. Vé^). sicil. Il, 6. || Commerce en gros, achat de marchandises par grosses portions pour revendre aux détaillants. Commerce de détail, achat en gros pour revendre aux consommaleur; |l Le corps des commerçants. Ce"'! loi a mécontenté tout le commerce. Le h?ut. le moyen commerce. Chambre de commerce, réunion de négociants chargés de donner des avis officiels sur le commerce. Il Miniblèro du commerce, ministère qui régit les affaires commerciales dans leurs rapports avec l'Rlat. Il Tribunal de commerce, tribunal qui statue sur les procès commerciaux. || Liberté du commerce, principe d'économie politique qui conduit b. supprimer ou à réduire notablement les entraves douanières, fiscales ou autres, qui empêchent la liberté des échanges entre les pays ou entre les iirovinces d'un même pays. Je crois très-fermement que, si ce ministre [Colberl] avait vécu de nos jours, il aurait été le premier à presser ia liberté du commerce, volt. I.clt. Itoubaud, t" juillet )7C9. || Kn termes de jurisprudence, on dit qu'une chose n'est pas dans le commerce, lorsqu'elle est inaliénable de sa nature ou par la disposition de la loi. Les choses futures, les biens dotaux ne sont pas dans le commerce. Il Dans le langage spécial de l'économie politique, le commerce est l'industrie qui met le produit à la portée du consommateur. L'agriculture, la fabrication, le commerce sont les trois branches de la production générale. Tous ont cru que le commerce consistait essentiellement dans l'échange, tandis qu'il consiste essentiellement à placer un produit k la portée des consommateurs, j. B. say, Cours, t84o, t. I, p. 304. Il Commerce extérieur, achat ou vente de marchandises au dehors du pays, éoliange avec l'étranger. Commerce intérieur , échange, à l'intérieur, des produits du pays. Commerce de transport, dans un sens spécial, achat de marchandises à l'étranger pour les revendre à l'étranger. Au xvii- siècle, les Hollandais faisaient le commerce de transport. ||, Terme de douane. Commerce général, l'ensemble des importations sans égard à leur destination ultérieure, et des exportalions sans égard à l'origine des marchandises. Commerce spécial, la somme des itnportalions destinées à la consommation iiilérieure du pays et des exportations de marchandises nationales ou nationalisées. Il 2" Le fait de vendre des marchandises. Commerce dp grains. Un commerce de vins. || En termes de jurisprudence, le fait d'acheter des marchandises pour les revendre ou de faire des opérations qui se rattachent à cet objet. Faire le commerce. Acte de cominerce. Société de commerce. Il 3° Fig. Trafic de choses morales. Que vois-je autour de moi que des amis vendus. Qui, clioisis par Néron pour ce commerce infâme. .. bac. Bril. i, 4. Spartacus ne fait point de la guerre un commerce, «AUBIN, Svarlar.. m, 4. || Commerce se dit aussi en un sens favorable. Un prince qui fait entrer l'Eglise en commerce de ses victoires et cr. partage avec elle le fruit, mass. Villeroy. \\ Faire un mauvais, un méchant, uu vilain commerce, se mêler de quelque vilaine aifaire. |14- Relations de société ou d'af-
faires, fréquentation. C'est entre les dévots un étrange commerce, bégnier, Sal. xiii. Vous voyez, dit le père, que voilil une grande facilité pour le commerce du monde, pasc. 7'ror. 9. L'on a vu, il n'y a pas longtemps, un cercle de personnes des deux sexes, liées ensemble par la conversation et par un commerce d'esprit, la br.v. v. Si l'on faisait attention à tout ce qui se dit de froid, de vain et de puéril.... l'op se condamnerait peut-être à un silence perpétuel qui serait une pire chose dans le commerce que les discours inutiles, m. ib. L'on voit des gens qui dans les conversations ou dans le peu de commerce ipio l'on aavec eux.... ID. l'b. Trop de perversité règne au siècle o'; nous sommes, Et je me veux tirer du commerce des hommes, mol. Ilis. v, t.... Oh! Tennuyeux conteur! Jamais on ne le voit sortir du gran^ seigneur; Dans le brillant commerce il se mêle sans cesse. Et ne cite jamais que duc, prince ou princesse; Lt qualité l'entête.... id. ib. ii , 6. Cette marquise agréable chez qui j'avais commerce, ID. Bourg, gent. m, O. Qu'avec lui vous rompiez tout commerce, id. Éc. des f. n, o. Le sang de mon époux A rompu désormais tout commerce entre nous, conN. l'otnp. IV, 4. 11 interroge cet homme sur sou commi-rcc avec Arion, fén, Ti-l. xx. Ce prélat est de nul commerce [ne fréquente pas le monde], la i>ruy. \u. Vous serez content du commerce que vous avez avec ma file. sév. t. La honte lui fit rompre commerce avec les hommes, uoss. Var. il. Entrez en commerce avec les pauvres , donnez et vous recevrez, ID. Serm. Sept. Loin du commerce des affaires et de la société des hommes ces ,1mes sans force aussi bien que sans foi qui ne savent pas retenir leur langue indiscrète! boss. Ducli. d'Orl. Parmi ces sages pensées et lenfermé dans un doux commerce aveé ses amis aussi modestes que lui, boss. le Tellier. Les Égyptiens entrèrent en commerce avec les Grecs, boss. Hisl. i, 7. Nous devez avoir une consolation bien touchante dans le commerce de Mme de Choiseul , volt. I.ett. lime du Deffant, 8 mars (769. || Par extension. Fières soeurs , si jamais notre commerce étroit Sur vous et vos serpents m'ont donné quelque droit, conN. ilédée, i, 4. Entretient dans ses vers commerce avec les dieux, BOIL. Art poel. il. Les dieux supérieurs ne pouvaient avoir aucun commerce avec les hommes, BOSS. Arerl. 4. Dieu entre en commerce avec les hommes, m. i, Annonc. 3. On est dans le commerce des choses saintes et l'on a perdu la grâce, mass. Car. Tiéi. Ii. Un homme qui passe pour avoir quelque commerce avec la dévotion, in. Pel. Car. Drap. Il faut n'avoir point de commerce avecSamarie, id. Car. Samar. Interrompre le commerce de sagesse et de bons conseils qui doit s'établir entre le peuple et son loi, mirabfa-j, Colleclioi, t, i, p. 330. Ljiissons, soigneur, laissons pou: les petites âmes Ce commerce rimpant de soupirs et de llammes, corn. Sert. I, 3. Il Le commerce des lettres, des muses, les occupations littéraires. i| 5° Absolument, manière de se comporter à l'égard d'aulrui. lîlre d'un commerce aisi, sur. 11 est homme d'un bon commerce, LA 3RtiY. vii. Vit-on jamr.is prince û'un commerce plus aisé, plus liiire, plus commode? BOSs. Condé. En prenant le parti de la retraite, on se retranche sur un petit nombre d'amis d'un commerce aisé, lb p. ciiFMiNAis, dans BOLii. A'oui). rem. J'éprouvai la même sensation qu'éprouveraient des hommes d'un commerce excellent qui auraient vécu ensemble pendant longtemps, DiDeb, Éloge de Hiehardson. il 6° Echange. Le commerce des pensées est un peu interrompu en France; on dit même qu'il n'est pas permis d'envoyer des idées de Lyon à Paris, volt. Lett. Deaumont, I3janv. t/fis. || Commerce de lettres, correspondance s'îivie. J'espérais en vous écrivant le premier et en ra'embarquant de ma franclie volonté dans ce commerce.... voit. Leit. SS.Locommerceque j'ai ave; vous, sév. i i3. Il me seruble que vous avez bien des commerces, iD. 431. Ce n'est point pour entretenir un commerce avec vous, id. 4. Je rentre en c.immerce par une prière qui ne vous sera pas désagréable, boss. Letl. 46. Dans sa solitude du faubourg St-Jacquesil ne laissait pas de lier commerce avec plusieurs savants , fonten. Varignon. C'est sans aucune utilité [en ouvrant des lettres ] qu'on violerait les secrets des familles, le commerce des absents, les confidences de l'amitié, la confiance entre les hommes, Mirabeau, Collection, t. i, p. 486. Il 7° Causerie. Propos, agréables commerces, Cù le hasard fournit cent matières diverses; Jusque-là qu'en votre entretien La bigaielle a part.... la font. Fabl. X, t. Ils .soutiennent l'ennui et la vanité des comuiercos, m.iss. ^r. lipiph. Les commerces nous répandent trop au dehors, id. Car Prière, i. la
prière est un commerce tendre avec votre Dieu, m. ib. Prière, 2. || 8° Liaison illicite entre deux personnes de sève différent. Pour détourner tattentioii du roi du commerce qu'elle avait avec Jermyn, iiamilt. Gramm. 6. Les Géluliens et les Lactriens, par politesse, permettaient à leurs femmes d'avoir commerce avec les étrangers, fén. t. xxii, p 334. Toute fille qui ayant eu un mi.uvais commerce avec quelqu'un ne le déclarerait pas au roi, mo.ntfsq. F.sp. XXVI, 3. Il On dit aussi : lîire en commerce avec. Il 9° Jeu de commerce, sorte de jeu de cartes.
— SYN. cOMMEBCi:, NÉGOCE, TR.M'ic. Étymologi quement, commerce est l'échange de marchandises; négoce est l'état de celui qui ne prend pas de loisir, sens général déterminé dans notre langue à désigner les occupations commerciales; trafic est le transport des objets de commerce d'un endroit à un autre. Cela posé , on comprend les acceptions que l'usage a établies entre ces trois mots. Commerce est le terme le plus général, représciilant, sans aucune idée accessoire, l'échange qui fait passer des uns aux autres tous les objets d'utilité ou d'agrément; c'est pour cela qu'on peut l'employer presque toujours en place de négoce eu de trafic, tandis que négoce ou trafic ne peuvent pas s'employer toujours en place de commerce; c'est pour cela aussi que l'usage l'a préféré pour désigner collectivement l'ensemble de ceux qui se livrent au commerce. Négoce, plus restreint, désigne spécialement l'exercice du commerce; aussi l'usage emploie-t-il négociant, de préférence à commerçant, quand on parle de celui qui exerce un négoce particulier: les négociants d'une ville, un négociant en vins. Enfin, trafic s'applique particulièrement au commerce de transport ou de comnuss'on, à l'industrie du revendeur, etc.
— mST. XVI* s. Nous n'avons nul commerce ensemble [la médecine et moi], mont, i, t3i. Quelles nations eurent anciennemer.t b commerce et trafic de l'espicerie, et qui sont celles qui font maintenant telle négociation, eu verdier, Div. leçons, p. 35t , dans lacl'rne.
^ ÈTVM. Bourgiiig. contaice; espagn. comercio; ital. corrmcrcio ; du latin commercium, de cuni, avec,et m(;ri,tncms, marchandise (voy. marchand). L'ancien français n'avait pas commerce; il disait marcheandise.
COMMERCER (ko-mèr-sé), «. n. || 1* Faire Je commerce. Cette nation commerce avec tous les peuples. Il 2° Fig. On peut, avec de l'art,amener tous les sourds et muets de naissance au point de commercer avec les autres hommes, buff. De l'ouïe. M. Polier soutenait son esprit et son corps par cette gaieté, cette améniié que le cabinet tue et qu'on n'entretient qu'en commerçant avec les hommes pour leur faire du bien, tissot, 5anl^ des gens de lettres, p. 77, éd. Techener. |{ 3° Au jeu du commerce, échanger, moyennant payement, une carte contre une autre soit de la banque soit du voisin. || Il sa conjugue avec avo'r. Une cédille au c devant a et o.
— f.TYM. Commerce.
CO.MMERCIAL, ALK { ko-mèr-si-al, a-l'), adj. Qui appartient au commerce. Affaires commerciales. Règlements commerciaux. La production commerciale. Il La liberté commerciale, liberté des échanges eiitro les diiïérents pays.
— I-.TVM. Commerce.
t CO-MMERCIALEMENT (ko-mèr-si-a-le-man), adu. X h", manière des commerçants. || En matière de commerce.
— lîrYM. Commerciale, et le suffixe ment. COMMF.RE (ko-mê-r'), s. f. || 1° Celle qui a tenu
un enfant sur les font' baptismaux, avec un compère; ce qui crée entre eux une parenté spirituelle. Il s'avisa de me prierde lui tenir un enfant, et me donna Mme Ccccelli pour commère, j.-j. rouss. Conf. V. Quelques-uns osaient douter que le pape piH déposer un roi. pour avoir épousé sa commère ou sa parente au 7* degré, volt. Phil. ii, 4i4. Il 2" Terme d'amitié, donné surtout entre voisins et gens qui se voient très-souvent. Compères et commères. Ma commère, quand je danse. Mon cotillon va-t-il bien? Vieille chanson. \\ 3" Par extension, nom donné aux animaux qui ont de grands rapports entie eux Que ferai-je, lui dit-elle [l'ourse], ma bonne commère (la corneille], de ce petit monstre [son petit]'? fén. t. xix, p. 43. L'onde était transivnrente ainsi qu'aux plus beaux jours : Ma commère la carpe y faisait mille tours Avec le brochet son compère, la FONT. Fabl. VII, 4. Il 4* Emploi de ce terme avec çj»lq'ies qualités ou défauts considéré." surtout comme très-habituels et de tous les instants. Une méchante commère. Une bonne commère. || Commère dolente, personne qui se plaint toujoui^ El
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maintenant je suis ma commijre dolente, mol. Sgan. se. a. Il Femme bavarde et médisante. Projios de commère. || Par extension. Cet homme est une vraie commère. || C'est une bonne commère, une fine commère, une maîtresse commère, c'est une femme de tête qui ne s'intimide pas facilement. On dit dans le même sens : quelle commère! He;:reux l'écot où la commère Apportait sa pinte et son vrrre! béuano. Mme Grégoire. Dans le marais entrés, notre bonne commère b'efl'orce de tirer son hôte au fond de l'eau , LA FONT. Fab. IV, )(. Il Proverbe. Tout se fait ou tout va par compère et par commère, c'est-à-dire tout se fait par faveur et protection.
— REM. Commère se dit par rapport à celui qui a tenu l'enfant sur les fonts baptismaux, et aussi par rapport au père et à la mère de l'enfant. Marraine se dit par rapporta l'enfant lui-même.
— HlST. .xui" s. Ce doit cascuns savoir que nus ne doit espouser celé qui li apartient de lignage, ne se [sa] commère, de quel enfant que ce soit, beauh. .wiii, 8. Il jtiv' s. Et s'il est que desconfis soies Et que tes gcas mors et pris voies, Jà soit ce que )i cuer t'en vueille. Garde que ton œil no s'en meuille: Car c'est manière de commère, Qui doit pleurer l'ame sa mère, maciiault, p. 4(0. || xv" s. ils les reputent folz et chetifz, et dient que ce no sont que commères et gens de néant, cnmST. de pisan, Charles V, i, ch. 10. Quant la diablesse vit le clievalier en tel poinct, elle luy escria d'une voix forsennée : Va-t'en, que ne soyes desmembrés; es-tu une commère ou ung portier de religion? va ton chemin en aultre lieu quérir ton adventure, l'erceforrst, I. VI, C° 48. Nous n'estions point advocatz ne procureurs pour plaider ne tenser comme commères, ib. f°88. Je ne sçay, dit la voix, se tu empireras l'huys; car tu n'y entreras point par forcené autrement; cai je bûcherai [j'appellerai], aussy fol et ouUrageuxque tu es, qui bien gardera l'huys contre toi. Meshuy seroieut ruses de commères, dit Passelyon, trop ai entendu, t(). t. iv, f° t09.
— ÉTYJI. Saintonge, coiimèrc; Berry, coumère, femme en couches; provenç. comaire;calal. comare; espagn. comadre; ital. comare, comadre; de co, et mère, parce que la marraine do l'enfanl, étant considérée comme sa mère spirituelle, et chargée de le guider et de le secourir en cas de mort de la mère naturelle, était mère en même temps que celle-ci.
t COMMÉRER{ko-mô-ré), r. n. Terme familier. Faire la commère, faire des commérages.
— ÉTYM. Commère.
t COMMETTAGE (ko-mè-ta-j'), s. m. Terme de corderie de marine. Action d'assembler des torons pour en former des haussières, et, aussi, action d'assembler des haussières pour faire des câbles et des grelins.
— ÉTVH. Commettre.
COMMETTANT (1-0-mè-tan), î. m. Celui qui commet k un autre le soin de ses intérêts privés ou politiques. Rendre compte à ses commettants. Le député et ses commettants. Le magislr.it s'oblige à n'user du pouvoir qui lui est confié que selon l'intention des commettants,:. J. bouss. Orig 2. || Fansilièrement. Allez dire à vos commettants, c'est-à-dire à ceux qui vous onvoieni, oui vous ont chargé de cette commission. || Kn jurisprudence, celui qui a donné conmiission, par opposition au commissionnaire.
— ÉTYM. Commettre.
t COMMETTEtU (ko-raè-teui) , s. m. Ouvrier qui fait le travail du commettage.
— ÉTYM. Commettre.
COMMFTTKE (ko-mè-tr'), je commets, tu commets, il commet, nous commettons; je commettais; je commis; je commettrai; je commettrais; commets; que je commette, que nous commettions; que jecommisse; commettant; commis, v. a. || 1° Proprement, mettre ensemble; usité seulement, au propre, en termes de marine. Tordre ensemble plusieurs torons pour en former un cordage, || 2° Mettre ensemble, dans le sens de préposer. Je vous commets au soin de nettoyer partout, mol. l'Av. m, t. Et mdle observateurs que j'ai commis exprès Ont si bien vu leurs feux qu'ils ne sont plus secrets, botr. Veiwesl. n, 3. Il commit un Alcide au l'ardeau d'un Atlas, ID. Sl-Gen. I, l. Le roi commit des membres de son conseil d'État pour vider les procès en dernier ressort, volt. Siècle de Louis XV, 36. 1| Commettre un rapporteur, un juge dit juge commissaire, chargé de faire un rapport dans une affaire, do procéder à certaines opérations. Commettre un huissier, dit huissijr commis, désigné par le juge, à 1 effet de faire une signification. || Absolument. Gliamillart ne voulut plus être rapporteur d'aucune affaire, et remit au greffe celles dont il se trouvait
chargé, et pria le président d'y commettre, ST-si.\!. 70, (5;i. Il 3°Metlro ensemble dans le sens de confier. Notre Atlas.... Te commet de l'État l'entier gouvernement, RÉGNIER, Sat. VI. Reprenez le pouvoir que vous m'avez commis, coiiN. Cinna, iv, 3. Leur feignant un secret que César m'a commis, rotr. Bèlis. Il, 8. Ce pauvre maître Albert a beaucoup de mérite D'avoir depuis Bologne accompagné ce fils Qu'à sa discrétion vos soins avaient commis, mol. l'Elour. IV, 3. Je vous rends le dépôt que vous m'avez commis, rac. Athal. ii, 7. Défendre jusqu'au bout les jours qu'ils m'ont commis, m. liaj.v, to. Un roi victorieux A commis à mes soins ce dépôt précieux, ID. IC.sth. yrol. Les mains A ([ui Home a commis l'empire des humains, id. Ihil. il, 3. C'est à leurs doctes mains, si l'on veut les en croire. Que Phéhus a commis tout le soin de sa gloire, boil. Disc, au roi. 11 commet à Josué ce qui reste à faire, Boss. Hist. Il, 3. Ce fut à cette g.irdo fidèle que la reine commit ce précieux dépôt, id. Reine d'Anglel. Enfin ils étaient prêts d'en venir aux mains et do commettre leur réputation au sort d'une bataille, VOLT. Louis XIY, VI. Il i° Mettre ensemble, dans le sens de compromettre, mêler quelqu'un dans quelque alTaire désagréable. Commettre le père avec le fils, les mettre dans le cas de se brouiller ensemble. Afin de les commettre l'un contre l'autre, corn. Ex. de Kod. Je ne crois point vous avoir commise, sÉv. 263. 11 n'est propre qu'à commettre deux personnesqui veulent s'accommoder, la druy. Thcoplir. )2. Si vous vous obstinez à n'être jugé que par les consuls, vous commettrez le sénat avec le peuple, et vous allumerez une sédition, vertot, Révol. rom. liv.ii, p. (66. Quoi! vous osez commettre un homme tel que moi .\vec des malheureux si peu dignes de foi ! VOLT. Catil. I, 3. Il En parlant des choses. Qu'eusséje fait, Polhix, en cette extrémité Qui commettait ma vie avec ma loyauté? corn. Médée, i, (. Sans commettre l'autorité du roi son seigneur , boss. Heine d'Anglel. Nous sommes attachés à un peu d'honneur que nous avons dans le monde, nous ne voulons pas le commettre, fléch. Serm. I, 281. Abandonner leurs États à des dissensions domestiques et commettre leur dignité à des jalousies étrangères, ID. ib. I, 207. Voilà comme il évitait d'entrer en conversation et de commettre sa suffisance, MONTESQ. Lett. pers. <0(. Henri IV [d'Allemagne] ne fit que commettre son autorité en écrivant au pape qu'il le déposait, volt. Mœurs, 46. Le sultan ne voulait point commettre son honneur et celui de l'empire ottoman, en exposant le roi à être pris sur la route par ses ennemis, volt. Charles XU, 6. 1] Absolument. A-t-on bien prévu et réglé le cérémonial? Le moindre mécompte commettrait beaucoup. Il 6° Exposer. Craignant de vous commettie aux affrontsd'un refus, rac. Iph. n, 4. Mais à d'autres périls je crains de le commettre, ID. Baj. iv, (. Il 6° Faire, en parlant d'un acte répréhensible. Commettre un péché, une faute, un délit, un crime. Ils commirent de grands excès. L'amour que j'ai pour vous a commis cette offense, corn. Nicom. n, 2. On ne me verra point survivre à votre gloire. Si vous allez commettre une action si noire, rac. Brit. iv, 3. Si mon coeur eût commis cette horrible injustice , VOLT, l'anc. v, o. || 7» Se commettre, r. ic'/ï. Se confier. Qui.... Se commet aux hasards de l'amoureuse mer, Régnier, Épit. ii. [Agnès] N'a plus voulu songer à retourner chez soi. Et do tout son destin s'est commise à ma foi, mol. Éc. des f. V, 2. Il 8° Compromettre sa dignité, son caractère, ses intérêts. Il y aurait de la honte pour lui de se commettre avec un père étourdi , ualz. liv. Vi , lett. 5. Des généraux d'armée Ne se commettent point contre un aventurier, corn. D. Sanclie, i, 6. Il y a des gens avec lesquels il ne faut jamais se commettre [sa familiariser], la bruy. y. Lucien ne voulait point se commettre avec Diogène qu'il craignait, fonten. .lug. de Pluton. Un seul officier supéiieur qui eût voulu profiter de la confusion pour faire battre son général, le pouvait aisément sans se commettre, VOLT. Siècle de Louis XIV, (6. Je veux bien avec loi descendre à me commettre, volt. Tanc. ni, 6. Ces agaceries dont les femmes savent user sans se commettre, J. 3. Rouss. Conf. VI. Que revient-il de se commettre avec le public? des tracasseries de comédiens, des jalousies d'auteurs.... vult. Lett. à .t/mc du Bocage, 3 sept. (768. || 9° S'exposer. La reine, à peine sortie d'une tourmente si épouvantable, o.se encore se commettre à la furie de l'Océan et à la rigueur de l'hiver, boss. Heine d'Ang'et. Il 10° Être fait, en parlant d'un acte répréhensible. Péchés qui se commettent dans l'ombre.
— HIST. XiU's. L'en demande se l'en doit obéir à
son apel, et l'on dit quo non, puisque la cause fut commise snnz apeaii, Liv. de just. (3. || xiv s. Aucune fois un home commet et fait adultère, oresme, lith. (13. Et toutevoies dit Aristote que l'en doit très peu de cho.ses commettre au juge, ID. ib. iui. Le duc de Normandie, qui y estoit commis Do par
le roy son père.... Cuescl. 602 Trente sergans
avoit, en la ville commis. Qui toute jour ies sievent armés et fervestis, Baud. de Scb. viii, (198. En ccmmetlant [encourant] les peines qui sur ce ont esté indictes et ordonnées, Ordonn. des rois, t. vi, p. 72, dans DU canok, commitlere. Jà ce fust que li Romains h eussent commis et donné leur empire, BERCHEURE, f» 24 , recto. |i XV' S. Je feuz commis .'i porter ceste paroUe à ce jeune duo, comm. iv, (. Il XV1-». Les eicoz incomparables qui, en ses lerres, ont esté par toy commiz, R\n. Garg.i, 3(. À l'artillerye feut commiz le grand escuyer Toucqueddlon. id. ib. i, 2D. Le conncslable ayant esté commis pour passer le Tesin, mont, i, B3. Au lieu où le crime est commis, id. i, 7i. Commettre sa vie et .sa liberté entre les mains de ses ennemis, id. i, (34. Les pédantes empirent ce qu'on leur commet, id. i, (46. S'estant parfaictemeirt commis l'un A l'aultre, ils lenoient parfaictemenl les renés de l'inclination l'un de l'aultre, id. i, 2(1. Les pelis enfans mesmes chanleroyent les louanges des hommes valeureux, par qui ces beaux actes auroyent esté commis, langue, 430. Massacres qui en plusieurs lieux se comraoltoyent. id. eo5. Les centaures s'estant enyvrez commeirent [ilusieurs insolences, jusques à vouloir prendre les femmes à force, amyot, Thésée, 38. Espérant que le peuple se jetteroit du tout entre ses bras, et se commettroit à luy seul. id. Péric. ci. Les larcins et pilleries que l'on commet en voz finances, ID. Arisl. (0. Se délibérant de n'user plus de surprise, ains de commettre tout au hazard d'une bataille rangée, id. Eum. 31. Nous en voyons qui n'auroient pas le cœur de commettre une voyelle avec une voyelle en parlant, id. De la maut\ honte, (9. On les auroit voulu commettre [mettre aux prises] sans aucune raison, d'aub. Vie, lv. Vous devez commettre à ceux qui servent Henri de Uourbon le salut de votre personne, id. ib. xcii. Concluant et requérant iceux comtez et autres pays mouvans de la couronne, estre déclarez, par arrest, commis et confisquez, adjugez et reunis à la couronne, M. du
— ÉTYM. Provenç. cometre; espagn. comeler; ital. commellere; du latin commiltcre, de cum, avec, et mittere, mettre (voy. mettre).
t COMMINAllOiN (ko-mmi-ua-sion), s. f. || 1° Dénonciation de la colère et surtout de la colère céleste. Au commencement du carême, à la cérémonie de la comminalion, on prononçait ces malédictions du Deutéronome, chateaub. Génie, iv, i, 3. || 2° Figure de rhétorique par laquelle on annonce ou on laisse entrevoir à ses auditeurs un avenir menaçant, s'ils ne changent pas de conduite, ou s'ils ne font pas ce qu'on leur recommande.
— HIST. xvi* s. U les envoya tous sommer, avec commination de les faire tous pendre, s'ils attendoient le canon, m. du bei.lay, 429.
— ÉTYM. Provenç. cominaci'o; espagn. comtnocton; du latin commii\ationem, de comminari, menacer, de cum, avec, et minari, menacer (voy. mi.nace).
COMMlNA'101RE(ko-mmi-na-loi-r'),adj.||l°I'ermo. de jurisprudence. Qui menace d'une condamnation. Sentence comminatoire. Clause comminatoire (voy. clause). 11 voulait, par «-et an et comunnatoire qui ne fut jamais imprimé, effrayer la cupidité des gens d'affaires, volt. Louis XIV, 30. || Disposition purement comminatoire, piescription légale qui poitJ une sanction, spécialement une nullité i|ui ne s'ubserve pas rigoureusement. || 2» Par analogie. Tout ce qu'on y lit des tourments éternels lui paraissait comminatoire, J. J. aoiss. Conf. vi.
— HIST. XVI' s. Paroiles comminatoires , pleines de reproches et de menaces , cond6 , Mémoires,
— ÉTYM. Voy. COMMINATIO.N.
t COM.MINUEU (ko-mmi-nu-é) , V. a. ferme de chirurgie. Briser en petits morceaux.
— lllST. XV* s. Et en aucunes des personnes qui feurenl tuées, feut trouvé que leurs os estoient tous comminuez et desrompuz , juvénal des ursins. Chartes VJ, t4i7. ||xvi' s. Un coup de pisiole luy fractura les os du bras, dont en avoil qui estoient comminués, comme si on los eust rompus sur une enclume, paré, ix, i4.
— ÉTYM. Provenç. comtnniuir,- du latin comminuere, briser en morceaux, de cum, et mi/uicre, rendre menu (voy. mexi).
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f COMMINUTIF, IVE (ko-mmi-iiu-tif, ti-v'), adj. Terme didaclifiue. Oui réduit en très-petils fragments. Il ïerme de chirurgie. Fraclure coniminutive, fracture qui réduit un os en petits fragments.
— ÈTVM. Voy. COMMINUEn.
t COMMINCTION (ko-mmi-nu-sion) , s. f. Ternae didactique. Réduction en petits fragments. || Terme de chirurgie. Écrasement d'un os, qui est réduit en un grand nombre d'esquilles.
— RTYM. Voy. comminler; provenç. comminucto. r COMMIS, ISE (ko-mi, mi-z') , pari, passé.
111° Préposé. Les plus sages vieillards furent commis pour examiner ses actions , fén. Tél. vjii. Le gladiateur, commis k l'introduction des martyrs, n'avait pasd'ordrcs pour cette victime [Cymodocée], CHATEAUB. llart. II, 302. Maispourla conquérir qui s'ose hasarder Trouve un dragon affreux commis à la garder, coim. 'foison, l, 4. Commis à retirer les brevets des emplois Qui vous ont fait l'envie et la terreur des rois, rotrou , Bélis. v, 3. || Huissier commis, celui qui est désigné par un juge pour certaines opérations. || 2'' Confié. Un voleur se hasarde D'enlever le dépôt commis aux soins du garde, la FONT. Malr. d'Épli. Je m'acquitte dos mieux de la charge commise, corn, la Place roy. i, 2. 11 accomplira l'ouvrage qui lui est commis, Boss. Ilist. u, 4. Il est vrai, de David un trésor est resté, La garde en fut commise à ma fidélité, rac. Àlhal. v, 2. Le sort d'Andromaque est commis à ta foi, ID. Andr. IV, I. C'est aux mains de Bourbon que leur sort est commis, voLï. Ilenr. ch. 1. 1| Dans l'ancienne jurisprudence, on disait qu'une personne ou une communauté avait ses causes commises, quand elle avait droit au privilège de plaider en certaine juridiction. L'Université avait ses causes commises au Chàtelet de Paris; les religieux de Cluny et de St-Maur au grand conseil; les ducs et pairs, l'Hôtel-Dieu et l'Hôpital général, en première instance en la grand'chambre. || 3° Compromis. Toute la gloire et toute la fortune d'un homme y sont commises, la bruy. XII. Il 4° Fait, exécuté, en parlant d'une action condamnable. Un crime horrible ayant été commis. Les jansénistes disent que les péchés commis sans grâce actuelle ne laissent pas d'être imputés, pasc. Prov. IV.
2. COMMIS (ko-mi; Vs se lie : un ko-mi-z intelligent) , s. m. Il 1» Employé d'une administration, d'une maison de banque, d'une maison de commerce. Premier commis. Commis marchand. Commis expéditionnaire. Un commis de la guerre. Je voudiais savoir quel est le premier commis [aux affaires étrangères) qui a la correspondance de Gênes, VOLT. Lett. d'Argcnlal, 28 juin (773. [| Commis voyageur, celui qui voyage pour le placement des marchandises. || Commis à pied, commis achevai, employé des contributions indirectes qui va faire l'exercice chez les débitants de boissons. La veuve Raillard, qui vend du vin aux bateliers, a une cave secrète que nous connaissons tous, mais que les commis ignorent, p. l. cour. Gaîelte du villaye, n° 4. Il Commis aux portes, personne chargée de percevoir les droits d'entrée aux portes et barrières des villes. || Anciennement, commis aux aides, personne préposée par les fermiers des impôts à la perception des droits sur diverses marchandises. Un commis engraissé des malheurs de la France, •BOIL. Ép. V. Nous donnerions, nous autres pauvres Suisfes, quarante à cinquante mille francs à des Parisiens [les fermiers généraux], pour nous avoir vexés jusqu'à jirésent par une année de commis , VOLT. Le(t. Dupimt, to oct. 1775. || 2° Terme de marine. Commis de marine, commis d'administration, employé de l'administration do la marine au-dessous du grade de commissaire. || Commis aux vivres, celui qui est chargé des approvisionnements sur un navire. || Celui qui, sur un bâtiment marchand, est chargé de la vente de la cargaison. || 3» Commis greffier, celui qui est adjoint au greftier pour l'assister ou le remplacer.
— HIST. XV* s. Quand on se rendoit au roi île France ou à ses commis, ils estoient au traité par condition telle qu'ils se departoient si ils vouloient, FROiss. II, II, 27. Il xvi's. Le roy déclara qu'il supprimoit tous autres thresoriers et généraux, et qu'il n'y en auroit plus que deux, par devers les quels resideroit toute la charge des linances, de quelque nature qu'elles fussent, qui seroient appeliez commis des finances, lesquels seroient eleus en la chambre des comptes par le chancelier, pasquieh, Recherches, liv. Il, p. 84. dans LACIiRNE.
— EtV.m. Commis ) ;Berry, coumis.
COMMISE (ko-mi-z'), i. f. \\ i» Action de mettre
aux prises, de compromettre. J'obligeai Monsieur à
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changer de résolution, en lui insinuant sans affectation le péril de la commise et du choc qui, dans la conjoncture, était inévitable, retz, m, 357. M. le duc d'Orléans empêcha les princes du sang et les bâtards de se trouver à l'enregistrement ni à la réception de Villars, de peur de commise, st-sim. 447, 230. Il 2° Terme de jurisprudence féodale. Confiscation d'un fief au profitdu seigneur, faute, parle vassal, de réméré les devoirs auxquels il était tenu. Il Dans l'ancienne législation, confiscation de marchandises de contrebande. || Commise emphytéotique, confiscation de la tenure de l'emphytéote pour inexécurton de condition,
— IIIST. xvi° s. Quand le fermier a donné lieu à la commise de son bail, Nouveau coust. genér. t. i, p. 942.
— ÊTYM. Commis ).
COMMISÉUATION (ko-mmi-zé-ra-sion; en poésie, de six syllabes), s. f. Action de prendre en miséricorde. Je ne puis me défendre d'une espèce de commisération pour vos associés, dider. Lettre à M. Le Breton. Le trop de commisération peut mettre hors d'état de procurer du secours, id. Essai sur la vertu. Sans que je m'en aperçoive le sentiment de la commisération s'exerce et se fortifie, id. Éloge de Itichardson. Des airs superbes ni une commisération affectée ne conviennent point à un vainqueur généreux, ST-ÉVREMOND, dans ricuelet.
— HIST. xvi* S. Pantagruel, qui en eut commisération b:en grande, rab. Pant. v, t7. Faillites et banqueroutes, les unes dignes de commisération, quand elles sont advenues par les dommages et pertes que la calamité des troubles passés a apportés à cettui nostre royaume, les autres.... Mandement de Henri III, du 25 juin 1682.
— ÊTYM. Le latin cojnmi'serad'o, decum, etmiserari, avoir pitié (voy. misère).
COMMISSAIRE (ko-mi-sê-r'), s. m. || 1° Celui qui est chargé de certaines fonctions spéciales et temporaires. Louis XI pour apaiser le cri public nomme des commissaires, ils ne décident rien, volt. Mœurs, 94. Ce qui a fait dire au commissaire du saint office, l'un des principaux examinateurs : que les propositions de Jansénius.... pasc. Prov. t8. Il Chair de commissaire, repas moitié gras et moitié maigre, ainsi dit parce que les commissions chargées de l'exécution de l'édit de Nantes étaient mi-parties de catholiques et de protestants. j| Jugeou autre personne à qui le roi attribuait un pouvoir particulier et extraordinaire de juger souverainement certaines affaires en des chambres ou des bureaux établis à cet elTet. On fit juger ce prisonnier par des commissaires. Il est vrai que le comte MontecucuUi, qui était au service du dauphin [fils de François I"], fut condamné par des commissaires à être écartelé, comme coupable d'avoir empoisonné ce prince, volt. Dict. phil. art. Supplices. \\ Député que le souverain nomme, de sa part, pour régler des limites et travailler à l'exécution des traités. || Délégué à qui le gouvernement confie, à titre provisoire, certaines fonctions. Commissaire extraordinaire. Commissaire du gouvernement. Les commissaires de la république en 4848 tenaient lieu de préfets. Il Juge commis à certaines instructions, à certaines opérations. On dit aujourd'hui, ordinairement, juge commissaire. || Commissaires des pauvres, bourgeois que l'on commettait pour recueillir les taxes consacrées au soulagement des pauvres. || Commissaire d'une fête, d'un bal, d'un banquet, celui qui est chargé d'en diriger les préparatifs et d'en faire les honneurs. || Dans certains ordres monastiques, celui qui est commis pour régler les différends qui naissent dans les couvents parmi les religieux. Il 2° Titre de divers fonctionnaires. Commissaire de police, fonctionnaire de la police qui a sous ses ordres les divers agents. Le commissaire viendra bientôt, et l'on s'en va vous mettre en lieu où l'on me répondra de. vous, mol. Méd. malgré lui, m, (0. Il Commissaire-priseur, officier ministériel chargé de l'estimation des objets mobiliers et de leur vente aux enchères. || Commissaire des guerres, agent préposé à l'administration militaire. Les commissaires des guerres sont remplacés aujourd'hui par les intendants militaires. || Commissaire de marine, agent préposé à l'administration, â l'équipement des vaisseaux, à la revue des marins, au payement delà solde, etc. Commissaire général de la marine, le premiergrade du corps du commissariat. Autrefois, au xvii" siècle, le commissaire général était le premier des officiers de l'administration après l'intendant do la marine. || Autrefois, commissaire départi, un intendant de province. || Autrefois, commissaire d'artillerie, officier commis pour servir dans l'artil-
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lerie et avoir soin del'attirail. || Autrefois, commissaire général, officier considérable qui avait inspection sur toute la cavalerie légère; on nommait son régiment,le régimentcommissaire. || Commissairodu gouvernement, du roi, de la république, du pouvoir exécutif, le représentant de la puissance executive. Sous la première république, titre donné aux officiers du ministère public, et aujourd'hui à ces officiers dans le conseil d'Etat et dans les tribunaux militaires Il Commissaire du gouvernement, .spécialement le fonctionnaire chargé de la surveillance des compagnies financières ou industrielles. || Commissaire du roi, du gouvernement, celui qui est chargé de soutenir la discussion d'un projet de loi devant une assemblée législative. || 3* Commissaire s'est dit aussi de celui qui était établi par autorité de justice pour administrer les biens saisis ou mis en séquestre. || Commissaire aux saisies réelles, officier commis pour avoir soin des biens saisis réellement. || Autrefois, commissaire de la cour, commissaire du parlement ou de quelque autre cour supérieure. || Grands commissaires au parlement, les huit plus anciens conseillers de la chambre qui, avec les deux présidents, jugeaient souverainement des affaires qui devaient être jugées par articles, comme l'examen des comptes, l'ordre des créanciers, etc. Travailler de grands commiss-aires, travailler extraordinairement, dans le palais même, à une afi'aire. |l Petits commissaires au parlement, quatre juges anciens avec le président, qui discutaient un procès dont, après, on faisait le rapport en pleine chambre. Ce procès est de petits commissaires. || Travailler de petits commissaires. N'est-ce pas un amusement pour l'Académie déjuger Corneille de petit commissaire, sur mon rapport? volt. Lett. d'Argental, 3 octobre I70). Il 4° Commissaire apostolique, ecclésiastique qui jugeait de l'appel des sentences des officiers primatiaux. Il 5° Commissaire, membre d'une commission.
— lliST. XIV* s. Il [dans un testament] ordonna ses vrays, bons et loyaulx amis exécuteurs et de foy commissaires, du cange, cotnmissarii. \\ xv s. Le sire de Beaumont festa et honora ces messagers et coimriissaires du roi anglois quant qu'il put, froiss. I, I, 45. Vous avez ouy comme Dieu en ce monde establist ce conte de Campobache commissaire à faire la vengeance du cas du connestable [comme Dieu fit de lui l'instrument de....], co.mm. v, 6. C'estoit chose impossible, s'il ne fust venu de Dieu seul, qui vouloit faire son commissaire de ce jeune roi [Charles VIII en Italie], ID. VII, t(. Il xvi* s. Les dix commissaires envoyez et députez, pour avec luy ordonner les alfairesde la Macédoine, amyot, P. yCm. 47. Picquet commissaire des guerres, M. du bell. 445. Et affin que le tort et injure, si aucun se faict, soit reparé, est enjoinct aus dits chefs d'hostel aller promptement faire plaincteau commissaire du quartier, co.NDiî, Mim. p. coo. Martin Chambon, commissaire de l'artillerie de la dite marine [Honfieur], JAL, commissaire. Traitté en commissaire, de chair de poisson, H. est. Apol. d'Hérod. p. 354, dans lacurne.
— ÉTYM. Latin commissum (voy. commettre), avec la terminaison anus; provenç. comissari, comessari ; espagn. comisario; ilal. commissario.
COMMISSARIAT (ko-mi-sa-ri-a; le (ne se lie pas), s. m. La qualité, l'emploi de commissaire. || Durée des fonctions d'un commissaire. || Le corps administratif de la marine. || Bureau d'un commissaire de police.
— ÉTYM. Commissaire.
COMMIS.SION (ko-mi-sion; en poésie, de quatre syllabes), s. f. || 1* Action de commettre, de préposer; charge qu'on donne à quelqu'un de faire une chose. U a reçu commission d'aller en tel lieu. Je m> suis très-mal acquitté de ma commission. N'as-tu rien oublié de ta commission? hotr. j^nli';;. v, 2. Je m'acquitte exactement de celte commission, SÉV. 60. Elle leur donne la commission d'annoncer à son bien-aimé que.... boss. Lett. Corn. 36. Faut-il répondre, corriger, détromper quelqu'un? ils [les rois faibles] en donneront la commission à quelque autre personne, plutôt que de parler eux-mêmes avec une douce fermeté, FÉN. Tél. xxiii. Çà, je veux étouffer le courroux qui m'enflamme. Et tout du long l'ouïr sur ta commission, mol. Anxph. ii, (. Le gouvernement de Berne devait s'applaudir de compter parmi ses membres un savantqui avait étudié toutes les parties de la physique ; aussi l'employa-t-on surtout dans des commissions où il fallait que le ma.ïistrat fût en même temps ou physicien ou philosophe, condorcet, HalLer. || Réunion de personnes chargées de préparer une décision, de donner un avis, d'examiner
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quelque objet. Commission rt'enquêtp. Rapport, conclusions de la commission. |{ Commission executive. Commission administrative. || Commission d'examen du baccalauréat, des écolesdugouvernement. || Commission d'examen pour les livres classiques, commis-iion cliargée d'examiner les livres classiques qui peuvent être admis dans les écoles publiques. || Les commissions, s'est dit de douze commissions qui furent instituées en f794 par le comité de salut public en remplacement des ministères. || 2° Mandement de l'autorité donnant charge et pouvoir ou conférant certain grade. Il a reçu sa commission. L'ordre de l'empereur n'admet ici personne. Et ma commission n'y souffre que nous deux, hotr. Bélis. III, 2. Qui avait la commission de l'empereur de faire exécuter ses édits,coKN. Ex. dePoly. Lesévèques prirent d'Edouard de nouvelles commissions, Boss. Var. 7. |{ Toute charge ou emploi qu'on donnait à des gens commis pour avoir soin de quelque chose, de quelque affaire. Ce partisan a tant de commissions à donner. Il Autrefois, ordre du conseil pour la levée des tailles ou autres droits. La commission des tailles s'envoyait aux intendants des provinces. Il Ordre qu'on donnait pour lever de? gens de guerre. Chaque capitaine ou officier n'avait pour titre que sa commission. Il 3° Par opposition à titre, pouvoir donné pour un temps à quelques personnes d'exercer quelques charges ou de juger en des occasions extraordinaires. Les protestants ne veulent pas que le ministère [des pasteurs] soit une simple commission que le peuple donne, fén. il, t3. Les amis de Pompée se récrit;rent que le temps de sa. commission n'était pas expiré comme celui de César, vertot, Révol. rom. liv. xiii, p. 256 . |j Commission rogatoire, délégation faite par un tribunal ou un juge à un autre tribunal ou à un juge d'un autre siège pour accomplir un acte d'instruction ou de procédure. Il Lettre de chancellerie qui conférait le pouvoir de donner des assignations, de faire des exécutions de jugement. || Commission extraordinaire, établissement de quelque chambre ou juridiction qui ne devait durer que quelque temps. || Nom de certains tribunaux d'exception jugeant de faits graves, en général politiques. Il fut condamné non par justice mais par commission. Commission militaire, tribunal militaire jugeant rapidement et sans recours. Il 4° Terme de marine. Permission que donne le souverain pour aller en course sur les ennemis. Les armateurs ne pouvaient faire la course sans la commission. Il Bâtiment en commission, bâtiment qui, à la vérité, a son armement, son gréement et son artillerie, mais qui, pour diminuer la dépense, reste avec très-peu d équipage jusqu'au moment où, recevant ordre de partir, il prend ses munitions de guerre et de bouche. || 5° Message, ou transport de quelque objet qu'on fait faire par un domestique ou par une personne qu'on paye, ou aussi par quelqu'un de bonne volonté. J'ai envoyé mon domestique en commission. || Le prix que l'on paye pour une commission de ce genre. || 6' Emplette qu'on prie quelqu'un de faire. On lui envoie plusieurs commissions et point d'argent. Il 7° Terme de commerce. Acte par lequel une personne donne pouvoir à une autre d'agir pour son compte. Le contrat de commission est une des applications du mandat. || Acte par lequel un négociant fait acheter ou vendre par d'autres négociants établis loin de sa résidence, des marchandises pour son compte. || Profession de celui qui se charge de l'achat, du placement des marchandises pour le compte d'un tiers. Faire la commission. Maison de commission. || Ce qu'un commissionnaire perçoit pour son salaire. Il y a tant de commission sur le prix de ces marchandises. || 8° Action de faire quelque chose de répréhensible. La commission d'une faute. On peut dire la même chose «l'une coupable commission, pasc. l'ron. 4. || Terme ie casuisle. Péché de commission, péché commis par acte; il se dit par opposition àpéchéd'omi.ssion. Il parle des péchés d'ouii.ssion et de ceux de commission, pAsc. J'rov. 4. Mes péchés sont d'omission, rarement de commission, J. j. Rouss. Prom. 6.
— HIST. XIV" s. Et seront li sergent Commis à regarder commission portant De prendre et d'arester le corps et le vaillant, Guesd. t924.||xv's. Quand les commissaires de par le roi de France furent venus à Montpellier, ils mandèrent des plus notables de la ville et leur montrèrent leurs commissions, fuoiss. u, II, 23. Le pape leur envoya pouvoir et commission pour faire le procez, comm. viii, iî, || xvi* s. .le ne puis leur apprendre à distinguer les bonnetades qui les regardent, de celles qui regardent leur commission [charge], mont, iv, )6». Les sergens qui y furent envoyez feirent le conteim de leur commis-
sion, AMYOT. AgMl. 8. Les provinces ausquelles sa première commission ne s'estendoit, luy ostoient adjouxtées par ceste seconde, ro. Pomp. 45. La court permet aux lieutenants, officiers du guet et archers de prendre et appréhender au corps sans commission ne permission ceux qui feront des assemblées [pour la religion protestante] , condiî, Mémoires, p. 552.
— ÊTYM. Provenç. comission; espagn. eomisinn; ital. commissione ;du latin commùsionem , de commiltere, commettre (voy. commettre).
COMMISSIONNAIRE ( ko-mi-sio-nê-r' ) , s. m. Il 1° Celui qui agit pour le compte d'aulrui en matière commerciale, sans être un simple préposé, et, spécialement, celui qui achète ou vend pour le compte d'un tiers moyennant une remise. || Celui dont la profession est de faire la commission. Dans tous les pays de grande consommation, le négociant reste dans son comptoir et agit par des commissionnaires qui sont quelquefois eux-mêmes des négociants très-considérables, j. n. say, Cours, 1840, t. p. 310. Il Commissionnaire de roulage, celui qui se charge de transporter ou faire transporter les marchandises par voiture. || Commissionnaire d'entrepôt, celui qui veille à ce que le voiturier remette en temps utile et en bon état les marchandises à leur destination. || Commissionnaire chargeur, celui qui transporte par bateau. || Commissionnaire au mont -de -piété, intermédiaire qui se charge de recevoir les engagements. || 2° Homme qui stationne au coin de la rue, attendant les commissions du public. Un commissionnaire de place. || 3° S. m. elf. Dans les villages ou les petites localités, homme ou femme qui porte et prend des objets dans les villes voisines avec ou sans voiture. Vous remettrez à la commissionnaire ce que je demande, legoarant.
— ÉTYM. Commission.
COMMISSIONNÉ, ÉE (ko-mi-sio-né, née), part, passé. Commissionné par le gouvernement.
COMMISSIONNER (ko-mi-sio-né), v. a.\\i° Délivrer à quelqu'un une commission qui l'autorise à faire quelque chose ou qui lui confère quelque fonction. Il 2° Donner commission d'acheter ou de vendre.
— HIST. XV' s. Maistre Jean Bourgois fut commissionné à faire ceste informacion de par le roy, Extrait d'un ms. relatif à Louis XI, Bibl. des Chartes, 4° série, t. i, p. 204.
— RTVM. Commission.
COMMISSOIRE (ko-mmi-soi-r') , adj. Terme de droit. Clause commissoire, clause qui, n'étant point accomplie, emporte la nullité du contrat. || Dans le droit romain , clause commissoire , clause d'un contrat de vente dans lequel la résolution était stipulée à défaut de payement de prix dans le délai convenu. |l Aujourd'hui, clause d'un contrat de gage par laquelle le créancier demeure propriétaire de la chose engagée, si le débiteur ne paye pas au terme fixé. Le pacte commissoire est interdit comme usuraire.
— ÉTYM. Le latin commissoritis , de commissum, supin do committere, commettre (voy. commettre).
t COMMISSURAL , ALE ( ko-mi-ssu-ral , ra-l'), adj. Terme didactique. Qui a rapport à la commissure.
— ÉTYM. Commissure.
COMMISSURE (ko-mi-ssu-r'), s. f. || 1° Terme d'anatomie. Point de jonction de certaines parties. La commissure des lèvres. || 2° Terme d'architecture. Joint des pierres. Des ornements propres à cacher les commissures des colonnes. || 3° Terme de musique. S'est dit autrefois d'une dissonance placée entre deux consonnances.
— HIST. xvi" s. Faut diviser les os barrés ou pubis, par leur commissure, paré, i, 31. Les sutures ou commissures du crâne, m. m, 2. Ces nids estans de plusieurs pièces, les rats y ont quelque accès par les commissures, o. nu serres, 386.
— ÉTYM. Le latin commissura, jointure, de commissum, supin de committere, commettre (voy.