‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 419 sur 504 · FÉN. XVII · texte numérisé non relu

FÉN. XVII

— ÉTYM. Com, avec, el prêtre.

t COMFRIMABLE (kon-pri-ma-W) , adj. Terme didactique. Qui peut être comprimé

— ÉTYM. Comprimer.

t C0MPR1.MANT, AXTE (kon-pri-man, man-t'), adj. Qui a la propriété de comprimer. Force comprimante.

COMPRIMÉ, ÊE (kon-pri-mé, mie), part, passif. Il 1° Qui a subi une pression. De l'air comprimé. Il 2° Qu'on relient, qu'on ne laisse pas aller. Soupirs comprimés. Dors, murmurait Harold, d'une voix comprimée. Toi qiie je vais quitter.... lamart. flarold, VIII. Il 3° Fig. Qui est contenu par la force ou par l'autorité. La révolte comprimée par la troupe. Le ressort de la liberté, comprimé dans les âmes depuis des siècles, eut une acti' ité incroyable et produisit les plus terribles phénomènes qu'on ait encore vus en morale, raynal, Ilist. philos, iv, 6. Il 4° Terme d'histoire naturelle. Aplati sur les côtés. Le bufde a les cornes moins rondes et en partie comprimées, blff. Buffle. Son front [d'IIiéroclès| étroit et comprimé annonce l'obstination et l'esprit de système, ciiateaub. Uart. (28. || Terme de botanique. Qui a plus d'étendue dans le sens de la largeur que dans celui de l'épaisseur.

COMPRI.MER (kon-pri-mé), r. a. || 1* Terme de physique. Faire subir une pression à un corps. Comprimer de l'air dans un fusil à vent. Compriniei le bras avec un bandage. L'artère fut comprimée par un tourniquet. || 2° Retenir, ne pas laisser aller. Elle comprima ses sanglots. || 3° Fig. Comprimer les factions, les partis, les dompter malgié leur résistance. || 4° Se comprimer, v. réfl'. Étro comprimé. L'air psut se comprimer. Les liquide:; sa

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compriment très-peu. || Kig. Les factions se compriment difficileme:it.

— msr. xiv s. Aer comprimé peut soustenir chose? pesantes, oresme, Thèse de meunieh. Li rois j'en vint vers Home pour apaiser et comprimer k's monvemens du puople, BERCiiEUnE, r° 27, ter.<o. Il XVI' s. Hz avovent la icsie s[)liericque, non donlceraent comprimilo dijs deux cousiez, comme est la forme humaine, rab. l'ant. iv, 32. C'estoit à Home une signification de faveur do comprimer et baisser les pouiccs, MONT, m, los.

KTYM. l'rovcnç. conipremcr; espagn. etportug.

com'primir; ilal. comprimere. Le seul italien a gardi la conjugaison latine, comprimere ; si l'ancien français avait en ce mot, il l'aurait sous la forme de iumprrinrire , comme il avait prrindre de premcre.

CO.MI'IIIS, ISK (kon-pri, pii-/.'), part, passé de comprendre. Il 1" Contenu, renfermé, impliqué. les matières comprises dans ce livre. 11 se liouva compris dans l'accusation. Kmployez-vous pour eux; faites auprès d'un père Qu'ils ne soient pas compris dans re\il de leur mère, cor.n. Ilcilée, 1, 3. Les ouvrages de Dieu sont compris sous la miséricorde et sous la justice, noss. Aumône. Il n'a [dus vu pour les hommes qu'une fatale et inévitable nécessité oii le bien et le mal se trouvent également compris, m. Variât, xv, § (22. J'en ai rougi pourvouseucor plus que pour moi : .le me trouve compris dans l'éclat que je voi, MOL. l'Étour. iv, 4. || Y compris, en y comprenant. Non compris, sans y comprendre. Il a dix mille francs de revenu y compris sa pension, et non compris la maison oii 11 loge. || 2" Dont le sens est saisi. Ce passage ma) compris des traducteurs.

— KEM. Compris, non compris, y compris sont invariables quand le substantif suit, et variables si le substantif précède: Compris, non compris, y compris les aumônes, ou bien les aumônes comprises, non comprises, y comprises. liien entendu, si compris était avant son substantif par une inversion, il s'accorderait ; Déjà comprises au compte précédent, ces sommes n'ont pas dû figurer ici.

t CO.MPROMKTTANT, ANTE (kon-pro-mè-tan, tan-t'), adj. Qui peut compromettre. Il tient des discours compromettants. Les théories, disait Fresnel [le célèbre physicien], n'offrent (|uelque intérêt qu'à la condition d'être compromettantes, c'est-à-dire ciu'elles doivent être conçues de manière à suggérer des expériences décisives. Homme compromettant, femmecomprometlante, homme, femme qui font concevoir mauvaise opinion de ceux qui les fréquentent.

COMPROMKTTRE (kon-pro-mj-tr'), je compromets, nous compromettons; je compromeliais; je compromis: je compromettrai ; que je compro;nlsse; compromettant; compromis. || 1° V. n. 'ferme de droit. S'engager par acte à s'en rapporter au jugement d'un arbitre, sur un objet en litige. Ils ont compromis sur tous les chefs du procès. 112" K. o.Kig. Mettre en compromis, c'est-à-dire remettre à la décision d'aulrui et par con.séipient exposer à quelque atteints. Compromettre sa dignité. Compromettre les intérêts de (pielqu'un. |i 3" Mêler (pielqu'iin dans une affaire de manière à l'exposer à dos embarras ou à des préjuilices. N'osant lui parler comme paria, de jieur de la compromettre, ueh.n. de st-p. Ch. Ind. Je ne demande, pour a-surer nos succès, que ces bontés générales ipii ne coiuprometlenl personne, VOLT. /.e/'. liicliclieu, 2:1 sept. l/7l. || Compromettre quelc|u'un, faire voir qu'il a paît à la chose, afin que, une fois engagé, il entre dans nos intérêts. Si vous voulez qii'il vous aide, meltez-le en avant, compromettez-le. || Compronieltre une femme, faire penser par des [laroles ou des actions qu'on a une liaison amoureuse avec elle. || 4° Se compromettre, t). réfl. S'exposer à des embarras, à des périls. 11 se compromet par l'opposition qu'il fait au gouvernement. Il ne craignit pas de se compromettre pour un ami malheureux. Il se peut que le ministère ne veuille pas se compromettre, en demandant grâce pour ceux dont l'eiilreprise n'a pas été avouée par lui, VOLT. ic». Iliclielieu, 30 m:ii I7;2.|| On dit qu'une femme se compromet, quand elle ex|iose sa réputation. Il lingager une lutte avec un adversaire Indigne de soi. Que vous avilissiez l'honneur de votre rang Jusqu'à vous compromettre avec un misérable, VOLT. Scythes, iv, 1.

— IIIST. XV s. Le roy compromettra le traitté dessus déclaré es mains des dits cardinaux ambassaaeu'-p ;.o-.- \i tenir ferme et stable, j. ciiahtier, llisl. de Charles Vil, p. mi, dans lacuk.se. || xvi's. Kn la plus]iari des occurrences, je compromeltrois ■V' lonliers à la ducisiou du sort, mo.nt. m, ii3. Touts inditTeremment se préparants et attendants la mort « C9 soir ou au lendemain, d'un visage et d'une

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voix si peu effrayée, qu'il semblolt qu'ils eussent compromis à cette nécessité. ID. iv, 20fl.

— ÉïYM. Provenç. comprometre ; espagn. compromeler; ilal. compromrltere; du latin comfiromt';lere, de ciim. et promiltire (voy. pnOMEiTliE).

1. CO.MPUO.MIS. ISE fkon-pro-mi, mi-z'), part. pai.vrf lie com|iionnetlie. F.xposé ,'i quelque dommage matériel (m moral. Sa place compromise par des démarches inconsidérées. Sa réputation compromise. Cet homme gravement compromis par les indiscrétions d'un ami infidèle. Homme compromis, femme compromise, homme, femme dont la réputation n'est pas I Iliade.

2. CO.MPnOSIlS (kon-pro-mi), s. m. || 1* Terme de jurisprudence. Acte par lequel on donne pouvoir à des arbitres de jugerdes procès ou autre» différends. Dresser, signer un compiouiis. Mettre une affaire en compromis. Le comprom.s qu'il a voulu passer avec nous, noss. Satisf. t. || On disait que des élections de prélats étalent faites par compromis, lorsque dos électeurs, ne pouvarit s'accorder, donnaient In pouvoir à quelques-uns d'entre eux de faire l'élection. || Ktieen compromis, ètreen litige; mettre en compromis, remettre à la décision de. Son affaire mise en compromis dans mes mains, boss. Hel. 84. Ils n'ont p,as craint do mettre leur loi en compromis entre les mains de quatre hommes, m. E.rp. S'il fallait mettre en compromis la foi des premiers siècles, ID. Avert. 4. Les droits disputés élaient en compromis depuis douze années, volt, lltuurs, t25. li Mettre en compromis, disputer. Ne pouvant souffrir qu'il y eût une nation qui lui mît en compromis le titre d'invincible, vaug. Q. C. 348. |{ Terme de l'ancien droit. Saisir, li ne faudra qu'avoir de puissants ennemis qui vous défèrent et vous accusent d'être jansénistes, sur quoi on mettra votre bien en compromis, pasc. Prov. 19. || Mettre en compromis, risquer, compromettre. Sans mettre en conipromis la majesté du souverain, perhot, Tacite, 39. Les cœurs généreux Ne mettent point les gens en compromis pour eux, mol. /e Wp. v, 7. Est-ce que je vous ai jamais mise en compromis avec elle? baho.n', Favsse prude, m, I2. À l'autel, c'est-à-dire quand la religion est en compromis et qu'il y va de l'honneur et de l'autorité de l'Église, vous devez oublier tout le reste.... bourd. Pensées, t. 11 , p. 345. || 2" Dans l'usage général, on dit un compromis pour une tran.saction. Il Accord, spécialement dans le langage politique, lorsque des adveriyiires se font des concessions.

— IIIST. xiii= s. Si dirons liquel arbitrage valent et liquel non, et comment compromis doivent estre fet, BEAUM. XLii. Il XVI' s. Il délibéra d'aller combatre contre le roy de Perse pour sa propre personne, et luy mettre en compromisses richesses et ses délices, dont il jouissoit trop à son aise en ses haults pais, AMYOT, Agésil. 23. Kuyr à me justifier, excuser et interpréter, estimant que c'est metire ma conscience en compromis, de plaider pour elle, mont, iv, 203. Le roi Charles Vlll rompit le mariage qui s'estoil fait entre luy et Marguerite de Klandies, et osta la dite Anne [de Urelagne] à Maximllian son comjiromis [fiancé] et l'espousa, bhant. Dames illustres, p. 2, dans i.acurxe.

— ÉTVM.Coinpronii'ï I; provenç. compromi*; espagn. cnmproiiiiso; ital. cumpramisso.

t COiMPHO.ML'^SAlItE (kon-pro-mi-ssê-r'), s. m. Arbitre choisi par compromis.

~ ÊTVM. Compromis.

t CO.MPKOMISSION (kon-pro-mi-sion), s. f. Action , parole par laquelle on se compromet. La politique actuelle n'alîranchit pas suffisamment la France des compromissions auxquelles nous sommes exposés dans le maniement des afiairos italiennes, /têtue des Deux-Mondes, i. xxv (isiio), p. 483.

t CO.MPUO.MISàlOiNNAlKE ( kon- pro-mi-sionê-r'), adj. Acte compromissionnaire, acte fait par compromis. Arbitre compromissionnaire, arbitre choisi l'ar compromis.

— ÊTYM. Compromis.

t CO.MPUO.MISSOIKE (kon pro-mi-ssoi-r'), adj. Terme de droit. Oui tient au compromis. Clause compromi.ssoire. || Peine oompromissoire, peine prononcée par des arbitres.

t C0.MP110VIXCIAL, ALE (kon-pio- vin-si-al, a-l'), adj. Qui est de la même province; ne se dit guère qu'en style ecclésiastique et des évêques d'une même province, d'une même métro|)ole. Le droit de l'éleclion de l'évèque réside dans l'assemblée des évéïpies comprovinciaux, fiîn. 11, I5, 9. || Sulislanlivemeiit.Quel pouvoir auront desévôquesétanlforlui- Icmeni à Paris, ou qui y seront mandés, d'accepter pour leurs comprovinciaux, destitués de procurations d'eux? ST-SIM. 350, 108.

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— r.TVM. Corn,- et proDtncioJ.

t C0."»PTABII.1A1UE (kon-ta-bl-li-ê-r'), adj. Terme d'administration militaire. Qui est soumis à la com[it.iliililé, qui s'y rapporte.

— f.TV.M. ( omplahle.

I COM P r.A III LIA 1 « EMENT (kon-ta-bi-li-ê-re-man), adv. A la façon comptaliiliaire.

— RTVM. C'wptiibitiaire, et le suffixe ment COMPT.MUI.ITf; (kon-W-bi-li-té), s. f. L'art, l'action d; tenir des comptes en règle. || Comptes tenus. 11 a mis beaucoup d'ordre dan.? sa compUihilité. Il Comptabilité agricole, compte courant sur h^quel l'agriculteur inscrit les déiails de son exploitation, en ce qui concerne les dépenses et les recettes de tomes sortes. || Compiabilité en matières, ou cnmplahilité-malières, par opposition à la complabilltéargent, celle qui se rapporte aux objets matériels en mag;isin. || Ensemble des agents comptables ou de ceux qui vérifient les comptas des comptables. Bureau, commission de la compiabilité nationale. Il Dans une administration, la comptabilité est la partie qui s'occupe des dépenses. Employé à la comptabilité. Chef de la comptabilité.

— RTYM. Comptable.

COMPTABLE (kon-la-bl') , adj. || 1* Qui a des comptes à tenir et à rendre. Officier, agent comptable. Il Où l'on tient et .-end des comptes. Emploi, place comptable. || Ouiltance com]itable, quittance en bonne forme et pouvant être reçue dans un compte pour le justifier. || 2° Fig. Il est de tout son sang comptable à la patrie. Chaque goutte épargnée a sa gloire flétrie, corn. IIot. iii , 3. Le pouvoir absolu n'a lien de redoutable , Dont à sa conscience un roi ne soit comptable, m. Perthar. 11, 3. J'en suis comptable à tout le monde, ID. Tite et Bér. iv, 4. Les rois de leurs faveurs ne sont jamais comptables, ID. D. San. I, 5. Elles [les personnes du monde] ne comptent être maîtresses de leurs actions que parce qu'elles croient n'en être comp-' tables à personne, mass. Profession religieuse, sermon s. C'est de le rendre comptable de ses actions à lui-même, j. J. bou-ss. Ém. jv. Il doit savoir que ce n'est point ainsi qu'on écrit l'histoire, qu'on est comptable de la vérité à toute l'Europe, volt. Lett. Schoiiralof, 8 nov. I7CI. Si dans un long ouvrage le poète ne me laissait rien désirer de cette justesse, de cet ordre, de cette clarté, de cette élégance dont la prose est toujours comptable, desfontaines, Dissert, sur le p^cme épique. || 3° S. m. Celui qui est tenu de rendre compte de deniers et de leur emploi. Un lion comptable. C'est le seul exemple d'un comptable de deniers publics avec qui ses maîtres et le public perdent, sans que sa probité en ait reçu le plus léger soupçon, st-sim. 7a, 177. Il Terme d'administration militaire. Fonctionnaire autorisé à un maniement de valeurs en matières.

— KEM. Comptable, appliqué aux personnes, régit non-seulement à, comme le montrent les exemples, mais aussi enrers : Nous sommes comptables de nos talents envers la pairie.

— IIIST. xv s. Fut ordonné le dit trésorier maire de la cité de Bordeaux ; et pareillement fut aussi ordonné Joacliin Kohault contable du dit lieu, et en feit le serment en la main du dit chancellier, et le dit maire es mains d'iceux chancellier et contable. monsthelet, 1. 111. p. 30, dans lacuiine. || xvi' s. Ils estoient fort expérimentez au maniement des financeii , et fidèles comptables, carl. vi, 41. C'est de la vie de l'homme qu'elle est comptable seulement, MONT. 11, 21)9. Les deniers du roy, lesquels 11 faudra qu'ils facent bons, quoiqu'il tiirde, et en seront comptables, conué. Mémoires, p. 634.

— ETYM. Compter.

t CO.MPTABLIE (kon-ta-blie), s. f. Ancien terme d'administration. Droit d'octroi perçu à l'entrée des villes de Ciuienne.

— ETYM. Comptable.

t CO.MPrAGE (kon-la-j'), s. m. Terme d'eaux et forêts. Action de compter et d'estimer les arbres.

— ÊTYM. Compter.

COMPTANT (con-tan), adj. m. || 1* Il no se dit guère que dans ces locutions : argent comiilanl, deniers comptants, payés sur l'heure et en espèces. Hecevant dix mille francs argent comptant, pasc. i'roti. <2. Pour les revendre argent comptant, m. ib. 8. Qu'un million comptant par ses fourbes acquis, boil. Sat. I. lionheur étrange! Je bois et mange Sans un sou couipiant, wîbang. Cocau- 1| Fig. C'est de l'argent comptant, c'est une valeur, c'est un engagement aussi siir que si l'argenl était comptant. Il Prendre une chose pour argent comptant, se fier aveuglément à des paroles. Prendron.s-nous tout ceci pour de l'argent comptant? mol. Sijan.

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»s Sa parenté prit pour argent comptant Un tel motif.... LA FONT. Diable. \\ Avoir de l'esprit argent comptant, avoir de l'a- propos, la repanie vive. Il 2° S. m. Le comptant, l'argent comptant. Acheter, vendre au comptant, il avait du comptant, Et parlant. Toutes voulaient lui plaire, la kont. l'aOl. I, )7. O'ie faut-il encore? Force complant, m. Ilem. Il Autrerois, petit comptant, liureau au trésor royal oC l'on payait les sommes au-ilossous de looo livres; et grand comptant, liureau où l'on payait les sommes au-dessus. || Ordonnance de com[itant, ordre do payer que le roi donnait au trésor, sans indiquer la destination des fonds et sans aucune formalité pour le payement. || Terme de liourse. Opération au comptant, opération dont le règlement, c'est-à-dire la livraison et le payement de l'olijet vendu, a lieu au moment même où .se fait l'opération nu dans un délai excessivement limité. || 3" Adverliialemenl. Payer comptant, payer en espèces; el fig. Hcndre imméiliatemenl ce i]u'on nous a fait, en Ijien ou en mal. Le plaisir de faire du liien nous paye comptant de notre bienfait, mass. Petit carême, Iluman. des gr.

— REM. Comptant est ici un participe actif, pris passivement, et dit pour qui se compte; comme dans co«/eurvoi/aH('',c'est-à-ilire couleur qui se voit.

— itlST. XV* s. Mil escus d'or content, comm. m, H. Dieu a payé coulant en nosire temps telles cruaultés sans allendre, in. vi, 9. || xvi' s. Là recouvrerez argent à taz; car le villain en ha du content, iiAB. Garg. i, 33. Donner pour argent comptant des conjecteures, mont, i, I03. Payer à purs deniers comptants, lo. i, <I9. Tout l'or et l'argent comptant, amvot , Rom. 4. 11 achepta à deniers complans l'ambition d'Epicydes, id. Thém. II. Que les modestes et lemporiseurs, se fiants en leurs services, le perdoient [l'avancement] tout comptant [tout net], CARL. II, 10. Pour Dieu, n'allègue ici les forces de vertu! Tu le perdrois contant [tu serais vaincu à l'instant], rons. 004.

— f.TYM. Compter.

CO.\lPTB(kon-l'),s.m. || l'Action de compter; résultat de celle action. Faire un corn pie. Il sait le compte de son argent. Lecomple esljusle. J'ai reçu des compliments sans compte, sÊv. 101. J'ai perdu plus que tous les autres en chevaux et en eiïets, mais j'ai le compte de mes membres, p.l. colb. ip(.i,l50. Cependant son dauphin d'une vitesse prompte Des ans de sa jeunessH accomplira le compte, malii. Prièrepour le roi. Il Ligne de compte, marge blanche qu'on laisse exprès à côté d'un compte, et contenant les ch^fïres répondant aux articles délaillés dans le compte; pour le calcul on ne regarde que ce qui est tiré en ligne de compte. || Kig. Mettre, faire entrer en ligne de compte, prendre en considération. Sans mettre en ligne de compte tous les savants qui y sont, MOL. Critique, 7. Si vous mêliez en ligne de compte les incendies el les iremhlemenls de terre, j. J. Rouss. OrtV;. noies. || Compte borgne, se dit quand la somme est composée de fractions, et aussi quand le compte n'est pas clair. Kl dans le même sens ; mauvais compte. || Compte rond, nombre, somme sans fractions. || Cela n'est pas de compte, cela ne compte pas. || X compte, (oc. adv. X valoir, en déduction. J'ai reçu mille francs à compte. H dit à un valet de passer les parties à compte, la niiuY. Théophr. 24. || À-compie, i. m. Somme donnée ou reçue en déduciion (l'un compte, d'une dello. J'ai déjà reçu plusieurs à-comple. || Au compte, suivant la manière de compler. Au complu de ces gens. Le marcliaml à sa peau devait faire fortiiiio, la font. fadi. V, ïo. Il Kig. ,\ votre compte, selon vous, suivant votre manière de voir.... Suis-je un .sol à Ion compte, MOL. i'Éloitr. ly, l. Oui, je suis donc un sol, un voleur à son compte, iiac. P'aid. il, 3. Il À ce compte, 4 ce compte-l.'l, <l'apiès ce raisonnement. Â ce compte, ils en auraient ilus qu'aucun do nous, DKsc. llélliode, 6,9. L'Église à ce compte-là approuverait tous les abus, pasc. Prov. G. X ce compte, arrogante, un fantôme nouveau Te donne celle audace el celle confiance, corn. Iléracl. i, 2. Je les ai subornés contre vous, à ce compte, id. Nicom. m, 7. |{ Au bout du compte, tout bien considéré, après tout. Au bout du compte, je ne m'en soucie point du tout, sév. 134. Il n'est qu'un homme au bout du compte, pasc. dans cousin. On trouve au bout du compte que les choses sont bien comme elles sont, kontkn. Sapho, Laure. Au bout du compte je n'ai que trois questions à faire au docteur imiien, EiiRN. de s. p. Cltanm.ind. || F.n fin de compte, finalement. || Bois de compte, bùcho do compte, se dit pour désigner un certain nombre de bûches qui se donne pour une certaine mesure en

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comptant et sans mesurer. Les jeter tout vivants dans un bilcher composé de deux voies do bois de compte el de deux voies de fagots à doubles liens, volt. I.ett. d'Argental, ii'iaiiv. I77ft. || Monnaie de compte, voy. MON.NAis. Il Par complo, à fur el mesure. Pour disiribuer loul le linge par compte, sÈv. 43. Mme de Neuillan la chargea ( Mlle d'Aubigné, plus tard Mme de Mainlenon] de la clef de son grenier pour donner le foin el l'avoine pir compte, st.-sim. 74, 214. Il On dit qu'un liomme ne ti<'nt ni compte ni mesure quand il lais.se aller ses alïairesen confusion. Il Nombre de cent lils dans la largeur d'une pièce de toile. Il Compte sedilde plusieurs petites choses qu'on prend à la main ou qu'on jette en.seinble pour compler plus rapidement. Les prunes se comptent deux à deux, trois à trois; les espèces d'or et d'argent deux à doux, trois à trois, qiialre à quatre; et ch.aque prise ou jet se nomme un compte. Celte locution a vieilli. Il 2* lion compte, lion maiclié. I.c bon compte que l'on trouve chez ce marchand. Faire bon compte. Ce marchand vous fera meilleur compte. Il X bon compte, à bon marché, au propre et au figuré. Vendre, acliclor à bon compte. Grâce aux bontés du ciel, j'en suis quitte à bon compte, mol. Éc. des f. Il, 0. Fn voici iine, voire cent à meilleur compte, PASC. Prov. 9. Laisser pas.ser une occasion de gagner les bonnes grSces d'un Dieu tout miséricordieux et tout puissant à si bon compte, FLÉcn. Serm. ii, )24. || De bon compte, en comptant bien, au moins. F.n peut donner au roi quatre cents [millions], de bon compte, mol. le.i Fâcheux, m, 3. Six de bon compte, la font. Ilerc. || Êliedebon compte, se disait d'un a.ssocié qui ne trompait pas son associé ou son maître. Un homme de bon compte, homme sincère, qui ne trompe personne. Être de bon compte, être loyal ei accommodant en fait d'intérêts; et fig. Convenir franchement d'une chose. Soyez de bon compte, vous ne vous attendiez pas à celle aubaine. || Manger, se divertir à bon compte, c'est-à-dire manger, se divertir sans se mettre en peine de rien, et aussi sans qu'il en coule rien. Il Hccevezcela à bon compte, c'est-à-dire en déduction de ce que je vous dois. || 3* F.tat de recettes et de dépenses. Solder un compte. Tenir un compte exact de ce qui leur est dû, fén. Tél. m. Je suis dans l'embarras d'arrêter un grand compte de dixneuf années, sév. 427. Je viens ici pour faire nos comptes ensemble, mol. le Bourg, gent. m, 4. Vous passeriez vos jours à tenir les comptes du ménage, HAMiLT. Gramm. 9. C'est quelqu'un qui monte Apporter le compte Du reslauralcur, béhang. Cocag. Il Familièrement. Tenu comme un compte de cuisinière, tenu sans aucune des formes de comptabilité. Il De compte fait, le compteayani été fait. De compte fait, je vous dois cinq cents francs. || Fig. Tout considéré. Il a de l'esprit, mais dix fois moins, de compte fait, qu'il no présume d'en avoir, la bruy. XI. N'avez-vous pas dans votre Fglise sept sacrements de com|ite fait? VOLT. Jfnni, 3. (j fitre acompte à demi avec quelqu'un, être en société avec quelqu'un, partager par moitié. Faire une chose de compte à demi avec quelqu'un, en partageant les dépenses et les bénéfices. || Pour le compte de quelqu'un, pour faire ses affaires. Il m'établit pour son compte et s'en trouva bien, i. l. Rouss. Ëm. v. {| Faire le compte à un domestique, lui donner son compte, lui payer ce qu'on lui doit el le renvoyer. Kl dans un sens analogue, lo domestique demande son compte, quand il veiil quitter la maison où il est. Il Fig. Je lui ai donné son compte, je l'ai traité de fait ou de parole comme il le même. || Par extension, son coni[ile esl bon, son compte sera bientôt réglé, c'est-à-dire on lui fera un mauvais parti. || Il en a pour son compte, il lui est arrivé quelque perle, quelque mé.savcntiire. L'Iionnéle homme morbleu I vive monsieur Céronle! Ma foi, sans moi la belle en avait pour son compte, regn. le liai, se. I8.|| C'est pour son compte, tant pis pour lui. El dans un sens favorable : Les applaudissements étaient pour son compte. Il Hégler ses comptes, établir ce que nous devons cl ce qui nous est dû. || Fig. Pour rrglerses comptes avec la justice divine, uoss. Sulf>.2. \\ Uendre ses comptes, justifier de l'emploi régulier des valeurs dont on a eu la gestion, ii Avoir quelque chose en compte, en disposer à la charge d'en rendre compte. Il Passer en compte, porter sur lo compte do, mellre comme dO, au propre et au figuré. De même que j'ai été atteint du péché d'Adam, ma justice est passée en compte aux autres, C1IATEALU. dénie, 11, V, 16. Il Passer sur lo compte de, èlroatlnbuéà. Ce qui élail le fait d'une humeur un peu bizarre, d'un esprit distrait el capricieux, passait sur le compte de la fermeté de ca-

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ractèreetde la supériorité de j'igement, cabrel, Cfei(rr«, t. V, p. 202. Il Mettre quelque chose sur la compte de quelqu'un, lui allrilmer qu'elc|uc fait plus ou moins répréhensible. || Premlrc, mettre une chose sur son compte, se l'attribuer. Il prit celle complaisance sur son compte, iiamii t. Gramm. 4 Grossesse que le roi voulut bien prendre sur son compte, m. ib. II. Il pourrait mettre les approbations sur le compte de son mériie.siîv. 291. Vos .soins aimables que je dois mellre sur mon compte, in. 4&0. Je mots sur mon compte toutes les bontés que vous aurez pour elle, m. 22t. ||Sur le conque d' quelqu'un, en ce qui le concerne. Nous sommes fori inquiets sur son compte. On m'a donné sur son compte des renseignements qui ne sont guère favorables. I| Pour le compte de quelqu'un, pour ce qui le regarde. Pour mon compte, je suis résolu à obéir Pour votre compte, vous ferez bien île partir au plus vile. || Tenir compte à ipiciqu'un dune chose, le dédommager d'une perte. || Fig. Lui .savoir gré de sa conduiie en une circonstance. || Faire son com[ile de, être dans l'inlenlion de. Neptune [leul bien !aiie compte De nous laisser avocqiio vous, malii. vi, 0. J avais toujours fait comi>ie De no m'en séparer qu'.ivecque le trépas, iD. v, 29. Vous faites donc à la fin votre compte De me donner la baronne pour bru, volt. Nan. ii, 12. Elle fait son compte d'aller faire un lour à la foire, mol. l'Aran-, ii, e. Faites votre compte D'aller au Louvre accomplir mes sonhaiis, m. Impromptu, remercimenl au roi. || Faire son compte que, être assuré que. Faites votre compte que si vous ne m'aimez pas.... sEv. 30. Oui, croyez ma cousine, et fautes votre compte Oui; ce jeune éventé vous couvrira de honte, volt. Indiscr. se. IS. Il Avoir son compte, avoir ce qu'on désire, ou être bien dans ses afi'aires; et ironiquement, êlretièsmallr.iilé de fait ou de paroles; être ivre. || Entendre, savoir bien son compte, entendre bien ses iniérêts. || Trouver son compte à, avoir profit, avantage à. Ils ne Irouveroni point ici leur compte, corn. /•>. de Piily. 1'rouvc-s-y ton compte et j'en serai ravie, id. le lient, iv, o. Je trouve bien mieux mon compte avec l'un qu'avec l'autre, moi . 2* Interm. de la Princ. Si vous ne trouvez votre compte d'un côté, vous vous jetez de l'autre, pasc. Prov. B. Il n'y trouvait pas son compte, hamilt. Gramm. 4. L'une el l'autre trouva de la sorte son compte, La font. Fab. m, 8. Comparaison où il trouve son compte, la bruy. xiii. Nous trouvons aussi notre compte Avec tous les gens qui sans houle Savent dans un retoursubit Changer d'habit, bêrano. Yintx habits. || Dans un sens analogue. Je vous ai prêté vingt francs, vous m'en rendez dix-sept; ce n'est pas mon compte. || Fig. Cel hymen serait bien mon compte, la font. Aie. Amour fait tant qu'enfin il a son compte, id. Cuv. Tout autre eût été mieux mon compte, m. Nie. Pourvu qu'on crie, les jésuites auront lour compie, pasc. Prov. 3. Si vous y veniez tous deux, ce serait bien mon compte, sÉv. fi04. Il voulut se retirer, ce n'était pas mon compte, llAMiLT. Gramm. 3. Oui; mais j'y suis bles.sèe el ce n'est [las mon compie De souffrir dans mon sjingune pareille houle, mol. F. sar. m, 0. || Fig. Vous ne trouverez pas votre compie avec cet homme-là, c'est-à-dire ne conleslez pas contre lui; il est plus forl, plus habile ipie vous. || Etre loin de co.nipte, se tromper dans son calcul, dans ses combinaisons. Il était bien loin de couiiue, hamilt. Gramm. 4. Ainsi Luther élail bien loin de .son compte, iios>. l'ar. II. Vous voici bien loin décompte,;, j. rolss. ^m. II. Vous vous êtes trouvé loin de compte après avoir vécu parmi nous, in. ib.w. || Par extension. Ils sont tous deux bien loin do compte, ils sont loin de tomber d'accord. || Fig. X bon compte, loul de bon, effeclivement. Oui, l'ayant prise ( la Icltre ] comme pour s'en divertir, la lut à bon compie, le- SACE, Gil Dlas, ix, o. || 4° Terme ilc droit. Ëlaide recette et de dépense des biens dont on a l'administraiion et des sommes rpie l'on a touchées, le tuteur doit rendre compte. Affirma lion, clôiurc d'un compie. Il 5" Terme de commerce et de finances, tut d'opérations tenu dans une forme régulière, étal do situation entre deux personnes qui se doivent réciproquement. Livre (le compie. Le crédit et le débit d'un compte. Avoir un compie ouvert avec quoiqu'un, prendre chez lui à crédit. Avoir des marchandises à compte, lesavoir àcrédit. || t eniiedc banque. Compte de reloiir, compte qui accompagne la retraite ou lettre de change tirée par le porteur d'une lettre protestée, et qui conli"nt Ic3 frais et intérêts à rembourser au porteur. || Compte courant, situation de deux pei-sonues qui s'engagent à faire l'une pour l'autre des versements et des encaissement»,

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sous la condition do régler à une certaine époque leur position réciproque. On dit que ce comme est courant, parce qu'il reçoit des articles successifs jusqu'à la clôture définitive. Etre en compte courant avec la banque. || Compte courant, état des opérations intervenues entrj les personnes en compte courant. {| Anciennement. Chambre des comptes, cour souveraine qui allait à côté du parlemeni et qui connaissait, en dernier ressort, des finances et du domaine du roi. || Aujourd'hui, Cour des comptes, cour supérieure établie pour examiner et juger les comptes de ceux qui ont manié les deniers de l'Éiat. || S" Considération, cas. r.e compte que l'on fait de lui. Le compte où l'on tient le livre publié par ce savant. Le peu de compte qu'il a fait de me r-^pondre. || En ce sens, compte ne se dit guère qu'avec les verbes faire et tenir. || Faire compte , faire cas, tenir en estime, donner attention. Se plaignant que sa faute vient d'elle, Il n'en veut faire compte, malii. i, 4. Et bris-'nt tous ces nœuds dont j'ai tant fait de compte, RÉGNIER, Élég. il. Non plus que de farce'jrs je n'en puis faire compte, m. Sat. xiv. D'un si faible service elle fait trop de compte, corn. CH, IV, 3 D'un vain songe peut-être elle fait trop de coTDpte, RAC. Athal. m, 4. Et dont alors on faisait plus de compte, la font. Faucon. Mais lui, ferme et constant, n'en a fait aucun compte, mol. Fdch. 1, I. Quel compte devez-vous faire d'une amitié qui aboutit à votre réprobation? bol'RD. Dominicales, i, Société des justes, <S9. D'abord l'habitant ne fit pas grand compte de ces deux enfants pauvrement yêtus, BERN. DE s.-p. Paul et Yirg. Leurs fronts sont couronnés de ces fleurs que la Grèce Aux champs de Marathon prodiguait aux vainqueurs; C'est là leur diadème; ils en font plus l'e compte Que d'un cercle à fleurons de marquis ou de comte, volt. Ép. 76. Il 'lenir compte de quelqu'un, de quelque chose, l'avoir en considération. 11 ne tient aucun compte de ce qu'on lui dit. J'aurai donc nommé ces beaux yeux Tant de fois mes rois et mes dieux. Pour aujourd'hui n'en tenir compte, malh. V', 17. J'accepte le présent , cl crois pouvoir sans honle, L'ayant de votre rnain, en tenir quelque compte, CORN. Othon, IV, 4. C'est et d'elloet delui tenir Lien peu de compte, id. Tiod. m, 6. U n'en a tenu compte, RAS. l'iaid. 1, I. Il Celte '«mme ne tient pas cor pta d'elle, se néglige, ou bien no ménage pas sa réputation. Il 7° Rapport circonstancié. Demander, rendre compte d'un événement. Un valet.... Qui rend comme espion compte exact de ta vie, Régnier, Élég. II. 11 s'en retourna rendre couple de sa commission, FÉN. Tél. III. 11 lui rendait compte de tout ce qu'il pouvait découvrir, id. ib. xiii. Il ne faut pas qu'un roi fasse le détail, c'est la fonction de ceux qui travaillent sous JUi, il doit seulement s'en faire rendre compte, id. ib. xxii. On rendait compte au roi de leur conduite, Boss. Ilisl. m, 5. Je vous rendrai compte de ma journée, sÊv. J». Au lieu de déplorer la mort des autres, grand prince, dorénavant je veux apprendre de vousà rendrela mienne sainte; heureux si, averti par ces cheveux blarcs du compte que je dois rendre de mon admiiislralion, je réserve au troupeau que je dois nourrir de la parole de vie les restes d'ur.e voix qui tombe et d'une ardeur qui s'éteint, boss. Louis de Bourbon. || Uendre ton compte à, parler ou agir à la satisfaction de. Tu m'as commis ton sort, je t'en rendrai bon compte, couN. Ilor. Il, B. Je t3us en rendrai un très-bon compte, SÉv. 3io. Elle vous rendra un bon compte de cette affaire, id. 14. Jj vous rendrai bon compte de tout, ID. BI7. Il Dans unsens tout difTérenl. Vous me rendrez bon compte de votre conduite, c'est-àdire je vous en ferai repentir. |i 6e rendre compte de quelque chose, en pénétrer la cause, le secret. || Uendre compte d un ouvrage dans un journal, l'apprécier en l'annonçant II Compte rendu, récit, exposé d'un fait ou d'une question. Compte rendu d'une séance, d'une audience. Compte rendu, exposé d'une situation, d'un ensemble d'opé:ations. Compte rendu présenté au roi, au mois de janvier 1781 , par N'ecker. Comple rendu des travaux des ingénieurs des mines. Le compte rendu , exposé de principes politiques fait par les députés de la gauche en 1832. Il Justification, explication, responsabilité, avec les verbes devoir, rendre, demander. J'en dois cumpte au sénat et n'y puis consentir, corn. Sicom. v, B. El vous devez aux dieux compte de tout le sang ... ID. Cinna,v., t. Que lui dirai-je enfin? je dois lui rendre compte, ID. Cid, ii, l. Jamais un souverain ne doit compte à personne Des dignités qu'il fait et des grandeurs qu'il donne, id. D. Sanche, m, 4. Je nerenaais qu'à moi comple de mes désirs, sac. DMn.il, 2.

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Seigneur, je ne rends point compte de mes desseins, ID. [phig. IV, 6. J'en dois compte, matame. a l'empire romain, id. Brtt. 1,2. Il me faut de leurs cœurs rendre un compte fidèle, id. Uithr. ii, 3. 0 Dieu, devant qui je dois rendre un compte exact ae toutes mes actions, pasc. Prière. Je d^ma'iderai compte aux hommes de la vie des homc-.cs, id. Prov. <4. Rend.e conr.plede leur administration, boss. Ilist. I, 6. Tour y rendre compte du sang qu'elles auront répandu, id. Potit. Le prélat ayant répondu selon sa coutume qu'il ne devait compte qu'à Dieu seul, son temporel fut saisi , volt. Louis XV, sa. U faut travailler, il faut être utile; on doit comu'.e do ses talents, dider. Lett.à VoU. \\ Proverbes. À tout bon compte revenir, c'est-à-dire on ne doit pas craindre de compter une seconde fois, quand on n'a point trompé la première. || De méchant compte on revient au bon, c'est-à-diie les erreurs de compte peuvent toujours se rectifier. || Erreur n'est pas compte, même .sens que les deux précédents. || Les bons comptes font les bons amis, c'est-à-dire on ne peut être ami sans garder la foi et la justice les uns aux autres. Il On dit qu'un homme est trésorier .sans rendre compte, pour exprimer qu'il dispose du bien d'a.ilrui comme il lui plaît et sens être obligé d'en rendre comple. Il Chacun veut avoir son compte, c'est-àdire personne ne veut rien relâcher de ses intérêts. Il Chacun son comple, :" faut que chacun ait ce qui lui revient.

— insT. XI* s. Cinquante mille chevaliers [iis] ont par cunte, Ch. de liol. ccxxii. || .xiu' s. Tout le maquerel et tout le harenc qui vient à Paris doit estre venduz à Lonte, Liv. des met. 270. Il loist bien as hoirs de celi q :i fit testament, qu'il demandent conte as exécuteurs des biens qu'il orent por le testament acomplir, beaum. xii, 30. Il doit estre renvoies au liu qu'il garda, tant qu'il ait rendu bon conte à son segneur, u. 43. Cil qui est establis à autrui dete recevoir, doit dire : Je les ai recheues, et en doit rendre compte, id. xxix, ta. Il se vesti de povres dras, E si se mist de haut en bas. Or.ques de rien conte ne tint , Grégoire le Grand , p. st. Mes une remembrance m'espoente et affronte. Que qui plus tient de Dieu, plus a à rendre conte. J. de meuno. Test. 268. Il xiv° s. Et semLlablement est il de ceulz qui ne tiennent compte de exjioser leur pecunes largement, oresme, Etit. 280. lisire acouslumé de non tenir compte ou creindre trop choses terribles, id. ib. 37. Nonpourquant fut ainsnez Bertran, si l'a dit on; Mais compte n'en tint on nés [môme] plus que d'un mouton, Gufid. 85. ||xv' s. Et les cardinaux et riches hommes d'.\vignon s'obligèrent à ce qu'ils le garderoient de si près, qu'ils en rendroient bon compte, FROiss. m, iv, 67.Etnefaisoient les seigneurs nul compte d'autres gens d'armes, s'ils n'estoieut à heaumes et à tymbres couronnés, ID. i, i, 04. Et il ne fit point grand compte des François quand ils vindrent, ID. ii , il, 227. A brief parler et sans faire long compte, eu. d'orl. i. Fin de compte, puisqu'est ainsi, Fermons nos cuers en aUance, id. Rondeau.... sinon que ayez Lesmaulx d'amours trop petit essayez, Et que jà sent de vos comptes rayez Et oubliez, A. ciurtier. Débat des deux fortunes. Et quî ceux où loquence habonde. Et qui ont belle théorique Et de parler 'nonne pratique En faiz de beaus comptes compter. Choses nouvelles rapporter. Et Testât des pays voisins. EUST. DEscii. Poésies mss. f» 413, dans l.iCURne. Il faisoit bien ^on compte que il les rameiieroit bien à la raison, comm. ii, i. Oui en a, il est bien venu; Oui n'en a point, on n'en lient compte, villon. Hall, des Ecoulants. \\ xvi» s. Il conviendra quelque jour laisser le monde [mourir) pour aller rendra compte de .son entieraise et recevoir son loyer, Rozier histor. i, 3. Seigneur, n'entre point en conte avec ton serviteur: car nul vivant ne sera justifié devant toy, calvin , Instit. 679. Appeler à conte. ID. ib. 680. Alais aussi, à ce compte.... mont. i. 2r>. A leur compte, id. i, 212. Elle a meilleur comule d'incorporer une fois pour toutes.... id. i, 93. L'escrivain n'a à rendre compte que d'une vérité empruntée, ID. 1, (03. Le peu de compte en quoy il tenoit les.... id. i, 118. ïriumpher à bon comple, 11), ib. Les menus comptes, payements, etc. id. i, 257. Les plus hardies sectes sont contrainctes de se plier à la loy civile, au bout du compte, id. ii. 214. Qu'nt à ceulx qt'.i avoient la superintendance sur les trouppeaulx du roy, ilz n'en faisoient compte, être se soucioient point de leurs courroux, amvot. Rom. 7.... Sans qu'il soit tenu de rendre compte de ce qu'il fait, id. Cam. 3t. Il résolut de s'en aller tout droit devant Sutriufn, faisant son compte qu'il Irouveroit lesTbosoans en desarroy, id. 16 69. Quant à

la soude [solde! ordinaire de ceu'x qui poiteroient les armes pour luy, qu'il la leur payeroit, non point acompte, mais à mesure, id. Artax. «. Ils succéderont à compte de testes, que l'on dit in capita , et non par branches, que on dit in stirpes, Coustum. génér. 1. 1, p. 766. X vieux comptes, nouvelles disputes , cotgrave. Qui vit à compte , il vit à honte, ID.

— ÉTYM. Provenc. compte , comte ; espagn. cuenta; portug. conta; ital. conto ; du lalin computus , compte, ou l'accent est sur com (voy. compter).

CO.MPTÊ, ÊE (kon-té, tée), part. passé.\\ i' Dont on a fait le compte. Les têtes de bétail ayant été comptées. Vous lui pourrez bientôt prodiguer vos bontés [à votre fils]. Et vos emlrassements ne seront plus comptés, hAC. Andr. iv, (. Les moments sont comptés; venez.... briffault, Nimis II, 11, 7. Dans mon coffre tout plein de rares qualités, J'ai cent mille vertus en louis bien cjmptés, boil. Ép. v. Il Marcher à pas comptés, marcher avec lenteur et gravité. Trois vieilles rechiçnées Vinrent à pas comptés.... Régnier, Sat. 11. Un valet le portait, marchant à pas comptés Comme un recteur suivi des quatre facultés, boil. Sat. m. || Fig. La vertu qui ne marche qu'à pas comptés, boss. Amb. 1. L'esprit ne va pas à pas comptés comme l'expression, dideh. Ess. s. les sourds et muets. \\ Fig. Tout compté, et aussi, tout compté, tout rabattu, ou tout bien compté et rabattu, tout b'en examiné. M. Bâcle qui tout compté n'était qu'un manant, j. j, bouss. Conf. III. Il 2° Réputé, doat on tipot compte. Agrippine crie que l'adoption n'est comptée pour rien, iuder. Essai sur Claude. Mon père était ami de CoUiert, la vertu était" encore comptée, st-sim. to, 123. Les services et non les aieux furent comptés, ce qui ne s'était guère vu encore, volt. Louis XIV, 8. Il Qui a du crédit, qui commande la considération. Cette fameuse Mme de Puy^ieux, si bien avec la reine mère, si comptée et si impérieuse avec le monde, st-sim. B6, tE,8. || Proverbe. Brebis comptées, le loup les mange, c'est-à-dire l'cxcèi de précaulion est plus nuisible qu'utile.

t COMPTE - FILS (kon-te-fil) , s. m. Loupe pour compter les fils de la chaîne ou de la trame d'une étofl'e. Il Plaque circulaire portant des coches.

— ÉTYM. Compter, et fil.

■)■ COMPTE -PAS (koii-te-pi\) , s. m. Instrument faisant connaiire à celui qui le porte combien de pas il a faits en allant d'un lieu à un autre.

— ÉTYM. Compter, et pas.

COMPTER (kon-té), f. o.||l° Faire un calcul. Compter de l'argent. Il oomiila les baliveaux. Et tout ce pe;iple ingrat pour qui je périrai, S'enivrant du plaisir de compter mes blessures, delav. Vépr. sicil. II, 6. Voyez, chrétiens, comme les temps sont marqués, comme les générations sont comptées; Dieu détermine jusqu'^ quand doit durer l'assoupissement, BOSS. Ueine d'Anglet. En un mot, qui voudrait épuiser les matières. Peignant de tant d'esprits les diverses manières. Il compterait plutôt combien dans un printemps Guenaud et l'antimoine ont fait périr de gens, boil. Sat. iv. || Compter quelque somme à quelqu'un, lui faire un payement en comptant les espèces. Je lui ai compté mille francs. Il Fig. Ahl souffrez qu'un couvent dans les austérités Use les tristes jours que le ciel m'a comptés, MOL. Tari. IV, 3. Sais-je combien le ciel m'a compté de journées? rac. Bér.iv. *. || Fig. Compter les heures, ies jours, éprouver l'impatience que donne l'inquiétude ou l'attente. Il commençait à compter les moments dans l'attente de son retour, hamilt. Gramm. 7. Tu comptes les moments que tu perds avec moi, rac. Andr. iv, 6. Ces maximes sévères Qui font que les enfants comptent les jours des pores, mol. Écol. des ilar. i, 2. || Compter par, signaler par. Vous ne comptez vos jours que par des .sacrilèges, mass. Avenl. Jugem. Vous comptez tous vos jours et marquez tous vos pas Par des plaisirs affreux ou des assassinats, volt. Catilin. i, 6. Et qui, faisant Héchir les plus superbes têtes, Comptera désormais ses jours par ses conquêies, la font. Fabl. Dédie, au iJauph. || Compter dix, viiigt années de services, avoir servi l'État pendant dix, vingt années. Il Compter tant d'années, de siècles d'existence, se dit des monuments, des inslitutions, des peuples qui durent depuis tant d'années, de siècles, il Poétiquement. Compter tant d'années, tant de printemps, tant d'hivers, être âgé de tant d'années. Cette jeune fillecomptait seize printemps. Ce vieillard compte quatre-vingts hivers. || Compter les morceaux, se dit d'un avare qui rog stte ce qu'il donne à manger. Compter les oiorceaui de quelqu'un ,

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ne lui donner que le juste nécessaire. Compter les morceaux à quelqu'un, tenir compte de ce qu'il mange et, en général, de ce qu'il dépense. [i Compter ses pas, marcher lentement; et fig. Faire les choses avec mesure et circonspection. Il Compter tous les pas de quelqu'un, l'observer de fort près. || Absolument, dans la musique , suivre la mesure sans jouer ni chanter. || 2° Faire le compte de. Compter la dépense. Comptez, je vous prie, ce que nous coûte notre séjour à l'hôtel. Il Absolument. Avant de partir il faut compter. Il 3° Comprendre en un compte , porter en compte. Comptez-vous ce que je vous ai avancé? Je ne compte pas cela. || Par extension. Vous ne devez compter à vous de vos revenus que ce qui est nécessaire poursoutenir l'étal.... mass. Carême, Aum. Il Compter quelque cho?e à quelqu'un, mettre sur son compte : Il m'a tout compté, jusqu'à la bougie; et fig. lui en tenir compte. Servez donc ce roi immortel et si plein de miséricorde, qui vous comptera un soupir et un verre d'eau donnés en son nom, plus que tous les autres ne feront jamais tout votre sang répandu, boss. Louis de Bourbon. 11 est doux pour un amant de faire des sacrifices qui lui soient tous comptés, J. J. Bouss. Ilél. i, <o. || Ne compter à rien quelque chose, n'en pas faire cas. Je ne vous compte à rien le nom de mon époux, corn. Poly. IV, 3. Depuis quand le retour d'un cœur comme le mien Fait-il si peu d'honneur qu'on ne le compte à rien? ID. Suréna, u, 3. || 4» Ranger quelqu'un, quelque chose parmi d'autres personnes, parmi d'autres choses. On comptait parmi les conjurés des hommes considérables. Rome comptait la Gaule parmi ses provinces. Je vous compte au nombre de mes amis. Vous que l'Orient compte entre ses plus grands rois, rac. Berén. i. l. En combattant pour vous, me sera-t-il permis De ne vous poiut compter parmi mes ennemis? id. A'idr, i, 4. Il vous compte déjà pour un de ses sujets, cors. Cinna, III, 1. Il Compter parmi ses aïeux, ses ancêtres, avoir au ncmbre de ses aïeux, de ses ancêtres. Silan:!s, sur qui Claude avait jeté les yeux Et qui comptait Augusteaurang de sesaïeux, rac. /frit. i,l. || 5°Énuiiiérer. Raruc, Daniel, sans compter les autres, BOSs. Uist. u, 4 3. Il 6° Dater. (Romel Du régne de Néron compte sa liberté, rac. Drit. i, 2. || 7* Réputer, regarder comme. Mais peut-être que, prêt à mourir, on comptera pour quelque chose cette vie de réputation ou celte imagination de revivre dans .sa famille qu'on croira laisser solidement établie , BOSs. le Tellier. Comptons donc comme très-court, chrétiens , ou plutôt comptons comme un pur néant tout ce qui finit, id. ib. St Paul no comptait pour rien d'être jugé des hommes , flécii. Serm. i, 222. Il comptait pour rien les hommes, FÉN. Tél. n. Vous ne comptez pour .nen l'iramorlalilé , ID. ib. vu. Pour quelque chose, Esther, vous comptez votre vie? rac. Esther, i, 3. Et comptez-vous pour rien Dieu qui combat pour vous? RAC. Athal. i, 2. Comptez-vous vos soldats pour autant de héros? id. ifi(/»r. m, i. Un esprit frivole et léger n'est capable de rien ; et tout ce qu'il entreprend, on le compte déjà pour échoué, MASS. Carême, Inconstance. Cette passion honteuse ne compte-t-elle pas pour rien tous les devoirs? compte-t-elle pour beaucoup les bienséances mêmes? MASS. Le jour de Noël. Si vous êtes désabusé du monde, pourquoi comptez-vous encore pour quelque chose ses jugements? id. Carême, Resp. hum. \\ 8° Faire cas de. On ne daigne peser ni compter mon suffrage, CORN. Suréna. i, 1. 119° V. n. Calculer. 11 sait lire, écrire et compter. || Savoir compter, être Irès-éveillé sur ses intérêts. On siflle le patriotisme; Ce qu'on sait le mieux c'est compter, BÉRÀNG. Poète de cour. Il Sans compter, c'est-à-dire à pleines mains, quand il s'agit de prendre ou de recevoir ou de donner. Il Ne pas compter après quelqu'un, accepter de confiance ce qu'il dit ou croit, etc. Je trouve vos résultats si probables que je ne compte pas après vous, volt. Lett. Dionis du Séjour, (S janv. 1775. 1| Compter par bref, c'est compter sommairement et sur de simples mémoires ou bordereaux de compte. || Celte femme ne compte plus, se dit d'uneremmeenceinlequi,près du terme, attend de jour en jour son accouchement. Il 10° Arrêter un compte. Nous comptons chaque soir. Il C'est un homme qui ne veut ni compter ni payer, se dit d'un mauvais payeur. || Compter avec quelqu'un, régler le compte qu'un a avec lui. |j Et fig. Ils comptaient en toul'js choses avec eux-mêmes, I.A BRUY. V. Comptons avec nous-mêmes avant que Dieu compte avec nous, mass. Orais. [un. .Madame. Mon père devint tout à fait favori [de Louis Xlll] et oe compta jamais avec aucun ministre, st-sim.

6, 8t. La valeur et la capacité les plus réelles n'auraient pas suffi , il faut toujours dans île semblables choix compter avec l'opinion des hommes, fcnteh. Uarsigli. Que les plaisirs vous couvrent de leurs ailes, /.vecle temps vous compterez plus tard, bé- RANO. Don vieillard. || 11° Rendre compte. U faut examiner si M. Fouquet et tout autre surintendant peut êlre obligé, en aucun cas, de compter de son administration, pellisson, 11, 02. De celte pratique de vertu ^la dévotion], le comble de toutes les autres pour le commr.n des hommes, il [la duc de Bourgogne] ne doit pas être en crainte d'en compter un jour devant Dieu, st-sim. 265, 71. || 12* Se proposer. Ilco!iiptepartirdemain,y4tad. Il compte de se retirer dans un village, fKn. Tél. xxiv. Il compte d'aller à Ve.-sailles, sév. 509. On compte de faire rebâtir cet appartement, id. 20. C'est qu'ils comptent de n'être jamais hommes, j. j. nouss. Ém. iv. Je compte de me reposer le reste de mes jours, montesq. Correspondance, 20. Son inflexibilité leur assurait combien il comptait d'avoir pris le bon parti, fonten. Chirac. Je n'ai qu'à vivre de la manière dont j'ai vécu jusqu'à présent; et pourquoi? parce que je compte de me repentir quelque jour, et de me repentir véritablement d'avoir ainsi vécu, bourdal. Pemées, t. I, p. b87. Il Compter que, compter de, estimer, croire. Comptez que vous me trouverez toujours prêt à vous servir. Dubois comptait d'avoir fait beaucoup en réduisant l'Angleterre à consentir à la disposition des successeurs de Parme et de Toscane en faveur des descendants d'Espagne, st-sim. 490, 4)8. Peutelle compter d'en être crue sur sa parole? mass. Myst. Assompt. Après la réprimande qu'elle comptait qu'on lui eût faite , iiamilt. Gramm. 4. Il 13° Compter sur, avoir espoir, confiance. On ne pouvait jamais compter sur lui, iiamilt. Gramm. 4. Personne n'ose lui dire qu'il ne doit plus compter sur la vie, mass. lfor(. Nous comptons tous sur toi, comme si dans ces lieux Nous entendions Caton, Rome même et nos dieux, volt. Mort de César, III, 3. Il 14° Dater. La république romaine compte de l'expulsion desTarquins. !| X compter de, à partir, à dater de. X compter de demain, cet enfant ira au collège. || 15° Êlre compté. Une syllabe élidée rie compte pas dans les vers lalins. U compte parmi les hommes les plus habiles de sa profession. Les pleurs complentpour le sourire. Les nuits d'exil pour de beaux jours, lamart. Ilarm. m, 4, |l Familièrement. U ne compte pour rien, il n'a aucune influence personn2lle. || Cela ne compte pas, n'entre pas en compte; et, figurément, cela ne fait rien à l'affaire. j| 16° -Se compter, v. réft. Se mettre au nombre de. Je ne me compte point pour un de vos sujets, coRN. Ilor. II, i. Elle apprend à se compter pour rien, Boss. Lctl. abb. U8. Le triste Anliochus Se compta le piemier au nombre des vain.;us, rac. Ilérén. i, 4 || Êlre compté. Cela se compte. Cela ne se compte pas. || Proverbe. Qui compte sans son hôte compte deux fois, c'est-à-dire quand :n fait son compte dans une auberge sans l'hôlelier, il se trouve qu'on n'a pas évalué la ilépense assez haut, et, en général, quand on fait des .arrangements sans consulter les personnes qui y sont intéressées, on court risque d'avoir des mécomptes.

— HEM. 1. Racine a dit : Et l'on saie que toujours la Colchide et ses princes Ont cjmplé le Bosphore au rang de leurs provinces, ililhr. 1, 1. On a critiqué compter au rang, objectant qu'on dit mettre au rang et compter au nombi :. Mais cette critique n'est pas fondée; et l'on peut aussi bien conipterdansun rang que dans un nombre. || 2. Compter de fa.,e, ou compter faire. L'un et l'autre se durent; le dernier est plus usité présentement; l'autre l'était plus autrefois.

— IIIST. x:° s. Je ai cunlé, n'i a mais que sept lieues. Ci. de Roi. cxciv. || xu's. Or menrez [mènerez] vous honteuse vie ci ; Si vous conte on avocc les recreans , hues d'oisi , Romancero, p. (03. Il xiii' s. Sans les autres richcssesque je ne sai conter, Berte, xcvii. El quant le [la] cozo faut, et il ont conté ensanlie de la perte ou du gaaing qu'il y orent, la compaingnie est faillie, beaum. xxi, 30. Et qui ainsi conte, il conte sagement et loialmeiit, ID. xxix, 14. Tuit li enfant d'un mariage, quant il vienent en compaignie avec le secont mariage ou avec le tiers, ne sont conlé que nor une sole personne, ID. XXI, S. Il XV s. Il [Charles VI J pensoit les [Bretons , Normands, etc.) embesogner sur les Parisiens qui avoient fait faire et forger les maillets; et compieroit-on à eux [leur demanderaiton comple], FiiOiss. n, ii, 103. Et si ne leur vint à nul profil qui à compter fasse, id. i, i, (38. Au fort, martir on me devra nommer, Se Dieu d'amours fait

nul2 amoureux saints. Car j'ay des maulx pius que ne sçay compter, en. d'orl. Bal. 10. Si veit [elle vit] que sa philozomiedonnoit à congnoistre qu'elle comptast pou [peu] à une telle adventure dont elle .se complaignoit, Perceforest, t. 11, f'ts?. Affermant que, s'il l'y trouvoil, il compleroit avec lui [aurait affaire à lui ] et le feroit retourner outre son plaisir, LOUIS xi, Nouv. Lxxiii. Ijxvi* s. Compte nous entièrement l'ordre, le nombre et la forteresse de l'armée, RAB. Pant. II, 26. Vous comptez sans vostre houste, id. ib. Mon cousin, ce porteur vous sçaura bien au long compter de l'empeschemenl que j'ay eu jusques icy, marg. L. 29. Vous ne vous repentirés d'avoir prochassé de l'honneur à cculx ^lesquels vous pouvés conter la maison la vortre mesmes, id. «6. 147. En un beau corps il ne fauit qu'on y puisse compter les os et les veines, mont, i, ta2. Tout compté, il y a plus de peine à garder l'argent qu'à l'acquérir, id. i, 316. Je ne sçais compter ny à ject ny à plume, id. m, 50. Qui compte seul, compte deux fois, comme celui qui comple sans son hoste, LOïSEL, 200. Comptant le nombre des victoires qu'il avo't emportées, amyot, Péric. 73.

— ÊTYM. Provenç. ro'ntar, cnndar ; anc. catal. cnmptar; espagn. contar ; ital. contare; du latin computare , compter, de cum, et putare , penser (voy. putatif).

t COMPTEUn, EUSE (kon-teur, teiVz'), s. m. et/' . Il 1* Celui, celle qui compte. S'il n'avait entendu son compteur à la tin Mettre la cief dans la serrure, Les ducats auraient tous pris la même chemin, LA FONT. Fabl. XII, 3. Il 2° S. m. Appareil qui sert à compter le temps, la vitesse en certaines machines. Il Instrument qui sert à mesurer la quantité de gaz d'éclairage consomnp.ée par jour ou par mois dans une maison ou un établissement. || Terme de marine . Montre à secondes d'une exactitude éprouvée. i| Terme d'art militaire. Compte-pas. |{ Partie de l'orgue. || Cabriolet-compteur, cabriolet de place qui s'est vu quelque temps à Paris et dont le prix se réglait d'après le nombre de minutes pendant lesquelles la voiture avait marché.

— IIIST. XIII' s. Li quatre prudoume qui sardenl le mestier doivent mestre et establir les conteeurs, il», des met. 272. || xiv* s Les compteurs [à la poissonnerie] ne pourront avoir de chacun millier de harans à compter, qu'un denier, c"e»t assavoir du vendeur maille et de l'acheteur maille, Ordonn. des rois de Fr. t. n, p. 359. \\ xv* s. Oui a le monde ainsi destruit. Et par qui sueffre d tant de maulx? Je le diray, entendez tuit: Puis qu'il vint tant de cardinaux, De compteurs [gens do fir.ancesl, de divers papaux.... ECST. desch. Poésies mss^ f°207, dans LACiRNE.

— ÉTVM. Compter.

t CCMPTEUSE (kon-teû-z') , s. f. Celle qui arrange hs mains de papier.

— ÉTYH. Compter.

COMPTOIR (kon-toir) , s. m. || 1° Table petite ou grande sur laquelle le marchand compte son argent et où il l'enferme, et sur laquelle il fait voir la marchandise qu'on lui demande à acheter. La chambre, bien cadenassée. Permettait de laisser l'argent sur le comptoii , LA FONT. Fabl xii , 3 jj Demoiselle, dame de comptoir, demoiselle, dame qui est assise au comptoii et qui y travaille et répocd aux chalands. || Dans une grande maison de commerce, l'endroit où se font le» recettes. || Fig. Passer sa vie derrière un comptoir, vivre obscurément dans les affaires du petit commerce |l 2° Bureau général de commerce, établi en différentes localités de l'Inde ou de l'Afrique et ailleurs pour difl'érenles nations de l'Europe. Venise avait eu des comptoirs autrefois sur les bords du Tanaïs, volt. Mœurs, H9. Il 3°Êial)lissemenl secondaire d'ui.e maison de commerce,de banque. Le buisson, le canard el la chauvesouris. Voyant tous trois qu'en leur pays Ils faisaient pellle fortune. Vont trafiquer au loin, et font bourse commune; Us avaient des comptoirs, des faclLurs, des agents, la Font. Fabl. xii, 7. Il Comptoir de la banque, succursale de la banque de France dans les principales villes de province. Il Comptoir national d'escompte, sorlede banque créée pour aider le commerce par l'escompte de ses effets.

— lllST. XIV" s. Aucuns siens serviteurs lui avoient rapporté que ilz l'avoiect veu furiller et aler auUuv le dit coniploiioir, du canoë, compulalorium.\\ xv°s. Après entrer je le voye En ung co nptouer qu'il avoit, eu. d'ohl. ifa'. (10. Le dit petit enfant au comptoir |bureau] estant où notre clerc escrivoit, LOUIS XI, Nouv. xxiii. ||xvi« s. Ces deux aidèrent à le porter [le mari] jusques dans sa chambre, où une foulle de parens et de voisins accourans, le roi fut

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réduit dans le contouer accompagné de son second, d'auh. Ilist. ir, 332. Il falut ouvrir la porte, cacher les trois compagnons dans un comptoir, in. Conf.

I g. M. le Coq, procureur en cour d'Eglise, en gèrraiit certains papiers qui estoient sur son contoir, PABÉ, VIII, 39.

— RtyM. Compter.

\ COMPTORISTE (kon-to-ri-sV) , s. m. Celui qui tient le comptoir; celui qui a de l'habileté à faire les comptes du commorce. || Inusité.

— ÉTYM. Comptoir.

f COMI'DLSATION (kon-pul-sa-sion), s. f. Action do compulser.

— RTYM. Compulser.

CO.MPULSÊ, Ce (kon-pul-sé, sée), part, passé. Registres compulsés avec soin.

COMPL'I-SKR (k'bn-pul-sè), V. a. || 1" Terme de jurisprudence. Proprement et anciennement, obliger un notaire ou autre personne publique en vertu de lettres obtenues en chancellerie, à délivrer des actes dont il garde les minutes. || Aujourd'hui se faire montrer qucbpie pièce qui est chez un noiaire ou autre personne publique. || 2° liechercher dans des papiers ou des livres. Il compulsa tous les auteurs.

— IllST. XVI' s. Compulser touts registres qu'ils verront, pour 'a preuve du faicl, estre nécessaires, CONDÉ, Mémoires, f" 7(^4.

— ETYM. Le latin compulsare, forcer, obliger, de cum, avec, et pu/sure, pousser (voy. pousskk).

f CO.MPIILSIK, IVE (kon-pul-sif, si-v'), ad;. Oui oblige, contiaiiit. Il lui faut [à l'Ëiat] une force universelle et compulsive pour mouvoir et disposer chaque partie de la maniùre la plus convenable au tout, J. j. ROt'SS. Contrat, ii, t.

— F.TYM. Lat. compulsum., supin de compellere, de cum, et pcllere, dontpu/iore est le fréquentatif (voy. poussEn).

fCOMPULSION (kon-pul-sion), s. f. \\ i' Terme didactique. Contrainte, ouforcequicontraint. ]| 2° Action de compulser. Minutieuse et longue compulsion. On m'afait payer un droit de compulsion.

— IllST. xiv* s. Compulsions de payer la ditte ayde, Ordonn. des rois de France, t. m, p. 086.

— ÉTYM. Le latin compulsio, de compxtisum, supin de compellere, de cum, elpellere (voy. pousser).

COMPULSOIRK (con-pul-soi-r'), s. m. Terme de jurisprudence. Moyen d'instruction pour rechercher une pièce. || Procédure dont l'objet est de contraindre un notaire, un greffier ou autre dépositaire de titres, actes, registres, à les représenter, ou à en délivrer ou à en laieser prendre copie. || Acte par lequel le juge donne permission de compulser les pièces qui sont chez un notaire ou autre personne publique. || Procès-verbal dressé en cette circonstance par l'oflicier public. {| On désigne souvent ainsi la vérification des registres d'un négociant.

II Anciennement. I.ellres de compulsoire , lettres accordées en chancellerie pour obliger une personne publique à représer.ter des titres en dépôt chez elle.

— lllST. XVI' s. Tout aussi tost j'avale, Sans dans la grande sale Attendre un compulsoire, j. leiioux, IV. J'en connois jilus d'une <louzaine en nosire ville à qui la peau et la plume démangent, et n'attendent qu'un compulsoire, pour faire extraits et vidinius de leurs Menippées beaucoup plus sanglantes que la première, Sat. Uin. p. 230.

— ÉTYM. Le latin compulsum, supin de compellere (voy. COMPULSIF); provenç. compulsori; espagn. coinpu/.vori'o.

CO.MPUT (kon-puf), s. m. Supputation qui sert à régler les temps pour les usages ecclésiasti'ques, et par lequel on entend les méthodes du cycle solaire, du nombre dor ou de l'épacte, de la lettre dominicale et de l'indiclion romaine.

— IllST. xiii" Uomulus fut M premiers entre caus [ceux] qui sorent latin, qui traita del compost et ordena le calendier, CompuI, C t. || xv s. Ung frère du suppliant, qui va à l'escolle et alloit estudiant le compoust, du canoë, compulus.

— ÉTY.M. Comput (provenç. compof; espagn. computo) vient de compiitiis, calcul (voy. lompteb); mais l'ancien français disait compost qui a été usité jusque dans le xvu' siècle, et qui vient âecomposi- Jum, arrangé, disposé (voy. composite).

t COMPUTATION (kon-pu-ta-sion), s. f. Supputation de temps relative au calendrier. Il Terme de jurisprudence. Computalion d'un délai, sa fixation précise.

— ETYM. Le latin computod'o (voy. computer) . .i COMPCTKR (kon-pu-té), 1). H. Supputer les temps relatifs au calendrier. On oompute •!-':ore par

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les ères julienne, grégorienne, etc. chateauer. Génie, i, iv, I.

— lllST. XVI' s. Socrates, pour n'avoir sceu computer les suH'rages de sa tribu, mont, iv, <33. Il estoil pour lors gouverneur de l'Estat de Milan pour l'empereur, où Ferdinand de Gonzagues ayant mesme charge, cela se peut computer aisément, DRANT. Cap.fr. t. Il, p. 331, dans lacurne.

— ÉTYM. Le latin computare (voy. compter).

COMPUTISTE (konputi-sl'),s. m. Celui qui travaille au comput, || Officier chargé de percevoir certains revenus de la chambre apostolique.

— ÉTYM, Comput.

t COMTAL, ALE (kon-tal, ta-l'), adj. Oui appartient à un comte. Il reste aux meilleurs bourgeois une certaine pudeur qui les empêche de se parer d'une couronne de marquis, trop satisfaits delacomtale. LA nnuY. xiv.

— ÉTYM. Comte ; provenç. comtal ; espagn. condal. COMPAr (kon-ta), s. m. Le comtat Venaissin,

ou, simplement, le Comtat, le comté d'Avignon, territoire enclavé dans la Provence et qui a appartenu aux papes df-puis l'établissement de Clément V à Avignon, en taux, juscpi'à la rév'iion de ce territoire îi la France pciidanl la Révolution.

— ÉTYM. Le latin comitutus (voy. comtR).

CO.MTE (kon-t') , t. m. \\ 1° Nom de certains dignitaires des derniers temps de l'empire romain et du bas-empire. Comte du sacré palais. || Spécialement, commandant militaire. || 2" Dans les États fondés par les barbares, fonclionnaire gouvernant une division du territoire sous l'autorité du roi. Un comte franc. Charlemagne convoquait aux assemblées les évéques et les comtes. Les rois.... S'endormaient sur le trône, et, me servant sans honte, Laissaient le sceptre aux mains ou d'un maire ou d'un comte, BOIL. Lutr.u. || Sous le régime féodal, souverain d'une seigneurie du premier degré. || 3" Tilre de noblesse, qui désigne le dignitaire d'un rang au-dessus des barons. Quand Napoléon I" rétablit la noblesse, il créa des comtes et non des marquis; la Ueslauration rétablit le titre de marquis qui fut d'un rang plus élevé que le comte, bien que jadis il n'eût pas cette valeur. Le comte de Tufière est-il ici, mon cœur? — Oui, monsieur, le voici. — Cher comte, serviteur, destoucues, le Glorieux, ii, t4.

— IllST. XI' s. E se alqiiens, u quens, u provost, mesfeïst. Lois de Guill. 2. 11 en apelet et ses dux et ses cuntes , Ch. de Roi. u. Et de Gascoigne U preuz quens Acelins , ib. xii. || xii» s. Li cons Rollans, Jlonc. p. 9. Deux de vos contes, ib. p. lo. Li uns fut dux, li autres cuens puissant, ib. p. tC3. Li cuens de Blois devroit bien mercier Force d'amors qui lui donna amie, Couci, xxi. [U mandera] Et le conte Hicliard où Normandie apent, Sax. xxi. Quant li cuens les y sut, moult lui fu bel et bon, iO. XXII. Il xiii' s. Cil dui conte estoient cousin germain et neveu le roi de France et neveu le roi d'Engleterre, villeii. ii. El par la grâce de Dieu si advint que li quens Tbicbaus de Champaigne et de Prie prist la crois, id. iv. Que tout li grant seigneur, li conte et li marquis, Bcrle , v. Li quens les beberja moût honorablement, ib. ix. Femme au duc de Sassoigne, qui ert [était] quens et mar(|uis, ib. XXX. Duc est la première dignilé, et puis contes, et puis vicontes, et puis barons, et puis chastclains, Liv. de jxist. 07.

— ÉTYM. Provenç. coms , comte; catal. compre; espagn. conde ; ital. conte; du latin comilem, compagnon, puis litre de dignité dans l'empire romain et dans la féodalité. L'ancien français quens, cuens ou cons et le provençal co'ns sont le nominatif et viennent de cornes; comte est le régime et vient de cnmilem ; au pluriel nominatif /i conKe, au régime l'S comtes, viennent de comités (toutes ces formes étant délenniiiées par l'accent latin qui reste toujours sur la première syllabe).

CCMTÊ (kon-té) ,s. m. Terme de féodalité. || l-Titre en vertu duquel le possesseur de certaines terres prenait la qualité de comte. {| 2° Territoire possédé paruncomte.jl Divisoii terriioruie ou seigneurie possédée par un comte. || 3° S. f. comté-pairie, v, pairie.

— ia;M, Comté a été féminin; d'où la Franclie- Comlé, où lo nom propre a conservé l'ancien genre, et une comté-pairie. Us vont voir un comte dans sa comté, sEv. 412. Au reste l'historique montre que le genre a varié et que le masculin est autorisé aus»<.

— IllST. XI' s. Se il est inplaidé et seit mis en forlait en le counlé. Lois de Guill. 3. || xiii' s. Et ci! qui est semons n'a riens en la conté de Clermont, BEAUM. 59. Le roy s'en vint par la contée de

j Provence jusques à une cité que en apele Ays en

CON

Provence, jomv. S8». || xv' s. U comté de Flandres,

FROLSS. I, I, 97.

— ÉTYM. Provenç. eomtal, contât, m. et f. ; espagn. condof/o ; ital. contado ; du latin comi'ta'ui, de cornes, comte.

COMTESSE (kon-tè-s"), t. f. \\ !• Celle qui de son chef possédait un comté. || 2" L:i femme ou la veuve d'un comte. Mais j'aperçois venir madame la comtesse De Pimbêche.... bac. Plaid, i, fl.

— IllST. XI' s. Quatre cuntesses sempres [il] i a mandées. Ci. de llol. cclxxi. {| xii's. Que [car] mon langage ont blasmé li François, Et mes chançons, oiant les champenois. Et la contesse encor, dont pliismepoi.se |râche], ouesnf.s, Ilomancero, p «.i Oenlix contesce, plus ne vuel dolaier. Vos me nouristes, ce ne puis-je noier [nier], Raoul de C. 200. Il xiu* s. Quant les borgoises du chastel, Affublées de lor mantel, Aloient d'enfant à la mes'^e, Cha.?cune aluit comme comtesse, Mult bien parée à grant devi.se, ruteb. ii, (77.

— ÉTYM. Provenç. contessa; de comitissa, féminin de cornes (voy. comte).

t COMTIFIER (kon-ti-fi-ô), r. a. Donner le titre de comte. Il Se comtifier , v. rrfl. Prendre le tilre de comte. Le fils du chancelier prit le nom de Pontchartrain et se comtifia, st-sim. 70, \hl.

— ÉTYM, Comte, et le suffixe ftcare, faire.

t CO.MTISER (kon-ti-sé), v. a. Donner le titre de comte. Celui-ci s'appela le comte de Chamillart; le de s'usurpait par qui voulait depuis longtemps; mais de marquiscr ou de comtiser son nom bourgeois de famille, c'en fut le premier exemple, STsiM. too, 427. Il Se comtiser, v. réfl. Le sieur d'Avaux e.st le célèbre d'Avaux qui se comtisa dans les ambassades, m. 3i9, 162.

— ÉTYM. Comte.

t COML'S (ko-mus'), s. m. Le dieu des festins chez les Grecs.

— ÉTYM. K(3|ioç, qui veut dire proprement réjouissance avec repas danse et musique.

t CON,.., ou COM...rr^fi''e, du lat. cum, avec.

t COiVANTIlÈRE (ko-nantè-r'), s. f. Terme de botanique. Nom d'un genre de plantes herbacées du Chili.

— ÉTYM. Kwyo;, cône, et àv6r,pi;, qui fleurit,

f CONARIUM (ko-na-ri-om'), s. m. Terme d'aiiatomie. Nom de la glande pinéale. Où se forme la petite glande nommée conarium, desc. Fœtus, 4.

— IllST. XVI' s. Le conarion est une petite glandule de la mesme substance du cerveau, ronde et oblongue en forme d'une pomme de pin, paré, III, 7.

— ÉT'YM. Kwvipiov, diminutif de xûvo?, cône. fCONASSIÈRE (ko-na-siô-r'), s. f. Terme de

marine. Grosse penture s'étendant sur les bordages. t CO.NCA.MÉRATION (kon-ka-mé-ra-sion), s. f. Il 1° Terme d'architecture. Voùle, arcade, cintre d'une voùle. || Demi-concamération, forme d'une voùle qui s'arrêieà la moiiié delà courbe. || 2° Terme de conchyliologie. Nom donné quelquefois à chacune des chambres qui forment une coquille polylhalame. Il 3° Terme de physique. Courbure dechaque onde sonore qui, succédant aux premières oniles formées, devient de plus en plus grande puisqu'elle circonscrit les autres,

— ÉTYM, Lat, concameratio, de cum, et caméra , voûte, chambre (voy, chambre).

I CONCASSATIOX (kou ka-ssa-sion), s.f. Opération pharmaceutique qui a pour but de réduire en fragments les corps trop durs ou trop gros.

— ÉTYM. Concasser.

CONCASSÉ. ÊE (kon-ki-sé, sée),par<. passé. Du poivre concassé.

CO.VCASSEU (kon-k.t-sé), v. a. Briser dans un mortier des nialiéres dures ou sèche';. || Terme de pharmacie. Réduire en pelils fragments des racines ou des bois, pour séparer plus facilement les principes qu'ils conlienneni.

— IllST. XIV' s. Et tout ce faire ronqua.sser et mettre en un sac, Ménagier, ii. 5. || xvi* s. 11 y en eut beaucoup alTolcz, et beaucoup de leurs vaisseaux conquassez et froissez, amyot, Xarcel. 25. Toute la ville entièrement en fut brisée el conquassée, exceptées cinq maisons, amyot, Cimon, 29. Concasser, se dit des choses pilées giossement, palissv, 378.

— ÉTYM. Le latin con</uassare, de cum, et quassare (vcy. casser). •

t CONCASSKUR (kon-ka-seur), s. m. Terme d'agricullure. liisirument broyant grossièrement le> grains qui servent à la nourriture des animaux,

— ÉTYM, Concasser, ,

t CONCATÊXATIOJf (kon-ka-té-na-sion), s. f. Il 1' Terme de philosophie. Enchaînement de

CON

CON

CON

plusieurs choses ensemble. || 2°Terine de grammaire. Mot proposé par lieauzée pour celte gradation où un mot se répète d'un membre dans le suivant, et les enchaîne ainsi les uns aun autres : Tout renaissait pour s'emhellir; tout s'emliLdlissait pour plaire.

CONC.WK, (kon-ka-Y"), adj. || l" Dont le milieu est pUis <lùprim6 que les bords. Surface concave. Les miroirs concaves rénéchissont les rayons à un point nommé foyer. || 2" ,S'. m. La partie concave. Le concave d'un globe. Vieux en cet emploi.

— IIIST. xiv «. Le concave et le curve d'une ligne circulaire, oiiesme, Elli. 30. Ceste concavité ou superficie concave est très parrellement polie, planée et ouvrée, sans quelcuni]ue asprelé ou endeulure, ID. Tlièse de MEUNiEn. Concave et convexe sont opposiles par relacion et non pas par contrariété, ID. ib. La profondeur des puis et des concaves [cavités] do la terre, E. DEScn. Art de diclier, p. 203. Et Glaucus li dieux de la mer Distque, pour tout faire périr, Feroit îles concaves Issir Ses mers et par les champs espandre, id. Poésies nus. f" 400, dans la-

CUUNE.

— ÊTYM. Provenç. concau; espagn. et ital. concaro; du latin concavus, de cum, et cavus, creux (voy. cave).

t CONCAVIFOLIÉ, ÉE (kon-ka-vi-fo-li-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles concaves.

— ÉTYM. Concave, et feuille.

CON'C.WITÊ (kon-ka-vi-lé), s. f. \\ l' La partie ou le côté concave. La concavité d'un verre de montre. Il 2° Creux, cavité. Les animaux qui ont deux concavités dans le cœur, desc. fœtus, 2. Cinq vieux chênes germant dans ses concavités [du roc] Y penchent en tous sens leurs troncs creux et voûtés, la- MART. Joe. II, 81.

— HIST. xiv* s. La concavité et curvité de telle ligne ne sont pas deux choses divisées, mes sont cesle ligne meisme, oresme, Eth. 30. || xvi' s. Il y aura tout à l'entour dudit cabinet certaines concavitez creusées dedans la muraille, qui serviront de sièges, PALissY, Ol. Concavilez, amyot, P. jEm. 22.

— fiTYM. Provenç. concavitat; espagn. concavidad; ital. cOHCautfd; du latin cuncavitatem, de concavus, concave.

t CON'CAVO-CONCAVE (kon-ka-vo-konka-v') , adj. Terme didactique. Qui est concave sur les deux faces.

t CONXAVO-CONVEXE (kon-ka-vo-kon-vè-ks") , adj. Terme didactique. Qui est concave d'un côté et convexe de l'autre.

COXCÉDfi, ÉE (kon-sédé, dée), part. pass(^. Les terres concédées par l'F.tat aux colons.

COX'CÉDER (kon-sé-dé. L'accent aigu se change en accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je concède; excepté au futur et au conditionnel : je concéderai, je concéderais; anomalie regrettable), V. a. Faire octroi de. On concéda de grands privilèges à cette compagnie. i| Se dit du gouvernement qui accorde, sous certaines conditions, à une compagnie, le droit de construire un chemin de fer et de l'exploiter. Concéder une ligng. || Fig. Le sort tomlié sur moi m'a concédé la gloire De tenter le premier cette grande victoire, du rver, Scéiole, V, 5. Madame, c'est avec justice que le ciel vous a concédé le nom de belle-mére, puisqu'on voit sur votre visage.... mol. liai, iinag. ii, 7.

— lllST. XVI* s. Kl ne concéder point choses deraisonnaliles et deshonnestesà telz eff routez, amyot, De lamauv. honte, 15. On ne leur sçauroit concéder des passelemps plus réglez que ceulx qui se font an présence d'un chascun et à la veue mesme du magistral, moxt. i, <99. Voilà pourquoy Arislote mesme leur concède volontiers ceste science [l'astronomie à cerlains animaux], ID. II, 190.

— f.TYJl. Le laiin concedere, céder, concéder, de cum, et ccrfere. céiler.

t CONCf.LÉBREK (kon-sé-lé-bré), V. a. Terme de liturgie. Dire en même temps la messe, en parlant de l'évêque et des nouveaux prêtres qu'il consacre. Il Se concélébrer,», n'/l. Etre concélélirô. La messe qui s'est concélébrée lors de son ordination a été très-solennelle.

— ÉTYM. Con.... préfixe, et célébrer.

t CO'CENTRABLE (kon-san-tra-bl'), adj. Qui peut êire concentré.

t CONCKNTllATEUR(kon-san-tra-teur), adj. Qui sert à concentrer les liquides, les sirops. Appareil concentrateur, et, substantivement, un concenlra- [ leur.

CONCENTRATION (kon- san - tra-sion ) , s. f. Il 1° Terme de physique. Action de concentrer. La concentration des rayons solaires au foyer d'une len-

tille. Il Résultat de cette action. L'Ame, dit Leibnitz, est une concentration, un miroir vivant de tout l'univers, VOLT. Seul. I, 7. Il Fig. Terme de poliiique. I.a conccutralion du pouvou- entre les mains (l'un seul. Il 2° l'crme militaire. La coucenl ration des troupes, la réunion des troupes sur un point déterminé. Il 3" Terme de chimie. Opération qui consiste à rapprocher les molécules d'un corps, en diminuant, par l'action de la chaleur ou autrement, la proportion du liquide qui les tient dissoutes. Parvenu à un ceriain de^'iéde concentration, le vinaigre devient susceptible de prendre, parle refroiilissemenl, une forme concrj'te , condorcet , Courlaniaux. I! 4° Terme de médecine. Concentration du pouls, état du pouls qui devient concentré.

— F.TYM. Concentrer.

CONCENTRÉ, ÉE ikon-san-tré, trée), part, passé. (I !• Ilassemblé au centre. Les rayons solaires concentrés au foyer d'une loupe. Votre monade, ainsi que la mienne, est un miroir conceiihé de cet univers, VOLT. /'/it7. ignorant, 27. Il semble que la voix dans les airs égarée, Par cet espace étroit dans ces murs concentrée A noire âme retentit mieux, lam.^rt. Ilarm. i, 8. || Terme militaire. Des troupes concentrées, tiou[ies rapprochées l'une de l'autre pour agir sur un môme terrain, l'eu concentré, feu d'artillerie dirigé de différents côtés, sur un même point convenu. || 2'Terme de cliimie. Acide, alcool concentré, acide, alcool dont on a chassé la partie aqueuse. Le vinaigre radical, étant chauffé fortement, devient susceptible de prendre feu ; plus il est concentré , plus il est inflammable , condorcet , Courlanvaux. || 3° Terme de médecine. Pouls concentré, pouls où l'artère est peu développée sous le doigt qui la touche. || 4° Borné, limité, renfermé. Ce serait un miracle que de persuader à ceux-ci et à ceux-là que la vertu n'est pas concenliée tout entière dans leur parti, dider. Disc, prélim. || 5° Fig. Qui ne donne point d'expansion à ses sentiments ou à ses idées. Concentré en soi-même. Ceux qui ont des passions plus sérieuses étant froids sur ces puérilités, toute la vivacité de leur esprit demeure concentrée, VAUVEN. Vivacité. Mais un coeur ulcéré Par de trop longs chagrins devient plus concentré, M. J. ciiÉN. Graeques, m, 7. Brûlant pour Desilémone, il déguisait sa (lamme. Cachait les noirs projets concentrés dans son Sme, Ducis, Othello, v, 6. Un fait certain, c'est qu'en quittant son beau-frère, les traits de Mural portaient l'empreinte d'un profond chîigrin; ses mouvemenis étaient brusq^e-s, une violence sombre et concentrée l'agil.iit, séour, llist. de Napol. VI, ♦. Là, au milieu des chefs rassemblés, entouré <le leurs regards inquiets et qu'il suppose désapproito.eurs, il semble vouloir les repousser de son attilude sévère et d'une voix brusque, cassante et concentrée, in. ib. viii, H.

t COXCENTRE.MENT (kon-san-tre-man), *. m. Il 1° État de ce qui est concentré. || 2" Fig. Resserrement, attente avec inquiétude. Le garde des sceaux sortit et revint à M. le duc d'Oi léaiis, qu'il tira dans une fenêtre; et cependant grand concentrement de presque tous, st-sim. 5i4, 67.

— f.TVM. Concentrer.

COXCE.NTRER (kon-san-tré) , v. a. \\ fTerme de physique. Faire converger, réunir au centre, ou en un centre, vers un centre. Concentrer les rayons solaires. || 2° Fig. Concentrer toutes ses affections sur quelqu'un. Elles ne feront que concentrer la charité dans votre fond, boss. Lettr. abb. t42. L'hiver ne concentre tous les trésors de la terre qu'afin que le printemps suivant les déploie, fé.n. Èxist. (7. Immobile, l'oeil fixe attaché sur ce cœur Oui semble sur lui seul concentrer sa douleur, de belloy, Cabr. de Vcrgy, v, lo. Nul ne désira plus dans l'autre âme qu'il aime De concentrer sa vie en se perdant soi-même, lamart. //arm. IV, 11. || Concentrer dans ses mains toute l'autorité. Le gouvernement de Berne, en concentrant ses fonctions dans un certain nombre de familles, n'en a pas exclu les professions utiles à la société et qui exigent des lumières, condorcet, Daller. \\ 3''Terme de chimie, ôter à un corps liquiile l'eau qui y est mélangée. Concentrer l'alcool. || Concentrer un acide, faire partir une partie de l'eau qui le tient en dissoliilion, soit en le chauffant, soit en l'exposant à l'action du froid, qui en congèle la partie aqueuse, ij 4" Terme de guerre. Rassembler les divers corps de troupes sur un même point. || S" Ne pas donner d'expansion. Concentrer sa haine, sa fureur, la contenir jusqu'à ce qu'elle éclate. || Concentrer sa douleur, la renfermer en soi. || 6° Se concentrer,!). re'll. Etre concentré. Les rayons du soleil se concentrent dans le foyer d'un miroir ardent. Toute sa colère

s'était concentrée sur ce pauvre îiomme. i| Terme militaire. Réunir ses forces sur un même point. Pendant qu'on s'appelle, qu'on regarde et qu'on se concenire dans celui de ces deux hameaux qui était le plus prés du Boryslhène, des milliers de cosaques sorleut d'enire tous les arbres, sf.cl'h . llist. de Aojml. X, 0. Il hésitait pourtant à quitter celte position réirécie sur laquelle allaient se concentrer tous lei feux ennemis, id. rb. v,3.

— ETYM. Con.... elcentre.

CONCENTRIQUE (kon-san-tri-k'), adj. Terme de

géométrie. Il se dit des lignes courbes qui ont un même centre. Je décris un troisième cercle concentrique , j. j. Rouss. Ém. II. Il Terme de médecine. Hypertrophie concentrique du cneur, augmentation d'épaisseur de ses parois, diminuant la capacité sans augmenter le volume de l'organe.

— lllsT. XIV* s. Tout cercle qui divise son espère [sa sphère] en deux moitiés et a son centre ou [au] centre du monde, est dit concentrique , obesme, Tluhe de meunieh. || xvi* s. Ces epicycles excentriques, concentriques, de quoy l'astrologie s'ayde à conduire le bransie de ses estoiles, elle nous les donne pour le mieulx qu'elle ayt sceu inventer en

ce subiecl, MONT. II, 281.

— ÊTY.M. Voy. CONCENTRER.

t CONCENTRIQL'E.MENT (kon-san-tri-ke-man), adv. D'une façon concentrique.

— f.TY.M. Concentrique , et le suffixe ment. CONCEPT (kon-sèpt'), s. m. Terme de philosophie.

Résultat de la conception, chose conçue. Pour me servir des termes de l'école, dans leur concept formel , DESC. ilédil. 6. N'est-ce pas là une image de ces concepts qui ont fait tant de réputation à tant de philosO|ilies? dider. Lett. s. les sourds. Idée est tout concept formé par l'esprit, boullainvilliers, néfut. de Spinoza, p. oi. Si l'on veut former une idée ou concept particulier de la partie, il faut la séparer de son tout, iD. ib. p. 97. Il n'en existe point d'autres (que le pendule composé] dans la nature; et les pendules simples ne sont que de purs concepts géométriques propres à simplifier les objets, LAPL.ACE, Expos, ni, 5. Il Dans le langage de Kant, toute idée qui est générale sans être absolue.

— HIST. xvi* s. A esté trouvé bon d'amplier les dites chartes , et d'icelles estre fait un recueil et concept, Nouv. coust. génér.t.n, p. 4i.... Pense qu'autant de testes Et de bras et de mains viennent pour tes conquestes. En nombre redoublez, de dessin en dessin. Pour mettre les concepts fidèlement à fin, AM. jamin. Poésies, p. 27, dans lacurne.

— ETYM. Le laiin conceptum, chose conçue, de concipere (voy. concevoir). Conopl s'est dit pour conception, la formation de l'enfant dans le sein de sa mère : Vostre concept et naissement, j. ma- ROT, y, 304.

t CONCEPTACLE (kon-sè-pta-kl') , s. m. Terme de botanique. Synonyme de foUiiule. || Organe particulier des champignons, renfermant des sporanges ou tlu-qiies.

— ÊTYM. Lat. conceptacalum. réservoir, de conceptum, supin de concipere, recueillir (voy. conce-

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