LAC
ABLATIF (a-bla-tif), S. m. Terme de grammaire. Le sixirme cas de la déclinaison latine. L'ablatif est dit parfois le cas latin , parce qu'il n'existe pas en grec. Il Ablatif absolu, nom d'une forme particulière à la langue latine, où un mot, accompagné d'un participe ou d'un adjectif , se mettait à l'ablatif, sans être en rapport avec un autre mot dans la phrase. Nous avons imité cette tournure : les parts étant faites, le lion parla ainsi. Abusivement, puisqu'il n'y a pas de cas en français, on a donné quelquefois le nom d'ablatif absolu à ces membres de phrases, détachés de tout le reste. '
— HIST. XVI' s. Quant rencontré a un accusatif Oui sa robe lui a fait ablative, ch. d'orl. Rond. 68.
— ÉTYM. Ablalivus, de o6, indiquant séparation, et de lativus, exprimant l'action de porter. Ainsi l'ablatif est le cas qui indique l'extraction. Lativus, mot inusUé, vient de latum, supin du y&:be ferre. iMtus, porté, est pour tlatus, qui, se rapportant au grec ■cXiu) , est de même radical que le laiïn tolerare (voy. tolérer).
ABLATION (a-bla-sion) ,s.f.\\l' Terme de chirur- -1e. Action d'enlever, de retrancher. L'ablation d'un membre, d'une tumeur, d'une exostose. ||2° Terme de grammaire. C'estla même chose que l'aphérèse, le retranchement d'une lettre au commencement d un mot.
— HIST. XVI' s. Ces maladies ne se peuvent guérir sans ablation du virus, paré, xvi, 4 . Souventes fois
s'en ensuit ablation de l'action des muscles du thorax et des autres servans à la respiration, ID. Yin, 10.
— ÉTYM. Ablatio (voy. ablatif).
ABLATIVO (a-bla-ti-vo). Mot populaire qui ne s'emploie que dans ce cas : ablativo tout en un tas, c'està-dire tout ensemble, avec confusion et désordre.
— ÉTYM. Ablativus (voy. ablatif).
AELE (a-W) s. m. ou ABLETTE (a-blè-f) s. f. Petit poisson blanc bon à manger, -dont les écaiUes servent à la fabrication de l'essence d'Orient.
— HIST. xV s Es-tu le loi vieillart grégeois Qui nos dieux ne prise deux ables? Mart. de StDenys.
— ÉTYM. Bas-lat. abula , de albula qui se trouve dans les gloses pour désigner une sorte de poisson , de albus, blanc (voy. abbe). Ablette est le diminutif de able.
t ABLE, suffixe. Ce suffixe a deux significations. Dans la première, il est passif et il indique ce qui est digne de recevoir l'action exprimée par le radical : de aimer, aimable, qui mérite d'être aimé; de exécuter, exécutable, qui peut être exécuté. Dans la seconde signification, ce suffixe est actif et indique ce qui peut produire l'action exprimée par le radical : de faveur, favorable, qui donne faveur; de secours, secourable, qui donne secours. Dans cette seconde acception le suffixe ible est plus souvent employé.
— ÉTYM. Abilis. suffixe latin.
ABLÉGAT (a-blé-ga; le t ne se prononce pas) ,s.m. Vicaire d'un légat. L'ablégat est un commissaire chargé de porter à un cardinal qui vient d'être promu la barrette et le petit bonnet carré.
— ÉTYM. 4b, ce qui dépend de, etlegatus, légat. ABLERET (a-ble-rè) , s. m. Terme de pêche. Filet
carré attaché au bout d'une perche, avec lequel on pêche des ables et d'autres petits poissons.
— HIST. XIV' s. Nous défendons les ableres, Du- CANGE,abïeto. {| xvi' s. Un sac à pechier poisson, ung abliere et quatre filets, ID. ib.
— ÉTYM. Able, s. m.
t ABLCANT, ANTE (a-blu-an, an-t'), ad;. Terme de chirurgie. Qui lave, qui déterge. Les préparations abluantes agissent surtout par leurs particules aqueuses. Peu usité.
— ÉTYM. Abhier.
ABLUÉ, ÉE (a-blu-é,ée), port, poïsrf. Parchemin ablué.
ABLUER (a-blu-é), V. «.Terme technique. Laver, passer légèrement une liqueur préparée avec de la noix de galle sur du parchemin ou du papier , pour faire revivre l'écriture.
— ÉTYM. Abluere, de ab, indiquant séparation, et luere, laver (voy. lotion).
ABLUTION (a-blu-sion) , s. f. \\ l' Action d'abluer. Dans la messe , l'ablution désigne le vin q«e le prêtre prend après la communion, ainsi que le vin et l'eau qu'on verse sur ses doigts et dans le calice après qu'il a communié. M. de Metz, ayant pris la première ablution et voyant au volume des petites burettes qu'il restait peu de vin pour la seconde , en demanda davantage, st-sim. 329, 62. || 2° Pratique religieuse qui consiste à se laver diverses parties du corps. Se purifier par une ablution. Faire ime ablution. Combien toutes ces ablutions et ces expiations remplissaient l'esprit de superstitions, fonten. Oracl. :, 16.
— HIST. XVI" s. Les indulgences font du sang des martyrs ablution des péchés, calv. Inst. B23. Etsubit lui fait ablution d'Egyptiac, avec un petit d'eau de vie, paré, VIII, 1B.
— ÉTYM. -4 WuÉio, d'abluere, abluer.
ABNÉGATION (ab-né-ga-sion) , s. f Renoncement.
Faire abnégation de ses intérêts. Agir avec abnégation. L'abnégation est un sacrifice. Avec une parfaite abnégation de ses désirs, boss. Lettr. abb. cl. Est-il un plus beau sacrifice? est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaite? BOURn. l'en*, t. III, p. 1 53. Le grand avantage de la vie religieuse , c'est l'abnégation chrétienne , c'est la mortification des sens, c'est lacroix, m. ib. t. ii,p. 362. La pratique de cette abnégation évangélique eu quoi consiste le vrai christianisme et par conséquent le salut, ID. ib. t. i,p. 88. C'est une qualité dans les individus que l'abnégation de soi-même ,stà£l , Allem. I, a.
— HIST. XYi* S. La justice de Dieu git en abnégation de nous mesmes et obéissance de sa volonté, CALV. Inst. 19t. A tous autres de la dite religion, d'en venirfaire abnégation dans six mois, d'aub. Hist. n, 483.
— ÉTYM. Abnegatio, de ab, indiquant séparation, et de negare, nier (voy. nier).
ABOI (a-boi), s. m. || 1° Cri du chien. L'aboi des différentes espèces de chiens. Dans la rage,r£tboidu chien est modifié d'une fagon caractéristique. Leur
maître les rompit, Bien que de leurs abois ils perçassent les nues, la font. Fab. xii, 23. Trois pasteurs, enfants de cette terre. Le suivaient, accourus aux abois turbulents Des molosses... , a. chén. 23. || 2' S. m. plur. Moment où le cerf, serré par les chiens qui aboient après lui, est à l'extrémité. Le cerf est aux abois. Il tient les abois. Son frère ayant couru mainte haute aventure. Mis maint cerf aux abois, maint sanglier anattUjLA font. Fab. viii,24. 1| 3° Fig. Dernière extrémité. Ils sont aux abois. Les assiégés étaient réduits aux derniers abois. Mais pardonne aux abois d'une vieille amitié. Qui ne peut expirer sans me faire pitié, corn. Cinna, m, 2. [H] nous surprend, nous assiège, et fait un tel eflbrt. Que, la ville aux abois, on lui parle d'accord, lu. llod. i, 6. Unissons ma vengeance à votre politique Pour sauver des abois toute la république, m. Sert, i, 3. Ah! quel âpre tourment! quels douloureux abois! m. Méd. V, B. Ah! je m'en souviendrai jusqu'aux derniers abois [la mort], iD. Théod. i, 2. En cet heureux moment rappelés des abois, [ils] Rendent grâces au Ciel d'une commune voix, m. ÛEd. v, 11. Et ces esprits légers, approchant des abois, Pourraient bien se dédire une seconde fois, in. Nie. iv, 2. J'en laissai deux sans vie et mis l'autre aux abois, id. (Aid.
I, 6. De sa haine aux abois la fierté se redouble, m. Soph. V, 8. D'effroyables remords, mégères éternelles, Invisibles bourreaux des âmes criminelles. Vous persécuteront jusqu'aux derniers abois, ro- TROV, Antig. v , 5. Sans languir si longtemps aux abois, RÉGNIER, Dial. Une nymphe fuyante Qui, réduite aux abois.... , in. Ép. i. Où l'on voit tous les jours l'innocence aux abois, boil. Sat. i. Dès que j'y veux rêver, ma veine est aux abois, id. ib. vu. Cette idée est capable de me réduire aux abois, mol. /•' interm. de la Princ. Louis XIV réduisant l'hérésie aux derniers abois, la font. Disc. àl'Acad. Il semblait à me voir, que je fusse aux abois, m. Épit. xxii, 1 9. Réduire un esprit aux abois, id. Je vous prends sans verd , 3. Nous sommes réduits aux abois , boss. Pent. i. Philisbourg est aux abois en huit jours, m. L. de Bourb. L'idolâtrie qui semblait aux abois, id. Uist.
II, 12.114" Tenir quelqu'un en aboi, le repaître de vaines espérances.
— REM. Voltaire, sur le vers de Nieomède cité plus haut, remarque que l'expression des oboîï,qui par elle-même n'est pas noble, n'est plus d'usage aujourd'hui. Néanmoins cette expression est restée, à juste titre, dans l'usage, et elle n'a rien qui l'empêche d'entrer dans le meilleur style. Seulement , on en use moins librement qu'au xvii' siècle, et on peut voir plus haut quelques emplois qu'en fait Corneille et qui paraissent un peu surannés.
— SYN. ABOI; ABC^EMENT. Aboi so dit particulièrement de la qualité naturelle du cri du chien. Ce chien a un aboi perçant. Aboiement se dit plutôt des cris mêmes : de longs aboiements, des aI)oiements continuels. On dit : Faite»- cesser les aboiements de ce chien , et non pas : Faites cesser son aboi ou ses abois, la veaux.
— HIST. xiir s. Il n'a garde d'aba de chien, ru- TEB. 2B3. Renart li commença à rire, Si lui a jeté un abai ; Certes, fait-il, je me gabai ; Ce fis je pour vous peor [peur] faire, Jim. 178B. || xv s. Quand il eut esté bien reprouvé et rigolé de ses compagnons, et, comme un sanglier, mis aux abois de tous costés, louis XI, Nouv. 19. Il XVI" s. Las! quantes fois par rochers et par bois. Les chiens courans l'ont tenu aux abbois, marot, iv, 82. Avoir pour son exercice Force oiseaux et force abbois, du bell. m, 87, rec(o. Et finirent leur vie, chantans jusques aux derniers abois un cantique, d'aub. Ilist. i, 67. L'authorité duquel doit bien rabattre tous les abois de ce chien mastin, calv. Inst. 321. Par leur importunité, comme par aboi, ils arrachent..., id. ib. 875. L'empereur avoit déjà rendu les abbois [cédé] et fait toutes submissions proposées par le duc Maurice, CARL. IV, 26. L'autre pressant le cerf d'abois. Devient satyre des bocages, rons. 882. Car tant seulement mangeoit pour refréner les abois de l'estomac, RÀBEL. Garg. i, 23. Rendre les abbois [n'en pouvoir plus] a bonne grâce en ce pas.sage de belleau : Aussi tost que ces advocas INous ont empiétez une fois, Ils nous font rendrelesabbois,H. est. Précell. p. 90.
— ÉTYM. Voy. aboyer.
ABOIEMENT OU ABOÎMENT (a-boi-man), s. m. |[ l'Cri du chien. Les aboiements redoublés des chiens de garde réveillèrent les habitants de la maison. Il 2° Au fig. Les aboiements de l'Envie.
— REM. Ce mot était anciennement de quatre syllabes, a-boi-ye-man ; et quelques personnes ont conservécette prononciation. L'usage tend à contrncter les mots decette nature. On a demandé à l'Acadé-
14 ABO
■itdaM BfOMMir «tf« Im dan ortbognphM; U B'Ml pmMti« pM BéMMtir* alMotaiMBl qu'alla la bMinâU UNralli>«eM«air«qtt-«IU mieoDiéqiwnte •tqu* tew Im nioto<l«eatUMt4gori« ftUMOtMlU* d« atea, Mtaal qM bii* M p«aL
— erriL Abofir.
ABOIS (â-bol), i. «. pittr. Voy. ami.
ABOU, II(»-b(>4i,U«), jMrt pa»tf. Ungtabob. TwiDM aboli*. Soi bonoeun abolit, (oo palaii dA- Mrt4 Sont aulaat d* U«m qui ratiaouent Junie, luc. Brit. u.i. U» biftoirat aeront aboiiea avae les •apiraa, et 11 na aa parlera ptui de tout eaa ttiu «etalanla dont allaa lool pMnaa, aoaa. L 4i Bowii). Ahid qMlqnaa aimiaa «prAi foua mort voua revanlas, hoomaa oitbUéa, au milieu 4a monda, voua voua fooi hilariat 4a raalrar dana Toa tombeaux pov na voir )Ma Toira nom terni, votre mémoire
aboUa, in. UUi. . „
AK)LUt(a-bo4ii),v. a. Il 1* Mettre à néant. Abolir
«ma loi. Laa actes de ee gouvernement Aireni abolit. Oaaaaelaa ont voulu abolir le mariage. Laa parlemenU AtraotaboUa par l'AaMmblAa conttituanie. Dans les fépubbqMa aneiaiiiMaiOn abolisaait queloueTois en paitia iaa 4alMa pour eoidager la plkbe obérée. En vain ITiéféiia lui a-t-aUa raAué ce culte lupréme , et , MroDaaadiea insoutonabla. a-t-ella entrepris de l'abolir, »o«jiu). I»«u. t. m, p. »«». Pourenabolirla mémelreitOBS. nitt.\, «o.L'idolttrio allait abolir la loi 4a Dieu. id.*. ii, «O». On verra Ub David l'hôritior déiaetaUe Abolir tet honneurs, profaner tes autels, «AC. Àlh. V, ». YX Tculorit aujourd'hui qu'un mùmo eoup mortel Aboliue ton nom , ton peuple et ton aiiiel, 10. fflh.i, «.Une mode a ti peine détruit une autre mode , qu'elle est abolie par une plus nouvelle , qui cMe elle-même à cellrqui la suit et qui ne sera pu la dernière, uiratnr. «3. Il abolit la dignité do patriarche, quoique assaz dépendante de lui, et par Uietroura plus maître de son église, tonten. dar Pierre. J'abolis les faux dieux, volt. Mah. u, 5. Tu juras toi-même D'abolir pour jamais l'autorité suprAoïH, ID. Jr. de Cet. i, 3. || S* Terme d'ancien droit criminel. Abolir une créance, en interdira les pourtuitea.Mes!i^rTiccr. ..Pour le hire abolir [mon crime] sont plu .-mU , coa». Cid, il , « . || 8* S'a-
bolir, M t usage a'est aboli peu fc peu.
Une maison uo cunfusion oAlatplus anciennes prati-
rVabolliiant, notmo. P«u. t. ii,p.3»«. ILiberié! port adorateurs, étrangers sur la terre. Voyant 4UM eaa excès ton saint nom a'abolir , Ne le pro- Boneant plus, lamabt. Méd. n, 20. Tout crime t'abolit an bout d'un certain nombre d'années, >lcad.
— snf. ABOUR, ABAOOEK. Idée communc, mettre hors d'usage. Abolir est plus général que abroger; tout ee qui met hors d'tisaga abolit, mais tout ce
3 ni abolit n'abroge pas. La désuétude, l'oubli, l'InilTérenee abolissent une loi, mais ne l'abrogent pas ; pour qu'elle soit abrogée, il faut un acte so- .annel et régulier de la puissance publique. C'est pour cela qu'une loi seule, un édit, un règlement aonl abrogés; tandis qu'ime coutume, ime tradition, tm usage sont abolia.
— MIST. ivi* s. Jésus dit qu'il n'est point venu pour abolir la loy, mais pour l'accomplir, calv. Intl. ta7. I,'P.«li»i nt o.tililioganliennn'le la vérité do V iKilisse point . le, Jt>. )yennant acalioii .-c i^iniji it.vsi. inKiunt le genre itiiiimiii ^ujuly par la déluge, kab. Pani. m, a. La temps me peut abolir avant eage. Et mon malheur me garder do Tooa voir BaatKono de jours, st-ovxais, n*. Yoitt nommant 'Hmolaon alloit couiiant et arrachant Iaa tyrannlea de la Sicile et y abolissant toutes Duarrea, AirroT.Tim. «a. Onmies puis le peuple n'en voulut II ' -iracisme] et en abolit l'usaf^e entiereur (. is. Ils conspireront onsemlile de ruiner ei aixinr à Athènes l'autorité du peuple, 10. A. >l.
— Cmt. Provonç. cl espagn. adoh'r; ital. at)oi«fv;de 06, Indiquant diminution, et de olrrrrrr, troUre, par conséquent faire décroître. La comparalMn ■d'abo/ar* avae odotetofr», inoUteert , «mletotr*. montra un radical eoffimun et, mii signiAe erottia. Laa languat nio-Utinaa ont changé a6oJ«rt an abdùtin, d'où U cooJugaiaoD de ce mut nlialiao,«Mi>co,ote.
tABOUSUBLB Ca-bo-ll.aa-bl') , a<</. Oui mérite d^Ua aboU.qai Mut être aboli.
— tmi. jfeiW.
ABOUWUIIM I (a4io-U-«a-nuu 1 , i. m. aciou dVntir. L'abeliMaant de U eoiuUtution. L'aboli». tanaai da U baaltf da taotir et de se mouvoir dans lapoplaxia. Ca qui coAtrihva la plut à l'abolitsa-
AIK)
mant du dual, ca fut la nouvelle manière de faire combattra laa armées, volt. Mantn, <oo.
— IIIST. XVI* t. Pour l'abolitaament du ciel et de U terra, lat fidèles ne laissent point d'estre establis devant Dieu, calv. Init. sa*. Au dernier abolissement da leur cbair, qui sera parfait en la fin de cette vie morujlle, m. ib. 40t«. Aussi leur advient aux cuisses un refroidissement et abolis-sonient du
uvoir, PA»8, XIV, «6. Abolissemeutdoa .s, M. DO bcllat, Prol.
AB< 1 lK>-li-slon),#.^. Il l'Action d'abolir.
LapanuY'..o i:>i i abolition du mouvement et de la aenaibililé. L'abolition de l'ordre desTempliera. Y a- \.\\ non ,ln <{ i/r.irnl mil) co qu'il [Louis XIV] faisait V Kt comptez-vous pour rien j itd'un air content un autre
hommo...T MONTfcau. Uttr. peri. ux. || 2* Kii termes de droit ancien , le pardon que lo prince accordait d'autorité absolue pour un crime. Abolition d'un crime et abolition d'une peine. Obtenir une abolition. Lettrvs d'abolition. Le duc de Bourgogne [l'assassin du duc d'Orléans] daigna prendre des lettretd'abolition, volt.
Marurt, 7a ou l'autre qui poursultdeiiabolitions,
bCgnirr, 5al. v.Son père [lo cardinal de Bouillon] tint deux fois de son souverain la dignité do duc otpair, après avoir pensé renverser l'I^tat, après avoir vécu d'abolitions, ST-smoN, ï79, 3).||8* Uans un sens qui n'est plus de la langue du droit, effacement, remise. C'est par U que Magdeleine, celte fameuse pécheresse et celte pénitente aus obtint l'entière abolition de tous les il de sa vie, et qu'elle parvint à un degré siémmeui ue sainteté, boubd. Pens. t. 11, p. ««6.
— SYN. On a cherché une différence entre abolissement et abolition ; mais il est impossible d'en trouver une qui soit fondée, si co n'est que seul abolition se dit pour la remise d'un crime, d'une peine.
— IIIST. XVI* s. Ces gens-là trop cérémonieux n'ont pas voulu prendre sur leurs consciences l'aliolilion de tant de meurtres et ravissements, o'AUB.Fim. m, t7. II monstre quelle est l'abolition de la loi, et aussi quel est l'usage d'icelle , calv. Irut. 4u&fl. Et se Qrent plusieurs autres traittës, et mesme de l'abolition de de la pragmatique sanction, h. du bkllay, si. Au dilTerent que le peuple eut avec les nobles touchant l'abolition des debtes.AMYOT, Aie. etCor.comp. b. Use fit dcccmer abolition générale de tout le pa.ssé, ot pour l'advenir licence de faire mourir qui bon lui semblerait, 10 Sylla, e».
— BTYM. i*-OTenç. obolitto; espagn. abolicion; ital. abolixione, de aliolitio {voy. abolir).
t AB0I.IT10NNISTE (a-bo-li-sioni-sf), s. m. Se dit, aux Ëiats-Uuis, des partisans de l'aiwlition de l'escbivage.
ABOMINABLE (a-bo-mina-bl'), adj. ]\ 1* Qui mérite répulsion , aversion. Ils ont tenu des propos abominables. Jours abominables. C'est une femme atwminable. Projets abominables. Tout ce qui est dans le.s hommes, est abominable, PASC. Ëdà. Cousin. Des plai.sirs abominables, id. ib. De l'offrir [le saint sacriflcede l'Eucharistie] pour avoir de quoi contenter nos passions, de quoi nourrir nos cupidités... ne serait-ce pas l'usage le plusabomlnableTuouiiD. Peru. t. m, p. sot. Ahl quel abominable maître me voisje obligé de servir, mol. Feslin de Pierre, 1, ( 4. Voilà, jevousl'avoue, unhomme abominable, id. Tar(. IV, e. Qui? ce chef d'une race abominable, impie, BAC. Eit. 11,4. Fourbe abominable, VOLT. Za'ne, iv, 6, L'abominable arrêt de ce conseil farouche, id. Ait. v,«. Il t*Par exiLgéralion,seditde tout ce qui est très mauvais. Une odeur abomin.iMe. U fait un temps abominable. || Se dit 1' ''S et des choses,
etse met avant ou après U ..suivant l'oreille,
surtout dans le style poétique tilp<issionné; cardans le style ordinaire il se met presque toujoursaprôs.
— mST. xui* s. Ces malades esloient si ' les privés sergeants du bonoit roi en est.
nablet [en avaient de l'abominaUon, du ingoii;, jomv. 153. Il nv* s. Chose naturelment abhominablé, oHUMK,Th^dr Xruni>r. {| xv* s. Finalement ils regarderont et considéreront entre eux que cette mesaise ils ne pouvoiaut longuement soulTrir ni porter, tant leureetoit la punaisie abominable, mioiss. i, 1, <<&. Il XVI* s. C'ettet vout qui tous justihei devant lot hommes; maiaea qui cni itninableàUiou,
r.uLV. fnjrt. »•*. Icella 1 .les choses qu'un
; .1 . !■• r. i] seuloiuciilhoiil [diras, maitordursi lables, ID. ib. (îOK.
— YtMt. i-roveof. abhoti ,. abominaiilf ; ital. abbominabiU . .., de <ilwminor,délartar, da ab, iuti.iu.uu ■ uiu..,.ie>neat. at onwa ,prétag« : MominâhU, ce qui doit être écArté
ABO
j oomme un mauvais présage. Omen , d'après b-s LAimt, signifie proprement un augure qui se fait par la bouche des hommes, comme l'eijilique Qcéron, JJediv. i, 46, et par extension toute espèce de présage bon ou mauvais. Ainsi, pend.int que let Romains délibéraient après la destruction de Home par les Gaulois, s'ils iraient s'éubtir à Veies, un centurion qui faisait ranger sa troujiw.cria : Portadrapeau, arrête le drapeau, non- Le âénat,entcndant cette parole, ' '
l'augure (omen). En conséquence, les i.^ii:is onifoit venir om«n, archaïque oimm, de 01, bouche (voy. oral).
ABOUINABLEHE^rT (a-bo-mi-na-Ue-man), a4r.
D'une manière abominable.
— fiTYM. ii&omtna()t« , et le suffixe m«nl (voy.
ABO»IINATIOff(a-bo-mi-na-sion), t.f.\\ l'Aversion, répulsion. Avoir en abomination. Il est en abomination à tout le monde. Ce sacrement qu'ellaa auraient en abomination, rknc. Prov. i6. Voutlaiaserez votre nom en abomination à mes élut, 10. Proph. S3. Il 2* Chote abominable. Il aérait à toubaiter que ces abominations fussent ensevelies dans un éternel oubli, uouBU.Penr. t. m, p. U5. Les désordres et les abominationsde toute sa vie, mass. /n/ujrl. du monde. L'abomination entre jus<|ue dans le lieu saint, ID. Médit. Il a vu lesabomiuatiunsen honneur au milieu de ton peuple, 10. Conv. Nos prières et nos vertus sont abomination devant Dieu, pa.sc. Bel. 4a. Il 8* Dans les sermonnaires, abomination signifie particulièrement le culte des idoles, et même toute fausse reUgion. Manassèiqui avait introduit l'abomination dans le lieu saint, mass. Mélange. Mahomet était déjà prêt de (prêt à) venir placer l'abomination dans le lieu saint, mass. Franc. L'abomination était répandue sur toute U terre, pasc. Juif», 10. Les abominations où tu es tombé sous Acliaz, ooss. Uiit.n, 10. On voit l'alximination dans le temple, ID. ib. u, 4. Il 4* En style de l'Ccriture, l'abomination de la désolation. Vous verrez l'abomination da la désolation, boss. Uitl. 11, •, c'est-à-dire les plus grandes profanations.
— HIST. xiu* s. La menthe conforte l'estomac et donne appétit de manger et osto abomination [dégoût], du cange, obomt'nalto. || xiv* s. De tout mensonge ou tout commomen.songe,il a horreur et abomination, 0HESME,£l/i. <34. Il XV* s. Le seigneur de Cohan avait en abomination les pommes; et pour c« le meirent en un grenier où il y en avoit à foison, pour le mettre à finance, juv. des ursims, 4444. Il xvi* s. Votre encens m'est abomination, calv. Intt. eo».
— ÉYTM. Provenç. afahomtnatio;espagn. abominaeùm; ital. àbbominatiotti;; de obominoito (voy. abominable).
t ABOMINER (a-bo-mi-né),v.a. Avoir en abomination. Ce verbe, très-ancien dans la langue, mérita d'être repris; il se comprend sans peine, et n'a rien qui choque,' puisqu'on a abominable et abomination.
— HIST. xrv* s. Il est inutile à telles coUocutions et esbattements ; car il n'I confère et n'i fait rien, mes est triste en toutes choses et abhomine gieu qui est nécessaire, obesme, Elh. 438. |jxv*s. [choses] Dont Dieux et le ciel s'aLbomine, ecst. descb. dans batkouard, ab^minor. ||xvi* ::. Certaines nations abominent la.... mont, ii, i26. Qu'est-ce que veut dire cela, que le Seigneur rejette et abomine si fort l'oluervation de la loiT... calv. Initit. <o». Quant aux ménétriers et decepteurs, Celui qui terre et ciel domine. Les abomine, marot, iv, 234.
— ÈTYM. Berry, a6ominrr; provenç. oiominar; ital. ahbomtnorc;de abominari (voy. AB0Mi.-<AULE).
tX-BON-COMPTK , *. m. Terme d'adminittrat. milit. Payement à régulariser.||.luf><ur. dea à-bonco e.
ABONDAMMENT (a-bon-da-man),adP. Arec abondance. Cette source fournit de l'eau abondamment. Nourrir abondamment. Boire abondamment. Cette villa était abondamment pourvue. Fumer la terra abondamment. Cette question sera abondamment traitée. Cet avocat parla plus abondamment que son adversaire. Parce qu'il ne jeûnait et qu'il ne payait si abondamment la dîme que par orgueil, bodbb. Pi-iu. t. u, p. lae. Lo Seigneur te communiquait fc eux '.i<ii Ksints] plus abondamment, mass. 'y**- Pur < plut abondamment de ton esprit [on
par . n.acB. Serm. i, nê.
— f,\>. jiih>:iiiammknt, bm AbOKnAKCK. Beaucoupl'adverbe convient mieux en pariant de ce qui arriva : boira abondamment, tuer abundaaunent. La locution adverbiale ««dit feulement aa pariant de
Apo
ABO
ARO
ce rpii est : les mets étaient en abondance sur la table. C'est là la différence essentielle. H pleure abondamment, et il verse des pleurs en abondance, la manifestant encore, bien que sous une nuance plus subtile à saisir, lafaye.
— HIST. XV' s. Donc entrèrent ils abondantment dedans la ville sans contredit, et se logèrent toutes gens les uns çà et les autres là, froiss. n, m,38.
— ÊTYM. Abondant, ancien féminin, et le suffixe ment (voy. ment).
ABONDANCE (a-bon-dan-s') , s. f. \\ 1° Grande quantité. L'abondance du produit, en parlant de la vigne. Vivre dans l'abondance de toutes choses. L'abondance des hommes, de l'argent dans ce pays. L'abondance des mauvaises herbes étouffe la moisson. L'abondance des humeurs dans le corps. Ses aumônes.... et, s'étendantpar leur abondance, même sur les ennemis de la foi, elles adoucissaient leur aigreur, boss. R. d'Anglet. Par leur frugalité et leur travail, ils se sont mis dans l'abondance des choses nécessaires à une vie simple, fén. Tél. vi. On arriva en un pays beaucoup meilleur, où, trouvant abondance de toute chose, vauorlas, Q. Curce, 498. Y portez-vous [à la confession] cette vivacité de componction, cette abondance de douleurs, ce désir sincère deréparerlepassé?MASs.Cor. Communion. C'est aux âmes les plus vigilantes, les plus attentives sur elles-mêmes que vous vous [Dieu] communiquez avec plus d'abondance ,BOtrRD. Pms. t. n,p. < c. || 2° Absolument. Abondance de choses bonnes, utiles, nécessaires. L'abondance rëgne dans le camp. Faire régner l'abondance dans la ville. Vivre, nager dans l'abondance. Avoir tout en abondance. On lui fournit tout en abondance, des vivres et -toutes sortes de provisions. Le sang coulant en trop grande abondance. Ce peuple est dans l'abondance, fén. Tél. ii. Si vous mettez les peuples dans l'abondance, id. ib. XIII. Ils jouissent de l'abondance, id. ib. v. Malheur à ceux qui sont dans l'abondance I mass. Immut. De là jusqu'au milieu del'abondance les plus sordides épargnes, BODHD. Pens. t. III, p. <*7. Si la sûreté, l'ordre et la propreté ne rendaient pas le séjour des villes si délicieux, et n'y avaient pas amené, avec l'abondance, la douceur et la société, la bbuy. <0. Heureux, dit-on, le peuple florissant Sur qui ces biens coulent en abondance, rac. Esth.. n, 9. Pour elles, à sa porte élevant ce palais, 11 leur y fit trouver l'abondance et la paix, id. ib. Prol. Objets charmants y sont en abondance, la font. Rém. Au sein del'abondance, VOLT. Brut, m, i. Vos pleuis compatissants coulent en abondance, m. j. chén. Fén. ii, 3. Il 3° Abondance de cœur, épanchemen t. Il faudrait que la bouche parlât selon l'abondance du coeur, fén. t. XXI, p. 103. Je suis sûr que cela a été écrit d'abondaiice de cœur, volt. Jtot de Pr. 2. Abondance de cœur et abondance du cœur se disent également et ont le même sens. Seulement, quand abondance est sans article, il faut de cœur et non du cœur. Il 4° Parler d'abondance, parler sans avoir préparé son discours, ou sans réciter de mémoire. Ce député parle toujours d'abondance, soit qu'il improvise, soit qu'il ait préparé son discours. || 5' Au flg. en parlant du discours, du style. Démosthène a beaucoup d'abondance. Abondance de pensées. Une vaine abondance de mots. Parler avec abondance. Il a traité ce sujet avec une grande abondance. L'abondance des pensées produit l'abondance des expressions. Ce n'est point par une abondance de paroles que l'on s'énonce ; souvent la bouche ne dit rien , et l'âme sent, boubd. Pens. t. m, p. 308. Partout il fait paraître beaucoup de richesse et d'abondance géométrique, FONTEN. Yiviani. Justement confus de mon peu d'abondance. Je me fais un chagrin du bonheur delà France, boil. J^p.vi. Souvent trop d'abondance appauvrit la matière, K.Art.poit. m. Fuyez de ces auteurs l'abondance stérile. Et ne vous chargez pas d'un détail inutile, id. ih. I. 116° Corne d'abondance, corne remplie de fleurs et de fruits et qui est le symbole de l'abondance, la même que la corne de la chèvre Amalthéequi avait nourri Jupiter. || 7° Abondance , mélange d'un peu de vin et de beaucoup d'eau qu'on donne aux enfants dans les collèges, ainsi nommée parce qu'elle peut se boire en grande quantité, ou parce que l'eau y abonde.
— HIST. xm» s. Home [tu] fesis à ta sanlance [ressemblance] , Après lui donas habondance Del fruit que avoies planté, FI. et Bl. 92t. Je ne sai pas où je coumance ; Tant ai de matière abondance Por Darlier de ma povreté , ruteb. t . [ La fortunel est si perverse Que les bons en la boue verse. Et les mauvais en haut eslieve. Et leur donne à grans abondances Dignités, honors et poissances , la Rose, 6<i)3. ||xv* s. Là trouverons de tous biens habondance, en.
d'ohl. { . Prince, s'en doit avoir vaillance Pour mentir à grant habondance. Et pour faulzeté maintenir, Vous verrez icellui venir A grant honneur , n'en doubtez mie,iD. Bail. H9. || xvi's. De l'abondance du cœur la bouche parle, expression tirée des propres mots de la Sainte Escriture, h. est. Précell. 186. Amour respond : De traiclz grosse habondance Luy ay tiré.... J. marot, v, 264. Tu sçais que de l'abondance du cœur la langue parle, palissy, 353.
— ÉTYSl. Bourguig. aibondance; provenç. abondantia, habundancia, abondansa, aondansa; espagn. abunaanr.ia; 'tal. abondansia, ahbundatigia , ahbondanxa; à'abundantia, d'abundans (voy. abondant). A Genève, abondances, betteraves.
ABONDANT, ANTE (a-bon-dan, dan-t'), adj.
Il 1° Qui est en abondance. Moissons abondantes. Prendre une nourriture abondante. La récolte avait été peu abondante à cause de la sécheres.se. Verser des larmes abondantes. Le minerai de fer est abondant en ce pays. D'abondantes aumônes. Et parce que l'iniquité jamais ne fut plus abondante qu'elle l'est, niplusdominante,...BoORD. Pfjis.t. i,p. 233. ||2°0ui a en abondance. Pays abondant en toute chose. Maison abondante en richesses. Province abondante en blé. Iles abondantes en pâturages. Et de quelque façon que l'on me considère, Abondante en richesse ou puissante en crédit. Je demeure toujours la fille d'un proscrit, corn. Cinna, i, 2. || 3° Absolument. Source abondante. Eux [les pauvres] dont les jours les plus abondants seraient pour vous des jours d'austérités, MASS. Jeûne. Rédemption dans son mérite la plus abondante; elle a deux effets : l'un... bourd. Pens. t. m, p. 190. ||4°Aufig. en parlant du discours ou de l'orateur. Style abondant. Orateur abondant, r.loquence abondante. Langue plus abondante. Chez Bossuet la pensée est abondante. Traiter sèchement un sujet abondant. Jamais orateur ne fut plus nourri, plus abondant. Le sujet le plus simple était pour lui la plus abondante matière et une source intarissable, BOURD. Pens. t. II, p. 45. Les difficultés où les commentateurs et les scholiastes eux-mêmes demeurent court , si fertiles d'ailleurs, si abondants et si chargés d'une vaine et fastueuse érudition dans les endroits clairs, la brut. t*. |1 5° d'abondant, loc. adv. De plus, outre cela. Je vous ai dit ces raisons, j'ajouterai d'abondant. Et d'abondant la vache..., LAFONT. Jum. Cette locution a vieilli , mais elle n'est pas inusitée.
— HIST. xn* s. Restroiz [restreint] est, chier sires, tes sainz par jugement; deslace ta cinture , et si vien habondanzdepitiet, s.bebn. p. B30. || xiii" s. Et il si firent ; et d'abondant lui envolèrent tous les os le [du] Comte Gautier de Brienne pour mettre en terrebenoite, JoiNV.20). || xiv« s. Pour ceste science plus clerement entendre , je veul [veux] de habondant exposer aucuns mos selon l'a b c, oeesme, Eth. 334. Et comme il soit ainsi que latin est à présent plus parfait et plus habondant langaige que françois, ro. Prol. Et avient aucune foiz qu'une personne est abondant en grans biens pour lonc temp.?, m. ih. 22. || xvi' s. Je ferai de beaux acquestz ung de ces matins , n'en doute , et d'abondant seray grant retireur de rentes, rab. Pont, m, ».
— ÉTYM. Provenç. habundant; deabundans, d'obundare, abonder.
t ABONDE (a-bon-d'), s. f. Dame Abonde, la fée Abonde, la principale des fées bienfaisantes.
— HIST. xv s. Et si pensay en tout par moy Qu'il n'est richesse tant habonde [abondante] Qui vaille rien enmy ce monde, Livre du bon Jeh. 8.
— ÉTYM. Berry, abonde, abondance ; bas-lat. àbundia, la fée Abonde (voy. abonder).
ABONDER (a-bon-dé), r. n. Se conjugue avec le verbe avoir. \\ 1* Affluer, venir en grande quantité. Les eaux abondent en ce canal. Tout abonde pour toi. Les grands écrivains abondèrent en Grèce. Londres où l'argent abonde. Les vivres abondaient dans le camp. Le poisson abonde en cette rivière. Les trois enfants.... Admiraient.... Desabouche [d'Homère] abonder les paroles divines, a. chén. 32. Il se plaît de faire abonder la profusion de ses grâces pardessus l'excès de notre malice, boss. Kativ. i. Les miracles y abondaient avec les vertus, id. Hist. i, U. Mais quoi! c'est un chef-d'œuvre où tout mérite abonde, malh. vi, 2b. Depuis que la richesse entre sesmurs abonde, corn. Cinna, 11, 1. Répandre abondamment sa grâce [de J. C. ] où le péché avait abondé , voilà notre ministère, mass. Car. Confess. \\ 2" Avoir en quantité. La vigne abonde en raisin. Abonder da tout. Cette famille a abondé en hommes éminents. Je lo vois bien, madame ; et vous et ce cher frère Abondez en raisons pour cacher le mystère, corn. Surina,u, 3. Eh I qui peutprévenir tous les maux dont
abonde La guerre en cruautés, en ruines fécondai sacbin. Sport, m, 4. Si les hommes abonnent aa biens, labruy. 18. || 3" Présenter un grand volume, tenir de la place. Cette source abonde. Cent hommes de cette espèce [des bavards qu'on rencontre partout] abondent plus que deux mi lie citoyens , montesq. Lettr. pers. Lxxxvn. || 4° Abonder, se livrer sans mesure. Je suisloin d'abonder dans mon sens, sÉV.fl 1 4. Un chacun en son sens, selon son choix abonde, Régnier, Sat. XIV. Au lieu de se modérer en parvenant au souverain pouvoir, Jacques II abonda dans les mesures propres aie perdre, chateaub. Stuarts, 309. || B° En jurisprudence, ce qui abonde nevicie pas ou ne nuit pas, c'est-à-dire ce qui est de trop, formalité non prescritH, raison surabondante, etc., n'empêche pas la validité d'un acte, d'une procédure, etc.
— HIST. xii's.Molt estoit petite U lumière de Deu, etli félonie estoit si habondoie [abondée], ke li chantez estoit assi cum tote refroidieie, s. BERN.p. B27. En terre habondevet [abondait] ceste especo [la pauvreté],id. ib. p. B33. Il xui* s. Ditli ors [ours] : Par le cors saint Gil, Ce! miel, Renart, dont d'où vous abonde? Jlen. 1 0248. Sis manières de fous dont la folie abonde. Les six manières de fols. \\ xn' s. Dites qu'en nous tout bien abonde ; Dames sont les trésors du monde, J. marot, v, 304. Une leurchautd'avoir abondance ; mais toute leur sollicitude est de ne rien reserver de ce qui leur abonde, lanoue, 63b. Chacun abundeenson.sens, mesmement en choses foraines, externes et indifférentes, hab. Pant. in, 7, Ce lieu abonde en sorciers, id. Pant. m, I6.
— ÉTYM. Provenç. abondar, abundar, habundar, aundar , aondar ; espagn. abundar ;i tal. abVondare; dealmndare, de ab, marquant écoulement, etunda, onde. Almndare exprime donc étymologiquement l'affluence de l'eau et, par extension, l'affluence de toutes choses.
:^0NNJ5, lîE (a-bo-né, née). || 1' Part, passé. Abonné à un journal. Abonné avec ud chemin de fer. Abonné avec la compagnie du gaz. Les débitants abonnés payent à la régie une somme de.... |] 2° S. m. Celui qui a un abonnement à ou avec. Ce journal a beaucoup d'abonnés. Les abonnés de ce théâtre. L'enfer a trouvé cette invention de distribuer , chaquo matin, à 20 ou 30 mille abonnés une feuille où se lit tout ce que le monde dit et pense, p. l. codr.
ABONNEMENT (a-bo-ne-man) , s. m. Convention à un prix déterminé, au-dessous du prix ordinaire, pour l'acquit d'une taxe, d'un impôt, d'un service, pourle droit d'assister à des spectacles , de recevoir un journal, de voyager sur un chemin de fer, etc. Faire un abonnement. Payer par abonnement. Les débitants font des abonnements avec la régie. Un abonnement avec un chemin de fer est économique quand on va et vient fort souvent.
— HIST. XV' s. Et avoient ceux de Lourdes leurs abonnemens [propriétés] en plusieurs lieux, froiss.
II, m, 60. Abonnement est pour abomement, et peut signifier abonnement et bien-fonds.
— ÉTYM. Abonner.
ABONNER (a-^bo-né), v. a. \\ 1° Faire au nom de quelqu'un un abonnement. Je vous ai abonné au journal. Abonner une province pour l'impôt. La régie abonne les débitants quand ils le demandent. Abonner les voitures qui font le service de telle route. || 2° S'abonner, r.r(^/!. prendre un abonnement. Je me suis abonné au journal. Les marchands de vin se sont abonnés avec la régie.Ons'abonnaitjadis avec les curés pour la dîme, Aead. \\ 3° En termes de jurisprudence, abonner , c'est réduire i une certaine somme , un droit, un prix certain, qui est à payer.
—HIST. XIV" s. Car ligence proprement gist Entre son prince et son va.ssal, Qui adonc doit estre féal. Quand un prince a un fief donné X son vassal et abonné, Le livre du bon Jeh. 3921. Et les arrentez ou abosnez doivent chascun an deux moilons froment, DU CANGE , arrentare. Comme le suppliant eust voulu faire marché et soi amoidier ou abourner du vin qu'il vendroit à détail, ID. amodium. || xv s. Et furent à donc départis, divisés et abonnés les deux royaumes de Portingal et de Castille, froiss. h,
— ÉTYM. Ba.s-lat. abonare, àbonnare, mettre des bornes dans les terres des vassaux, et aussi racheter les droits féodaux, faire une convention qui limite une certaine prestation. Abonner veut donc dire, étymologiquement, mettre des bornes et, par extension, limiter par une convention une certaine redevance. C'est le même qu'ahomer (voy. ce mot), dieï pense que c'est non pas borne, mais bon qui est dans le mot, exprimant une bonification de prix pour celui qui s'abonne. Hais les formes do l'ancien français.
ie
ABO
r, oboum/r, ne penneltec: p«i «et» «xplica-
tion «t De «ont conciliablei qu'arec borne.
ABOirm, IK (i-lio-oi. nie), part, patte. Vin abonni dana une cave. Enfant alwnni par une sage éducation.
ABONHIR (a-bo-nir). ||1' Y. a. Rendre bon. Le» caves fraîche» abonniiscnt I9 vin. |l !• f . n. Devenir bon. Le vin abonnit dan» la cave. (>t homme n'abonnit pju en vieillinsanl. || 3* S'aUjnnir, «. réft. Deviiir l>on. Le vin l'abonnit dans la cave. || 4' Pole- I re aéeher la terra à demi, U mettre en 6ut rnhallue.
— iiiST. XII* « à ce «oufrir Ne m vo'irront [voulurent] plu» aboenir, Hnrn. ilr S. Crnat, 3ï77.
— tTYM. Proïonç. abonfiir; ital. ofetionir»; de d et bon.
ABORD (a-bor;led n<! se prononce jamai» en liaiMn; un abord agréable, dite», a-lior-n-créalile; au pluriel, U liaiion de l'i e«t doulou-to. La prononciation moderne et aflectée tend à la faire lontir : de'< aliorfN airréable», 8bor-ugr6abl«». Mai» la prononci >^ nno et meilleure ne fait pa» sentir
l'i ; .1 -rtable» , a-bor-agréables), ». m.
Il l«\(iiiur a riorrl. X notre aliord danj l'Ile nous fûme*attaqué«. Aeml. C« port est de facile almrd. L'abord de rettoc<Mec»t difficile. || ï* Arrivée, venue en général , accès. Lieu de f.icilo abord. La Germanie était d'un abord peu facile pour les Romains. I)u premier aliorti, c'est -à-diro à l'arrivée. L'abord de ce magistrat dans la ville. L'abord des gendarmes effraya tout le village. Mon «bord en ces lieux , MOL. Sgan. î2. Mila ne se put défendre d'une »ecr^te terreur & l'abord de ce lieu redoutable , ciiATFÀi'ii. Salches , 11, too. I^îs jeûnes rendaient l'alHird de rctto solitude formidable, hass. Bénéd. IVijlt de leur abord la nouvelle e.st semée , rac. Iph. 1, *. Vous ne m'attendiez pas, madame, et je vois bien Que mon aliord ici trouble votre c9reticn, in. Andr. iv, t. Mon abord en ces lieux Me fit voir Polyeucto, et je plus 11 ses yeux, coi»». Poly. i, 3. De l'almrd do Pompée elle espère autre issue, m. Jfnri de P. i, i. Elle m'envoie Savoir à cet alwrd ce qu'on a vu de joie, 10. ib. 3. De ces vieux ennemis T» soutenir l'.iliord, ID. l'b. Ces rapides coursiers, qui aotis eux font la guerre. Pouvaient à leur abord épiinv:intcr la terre, volt. Alx.v, ♦. LA comme dans un fort son audace enfermée Aux plus hardis guerriers en défendait l'aliord, rac. Alex, v, 3. || 8* Approche de deux personne» et accueil qu'on se fait réciproiiuemcnt. En et sens abord n'a pas de pluriel. Alxird facile.. Homm* d'un difflcile abord. Empêcher r.-ilHnl de quoiqu'un. Son abord iaspire le rcipcct. Mais enfin cet atmrd ne permet plus de douter, mol. 7). J. I, ». Aprts l'alKirdet l'ayant salué, la font. Or. Notre alonl fut si tendre pour vous, sév. 380. Notre aliord l<«ren(l tout inti-rdit. conn. .Sert, iv, 3. Et du méchant l'aiionl cont-igioux N'altère point son innocence, tiAC.Alh. II, ». \\i'S. m.jtiur. Ce qui entoure un monument, une localité, une place de guerre. Aux abords de l'église. Les abords de la forteresse furent défendus. Le» abord» de cette maison de campagne sont charmantii. Les aliordsdu Parthénon étaient merveilleasement disposés. |{ E* Afllucnce de MnonoM ou daehoaa*. L'abord des marchands était Jadis wntMteable dtiu l«s foire». Le»autres n'étaient qae dee Mtelier» que la grand abord des étrangers enriehiaiaU, ruiiTK.N. Urac.i, 44. || t*À l'ahord, toc. odv. Au premier aKinli 1i nrpmière rencontre. A l'a- Iinrd,cesboffliiies r l'un enversl'autrc ;puls
larnnver»ation»'iii illsdontà l'abordvous
' Ips frapper, MOL. Jf-'iourdi, v, I3. Une lionne I. '.mte à l'atiord et qui..., rConier, Sal. m.
||7' D'aHORD, tout D'ABORn, AU TRKMIKR ABORn, DE
rRiMSABORD, Dt» l'aboru, loc. odr. Enpremierlieu, au premier instant, avant tout. D'aliord ils pensent qiin... Faire d'abord uiir chose. Partons d'abord. Entrer tout d'abord dans le Piréo. De prime abord U le traita fort mal. Nous auiree gnndk médecin», nous connaissons d'abonl le» choses, mol. Vi'd. malgré lui, u, ». Au nom de l'Empereur, je viens vous informer D'un onlre qui d'eliord a pu V"iii alarmer, rac. Bn'I. l, 1. O ri»l! que te» rigueurs seraient peu redoutables, Si 1» foudre d'abord aeobUil lea «rapeble», 10. Alk. m. 1. Ce n'e»t plus cette reine édeirée, intrépide, Oui d'abord accalilait «eeeniMaie impri», luc. Aih. m, s. Oui l'eât dit, qu'un rimgn k nea yeui si fune<te Présenterait d'abofd Mbde tua jeux d'Oresie? m. Andr. 1. i. 0» !• »oo(He d'abonl, mais U suite importune, cow». Wic. I, ». D'abonl modeste et simple, il voulut nous servir, voit. Tojk. i , i . Ils sa flatuient que rien ne leur ré»islar«ii ni dans la nouveau monde ni Burnoa mara; lawseapéraMes furant d'abord trom-
ABO
pées, ID. Louit Iir, »t. Celui qui se contente de recevoir J. C. et qui ne la conserve pa» et le chasse d'aliord de »on cœur, ne l'a pa» reçu spiriluellonii>r<i u.<,« Car. Comm. l.e secret de vos cœurs fut tondu. Dicis, Olh. I, ». La première
(fui" •• apprit aux Homains à combattre sur
la mer; li» furent maîtres d'aliord dans un art qu'ils ne connaissaient pas, »o8». Jlitl. 1, «. Il attaque Carthage U Neuve, comme s'il eût agi par inspiration, et ses soldats l'emportèrent d'alKjrd, id. ib. Dieu n'a qu'à vouloir, et le» choses sont d'abord faites, rtn. t. xvni, p. ïRH. Je ne promets pas aux autres de les satisfaire de prime abord, desc. i'r^/'. Je l'étranglerai tout d'abord, LA 1)NT. Fab. i, a. Ces répétitions ne sont que superflues ; Dès l'abord mon esprit acompri^tout Ib fait, moi., f^lour.iv, «. Consumant dès l'abord toute leur patience, corn. Poly. III, S. Mais porter dès l'abord les choses à l'extrême, ID. Srrt. IV, S. Dès l'abord il sut vaincre, id. Sert. V, t. C'est peu de tant d'attraits dont l'heureux assemblage Sans doute a dès l'aliord emporté votre hommage, c. dklav. Paria, m, ♦. Bien qu'elle i>araisse extraordinaire au premier abord, uo.ss. Aal. III, 4. Il 8* DANS l'ahord, foc. odv. Au commencement. Dans l'aliord il se met au large, la font. Fab. II, s. J'en ai, je crois, dit un mot dans l'abord, lo. Bfrc. Dans cet abord Joconde Voulut les envoyer dormir en l'autre monde, id. Joe. Dans l'abord agissons doucement, mol. D. Oare. 11, t. Elle m'a dans l'abord servi de bonne sorte, id. Éc. det f. II, ♦.||9" d'abord après, loc. adv. Aussitôt après. Pour vous voir retomber d'abord après avec plus de honte et de faible3.se, mas.s. Car. Pats. C'est une ignominie pour la religion que, d'aliord après avoir oITert au Seigneur des prières pures, vous alliez lancer..,. ID. Car. Médisance. \\ 10'd'abord que, loc. conj. Dès que. Je n'en ai point douté, d'abord que je l'ai vue, MOL. Éc. desf. v, ». D'abord que je serai à Paris, Doss. Lettres Quiét. lxm. || Marine. Mettre une chose en aliord, la placer le plus près possible de la face intérieure de la muraille d'un bAtiment.
— IIIST. xvr s. Il vint à la cour en poste, et, deux heures après son abord, Pe.licar.... d'al'b. Jlist. u,
— f.TYM. À et bord; bourguig. ai6or.
ABORDABLE (a-bor-dabl') , a<^. ||1* Qu'on peut aborder. Cette cAte n'est pas abordable. || 2' Au fig. de facile abord. Cet homme est très-abordable. Cet adjectif suit toujours son substantif.
— f.TYM. Aborder.
ABORIIARK (a-bor-daj') , *. tn. || !• Action d'aborder un vai»ieau; se dit des combats de mer. L'équipage se prépare à l'ationlage. Vaisseau pris à l'abordage. J'enlevai le command.int àl'abordage, qu'il ne me refusa pas, jean-bart, dans jal, 67. nautique. Harold, le sabre en main, s'élance à l'abordage, lamart. Harold, 4». L'abordage! l'abordage! On se suspend au cordage. On s'élance des haubans, v. HUGO, OnVnj. &. || 2° Rencontre fortuite et choc de deux vaisseaux. Les vaisseaux portent la nuit des feux pour éviter les abordages, Acad.
— HIST. XVI* S. Il conclud à l'abordage sous la faveur de Gozi à gagner la cité, d'aub. //ï.((. i, 2«4. Les Rochellois dès l'alionlage [des navire»], se jettent sur le pont do corde, id. 16. n, 4 7». Après que ceux de Ré leur eurent delTcndu l'abordage [de l'Ile].... ID. ib. Il, J74.
— ÉTYM. Aborder.
ABORDÉ, liE (a-bor-dé, dée), part, posté. Il 1* Aliordé par une frégate, le navire fut pris. Des vaisseaux abordés. || S* Qui est abordé en un lieu. Alionlés dans l'Ile, les marins cherchèrent de l'eau. Et ma famille enfin k Corinthe abordée, cohn. Kid. I, I. Si mon frère, abonlé sur cette terre impie. M'eût confié plus tAt le secret de sa vie, volt. Orrst. V, ». Eh quoi! deux malheureux, en ces lieux abordés. D'un œil si soupçonneux seraient-ils regardés T ID. <b. n , s.
t ABORDÉE (a-bor-dée),s. f. X l'abordSs.d'abor- DftK, loc. adr. En abonlant. On fit marcher les régiments des gardes française» et suisses droit au village de Ncrwinden , qu'iU attaquèrent d'abonléo avec furie, st-sim. ta. 137. L'air ouvert de M. le duc d'Orléans et ce qu'il dit d'abordée au maréchal de Berwiclt le rasaurèrent, m. <7&, 77.
— HIST. XVI* s. Ils se jectent d'abordée dans la franchise de la coustume, mont, i, «is. Mais d'abordée l'eveaque et sept de meilleure marque donnèrent du nex k terre, d'adb. Uitt. 1, S44. Il» le» emportèrent d'abonlade, quoique bien retranché», ID, Aùt. 1, »3«. Cérémonies qu'il faulobaonrerkla première abordade d'un tel prince, CARL. viu,»o. De première abordade, le* noslras mirant daui des «launa» i fond, n>. 1, ».
ARO
La défiance de mes forces m'a, de première abordée, gelé de crainte l'encre dans ma plum* , rvr.n , ezi. A faulte d'avoir vivement de première aboixiée couru sus aux ennemis, amtut, jVte. s».
AIIORHKU (a-lior-dé). || 1* F. n. Venir à bord. Le navire aliorde à Toulon. Ils n'avaient pu aborder daii>. l'Ile. Il aborda en Afrique sur un miséiable cv|iiif. Enfin l'esquif aborde, on l'invite à descendre, coh:». Jf. dePomp. u, 2. Déjà il se préparait, selon l'ordre qu'il en avait reçu , à aller aborder secrètement dans une petite Ile qui est auprès de la grande, yti. Tél. IX. Il 2* Arriver en général, affiner. On aborde saui I>eine dans cette église. I.e peuple abordait de toutes parts sur la place publique. Cet enfant abordait à peine dans la maison, qu'il fut saisi d'une atciMiu-
d'épilepsie Verras-tu d'un esprit bien Ira:
Chez ta femme aborder et la cour et la ville" ,Sat. X. Elle y voit aborder le marquis, la comtesse. Le bourgeois, le manant, le clergé, la noblesse, id. .<ia>. I. Les marchands 7 abordent [à Tyr] de toutes les parties du monde, et ses habitants sont euxmêmes les plas fameux marchands qu'il y ait dans l'univers, fen. Tél. m. || 8* Aborder de, s'approcher de. Cet emploi est maintenant hors d'usage ; mais on le trouve dans de bons auteurs du xvii* siècle. La ville était battue des flots de tous côtés.... et le mur qui était avancé dans la mer et escarjié empêcliait qu'on ne pût en aborder, vauoel. Q. C. »o». Dieu ne vous permettra pas d'en aborder, boss. Rech. i. Ils ne peuvent aborder du trOne de Dieu, id. Aie. 3. ||é* V. o. Arriver à. Aborder un rivage. CAte ([u'oii ne peut aborder. Ils abordèrent la ville par la r 'uio
du nord. Ses cheveux se dresscntsursa t"'- I
aliorde le noir séjourderimpiloyaliic Plu 1