‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 421 sur 504 · I ID. II · texte numérisé non relu

I ID. II

I — ÊTYM. Le latin conciliare, Je cum, et un dérivé de cillo, mouvoir, presser; conciliare, mouviiir ensemble, d'où rapprocher. Dans Varron, De lingua lalina, conciliare veut dire fouler, presser des étoffes; et Lucrèce (i, 483) nomme co ciiium, le concours, la cohésion des premiers principes.

CONCIS, ISE (kon-si, si-z'; Vs se lie : concis et nerveux; dites : kon-si-z et nerveux), adj. Doué de concision. Style concis. Phrase concise. Écrivain concis, lille [la langue originale de l'Écriture] est serrée, concise, dégagée des ornements étrangers qui ne serviraient qu'à ralentir son impétuosité etson feu, HOLLIN, Traiié des et. iv, 3. ûémoslhène est grand en ce qu'il est serré et concis, et Cicéron au contraire en ce qu'il est diffus et étendu, boil. Longin, Sublime, ch. ï.

— niST. XVI* s. Cérémonies de simple bienséance , accompagnées de paroles concises, de froideur et grandes retenues, siilly, dans le Vict. de dockez. •

— ÉTYM. Provenç. concis; espagn. et ital. conciso ; du latin concisus, participe passé de conci' dere, couper, de cum, elcxdere, tailler.

CONCISION (kon-si-zion ; en poésie, de quatre syllabes), i'. f. Qualité du style qui dit ce qu'il veut dire en peu de mois.

— SYN. coNasio.N, PRÉCISION. La concision diffère de la précision en ce qu'elle est plutôt la brièvelé morne du discours, que l'exactitude de sa signification. La précision au contraire consiste d'abord dans cette exactitude; la brièveté n'est plus qu'un moyen pour y arriver.

— ÉTYM. Provenç. concisio ; espagn. concision ; ital. concisione; du latin concisionem (voy. concis).

CONCITOYEN, ENNE (kon-si-to-iin, iè-n'; plusieurs disent : kon-si-toi-iin) , s. m. et f. ||1° Celui, celle qui est de la même ville, du même État qu'un autre. Et quoi qu'ait fait pour vous ce clier concitoyen, ID. cçRN. .S'er/o'. 11, 2. Qui, après mille friponneries punissables, marchent la tête levée dans Paris, parés des dépouilles de leurs concitoyens, avec autant d'orgueil que s'ils avaient sauvé l'État, vaub. Z^îme, p. 257. Hercule, sois le dieu de tes concitoyens! VOLT. CEdipe, I, i. Ils se représentent la fortune de cet illustre personnage, leur concitoyen, vaugel. Q. C. liv. VI. ch. 9. J'aime mieux renoncer à l'empire que de répandre le sang de mesconcilojens, lu. ib. liv. X, ch. 8. Il arrive quelquefois que les étrangers nous apprennent le mérite de nos pro; res concitoyens, que nous négligions peut-être parce que leur modestie leur nuisait de près, fonten. Littre. Les lois d'Kuric, de Gondebaud et de Rotharis firent du Barbare et du Romain des concitoyens, MONTESQ. Esp. X, 3. Il 2° Par exleusion. Il fuyait les cités, il ne cherchait que l'ombre. Vivait parmi les bois, concitoyen des ours, la font. Filles de ilin.LQ lièvre et la perdrix, concitoyens d'un champ. Vivaient dans un état, ce semble, assez tranquille, LA FONT. Fab. v, <7.

— HIST, XIV* s. Jaqueme de Langle né coucitains de ceste ville, du cange, eoncivium.

— ETYM. Con , et citoyen.

t CONCITOYENNETÉ ikon-si-to-iè-ne-té) , s. f. Relation existant entre plusieurs personnes du même pays, de la même ville.

— ÉTYM. Concitoyen.

CONCLAVE (kon-kla-v') , s. m. Lieu où les cardinaux s'assemblent après la mort d'un pape, pour lui choisir uu successeur. {| Assemblée des cardinaux procédant à l'élection. 11 y aura de grandes difficultés au conclave, sÉv. 682. |{ Le conclave d'un tel pape, le conclave où il fut élu. || Proverbe. Qui entre pape au conclave, en sort cardinal , c'est-à-dire l'élection tomi)e rarement sur celui qui au début paraissait avoir le plus de chances d'être pape.

— HIST. xv* s. Les cardinaux se trairent en conclave au palais Saint-i^ierre, fboiss. ii, il, 20. Le dlsner fait, se retrairenl les chevaliers en la chambre de leur conclave; et là n'entra nul, s'il n'estoi» chevalier portant l'ordre et les quatre officiers dessus nommés, o. de la marche, Mém. liv. i, p. 3<3, dans lacl'rne.

— ETYM. Provenç. conclavi; espagn. et ital. conclave; de cum, avec, et clavis, clef (voy. clef): ce qui se ferme à clef.

CONCLAVISTE (kon-kla-vi-sf) , s. m. Ecclésiastique servant un cardinal, et enfermé avec lui dans le même édifice pendant la durée du conclave. Et comme un conclaviste entre dîins lo conclave, b8- CNIER, Sat. 11. L'abbé d« Choisi iJla eo Italie comme

CON

CON

CON

conclaviste du cardinal de Bouillon, après la mort ue Clément X, d'alembert, Éloges, Choisi.

— KTY.M. Conclave.

CNNCLU, CK (kon-klu, klue), part, passé de conclure. Il l" Termine, déci Je. Affaire conclue. Ce conciliabule.... où la mort de Jésus fut conclue, bodrd. Carême, m, Communion pascale, 223. || 2° Déduit, inféré. L'empereur Tibère, ayant voulu voir Thamus lui-même, assembla des gens savants dans la théologie païenne pour apprendre d'eux qui était ce grand Pan; et il fut conclu que c'était le fils de Mercure et de Pénélope, fonten. Oracles, i, 4.

CONCLUANT, ANTE ( kon-klu-an, an-f), adj. Qui prouve sans réplique. Si celle preuve était concluante, on montrerait de même.... p,\sc. Proi!. <". Des appareils qui conduisent à des expériences exactes et concluantes, cONDoncET, d'Arci.

+ CON'CLUDE (kon-klu-d'), s.f. Terme de fauconnerie. Mélange de sucre, de cannelle, de moeUe, donné aux oi.seaux pour les animer à la chasse.

CONCLURE (kon-klu-r'), je conclus, tu conclus, il conclut, nous concluons, vous concUiez, ils concluent; je concluais, nous concluions; je conclus, nous conclûmes; je conclurai; je conclurais; conclus, concluons; que je conclue, que nous concluions; que je conclusse, que nous conclussions; concluant; conclu, conclue, v. a.]\l° Arrêter, régler définitivement. Mais pourquoi consulter des choses résolues Et ne poursuivre pas comme on les a conclues? rotrou, Bélis. ii, 8. Nous n'avons rien conclu, mais ce n'est pas ma faute, cohn. Serlor. IV, 3. Si j'y pouvais porter quelque faible espérance D'y conclure un accord d'une telle importance, id. ib. m , 2. Il approuve sa flamme et conclut l'hyménée, m. Poly. i, 3. Amis, leur ai-je dit, voici le jour heureux Qui doit conclure enfin nos desseins généreux, id. Cinna, i, 3. Un même instant conclut notre amour et la guerre, id. Ilor. i, 3. Vous pouvez conclure affaire avec madame, mol. ifis. v, 5. Avant qu'on eût conclu ce fatal hyménée, rac. Andr. v, ). Vous qui depuis un mois brûlant sur ce rivage Avez conclu vous-même et hâté leur voyage, ID. Iphig. II, 7. Il 2° Terminer, en parlant d'un discours, d'un récit. Milton est le premier (|ui ait conclu l'épopée par le malheur du |irinci|i.al personnage, CHATEAiiB. Génie, ii, i, 3. Il Absolument. C'est assez parler, il faut coixlure. || 3° Terme de logique. Déduire, inférer d'une chose. Et de là que conclurat-on? Boss. Hist. ii. I3. On a conclu de la pauvreté de ces pays que, pour que le peuple fût industrieux, il fallait des charges pesantes, montesq. Esp. xiii, 2. L'homme seid a, dis-tu, la raison en partage; Il est vrai, de tout temps la raison fut son lot; Mais de là je conclijs que l'homme est le plus sot, boii.. Soi. ■nn. De sorte qu'au lieu que vous concluiez de votre passage supposé que Lessius n'était pas de ce sentiment, il se conclut fort bien de son véritable passage qu'il est de ce même sentiment, pasc. Prot;. (3. Il Absolument. Conclure du particulier au général. Il Avec un nom de chose pour .sujet. Ces pas.sages concluent seulement que nous recevrons quelque chose. L'inspiration ne conclut rien pour la prophétie, B0S3. NoHV. myst. Cette impuissance ne conclut autre chose que la faiblesse de notre raison, pasc. •dans COUSIN. || 4° F. n. Donner son avis, prendre une décision après délibération. Et si la loi des dieux fait conclure à sa mort.... rotrou, St-Gen. m, 7. Et nous conclûmes tous d'attacher nos efforts Sur im cerf que chacun nous disait cerf dix cors, mol. Fdch. 11, 3. 11 conclut en disant qu'il était d'avis.... VERïOT, névol. rom. liv. xiii, p. 256. Bref tous conclurent à la mort, la font. Cord. Ils conclurent à faire baptiser l'ingénu, volt. l'Ingénu. 2. || Terme de procédure criminelle et civile. Demander les fins de sa demande, après aviir déduit le fait et les raisons. L'avocat conclut à ce que, etc. Avocat, concluez. De vingt-deux juges, il n'y en eut que neuf qui conclurent à la mort, volt. Louis XIV, i!>. \\ Terme de pratique. Présenter, prendre des conclusions. Il 5° Être concluant. L'argument conclut bien. Cela conclut contre de certaines gens qui renienderil bien, PASC. Juifs, 13. || 6° Se conclure, v. réjl. Etre conclu, arrêté. En même temps que cette paix se conclut. Les hommes ont tant de peine à s'approcher sur les affaires, sont si épineux sur les moindres intérêts.... que j'avoue ijue je ne sais par oii et comment se peuvent conclure les mariages, les contrats, les acquisitions, la paix, la trêve, les traités, les alliances, la bruy. xi. La paix se conclut donc; on donne des otages. Les loups, leurs louveteaux; et les brebis, leurs chiens, la font, l'abl. m, )3. Il 7" Être déduit. Le vrai se conclut souvent du faux. Les principes sa sentent, les propositions se con-

cluent, l'ASC, dans coi:sin. || Impersonnefiemetii. ïi se conclut de ce passage que.... pasc. Prov. 13. Il se conclut fort bien de vos maximes qu'en évitant les donmiages de l'Êlat on peut tuer les médisants en sûreté de conscience, in. ib. 7.

— lllST. xiu' s. Oant ge l'oi fait dou tôt conclus, Ge m'en parti, il n'i ot plus, Hrn. 2H29. Jurés fort et la foi baiUiés, Ains que conclus vous en ailliés, la Rose, 7490. Car riens qu'il voil, el ne refuse; S'il opose, el se rent concluse; S'cle commande, il obeïst, ib. 21442. Et celé, qui ot grant esmoi. Au miex que pot de ce s'excuse; Mais la dame la fist concluse Par les resons qu'el li sot rendre. Si que plus ne se pot défendre, iiuteb. 26S. ||xiv*s. Doncques puis je bien encore conclure que la consideracion et le propos de nostre bon roy Charles est à recommander, qui fait les bons livres et excellens translater en françois, ohesme, Frol. Et de celles choses faire ses moyens et aussi conclurre telles conclusions, m. Eth. IH. Nous en avons conclu par raison, va. ib. I7. Une raison sophistique qui nie et conclude faulz, id. tii. )94. Et pour ce n'est il pas comme nous concludion en une double ou raison dessus mise, m. ib. 2i i . Et ce que ceste raison conclut est bien vérité selon les vertus natureles. id. ib. 4 90. Et pour ce vouloitil conclurre que l'en [l'on] ne le devoit pas lier ne enchaîner, berciieure, f°69, rerso. \\ xv" s. Voulez-vous (|ue ces besognes se concludenl"? froiss. ii, m, 72. Fui conclud en\oyer devers eiilx et entreprendre la pacilication, comm. I, 8. Quelque chose que sçaivent faire les hommes en telles matières, Dieu y conclud à son plaisir, lu. m, 2. Vos semblans ot décevantes paroles m'ont conclue et rendue en vostre obéissance, louis xi, A'our. xxxiii. Il xvi* s. Par quoy un faict courageux ne doibt pas conclure un homme vaillant, mont. n, 7. Aprez plusieurs remontrances, il conclud que le plus beau estoit.... m. ii, 36. Des humeurs des princes, ils en concluent les conseils, id. ii, no. Cette incitation est si mal concluante, que je la treuve plus forte au revers, m. m, 133. Les capitaines des Thebains ayans desja conclud de se retirer, amyot, Agésil. 64. Si fut pour ce jour là l'assemblée rompue sans y rien arrester ny conclurre, id. Pomp. 40. Et concluant à mort contre elle, la feil condemner et exécuter, id. Démoslh. 21. De là ils commencèrent de traitter avec respect, pour conclure sans seureté ; ils en faisoient assés pour ofl"ense, non pour défense, d'alb. Conf. ii, 5. Et tout en l'instant la paix fusconclucte el arrestéa par sa dicte majesté, carl. ix, 51.

— ÉTYM. Provenç. conduire, conclure; catal. conclouer; espagn. conctuir; ital. conchiudere; du latin concludere, de cum, et cludere pour claudere, fcrmor (voy. ci.ork).

CONCLUSIF, IVE (kon-klu-zif, zi-v'), adj. Qui indique une conclusion. Proposition conclusive. Conjonction conclusive.

— ÉTYM. Provenç. conclusiu; espagn. et ital. conclusive; du latin conclusum, supin de concludere, conclure.

CONCLUSION (kon-klu-zion; en poésie, de quatre syllabes), s. f. \\ 1° Arrangement final d'une affaire. ùi conclusion de ce traité, de celte affaire, a présenté de grandes difficultés. On dit qu'un homme e.st ennemi de la conclusion, pour exprimer qu'on ne peut terminer une affaire avec lui. || 2° Par extension, résultat final, terminaison, dénoûment.La conclusion d'un romnn. Ce concile eut une heureuse conclusion, boss. Hist. i, n. Ce premier point eut par fortune Malheureuse conclusion, la font. Tabl. Il 3° Résultat d'une délibération. La'conclusion fut que l'on marcherait incontinent vers l'ennemi. Il 4" Terme de logique. La déduction d'un raisonnement, d'un discours. La conclusion de son discours fit beaucoup d'impression sur l'auditoire. La majeure est inepte, la mineure impertinente, et la conclusion ridicule, mol. Mariage forcé, 6. Qui no tirât de vos principes quelque méchante conclusion, PASC. Prov. 7. 11 en tire des conclusions admirables, ID. ib. Voici la conclusion que vous devez tirer, MASS. Avent, Jug. J'en tire mes conclusions pour la thèse générale, SEV. 443. Belle conclusion et digne de l'exorde, bac. Plaid, m, 3. Rien de plus dangereux «n idiysique que ces conclusions trop générales, bonnet, Obserr. Pucerons. || Adverbialement, dans le style familier, bref, en un mot. Conclusion, je n'en veux rien faire. Conclusion qu'il ne la put lléchir, la font. Faucon. Wi'Au p!ur. Ternie de procédure. Enoncé de ce qu'une partie ilemande àun tribunal de juger. Conclusions au fond, principales, subsidiaires, additionnelles. Le tribunal lui a adjugé ses conclusions. || r.noncé de ce qu'une partie

demande contre son adversaire. || Conclusions du ministère public, énoncé de l'opinion du ministère public, ses réquisitions. Les conclusions du procureur général contre l'Encyclopédie n'ont-elles pas été plus fortes que le mandement de notre archevêque? volt. Dial. 30. L'avocat général Marigny prend des conclusions contre l'héritier de la couronne [Charles VU], ID. Mœurs, 79. On prend des conclusions, puis on rend un arrêté conforme au bon plaisir du maire, P. L. COUR. 1, 104. Il Conclusions conformes, conclusions contraires, conclusions du ministère publie conformes ou contraires à la décision rendue.

— SYN. CONCLUSION, CONSÉOUENCB. Dans un raisonnement, la conclusion est la proposition finala qui découle des prémisses. La consé(|uence est la proposition, finajy ou non, qui découle des prémisses. Un raisonnement n'a qu'une conclusion; mais il peut avoir plusieurs conséquences. Mais, àun autre point de vue, la différence est que la conséquence est le lien intellectuel entre les prémisses et la conclusion; la conclusion, nommée aussi le conséquent, est la proposition même qui est déduite. La conséquence peut être juste et la conclusion fausse, si l'on part de principes faux.

— HIST. xiv* s. Donc, disent les autres, il faut que cet argument soit leu,etsi orrons la cimclusion de vos debas et comment il est jugié, àtodus, f° eu, tcrvo. Or fault respondre à la raison Qui faict fin et conclusion, ib. Tcxii. Celui qui aime discipline ou matiiomaiiques vers conclusions spéculatives, oresme, Elh. 3u8. La conclusion s'en suit de nécessité, in. ib. 198. Et après l'eu doit estudier comme par eulx et de eulx l'en viegne aus termes et as conclusions des sciences, ID. tb. xi, 17. Les conclusions de plusieurs sciences sont nécessaires, si comme celles de géométrie, ID. tb. 66 Et la conclusion Est telle,

beaux seigneurs, que nous vous livrerons Les clefs de la cité.... Guescl. 8713. En conclusion, il ordonnèrent que une preuve s'en feroit loyaument, ber- CHEURE, f° 6. Il XV" s. Pour arriver à une telle fin et Conclusion, froiss. ii, ii, 126. Adieu, court; je te lesse; Trop m'as tenu; et- pour conclusion, Koulz la poursuit, et saiges la delesse, e. desch. Intérieur des cours. Ma dite dame ne peut en cette matiero faire fors tant seUlemeutconclusions civiles; les conclusions crimineuses appartiennent au procureur du roi, MONSTHEL. Uv. I, ch. 48. Les seigneurs qui là estoient prirent conclusion d'estre le lendemain au conseil tous ensemble pour ceste besogne, femn, (407. Les pensées el conclusions [du duc de Bourgogne] estoient grandes, co.mm. i, 4. La mort qui depart toutes choses et change toutes conclusions, id. m, 9. Pour conclusion , elle les rappella par sottise, id. VII, 2. Il xvi* s. Sur le poinct de la conclusion [de l'accord] , mont, i, 28. Il y a infinis exemples de pareilles conclusions populaires [résoluiujnsj, id. n,38. Si furent leurs propos à la première rencontre les plus gracieux qu'il est possible : mais à la fin la conclusion n'en fut ny belle ny bonne, amyot^ Pomp. 47.

— ÉTYM. Provenç. conc/usio; espagn. conclusion; ital. conclusione; du latin conclusionem , de conclusum, supin de concludere, conclure.

t CONCLUSCM (kon-klu-zom') , s. m. Décret de la diète germanique ou du conseil aulique. || Ce mot s'emploie quelquefois par plaisanterie pour dire ce qui est conclu. Je voudrais connaître votre conclusum.

— ETYM. Lat. conclusum, chose conclue, part, passé neutre de concludere.

tCONCOCTEUR, TRICE (kon-ko-kteur, ktri-s'), adj. Terme de médecine. Qui procure la digestion, la coction.

— ETYM. Voy. CONCOCTION.

CONCOCTION (kon-ko-ksion), s. f. Dans l'ancienne physiologie, la digestion des aliments. |j Dans l'ancienne pathologie, maturation des humeurs

— HIST. xvi' s. Par ce moyen on révoque nature do son mouvement à l'expulsion des humeurs qui la molestent, pour l'empescher à la concociion des viandes, pauê. Au lecteur.

— ETYM. Le latin concoctto, de cum, eteocd'o, coction.

t CONCOLORE (kon-ko-lo-r') , adj. Terme didactique. Qui est partout de même couleur.

— ETYM. Le latin concolor, de cum, 'et coloT, couleur.

CONCOMBRE (kon-kon-br'), s. m. || 1° Plante potagère qui produit des fruits très-gros et à peu près cybndriques (cucumissativus, /..). || Le fruit de cette plante. On me servait du veau aux concombres ou aux oignons, ciiateaub. ttin. ii, 841. || 2° Concombre sauvage , concombre d'Ani' (momordica

CON

elaierium, L.), plante qui ne ressemble au concombre commun que par son feuilkfe'e, et dont le fruit n'a guère que l'épiiisseur d'une noix et donne un exirait fort employé autrefois sous le nom d'elaterium et violemment purgatif. || 3° Concombre de j mer, pi usieurs éctiinodermes et quelques hololhu ries.

lllST. XIII* s. Cocombres sont froides et moistes

u [an] secont degré, alebhant, r- B7. || xvi' s. Pline prend le plus souvent le concombre pour le melon, confondant ces deux fruits sous mesme appellation , o. DE sERRKs , 538. Des concombres communs y a il, blancs, verts, grsatres, grands, | moiens, petits, discernés par telles qualités, ID. 646. i

— F.TYM. Génev. et Berry, cocombre; bourguig. i eicombre; Saintonge, concombre, queucombre ; provenç. cogombre; ital. eocomero; lÀ l'accusatif latin cucumerem, où l'accent est sur la même syllabe que j dans les langues romanes. Marg. ISuiïel, Obsem. | p. 82, remarque, en 4668, que beaucoup disent' désencombres, et d'autres concombres, mais que cocombre est le meilleur. Maintenant cocombre est un provincialisme.

CONCOMITANCE (kon-ko-mi-tan-s') , *. f. Existence simultanée de deux ou de plusieurs choses. Les formalités plus ou moins anciennes ou variées qui accompagnent la réception n'en sont que les concomitances, st-sim. 3ciO, <»6. 11 est arrivé que par la concomitance d'un collier.... enfin je ne me souviens pas bien de tout cela, begnard. Sérénade, se. )6. Il En termes de théologie, par concomitance. Le sang de J. C. dans l'eucharistie e.st sous l'espèce du pain par concomitance.

— llIST. X7I* s. Si le corps y est, aussi par conséquent et l'ame et la divinité y sont ensemble avec le corps; si on leur nie ceste déduction qu'ils appellent concomitance, que feront-ils? CALV. ins(i7.<)33.

— ETVM. Concomitant.

CONCOMITANT, ANTE (kon-ko-mi-tan , tan-t'), adj. Qui se produit en même temps, qui accompagne. Les événements coiicomitanis font comprendre cette disposition des esprits. || Terme de médecine. Symptômes on signes concomitants, ceux qui accompagnent les phénomènes essentiels et caractéristiques d'une malaJie et ne sont qu'accessoires. Il Terme d'acoustique. Sons concomitants, sons harmoniques, ainsi nommés, parce qu'ils se produisent spontanément et accompagnent ainsi touiours le son fondamental. Il faut remarquer que H. Hameau fait dériver toute l'harmonie de la résonnance du corps sonore; et i' est ce'Iain que tout son est accompagné de trois autres sous linrmoniques concomitants ou accessoires qui forment avec lui un accord parfait, tierce majeure, j. j. bocss. Examen de deux principes sur la mus. \\ Terme de théoliigie. La grâce concomitante, celle que Dieu donne dans le cours des actii;us pour les rendre méritoires.

— KTYM. Le latin concomtfari, de cum, avec, et comiiari , accompagner, de cornes, compagnon

( VOy. COMTE ).

t CONCORDAM.MENT ( kon-kor-da-man ) , adv. D'une manière concordante. Tous les témoins ont déposé concordamment.

— HlST. XV* s. Avons esté empesché de concourdamment vacquor et entendre aux faiz et besoingnes, Preuves sur le meurtre du due de Bourg, p. 265,

dans LACURNE.

— liTY.M. Concordant, et le suffixe ment.

CONCOIllUNCE ;kon-kor-dan-.s'), s. f. || 1° Rapport de con'ormité. La roncordance des témoignages. Je fus frappé de la concordance de leur songe, BEHN. DE ST-p. Paul et Virg. \\ 2' Nom donné à différents livres où l'on s'est proposé d'accorder les passages des Écrituies qui paraissent opposés les uns «ux autres. || La concordance de la Bible, index contenant tous les mots de la Bible, et indiquant tous les endroits où ils se trouvent. || Concordance des calendriers, tableau servant à établir le rapport qui existe entre le calendrier républicain et le calendrier grégorien. || 3° Terme de grammaire. Accord des mots entre eux. La concordance du substantif avec l'adjectif. Syntaxe de concordance, celle par lai|uelle deux ou plusieurs mots s'accordent entre eux; elle est opposée à la syntaxe de détermination ou de régime.

— HIST. xu* s. Sire, fait cil, la concordanc; 0! [il ouJt] de tei e del rei de France, bknoIt, ii, 6221.. îQuelques-uns] ki par une concordance soi conjoinoem encontre nos , Job. *li. \\ xiu* s. Il avoient oï lesmonunier àlorperes et àloraieus, que ceste concordance fu fêle entre le conte Haoul de l.lermont ot ses homes de le \ln] conté ilc Jlermont, beaum. ixxii, (7. Procurïres ne pot fere pes ne mise, ne

CON

acordasce, ne concordance de le [la] querele son I segneur, se li pooirs.... m. se. Et fureiit faits ces es- 1 tablissernens [deSt-Louis] par grand conseil de | sages hommes et de bons clers , par les concor- ! dan'^es des lois et des canons et des decretales, Ord. I des rois de Fr. t. i, p. lo". i

— Ktym. Concordant; espagn. concordancia ; ital. | concordaria. i

1 1. CONCORDANT, ANTE (koa-kor-dan , dan-t'), adj. Il 1° Où règne la concorde. Le prince de Monaco ; y ramena sa femme [à Monaco]; le ménage n'en i fut pas plus concordant , etsim. 348 , 72. Ruse j avait marié sa petite-fille & Portail; le mariage ne fut point concordant, m. 86, n2. || 2° Oui est en | rapport. Voici la doctriiiO catholique parfaitement , concordanio dans toutes ses parties, boss. Projet, j Il Terme de droit. Oui s'accorde. Les présomptions doivent être graves, précises et concordantes. Il Terme de minéralogie. Stratificfition concordante, stratification à couches parallèles.

— HIST. XVI* s. Et qucy ([ue feu à l'eau contraire soit, Humi(V chaut toutes choses conçoit: Et par ainsi concorde discordante i geniture est apte et concordante, marot, iv, 36.

2. CONCORDANT ( kon-kor-dan), s. m. N'om i qu'on donnait à une espèce de voix entre la taille et ! la basse-ta'Ue, et qui pouvait chanter l'un et l'autre. Un bon concordant On dit aujourd'hui baryton.

t CONCORDANTIEL, ELLE (kon-kor-dan-si-èl, è-l'), adj. Terme didactique. Oui établit la concordance entre duj textes, des calendriers, etc. Table concordaniielle. Lexique concordantiel.

— F.TYM. Concordance.

CONCORDAT (kon-kor-da; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel Vs se lie : les kon-korda-z et.... Concordats rime avec fracas, mflts, etc.), s. m. Il 1° Accord, traité fait entre le pape et un souverain concernant les affaires religieuses de l'Ëtat. Il Traité entre le pape Léon X et le roi François I*' qui convinrent que, les églises cathédrales et les métropolitaines ainsi que le.s abhaves venant à vaquer, les chapitres ni les monastères n'auraient plus droit d'élire leurs pasteurs, à moins que d'en avoir un privilège particulier du siint-siége, mais que le roi, comme patron de toutes les églises de son royaume, nommerait ces pasteurs; et que le pape leur donnerait les provisions sur le brevet du roi. Le chancelier Duiirat fit ce fameux concordat, volt. Mœurs, 138. || Traité fait un 1801 entre Napoléon premier consul et lo pape pour le rétablissement dos ra|.iports entre le gouverne'neijt fraiiuais et le pape, et le règlement des affaires ecclésiastii|uus. H 2° Terme de commerce, .arrangement suivant lequel un failli obtient do ses créanciers facilité de payement tant par la remise d'une piirtie des créances que par les délais accordés. || 3" Convention entre les ofliciers d'un régiment de l'ancienne armée pour iinlumniser ceux qui preniiient leur retraite.

— HIST. xvi* s. N'oubliant le concordat qui jadis fut faict contre les empereurs, que nul empereur ne seroit jamais rOydesDeux Siciles, drant. l'cscayre.

— ÉTYM. Bas-latin concnrf/alum , de concordare. t CO.VCORDATAIRE {kon-kor-da-té-r'), CON'COR-

DATISTE (kon-kor-da-ti-st'), ai). Se dit des ecclésiastic|ues qui appiouvèreLt le concordat de 1801. Il Terme de commerce. FaiUi concordataire, failli qui a obtenu un, Concordat.

— ETY.M. Concordat.

CONCORDE (kon-kor-d'1 , f . /■. Union des cœurs ou (les esprits. Si c'est pour nous unir d'une étroite concorde.... hotrou, ISélisaire, m, 2 Leur concorde impie, affreuse, inexorable, cohn. Cinna, i, 3. Par lui seul d'entre nous la concorde est-liannie, VOLT. Catil. IV, 2. Il Formulaire de concorde, écrit ajouté par les Luthériens à la Confession d'Augsbourg, pour condamner les Zuingliens.

—HIST. xu* s. E si cuncorde et pais li tiens, E que te faces crestiens, [il veut) Qu'amor ferme seit e.stablie Entre vous dous sans tricherie, benoît, ii, 6317. E dit qu'en la cuncorde, quant um les fist amis, I Aveit l'uns d'els à l'autre otrié e promis.... Th. le ' mari. 63. || xiii* s. Qui moult amoit mieux les descordes Ou'il ne fit les gentis concordes, Pat. des 1 7 arts. Si r'avions et pais et concorde, ta Rose, \ (474 6. Ouel concorde que li banisdeut livres fâche à nous, il remaint banis as hommes de la chitédus- I que adont qu'il ara payet IX sols, tailuar, Recueil, I p. 3(». Il XIV* s. Je, dist-il, qui suys aucteur de con- I corde, bebcheure, f" 3S, verso. Contencion qui est ennemie et adversaire à concorde, OBtsME, Hth. 229. Amisté appert estre une chose semblable à con- : corde, orksme, Eth. J29. Nennil, ce dit Bertran, I par le mien serrement! De concorde, de paix, n'ai

CON

ore nul talent, Guetel. 22308. || xvi* s. Il est certain que l'esprit n'est point répugnant à soy : quelle sera donc la concorde [conciliation]? calv. Instil. 642.

— ETYM. Provenç. espagn. et ital. concordia; du latin concordia, de cum, avec, et cor, cordis, caur (voy. cwlr).

CONCORDER (kon-kor-dé), v. n. || 1* Vivre dans la concorde, s'accorder. Ils ne peuvent concorder. Il 2° Être en rapport, correspondre. Leurs té"io gnages n'ont pas concordé. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. XII* S. Ceo te prie chascun par .isi : Concorde nos à nostre rei [fais notre paix], lenoIt, ii, 4636. Quand il soi doinl [donne] concordeir az vraiement ploranz, Jofc, 446.0res\varde cum proprement se concordent allres paroles encor de l'apostle à cez trois choses, st brrn. 6'.o. || xiii' s. Et se il ne so pueent concorder, li vallés puet aler en la place au chevet Saii.t-Oervais, devant la meson laconver.se, Liv. des met. 132. Doubles est qui son fait ne concorde à son dit. Et qui se met à eiivre que sa langue escondit, j. de mei;ng. Test. 753. lit .s'I se puent ambedoi concorder d'enclore à muitiel terre et à moitietcoust, boinert [sera|, tailliar, Ilecueil, p. 226. Il XIV* s. Semblablement convient- il que l'appétit concupiscible se concorde, conferme et obéisse à raison, orksme, Eth. loo. || xv* s. Si estoient lors grands divisions entre les gens d'Eglise, par le moyen des deux contendants, lesquels on ne pouvoit concorder ni faire renoncer à l'Eglise universelle, monstbkl. i, ch. 49.

— ÊTYM. Provenç. concordar, concordiar; espagn. concordar ; ital. concordare; du latin concordare (voy. coNCORnE).

t CONCOURANT, ANTE (kon-kou-ran , ran-t'), adj. Oui concourt. || En géométrie, lignes concourantes, lignes qui tendent à .se rencontrer. || En mécanique, forces concourantes, forces dont les directions convergent vers un même point.

t CONCOURINE (kon-kou ri-n'), s. f. Terme de commerce. Drogue qui sert à teindre en jaune.

CONCOURIR (kon-kou-rir), je concours, nous concourons; je concourais; je concourus; je. concourrai; je concourrais; concours, concourons; que je concoure, que nous concourions; que je concourusse; concourant; concouru, ». n. Il 1° Se joindre pour une action commune, pour un effet commun, pour une opinion commune. La conduite de Dieu est admirable pour faire concourir toutes choses à la gloire de sa vérité, pasc. Prou I8. Le prince les faisait concourir ^u bien public, Boss. Ilist. III, 5. Toutes ces choses concourent à établir le:: livres divins, m. Ilist. n, l'-K fout semblait concourir à le sauver, ID. J'olit. L'idée de la perfection et celle de la félicité sont deux idées qui concourent, in. Culte, t. Si mon jugement no me trompe pas, si, rappelant la mémoire des sIlcIcs passés, j'en fais un jurle rap[iorti\ l'état présent, j'ose croire, et je vois les sages concourir à ce sentiment, que les jours d'aveuglement sont écoulés et qu'il est temps désormais que la lumière revienne, ID. Itcine dAnglit. Et si de la valeur le succès doit dépendre, J'e.spère que la mienne y pourra concourir, vct. Triumr. ii, 6. Son fait |d'une devineresse] con.sisiait en adre.s.se; Quelques termes de l'art, beaucoup de hardiesse. Du hasard quelquefois, tout cela concourait; lout cela bien souvent faisait crier miracle, la font. Fabl. vil, 16. Au milieu de tant de gens concourant J» leur plaire, j. j. rouss. Em. i'-. |) Coïncider. Cette épo<(iie concourt avec le temps où.... boss. Ilist. i, lo. Il 2° Terme de géométrie. Avoir , en parlant de lignes, une direction telle qu'elles doivent se rencontrer. Deux lignes qui concourent en un point. 113° Avoir les mêmes droits, la même condition. "Tous les officiers de l'armée concourent pour l'avancement. Il Terme de droit. Se dit en parlant des créanciers quand leur hypothèque ost de même date. Il On dit des provisions de la cour de Rome pour un bénéfice qu'elles concourent, quand elles sont datées du même jour, cas où elles sont toutes deiu nulles. Il 4° Être en concurrence. Concourir pour le prix dé'oquence, de peinture, pour une chaire de droit, de médecine. Il [Philippe IV] envoya le comte de Fuentes déclarer au roi que les ministres espagnols ne concourraient plus dorénavant avec ceux de France [pour la préséance], volt. ioui'sJ/K, 7. Il Se dit aussi en parlant des ouvrages envoyés à un concours. Ce livre a concouru pour les prix de l'Académie, jj Subir les épreuves d'un concours. Il concourt en ce moment à l'école de droit.

— lilST. xv)*s. U estoit vulgaire, si d'aultres plus lortes qualitezn'y concurroient, de.... mo.vi. m, ùi. L'auctorité y concurre quand et la raison, m. in, '.7.

CON

CON

— ÊTYM. Provenç. cnncurrcr; ospagn. concurrir; 1 f CONCRÈTE, ÉE (kon-kré-l6, lie), part, passé. ilal. eoncurrere ; à\i latin cmcurrcre, de ciim, et Devenu concret. 1,'opiiim concrète sur les capsules currere (voy. courir). incisi!es du pavot dont il découle.

CO.VCOCKS (kon-kour; Vs ne se lie pas : un con- | ] CONCRlîTHR ^SE) (kon-kr6-té; l'accent aigu se cours odieux , dites : un kon-kour odieux), s. m. : change en accent grave devant une syllabe muette: Il 1" Action d'une foule qui se porte vers un point; il se concrMe , excjpté au futur et au cond'tior.r.el : afiluerico. Le concours des curieux était trtis-graud. ( il se concrétera, il se concréteraii) , i;. r^/î. Terme L'audace d'une femme arrêtant ce concours.... h.\c. I didactitp.e. Se coaguler, .se prendre. Alitai. I, ). Je voulais éviter celte foule importune; \ — REM. Destutt Je Tracy a (on-k dans son Traiti! Au devant de mes pas le concours s'est grossi, m. j. I d'iiléolcjie, cli. 6, le barbarisme concraire : «Cette cnP.NiER, Crarques, i, 5. Me refusant d'abord h ce j opération de l'esprit.... n'a point de nom dans la concours d'hommages, nucis, Hamlet . i/, 7. Un j langue française, on peut l'appeler concraire par concours pénitent de dévots p'derins. De l'Iielvétie opposition à abstraire. » H aurait beaucoup mieux entière inonde les chemins, MaSson, llehitiens. v. valu* dire concréicr activement pour l'opération de

I 2° Action de se trouver ensemlile, rencontre. Un concours de voyelles formant un hiatus. Le favorable concours (Je« circonstances. Le monde, formé, suivant Démocrite, par le concours des atomes. Fuyez des mauvais sons le concours odieux, hoil. Art p. 1. Formé par un concours fortuit des premiers corps, Boss. lli.^1. Il, «. H Coïncidence. Le concours

former des idées concrètes.

— ETVM. Concret.

CONCRKTIOS (kon-kré-sion ; en poésie, de quatre syllabes), s. /•. |I 1» Action de s'épaissir, de se solidifier. La concrétion du lait. || 2° Agrégation de parties solides. Concrétion saline, pierreuse. || Terme de médecine. Production de nouvelle formation,

de lieux époques. || Terme de géométrie. Le con- 1 organisée ou non, qui se forme dans l'épaisseur des

tissus, dans les articulations, dans les conduits et réservoirs. Concrétions arthritiques, biliaires. Il 3° Terme de chirurgie. Adhérence de parties qui doivent être séparées.

— HIST. XVI' s. Ceste humidité est engendrée après la mort par l'exhalation et concrétion des esprits, PARÉ, n, 40.

— ÊTYM. Provenç. conarecio ; ilal. concreîione ; du latin conercd'onrm, de eoncntmn (voy. concret).

t CONCRÉTIONNAIRE (kon kré-sio-nô-r'), adj. Tennede géologie. Boches concrétionnaires, roches disposées en masses ou rogtions.

ÉTYM. Concrétion

cours do deux lignes, leur intersection. || 3° Terme de jurisprudence. Se dit lorsque plusieurs prétendent droit à un même objet. Concours entre créanciers. Concours de privilèges, lorsque plusieurs créanciers privilégiés se disputent la priorité. || Concours d'actions, lorsque plusieurs actio.is concourent pour obtenir un même résultat. || 4° Action de concourir, de coopérer à un résultat. [Ces choses] dépendent du concours de deux causes, d-îsc. Médit. t. Et prêtant son concours à ce fameux ouvrjge, B0TR0tj,5(-G?n. IV, 2. Il veut que Dieu l'y sciitienne par un concours extraordinaire, BOURn. Carême, i. Tentât. («7. 11 fallait qu'il y etlt un certain concours entre les opérations de. l'âme, boss. Conn. ae Dieu,

t CONCRÉTIONXfi, ÉE (kon-kré-sio-né, née), ♦. Il Terme d'administration. Concours de l'État, des j por(. poss^. Terme de minéralogie. Oui a le cacommunes, intervention finan;i^re dans l'exécution ! ractére d'une concrétion. || Terme de géologie. Qui des travaux publics, dans une entreprise. || 5° Lutte i a été formé par infiltration ou par dépôts successifs, dans laquelle plusieurs concurrents se disputent des j comme les stalactites.

prix, des primes, dos chaires; épreuve entre ceux qui prétendent à un emploi, à l'e.xécution d'une œuvre d'art. Le con.iours est ouvert. Un brillant concours. Mettre une chaire au concours. || Concours général, et, absolument, concours, compositions, par c'asses respectives, entre l'élite des éiives des lycées et collèges di; Paris et du lycée de Versailles. Il Dispute ou examen qui .se fait à Rome pour obtenir certains bénéfices vacants.

— HlST. XVI* s. Quand il se fait un concours [réunion] de plusieurs personnes pour quelque occasion, AMYOT, De la curiosité, 22.

— ETVM. ICspagn. concurso; ital. concorso ; du latin conciirsiis, de ci/m, et cwrsiis, cours.

t CONCRESCIBII.ITÊ (kon-kré-ssi-bi-li-té), s. f. Qualité de ce qui e^t oonciescible.

■fCONCRESClBLE^kon-' rè-ssi-bl'), ad/. Terme didactique. Qui peut prendre une consistance 3oncréte.

— ETY.M. Lnlin coneresctre, .se réunir, de fum,et crescere, croître : croître avec (voy. ckoîtri:).

CONCKKT, fiTE (kon-krè, Krè-t'). ad/. || 1° Terme didacliijue. Qui a une consistance plus nu moins solide, par opposition à fluide. Les coquilles fossiles liées par une vase p'us ou moins concrète. Il 2" Terme de grammaire et de logique. Terme

t CONCRÊTIONNER (SE) (kon-kré-sio-né), t'. réfl. Terme didactique. Se former en concrétion.

— ÊTYM. Concrétion.

CONÇU, UE (kon-su, sue), part, passé de concevoir. Il 1° Formé dans le sein de la mère. || Fig. Formé dans le cœur, dans l'esprit. Les jalousies conçues sur de fausses apparences, mol. les l'réc. se. 6. Cet horrible de.ssein Ne fut jamais, seigneur, conçu dans votre sein. RAC. Hrii. iv, -t. || 2° Disposé, arrangé, combiné. Projet bien conçu. D'une paix mal conçue elle m'a fait le gage, corn. Rodog. ni, 3. Jamais contre un tyran entreprise conçue iNe permit d'espérer une si belle issue, ID. Cinna, i, 3. Il Exprimé, réiligé. Discours conçu en termes menaçants. Les sentiments des saints Pères, conçus et exprimés en leurs propres termes, paso. l'rov. 3.

\ CONCUBIN (kon-ku-bin), $. m. Termed'ancienne jurisp'-udence. Celui quivit avec iincconcubine. || .lu plur. L'hommeetlafeinmequi vi^entenconcubinage. Les libéralités étaient interdites entre concubins.

— HlST. XV* s. Le supjiliant resjiondi ; ort, vil, V'Uain, concubin, je ne te crains, du cange, concubinanvs.

— ETYM. Voy. COSCITBINE.

CONCUBINAGE (kon-ku-bi-na-j'), s. m. État d'un

concret, celui qui exprime une qualUé considérée \ homme et d'une femme non mariés qui vivent en-

dans un sujet, par exemple un papier rouge , par opposition à terme abstrait, celui qui exprime une qualité séparée du sujet, p,ir exemple la rougeur. Il Verbe concret, celui qui par l'analyse peut se résoudre en deux termes : le verbe être et un attribut. Aimer est un verbe concret, car il se dècom-

semble. 11 a fallu, dans ces pays, flétrir le conçu binage, montesq. Esp. xxiii, o. Madelon : Quoi ! débuter d'alord par le mariage? — Gorgibus : Et par où veux-tu donc qu'ils débutent? par le concubinage'/ MOL. Préc. se. 5. Ce libertinage [du duc d'Orléans et de, Mme d'Argenlon] , devenu .abandon

pose en être aimant. || 3° Terme d'arithmétiiiue. depuis tant d'années, s'approfondissait de plus en Nombre concret, nombre qui exprime l'espèce d'u- plus, "et II était devenu non-seulement concubinage, nilés : dix soldat», cent moutons sont des nombres i mais ménage public, st-sim. 2'>3, (45. concrets; dix, cent sont des nombres abstraits.! — msT. xv s. Icelliii Jaqiiet et Perrette demou- II i" Terme de philosophie. Science concrète, science I roienl ensemble en quoqubinaige, du cange, conqui a pour dimaine un objet particulier, par oppo- ■ cvbinarius. || xvi*s. Donation en mariage, ni consition à science abstraite, celle qui s'occupe des lois i cubinage, ne vaut, loysel, 127. générales d'un certain domaine. La géologie est une — fiTYTiI. Concubine.

science concrète, ayant pour sujet la terre, et la CONCUBINAIRE (kon-ku-bi-nS-r*), s. m. Celui chimie est une science abstraite, ayant pour objet qui vit en concubinage les lois générales de ia composition et de la décomposition moléculaires.

— REM. L'Acadénie écrit concrète avec un seul I, et muette avec deux t, ce qui n'est pas conséquent.

— HlST. XVI* s. La liqueur demeure concrette et glacée, paré, xviii, 44.

— ÊTYM. Provenç. concret; espagn. et ital. coricretn; du latin concrelus, du supin concrelum. de concresiere , se réunir, de nim, et cretc^re, croître: croitre avec

— HlST. XVI* s. Cela fut très bien dit contra les paillars et concubinairos, la boétie, 3I2. Don de concubinaire à concubine et de concubine à concubinaire frequentans et conversans ordenairtment ensemlile, ne vaut, Coustumier génér. t. ii, p. t77.

— ÊTYM. Concubine.

t CONCUBINAIREMENT (kon-ku-bi-nê-re-man),

adv. X la façon des concubinaires.

— HlST. xvr' s. C'estoit à cause des femmes que l'on detenoitconcubinairement par force, car: . vi, b.

— ÊTYM. Concubinaire, et le suffixi? mi'nt.

t CONCUBINAT (kon-ku-bi-na), s. m. Chez les Komains, sorte d'union légale, mais inférieure, qui ne produisait pas les effets civils des justes noces.

— ÊTYM. Voy. CONCUBINE.

CONCUBINE (kon-ku-bi-ii'), t. f. Femme qui vit avec un homme sans ôire mariée avec lui. Henri Vlli ne pouvait déclarer la tante de l'empereur concubine, volt, ilceurs. (35. || Dans l'antiquité et dans l'Orient, femme qui fait partie du harem d'un prince. Darius se faisait suivre par trois cent siiixante-cinq concubines, et toutes en équipages de reines, vaugel. Q. C. liv. m, ch. ». || A Rome, la ff mme unie par le coni-ubinat.

— HlST. XIV* s. Il [Sardanapalus] rcstoit tousjours enclos avecrues ses concubines, ohesme, Eth. v, «. Il xv* s. Et dirent ainsi, que ce duc de Lancastre s'etoit t-op forfait et vitupéré quand il avoit espousé sa concubine, froiss. ii:, iv, 50.

-=- ETYM. Provenç. espagn. et ital. concubina; du latin concubina, de cum, et cubare, coucher (voy.

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