partie ail verse que l'on a hd. i'«u«!«,t u
p. leu. 1'out cela formera contre tari un témoignage qui l'accablera et qui ne lui laissera nulle excusa pour ae justifier, u>. ib. p. 43t. || S* Fig. 11 astaccablé de maladies. Un si grand malheur m'accable. Je suis si accablé de douleur que.... On l'accatil* d'injures, d'outrages. Accabler quelqu'un de questions. Depuis qu'il est en place, ses connaiasinoes l'accablent de sollicitations. Le sommeil l'accablait. Le combat qu'elle [ la vertu ] soutient au dedans contre tant de tentations qui accablent la nature humaine, Bofts. Heine dC Angleterre. L'ambition, l'amour, le dépit, tout m'accable, volt. Brut. ii,<.Et plus vous la pouvez accablerd'iufamie, CORN. JVtc. m, t. Le poids de mes habitudes m'accable, la multitude et la grièveté de mes offenses m'effraye, BOl'RO. I'(>niin,t.n,\>.if>t. S'il pouvaitapprendreque son fils ne sait imiter ni sa patience ni son courage, cette nouvelle l'accablerait de honte, et lui serait plus rude que tous les malheurs qu'd souffre de; u/ si longtemps, fEn. Tél. n. La mort de M. de Ouis>' dont je suis accablée, sev. 73. || Ali>olur:ienl. Cettenouvelle accable, id. 147. jj 4* r.tre àcharge. Et sans doute elle attend le moment favorable Pour disjaraltre aux yeux d'une cour qui l'accable, rac II<t.
I, 3. Je me suis laissé accabler de visites, sEv. 483. Un homme de ce caract'-re nous accabla (tendant deiu heures de lui , de son mérite, uoNTKMj. Lell. pers. M. || 6* Charger en bonne part. Accabler de biens, de louanges, de polite.s.ses. Ceux au contraire que la fortune, aveugle, sans choix et sans discernement, a comme accablés de sus bienfaits, ea jouissent avec orgueil et sans modération, la biiut.
II. lime comble d'honneurs, il m'acuilile de biens, CORN. C'tnna, lu, 3. Tu trahis mes bieufaits, je lea veux redoubler; Je t'en avais comblé, je t'en veux accabler, lo. Cinna, v, 3. Je sais ce que je dois BU souverain bonheur Dont me comble et m'accable un tel excès d'honneur, id. Jforf de F. iv, a. Madame, achevez donc de m'accabler de joie, id. Perth. III, S. Il 6" Absolument. Vous m'accablez, vou» êtes trop lion, trop poli, etc. i| 7* S'accabler, c. rifl. Il ne faut pas s'accabler do travaiL Ne vous accablez pas d'inutiles douleurs, rac Alex, iv, ï.
— SVN. ACCABLER, OI'PRIMKB, Ol'HRESSER. ACCalllcf
exprime l'idée la plus générale ; il veutdire simplement faire succomlier sous le poids; il se prend e.i bonne et en mauvaise part : accabler de chagrin, accabler de bienfaits. I.es Romains accablèrent les Carthaginois. Opprimer ne se prend qu'en mauvaise part : le fort opprime le faible ; un roi opprime ses sujets; un tyran domestique opprime sa femme et ses enfants. Oppresser n'indique qu'une action physiiiue : une respiration gêuée est oppressée; oppressé iiar la douleur. De ce côté, oppresser re<levient équivalent à accabler, sauf que oppresser indique plutdt la gêne de la suffocation, et accabler l'anéantissement des forces. C'est l'usage seul qui a introduit une différence entre opprimer et oppresser; car ib sont de même origine, si biea (pie l'oppresseur est non pas celui qui oppresae, mais celui qui opprime.
— HIST. XV* s. Raoulin vint au suppliant, l'achabla et tira à terre, ne cange, f<i'iu/ia, || ivi' s. Des arbres qui aient suffi.santc force pour soutenir la vigne saus s'accabler eiix-mesnies.o. m ssmics, i9'i. I,e comble de la galène tumliasur les garions ipii estoient demeurés dessous, et les accabla tous, AMYOT, Ci'mon, î».
— CTYM. À et ancien français eaabler. du canqe, au mot cité, rapporte ceci : De «l>sllre k terre, que l'on appelle caàbte; ce qui C'.i ' n latin : De prostratinne ail terram quod (oucodalialum) dicitur. Cii< ■ ' ' "dire renverser, et il i 'n ou
chadahu\a, envie... ....... .,.^. , .,.., k.goiSt
une m.icbine de guerre (voy. chablis).
I AIT vi.MIK (akai-mie) . t. (. Terme de maru.* r ntané qui succède A un coup de vent
ti
— f.ivM. X cK calme.
ACCAPARÉ. f.B (a-ka-pa-ré, ée), port M>sr Tout le sucre éunt accaparé par quelques apécula teiirs.
. M— M--"-vr (a-ka-pa-re-man). ». m. I.'^cle résultat de cette actiOD \ u
. ... ..,'..... .,.- de blé qu'il avait (aits,
— CTYV. Accayiiier.
ACC
ACC
ACC
ACCAPARER (a-lîa-pa-ré),«. o.||l* Arrher ou acheter tout ce qu'il y a sur le marché de denrées, de marchandises, afin de devenir maître du cours. Ces ipéculateurs s'entendirent pour accaparer les sucres. Il 2'' Fig. Prendia tout pour soi. Ce candidat a sAi accaparer les voix des électeurs. Accaparer la faveur du peuple. Cet avocat accapare toutes les affaires.
— ÈTYM. Ac pour ad, et le bas-lat. caparra; ital. caparra et caparrare ; provenç. coparro; espagn. caparro; mots qui signifient arrhes, et qui viennent de cap pour capere (voy. capable) , ei arrhes (voy. arrhes).
ACCAPAREUR, EUSE (a-ka-pa-reur, reu-z'), î. m. et f. Celui, celle qui accapare.
— tryil. Accaparer.
t ACCASTILLAGE (a-ka-sti-lla-j', Il mouillées), 5. m. Il 1° Terme de marine. Partie de l'œuvre morte d'un grand bfttiment qui reçoit des sculptures et des ornements. Voilà >in bel accastillage. Les accastillages sont bien soignés dans ce port. || 2° Dans l'ancienne marine, le chflteau del'avant et le château de l'arrière d'un vaisseau.
— ÉTYM. AccasHUcr.
t ACCASTILLÉ, ÉE (a-ka-sti-llé, ée, ïl mouillées), part. pass^. || 1° Vaisseau bien accastillé. || 2° Dans l'ancienne marine , il se disait d'un vaisseau qui a un château sur son avant et un autre sur son arrière.
jACCASTILLER (a-ka-sti-llé, Il mouillées), v. a. Garnir un vaisseau de son accastillage. S'occuper de l'accastillage d'un vaisseau.
— ÉTYM. À et castellum, château (voy. château). ACCÉDER (a-ksé-dé. Pour l'accent aigu ou
grave sur ce, on observe la règle du verbe céder, il ne se conjugue qu'avec l'auxiliaire avoir : j'ai accédé),!), n. Entrer dans des engagements déjà contractés par d'autres, donner son assentiment à. Cette puissance accède au traité déjà conclu. J'accède à votre proposition. Accéder aux désirs de quelqu'un. Il accéda enfin au parti qu'on lui fit comprendre devoir être incessamment le plus fort.
— tTYM. Àccedere, io ad, h, et eedere, aller (voy. cédïr).
ACCELÊRATEITI ,TRICE (a-ksé-lé-ra-teur,tri-s') , nrfj. Il 1° En physique, force accélératrice, celle qui, continuant d'agir sur un corps mobile après son départ, lui communique à chaque instant une nouvelle vitesse. Le rapport de la vitesse acquise au temps est constant pour une même force accélératrice; il augmente ou diminue, suivant que ces forces sont pi s ou moins grandes; il peut donc servir à les exprimer, la place, Exp. m , 2. || 2° En anatomie, muscle accélérateur, muscle qui accélèreune évacuation. || Il ne se met qu'après le substantif : Muscles accélérateurs, force accélératrice.
— ÉTYM. Accélérer.
ACCÉLÉRATION (a-ksé-lé-ra-sion) , s.f. || l'Augmentation de vitesse. L'accélération du mouvement dans la chute des corps graves. || 2° En médecine, accélération du pouls, accélération de la respiration se dit quand, dans un temps donné, il y a plus de pulsations ou de respirations qu'en état de santé. 113° Prompte exécution, prompte expédition. L'accélération des travaux, d'une affaire, d'un jugement.
— ÉTYM. Accélérer.
ACCÉLÉRÉ, ÉE (a-ksé-lé-ré, ée) , part, passé. Il 1° Marche accélérée. Respiration accélérée. Pouls accéléré. L'affaire a été accélérée par son activité. Il 2° En termes militaires, pas accéléré , sorte de pas plus rapide que le pas ordinaire. || 3° Voiture accélérée, ou simplement Accélérée, s. f. et Accéléré, (. m.Voiture qui fait un trajet donné avec une vitesse plus grande qu'on ne faisait auparavant.
ACCÉLÉRER (a-ksé-lé-ré. L'accent sur la syllabe lé esi aigu ou grave, suivant la règle qui est observée pour le verbe céder), v. a. Augmenter la célérité, rendre plus rapide, plus prompt. La pesanteur d'un corps qui tombe en accélère le mouvement. 11 voulait qu'on accélérât la marche des troupes. Il accélérait sa mort par des imprudences continuelles.Accélérer le pouls, la respiration. Accélérer un travail, la terminaison d'une affaire. Son fils, ce faible enfant qu'il porte entre ses bras, D'un cher et doux obstacle embarrasse ses pas, Des pa» que va bientflt accélérer la joie, Ducis, Oscir, ni, R. Quelle ardeur violente Accélère mon sang en ma tête brûlante ÎLEMERCiER, CharlesVI, m, 4.
— HIST. XVI* s. Là-dessus le roi les licencia, leur otmiDdndant d'accélérer le procès, CARr.oix, n, 18. L» tunique charnue de l'œsophage est tissue de fi-
laments transversaux pouraccelerer tant le boire et le manger que les vomissements et vents rejettes de l'estomac au dehors, pabé, h, 20.
— ÉTYM. Accelerare, de ad, à, et cclerars, hâter
(voy. CÉLÉRITÉ).
ACCENSE (a-ksan-s'), s. m. Terme d'antiquité romaine. Officier subalterne attaché à quelque fonctionnaire dans l'ordre civil et militaire, sorte d'appariteur.
— ÉTYM. Les étymologistes latins ont varié sur l'origine de ce mot. Varron le fait venir tantôt de ciere, appeler, convoquer, tantôt de censere. Cette dernière étymologie est la plus probable ; acccnms de accensere, ajouter, adjoindre, deod, à, et censere, compter (voy. cens).
ACCENT (a-ksan ; ne prononcez pas a-san comme font les méridionaux), s. m. || 1° Terme do grammaire. Elévation de la voix sur une syllabe dans un mot, c'est-à-dire intensité donnée à une syllabe relativement aux autres : cela s'appelle accent tonique. Il 2° Inflexions partioulièresàunenation, aux habitants de certaines provinces. Accent anglais, italien. Accent gascon. On connaît à son accent de quelle province il est. L'air de cour est contagieux ; il se prend à Versailles . comme l'accent normand à Rouen ou à Falaise, la bkuy.8. L'accent du pays où l'on est né demeure dans l'esprit et dans le cœur, comme dans le langage , la rociief. Kéftex. 342. Il 3° Absolument. Prononciation des personnes de province par rapport au parler de la capitale. Pour bien parler il ne faut pas avoird'accent ; cette phrase veut dire qu'il faut donner l'accent consacré par le bon usage parmi ceux qui parlent bien. Il a perdu, conservé son accent. || 4° Accent oratoire ou pathétique, inflexion de la voix par rapport aux sentiments ou auxpensées. Je trouvequ'il prend toujours l'accent le plus convenable à son sujet. Il avait dans les morceaux pathétiques un accent de tristesse. J. J. Rousseau a fait confusion entre l'accent oratoire et l'accent proprement dit, en écrivant : Se piquer de n'avoir point d'accent, c'est se piquer d'ôteraux phrases leur énergie, Ém. 1. || 5° Langage, chant, dans le style élevé et la poésie. Les accents de la passion, de la colère. Detristesaccents. J'entends vos divins accents. Écoute les accents de .sa mourante voix, CORN. Médée, v, 8. Ce sont les accents de la nature qui causent ce plaisir : c'est la plus douce de toutes les voix, montesq. Esprit, xxvi, 4. Ces accents de la mort sont la voix de Ninus, volt. Sém. i, 3. Son aspect, ses accents Ont fait trembler mon bras, ont fait frémir mes sens, iD. Oreste, iv, 5. Aux accents de l'airain sonnant, les homicides.... m. j.chén.
Ch. IX, v,2 des clairons les belliqueux accents
Pour la première fois font tressaillir mes sens, c. DELAV. Paria, i, t. Enfin sa bouche flétrie Ose prendre un noble accent, bïrangeR', Jarfas. | | 6° Petite marque qui se met sur une syllabe, soit pour en indiquer la prononciation, soit pour la caractériser grammaticalement.
— UEM. La grammairefrançaiseatroisespèces d'accents : l'accent aigu, l'accent grave, l'accent circonflexe. Il 1. L'accent aigu se met sur tous les é fermés qui terminent la syllabe, ou qui sontseulement suivis d'un s, signe du pluriel : bonté, vérité, assemblée, les procédés, les prés émaillés. Mais on écrira sans accent \'e fermé de nei,de berger, parce qu'ici ce n'est point l'e qui termine la syllabe. || 2. L'accent grave se met sur tous les è ouverts qui terminent la syllabe : pèle, règle, prophète, il mène; ou qui sont suivis d'un s qui achève le mot : procès , succès , décès , après. Exceptions : ces, le;, mes, tes, ses.... j'appelle, terre, coqueffcEneffet, dans cestrois derniers mots, le redoublement de la consonne donne à la voyelle un son ouvert et rend inutile l'accent grave. Il faut remarquer que Vè est toujours ouvert lorsqu'il termine la syllabe et qu'il est suivi d'une consonne et d'un e muet : il espère, il pèse, modèle. Sont exceptées les phrases interrogatives : aimé-je, dussé-je, veillé-je , etc. où l'e est fermé comme dans bonté. On a excepté aussi , du moins pour l'écrittire, sacrilège , sortilège, collège, qu'on écrit par un accent aigu ; mais la prononciation usuelle met un accent grave et dit comme s'il y avait sacrilège, sortilège, collège. C'est un cas où l'Académie devrait intervenir. Dans plusieurs mots l'accent grave ne sert que de distinction grammaticale : à préposition et il a; des article partitif et dèa préposition ; où adverbe de lieu et ou conjonction ; là adverbe de lieu et la article féminin. Il 3. L'accent circonfiexe s'emploie : t° lorsque la voyelle est longue, et surtout lorsqu'il y a suppression de lettre, comme danslesmots dge, bâiller, tête, épitre, côte; 2' sur l'avant-dernier e du qu..ique3
mots en éme, comme extrême, hUme: 3" sur l'ides verbes en ailre, en oitre, dans tous les temps oui est suivi de t ; naître, paraître, accroître, il naît, H paraîtra, nous accroîtrons; 4° sur 0 qui précéda les finales le, me, ne, comme dans pôle, rôle, dôme, fantôme, trône. On en fait également usage à la première et à la deuxième personne du pluriel du prétérit défini de l'indicatif,età la troisième personne du singulier de l'imparfait du subjonctif: tîowï aimâmes, rous aimâtes, vous reçûtes, qu'il fit, qu'il eût, qu'il aimât, qu'il reçût. Dans cet emploi l'accent circonflexe indique la suppression d'une lettre ou la longueur de la voyelle comme dans lâche, apôtre; tantôt il indique seulement la longueur de !a syllabe, sans suppression de lettre, comme dans pôle, trône; tantôt enfin il indique seulement la suppression d'une lettre sans que la voyelle soit allongée, comme dans hôpital, où l'o n'est pas long. Dans certains cas, l'accent circonflexe ne sert non plus que de distinction grammaticale : du, article composé pour de le, et dû, participe passé du verbe det-otr, anciennement deti ; tu, pronom personnel, et tû, participe passé du verbe taire. anciennement teu; sur, préposition, et sûr, adjectif, anciennement se«r. Ces accents, qui servent de signes dans l'écriture, sont très-différents dans legrec et dans le français, qui pourtant lesaprisdu grec. Les accents aigu, grave et circonflexe, dans le grec, servent uniquement à noter la syllabe qui a l'accent tonique, et désignent des nuances de cette intonation. En français, l'accent tantôt dénote la prononciation de quelques voyelles, tantôt indique la suppression d'une lettre, tantôt est employé à distinguer l'un de l'autre deux mots qui , ayant des acceptions très-différentes, s'écrivent, sauf cet accent, de même.
Il y a , comme on voit, quatre sortes d'accents qu'il ne faut pas confondre, et que l'on confond souvent : l" l'accent tonique, qui est l'élévation de la voix sur une syllabe d'un mot : dans donne, l'accent tonique est sur la pénultième ; dans amour, il est sur la dernière. Dans la langue française l'accent tonique n'occupe jamais que l'une de ces deux places. Dans le latin, l'accent tonique est en général sur la pénultième syllabe , si cette syllabe est longue, et sur l'antépénultième, si la pénultième est brève. C'est l'accent latin qui a déterminé la forme des mots français d'origine. La syllabe qui avait l'accent en latin l'a conservé en français : présbyter, prêtre, frâg'ilis, frêle, ântma, âme. Le français, quoi qu'on en ait dit; a un accent très-marqué : l'accent, en chaque mot, sa trouve sur la dernière syllabe, si elle n'est pas terminée par une muet, et sur l'avant-dernière, si la dernière est terminée par un e muet. Dans le parler, les msts non accentués s'appuient sur les mots accentués et ne font qu'un avec eux; ainsi dans ce vers tout monosyllabique de Racine : Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon cœur; il y a cinq accents, un sur jour, un sur pas, un '"-pur, un sur fond et un cinquième sur cœur, de sorte que pour l'oreille il n'y a vraiment que cinq mots. Le vers français, comme le vers italien, anglais ou allemand, est fondé sur l'accent aussi bien que sur le nombre des syllabes. Dans le vers alexandrin, il faut deux accents : l'un à la sixième syllabe, et l'autre à la douzième ; dans les vers de dix syllabes, il en faut deux aussi : l'un à la quatrième et l'autre à la dixième syllabe. 2° L'accent provincial, qui est l'intonation propre à chnque province et différente de l'intonation du bon parler de Paris , prise pour règle. 3° l'accent oratoire, qui est l'inflexion donnée aux mots conformément aux affections de l'âme de celui qsi parle ou qui lit. *°L'accent, signe grammatical servant dans l'orthographe à différents usages.
— HIST. XVI* s. Ses propos estoient belles chansons, estans les paroles accompagnées de chants, de gestes et d'accents pleins de douceur et de gravité, AMYOT, iyC. 4
— ÈTYM. Provenç. accent; espagn. acento; ital. accento; (i'accenUis, de ad, à, et cantus, chant (voy. chant).
t ACCENTUA BLE (a-ksan-tu-a-bl*), od/. Oui peut être accentué, Syllabe ac enluable.
— ÉTYM. Accentuer; provenç. accentuai.
ACCENTUATION (a-ksan-tu-a-sion), s. f. \\ 1° Manière d'accentuer, c'est-à-dire d'élever la voix sur une syllabe. Les règles de l'accentuation française sont très-simples (voy. accent); celles de l'accentuation grecque sont beaucoup plus compliquées.
Il 2° Action de poser la petite marque dite accent L'acctnluation n'a été que tardivement introduite
ACC
I la» UfTM. Ut muotertu fnuiçai* du moyan âf* o'oal aueuna aoemtnUan.
— trn. AttentutT.
AOCRjmrf., CK («kittn-lu-^, é«), \Httt patM. SyUalM •ce«nlu4«, e«ll« xir lai|uella portn l'aeemil iMhnM. Langue ir^accontiiéa, laiiKua où l'accent toniqua aal irts-marquA at trii-Tani. É accentué, • BNUq^ d'un aeeani.
AOCSnTER (a-luan-tii-^i r /. il !• prononcer •uiTtol l« riRlea de l'ac< Le Français
•eeraluauDirotmémaniUM' . <!« d un mut
«î alla a<t maiculme, ou la pénultième li la dern!^-« «M féminine; l'Italien accentue aoutent l'anté- •• lir Donner l'accent oratoire, et au»«i r une pliraie pour la faire romarquer ou «.'iiiir ( >'i hotnme est faliRant, Il accentue tout ce qu'il dit. Il >• l'oaer conTenablement Iim accents dans l'éfrilure. !.«« Rrammalriena Alexandrins sont les premiers qiil aient accentué les mots grecs. Il n'y a pas longtemps qu'en français on accentue les e et autras royelles.
— HIST. ïiii* a. Ure tais tu, Toira chanter; L'on la tait bien t l'accenter . du canoi! , aeeenlunr';. Il XVI* 1. 1» ne puis pas accentuer à droyt en la langua latine; car ma langue françoisa m'empesche, pAUoa. p. 4<t.
— ÉTTH. Bas-Iat. aetenluare; proTenç. OMrntuar; espagn. aeentuar; Ital. accenluare ; d'aaenlin, accent (roy. jiccknt).
AfXF.I'TABLK ( aksé-pta-lil'), od/. || Qui peut ftre accepté, (^nditions acceptaliles. Cela n'est pas aroeptalilo. Ce sacrifice a été reçu et est acceptable Miieu, PASC. Prrw. «. || 11 suit toujours le sulwtantif : Une proposition accptablo.
— HIST. iir ». Offrir dal [je dois] k Deu tacreflse ki II scil acceptable, «oii, î«9. E jo dl ceste parole que la tue [tienne] parole seit ferme et acceptable cume ucrifice, ib. t70. Tel ofTrenile n'est acceptable, vtdam, Mytt. p. 47. Il XV* 8. Ce n'estoit pas honorable ni accaptable de prendre en trêve et en répit ville, chaste! nifortercs.se, froiss. ir, n,;i2<. il xvi* a. Dieu a pour acceptable ce qui y est de bien , CAiv. Intt. ««0.
— ÉTYM. AfeeptahiUt, de aeefptare, accepter.
t ACCK.I'TAyr, ANTK (a-k»é-plan, ptanf) i. m. •t f. Il !• Kii t«rmos de pr.ilique, celui, celle qui accepte un Iprs, un don fait par un acte constatant celle «cccptiition. Kn présence du donataire et de r.icccptaiit, LFGOARANT. || 2* Kn parlant de la bulle l'nigeniiui, les acceptants et les refusants, ceux qui ra''ceptalent et ceux qui la refusaient.
— HIST. XVI* s. La grâce qu'ils appellent accentnnle n'est autre chose que la Itonlé gratuite du Pare céleste, dont il nous embrasse et reçoit en JesiisChri^t, ciiv. Imt. «ts.
ACCKI'TATI0N(a-k5è pu-sion), ». ^. ||1* Action d'accepter. L'acceptation que Dieu fait du sacrifice, PASC. y'ror. 4. Elle [la prière] peut devenir même plus agréable au Seigneur par l'accppiation des peinnsriuo vous y souffrez, mass. Car. Prière. \\ 2* En termen Je banque, acceptation d'une lettre de change, promette de la paycrkson éch<5ance. || 8* En termes de droit, consentement légal de celui à qui on fait une offre. Acceptation de donation. Acceptation ■! iiuté, acte par lequel une femme, apri' • iin de la commutiauté, déclare accepliT VI imn lians l'actif et le passif de U communauté. Il 4" Ilist. eccl. Action d'accepter les constitutions des papes, ou acte par lequel on les accepte.
— HIST. xtv* ». Combien que l'acceptation soit naturel, ORitsiic, Elh. 7«. Il XVI* ». La justice n'est pas d'acceptation gratuite, mais de tainctelé et vertu, Inspirée par l'essence de Dieu laquelle réside en rous.CALv. fru{. fia. La reine, en l'acceptation de ton offre, n'y procedoit point de mauvaise intention, tA^^ol,•r, »f.3
— RTYM Aeervlir.
ACTKPTft, (y '- V ' : té, ptéc), jiarl. pntté. Offres acceptée* -ccp'é par les dieux. Iji
piii acceptée de i , ...i.s ou par les deux partis. J.C débat étant accepté. Présage accepté. I.e prix est de cent francs; accepté. || Acctpli Invariable so met lur un fttpler de commerce pour indiquer acceptatiao. Accepté pour la somme de....
ACCF.PTKR (a-ksJ-pté; prononciation vicieuse, •eeater), r. n. || !• Ag-éer, consentir k, prendre M qui «st offert ou ce qui «e présent»!. Il ne voulut rien accepter d'eux Accepter U pait, une condition. L'ticu«« fut acceptée. Acco,iter tne chose. J'acMpterai tous tes coups de la foiiiine plutôt que.... Accepter le débat en jn^ttca. Accepter un arrêt, une patne. Accepter un héritage. H accepta l'invitation à Htoer. U sacttflw lut acctfité da ïtivt. L'empire
qu'il n'avait leceplé que par force. Acceptant ce qu'il avait refusé d'abord. Ce traité ne fut pas accepté [tir la cour da Krance. Il fait de fausses offres, mais eslraordinairei, qui donnent de la défiance ut obligent de rejeter ce que l'on accepterait inutilement, LA DsuY. tu. Do grand c'/!ur J'accepte la condition, no>;ao. l'mt^ri.U II, p. »". I>an» ie fond. Il doit ■• réputer digne des plus mauvais traitements, et le» accepter, m. ib. n. <»». J'ai dû prévoir tout cela : que dis-je? Je l'ai même prévb ; et en le prévoyant, je l'ai accepté, in. tfc. p. 4(». Il ne rejetait pas ces victimes, il voulait bien le» accepter, lu. ih. t. ti, p. 4X. Jésus soutint le supplice île la croix, dit l'apôtre, et il accepta toute la confusion .le la mort la plus infâme, lo. ib. t. i, p. »!i». Ce peuple abandonnerait son pays, ou so livrerait k la mort plutôt que d'accepter la servitude, pêis. Tél. VIII. J'accepte aveuglément cette gloire avec joie, cob:«. Ilor. Il, 3. Renoncer k la gloire, accepter pour jamais L'infamie et l'horreur qui suivent les foKaits, iD. S*n. y, 4. Cependant c'en est peu [de prudence] que de n'accepter pas I.e bonheur qu on recherche au péril du trépas, id. Ct'nna, n, 2. Je t'adopte pour fils, accepte-moi pour p6re, iD. lier. v, 3. Et faisons qu'k ses fils il ne puisse dicter Que les conditions qu'ils voudront accepter, rac. Uiihr. I, a. Il me fit d'un empire accepter l'espérance, ID. Usth. I, t. J'accepte tous les dons que vous me voulez faire, id. Plièd. n, 3. Il vient en m'embrassant de m'accepter pour gendre, id. Iphig. III, î.... piiis-je espérer encore Que vous accepterez un co'ur qui vous adoreT id. ilndr. I, 4. En citoyen zélé, j'accepte votre fille, volt. TanfT. I, t. Acceptez aujourd'hui Home pour votre mère. Son vengeur pour époux, Brutus pour votre père, ID. Brut, m, 6. J'entre , je me présente, on accepte ma foi, id. Fnnat. ii, t. {| 2' Accepter un défi, promettre de /aire ce dont on a été défié, et, plus particulièrement, accepter un duel. Il 3" Accepter le combat, se montrer prêt k soutenir Ifl combat. || 4* J'en accepte l'augure. Je souhaite qu'il en soit comme on me le fait espérer. J'accepte avec plaisir un présage si doux, rac. Bérén. m, 3. ||6* En termes de banque, accepter une lettre de change, s'engager k la payer k l'échéance. Il 6* Absolument. On tira parole de cet homme qu'il accepterait. Un faible roi ne sachant ni refuser ni accepter. || 7* S'accepter, r. rift. Être accepté. Cela peut s'accepter. Enfin l'offre s'accepte, et la paix désirée Sous ces conditions est aussitôt Jurée , CORN. Jlor. I, 4.
— HIST. xiv* s. Que si li roi» englois ne voloit acepler Et tenir loialment, sans lui «parjurer, La paix si faitcment qu'on l'ot foit onlencr, Guesclin, 2i3r,7. Il xyi* s. Il accepta k prendio du vin qu'il avoit refusé, mo.nt. ii, iîo.
— f.TYM. Provcnç. accfptar; cspapn. aeeptar; ital. accettare; de acccptare, fréquentatif de accip^re, recevoir, de ad, k, ut cipere pour capere, prendre
(voy. CAPTUBIî).
ACCEPTEUR (a-ksè-pteur), s. m. Terme de banque. Celui qui accepte une lettre de change.
— HIST. XVI* s. Dieu n'est point accepteur de personne, lequel élit ce qu'il veut, maro-jer. JVout>. ï.
— ÊTYM. Aec'T)tor, de acciprre, de oc pour ad, et eip^c pour cappre, prendre (voy. capable).
t ACi:EPTILATION (a-ksè-pti-la-slon), ».^. Terme de droit romain. Acte jiar lequel un créancier décharge un débiteur sans avoir reçu de payement.
— ÊTYM. Àccepliiatio , deacceptum, chose reçue, et iad'o, action de porter.
Ar£KPTIOM (a-ksè-psion ; en poésie, de quatre syllabes, a-ksèpsi-on), t. f. || 1* Action d'admettre par préférence. La loi ne fait pas acception des personnes. Nefaireacccption de personne. Si l'on voit une acception de personnes dans la chaire de saint Pierre.... Boss. Utir. quiit. im. Le Dieu du ciel et de la terre qui n'a acception de personne, volt. Zad. 7. jl 1* Manière de prendre un root, sens qu'on lui donne. Ce mot a plusieurs acceptions. Acception propre, acception figurée. On prend ce mot dans une double acception.
— HIST. XV* g. Soyez renommé en administration de vraie justice, et k iccUe puissamment exercer et exécuter, »an» acctiption de personne, ;. des UR.sii«s,Ch. VI, 1410. Il XVI* ». San» nulles acceptions de personnes, d'aub. Iltjt. ii, 339. San» acception ne exception de personne, id. i?>. I.cs fidèles «ont justes devant Ppmi, non point par les œuvres, mai» par acception gratuite, calv. fut. avo.
— tTYM Provenç. aecrptio; catal. «MMpciVI ,■ «t* ptfn.aetrpcion; de acrfpti}, de luxtperr, recevoir, de ad, k, etc<i|vr«, pr«ndr« fvoy. captu».»».
ACC
ACCP.S (a-ksê; \'i te lie), i. m. ||1* Arrlvi^e k, entrée. dans. Lieux d'un difflcile accès. <V>mri<' personne n'avait accès dans le temple. Pour ne laisser aucun accès aux abeille». Si on ne laissait aucun accès k l'air. Les verres de télesco|>es. qui avaient été sa première occupation, lui donnèrent beaucoup d'accès k l'Observatoire, pontki». Ilaritotker. Les sables et les liane» cachés dessous les eaux Rendent l'accès mal sûr k da plus grands vaisseaux, CORN. Unrl de P. Il , 3. La montée était torte et de fâcheux accès, i<i!gnier, Snl. ii. Nous avons accès k l'autel de sa miséricorde, boss. 1 Purif Et depuis quand, Seigneur, entre-t-on dans ces lieux, Dont l'accès même était interdit k nos yeuiT BAC. Baj. i, t. De ce triste chemin, route affreuse, homicide. Un voyageur osa me disputer l'accès, VOLT. (t'A. m, 4. De ce dépôt sacré, lu tait quel est l'asile; Tu n'es point olncrvé; l'acc^-s t'en est facile, ID. Orphel. i, ». Quelque accès m'e»t ouvert en ce séjour sacré, m. .V^mtr. i, t. Non, plus d'accè» Aux procès ; Vidons, joyeux Français, No« caves renommées, BeRANGEB, Cr. Drg.WV Entrée auprès de quelqu'un pour le voir, pour l'entretenir. Soyez d'un facile accès. Avoir accès auprès du ministre. Donner accès k quelqu'un. Ils étaient du nombre de ces petits k qui Jésti.s-Christ donnait un accès si facile auprès de »a personne, bourd. Pentéet.t.i, p. 436. C'est la paix qui chez vous me donne un libre accès, corn. Wor. i, 4. J'aurai déjk gagné chez elle qelque accès, id. Ment, i, ». L'amant Eut k la fin accès chez la maltresse, la pont. Bem. Il me fermera tout accès auprès d'elle, mol. Sic. ». Toute sorte d'accès m'est fermé auprès d'elle. id. Kédecin malgré lui, II, 9. I>eurdonnant un libre accès auprès de lui. boss. llitl. I, »0. Il est rare qu'elle ait accès auprès du trftne, hass. Ohtt. Ceux qui ont accès auprès des rois, klrcii. Jfont. Leurt yeux [des gens que leur fortune aveugle], leur démarche, leur ton de voix et leur accès marquent longtemps en eux l'admiration où ils «ont d'euxmêmes, LA BRUT. tt. Il 8* Fig. La pitié eut accèt dans son âme. Donner accès k l'amitié. Un accès plus facile aux honneurs. Le peuple aurait accès aux premières dignités. laisser peu d'accès k la vérité. I.a colère ne trouve pas d'accès dans l'âme du sage. I.a brigtie n'aura pas d'accès dans son palais. Pour trouver de l'accès dans le cœur des femmes, ham. Cram. ». Tes discours trouveront plus d'accè» que les miens, rac. PhH. m, t. Mais peut-être ma voix, la voixde l'innocence. Trouvera dans les cceurs plus d'accès qu'on ne pense, brifk. Jiinut ii, i, 40. Ouvrez-moi, m'a-t-il dit, un accè» dans son cneur, c. delav. F. St'ct'l.i, ».||4* Invasion périoilique ou non d'accidents morbides. Ace » de folie. Accès de goutte. Le» accès réguliers d'une fièvre intermittente. 11 est justement arrivé le jour de mon accès. M. de PSris a en quelques accès de fièvre tierce, BOSS. leur, quiét. 3«7. Kl!c a eu trois accès marqués de fièvre quarte, sRv. 3J1. || B* K!g. Invasion pa.ssagère de certains mouvements de l'âme Dans un accès de fureur. Il a des accès de libéralité. J'ai ressenti de nouveaux accès de joie k toutes les lettres, PASC. Pror. I. Ce fer si près de moi sur l'é- ■ dit de Narsès De ma juste frayeur renouvelle l'accès, BOTBon, Bel. Il, ». .'e vois de vos chagrin» les funestes accè», volt. Adtl. ii, 7. C'est toi seul que je plains, intraitable rimeur; Ta mère te conçut dans un accès d'humeur, oiLnF.RT,y4po/. || 6* Endroit canon, au conclave, lor» de l'éleclion d'un pape, ballottage qui se fait entre lescanlinaux propotéttu scrutin, tans qu'aucun ait réuni le nombre nécetteire de voix, et qui a pour conclusion l'accestioii de la pluralité des voix k un des noms. L'accu ett ainsi nommé, parce que la formule est ncrrdo domino.... Je me joins k.... Il fut fait pap»» l'»r/■^«, Aead. || 7* Faculté de posséder un b.' ' it
par l'incompétence d'âge ou par la mer; i>.
— HIST. XV* s. Un poure accès de ficm- i mnnme efface. Ou aage viel' qui est déterminé, k. des- CHAMPS, Profiler de la jeunette. Le dit légat it partit de Pans et s'en aU au pays de Picardie et de Flandre», cuidant avoir leur accep» d'entrer M dit pays, «a» db troves, Chron. «480. H xn* • L'accès que la fortune m'a donné aux chef» des divers parti», MONT. I, «03. Peu de fiebvrc, subject i accez et remises, in. i, 30t. Ces troit choses n'ont nul accez prcz de Dieu, m. ii, 3!«. Qw me deffendroit l'accez de quelque coing det Indet. je .... m.
— KTTM. ioemui, da atetitn, approcher (voy.
ACC«nKR).
t ACCKSSiniI.rrfi (a k»è-«i-W-li-té),«. f. Oin'il* de o« qiii Mt srooMihle. Daiu e» qui l'éonl tor la
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religion maintenant, de quoi est-il question^ i)e la lumière du Tliabor, de l'immaculée conception, de l'accessibilité, p. l. courr. i, <95.
— Etym. Accessibilitas, de accessibiUs, accessible.
ACCESSIBLE (a-ksè-si-W) , adj. || 1° Où l'on peut irriver, pénétrer. Le rivage n'était pas accessible. Le temple de Cérès n'était pas accessible aux bommes. Rendre un coteau acces'jible. |{ 2° Kig. La vertu est accessible à tous. Sous l'ancienne monarchie , beaucoup de charges n'étaient pas accessibles aux roturiers. || 3« En pariant d'une personne qui so laisse approcher et reçoit avec bienveillance. Il était accessible au dernier des citoyens. Être accessible aux plaintes des malheureux, il se rend accessible à tous les janissaires, rac. Baj.l, t. Ce roi se rendit attable et accessible à tout le monde, montesq. Espr. xix, 2. Ceux qui no savent pas tirer parti des autres sont ordinairement peu accessibles, vauven. 99. Plus vif et moins austère, on te peignait sensible. Ami des malheureux, bienfaisant, accessible, M. J. chén. Grae. 1,4. ||4°0uvert à. 11 est accessible à de mauvaises impulsions. Accessible à la brigue. Si ton cœur sensible A la compassion peut se lendre accessible, coRH. Médée, IV, 5. Et, se montrant alors à la peur accessible, MAIRKT, Sophon. II, 4. Plus il brûle pour vous. Plus il est accessible à des soupçons jaloux, ducis, Oth. m, t.
— ÉTY5I. Accessibilis, de accedere, approcher (voy. AccftnEH).
ACCESSION (a-ks5-sion) , s. f. || l'Action d'adhérer à, de donner son consentement. Les puissances du Nord ont promis leur accession à ce traité. Il 2° En jurisprudence, droit d'un propriétaire sur ce que produit sa propriété mobilière ou immobilière, ou sur ce qui s'y unit et s'y incorpore; la cliose même sur laquelle ce droit est exercé. Les atterrissemeuts insensibles , les arbres qu'on plante sur un terrain sont des accessions et appartiennent au propriétaire par voie d'accession. || 3° Accession au trône , l'action d'y monter.
— HIST. xvi" s. Et pourroit faire avecques ceste accession de forces un tel et si grand accroissement h la republique chrestienne que nul autre depuis Charles le Grand n'en auroit fait de pareil, M. de iiELLAY, 295. Je ne trouve pas estrange que aux bonnes parties qui jà estoient en toy, il y ait uno accession et accroissement si grand, amyot, Com. refr. la col.2. Les accessions externes prennent saveur et couleur de l'interne constitution, MONT, i, :)I8. La durée n'est aulcune accession à la sagesse [ne la rend pas plus grande], ID. ii, 27t,
— ÉTYJl. Âccessio, de accedere, accéder.
ACCE.SSIT (a-ksè-sif), s. m. Nomination décernée, dans les écolesou dans lesacadémies, àceuxqui ont le plus approché du prix. Obtenir un accessit.
— REM. Au pluriel, les accessit ou les accessits. 11 vaut mieux faire rentrer ce mot dans la classe des substantifs ordinaires et écrire les accessits.
— f.TVM. Accessit, 3' personne du sing. du prétérit d'accpdere; mot à mot , il s'est approché (voy.