ACCÉDER
ACCESSOIRE (a-ltsè-soi-r'). || 1° Adj. Qui est regardé comme la dépendance de quelque chose de principal. Dans notre projet, cela n'est qu'accessoire. J'ai dit qu'un grand État devenu accessoire d'un autre s'affaiblissait, montesq. Esprit, XXVI, 2î. Il 2- Subst. m. Ce qui dépend du juincipal. L'accessoire suit le principal. 11 est bien juste que le principal l'emporte sur l'accessoire, BOURD. Pensées, t. i,p. 103. Mon sujet est petit, cet accessoire est grand, la font. Fa6. xii,iO. Tous ces hommes qui m'ont sacrifié, qui ont disposé de moi comme d'un accessoire dans leur vie, stael, Delph. V, 6. \\3° Auplur. Les accessoires, dans ce tableau, sont parfaitement traités. Les costumes, les décorations sont des accessoires dans un ouvrage .dramatique. || 4° Au théâtre, accessoires, certains objets qui peuvent être nécessaires à la représentation, tels que bourse , écritoire , etc. || 5° Malencontre. Et tout ce qu'elle a pu , dans un tel accessoire, C'e.st de me renfermer dans une grandr; armoire, mol. Éc. des Femmes, iv, 0.||Ce dernier sens, tombé en désuétude, est ancien, comme on peut le voir à l'historique.
— HIST. XV* s. Chevanoe et avoir ne sont qu'accessoi/es et serves à vertu et comme chamberieres, AL. CHART. Quadril.inteclif. || xvi" s. La prise de Velitres fut comme un accessoire de ceste expédition, car elle luy fut rendue sans coup forir, AUvoT, Cam. T*. Estimant que vaincre les ennemis |>«r araiM n'sstoit qu'un accessoir» »u prix do
bien dresser et aguerrir ses citoyens par bonne discipline, ID. P. jEm. 6. L'accessoire qu'il adjoustoit à ses facultez montoit plus que le principal qu'il avoit eu et hérité de ses parents, ID. Ca(on, 45. Détestant et mauldissant Neoptoiemus, par lequel il avoit esté reduità si piteux accessoire, ID. Eumène, H.IU fussent venus boire nostre vin jusques à nos portes, et vous eussent mis en merveilleux accessoire, Sat. ifén. 131. Cette proposition, pour avoir esté iniquement interjiretée, le meit aultrefois et teint longtemps en grand accessoire à l'inquisition do Rome, mont, i, ibi.
— ÉTYM. Provenç. atcessori; espagn. aecesorio; ital. accessorio; d'un mot non latin aceessorius, d'accessor, de accedere, s'adjoindre (voy. accéder).
ACCESSOIREMENT (aksè-soi-re-man), 0(i». D'une manière accessoire. Cet auteur, autour du sujet principal, a groupé accessoirement différentes questions.
— ÉTYM. Accessoire et ment (voy. ment) ; provenç. accesiortomen; espagn. accesoriamente ; itsl. accessoriaiiiente.
t ACCIDENCE (a-ksi-dan-s*), s. f. Terme de philosophie. Qualité, état, possibilité d'être de l'accident.
— ÈTYil.Accidenlia, de accidens , accident. ACCIDENT (a-ksi-dan), s. m. \\ 1° Ce qui advient
fortuitement. Des accidents bons et mauvais. Tous les accidents de la fortune. Quelque accident qu'il plaise à la fortune de m'envoyer. La renommée qui se plaît à répandre dans l'univers les accidents extraordinaires. Un pur accident le décida à renoncer à son projet. || 2° Absolument, événement malheureux. Les accidents de la vie humaine. Dans les hôpitaux où se rassemblent toutes les infirmités et tous les accidents de la vie humaine. Cet accident le déconcerta. Mille accidents nous ravissent nos biens. Enlevé par un accident imprévu. Il fut choisi pour être médecin du Chfltelet; le grand agrément de cette place pour lui était de lui fournir des accidents rares et plus d'occasions de disséquer, fon- TEN. Littre, 7. [L'amitié] C'est une protection contre l'injustice, c'est un remède contre les accidents et les revers de la fortune , boubd. Pensées, t. ii, p. 255. Il semble qu'il vous .soit arrivé quelque accident, sÉv. <5. Secourez la princesse, Qu'un accident subit prive de mouvement, rotrou , I!cl. iv, 7. A nouvel accident trouvons nouveau remède, id. ib. IV, 5. Et pour garder enfin ses Etats d'accident, id. Venceslas, i, <. Oyez un accident qui me transit d'effrci, id. ^nM'j. I, 2. Mais nous ne verrons point de pareils accidents, Lorsque Rome suivra des chefs moins imprudents, cohn. Cinna, il, 2. Je te donnai sa place en ce triste accident, id. ib. v,
I. Jason, sans rien savoir de tous ces accidents.... ID. Médée, v,'). || 3" p:n termes de médecine, phénomène inattendu qui survient dans une maladie et qui l'aggrave. Il a eu une fièvre qui d'abord semblait légère, puis il est survenu des accidents tout à fait alarmants. || 4» Kn termes de philosophie , ce qui estaccident"l. paro]iposition à la substance. La substance e^t le support das accidents. Dans la cire, la blancheur n'est qu'un accident. En- logique, les qualités abstraites, comme la blancheur, la rondeur, sont considérées comme des accidents. Ni l'édifice n'est plus solide que le fondement, ni l'accident attaché à l'être plus réel que l'être même, Boss. Duch. d'Orléans.Tont poème où le merveilleux est le fond et non l'accident du tableau, pèche essentiellement par la base, chateaub. Génie,
II, 1,2. Il 5° En termes de grammaire, tous les changements que les mots peuvent éprouver. Les genre? et les nombres sont les accidents des noms; lestemps, les personnes, les modes, les voix sont ceux des verbes. || 6" En termes de théologie, et en parlant du saint sacrement de l'Eucharistie, on appelle accidents la figure, la couleur, la saveur, etc., qui restent dans le pain et le vin après la consécration. Il 7" Disposition variée du terrain, de la lumière. Les accidents de la lumière font un excellent effet dans ce tableau. Les accidents du terrain favorisaient les assaillants. Les rayons du soleil enrichissaient de mille accidents ce tableau, j.-j.rouss. Ém. I. Réunis.sez un moment, par la pensée, les plus beaux accidents de la nature, chateaub. Génie,!, v,2. Il 8° Musique. Se dit des bémols, dièses ou bécares qui, n'étant point îi la clef, se trouvent dans le courant du morceau. || 9° d'accident, loc. adv. Qui n'est pas essentiel parsoi-raème. L'esclavage dans la ronquête est une chose d'accident , montesq. Espr. X, 3. Une puissance qui est d'accident, qui ne peut pas durer, qui n'e.st pas naturelle, lo. Itom. (6. Il 10* PAR accident, loe. adv. Fortuitement. Le feu prit par accident, Pnr a88id«ot, il te trouvait »u
lieu de réunion des conj'irés. lî aurait regardé la France comme un théâtre propre à faire éclater 1? gloire de Dieu, et, par accident, la sienne propre,
FLÉCH. Il, (37.
— JiiST. XIV* s. Se aucun veut rendre à celui à qui il est deu son depost ou son gage, et il est contraint à non rendre, l'en doit dire que il fait injuste par accident, oresme, Elh. i, 58. Félicité est de Dieu principalement causée, qui est généralement cause de toutes choses, et très especialment de félicité plus que de nul autre accident, m. ib. 2(. Bien qui est substance est, par nature, devant bien qui est accident, id. tb. vi, 10. |{ xvi" s. À quoy s'accorde et se conforme aussi un accident qui lui advint en la ville d'Araphipolis, que l'on ne sçauroit référer ailleurs qu'à la faveur des dieux, amyot, P. yCm. 39. Il n'y eut cueur si dur en toute la ville de Rome à qui ce grand accident ne feist pitié, ID. ib. 67. Ceulx qui eurent avantage au rencontre de Rocheabeille, faisants grand'feste de cet accident, mont. I, 248. S'ils avoient privilège qui les exemptas! d'un si grand nombre d'accidents, id. i, 400. I.e poids, la couleur, et touts accidents sensibles, iD, II, >99. Non seulement les mauvais accidents et insupportables, in. ii, 387. Ce sont là les projets qu'on fait après un accident favorable, langue, ni5. L'accident, et très-léger, foule aux pieds la substance, et le vent emporte le corps, tant l'on est esclave de la vanité, charron. Sagesse, i, 38.
— ÉTYM. Provenç. accident ; espagn. et ital. accidente; de nccidens, participe présent de accidere, advenir, de ad, à, et cadere, tomber(voy. choir).
ACCIDENTÉ, ÉE (a-ksi-dan-té, tée), adj. Qui présente des accidents, des dispositions variées. Ce terrain est très-accidenté, c'est-à-dire il a des hauteurs, des fonds, des ruisseaux, etc.
— f.TYM. Accident.
ACCIDENTEL, ELLE (a-ksi-dan-tel, fè-1'), adj. Il l''Oui advient par accident. Une mort accidentelle. Tant de causes accidentelles de mort. || 2° En termes de musique, signes accidentels, dièse ou bémol non indiqué à la clef; lignes accidentelles, lignes audessus ou au-dessous de la portée. || 3° En termes de logique, qui est dans un sujet par accident, qui n'y est pas inhérent, par opposition à immanent. Dans un boulet de fer la pesanteur est immanente, mais la rondeur est accidentelle. || 4° En termes de grammaire, ce qui n'est pas essentiel à une chose. Le sujet, leverne et l'attribut étant les termes essentiels d'une proposition, les compléments sont des termes accidentels. Les formes accidentelles des mots sontla même chose que les accidents. || 5° En termes de médecine, se dit des symptômes qui surviennent dans le cours d'une maladie sans connexion nécessaire avec elle , et des tissus qui se développent à la suite d'un travail morbide. Dans la fièvre intermittente le vomissement est accidentel ; les brides qui, après une inflammation, unissent la plèvre costale à la p'èvre pulmonaire, sont un tissu accidentel. || Suit toujours le substantif : Une circonstance accidentelle.
— lltST. XVI* s. Quelque qualité ou vice accidentai, CALV. Inst. 523. Les fièvres accidentelles au lieu des essentielles, paré, xx, 6. Le froid semblablement, non de sa propre nature, mais accidentale, eschauffe, ID. XXV, 3. La beauté spirituelle estoit icy principale; la corporelle, accidentale et seconde, MONT. I, 211. Il se fault servir de ces commodités accidentales et hors de nous, id. i, 2S0.
— ÊTY5I. Provenç. et espagn. accidentai; ital. accidentale; d'accidenlalis , d'accidens (voy. accident). L'ancienne langue variait entre la terminaison al et la terminaison el.
ACCIDENTELLEMENT (a-ksi-dan-tè-le-man), adv. D'une manière accidentelle. 11 n'est qu'accidentellement impliqué dans cette affaire ; ou 11 n'est impliqué qu'accidentellement dans cette affaire.
— SYN. accidentellement, fortuitement, Acc; dentellement, par accident; fortuitement, par fortune ou cas fortuit. Ce qui arrive accidentellement est un événement qui survient contre notre attente, sans que rous nous reportions à la cause, qui nous est inconnue, mais qui est réelle. Ce qui arrive fortuitement est considéré comme arrivant sans cause. C'est accidentellement, non fortuitement, que le choléra a éclaté il y a quelques années ; c'est fortuitement et non accidentellement que, suivant Épicure, les choses du monde ont été produites. Mais il y a nombre de cas où la nuance importe peu à l'écrivain et où l'on emploie l'un pour l'autre.
— HIST. XVI* s. Or peuvent bien toutes ces choseï estre advenues accidentellement et par cas fortuit, amyot, Ctcsar, 83.
— tTYM. Àceidmtelle t\\ féminin. « mmt (voy.
Ml €t.h
ACC
utUmiçhu»; •tptgn- «t lui. ix-
t ACaPITRW, lîfB (»W-pl-trin, lrin^, ad). Terma i» n>ola(|i«. Oui a de» rapporu arec unoUe<u à» proie.
— tm. Atcipittr, <p*nri«r, d« aeetptn, prendre (tOJT. ACCtPTW»).
ACCISB (i-kni z'), ». f. T»ie lorée en Angleterre (ur les l)oi<ton« al uniri'^ oliloU de eoBnominMiun. En Angleterre, l'a : n de l'iccine » M
empruntée de* fern> .>o. Etjrr. un, •».
— f.TYM. IiiuiUtin, auuta. Suivant du Cange, (tffitia Dit dit pour aitiiia ou OMtetrio, anietle de l'iii,, r ' rtit le» laies; auUa m- iour la «lu.ilité, le pu il; asiiiia, l'impCt m' ■'■e* «ppcléet Miiaca.
Te. 11. ja crui» qu'on ne p<>i ■ du mot tue: ' ■ .couper, tailtttt, «l (iKuifle taiil», >Jo <xi, k, el eiitere pour CJT'Irr', r""f>T 'vy. cCiAii).
t . i \ I II (a-kkta-ma-teur), t. m. Celui
qu cclamatiunt. Dei accUniateurs
à gag''', i.iirvjui! .xiinm jouait delà lyre sur le lliéi- Ire, Il arait pour premier) acclamateun Séufique et Burrhui.i/VFAUX, Cramm.
— fTVM. Acciiimrr.
Ar.(°.I.A.>I.\TIU.\ (akkia-ma-slon :en poésie, de cinq svllabcs, a-kkla-ma-sJKin), «. ^. || t* A; tion d'acclamer. Tousser des acclamations. Salu*" quelqu'un par dc:i acclamations. Eicitcrdcsacclamations. Ce discours ayant provoqué dos acclaiiialinns. Une foula d'auditeursqu'on traîne après soi, leur assiduité, leur attention, leurs acclamations, hov^ït. Pensifs, t. ii, p. los. Les acclamations de ce puissant empire, volt. Simir. l,i. Ilsen admiraient laI>eautéaTecune accla-
matinn l'ttr.nonlili.liro, LAMOTIIK LKV. SB». JeVOUsde-
inn- ces talents éclatants qui vous
av:i . Iictionsdcs justes et lesacclama-
tioii!> iiiùmc dus mondains, MASs.i4timl, Jug. unir. Nous l'avons vu entrer au bruit des acclamations publiques, ir>. Car. Pou. || S" Par acclamation, loc. adv. Tout d'une roii et sans qu'il soit besoin de voter. Les Allemands s'étaient donnés à Ctiarlcmagne par acplamation, volt. JT'ruri, 33.
— IIIST. xw s. Aussi ne fault 11 pas inconsidcréoment user de toutes sortrs d'acclamations à la louange du disant, àmyot, Commeni il faut ouïr, ï».
— CTTM. Àeelamalio, de aeclamare (voy. *c- CLAUi:n).
\ A(X.I.AUÉ,£e (a-kkia-mé, mée),par(. ptu$é. La proposition fut acclamée, c'est-ft-dire accueillie par des ar.cl.iin.itinns.
I "''' ■•■■■■■■• ",Ia-mé). lIlT.n. Pousser des cri' ou l'approliation. Ils acclamè-
rcn; ,. ^. ,,, ,1. ,...,. i, un. {| Se conjugue avec l'auxiliaire aroi'r. jl î" V. a. U foule acclama le Inoiiipbatour. Je recommandai au duc U'Urléans d'en saisir le» premiers élans d'amour el de reconnaissance [des états généraux! pour se faire acclamer en conscquvnce dos renonciations, et en tirer brusquement un acte sotounnl on forme do certincat du TŒu unanime, .. 307, i&i.
— nm. f^ i; ; un néologisme, puisque
Saint Simon T. ; - ' 1 osi l)on,
el on ne doit p.n lyer.
— f.TYM. ÀcCi^in..., „..,;, i, c. .,.»,. •m «r, crier
(voy. CI.AMEt'R).
I Arn.\Mrfi. fr (^ r.hnp.:, pé«), part. paui. Ter-
i 'j.Tcrmp de marine.
F"' .int des
P'< !:lAt.
— i I ■ -i. ■ •■ n; 'i 1 .11 . radical qiio le provençal oc/o par, r, de d
et f 'i*l' t,i^ .r-'v, ..•■.-
«. f. Ac-
::. société
1 France des ani-
liO!
qui a put;
mant Pt
Vh
i-kll-ma-té, ié«), part. paaf.
rSA'
de* pinnif . raTnrifl' acclioatcmenl. L'ai-
ACC
dification plus ou moins profonde produite dans le corps par un séjour prolongé en un climat qui diffère noublement de celui oé l'on a vécu. i'Ius la diirér«i>M de* deux climaU est grande, plus l'aedimalefflent est difRcile.
ACCUJ«ATEB(akli-ma-lé). || IT.a.Habitueriun nouveau climat, tellement qu'on n'en resiwînle plus aucune mauvaise induence. La mortalité est grande aux Antilles parmi les Européen» qui ne sont pas encore acclimatés. Il faut du temps pour acclimater une planU étrangère. || V S'acclimater, v. réfl. Les Européeiu s'acclimatent difficilement dans les Indes.
— KCM. Raynal parait être la premier qui ait employé ce mnt. L'Académie ne l'a reconnu que dans son édition de nvs.
— SY». ACcu>iATER,NATi.'BALisF.B.Il faut distinguer entre acclimater el naturaliser, entre acclimatation et naturalisation. Acclimater se dit des individus et des espèces ; naturaliser no se dit que des espèces.
— tTTM. À et elimat.
t ACCLIXfi, P.K (a-kkii-né, née), adj. Terme d'histoire naturelle. Se dil d'une partie qui en couvre une autre par le cOlé.
— Ktvm. Àd, à, et clinit, penché.
t ACCOlJfÇOy (a-koin-»on), ». m. Partie de charpente qu'on ajoute à un toit, pour le rendre égal.
ACCOI.\TA>'CE (a-koin-tan-s'), ». f. || !• Fréquentation et familiarité. Lors de faire accointance, lapont. Cnnlet,Fér. Je suis bien aise, en vérité, De cette honorable accointance, volt. Épit. xiii. Kilos n'évitaient pas avec moins de soin l'accointance îles petits habitants, BF.HN. DE st-p. Paui et Virg.\\i' Liaison enire deux personnes de sexe différent. Il a eu des accointances avec cette femmo.
— HiST. XII* s. [Son l>eau visage) Par quoi mes ciiers se mit en l'acointance, Couci, xvii. Dolente, sans conseil, mar [je] vi onqiies le jour. Que premier [je] vi d'Ugon l'acointance et l'amour, Romane. »2. Il XIII* s. Miex aim morir reconlans ses licautés Kt son grant sens et sa lielle acointance, r. de nav. 2». Por ce [il] amoit moult l'acointance De richesse et la bienvoiilanec, la Hôte, ti25. Ainsi va des amis poissans; Douzest à lor mescognoissans Lor service et Inr acointance Par le def.iut d'expérience, i7i. IK7SI. J'aimeroio mieux l'arointanco Cent mille l.nns du roi de France Que d'iing povre, par nostre Damel i7>. H4.'»3. ||xv s. Je te feray avoir d'eulx accointance ;Là trouverons de tous biens halKindanco, en. n'ORL. I. Nonobstant qu'il n'eiist onqiies à lui guère d'acointance, Bnueiq. i, (R. Et il [mon gosier] ne peut durer s'il n'a de l'acointance Avec eux [les vins] ses voisins, hassel. 2a. Plusieurs femmes d'estat dont autreffois il avoit eu grant privaullé et grant accointance, comii. m, 7. Le dit prince do Salerne fut à Venise, parce qu'il y avoit grant accointance, in. vu. I. Aprèspliisieursparolcsd'accnintanco, le Iwn homme.... u xi, jVokp. 2«. Colle dont il dosiroit l'accointance et la jouissance, m. l'fc. Il XVI' s. Celui là est certes bien indigne de son accointance [de la vertu], qui.... MONT.i,7o.On trouve facilement deshommes propres Ji uncsuperficiclleaccointance.iD. I,2I7. Elleeutraccointancedcpliisiours grands personnages de la Grèce, amtot, Pfr. 48.
— KTYM. Accninler; provenç. arroi'nrfonjtrt. ACCOI.NTÊ, ÊK (a-koin-té, lée), pnr(. passi. Accointé avec des gens de mauvaise vie.
ACCOINTER (S')(a-koin-té),r. rif/l. Faire accointance. Il s'est accointé d'un homme, avec un homme de fort mauvaise réputation.
— HIST. XII* s. Et pur ce qtio li reis l'aveit tant csbaucié, E mustrélui avoit sovenl grant amistié, Ou'cft tote rien lui out son conseil acoinlié, Ains netrovali reisquiplus l'oul corecié [courroucé], T/»; le Kart. a. Ija jur meesmcs puis II fu bien aciiintié, F.ldui riche barim lui iint pur voir nuncié, Que s'il atout k curt, si ert aparillié. Il ert mis en prisun, ne verra mais .sun pié, ih. iu. Celle |ma dame] me fut cnieus k l'acoinlier, Cmici, xxi. Mar [je] acointai sa très licle figure Pour ce» douleur» et pour ces maus atraire. ih. ne. Il les firent andeux [tous deux] en une isie nagicr [passer] ; S'e» [si les] ont andeux laissiez .-is arme* acointier. Snx. 4. MaracoinU " ' ■ " , . • ir Charles fit con-
Mta et dit à Gua*
•; • t encor. ' '".
ot le ciicr
... //Il (ffjnaK..... i..
1 rcpairoit ensatere, et fist
• ^'i acointa, Chr. d* Keiiu,
p. t*. Lipuis vint au castiel.ets'acointaau castelain
de la cns l'iéans], et dist qu'il estoii nutneslreus de
ih. «». Il XIII* s. ;
tes lï.i'i/o M.irio^
vielle, ib.p. 64. X un moine courtois m'accointai tellement.... B«rt«, I. Onque SI douce chose jjc] ne vi ne n'acointai, ib. 67. Quand je vois [vais] k Home ou en Frise Porter nostre marcheandise . Vous devenez tantostsi cointe ; Car je sai bien qui m'rr, ar,,,ntn. Que partout en va la parole, la Rote. . -t
qui s'acointe d'oiseuse [oisiveté]; 8'.^ i-st
trop périlleuse, ib. ion. Miex me venist estre aie pendre. Au jor que je dui famé prendre, Quant si cointe famé acoinlai, ih. I*7e. Iton fait aeointier homme» nches. S'il n'ont les euers avers etehiches, tb. (S30». Donqucs t'en vien aveque» moi. Et je t'acointerai au roi Et k ma dame la rolne, Ren. Mliï.
Il XV* s. Et emmena avec lui qui"-" ■ et preux
chevaliers d'Angleterre, pour <• - des sei-
gneurs et des chevaliers qui Ik di. , Kl rilKS.
I, I, 27. Les Anglois escripvirenl au : • li-
gne comme k leur accointié qu'il les cr,
j.np.suRSiNS.C}). vi,i3i7.Carjete vueil avccquesmoi mener Vers un seigneur dont te fault aeointier, CR. d'orl. I. Nostre gouge lit nn lieaa fils, dont le père adnptif s'acointa grandement, et de la mère aussi, L. XI, Nnuv. 22. Cest de se acointer et approcher de lui gens vertueux et honnestes, comm. ii, *. En passant par Lyon il s'accointa d'un médecin ap[iellA mîilstrc Simon de Pavie, ID. iv, (3. || xvi* s. Il s'accointa de cette Larcntia et l'aima tellement qu'il la laissa son héritière, amtot, Rom. ». Les prestres se crèvent le» yeux pour acointer lesdaimons, mont. I, Hi. Autant qu'elles ont accointé de masies, m. I, «14.
— F.TYM. Bourgnig. l'tieeointni ; provenç. aeoindar, aennjar; ital. aeeontare, se rencontrer, s'aboucher, a«on/ofo, informé, flcronto, ami intime; angl. fo neqvninl; de <) et d'un radical roman qui eiislcen
it.nlien, ronfo, ami, conne'<- "■'■- "■■•".• •-"•ivo
dans l'nllem.ind kiind qui i-
cune raison pour ne pas cl . :.. — .>;.;,;.. us
le latin engnilui, connu, de cognoscrre (voy. co:<- NAtTRP). Cngnilus avec l'accent sur eo donne régulièrement crnle ou conto.
t ACCOISÊ, lÎK (a-koi-ié, rée) , port, patte. Apaisé. Il l'sité dans le xvii* siècle.
tACCOISE.MENT (a-koi-ze-man), ». m. Apaisement. || L'sité dans le xvii*».; inusité : '"■■'..
— msT. XVI* S. Ijt mortelle oper.T n ne put pins estre empêchée, mais elle ... . .. un
peu retardée par un acasement de cette violente douleur, tvfr, p. 6«l.
— f.TYM. Acfoiter.
fACCOISER (a-koi-j;é). ||1* T. a. Rendre coi, calme, tranquille. Adoucissons, lénifions et ac«>i»ons l'aigreur de ses e.sprits, mol. /'ourr«.'(7nac, actei, se. 2. Accoisex tous les mouvement» de votre intérieur pour écouter cette parole, foss. ^r. 74* jonr. Il V r. rffl. Si les couleur^ " ; voguer su milieu de l'air, si elles s'aff.n i k pou, si enfin elles se dissipent, c'est .j... . •' """ donnait l'objet présent ayant cessé, le r lui reste dans le nerf est moins fixe, qu' . ' t, et enfin s'aceoisc tout à fait. noss. Conn. d» liien.
— BEM. On voit que ce verbe était en bon nsage au XVII* s.; il est aujourd'hui tombé en désuétude, k to'-t, et un emploi intelligent, s'autorisant de Bossuet, pourrait être essayé.
— HIST. ir* s. François se taisent ; as le» tous [les Toi!,\1 aqtiise7:,7foL l». || xil* s. Durement [il] s'csmeneille quant ele nes'acoise, Bomnnc. p. l«. Tuit ont de mi envie; mais si me d".^^- """--^^ '" ' !> "Is [euxique luit cilqiiilorenvieari •!• curcit, »T-nRRr«. W4. || un* ^ !i conte et Ii grant seigneur, ot ps -s à trois jour», et lA dedens fut la
siée.fhr.rf* /f(iin»,p. 42, Niilsn' n
pourl'autres'aquoiso.Berfr.M. I pos; Par la sale n'i a tant ne
crinenoisc;Li rois parla;! *
Ouant il fu un poi acoisie/.... m. ..>»i i.i; ; iijue [démanpe.nison] s'acoise. qui ung petit la prrile, }. pp.yt,v,. T",.,! sti ''v's. Et si faites cesser et aco ' dit Tons auni mon fait
tout , . 20290. Il x\-». le temps
cessa et la m<' froiss. i, i, i»a. En réi
anlour, once ■ > souvenir de ma dame-
I/)rs m'alai acoisir, par m'ame, iv. fipinette amou mite. Et ceux qui contre lui arniont proposé Iiti grever pour la mort du d' 'us
aroisrj, P. TiR prMN, H|. Mo
dire quetous le<: ' ~- ■ n-
conTCBiWMttts'' .^r
et rasMis, cm. r' ... i . ..; ,...,,^.,.iant
seroitappais/n ^ccoTuéeLamW....