CUV
CtrvEE (Icu vée), s. f. \\ 1» Quantité de vin qui se fait à la fois dans une cuve. II a fait trois cuvées de vin. Ces tonneaux sont de la même cuvée. Dans presque tous les cantons de la Grèce on fait plus ou moins infuser des pommes de pin au fond des cuvées, cuateaub. llin. i, «76. ||La première, la seconde, la troisii^-me cuvée, expressions qui indiquent des époques différentes de cuvage du vin, ou bien aussi des qualités diiïérentes. |{ !• Fig. et familièrement. Seconde cuvée, nouvelle façon. || 11 est de la dernière cuvée, il est fait depuis peu. || En voici d'une autre cuvée, se dit d'un conte, d'un récit qu'une personne commence quand une autre vient d'en finir un.|| 3° Mélange de vins que font certains marcliands.
— HIST. XVI' s. Prenant en tel endroit là le vin que désirés garder, meslangé du premier et du dernierde la cuvée, 0. desebbes, 227.
— ÉTYM. Curé.
CUVELAGE (ku-ve-la-j') , s. m. Ensemble des étais et des planches dont on garnit l'intérieur des puits de mine, afin d'en prévenir les éboulements ou d'empêcher l'irruption des eaux. Les cuvelages toujours immergés durent plus longtemps que le reste du boisage. || Action d'introduire, dans un puits artésien, un tube qui, partant du point le plus bas du puits, s'élève jusqu'à son sommet.
— ÊTYM. Cuvekr.
CUVELÊ, ÊE (ku-ve-lé, lée), part, passé. Puits de mine cuvelé.
CUVELER (ku-ve-lé. VI se double quand la syllabe qui suit est muette : je cuvelle, je cuvellerai), V. a. Faire le cuvellement d'un puits. || Se cuveler, V. réfl. Être cuvelé. Les mines se cuveilent.
— ÉTYM. Cuve, par l'intermédiaire de cuvel ou cut'eau; ciKeler, c'est faire une sorte de cuve à l'intérieur du puits de mine. Il y avait dans l'ancien français cuvelée, signifiant plein un cuveau: Chascune pieche de sieu [suif] , quvelée ou augie [plein une auge], se elle poise cinq livres ou plus, doit obole de rivage, Liv. desmél. 305.
f CUVELLEMENT (ku-vè-le-man) ,s. m. Opération qui consiste à garnir d'étais et de planches un puits de mine.
—ÉTYM. Cuveler.
CUVER (ku-vé), ». n. || !• Séjourner dans la cuve, en parlant de la vendange. Lorsqu'on laisse cuver les vins nouveaux sous la râpe.... desc. Uétlt. 5. Elle prépare un vin sec en l'empêchant de cuver, J. j. Rouss. Hél. V, 7. Il Fig. Là les vapeurs du vin nouveau Cuvèrent à loisir, la font. Fabl. m, 7. || 2" F. a. Fig. et familièrement. Cuver son vin, dissiper son ivresse en donnant. Sitôt que leur vin fut cuvé, Et que le soleil fut levé, scarron, Yirg. Irav. dans Leroux, Dict. comique. Sdgdien, de concert avec Pharnacias, un des eunuques de Xerxès, vint un jour surprendra le nouveau roi, qui, après s'être enivré un jour de fête, s'était retiré dans sa chambre pour y cuver son vin, rollin, Ilist. anc. Œuvres, t. m, p. 667, dans POUGENS. Peins-nous ses feux (de Tibère] qu'en secret tu redoutes, Ouand sur ton sein il cuve son nectar, bérang. Oclavie. |{ Fig. Se calmer, revenir à la raison. Surville,-ayam cuvé son vin, mit en usage tout ce qu'il put pour satisfaire l.i Barre, st-sim. (60, 191. Memnon cuve un peu son vin et il envoie chercher de l'argent, volt, ilemnon. || On dit dans le même sens cuver sa colère. On le laissa cuver sa colère. || 3° Mêler plusieurs sortes de vins.
— HIST. xvi* s. Les vins moins sujets à corruption, sont ceux qui le moins auront cuvé, 0. de serres, 227. Et, puisqu'il me fault faire la honte toute entière, il n'y a pas un mois qu'on mesurpnnt ignorant de quoy le levain servoil à faire du pain, et que c'esioil que faire cuver du vin, mont, m, 59.
— ÉTYM. Cuve; Berry, cuber.
t CUVEUIE (ku-ve-rie), s. f. Nom, en quelques provinces, de l'endroit du cellier où se trouvent les cuves. Il Art de faire cuver la vendange. Les habitants de la ville de Châteaudun se sont avisés de faire bâtir des maisons et cuveries au delà de la fausse porte de l'un des faubourgs de ladite ville, où ils façonnent leurs vins et boissons, Arrêt du Conseil d'État, )3 oct. 1722,
— ÉTYM. Cuver.
CUVETTE (ku-vè-l') ,s.f.\\i° Vase large et à bords très-évasés. Un bloc de marbre était si beau Qu'un statuaire en fit emplette : Qu'en fera, dil-il, mon ciseau? Sera-t-il dieu, table ou cuvette? la font. Fabl. IX, 6. ||2°Terme d'archiiecture. Sorte d'entonnoir où afriuent les eaux de descente pours'éiou- 1er par un tuyau. || 3° La cuvette d'un baroruètre, petit vase plein de mercure où plonge l'extrémité inférieure d'uD baromètie, et, par eitcuBion, l'extré-
CYA
mité du tube recourbé et fort élargi qui remplace la cuvette primitive dans les baromètres recourl>és. Il 4° Terme de fortification. Le même que cunette. Il 6° Petit fossé creusé enire chaque arbre honlant une route ou une avenue. || 8° Petit baiîs.n en bois ou en pierrepourlafacilitedesarrosements.il 7* Vaisseau qui reçoit l'eau d'une source pour la distribuer à différents endroits. || 8* Marbre à cuvette, marbre formant le dessus d'un guéridon ou d'une toilette. Il 9' Ap|>areil adafité aux sièges de (tarile-rnbe pour empècherles mauvaises odeur». || 10' l'la<|ue de cuivre qui couvre en arrière le mouvement de cenaïues montres. Montre à cuvette. || Partie de la harie qui sert de base à l'iostrumeut et qui contient les pédales.
— HiST.xiv's. Une cuvette de bort [lioisjd'niande à faire les fons pour baptiser, de lauohue, Émaux, p. 167. Ilxvi's. Les inquisiteurs faisoient lier les prisonniers la teste entre lesjamlies, et les fai.toieni mourir dans des cuvettes pleines d'eau, d'aub. Hitt. I, 252. La cuvete ou fouloire est mise sur la cuve [pour le vin], 0. de serrks, 211. Les chairs de pourceau sont salées en menues pièces dans des cuvettes ou grands barils, et là gardées toute l'année, ID. 837.
— ÉTYM. Diminutif de euve.
CUVIER (ku-vié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, Vs se lie : des cuvié-z en liois) , i. m. Cuve pour la lessive. Il Cuve où se trempe l'acier.
— HIST. xiii* s. Lors s'en ira chez l'estuvier; Uts jà ne cuve ne cuvier Par aventure ne querra, Mes 0 son ami se gerra, la Rose, U574.
— ÉTYM. Cuve.
f CYaME (si-a-m') , t. m. Terme de zoologie. Animal parasite qui vit sur la baleine.
— ÉTYM. Kùa|io;, fève; dit ainsi par assimilation, t CVAMOÏUE (si-a-mo-i-d') , adj. Terme d'histoire
naturelle. Qui ressemble à une fève.
— ÉTYM. Kûo|i.o;, fève, et tîôo;, forme.
f CYANATE (si-a-nat') , t. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide cyanique avec une base.
— ÉTYM. Cyanique.
\ CY.\NE (si-a-n'), s. m. Terme de chimie. Synonyme de cyanogène.
— ÉTYM. Voy. CYANOGÈNE.
t CYANElCOLLE (si-a-ué-i-ko-1'), adj. Terme de zoologie. Qui a le cou bleu.
— ÉTYM. Lat. cyaneus, dexuiveo;, xuavo<, bleu, et collum. col.
tCYA.VÊPUIDROSE (si-a-né-fi-drô-z"), ï./. Terme de médecine. Sueur abondaute qui colore le linge en bleu.
— ÊTYM. Kûavo;, bleu, et éçiôpowt;, épancbement de sueur, de i-nl, sur, et lôpù^, sueur.
t CYANEUX (si-a-neû), adj. m. Terme de chimie. Aciile cyaneux, un des acides du cyanogène.
— ÉTYM. Vov. CYANIQUE.
tCYANlIYDItlQUE (si-a-ni-dri-k"), adj. Terme de chimie. Acide cyaiihydrique. produit de la combinaison de l'hydrogène avec le cyanogène, dit anciennement acide hydrocyanique etacule prus-sique.
— ÉTY.M. Cyani.... préfixe, et hydrique, affile qui signifie en chimie hydrogène.
t CYANL... pré&ie signifiant bleu et venant de xûavo;, bleu.
t CYANIBASE (si-a-ni-ba-z'), i. f. Terme de chimie. Combinaison de cyanogène qui joue le rôle de base dans d'autres composés.
— ETYM. Cyane, et bâte.
t CYAMCORNE (si-a-ni-kor-n'), adj. Terme de zoologie. Qui a les cornes ou les antennes bleues.
— ETYM. Cyani.... préfixe, et com«.
f CYAMDE (si-a-ni-d'), s. m. Terme de chimie. Combinaison du cyanogène avec un métalloïde ou un métal électro-négatif.
— ÉTYM. Cyane.
t CYANIPÈUE (si-a-ni-pè-d'), adj. Terme de 100logie. Qui a les pattes bleues.
— ÊTYM. Cyani... préfixe, et le latin ptt, pedis, pied.
t CYANIPE.NXK (si-a-ni-pè-n"), adj. Terme de zoologie. Qui a les ailes bleues.
— ÊTYM. Cyani... préfixe, et le latin penna, aile. t CYANIQUE (si-a-nl-k'), adj. Terme de chimie.
Acide cyanique, acide obtenu par la dissolution de l'acide cyanurique, et qui est le second degré d'oxydation du cyanogène
— ÉTYM. Kùîvo;, bleu.
t CYAXIROSTRK (si a-ni-ro-str'), adj. Terme de zoologie. Qui a le bec bleu.
— ETYM. Cyani..,. préfixe, et le latin ro«fru»i, bec.
CYA
f CYANISME (si-a-ni-sm'), s. m. Terme de physique. Intensité de l'azur céleste mesprée au moyen du cyanomètre.
— Rtym. Kûoivoc, bleu.
■{•CYANITE (ai-a-ni-t'), s. >'.. terme de minéralogie. Silicate d'alumine cop' jnant une faible quantité de fer.
— RTYM. Kvaiïoî, bleu
f CYANOCARPE (si j-no-'kuT-f) , adj. Terme de botanique. Oui a (le~ <ruits bleus ou bleuâtres.
— f.TYM. Kûavoç, 6leu, etxapitè:, fruit.
t CYANOCÉPHALE (si-a-no-sé-fa-l') , adj. Terme de zoologie. Oui a la tête bleue.
— ÉTYM. Kûavoç, bleu, etxEçaX:^, têle.
•)• CYANODERMIE (si-a-no-ilèr-mie), s. f. Terme de médecine. Coloration en bleu de la peau.
— ÉTYM. Kûtvo;, bleu, etôér-(j.œ, peau.
■)• CYANOFERRATE (si-a-no-fè-rra-f), S. m. Terme de chimie. Nom donné aujourd'hui aux composés nommés autrefois prussiates de fer. On dit aussi ferrocyanate.
— ÉTYM. Cyane, et fer.
t CYANOFÉRRE {si-a-no-fê-r"), s. m. Terme de chimie. Combinaison de fer et de cyanogène.
— ÉTYM. Cynne, et le latin ferrum, fer. tCYANOFERRIQUE (si-a-no-f6-rri-k') , od/. Terme
de chimie. Acide cyanoferrique, combinaison d'acide cyanhydrique et de cyanure de fer, qui fait la base du bleu de Prusse.
— ÉTYM. Cyanntf.rre.
t CYANOFÉRRURE (si-a-no-fè-rru-r') , s. m. Terme de chimie. Combinaison de cyanoferre avec un corps simple.
— ÉTYM. Cyanoferre.
-fCYANOGASTRE (si-a-no-ga-str') , adj. Terme de ïoologie. Oui a le ventre bleu.
— ÉTYM. Kûavnç, bleu, elYa^-crip, ventre.
t CYANOGÈNE (si-a-no-jê-n'), s. m. Gaz incolore, d'une odeur pénétrante, composé d'azote et de carbone, mais qui a la propriété de se comporter comme un corps simple.
— ÉTYM. Kûavo;, bleu, etgène, suffixe grec qui, dans la nomenclature chifniqiie, signifie qui engendre; fautivement, car en grec yevti; signifie qui est engendré (voy.... gêne, suffixe). Gay-Lussao, qui a découvert le cyanogène, lui donna ce nom, parce c'est un des principes constituants du bleu de Prusse.
tCYANOGYNE (si-a-no-ji-n'), adj. Terme de botanique. Oui a le pistil bleu.
— ËTYM. KOavoc, bleu, et ym-fi, femme, femelle, pistil.
t CYANOÏDE (si-a-no-i-d') , adj. Terme de botanique. Oui ressemble au bbiet.
— ÉTYM. Kûavoç. bleu, et eTîo?, forme.
f CYANOLEUOUE (si-a-no-leu-k'), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui est bleu et blanc.
— ÉTYM. KOavoç, bleu, et Xeuxà;, blanc.
t CYANOMÈLE (si-a-no-mè-l') , adj. Terme d'histoire naturelle. Oui est bleu et noir.
— ÉTYM. K'javo;, bleu, et p.éXa;, noir.
f CYANOMÈTRE (si-a-no-mè-tr'), s. m. Terme de physique. Instrument qui sert à déterminer le degré d'intensité du bleu de l'air.
— ÉTYM. KOctvo;, bleu, et liétpov, mesure.
t CYANOPATUIE (si-a-no-pa-tie), s. f. Terme de médecine. Voy. cyanose.
— ÉTYM. K-Javo:, bleu, et irâOo;, maladie.
t CYANOPHOSPBORE (si-a-no-fo-sfo-r'), s. m. Terme de chimie. Corps fulminant produit par l'action du phosphore sur le cyanure de mercure.
— ÉTYM. Cyane. et phosphore.
t CYANOPUTHALME (si-a-no-ftal-m'), adj.
Terme de zoologie. Oui a les yeux bleus.
— ÉTYM. KOivo;, bleu, et oçpôaXpiè;, œil.
t CYANOPODE (si-a-no-po-d'), adj. Terme de zoologie. Qui a les pattes bleues.
— ÉTYM. Kuavoç, bleu, et itoGç, itoSà;, pied.
t CYANOPOTASSIQUE (si-a-no-po-ta-ssi-k') , adj. Terme de chimie. Qui est composé de cyanogène et (le potassium. Gaz cyanopotassique.
t CYANOPTÈRE (si-a-no-ptê-r'), adj. Terme de xoolopie. Qui a les ailes bleues.
— ÊTYM. Kûavoç, bleu, et utepàv, aile.
tCYANOPYUE(si-a-no-pi-j'), adj. Terme de zoologie. Qui a le croupion bleu.
— ÉTYM. Kûavoç, bleu, et Tuiyri, croupion.
t CYANOPYRRHE (si-a-no-pi-r'), adj. Terme rt'histoire naturelle. Oui est bleu et roux.
— ËTYM. KOavoç, bleu, et irvppoç, roux.
t CYANOSE (si-a-nô-z'), s. f Terme de médecine. Coloration bleue, quelquefois noirâtre ou livide de la peau, produite par difl'éreutes aft'eclious,
CYC
et entre autres par le pass.nge du sang veineux dans le sang artériel, quand le trou de Botal, ouvert chez le fœtus, ne se ferme pas à la naissance. || S. m. Terme de minéralogie. Le cyanose, le cuivre sulfuré.
— ÉTYM. Kuâvcùffcç, de xuavôto, rendre bleu, de y.Oavoç, bleu.
t CYANOSE, ÉE (si-a-nô-zé, zée), part, passé. Terme de médecine. Oui est atteint de cyanose. Il Qui présente la couleur violacée de la face et des lèvres dans diverses affections du poumon ou du cœur qui gênent la respiration. || Rendu d'un bleu livide. La peau cyanosée par le choléra.
t CYANOSER (si-a-nô-zé) , v. a. Terme de médecine. Donner une couleur tirant sur le bleu. Le choléra cyanose la peau.
— ÉTYM. Cyanose.
t CYANOTÉ (si-a-no-f), ad]. Terme de zoologie. Qui a les oreilles bleues.
— ÉTYM. Kûotvoç, bleu, et o5?, litès, oreille.
t CYANOTIQ0E (si-a-no-ti-k'), adj. Terme de médecine. Qui concerne la cyanose; qui a la couleur des individus cyanoses.
— ÉTYM. Voy. CYANOSE.
t CYANOURE (si-a-nou-r') , adj. Terme de zoologie. Qui a la queue bleue.
— ÉTYM. Kûïvo;, bleu, et oOpà, queue.
t CYANURATE (si-a-nu-ra-f) , s. m. Terme do chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide cyanurique avec une base.
— ÉTYM. Cyanurique.
f CYANURE (si-a-nu-r'), s. m. Terme de chimie. Combinai-son du cyanogène avec un corps .simple.
— ÉTYM. Cyane.
t CYANUKÉ, ÉE (si-a-nu-ré, rée), adj. Terme de chimie. Qui est converti à l'état de cyanure.
t CYANCRINE (si-a-nu-ri-n'), «. f Terme de chimie. Substance azotée particulière, trouvée dans l'urine bleue.
— ÉTYM. Cyanurique.
t CYANURIQUE (si-a-nu-ri-k'), adj. Terme de chimie. Acide cyanurique, acide découvert dans les produits de distillation de l'acide urique. On dit aussi cyanurénique.
— ÉTYM. Cyane, et ovipov, urine.
CYATHE (si-a-f), s. m. Terme d'antiquité. Espèce de gobelet. |{ Sorte de mesure pour les liquides valant 0''',045.
— ÉTYM. KûocBoç, ayant pour radical xûo;, xûap, cavité.
t CYATHIFORME (si-a-ti-for-m') , adj. Terme didactique. Qui est en forme de coupe. Emission cyathiforme du côté du soleil, en forme de calice et à bords renversés [dans la comète de <86i], faye, Acad. des se. Comptes rendus, t. liv, p. 07.
— ÉTY.M. Lat. cyathus, du grec xûaéoi;, coupe, et forme.
f CYATIIOÏDE (si-a-to-ï-d'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un gobelet ou d'une soucoupe.
— ÉTYM. Cyathe, et eî5oç, iorme.
f CYATUOPHORE ( si-a-to-fo-r') , adj. Terme d'histoire naturelle. Oui porte des excavations en forme de coupe.
— ÉTYM. Cyathe, et 9opô;, qui porte.
f CYBERNÉTIQUE ( si-bèr-nè-ti-k' ) , s. f. Nom donné par Ampère à la partie de la politique qui s'occupe des moyens de gouverner.
— ÉTYM. Ku6EpvriTixr) , de x\jgepvôv (voy. gouverner).
f CYCÉON (si-séon) , s. m. Terme d'antiquité. Préparation alimentaire des Grecs, faite ordinairement avec du vin, de la farine d'orge grillée, du miel, de l'eau et du fromage.
— ÉTYM. KuxEÙv, de xuxôv, remuer, brouiller, f CYCLADE (si-kla-d') , s. f. Terme de zoologie.
Nom d'un genre de coquilles,
—ÉTYM. Kuy.Xàç , disposé en rond , de xOxXoî , cercle.
f CYCLADIN (si-kla-din), s. m. Nom donné à l'animal qui habite les coquilles du genre cyclade.
CYCLAME (si-kla-m') ou CYCLAMEN (si-klamèn'), s. m. Genre déplantes communes à racines vivaces. Une des espèces dite pain de pourceau est le cyclamen europxum, L. || Une plante de cette espèce est cultivée en serre et fleurit dans les mois de l'hiver. || Au plur. Des cyclamens.
— lilST. xvi* s. Il faut user de plus forts [clystèies], ausquels on mettra du cyclamen et de la centaure, pake, xv, 66 bis.
— ÉTYM. Lat. cyclamen; grec, xuxXâpLivoç.
t CYCLAMINE (si-kla-mi-n') , s. f. Terme de chimie. Matière neutre tirée du cyclamen et ayant des oronriétés vénéneuses analotrues à celles du ourare.
. CYC
t CYCLAMOR (si-kla-mor) , s. m. Terme de blason. Espèce de bordure, dite aussi orle rond.
— ÉTYM. 11 semble que, dans ce mol singulier il y a cycle, rond, et orle.
CYCLE (si-kl') , s. m. || 1° Terme d'astronomie. Période ou révolution toujours égale d'un certain nombre d'années, à la fin de laquelle des phénomènes astronomiques doivent se représenter dans le même ordre que précédemment. Les Chinois inventèrent un cycle qui commence 2602 ans avant lo nôtre, volt. Mœurs, t. La période victorienne est formée de la multiplication des cycles du soleil et de la lune, chateaiib. Cénie, i, iv, ^. || Cycle lunaire, cycle qui ramène les lunaisons dans le même ordre. Le premier de ces astronomes [Méton] se rendit célèbre par le cycle de dix-neuf années correspondantes à 235 lunaisons qu'il introduisit dans le calendrier, laplace, Exp. v, 2. Le jour où Méton observa le solstice d'été concourut avec le 27 juin de notre année julienne; et celui où il commença son nouveau cycle, avec le (6 juillet, Barthélémy, Anach. ch. xxxi, note 40. || Cycle solaire, cycle de 28 ans inventé pour déterminer les sept jours de la semaine au moyen des lettres dominicales. || Cycle chaldéen, période de 600 années qui était égale à 7421 mois lunaires. |{ Cycle caniculaire ou sothiaque, période égyptienne de <460 ans. || Cycle de Callippe, période de 76 ans inventée pour corriger le cycle de Méton. |] 2° Terme de médecine ancienne. Certain nombre de jours pendant lesquels on disposait l'alimentation et les exercices suivant un certain ordre d'abord ascendant, puis descendant. || Cycle résomptif, cycle ayant pour objet de restaurer le malade fatigué de remèdes imprudemment employés, et consistant en un régime où la nourriture et les exercices, d'abord entiiirement supprimés, étaient ensuite graduellement augmentés. || Cycle métasyncritique ou récorporatif, cycle qu'on faisait suivre au malade immédiatement après le précédent et qui n'en différait que par des aliments un peu moins faciles à digérer. |! 3° Terme de botanique. Ligne spirale entre deux feuilles qui se correspondent exactement sur une tige ou un rameau. |{ 4° Terme de littérature. Cycle épique, l'ensb-able des poèmes (la plupart perdus et dont l'Iliade et l'Odyssée faisaient partie) où est célébrée l'histoire des temps fabuleux de la Grèce et celle de la guerre de Troie. Cycle troyen. || Par extension, tout ensemble d'épopées qui se rapportent à une même époque. Le cycle de Charlemagne, de la Table Ronde.
— ÉTYM. KOxXoç, cycle, cercle.
\ CYCLIDE (si-kli-d'), s. f. Terme de géométrie. Sorte de surface nommée ainsi par Ch. Dupin.
— ÉTYM. K'JxXoî, cercle.
CYCLIQUE (si-kli-k'), ad/. || 1° Terme d'astronomie. Qui se rapporte à un cycle. Chronologie cyclique, chronologie fictive qui, au lieu d'être historique, repose sur des cycles astronomiques ou autres. Il 2° Terme d'antiquité grecque. Poètes cycliques, ceux qui racontèrent l'histoire des temps fabuleux delà Grèce; poésies cycliques, leurs compositions. Eumiclée de Cypre , poète cyclique , barthél. Anach. table 6». || Substantivement, les cycliques. On entend par cycliques les anciens écrivains qui ont mis en vers l'histoire des siècles héroïques, ID. ib. Il 3° Poètes cycliques, poètes qui composent de petits ouvrages, tels que des chansons. On dit de même : Poésies cycliques. |) Ce sens est très-peu usité. Il 4" Terme de littérature. Poëme cyclique, sorte de poëme épique qui ne s'astreint pas aux unités ou qui raconte toute une histoire depuis ses premiers commencements, comme les Métamorphoses d'Ovide, les Amadis de Creusé de Lessert. Ce nom, qui n'est pas admis par tous les littérateurs, a été proposé par Scaliger, et adopté parCasaubon, Mme Dacier et d'autres.
ÉTYM. KuxXixè;, de xûxXo;, cycle.
f CYCLOBRANCUE (si-klO'bran-ch'), adj. Terme de zoologie. Qui a les branchies disposées en cercle.
ÉTYM. KûxXoç, cercle, b^hranchies.
I CYCLOCARPE (si-klo-kar-p') , adj. Terme de botanique. Qui a des fruits arrondis.
ÉTYM. KûxXoc, cercle, et xapiîèî, fruit.
fCYCLOCÈLE (si-klo-sè-l'), adj. Terme de zoologie. Oui a un canal intestinal disposé en cercle.
— ÉTYM. KûxXo?, cercle, et xoIXoç, creux.
t CYCLOCÉPUALE (si-klo-sé-fa-1'), adj. Terme de tératologie. Nom donné à des monstres qui ont deux yeux contigus ou un œil double occupant la ligne médiane. Un monstre cyclocéphale, et, »ub- .stantivement, un cyclocéphale.
— ÉTYM. Cyelope,eX xt^oXi^, tète.
CYC
t CYCLO(:ÉPHAUE(si-kIo-sé-fa-lie), s. f. État du cyclocéphale.
t CYCLOGASTRE (sI-klo-(ça-str'), adj. Terme de zoologie. Qui a le ventre orbiculaire.
— ÉTYM. KOxXo;. cercle, et ya.rr:r,f , ventre.
t CYCLOGRAPIIE (si-kio-gra-P) , s. m. Poète qui avait traité une époque de l'histoire fabuleuse de la Grèce.
— KTYM. KOx),o;, cycle, etypâçetv, écrire. tCYCLOÏDAL, ALE (si-klo-idal , da-1') , adj.
Terme de géométrie. Qui appartient à la cycloîde; qui en a la forme; qui décrit une cycloîde. Des pendules cycloïdaux. || S. f. La cycloïdale, synonyme de la cycloîde. Une courbe quelconque étant proposée, il la conçoit comme immobile, et en même temps il conçoit qu'une autre courbe égale et semblalile, c'est-à-dire la même en espèce, roule sur elle et applique tous ses points aux siens les uns après les autres ; en joignant à cette considération celle de la développée qui aurait produit la courbe proposée, non-seulement il tire du roulement de cette courbe sur elle-même une roulette en cycloïdale décrite à la manière ordinaire par un point fixe de la courbe mobile..., fonten. Bernoulli.
— ÉTYM. Cydoide.
cycloîde (si-klo-i-d'), s. /'.Terme de géométrie. Ligne courbe produite par l'entière révolution d'un point appartenant à un cercle qui tourne sur un plan. Quand les plus grands géomètres du xvii" siècle se mirent à étudier une nouvelle courbe qu'ils appelèrent la cycloîde, cène fut qu'une pure spéculation, FONTEN. Utilité des math. Préface, ta. cycloîde a un grand nombre de propriétés très-singulières; et celle d'être la courbe de la plus vite descente n'est pas une des moins remarquables, d'alemb. Éloges, Bernou/li. |{ Horloge fondée sur le principe de la cycloîde, d'où dérivent nos horloges à pendule. Ils furent peut-être les premiers en Italie qui eurent une horloge à cycloîde, fonten. Manfredi.
— ÉTYM. KuxX6£iSri;, de x'jx).oç, cercle, et elSoç, forme.
t CYCLOLITHE (si-klo-li-f) , s. m. Terme de zoologie. Genre des polypiers fossiles.
t CYCLOMÊTRIE (si-klo-mé-trie), i. f. Terme de mathématique. Art de mesurer des cercles ou des cycles. Un des grands objets de M. Lagny était sa cyclométrie, ou mesure du cercle, fonten. Lagny.
— ÉTYM.KûxJ.o;, cercle, et (iévpciv, mesure.
t CYCLOMÉTRIQUE (si-klo-mé-tri-k") , adj. Qui a rapport à la cyclométrie.
t CYCLOMORPHE (si-klo-mor-f) , adj. Terme de zoologie. Oui a la forme d'un disque.
— Ktym. KOxXoç, cercle, et (ioptpri, formé. tCYCLONAL, ALE (si-klo-nal, na-l'), adj. Terme
de météorologie. Qui appartient au cyclone. On a vu la mer se briser, lorsque le tourbillon était encore à six cents milles de distance; la mer est alors confusément agitée; car la lame de progression et la lame cyclonale se croisent , Presse scientifique , t. u,
— ÉTYM. Cyclone.
t CYCLONE (si-klo-n'), s. m. Terme de météorologie. Tempête tournante, c'est-à-dire tempête qui balaye la terre ou la mer en tournant sur elle-même. Les cyclones se font sentir particulièrement dans la mer des Indes.
— SYN. cyclone, trombe, toubdillon. Le cyclone est une tempête qui balaye en tournoyant; le tourbillon y ressemble, mais il n'est pas le caractère propre d'un orage, il n'en est que l'effet accidentel. La trombe n'est point accompagnée de tempête, c'est une colonne qui se promène et ravage en se promenant; on dit que des coups de canon ont fait évanouir certaines trombes; ils ne pourraient rien contre un cyclone. ^
— ÉTYM. KûxXoc, cercle.
t CYCLONOTE (si-klo-no-f), adj. Terme de zoologie. Qui porte un cercle coloré sur le dos.
— ÉTYM. KOx).o;, cercle, et vâtoi;, dos.
CYCLOPE (siklo-p'), s. m. || 1° Terme de mythologie. Espèce de géants qui n'avaient qu'un œil rond au milieu du front, qui habitaient la Sicile, et que certains récits mythologiques donnaient pour aides à Vulcain dans ses forges de l'Etna. Apollon, indigné de ce que Jupiter par ses foudres troublait le ciel dans les plus beaux jours, voulut s'en venger sur les cyclopes, qui forgeaient les foudres, et les perça de ses (lèches, fén. Tél. u. Il me représentait d'un côté les cyclopes, géants monstrueux qui dévorent les hommes, id. il), i. Le public vous a l'obligation de connaître le Vésuve et l'Etna beaucoup mieux qu'ils ne furent connus du temps des cyclopes, VOLT. Lett. llamillon, <7 juin 1773. Lassés de
CYE
leurs fardeaux énormes, Les cyclopes à demi nus Reposent leurs têtes difformes Sur leurs travaux interrompus, BEBNis, Quatre part, du jojr, Midi. On attriliua tous ces ouvrages [les murscyclopécns] aux cyclopes, dont le nom réveille des idées de grandeur, puisqu'il fut donné par les premiers poètes tantêt à des géants, tantôt à des enfants du ciel et de la terre chargés de forger les foudres de Jupiter, UABTHÉL. Anach. ch. 53. Il a° Nom d'un ancien peuple d'Arcadie. Les cyclopes primitifs d'Arcadie paraissent, selon les traditions recueillies par Aristote, avoir habité originairement la Thrace,PETiT-RADEL, llech. sur les monum. cyclop. p. tt. || 3° Terme de tératologie. Nom donné autrefois aux monstrescyclocéphales dont les deux yeux étaient réunis en un seul. Tantôt c'est une espèce de cyclope sans nez ni bouche et qui n'a qu'un œil au milieu du front; tantôt c'est un fœtus absolument privé de sexe et d'anus, bonnet, Consid. corps organ. Œuvres, t. VI, p. 45B, dans pougens. || 4° Terme de zoologie. Genre de coquillages qui se trouvent dans les eaux stagnantes et dont la couleur varie beaucoup.
— ÉTYM. KOxXwiV, de xiixXoi;, cercle, et oii}/, œil. CYCLOPÉEN, ENNE (si-klo-pé-in, è-n'), ailj. Qui
fut fait par des cyclopes, peuple qu'on dit arcadien ou pélasgique. Se dit de constructions et de monuments de temps très-reculés, et faits avec des blocs de pierre énormes. Quelques antiquaires attribuent ces constructions aux Pélasges et les nomment pélasgiques. On trouve des constructions cyclopéennes àMycènes et à Tirynthe en Grèce, à Signia en Italie, et en beaucoup d'autres lieux. La plus ancienne construction, celle qu'on voit au bas du frontispice, est celle que les poètes grecs ont appelée cyclopéenne, parce qu'on en attribuait l'origine au peuple arcadien de ce nom, petit-radel, liech. sur les monum. cyclop. p. <f.
— ÉTYM. Cyclope.
+ CYCLOPUORE (si-klo-fo-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte un ou plusieurs cercles colorés.
— ÉTYM. KOx),o;, cercle, et çopà;, qui porte.
t CYCLOPHYLLE (si-klo-fil'), adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles orbiculaires.
— ÉTYM. KOx>o;, cercle, et çOXXov, feuille.
t CYCLOPIE (si-klo-pie) , s. f. Terme de tératologie. Conformation des monstres dont les deux yeux se sont confondus eu un seul.
— ÉTYM. Cyclope.
t CYCLOPIEN, lENNE (si-klo-piin, piè-n'), adj. Terme de tératologie. Monstre cyclopien , monstre affecté de cyclopie.
— ÉTYM. Cyclope.
t CYCLOPTÈRES (si-klo-ptê-r') , s. m. pi. Terme de zoologie. Genre de poissons de mer de l'ordre des branchiostéges, dont les nageoires sont arrondies.
— ÉTYM. KOxXo;, cercle, et irrepàv, aile.
t CYCLOSE (si-klô-z'), s. f. Terme de botanique. Mouvement de giration des liquides qui a lieu dans certaines plaiïtes.
— ÉTYM. KOxXdxjiç, de xux/.ôu, mettre encercle, de xùxÀoç.
f CYCLOSPERME (si-klo-spèr-m'), adj. Terme de botanique. Qui a des graines orbiculaires.
— ÉTYM. KûxXo;, cercle, et onÉpixa, graine.
t CYCLOSTOME (si-klo-sto-m'), adj. Terme de zoologie. Qui a la touche ou l'ouverture ronde. || S. m. plur. Nom de la quatrième division de la classe des poissons, caractérisée par une peau molle, sans écaille, ur.e seule nageoire et la bouche ronde.
— ÉTYM. KOxXoî, cercle, et otona, bouche.
t CYCLOTUÈLE (si-klo-tè-l') , adj. Terme de zoologie. Qui a des papilles orbiculaires.
— ÉTYM. KûxXo;, cercle, etOriXii, papille.
t CYCLOTOME (si-klo-to-m') , s. m. Nom de deux instruments inusités aujourd'hui, destinés à fixer l'œil et à inciser la cornée, dans l'opération de la cataracte.
— ÉTYM. KûxXoç, cercle, et toji^, section.
f CYCLOZOAIRE (si-klo-zo-ê-r'), s. m. Terme de zoologie. Se dit d'animaux d'une configuration circulaire.
— ÉTYM. KOxXo;, cercle, et Z,û>oy, animal. tCYCLURE (si-klu-r'), odj. Terme de zoologie.
Qui aune queue orbiculaire.
— ÉTYM. KOxXo;, cercle, et oOpà. queue.
t CYCNOÏUE (si-kno-i-d'), adj. Terme de zoologie. Qui ressemble au cygne.
— ÉTYM. KOxvo;, cygne, et tîôo;, forme.
t CYÉSIOLOGIE (si-é-zi-o-lo-jie), s., f. Terme didactique. Théorie, histoire des phénomènes de la grossesse
— ÉTYM. KCr.uii, grossesse, et Xôyo?. Irailé.
CYG
CYGNK(si-gn'),î. m. jj l'Oiseau palmipède, aquatique, du genrede l'oie. Le cygne rèpne sur les eaux à tous les litres qui fondent un empire de paix , la grandeur, la majesté, la douceur; avec des puissances, des forces, du courage et la volonté de n'en pas abuser et de ne les employer que pour la défense, lisait combattre et vaincre sans jamais attaquer, dukfon. Cygne. X sa noble aisance, à la facilité, i la liberté de ses mouvements sur l'eau, on doit reconnaître le cygne, non-seulement comme le premier des navigateurs ailés, mais comme le plus beau modèle que la nature nous ait oITert pour la navigation; son cou élevé et sa poitrine relevée et arron<lie semblent en effet figurer la proue du navire fendant l'onde; son large estomac en représente la carène; son corps, penché en avant pour cingler, se redresse à l'arrière et se relève en poupe; la queue est un vrai gouvernail: les pieds sont de larges rames; et ses grandes ailes, demi-ouvertes au vent et doucement enflées, sont les voiles qui poussent le vais-seau vivant, navire et pilote à la fois, m. t'b. X leur tête s'avance et nage avec fierté Le cygne au cou superbe, au plumage argenté, deulle. Jardins, ni. || Avoir la hlancheur du cygne, être d'une blancheur éclatante. Longtemps on n'a connu que le cygne blanc; aussi en a-t-on fait le type de la blancheur. Aujourd'hui on connaît des cygnes noirs, originaires de la Nouvelle-Hollande. || Il est blanc comme un cygne, se dit d'un homme qui a la barbe et les cheveux tout blancs. || Cou de cygne, en parlant d'une femme, cou élégant et flexible. J'ai pris femme noble aux doux yeux. Aux mains blanches, au cou de cygne, bérang. Contr. de m. || Familièrement et par antiphrase. Blanc comme un cygne qui casse des noix, c'est-à-dire noir comme un corbeau. || Fig. Faire un cygne d'un oison, louer une personne, une chose démesurément. || Le chant du cygne, chant mélodieux que l'antiquité attribuait au cygne près de mourir. Ce sera là que ma lyre. Faisant son dernier effort. Entreprendra de mieux dire Qu'un cygne près de sa mort. malh. il, 2. Un jour le cuisinier, ayant trop bu d'un coup, Prit pour oison le cygne; et, le tenant au cou, U allait l'égorger, puis le mettre en potage; L'autre, prêt à mourir, se plaint en son ramage, la font. Fabl. in, *2. Ce que l'on dit des cygnes, qu'ils ne chantent que quand ils sont près de mourir et qu'alors ils chantent mélodieusement, n'est fondé que sur une erreur populaire, BOLLIN, Ilist. anc. Œuvres, t. i, p. M, dans POUGENS. X leurs chants on croirait entendre dans les cieux De cygnes argentés un chœur mélodieux, dk- LiLLE,^nrtde, vu. Je suis un cygne aussi; je meurs, je puis chanter, la.vart. Socr. 342. Mais il ne faut pas qu'on ignore Qu'en chantant le cygne a fini, BÉBANG. Ma. dern. chans. || Fîgurément, le chant du cygne, la dernière composition d'un musicien, d'un poète distingué. Il 2° Fig. Poète, orateur, musicien illustre surtout par la douceur et le fini de ses compositions, plutôt que par l'originalité et la grandeur. Le cygne de Mantoue, Virgile. Le cygne de Cambrai, Fénelon. De Bossuet, on dit l'aigle de Meaux; on ne dirait pas le cygne. || 8* Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère septentrional. Il 4° Cou de cygne, partie de l'avant-train d'une voiture à quatre roues, qui est courbée afin de laisser passer les roues de devant quand la voiture tourne.
— HIST. xii* S. Paons rotiz et bons cisnes pevreis, Et venoison à molt riche plenté : Que tout li pires an ait tôt à son gré, Raoul de C. 62. || xiir s. Et contrefaisoient le cinne qui chante quant il doit morir, Ilist. occid. des croisades, t. ii, p. 203. c'est oiselcler semé en terre, Si legicremenl congnoissable, Qu'il est au cine noir semblable, la Rase, 87*«. Puisge voler avec les grues, Voire saillir outre les nues, Cum fist li cine Socratèsî ib. 6«43. Quant il encommençoient à corner, vous deissiez que ce sont les voiz des cynes qui se partent de l'eslanc, joinv. ■269. Qui partout rent l'ame bénigne. Qui on Irait toute riens maligne, El d'innocence si l'acesme. Qu'il la fait plus blanche que cygne, J. de mei'ng, Tr. 2«). Il XV" s. Au roi fut présenté ung cberf-volant, au duc d'Orliens ung blanc chisne, au duc de Bourgoigne un lyon, o. chastel. Citron, des ducs dt Bourg, t" part. ch. 20. || ivi' s. Aussi blanches que cignes,CARL. in, 30. Tout blanc oysel n'est pas cygne, floîier hislor. I, 7. On ne voit cyne noir, nulle neige noire, leroux de linct, Prov. t l, p. 47. Vous y serez cogneu comme un ojson parmy les cygnes, je voulois dire comme un cygne parmy lesoysons, d'ambroise, LesSapolitaines, Anc. théâtre fr
t. vu, p. 266.
— ÉTYM. Picard, cyngne; provenç. eigne; c^p^gn.