CYL
eisne; ital. eigno; du latin cycnus, de xûxvoç, qui tient au latin cicont'a , cigogne . par l'intermédiaire du sanscrit çnkuni, oiseau en général.
tCYIJM)UACÊ, ÊE (si-lin-dra-sé, sée), adj. Terme ilidactuiiie. Oui est à peu prés cylindrique.
— ETYM. Cylindre., et le suffixe acé.
+ CYLINDRAGE (si-lin-(lra-j'), s. m. Pression du cylindre s;:r les corps qu'on lui soumet, et résultat de celle action.
— fiTYM. Cylindrer.
CYLINDRE (si-lin-dr'), s. m. ||l°Corps arrondi, allon/é. et d'un diamètre égal dans toute sa longueur. Cylindre droit. Cylindre oblique. Il sortait de dessous l'horizon des zones de pourpre et de rose, magnifiques rulians déroulés de leur cylindre, chateaub. Haich. III, 69. Il Terme de géométrie. Surface décrite par une ligne droite assujettie à être toujours parallèle à elle-même et à se mouvoir le long d'une circonférence. Arcliimède, qui voulut orner son tombeau de sa plus lielle découverte géométrique et ordonna que l'on y mît un cylindre circonscrit a une splière.... FONTEN. BernnuÛi. \\ 2° Rouleau armé de lames de fer, qui sert à broyer, à allonger. Les cylindres d'un laminoir. || Cylindre à lustrer, cylindre employé dans les fabriques d'étoiïes. 1| Cylindre gravé, cylindre servant à l'impression des toiles peintes. Il Terme d'agriculture. Rouleau dont on se sert pour écraser les mottes, pour aplanir les allées. {| 3° Vase de métal qu'on remplit de braise et qu'on plonge dans un bain pour faire chauffer l'eau ou pour la maintenir chaude. 114" Terme d'archéologie. Cylindres babyloniens, pierres taillées dont on faisait des cachets et des amulettes. || S" Terme de paléographie. Petit rouleau, autour duquel on pliait une pièce de papyrus ou de parchemin pour en faire un volume. Il 6° Sommet cylindrique d'une montagne. Il 7° Terme de musique. Cylindre noté, le cylindre de bois des serinetiesetdes orgues de barbarie. 118° Nom donné quelquefois au stéthoscope. 119° Nom donné à des coquillages dits aussi volutes ou rouleaux. Il 10" Terme de mécanique. Gros tube circulaire dans lequel se meut le piston des pompes, ou dans lequel la vapeur donne au piston le mouvement de va-et-vient.
— ÉTYM. KûXivSpoç, de xuAÎEiv, faire rouler.
t CYLINDRE- AXE (si-ln-dra-k.s'), s. m. Terme «î'anaiomie. Substance solide, flexible, fragrle, qui se trouve au centre de chaque tube nerveux.
— ETYM. Cylindre, et axe.
t CYLINDRER (si-lin-dré), ». o. Terme didactique. Donner la forme d'un cylindre. || Terme de métier. Faire passer au rouleau, au cylindre.
— ÊTYM. Cylindre.
i-CYLL\DRlClTÊ(si-lin-dri-si-té), s. f. Terme didactique. Forme de ce qui est cylindrique.
— ETYM. Cylindrique.
tCYLINDRICORNE (si-lin-dri-kor-n'). odj. Terme
de zoologie. Qui a les cornes ou les anthères cylindriques.
— ÊTYM. Cylindre, et corne.
+ CYL1NUR1FL0RE (si-liii-dri-flo-r') , adj. Terme de bolanujue. Oui a des fleurs cylindriques.
— ETYM. Cylindre, et le latin ftos, ftoris, fleur, t CYLlNl)RlFOR.>iE (silin-dri-for-m') , adj. Terme
d'histoire naiurelle. Oui a la forme cyhndrique.
— ETYM. Cylindre, et forme.
t CYLINDRLMËTRË (si-lin -dri-mè-tr'), s. m. Instrument pour fabriquer avec précision les roues d'horlogerie.
— ETYM. Cylindre, et (iétpov, mesure.
CYLINDRIQUE (si-lin-dri-k"), adj. Qui a la
forme d'un cylindre.
— ÉTYM. Ku)iv5pixài;, de xû),ivSpoi;, cylindre.
t CYLINDUIQUEMENT (si-lin-dri-ke-man), adv. En forme de cylindre.
tCYLINDROCARPE (si-lin-dro kar-p'), adj. Terme de botanique. Qui a des fruits cylindriques.
— ETYM. Cylindre, etxapno;, fruit.
+ CYLINDROÏUE (si-lin-dro-i-d'). || l'Adj. Terme didactique. Qui approche de la forme cylindrique. Il 2° S. m. Terme de géométrie. Surface cylindrique ayant une base différente du cercle.
— Etym. Cylindre, et elSoç, forme.
+ CYLINDRO-OGIVAL, ALE (si-lin-dro-0-ji-val, ■ya-l'), adj. Korme cylindro-ogivale, forme que l'on donne à la balle dans les armes à feu d'aujourd'hui. Projectiles cylindro-ogivaux.
— ETVM. Cylindre, et ogive.
t CYLINDKOSE (si-lin-drô-z), S. f. Terme d'auatomie. Sorte de suture du crâne.
— ETYM. Cylindre.
i CYL1NDUOSO.ME (si-lin-dro-so-m') , adj Terme de zoologie. Qui a le corps cylindrique,
— ÉTYM. Cylindre, et a(S|ia, corps.
CYN
CYMAISE (si-mê-z'), s. f. Terme d'architecture. Membre ou moulure qui est au sommet d'une corniche. Cymaise droite. Cymaise renversée. S'il est petit, il [le dôme] n'est plus qu'une calotte ignoble qui .s'élève au-dessus des entablements tout exprès pour rompre la ligne harmonieuse de la cymaise,
CUATF.AUB. Itin. 97.
— HlST. xvi's. Et au regard des lancieres jambes de cheminée et cymaLses, le voisin les pourni percer tout outre le dit mur, pour y asseoir les dites lancieres et cymaises afleur du dit mur, Coust. génér. t. I, p. 20).
— ÊTVM. Lat. cymattum, de xyiiitiov, cymaise, proprement petit flot, diminutif de xOu-a, flot; ainsi dit parce que la cymaise forme une sorte d'ondulation.
t CYMATION (si-ma-ti-on) , s. m. Terme de botanique. Fructification des lichens.
— ETYM. KuiidcTtov, cyme, de xù|jia, proprement flot.
CYMBALAIRE (sin-ba-lê-r') , s. f. Terme de botaijique. Nom vulgaire de la linaria cymbalaria, L. (scrofulariacées), et de la saxifraga cymbalaria., L. (saxifragacées).
— ÉTYM. Cymbale, par comparaison de forme. CYMRALE (sin-ba-1'), s. f. || l°Chez les anciens,
instrument de percussion fait d'airain. || Dans le langage de l'Écriture, bruit éclatant et vain. Les vérités les plus terribles ne sont plus pour eux qu'un airain sonnant et une cymbale retentissante, mass. Car. Parole. Sans amour, ma gloire n'égale Que la gloire de la cymbale. Qui d'un vain bruit frappe les airs, RAC. Cantiques spirit. ).||2" Au plur. Aujourd'hui, instruments depercussion consistant en deux disques ou plateaux que l'on frappe l'un contre l'autre. Jouer des cymbales. Une cymbale, l'un des deux disques. J'ai trouvé une cymbale. Je ne sais à qui est cette cymbale. Au moyen de ce tambour, on ôterait cette ferraille de cymbales qui fait un trèsmauvais efîet, j. J. Rouss. Ùus. m^lit. \\ 3° Nom d'un jeu d'orgue à bouche et en éiain compris parmi les jeux de mutation. Dans cet orgue le jeu de la cymbale est remarquable. || 4" Plante des murailles.
— mST. xirs. Loez lui en cymbles bien sonaiiz, loez lui en cymbles de ledece [liesse, joie]. Liber psalm. p. '.231. Il xv s. Engineurs , maçons, charpentiers. Que fumée suit voulentiers. Joueurs d'orï-'ues ou de cymbale Feront mestier 63 maistres sales, E. DESCH. Poésies mss. f" 405, da'js lacurne. Il xvi" s. L'enroué des cymbales, dubell. vu, b3, recto. Un éléphant ayant à chascune cuisse un cymbale pendu, et im aultre attaché à sa trompe, mont.
— ÉTYM.K0iJ.6aXov, de xû[j.6oi;, chose creuse. Au xvi" siècle, cymbale était masculin; et Vaugelas prévient contre l'emploi de ce genre et dit que ce mot est toujours féminin. On avait jadis le verbe cymbaler: Fuyez l'infâme inhumaine personne De qui le nom si mal cimbale et sonne Qu'abliorré est de toute oreille s;iinle, marot, m, 5*. Cymbales été l'ait postérieurement sur le latin cymbo/um, qui, ayant l'accent sur cym, avait donné dans l'ancienne langue cynihle, comme cela devait être.
CYMBALIER (sin-ba-lié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, l's se lie: des sm-ba-lié-z et leurs cymbales), s. m. Celui qui joue des cymbales.
— ÊTYM. Cymbale.
t CYMBALOÏDE (sin-ba-lo-i-d'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une cymbale, d'une clochette.
— ETYM. Cymbale, et eISo;, forme.
tCYMBlFOLlÉ, ÉE (sin-bi-fo-li-é , ée), adj.
Terme de botanique. Qui a des feuilles en forme de nacelle.
— ÉTYM. Lat. cymba, nacelle, et folium, feuille. t CYMBIFORME (sin-bi-for-m'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une nacelle.
— ÉTYM. Lat. cymba, nacelle, et forme.
CYME (si-m'), s. ^. Terme de botanique. Mode
d'inflorescence, où les pédoncules, nés d'un même point de la tige, se ramifient ensuite irrégulièrement et se terminent tous à peu près à la même hauteur. || On trouve aussi écrit cime.
— ÉTYM. Voy. cime; normand, chimes, rejetons de choux; wallon, chimè, bourgeon.
t CYMETTE (si-mè-t'), s. f. Rejeton de certains choux dits aussi choux de Bruxelles.
— ÉTYM. Diminutif de cyme; picard, chimette. t CYMEUX, EUSE (si-meil, meû-z'), adj. Terme
de botanique. Qui a ses Heurs disposées en cyme.
-- ÉTYM. Cyme.
l.CYNANCHE (si-nan-k') ou CYNANCIE (si-nansie), s. f. Terme de médecine. Espèce d'angine, dans
CYN
laquelle les malades tirent la langue à peu ])r('9 comme font les chiens haletants. || Inusité présentement; on dit angine.
— ETYM. Kuvàf/Ti, de xÛMv, xuviç, chien, et àY/.etv, étrangler.
t CYNA.NQUE (si-nan-k'), t. f. Terme de botanique. Nom de la cynanche mnnspelliensis , i. qui fournit un suc drastique, dit scammonée il<! Montpellier , et de la cynanche virtcetoxicum, L. appelée vulgairement dompte-venin.
— ETYM. KuviYjirYl, étranglement des chiens (voy. le précédent), parce que cette plante passait pour funeste aux chiens.
t CYNANTIIÉJIIS (si-nan-té-mis'), s. f. Terme de botanique. Nom scientifique de la camomille puante.
— ÉTYM. Kû(i)v, xuvà;, chien, et àvOeiilj, sorte de camomille.
t CYNANTIIROPIE (si-nan-tro-pie), s. f. Terme de mi'decine. Espèce de mélancolie dans laquelle le mala'le s'imagine être changé en chien.
— Ety.M. KO'uv, xuvo;, cliien, et àv^pwTtoc, homme, t CYNAPINE (si-na-pi-n'), s. f. Terme de chimie.
Alcaloïde trouvé dans Vn'thusa cynapium.
— ÉTYM. Lat. cynapium, de xOiov, xuv6;, chien, et àmov , ache.
t GYNARÉES (si-na-rée) , I. f. plur. Terme de botanique. Groupe de plantes (synanthérées) auquel appartiennent l'artichaut, le chardon bénit, la chausse-trape, le bluet, la bardane, etc.
— ÊTYM. Kuvàpa, nom d'une plante indéterminée.
t CYNAROCÉPHALES (si-na-ro-sé-fa-r),«. /. plur. Terme de botanique. Voy. cvnabEes.
— ÉTYM. Kuvâpa, nom d'une plante indéterminée, et x£?a>T|, tête.
t CYNÉGÉTIQUE (si-né-jé-ti-k'). || 1" Adj. Qui regarde la chasse et les chiens. Les exercices cynégétiques. Il 2" .S'. /. Art de la chaise avec les chiens, et aussi de la chasse en général.
— ÉTYM. KuvTifETixTi, de xûuv, xuvôç, chien, et àyeiv, conduire.
f CYNGALAIS, AISE (sin-ga-lê, lê-z'), adj. Qui est de Ceylan. La langue cyngaiaise. || On trouve aussi Ceyianais, aise.
t CYNIPS (si-nips'), s. m. Terme de zoologie. Genre d'Insectes hyménoptères auquel appartient celui qui fait la noix de galle, la caprification des figuiers, etc.
— ÉTYM. KOcav, xuv6;, chien, etti}". sorte d'insecte. CYN;0UE (si-ni-k'), adj. f| 1° De chien. Fièvre
adurante et soif plus que cynique, i. s. Bouss. i, Épigr. 5. Il Peu usité en ce sens. || Terme de médecine. Spasme cynique, mouvement convulsif des joues, par lequel les lèvres s'écartent de manière à laisser voir les dents comme un chien irrité. il 2° Qui appartient à une philosophie affectant de braver les convenances. Diogène, philosophe cynique. Antisthène d'Athènes, di.sciple de Socrate et chef de la secte cynique, iv siècle avant J. C. , barthél. Anacli. table 6. {| Par extension, effronté. Homme cynique et iiravanl les convenances. Ses cyniques discours. Les trois lettres sur le gouvernement sont d'un style dur, cynique et plus insulent que vigoureux, volt. Leit. Damilavile, <9 sept. 1766. Je me fis cynique et caustii|ue par lionte, j'affectai de mépiiser la politesse que je ne savais pas pratiquer, J. J. rouss. Ciinfess. vin. || Obscène. Être cynique dans son langage. Vers cyniques. Et si du son hardi de ses rimes cyniques II ^Régnier] n'alarmait souvent les oreilles puiliques, boil. A. poétique, II. || 3° S. m. Philosophe cynique. Les cyniques étaient mordants et sans pudeur. Quoique je ne fisse pas profession de mépriser la gloire en cynique.... DESC. ilélli. Cratès fleurissait àThèbes vers la U3' olympiade et effaçait tous les autres cyniques de ce temps, bolun, Ilist. anc. hv. xxvi, i" part. ch. 2, art. 6. Ils [les cyniques] reprochaient aux autres leurs défauts sans garder aucun ménagement, ajoutant même à leurs reproches un air de mépris et d'insulte; c'est ce qui, selon quelquesuns, leur fit donner le nom de cyniques, parce qu'ils étaient mordants et qu'ils aboyaient après tout le monde comme des chiens, m. ti;. Souvent sous le manteau du cynique et du stoïcien, sous les apparencej du désintéressement, du mépris des grandeurs, de la louange, des plaisirs, nous ne trouverons que des âmes bilieu.ses, rongées par l'envie, dévorées d'ambition, embra.sées du vain désir d'une gloire usurpée toutes les fuis qu'on ne la doit point aux avantages réels qu'on procure à la société. o'hoi.bach, Ess. préj. ch. 7, dans ntiMARSAis, Œuvres Les railleries, les satires, les invectives furent ieutf-
CYP
armes, et ils ne ménagèrent personne; voilà le caracli're d'esprit qui était commun à tous les cyniques. coNDiLLAc; Hist. anc. m, (8. Tout dégénère et surtout les vertus portées à l'excès; d'ailleurs, comme il est plus aisé de les contrefaire, cette secte parut a[ipeler à elle tous ceux qui, sans mérite, furent ambitieux de se faire un nom; les cyniques passèrent donc du mépris des vices au mépris des mœurs et des bienséances; ils devinrent impudents, ils mirent la sagesse à ne rougir de rien, id. i7). Il Homme eflrontéet sans pudeur. Issu de ces grands magistrats, Harlay en eut toute la gravité qu'il outra en cynique, st-sim. 47, )ii7.
— F.TYM. Kuvixà;, dexi'jtov, y.uvà;, chien.
t CY>-iyrEMENT (si-ni-ke-man), adv. D'une manière cynique.
— F.TYM. Cynique, et le suffixe ment.
CYNISME (si-ni-sm'), s. m.||l° La philosophie
des cyniques. Le cynisme fit de grands progrès dans la Grèce. Né à Thèhes, avec de grands biens, ('.ratés les abandonna pour se dévouer au cynisme, CONDILLAC, Ilisl. anc. m, t8. Diogène, d'une imagination plus ardente et plus propre, s'il est possible, à l'enthousiasme, perfectionna le cynisme, c'est-à-dire qu'il renchérit sur les excès de son maître,id. ib. Il 2° Par extension, effronterie, impudence, obscénité. Le cynisme de sa conduite, de son langage.
— ÉTYM. Kuvii7u.o; (voy. cïnioue).
CYNOCÉPHALE (si-no séfa-1'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Genre de singes (quadrumanes) cora- ■ prenant le babouin (cynocéphale babouin); le cyno