‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 52 sur 504 · mi»T. «02»i. , rn celle piao* de · texte numérisé non relu

mi»T. «02»i. , rn celle piao* de

ACG

ACC

riedcoy.attenaantquelamerfustaceoisée.Bouctq.u, 32. Il XVI' S. Tu accoises les ruisseaux Et les bois hosîes desbestes, yveb, 628. Que la guerre d'Italie pour les grandes despenses el interests des princes g'accoise, d'aub. IIùl. i, 29.

— ÉTYM. À fil coi (voy. ce mot); provenç. aquexar.

ACCOLADE (a-ko-la-d') , s. f. || 1° Embrassade en jetant les bras autour du cou. Dans une accolade bien tendre Nous mêlerons nos cheveux blancs, bé- BANGER, Bouquet. Il 2° Coup du plat de l'épée donné sur le cou d'un chevalier, lors de sa réception. Comme son chevalier en reçut l'accolade, régnibr, Sat. 11. Après avoir reçu l'accolade et l'ordre de chevalerie, iiAM. Cramm. 4. Il ne fallait point avoir reçu l'accolade pour entrer aux diètes de l'Erapli-e, VOLT. Mœurs, 9". Ce faisant, aurez l'accolade et serez reçu chevalier, j. j. rouss. Ilél. i, 35. L'officiant me chaussa les éperons en me donnant l'accolade, ciiATEAUB. Itin. m, 39. Il 3° Sorte de trait

de cette forme ^ servant dans l'écriture à

embrasser plusieurs objets. || 4° En termes de cuisine, accolade de lapereaux, deux lapereaux servis ensemble. || 5'Terme d'architecture. Certaines courbes qui couronnent les linteaux de portes et de fenêtres.

— HisT. Dans la langue d'oïl on disait non l'accoladê, mais plus souvent l'acoUe; elle se donnait avec la main ou avec l'épée sur le chignon du cou, et, par extension, se prenait pour un coup quelconque. || xiu's. L'acolée [de chevalier] [le roi] leur donne, puis les ala baiser, Berte, 129. || xvi" s. Lors, que de chères et grandes accoUées,MAROT, ii,

— tTm. Accoler.

f ACCOLADEU(a-ko-la-dé),«. a. Terme d'imprimerie et de commerce. Joindre par une accolade plusieurs objets destinés à former un tout ou ayant des rapports d'analogie.

t ACCOLAGE (a-ko-la-j') ,s.m. Terme de jardinage et d'agriculture. Action de fixer à des échalas ou à des espaliers les sarments de la vigne ou les branches des arbres fruitiers.

— ÉTYM. Accoler.

ACCOLÉ, LÉE (a-ko-lé , lée). || l'Part.passé. Qui reçoit une embrassade. Environné, accolé, entraîné de part et d'autre, je fus poussé à travers ce vaste appai'tement, st-simon, 272, (75. || 2° Adj. Joint, réuni, mis ensemble. Ces deux noms accolés. || 3° En termes de blason, se dit des animaux qui ont des colliers ou des couronnes passés au cou; des choses entremêlées à d'autres ; de deux écus qui sont joints ensemble; des fusées, des losanges qui se touchent par leurs angles sans remplir l'écu. Mlle de Malause portait les armes de Bourbon, qui choqueraient le roi accolées avec les siennes [de Pontchartrain], st-simon, 44, 5. |] 4° En jardinage, attaché à l'espalier, aux échalas. Sarments accolés.

t ACCOLEMENT (a-ko-le-man) ,s. m. Action d'accoler, de joindre, de réunir. Etat de ce qui est accolé. Quelque monstrueux que fût l'accolement da la dignité de pair de France avec la qualité de conseiller de cour souveraine, l'indignation publique fut étouffée sous le poids du duo de Guise, st-simon, Î74, 4. Il 2° Terme d'architecture. Espace de terrain entre les fossés d'un chemin et les bordures du pavé, servant d'encaissement .

— HIST. XVI* s. Après les accolements et honneurs dignes de sa grandeur, yver, 546.

— ETYM. Accoler.

ACCOLER (a-ko-lé), v. a. || 1° Embrasser en jetant les bras autour du cou .... Lors, se tournant vers moi, M'accole à tour de bras.... Régnier, Sat. viii. Il 2» Accoler la cuisse, la botte à quelqu'un, lui embrasser la cuisse, la botte, ce qui était u»e marque de grande soumission et d'infériorité. || 3° Accoler la vigne, l'échalasser. || 4" Réunir par une accolade. Accoler deux ou plusieurs articles dans un compte. Il 5° Fig. Faire figurer ensemble. Il accola ces deux hommes, ces deux noms dans son discours. || 6° S'accoler, v. réfl. Se donner l'accolade Il 7° S'embrasser, s'unir, en parlant de la vigne, du houblon, etc.

— HlST. xii" s. Et vous avez, par Dieu, meilleur envie D'un bel valet baiser et accoler, ouenes, Itovianc. p. (08. El doucement les a touz acolez,Konc. 202. Il xiii' s. Ensanle [ensemble] dorment doucement, Acolé sont estroitement, FI. et Bl. 2597. Assez fu Buiemons baisié et acoUé , Ch. d'Ant. ni, 477. Briefment, tuit clerc fors escoler Vuelent avarisce acoler, rut. 222. Charles Martiaus meismes court son fil[fils] acoler, Berte, 3. \\ xv» s. Si les festa liementet baisa et accola chacun de grant cœur, riioiss. i,u, 485. Lors j'accolle mon oreille et crie:

Merci amours.... ch. d'orl. Bal. 4 2. Dieu a les bras ouverts poui t'acoler, Prest d'oublié." ta vie pécheresse, ID. Complainte de la France. || xvi" s. C'est le saint nom du pape qui accoUe Les chiens d'enfer, s'il lui plaist, d'une estoUe, mardi, i, 267. Lors accollant chauldement son mari.... mont, m, lio. Ils estoient joints face à face et comme si un plus petit enfant envouloit accoUer un plus grandelet, id, m, 4 36. Le lierre corrompt et ruine la paroi qu'il accole, ID.IV, 454.

— ÉTYM. Àetcol. D'après Palsgrave,p.23,on prononçait les deux c.

t ACCOLURE (a-ko-lu-r'), s.f. \\ l°Lien dont on se sert pour accoler la vigne. || 2° Assemblage des premières mises de bûches d'un train à flotter. || 3° Ligature dans la reliure d'un livre.

t ACCOMBANT, ANTE (a-kkon-ban,ban-t'), adj. Terme de botanique. Se dit d'une partie qui est couchée sur le bord d'un autre.

— ÈTYM. Accumbere, être couché auprès, de ad, à, et cumbere, cubare, être couché.

ACCOJIMODABLE (a-ko-mo-da-W) , adj. Qui se peut accommoder, concilier. Querelle, différend accommodable. || Neseplacejamaisqu'aprèssonsubstantif.

— HIST. XVI* s. Mon appétit est accommodable indifféremment à toutes choses de quoy on se

paist, MONT. I, 4 84.

— ÉTYM. Accommoder.

ACCOMMODAGE (a-ko-mo-da-j'), s. m. || 1° Apprêt que l'on donne aux aliments. L'accommodage d'un morceau de bœuf. || 2° Opération par laquelle le perruquier arrange les cheveux. L'accommodage de la perruque. Ce perruquier prend tant pour l'accommodage d'un mois. 1| Ce dernier sens vieillit.

— ÉTYM. Accommoder.

ACCOMMODANT, ANTE (a-ko-mo-dan , dan-f),

adj. Qui s'accommode , s'arrange avec. Se dit des personneset deschoses. Se montrer accommodant. L'autre est un esprit doux, patient, accommodant, BOURD. l'ensces,l. ii,p.24o. Y eut-iljamais unesprit plus facile, plus accommodant, flêcii. Uont. Elle ne chercha pas des docteurs de la loi faciles et accommodants, pour calmer ses remords, m. i, 204. Vous aimez mieux un doute accommodant qu'une sûreté trop gênante, mass. Carême, Salut. Quand vous avez entrepris de décider les cas de conscience d'une manière favorable et accommodante.... pasg. Prov. 43 Sinon, qu'ils soient d'humeur accommodante, lAFONT. Cont. le Cal.

t ACCOMMODATION (a- ko- mo-da-sion), î. f. Il 1* Action d'accommoder ou de s'accommoder. L'accommodation des êtres vivants aux conditions dans lesquelles ils se trouvent. || 2° Terme de physiologie. On donne le nom d'accommodation de l'œil aux changements qui s'y opèrent pour rendre la vision distincte à des distances diverses. J| 3° Terme de philosophie. Procédé par lequel souvent on accommode une doctrine aux opinions, aux connaissances, aux préjugés de ceux à qui on l'enseigne.

ACCOMMODÉ, ÉE{a^ko-mo-dé, dée), part. passé. Il 1° Ajusté, arrangé. || 2° Apprêté, en parlant d'un mets. Ce bœuf est bien accommodé. || 3- Terminé à l'amiable. Querelle accommodée. || 4° Conformé à. Cette pièce a été refaite et accommodée au goût du public. Une religion accommodée est propre à durer, PASC. Pensées, Prov. 3. Pensées ou réflexions sensibles, familières, instnictives, accommodées au simple peuple, qu'il n'est pas permis de négliger, la BRUY. Prologue. \\ S" Pourvu de. Les magasins pleins, les particuliers accommodés de toutes choses, SA- RASIN, Siège de Dunk. 40. || litre peu accommodé des biens de la fortune. Un homme assez accommodé des biens de la fortune. Quoique peu accommodé des biens de la fortune, Socrate se tint dans les termes d'un désintére.ssement parfait, fén. Socr. Il Absolument. À l'aise, riche. J'ai découvertsousmain qu'elles ne sont pas fort accommodées, MOL.r.^e.i, 2. Le seigneur Anselme est.... un gentilhomme qui est noble, doux, posé, sage et fort accommodé, id. tb. I, 7. Mon père était des premiers et des plus accommodés de son village, ecarron, liom. Com. I, 4 3. M. et Mme de Ventadour ne voulaient pas ouïr parler d'un cadet fort peu accommodé, st-simon, 24 , 250. Les ouvriers en avaient encore construit un grand nombre d'autres [échafauds pour tm spectacle] , qu'ils avaient loués aux familles les plus riches et les plus accommodées, vertot, Rév. ix,

— REM. Accommodé a un peu vieilli dans ce dernier sens, et, pour l'employer, il faudrait quelque précaution, c'est-à-dire que l'emploi en fût tel, qu'aucun doute sur le sens ne pût s'élever. j

ACCOMMODEMENT (a-ko-mo-de-man), s. m.

Il 1* Arrangement, restauration. Il faut faire à cette maison quelques accommodements. | 2* Action da mettre d'accord des hommes, d'arranger ime affaire, une querelle. Par voie d'accommodement. Un esprit d'accommodement. Entrer en voie d'accommodement. Il y eut entre eux tentative d'accommodement. Le plus mauvais accommodement est préférable au meilleur procès. Quel est donc l'expédient qu'on imagine? C'est de lui ménager un accommodement qui arrête le cours d'une affaire si épineuse et si fâcheuse, bourd. Pensées, t. 11, p. 202. En matière d'accommodement, il est nécessaire que chacun se relâche, et alors la perte , comme le gain, doit être partagée, id. ib. Je l'ai vu.... dans les accommodements, calmer les e.^prits aigris, par une patience et une douceur qu'on n'aurait jamais attendues d'une humeur si vive ni d'une si haute élévation, boss. Louis de Bourbon. Les accommodements ne font rien en ce point, corn. Cid, II, 3. Mais si, jusques au jour de l'accommodement..., ID. ib. Pour tâcher de ménager quelque accommodement, sÉv. 235. Le comte les porta à entrer dans quelque accommodement, boss. Déf. Faisons ici votre accommodement, mol. l'Amom mi/d. 111,4. Il 3° Expédients pour concilier, arranger. Le ciel défend, de vrai, certains contentements; Mais on trouve avec lui des accommodements, mol. Tart. IV, 5. Il C'estunhommed'accommodement, de facile accommodement ; il est facile de s'entend re avec lui. Il 4°Terme de peinture. Manièredont les draperies et les ajustements sont choisis, assortis et disposés.

— SYN. ACCOMMODEMENT, RACCOMMODEMENT. L'aC-

commodement se fait entre des personnes qui soni en procès, en querelle, n/i;s qui auparavant ne se connaissaient pas ou étaient indifl'érentes l'une i l'autre. Le raccommodement se fait entre des amis, des parents qui se sont brouillés : le raccommodement d'un père avec son fils.

— HIST. XVI* s. Accommodement est terme de haute vollerie ou de gibecière, ou style de bourreau pour l'accommodement de la corde au patient, d'aub. Fœn. m, 22.

— ÉTYM. Accommoder.

ACCOMMODER (a-ko-mo-dé; quelques-uns prononcent a-k'-mo-dé, comme si le premier 0 était un e muet; cette prononciation est à éviter), v.a.\\ 1° Donner de la commodité , de l'aisance , convenir. Quand cela vous accommodera. Des terres qui l'accommoderaient le mieux du monde. De maniera à accommoder tout le monde. Tout ce qui vous accommode Y0U3 appartient déjà, mass. Prosp. Rechercher avec un empressement extrême des superfluités qui m'accommodent, bourd. Pensées, t. II, p. 405. Il 2° Arranger, agencer, ajuster. Accommoder sa maison, son jardin. Accommoder ses affaires, les mettre en meilleur état. Accommoder le feu. M"' DE GRAFF1GNY, Lett. 4 43. L'idée Que j'ai sur le papier en prose accommodée, mol. Femmes S. m,2. Un geai prit son plumage. Puis après se l'accommoda, la font. Fab. iv, 8. || Accommoder une personne, lui arranger son lit, sa toilette, etc. Elle s'était amusée à accommoder Mme la duchesse. sÉv. 6. Il 3° Accommoder, apprêter , en parlant d'un mets. Que voulez- vous qu'on vous accommode pour votre dîner? Accommoder des champignons. Il 4° Coiffer, arranger des cheveux. Accommoder une perruque. Accommoder quelqu'un. Il est allé chez le coiffeur se faire accommoder. || S' Bien accommoder, bien traiter. Cet aubergiste accommode bien ses hôtes. Ce marchand accommode bien ses pratiques. Il Ironique et familier. Il l'a bien accommodé ; je l'accommoderai comme il faut : c'est à dire, Il l'a maltraité; je le traiterai durement. Est-ce qu'on n'en voit pas de toutes les espèces Qui sont accommodés chez eux de toutes pièces? mol. Éc. des Femmes, 1, 4, On ne saurait aller nulle part où l'on ne vous entende accommoder de toutes pièce, id. l'Àv. m, 5. Il me prend des tentations d'accommoder tout son visage à la compote, id. G. D. a, 4. || Il est étrangement accommodé, il a ses habillements en mauvais état ou en désordre. Un cabriolet l'a éclaboussé, le voilà bien accommodé. || 6° Concilier, terminera l'amiable. Accommoder un procès, mie affaire. Accommoder deux adversaires. Tout est accommodé, mol. l'Élour. v, 7. 11 se résout d'accommoder l'affaire sans bruit, corn. Ex. du Cid. Klle a fait trop de bruit pour ne pas s'accorder, Puisque déjà le roi veut les accommoder, id. Cid, n, 3. On arrête les procès, on accommode les difl'érends,B0URD. Pensées, t. ii, p. 437. Ils accommodent la religion avec les plaisirs, fléch. Dauph. Il y a certains intérêts délicats que les dévots ne savent que

ACC

IfonMeommoder araetaur rertu, lo. ib. t. il, p. •»•. AtcommoA*t Dieu «tm I« monde , lo. S^m . i , M . Ou M <ODR« oullenwD» * icconirîKxlT l*«ffâira, kou. Uttr. Qut^l. *'•■ AccoinniK ' "'. *t-

«(«L, IV, 7. Son âub.tiou [d '-i •"«

IdiJm, qunnJ il pouvait »cc Ki".i.) at lo

rvpoa, »AiJir-»viiKU. Il, •». ir ronta ou

•utramcui à (|ucli|u'uii uu o..,- . ,..■ lui eonricnt. Je *ou« pria da raeeomnuxler da cai objau qu'il d4«r«. Vt lit'r.iir« t'aeeomffloda da Irèâ-beaux lirraa. Si to>> jue maouicrit parun, tou*

ma ferai |>l > u accomoiodar, montuq. L

prrt. 141. Lu rui avait tid6 la mar4ch«l d'Humitrr* \ ter/tmmmUr Mouchy, sàIM-«imok, 23, •»• n"e«tll point quelque I le paufra UascariUeT

... V, lo ^o la.., un échan^B avec l'aul, loger ; maii l'aul n'a paa de quoi ni'acr . il tulitlitiio do l'argent en la place du

lojolul domaoïle, boss. Peruéei chrét.

ji 1 iifonner, approprier. Acconinio<lcr son diMour» aux eircoDotance*. Il accommodait le* loii à Mt pauiont. On accommoda la rlgle aui peraonnei, loin de Juger le* pereoDDCs par la rigla.HAas. Car. Protp. umpor. Vous nous reprocherez peut-4tro un jour d'avoir accommodé la sainte virile de votre Rvangileaux indulgences et auxaduuciuaments de nos siècles, ID. Car. Par. de l)uu. On veut accommoder tout le monde à soi , rLBcH. Srrm. <, 33«. J'accommode mallamme au bien de mcsnfTaires.coRM. Jr^d^«, l, I. 11 faut que l'air soit accommodé aux paroles, mol. B. C. i, :i.

s'iccoMHODRR , v.ri(l.\\ 1* Sa doiiner de* commixlité*, de* aises. Voyez comme il s'accommode. ||t* liien s'accommoder, devenir riche. Je l'ai vu pauvre , mais il s'est bien accommodé. I| S* Se coDCilier. Ils se lont accommodés. Leur aifTérend a'accommodera. Il y a trop de peine à s'accommoder pour le profit, pasc. Prov. 8. Le maréchal s'est accommodé avec ses créanciers, sÉv. 3«. Si la soif des grandeurs, l'amour de commander Avec son joug étroit pouvaient s'accommoder, aac. Ath. III, 3. Peut être pensez-vous que la prospérité et U religion ne s'accommodent guère ensemble, rUc'J. t. III, p. 3X3. Il 4* S'accommodera, to conformer à. Sachant s'accommoder à tous les goûts, KÊ.s. TH. XVI. 11 faut qu'il [le roi] s'accommode à teurs faiblesse* [des bomnies|, qu'il les corrige en père, qu'il le* rende sages et heureux, id. ib. XXIV. lit-ce ainsi qu'k nos vœux il sait s'accommodarT luc. 0aj. iv, t. C'est une vie à laquella il na peut s'accommoder, pasc. édit. Cousin. Pour s'accommoder à la faiblesse des hommes, pasc. Pror. 7. Si vos résolutions s'accommodaient à nos désirs, ttv. 4ïl. Pour s'accommoder à la dépravation de nos désirs, «AS». Car. Protp. Ump. Le Seigneur, attentif k ce qui se passe dans nos coeurs , et indigné de n'y rien trouver pour lui, s'est accommodé à dos souhaits, ID. ib. Je n'aurai pas besoin . pour m'accommoder à mon sujet , de vous donner des titres spécieux , MASS. Vittart. Oui s'accommode à toutes les disposition*, aux faible* et aux forts, aux sains et aux maiade*.... bourd. Pciuiet, t. m, p. s»». Qu'il faut vivra avec «e« amis, qu'il faut s'accommoder k eux, faire comme aux, ou rompre avec eux, id. ib. t. ii , p.^ I«7. Je na tais comment il me sera possible de m'accommodar au temps et do ae pas trahir mon honneur, vauoit. Q. Cura, sea. || B" S'accommoder da, acceptvr avec facilité et sans humeur. 11 s'accommode do tout. C'est un homme dont je m'accommodais très-bien. Ma fille a de la complaisance, •I ton» vrraz qu'elle s'accommodera entièrement 1 ■ ifar. forcé, M. Cela est fort agréable lisant, et je m'en accommoderai* as- ■ ' dt Pierre, i, a. La moyen, mon on- !illa un peu raisonnable *a pût accom-

' ■- ■'■if personne? id. Ut Prit. rid. ». Vous

na tara pu de cas maris incommodes, qui veulcat que laart femmes vivent comme des loups-garous; ja vous avoua que je na m'accommoderais pas de ealâ et que la solitwle ma désespéra . id. Ifar. (orti. ♦. L'urgueil de votre nom n« s'accommo>le guère rto coqui suit.... Bouao. Pfiu^, t.n, p. (u. On ne » accommode nulle part d'ui. homme noté et décrié ',".•"'• P- «»»• te seul terme do clôture marque •i*j». pw soimCma, quelque chose de triste et Uool U nature no doit pas s'accommoder, lo. ib. L- IJ^.?*'"'*'"» s'acconimodant mieux des hotj. rf«. m. viii. Peu d'écrivain» s accommodent daeortyl*.. i, Mtrx. i Unt rt dont 'anachorète le pit» . rait da U pana k »'accommo<lor,

rilL- ^n«*S'«cooiLBioder dune chovs.

rich«.r. i.cnoèfir. Il s'a* accoomoda au piit

ACC

?u'oo voulut. Ja voudrai* vous prier da les voir cas esclave* ] et de le* entendre pour le* acbatar,»*il* vou* pUisent, ou pour leur enseigner quelqu'un de vos amis qui voulût s'on accommoder, «oL. U Sieil. ». Il 7* Proverbe». On l'a accommo<lé toulde rôU,c'e»t-k-diraonl'afortmaltrailé. || Accommpdez-vou*, le pay* est large, sa dit k un homme qui prend ses oomiBodités sans se gêner suflisammant.

— HUIT. ivi«s. SI tu le veux accommoder k nos façons de faire et adorer le roi, tu lo pourra» veoir et parler k lui, AiiroT, Thim. S». Il se sçavoit dextremenl accommoder k toutes comp.iignies, ro. Péricl. ». Accommodant la matière k ma force, «ost. 1, 104. Enfin, Cinna, je t'ay rendu si accommodé et si aysé que.... ID. I, <3«. D'uno façon noble et accommodée au temps et au lieu, lu. l. i»2. Ils se prestent et accommodent aux inclinations naturelles, m. Il, 234. U noblesse en seroit plus accommodée d'argent et moins endettée, la.soue, «s. Et s'il a esté s.'ipre pour la parachever [sa maison] , il ne l'est pas moins pour l'accommoder par dedans, id. (07. tl«s chefs) pour estre bien parés s'accommoilont de la moitié des payes des soldats, id. 284. Il accommode le soulier à nostre pied, c'est à dire la despcn.se k notre pauvreté, id. 278.

— ÈTYM. Bourguign. e(/u«nodai; Berry, aemoder; wallon, ak'moide ; à'aecommodare, de ad, k, et commodus (voy. commode).

t ACCOUI>ACNAGE(a-kon-pa-goa-j'), t. m. Trame fino dont on garnit le fond d'une étoflo de soie brochée d'or.

ACCOMPAGNATF.CR , TKICE ( a-kon-pa-gnatcur, tri-s'), s. ra. et f. Terme de musique. Celui, celle qui accompagne la partie principale d'un morceau. Il Le néologisme a créé accompagnateur; et ce serait pécher contre l'usage que de dire accompagneur.

— f.TYM. Accomvagner.

ACCOMPAGNÉ, ÉE (a-kon-pa-gné, gnée), part, passé. Il 1* Accompagné d'une foule nombreuse. Craignant une attaque, il sortit bien accompagné. Peu accompagné. || 2° Kig. Un présent accompagné d'une lettre polie. Quels coups accompagnés de regards effroyables.... hac. Jfitftnd. v, 4. Quelques dehors spécieux, accompagnés de beaucoup de confiance et de présomption, bourd. Pensées, t. ii, p. 197. Il 3* Terme de musique, .-^outcnu par un ou plusieurs instruments, une ou plusieurs voix. Il e.st ma' accompagné. || 4'Kn termes de blason, se ditd(« pièce? qui sont réparties auprès d'une pièce principale et particulièrement des croix , sautoirs , chevrons, etc., lorsqu'ils sont également disposés dans les quatre cantons de l'écu. || 6* Kn termes de vénerie, se dit du cerf lorsque, pressé par les chiens, il scjointkd'autces bétcspour donner le change.

— REM. Le roi accompagné de ses gardes. Télémaque accompagné par Minerve. En général on préférera par k de, quand la personne dont nous sommes accompagnés, nous est supérieure pour le rang et la qualité.

ACCO.MPAGNEMEJfT (a-kbn-iia-gnc-man), t. m. Il 1' U fut choisi pour l'accompagnement delà princesse. La dernière de ces conférences [entre le maréchal de Boufllers et le prince d'Orange] fut plus nombreuse en accompagnement , et les suites se mêlèrent et se parlèrent avec force civilité, stsisioH,49.77. Il 2* Fig. Ce qiiiaccom[>agne,ccquiest accessoire. Le mérite et son accompagnement ordinaire, l'estime publique. I.a figure principale de ce tableau aurait besoin de quelques accompagnements. Quand il est seul et «an* ces accompagnements, PASC. P. dit. 10. Il 8* En termes de blason , tout co qui est hors de l'écu, comme les supports, le cimier. Porter des armoiries sans aucun accompagnement Il i* Union des instruments avec la voix. Chanter avec accompagnement de piano. Quel accom[>agiiement sublime Pour les chants inspirés du barde audacieux Que le bruit du unon.... lamart. Ép. à A.de Percev. Un organiste lui a donné ';uel(jues leçons d'accompagnement, ]. i. ROi;ss. Ém. v. Une leçon d'accompagnement est celle où l'on en.scigiie l'art d'accompagner et non pa* celle où l'on accompagne. C'est une faute grave, quoique très-commune chez les jeunes pianistes, *urtout celles qui sont un peu avancées, d'appeler leçons d'accompagnement celles qui leur sont données par un violoniste qui joueavrc elles. C'est presque loujoursune leçon de *tyle ou une leçon d'ensemble donnée (>ar

acconpair-"-"' ■ i longueur rie la phrase explique

mais ne i np locution fausse. iJS'En chirurgie, .i. ,.. ..uicnlde la cataracte, matière

UancUtre et visqueuse qu'on a vue quelquefois au-

ACC

tour du oristallin, et aussi lambeau de la membrane cristalline devenue opaque.

— IIIST. ziii* s. Et aucune fois fait on tex acompaignemen*, parce que li un* a plu* de paine ea aiiiioistier les besongoes de la [la] compai^'uie que li autres, bealu. xxi, 33.

— ÉTYM. Accomjiagner.

ACCOMPAGNKIt (a-kon-pa-giié),o. a. || 1- Aller de compagnie. 11 m'accompagne dan* tous met voyages. J'accompagnais partout le vieillard. La reine qui l'accompagnaaucœurdo l'hiver, boss. U. d'Amjlet.k en jugerselon l'estime du monde profane r-t corrompu, vou* vous voyez dans une espèce de nécessité dos r n der cet ami [en un duel], de lui offrir votre secor , l'accompagner, bouhd. Petuéet, t ii, p. 27.:. ],; partout Xipharès accompagne te* pas, rac. Mithr. IV, 1. Oser accompagner ma fuite, id. Phèdre, v, I. De mon heureux rival j'accompagnai les armes, ID. Btréti. i, 4. Il 2' Kig. La fortune semble l'accompagner. Ce* analhèmes partis du siège apostolique etsacondésde tant d'autres qui les ont acrompagnés ou suivis dans les églises pan uoi-RD. Pentéet, t.u, p. 342. Toutes lastr.i le faux bonheur du monde est accompat'u -, i>> m. p. 374. L'amour de la sages&se lui Dt préférer la douceur du célibat aux soins q;ii accompagnent le m:iriage, vtn. Philot. 7/ia/('«. Courage, mon garçon I Tout heur nous accompagne, hol. l'Étour. m, t,. ....un traître qui n'est hardi qu'k m'ofTcnser, De qui nulle vertu n accompagne l'audace, rac. Jfith. u, 4. Et toujours quelque crainte accompagne l'amour, ID. Bril. V, S. Il 3' Suivre par honneur, conduire eu cérémonie, reconduire par honneur. Ce prince et toujours accompagné d'une suite nombreuse. Cesl lui qui a la charge d'accompagner l'ambassadeur h l'audience. Quand il s'en alla, on l'acccmpagna jusqu'k sa voiture. j| 4- Escorter. 11 se fait toujours accompagner, il ne sort que bien accompagné, k cause de ses ennemis. || S* Convenir k. aller avec. Sa voix, son geste accompagnent son visage, la brut. b. La mode qui fait la tète des femmes la base d'un édifice k plusieurs étages.... qui éloigne les cheveux du visage, bien qu'ils no croissent que [>our l'accompagner, id. «3. || On y joint souvent l'adverbe bien : Cette garniture accompagne bien la robe. Il 8* Accompagner de, joindre k, ajouter. Il accompagne ses remont.Tjices de menaces. || 7* F.n termes de musique, fa.'re un accompagnement. Si vous voulez chanter, je vous accompagnerai sur I piano, avec le piano. J'irais de la pastourelle Accoui pagner les chansons, bErang. Petit oùrou.;! Ac compagner se dit aussi absolument. U accote pagii'.bien, il accompagne mal. || 8* s'accompaoxer , r. réfl. Il s'accompagna de gens de main pour faire lecotip. Si vous TOUS accompagnez en ce voyage de vos muses et de vos papiers, nous n'aurons que faire pour nous entretenir, balz. Leilr.x, I8. ||9« En musique, se faire k soi-même l'accompagnement. Il chanta en s'accompagnant du piano, de la guitare. |{ 10* f.lni accompagné. La fièvre s'accompagnait de délire.

— SYN. accompagner , ESCORTER. Nous escortons par précaution , pour empêcher les accidents qui pourraient survenir, ou pour mettre k couvert de l'insulte de l'ennemi qu'on peut rencontrer dans sa marche. A( compagner est plus général qu'escorter. On peut diir accompagner au lieu d'escorter, maison na peut pas dire toujours escorter pour accompagner.

— HIST. xii* ». Et luit si frère l'aidèrent, et tuit cil qui estoient acompaigné od son pcre , Machab. I. ch. 3. A Gucnelon icil s'aconp.-"- •■ "•- " "J. Il XIII* s. Se tu te voloie» acomp^

porterai foi et loiauté, et porrions i

ce.stecontrée,viLi.En, 133. Acom;

sont li baron En poi d'heure por l<

lien. 7oU. Et tiei puet on acom;

a puis grant enconbrier, ib. 75to.

lui vous acompaignorai , Btrte, U'. .-^c

gnie [société, association] se fait, n

compoignon de toz lor biens, mais

tant solement de quoi 11 «"acompaign

tocièrent], brapm. xxi, so. Ay ace., ..p..... ..

acompagnons Monseigneur le duc et les hoirs à toute* les choses que j'ay, do cangi, osiomare. Il XIV* s. Nous l'acompaignous disi ores en avant en tous les biens faits «i nostre église, lo. ib. Il XV* s. Feu Thomas a donné aux diU religieu», afin qu'il sn:t acompaignié en leurs aumtMne* et oraisons, III. i6. Et si s'accxpagnoieot A de bois] vingt ou trente, at l'escu

boutoieatda grant raodon centre le i^iu,-. i .— j,

I, 137. Il ZTi* s. Selon sa grâce infinie, J. a s'accompagne avec nous qui somme» bas et oontempiibles, CALT. /Mt. :*t. Voilk pourquoi saint Paul ac-

ACC

compagne In doctrine avec la foi d'un lien inséparable, io.ib. 421. Afin que ceux au nom desquels il oflVoit fussent accompagnez aux fidèles qui csloiont morts pour maintenir la vraie religion, id. ib. 023. Et s'aocompagnant honteusement ci la cause et entreprise des infidèles, mart. nu iœi.i.ay, 348. Nos romans disent ordinairement adestrer pour accompaignor, mont, i, 358. Ils se promettent une vie terrestre accompaignée de toutes sortes de plaisirs, in. II, 252. J'escrivois cecy, accorapaigné de telle douleur en la vessie.... m. m, )2. Mais toujours de douleur le plaisir .s'accompagne, RONSAnn, aoG. Ainsi qu'avec l'Espaigno I-a France s'accompaignc [.s'allie], nu BELLAY, viii, lO, rcclo.

— ÉTYM. Provcnç. acompanhar ; catal. acoinpanyar; espagn. acompailar ; ital. accompagnare ; de a et du verbe roman qui se trouve en provençal et en italien, companhar , eonipagnare (voy. compagnon).

ACCOMPLI, lE (a-kon-pli , plie). || 1° Part, passé. EfTectué, achevé. Vœu accompli. Prophéties accomplies. L'oracle est accompli. Les ordres le plus sûrement accomplis sont ceux.... Qu'en un lieu, qu'en un jour un seul fait accompli Tienne jusqu'à la fin le théAtre rempli, boil. ytrtp. ii. Faut-il, Abner, faut-il vous rappeler le cours Des prodiges fameux accomplis de nos jours, rac. Ath. I, i. || 2° Révolu. Il a trente ans accomplis. Depuis douze siècles presque accomplis. Le terme est accompli. Les temps sont accomplis, princesse, il faut parler, rac. Ath.

1, 2. Il S'Adj. Pourvu de tout ce qui complète. Accompli de tout point, accompli en tout genre. Un ouvrage accompli. Une beauté accomplie. Turenne fut un général accompli. Rome n'a rien produit de plus acconip'.i que ces deux hommes. Le roi Henri VIII, prince en tout le reste accompli, boss. R. d'AngUt. Seize années d'une prospérité accomplie, m. ib. Le modèle d'un roiaccompli,iD. 7/i',ï!. Il, ■!. Il faut auparavant que je donne l'idée d'une méthode encore plus l'minenfo et plus accomplie, pasc. Vensées, part, i,

2. D'où il paraît que les hommes sont dans une impuissance naturelle et immuable de traiter quelque science que ce soit dans un ordre absolument accompli, m. ib. Ce serait un roi accompli si.... Fi-N'. Tél. XI. J'étais né pour servir d'exemple à ta colère. Pour être du malheur un modèle accompli, RAC. Andr. v, b.

— niiM. Balzac a dit accompli de : Les périodes sont accomplies de tous leurs nombres, Lctti". i, l.

— SVN. ACCOMPLI, PARFAIT. Le Sens do l'un et de l'autre est à qu: il ne manque rien. Cesdeux mots pouventseprcndro souvent l'un pourl'autre ; et la nuance qui les sé[iare n'e.çt pas tranchée. Pourtant on remarque que parfait se dit plutôt d'une qualité, d'un talent considéré isolément, et accompli, d'un ensemble de qualités, de mérites. Un musicien parfait ; un poète parfait; mais un homme accompli, parce que l'on considère alors l'ensemble des qualités. Si l'on dit, Turonnefutun général parfait, cela appellera plutôt l'attention sur sa supériorité en tant que général; si l'on dit , il fut un général accompli , cela appellera plutôt l'attention sur l'ensemble de ses qualités militaires.

ACCOMPLIR (a-kon-plir), V. a. \\ 1° Mener à ccmplément, àterme, à exécution. Quand le temps convenu sera accompli. Elle n'a plus pensé qu'à accomplir son temps de pénitence. Accomplir son noviciat, son apprentissage. Accomplir un vœu, son devoir. U accomplirases bonnes résolutions. Vos vengeances ne sont-elles pas encore accomplies? Ainsi fut accompli de point en point l'ancien oracle. Accomplissant ce que le plus grand des philosophes avait dit autrefois. Que pouvait penser le prince, si ce n'est que, pouraccomplir les plus grandes choses, rien ne manquerait à ce digne fils que les occasions? boss. louis de Hourhon. Co sont ces choses simples : gouverner sa famille, édifier ses domestiques.... accomplir le bien que Diou veut et souffrir les maux qu'il envoie.... ID. ib. À en juger selon la prudencodu siècle, c'était un dessein chimérique; et l'on sait néanmoins avec quelle ardeur ils s'y employèrent, avec quelle constance ilsle soutinrent, aves quel bonheur ils l'accomplirent, bourd. Pensf'es, t. II, p. 188. Motif nécessaire et sans lequel il n'est pas possible d'accomplir tout lepréceplede la charité chrétienne, id. it).p.23'j. N'ayant rien à souffrir de personne, comment accomplirions-nous cette divine leçon de saint Paul : Supportez-vous les uns les autres? ID. ib. p. 207. Il faut, pour accomplir celte course, que la lune aille cinq mille six cer»'s fois pins vite qu'un chov.nl de poste, LA imuY. I6. Doit-elle se inettro en peine, pourvu que j'accomplisse ma promesse? mol. 1). Juan, n, 5. Promets au roi Louis, h l'F,uro]iO, à

BiCT. DF. LA LANGUS FRANÇAISE.

ACC

ton père. De ne point accomplir cet hymen odieux, .Vvant que le pontife ait éclairé tes yeux, volt. Zaïre, m, 4. J'ai reçu ta parole; il faut qu'on l'accomplisse, volt. Als. I, 4. J'accomplis Tordre de Mithridate, rac. Miihr. v, 2. Une e.sclave empressée Qui courait de Roxane accomplir le désir, m. Baj. m, 1. Rien ne me retient plus, et je puis dès ce jour Accom]dir le dessein qu'a formé mon amour, ID. Baj. II, i. Et l'empereur ne fait qu'accomplir i regret Ce que toute la cour demandait en secret, m. Brit.m, 3. Résolu d'accomplir ce cruel sacrifice. J'y voulus préparer la triste Bérénice, m. Bdrén. II, 2. Que peut-on ra'ordonnor que mon bras n'accomplisse? corn. Cid, v, 8. Le prêtre accomplissait les mystères divins, c. delav. V. sicil. m, I. Si le ciel veut se faire obéir. Qu'il me donne des lois que je puisse accomplir, volt. Orph. iv, o. || Accomplir la loi, faire ce que la loi exige. Ceux qui accomplissent la loi, sont ses amis, Boss. Pent. 2. " î'Teinture. Accomplir la cuve, y mettre un nouveau brevet. || 3° S'accompUr, s'effectuer. Les prophéties s'accomplirent. Une promesse s'accomplit tôt ou tard. Tant de prédictions qui se sont accomplies. J'en ai fait le serment, il faut qu'il s'accomplisse! volt. Fanal: m, 7. Avec quelle douleur verra-t-il s'accomplir en lui ce reproche du prophète!... bourd. Pensées, t. ii, p. 2io.

— IIIST. XII* S. Puis fu set ans acomplis et entiers , Jlonc. p. 31. Quant on me fiert d'un roit es-' pieu tranchant. J'en preng vengeance molt tost an riche brant; Vers le bastard v;iell acomplir cest champ, fi. de Cambrai, <a3. Beaus reis, se tu voleies escorchier les escris, Plusurs reis trovereies que Deus ont ains eslis; Quant il les ont au mund muntoz et encheriz, Mal unt encontre deu lur mestiers acompliz, Th. Je mart. 75. Fuiez, failli Reinalz, quant se fu purpensez.—Nel ferai, l'ait li sainz; ici metroverez. Et vos grans malveistiez ici acumplirez, ib. na. Elle a pooir d'acomplir Mon vouloir toute ma vie, Couct, (5. Toute leur volentez or en iert [sera] acomplie , Sax. 20. Mais d'ilant sui esbabis Que j'ai si très haut pensé Qu'à peines ert [sera] acomplis Li servirs dont j'atent gré, ib. 12. Benoit seies tu de nostre seignur Deu; kar jo ai acumpli sun cumandement, Bois, 55. || xiii" s. Et cis, pour leur proiore acomplir et pour le besoing qu'il veoit, dit qu'il iroit moût volontiers, villeii. 1 19. Il savoit bien certainement que, sans cole ost, no pooit li servises nostre Se'gneur estre acomplis, ID. 55. îloult avoit grant désir d'acomplir son vouloir, Bcrte, 65. Et se il a bois au bail, il ne doit estre copés devant qu'il ait sept ans acomplis, eeaum. XV, 22. Quant li terme du service ne sunt acompli.... ID. XXIX, 20. La famé n'a nulle poesté de soi, de ses convenances acomplir sans la volonté de son mari, ID. xxxiv, 50. El n'acomplit tout mon voloir; Si m'en estuet plaindre et doloir, la Rose, 4 155. 11 nous promist que char [chair] prendroit. Et que do nous lui souviendroit ; Ses promesses sont acomplics, j. DE MEDNO, Tr. 732. || xiv« S. 11 ne font faute de despendre [dépenser] pour acomplir leur concupiscence, ORESME, Eth. <09. Il XV" S. Ils avoient acompli et achevé leur désir à l'aide de Dieu, tout à leur plaisir, FROiss. i, i, 22. Tout fut acordé et acompli, coMM. m, 1 1. Il xvi' s. Rien ne peut combaltro la durée d'ime histoire éloquente, acomplie des qualifiez qu'elle doit avoir, amyot, Préf. m, 28. Estimant estre raisonnable qu'il accomplit la paction que lui mosmo avoit faite, id. liom. e. Ce fut un acte de vertu si accomplie qu'il n'est pas possible de le deuemont exprimer, id. Bom. et Thés, cotnp. 2. Quand le tcnqile fut de tout point accomply, et qu'il eut tous ses ornements et embellissements, id. Piibl. 27. Toutefois Ton dit que cesto prophétie fut accomplie par un autre exploit, m. i^cias, 2G. Là est toujours le parfait et accompli usage de toutes

choses, MONT. I, 234.

— ÉTYM. Bourguig. ccompli; de à et un ancien verbe complir (voy. complet).

ACCOSI PLISSEMENT (a-kon-pli-se-man), s. m. Action d'accomplir, état de ce qui est accompli. Hâter Taccomplissementd'un ouvrage. L'accomplissement de vos désirs. Leur sacrifice a reçu son accomplissement. Ils voient Taccomplissemenl des menaces de Dieu., Ne trouvant aucimo résistance dans l'accomplissement de leurs volontés. La prophétie eut un manifeste accomplissement, boss. Hist 11, 5. Les prophéties ont eu un accomplissement manifeste, ID. ih. B. 11 faut.... Faire avoir à nos vœux leur accomplissement, malu. ii, 8. Que ce soit pour mourir, ou que ce soit pour vivre. Notre siècle va voir un accomplissement, v. iicoo, Crép. Prél. C'est dans l'accomplissement de ce désir qu'est renier-

ACC

mée toute mon espérance, bourd. Petites, t. r, p. 43.

— IIIST. xiii" s. Et qui à celé table pooH seoir les accomplissemens de son cueur avoit en toutes manières, MERLIN, r°54, recto. Il XIV s. Enquerra la vérité des crimes et faire, sur ce, accom-' plissement de justice, Bibl. drs Chartes, 4« série, t. II, p. 69. La fin et l'accomplissement rTune operacion est ou temps que l'en la fait, oresme, FAh. 4 s. Il xvi« s. Les devins le prirent en mauvaise parî, craignans que ce no fust l'accomplissement de la prophétie qui.... AMYOT, Aïe. 26.

— r.TYM. Accomplir. •

ACCON (a-kon), s. m. Terme de marine. Bafcau à fond plat qui cale fort peu d'eau, et qui sert principalement, dans les Antilles, 'au chargement des navires de commerce. || Bateau à fond plat employé dans la pèchedes huîtres. || Petit bateauàfond pla't, qui sert à aller sur des vases, quand la mer est retirée.

— ÉTYM. Les Poitevins appellent ainsi ces petits bateaux avec lesquels ils vont par les marais, et que celui qui est dedans mène en poussant la terre avec le pied, ménage. Ori;jine inconnue. Ménage, tire ce mot de acns, aiguille, parce que ces bateaux sont terminés en pointe; mais cette étymologie ne peut se soutenir.

.'VCCOQUINER (a-ko-ki-n6), v. a. Voy. Accoui-

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