ADA
ACTTELI.I'MKVT (a kiu-ftie-raan), ode. A« noment dont il s'agit, présentement. Il rMotee] «Joint aux choses passée», qui contenaient Turigine et 1( anciemie» tradition» du peuple d» HiPii, !>•» mfr veilles que Dieu faisait acti; vrancc, boss. Uist. unit, i, gouvernement était entre m-.a i.. i a,
tuellement consul, vert. B^c. r 'i. Un
IrJiiiri <!ii TiiMiiilo ftl ;i>;i.iirfu.- î ' ".*.
du dureté, lU. tb. VUl, 266. Quai "
flatter du l'avantage d'être actueli' ment réconcilié avec vous, BOiwu. Pentiu, l. i, p. ai. Vous à qui je parle et de qui il s'agit actuellement entre vous et moi, in. ib. p. a«a.
— HIST. xvi* s. On doit appliquer choses calefactives, non seulement poteotieliement , mais aussi actuellement, pare, vni, 4i.
— tTYM. Provenç. actualment ; espagn. atiuaimente; ital. a(luafm«nte; de aetutUe au fémimn,et ment.
t ACUITÉ (a-ku-i-té), t.f :<u est
aigu. L'acuiié d'un son. L'ac
— HI.ST. xvi* g. Tel sang coulu a\ec atu.ii ui douleur, paré, xviii, 4S. L'on trouve au goust de U langue la mordication et acuité dudit sel, paliss.
UH.
— ÉTYM. ^rufuf, aigu(vi-v ■ '
t ACULÉIFon.ME (a-ku-l adj. Terme
didactique. Qui est en formo .- i.
— tTYM. Aeuleiu, aiguillon (voy. ce mot), et forme.
ACPMirrÉ, ÊE (a-ku-mi-né, r i
de botanique. Se dit des feuilles, <: i
divisions du calice, dont l'extrémité oflre une po;uia allongée et aigué.
— ËTYH. Aeuminatus, de aeumen, extrémité pointue, de oeuvre, aiguLser, aculu», aigu (voy. aigu).
ACCPONCTCRE (a-ku-pon-ktu-r'), ». f. T( rinj de chirurgie. Opération qui cons •.in k <iifi rr r dans une partie du corps une aigu
— ETY'M. jtciu, aiguille (voy. A)' r. furo, piqûre, depungere, piquer (voy. i
ACUTA.NGLE (a-ku-lan-gl"), adj. Ter:
métrie. Dont les angles sont aigus.
— tT\u.Aeutus, aigu (voy. ce mot), et anfuhii, angle (voy. ce mot).
t ACVltOLOGIE (a-si-ro-lo-jie) ou AKIROLOOrH (a-ki-ro-lo-jie), s. f. Terme de grammaire. Impropriété d'expression. || Peu asile.
— ÊTYM. Provenç. acirologia; de ixu£o>.ot(*, de ixupo;, impropre (de a privatif, et xupo;, foic«, effet), et iéY";, dùscours (voy. locicit).
ADAGE(a-da-j';radeda, i
dans cage, se prononçait aiitr
Chifllct, dans sa ' qui <:.sl lic la .lu du
XVII* siècle, dit once a-dâ-irci, ». m.
Sentence, dire pniiii;nro. ' ...
bien, est un adage. Suivant sa vie; ' — •■'•■■ ■■"'■■•i .,,... v,,.!,.-., „,, „,..-,
MILLEV
— f.i vpr« ri a/)ert, pous-
ser : .-i'
AIM' ■ :-. ]',i-hK.
adv. ^:i:- ••■ i -^^iT, leiitemtnl. • être jou.' .■.l>r' ■ li** S. m. L'air : -i
lentement. Un bel adagio. Il iiup/tii is.
— KTYM.ItaL adayto,de ad, k, • (roy.
ai.se).
t ADAM (a-dan), s.m. || l'Nom du premier homme. Il S* Proverbe. Il se croit de la cétc d'Adam, il sa croit d'une haute naissance. |j 8* Kn théologie, l'homme, l'humanité; lo vieil Adam, l'homme en état de péché.
t ADAMANTI.t, INB (a-daman-Un, tin*), adj. Terme didactique. Qui a la dureté ou l'éclat da diamant
— Cttm. Adamatitinut, de adamas , diamant
(voy. DIAMANT).
f AI" ■'••■- 'i-d.vmi-k"), adj. Terme d'histoire nature mique, race humaine primitive.
t Al' ». m. Membre d'ut*
secte i: f jrmer k Adam, -vjeitil
l'usage lies tt'teiucuto,
— ÊTYM. Adam.
ADAPTATION (a-da-pu-tion) ^ s. / Action d'adapter.
— r.TYM. adapter.
ADAPTÉ, ËB (a-da-pté, ptée), part, passé. Un tuyau adapté k l'orifice. Style adapté au i '
ADÉ
ADAPTEE (a-da-pté),«. a |j l'Ajuster une chose à une autre. Adapter un robinet à un tonneau. AdaplBT ries ornements avec goût. Adapter son langigo aui temps, aux lieux. Les êtres distingués voudraient adap'er le sort commun à leurs désirs, STiEL, Ddph. 6" part. Fragm. 4. 1| 2° S'adapter, V. réfl. Ce couvercle s'adapte bien au lase. Ce passage s'adapte mal au sermon. Les pariies de l'univers s'adaptent si bien.... Ce vers s'adapte à la situation.
— HIST. XV* s. Et la dicte sentence Teue par les clercs, furent tous d'oppinion qu'elle se adaptoit contre le duc de Bourgoigne, Geste des nobles, n- RiviLLE, p. UO. Il xvi* s. Et yseront adaptées promptement des compresses, pahé, xiu, io,
— iTYM.Adaptare, de ad, à, et aptare,de aptus, apte (voy. ce mot).
ADATIS (a-da-t!), s. m. Mousseline des Indes orientales.
+ ADDITIF, rVE (a-ddi-tif, ti-v'), adj. Terme didactique. Qui s'ajoute.
ADDITION (a-ddi-sion; plusieurs disent a-di-sion. Palsgrave , au xvi' siècle , recommande , p. 23 , de prononcer les deux d. II est bon de les prononcer pour éviter la confusion avec adition), s. f. \\ 1° Ce qui est ajouté à quelque chose. L'addition d'un mot, d'une lettre. Faire une addition à la loi. Cet ouvrage auquel j'ai fait beaucoup d'additions. Si je vois quelqu'un, je vous ferai une addition [à cette lettre], sÉv. 399. Il 2° En termes d'ancienne pratique, informer par addition, ajouter une nouvelle information à une première. || 3° La première règle d'arithmétique, enseignant à ajouter plusieurs nombres les uns aux autres. Un enfant ayant fait une addition suivant se» règles, desc. Mitk. \\ 4° En termes d'imprimerie, se dit des dates, des sommaires, des petites notes, d'un texte, placés hors de la justification.
—HIST. xm' s. Ceste addition fu fête en l'an de grâce mil deux cent quatre vins et quatorze au mois de juignet, Livr. des Met. 360. || xiv* s. L'accroissement ou addicion qui est faite par chascune singulière operacion n'est pas congneue, oresme, Elh. "7.
— ÉTY.M. Provenç. additio; espagn. adicion; ital. addilione; de additio, de addere, de ad, à, et dare, donner (voy. don).
ADDITIONNÉ, ÉE (a-ddi-sio-né, née, ou a-disio-né, née), port, passé. || 1° Sommes additionnées. Il 2° En chimie ou en pharmacie, à quoi on a ajouté. Un liquide additionné de quelques gouttes d'alcool.
ADDITIONNEL, ELLE (a-ddi-si-o-nèl, nè-1', ou a-di-si-o-nèl, nè-l'), adj. Il 1° Qui est en sus, qui s'ajoute. Un article additionnel. Les arbres augmentent en grosseur par des couches additionnelles de nouveau bois qui se forment à toutes les sèves entre l'écorce et le bois ancien, buff. Exp. sur les végét. 2" m^m. Il 2° En matière d'imposition, sou, centime additionnels, partie aliquote d'un impôt, qui s'y ajoute et qu'on fait payer en sus par les contribuables.
— ËTYM. Addition.
ADDITIONNER (a-ddi-sio-né ou a-di-sio-né ) , v. a. Il 1° Ajouter plusieurs nombres l'un à l'autre. Il 2° En chimie et en pharmacie , additionner do sucre un sirop, y ajouter un peu de sucre.
— ÉTYM. Addition.
ADDUCTEUR (a-ddu-kteur). || VAdj. m. Terme d'anatomie . Qui rapproche de l'axe du corps. Un muscle adducteur. || 2° S. m. Les adducteurs de la jambe.
— ÉTYM. Àdductor, de adducere, de od, à, et ducere, conduire (voy. duc).
ADDUCTION(a-ddu-ksion), s. f. Terme d'anatomie. Action des muscles adducteurs.
— HIST. XVI' s. Aucuns ont voulu dire que ce muscle aide aussi à l'adduction des doigts vers le poulce, PARÉ, IV, 29.
— ÊTYM. Addnctio (voy. adducteur).
f ....ADE, suflixe, tiré du participe passé féminiij espagnol ada ou italien oto, correspondant au participe passif du latin en atus, et exprimant une action qui s'est faite, comme dans œillade, canomiade , etc.
t ADELPHE (a-dèl-F), odj. Terme de botanique. Qui a les filets des étamines soudés ensemble.
— f.TYiil 'A5eXooç, frère.
ADEMPTION (a-dan-psion) , «. f. Terme de jurisprudence. Révocation d'un legs, d'une donation.
— ÉTYM. Ademptio, de ad, à, et emere, prendre. + ADÉNITE (a-dé-ni-t'),». f. Terme de médecine.
Inflammation des glandes.
— ÉTYM. 'ASrjv, glande.
'l ADÊNOLOGIE (a-dé-no-lo-jie),s. f. Terme d'anatomie. Partie qui traite des f?landes
ADH
— ÉTYM. 'A6ïiv. glande, et iéyo;, discours (voy logique).
f AUKNS (a-dan), adv. Xplat ventre. Il était tombé d'un arbre; je l'ai trouvé parterre adens: phrase d'un paysandes environs de Paris. Ce mot, un des plus anciens de la langue, rend ce que nous n'exprimons que par une phrase; usité encore dans le peuple, il pourrait peut-être rentrer dans l'usage. Il y avait dans l'ancien français adenter, coucher sur le ventre, s'adentcr, se coucher sur le ventre, tous mots excellents et qu'il est bien dommage de voir perdus.
— HIST. XI* S. L'uns gist sur l'autre et envers et adenz, Ttol. 423. ||xii* s. [Il] couche s'adenz, durement s'umelie, lioncisv. p. 65.Li quens Rolans se geut[glt]adens au pré, ib. p. 104. || iiii* s. Sur la fontaine, tout adens, Se mistlors pourboirrededens, la Rose, <489. Tu commenceras à frémir, A tressaillir, à démener ; Sor costé t'estoura torner. Une heure envers, une heure adens, Com fait hons qui a mal as dens, ib. 2443. || xv s. 11 dit qu'il a mal de teste ou de dens; Au lict se met, puis envers, puis adens, al.chart. Le débat des deux fortunes, \\ xvi' s. L'im dessus l'autre adentez tomberont, rons. 646.
— ÉTYJI. À et dent.
t ADENT (a-dan), s. m. Terme de charpentier. Entailles que l'on fait en sens inverse sur les faces opposées de deux pièces de bois afin d'assurer leur parfaite liaison.
— ÉTYM. À et dent.
ADEPTE (a-dè-pf; neprononcez pas adetfe comme on fait dans quelques provinces) , t. m. et f. \\ 1° Un adepte, une adepte. En alchimie, celui qui croyait être parvenu au grand œuvre. On ne douta point que l'auteur de la lettre ne fût un adepte [en alchimie] ou à peu près; il fut reçu avec honneur dans le laboratoire et prié d'y faire les fonctions de secrétaire, FONTEN. Leibnits. || 2° Celui, celle qui est initié, initiée aux mystères d'une doctrine, d'ime secte, d'une science. Eudore traversa le groupe des sophistes, qui le prenaient pour un adepte, chateaubr. Uart. ii, 70. Je montrerai la copie de votre inscription d'Oropus aiu adeptes, s'ily enaencepays-ci, p. l. cour. Lett. I, B2.
— ÉTYM. Adeptus, qui a acquis, de adipisci, atteindre.
ADÉQUAT, ATE(a-dé-koua,koua-t'), od;". Terme de philosophie. Entier, total, d'une étendue, d'une compréhension égale à.... On ne peut avoir de Dieu une idée adéquate, c'est-à-dire égale à son objet. La monade de Dieu qui n'a que des idées adéquates,
VOLT. NeXBt. I, 9.
— ÉTYM. Adxquatus, de adxquare, de ad à, et xquare, égaler (voy. équité).
t ADEXTRÉ, ÉE (a-dè-kstré, ée), adj. Terme de blason qui se dit des pièces qui en ont une autre à leur droite. Pal adextré d'une croix.
— HIST. XI* s. [Donner la main droite, conduire] Espaneliz fors le vait adestrant, Boi. <88. || xiii" s. Garsions tout pleins d'ire a hautement parlé : a Aies , si m'amènes le françois deffaé. » Et paien i corurent, si li ont adestré, Ch. d'Ant. v, 298. Maint haut baron l'adestrent moult debonairement, Berte, 9. Il XV* s. La roine de France adextrée et menée parmi l'église et le chœur jusquesaugrant autel, FROiss. III, IV, 1. Le roi d'Angleterre monta sur un petit palefroy, un blanc baston en sa main, adextré de ses mareschaux, id. i, i, 284.
—ÉTYM. Ad, à, et dexter, droit (voy. dextérité).
t ADFORMANT , ANTE (ad-for-man , man-t'), adj. Terme de grammaire hébraïque. Qui sert à la formation. Lettres adformantes
— ÉTYM. Ad, à, et former.
ADUÉRENCE (a-dé-ran-s'. Palsgrave, p. 4 9, recommande de prononcer avec l'h aspirée, ad-hérence),ï. f. \\ 1° Etat d'une chose qui tient, qui est collée à une autre. L'adhérence de deux corps entre eux. L'adhérence du pistil. Le poumon avait contracté des adhérences avec la plèvre. Il s'était formé une adhérence entre la paupière et le globe de l'œil. Il 2° Fig. Quiconque aime l'unité doit avoir une adhérence immuable à l'ordre épiscopal , boss. Bourg. 2. La foi est une adhérence de cœur à la vérité éternelle, id. Char. t. Vous n'avez pas bien fait de vous confesser de l'adhérence à cette prière, ID. Leit. abb. 2I3. L'adhérence du cœur à des biens invisibles et éternels, mass. Myst. Assomption.
— SYN. ADHÉRENCE, ADHÉSION. Union, jouction d'une chose qui tient à une autre. L'adhérence est l'état d'une chose qui adhère; l'adhésion est l'action môme d'adhérer. De là découle, quand il y a lieu do distinguer, la différence dans l'emploi des deux
ADH 5
mots. L'adhérence, étant un état, est involontaire l'adhésion, étant une action, est volontaire (voy