‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 74 sur 504 · I . .,.• laitière, a une disposition générale · texte numérisé non relu

I . .,.• laitière, a une disposition générale

ne pour tout; l'adroit, do à et droit, met

.. . ^ comme droit est. c'est-à-dire »e prend

bien k ce qu'il fait , k un objet quelconque.

— IIIST. XII* ». Kt moult adroit [il) est arrer retourné, Honcùv. p. too. Il xiii* s. En la forest fu Berte, qui e.st gente et adroite; D'alcr aval le bois moult durement s'esploite. Perte, 89. || xiv* g. Semblablement celui qui juge adroit des operacions humaines, qui est sain selon l'ame, oiii-usmk, Elh. 10. Kt quiconque consellebien, il fait adroit, id. ib. tH2. Il XVI* a. Carneades souloit dire que les enfants des roys et des riches n'apprenoieut rien adroit, qu'à picquer et manier leschcvaulx, amvot, Comment discerner le pat. de l'ami, 30. Descomliatlanls bien aguerriz et adroicts aux armes, id. Tim.etP. jf.m. comp. Leurs vaisseaux adroits et légers pour bien «crvir en un bon affaire, id. Pomp. 3«.

— f.TYM. Wallon, adreûl, convenable; Berry et norm. adret ; picard, odrol, d'une façon adroite; de à, droit (voy. dboit, adj.). Dans plusieurs des exemples anciens, adroit pourrait s'écrire aussi bien en deux mots, d droit, et est une espèce d'adverbe: juger adroit ou à droit ; n'apprendre rien adroit ou adroit; c'est aussi de cette façon que le picard emploie son odrot. Quelques étymologistes, trompés par une des signiflcati' ns de droit, font venir droit et adroit de deiter; o est une erreur; il vient de addireetut, proprement, dirigé vers, adressé.

ADROITEMENT (a-droi-te-man), adv. D'une manière adroite.... cette prompte ruse Divise adroitement trois frftres qu'elle abu.se, corn. Hor. IV, a. Elle prévient ma plainte et cherche adroitement A la faire pa.s.ser pour un ressentiment, lu. Kie. m, «. Sachez adroitement ce qu'on dit à la cour, Tii. CORN. Ari. IV, ». Je savais bien que vous aviez une manitre particulière de raisonner et d'envelopper adroitement ceux k qui vous aviez affaire, fonten. Mont, et Socrate.

— f.TYM. ..4droif< au féminin, et ment. AnniJ^TElTR, TRICE (a-du-la-teur.tri-s'). || 1' S.

m. et/'. Celui, celle qui donne des louanges eice.ssives. L'adulateur qui ne cherche qu'à plaire, (ietlu femme est une grande adulatrice. Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire. Ni fade adulateur ni parleur trop sincère, la i^jnt. Fab. vu, 7. Comme si c'était être indiscret que de n'être pas adulaleuret prévariratcurdeson ministère, mass. Confcr. Scandales. la grandeur, je le sais, ne manque guère d'adulateurs, mais les grands manquent souvent d'amis, m. Yilleroy. De leur malheureux roi lâches adulateurs, VOLT. Ifnriann', l, S. De vi.ngt maîtres divers adulateur banal, MiLLKv. Indfpend. du porte. Soit qu'il fa.sse au sénat courir les .sénateurs, D'un tyran soupçonneux pAles adulateurs, boil. Art y. u. Il 1* Adj. Langage adulateur. D'un peuple adulateur l'ardente idolâtrie.... Tout pénétra mes sens de langueur et d'ivresse, c. delav. Par. i, i. Si

fiour caresser sa faiblesse. Sous tes pinceaux adualcurs, Tu parais du nom de sagesse Les leçons de ses corrujiteurs.... lamart. Médit, xix.

— IIIST. XIV* a. Celui qui est adulateur ou tialeur est ami ou aimé supereicodanment, orksiii;, Eth. 243. Adulateur*, mnnteeurs et flatteurs, m. ib. lo». Kt est manifeste que celui qui est ami est autre que n'est le flatteur ou adulateur, in. Hk 30i«. || xv's. Comme sont les adulciirs ou flateurs, porlans venim angoisseux, cnR. w. pisah, Charl. V, i, «n.

— Ctym. ildu/ator, doadufori, aduler.

— SY:i. adi LATitiiR, n.ATTFL'R. Oui loue excessivement. On a essayé de trouver une différence, en disant que l'adulateur flatte plus que le flatteur. I.A n'est pas la ditléroncc. D'aliord il y a la distinction qui r<^o,,i.. ,1., 1.. ,, „.,„« . flatteur est du langage onl'r piil au langage relevé; puis i'- • • \rai; l'adulateur ne l'est pas. Dans la Prtnresse AuriHie, de c. delavio:«k, III, a, après une tirade où Alphonse peint toute l'ardeur de 'son amour en rappelant k Aurélie le Iwn-

I heur que son ouiDle avait k la revoir, celle-ci lui ré-

ADU

pond : « Flatteur I «Adulateur serait un eontre-iens. ADIILATIO.N (a-du-la-<ion; en poésie, de ci» | syllabe*), s. f. Flatter.e. I ' ' c de l'adulation

allaai loin.... De vainesa: vous prétendiv

vous en rendre dign- •"- .... ^^js, des soins,

des a-ssiduilés, des dus solliciution» hu-

maines, vous êtes i.r qui acheu>z le don de

Dieu, HASs.Con^. .^mb.do.cirrcx. Il n'estimait U voix de l'adulation Qu'en ce qu'elle a d'utile k ton ambition, lkmerc. C'iovis, i, 4.

— SYft. AorLATioN, rLATTEEii. Adulation diffère de flatterie parce que le premier appartient au langage rilevé.et que le second est de l'usage commun ; puis parce que adulation em|iorte une idée de servilité et de fausseté qui n'est |>as dans flatterie. Boileau disantquc lui, le satirique, aparté de Louis XIV comme l'hist/jire, c'est i^ne flatterie, mais ce n'est pas une ailulation.

— HIST. XIII* s. Par barat estuet barater. Servir, chuer, blandir, flater Par hour». par adulacioos. la Rose, 7437. || xiv* s. Et pour ce plusieurs aiment que l'on leur face adulacion, orksmf., f:th. «43. Il IV* s. Sera recité par moy veriublement et sanz aucune adulation le principe et mouvement de cesie présent petite compillation, chr. nr. pisan, Charles Y, 1, Prologue.

— f.TYM. Adulatio,ia adulari. aduler; prorenç. adulnlio. aiulalio; espagn. adulacion; ital. adulatinne. Ce mot, qui était encore peu usité aux XIII* et XIV* siècles, était tombé en désuétude an XVI* siècle. Il fut repris k la fin du xvii* siècle.

Am'I.ft, RK(a-du-Ié, lée), part. pasU. Louis XIV adulé par une cour idoLItre.

ADULER (a-du-lé), c. o. Flatter. Vite un prix au sot qui l'adule, bëranger, Itrnys.

— S\T». ADULER, FLATTER. Une dilTérence d'aduler avec flatter, c'est qu'aduler est du langage relevé et n'a d'emploi que Ik. tandis que flatter a un emploi général, l'ne autre, c'est qu'aduler implique une servilité et une fausseté qui ne sont pas néoeasairement dans flatter.

— HIST. XV* ». ^ haulte généalogie des nobles roys do France nous peut aydier en ceste partie comme pre.imbule de gloire non adulant, cnR. ok piSAN,-r/iar/ei Y, l, 6.

— ÊTYX. Adulari, sur l'origine et la racine djquel les étymologistes ne s'accordent pas.

ADULTE (a-diil-f), adj. [f 1* Qui est parvenu k U période de la vie comprise entre l'adolescence et la vieillesse. Âge adulte. || 2" S. m. Un adulte.Cette maladie attaque rarement les adultes.

— ÉTYM. Provenç. odu/to; catal. adult; espagn. et ital. adullo; de adullus, part, passif de adotere, croître, dont adolescens est le part, présent (voy. adolescent).

ADIII.TIÎRATIOS (a-dul-té-ra-sion),». f. || f Terme de jurisprudence. Action de g.1ler, de fausser. L'adultération des monnaies. || Mot peu usité en ce sens. Il 8" En pharmacie, action d'adultérer les médicaments ou le résultat de cette action.

— ÈTYM. itduirrrali'o, de a^lulterare, adultérer. ADt'LTfiRE (a-dul-tê-r|). || 1' S. m. et f. Celui ou

celle qui viole la foi conjugale. Les fornicateurs et les adultères. Faut-il que sur le front d'un profane adultère Brille de la Tertu le sacré caractère T rac. Phèdre, iv, 3. ||t*.^d;. Qui viole la foi conjugale. f^poui adultère. Tableaux ou estampesqui repràeotent la femme adultère de l'f.vangile. flamme adult'rc, RAC. Phèdre, m, 3. ||S* Par extension, cequi offre un mélange Ticicux, coupable. Pour rendre k d'autres dieux un honneur adultère, bac. Ksih. i, t.Jli'Fig. Votre lumière ne luit pas sur les tmas adultères et corrompues, mas*. Prod.

— RF.M. On donnait autrefois un complément k adultère. Par le moyen de Mucilia, dont il [.'M^-jan] était l'adultère, pkrr. d'abl. Tat. 300. Ondi.aitaujourd'hui l'amant ou la maîtresse.

— HIST. XIII* s. Et un autre homme elle achoiai, En guise d'avoutreou d'ami, icaui. Conl», t. u,

— f.TYM. AduUhe est une form^lion récenta faite sur le module d'idn'teriMm, et comme s'il y avait un mot laiin <^ la forma ancienne est orou/rr ou noui adullrt, atvulre, avnutro. En effet, le .un o.n. irr ayant l'accent sur du, le mot français dut l'aioT sur la même syll.il»- '•••-■'•■ - - -' - >"- --.rai,

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l'a .entsur le.Ukt» i« texte de» Lois

dr ■ écrit an Angleterre, et il ast

ABU

défectueux; onpeutcro.:e qu'il faut y lire la avul-

tre.

ADULTÈRE (a-dul-tê-r') , s. m. Violement de la foi conjugale. Commettre un adultère. Né d'un adultère. Fruit d'un adultère. Ici dispensez-moi du récit desblasphi^mes Qu'ils ont vomis tous deux contre Jupiter même; L'adultère et l'inceste en étaient les plus doux, CORN. Poly. m, 2. Et par où votre amour se peut-il couronner, Si pour moi votre hymen n'est qu'un Iftche adultère? m. Thénd. m, 30. i| Adultère simple, terme d'ancenne législation, celui qui est commis par une personne mariée avec une personne non mariée. || Adultère double, celui que commettent ensemble un homme marié et une femme mariée.

— HIST. XI' s. Si le père truvet sa file en avulterie en sa maisoun.... L. de C.uill. 37. || xir s. Tu ne feras mie avoltierge ; mais je vous di : s'alcuns voit une femme pour li aconvoitier, cil at jà fait avoltierge en son cuer. Job, 449. |1 xiii' s. Tant comme il furent ensanle, il furent en avoltire, BEAUM. xviii, 7. Si que Vulcanus li félons, Ardans de jalousie et d'ire , Jà ne provast lor avoltire.... la Rose, 4 8280. Jà n'oïstes vous onque dire Que j'aie fait nulavoutire,Se li fol qui levons contèrent Par mauvestié nel controverent, ib. <6708. || xivs. Et en operacions, adultère, larrecin, homicide, ces choses jà et toutes telles sont malvaises selon elles meismes, obesme, Flh. 46. Et que elle seroit morte en si vil adultère, bercheure, f. 26,, verso. || xv's. Il est escript en nostre loy, Que, famé prise enadvoultire, Son corps est livré à martire, la Nativité, Uijstère.

— ÊTYM.Provenç. adu!((?rr; espagn. et ital. adulterio; de adulterium, de ad, à, et ulter pour alter, autre (voy. autre). L'ancien français, avoltierge, aroutire, le français moderne, adultère, sont régulièrement formés du latin avec l'accent sur la syllabe qui correspond à te accentué en latin. La forme trvulterie n'y déroge qu'en apparence ; c'est une différence d'orthographe pour avultiere, comme aposlolie pour aposloile.

ADULITÉRÉ , ÉE (a-dul-té-ré, rée), part, passé. Médicaments adultérés.

ADULTÉRER (a-dul-té-ré. La syllabe te prend un accent aigu, quand la syllabe qui suit est sonnante; et un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette, excepté au futur et au conditionnel où l'accent aigu reste), v. a. || 1° Terme de pharmacie. Falsifier , mettre en place de substances actives et chères des substances inertes et moins chères. {| i' En jurisprudence, adultérer les monnaies , adultérer les marchandises. || 3° Fig. Fausser, vicier. Il adultère tous les ouvrages de Dieu , Boss. Démons , 2. Il Régnier a dit adultériser : Voilà comme à présent chacun s'adultérise, Sat. v.

— HIST. XV" s. Et ne peut adultérer l'espouse incorrompue de Jesus-Christ, monstrel. t. ii, f" 4 60. Il XVI* s. Les nouvelles qui viennent de si lointain pays, ou se buffettent comme les vins, ou sont falsifiées comme les pierreries, ou sont adultérées comme tout, desper. Contes, i. Son amant la connaissant de bonne lignée et sage, au reste de la faute que lui mesme avoit commise , ne voulut point adultérer ni estre cause ailleurs d'un mauvais mariage [ill'épousa], marg. JVoue. *4.

— ÊTYM. Provenç. adulterar, avoutrar ; espagn. adulterar; ital. adulterare; de adxilterare (voy. adultère).

ADULTÉRIN, IXE (a-dul-té-rin, ri-n'). || i'Àdj. Oui est né d'adultère. Il n'est pas question, dans ces pays, d'enfants adultérins, montesq. Espr. xxni, 6. Il Cet adjectifsuit toujours son substantif. || 2" .S', m. Les adultérins ne peuvent jamais être reconnus.

— HIST. XVI* s. Vostre frère utérin (les politiques disent adultérin) Satyr. Men. p. 93.

— ÉTYM. Adulterinus, de adulter (voy. adultère).

fADURENT, ENTE(a-du-ran, ran-t') , adj. Terme de médecine. Brûlant. Fièvre adurente et soif plus que cynique, i. b. bouss. Épigr. i . 5.

— ÊTYM. Adurens, part. prés, de adurere, de ad, à (voy. A), et urere, brûler (voy. ustwn).

ADUSTE (a-du-sf), adj. Terme de médecine. Qui est brûlé. On donnait autrefois cette épithète au »»ng et aux humeurs; la sécheresse du corps, la chaleur, la soif, la couleur noire du sang tiré des veines, le peu de sérosité qui s'en séparait, étaient les indices de cet état prétendu du sang. Nous avons d'abord entendu Ce fameux ennemi d'Au- Kusie, Qui depuis peu nous a rendu. Par un pla-

i.r^., le sang adiLste, chaul. A la duch. du Maine.

il sang aigri et aduste qui les rend fous [les

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