‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 75 sur 504 · ADV · texte numérisé non relu

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hommes] en cent manières dinérenlos, volt. Pahyl. 3.

— HIST. XV* S. Mais les autres [métaux] plus impurs sont, Porce que le vif argent ont Trop crud et leur soulphre terrestre Trop aduste.... A'a(. à l'alch. errant, 430. || xvi* s. Chair engendrée d'un sang mebincholique non aduste qui bousche la narille, paré, VI, 2.

— ÉTYM. Provenç. adust; espagn. et ital. adusto; de adusins, de adurere (voy. adorent).

ADUSTIOTJ (a-du-stion) , s.f. Terme de médecine. Cautérisation d'une partie du corps à l'aide du feu. Les Japonais emploient fréquemment l'adustion pour guérir un grand nombre de maladies, bf.rn. de ST-p. Uarm.n, animaux.

— HIST. xvi* s. Toutes les espèces de melancholie contre nature sont fort chaudes, à raison qu'elles sont faites par adustion, paré, Inirod. 5.

— ÉTYM. Provenç. adustio ; espagn. adustion ; ital. aduid'one; Ae adustio, as adurere (voy. adubent).

ADVENIR (a-dve-ni-r') , t>. n. Voy. avenir.

ADVENTICE (a-dvan-ti-s"), adj. \\ 1° Terme didactique. Oui survient de dehors. Idées adventices, par opposition à idées innées. || 2° En termes de médecine, maladie adventice, maladie qui ne tient pas à la constitution. Il 3° En botanique, plante adventice, plante qui n'a pas été semée.

— ÉTYM. Adventitius, de advenire (voy. advenir).

ADVENTIF, rVE (a-dvan-tif, ti-v"), adj. || l" En droit romain, se dit d'une sorte de pécule concédé au fils de famille en nue propriété. || 2° Terme de jardinage. Bourgeon adventif, racine adventive, bourgeon, racine qui naissent artificiellement et ailleurs que dans les points où l'on a coutume de les voir. Un œil adventif.

— ÉTYM. Advenir.

ADVERBE (a-dvèr-b'), s. m. Terme de grammaire. Partie invariable du discours qui modifie les verbes ou les adjectifs.

— HIST. XIII* s. Averhes et pars d'oraison. Bat. des sept Arts.

— ÉTYM. Provenç. adverbe, adverhi; espagn. adverbio; ital. awerbio; de adrerbium, de ad, à, et verbum, verbe (voy. verbe).

ADVERBIAL, ALE (a-dvèr-bi-al, a-l'; au plur. a-dvèr-bi-ô) , odj. Qui a le caractère de l'adverbe. Les suffixes adverbiaux. Locution adverbiale. Sagement est un adverbe; avec sagesse est une locution adverbiale.

— ÉTYM. Adverbialis, A& adverbium, adverbe; provenç. et espagn. adrerbial; ital. avvcrbiale.

ADVERBIALEMENT (a-dvèr-bi-a-le-man) , adv.

D'une manière adverbiale.

— ÉTYM. Adverbiale au féminin, et ment (voy. ment).

tADVERBIALISER(a-dvèr-bi-a-li-ser),«.o. Donner à un mot une désinence d'adverbe; employer adverbialement un mot, une locution.

— ÉTYM. Adverbial.

ADVERBIALITÉ (a-dvèr-bi-a-li-té), s. f. Terme de grammaire. Qualité d'un mot considéré comme adverbe.

ADVERSAIRE (a-dvèr-sê-r^ , s. m. \\ Celui qui s'oppose à, qui lutte contre. Être l'adversaire de quelqu'un. Il a été l'adversaire de cette loi. Cette femme a été un adversaire persévérant. Ils auront toujours en eux de puissants adversaires, pasg. Prov. 4. Qui se hasarderait contre un tel adversaire? corn. Cid. IV, 5. Mais comme il s'est vu seul contre trois adversaires.... ID. //or. III, 6.... mes plus dangereux et plus grands adversaires, Si tôt qu'ils sont vaincus, nesontplusquemesfrères,». Pomp. iii,2.Jevou.sai de la paix immolé l'adversaire, id. Sert, v, 3. J'ai tué justement un injuste adversaire, volt. ih'r. iv, 2. Le détail de l'exactitude que les experts apportèrent à cette affaire est imprimé; ils se convainquirent parfaitement que l'adversaire de M. Delisle était un plagiaire, fonten. Éloges, Delisle.

— HIST. XI* s. L'ame de lui emportent averser [les diables] , Kol. 4(6. Serpenz et guivres, dragon et averser, tb. 4 84. ||xii" s. Verrunt lur adversarie el temple. Rots, 4. L'ame de lui emporte l'averser, Jfone. p. 62. Par mi la porte s'en ist tos eslaissiés; Diexl com l'esgardent li paien adversier, /{. de Cambr. 270. [Il] a veU et trové moult mortel aversaire, Sa3:ons, 31. || xiu* s. Ilavoient, entre grans et petis vaissiaus, dix set, et lor aversaire en avoient bien soixante, villeh. 470. La seconde esciele [escadron] les secouru vighereusement , et moult chargierent lor aviersaires, Chr. de Rains, p. 76. Jà [elle] avoit en son cuer le conseil l'a-

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