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versier [du diable], Berte, 4 4. Nostre mort fij pre.sque acordée, dont il avint ainsi que un ami rant qui estoit nostre adversaire, cuida que en [oiij nous deust touz occire, joinv. 248. || xiv* s. Se un grant segneur estoit prins et se il se humilioit devant son adversaire par paour de mort.... obesme, Eth. 49. Paix entre nous et nos adversaires, leMenagier, l, 3. || xv* s. Guerroyer contre les ennemisdn N. S. ). C. et les adversaires de la foi chrestienne, froiss. I, i, 47. Nous en aurons lecueur plus chaud. Et vaincrons mieux nostre adversaire, bassel, 47. Il XVI* s. Ce n'est que la violence des tyrans et la laschetédes peuplesqui lui soit adversaire [opposée], MONT. I, 24 2, Soubtenir hardiement l'effort des adversaires, iD. m, 469. Pour aller veoir un peu noz adversaires, J. marot, v, 434.
— ÉTYM. Provenç. adversari, aversari; espagn. adversario; ital. awersario ; de adversarius, de adversits(\oy. adverse). L'ancien fiançais disaitaeersier etaversaire, tous deux réguliers, ayant l'accent sur la syllabe qui répond à la syllabe accentuée du latin, adversdrius. Aversier signifiait souvent le diable, c'est-à-dire le grand ennemi.
ADVERSATIF, IVE (a-dvêr-sa-tif, ti-v"), adj. Terme de grammaire. Qui marque quelquedifférenca entre ce qui précède et ce qui suit. Les conjonctions adversatives sont : mais, quoique, bien que, cependant, etc.; elles indiquent une opposition, une restriction. Une proposition adversative est celle qui est composée de deux propositions dont la seconde s'oppose à la première ou la restreint.
— ÉTYM. Adversativus , de adversus, adversa (voy. adverse).
ADVERSE (a-dvèr-s*), adj. || 1° Contraire, opposé. Il n'est guère usité que dans ces locutions: Fortune adverse ; Partie adverse , celle contre laquelle on discute, on plaide; Avocat adverse, avocat qui plaide contre nous. Quand on n'a ouï qu'une partie, on est toujours de ce côté-là; mais l'adverse fait changer, PASC. P. Jés. 65. Comme elle change [la fortune] , adverse ou favorable , Nous changeons tous ainsi, garn. les Juives, iv. Chargé de tous les traits delafortunead verse, du ryer, Thémist. 1,4. No croyant pas que son adverse partie eût des armes, VOLT. Cand. 9. || 2* Terme d'histoire naturelle. Qui est placéà l'opposited'une chose ou tourné vers elle.
— REM. On pourrait étendre l'emploi du mot adverse, et dire, par exemple : Les circonstances adverses où il se trouve.
— HIST. XI* s. Grans sont les oz [armées] de celle gent averse. Roi. 485. || xiii* s. Aucun sont qui bien se présentent dedens hore de miedi, et après s'en vont de la cort sans congié ou quant lor averse partie veutpledier, beaum. 67. Et quiet [choit, tombe] en autele amende vers le segneur, comme s'a verse partie seroit, s'il avoit prové s'entencion, m. xxxix, 4 9. Il XIV* s. Car meilleur [chevalier] n'a de vous do ci jusqu'en Surie, Ne plus aventurant contre adverse partie, Guesclin, i8{3i. || xv* s. L'evesque qui avoit esté esleu, qui estoit la partie adverse de cellui que soutenoit le duc de Bourgogne, coMM. IV, 4. Il XVI" s. Mais si très bien nous nous esvertuerons, Que devant toi noz ad vers tuerons, 1. MAROT, v, 4 8. Les responses impourveues de sa partie adverse le rejectent de son bransle,
— ÉTYM. Provenç. advers; espagn. adverse; ital. avverso; de adrersus, de ad, contre (voy. A), et versus, tourné (voy. version).
ADVERSITÉ (a-dvêr-si-té), s. f. Fortune adverse. Etre dans l'adversité. Secourir un innocent dans l'adversité. Grand dans l'adversité. Une probité éprouvée par l'adversité. Souffri r héroïquement les grandes adversités. La patience dans les adversités. Us ont, selon le cours des choses humaines et selon les conjonctures, leurs contradictions, leurs traverses à essuyer; ils ont leurs chagrins, leurs ennuis, leurs dégoûts, leurs adversités, leurs souffrances à porter, bourd. Pensées, t. i, p. 244. Acceptez toutes sortes d'adversités temporelles et de calamités, plutôt que de consentir à un seul péché, ID. ib. p. 294. Ma gloire me suivra dans mon adversité, VOLT. Œd. v, 4. Pour avoir comme moi vaincu l'adversité, volt. Mèr. iv, a. Il faut se faire un cœur capable de résister aux adversités, FLÉcn. Panég. II, p. 602. Il [Dieu] répand tantôt des prMp6rites, tantôt des adversités, id. Serm.u, p. 4I>(.
— HIST. xiii* s. Ha! fait-il, tante adversité Al fait de moi et tant dangier, Lai de l'Ombre. Dont lor profite aversités Plus que ne fait prosperitez, la Rose, 497». Se Dieu t'envoie adversité, si ie reçoif en patience, joinv. 300. || xv* s. Tant pour adversité [oppositionj des meurs et conditions qu
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