AER
— BIST. XV* s. l'anal la région aerine, lr maire, lUuitralion de» Caulre, p. »7. || xvi* s. La manne, appelée par Galien miel aérien, par*, xxv, i. Tout baâtail lerrealre , aquatique et aerin , 0. or serre.s, 4a8. Vanax tost , aerins gendarmes; Démons, volez k mon «ncoan, RONS. t7.
Air, air (voy. air); provenç. a*rtnt.
A : dit a«rtn aussi bien qii'a«'ri>n.
Al. lu MU h (a-é-ri-fê-r*), adj. Terme d'anatomie. Oui pnrip l'air. Voies aériférea, ce qu'on nomma plus onliiiairemant voies aériennes. Les conduits aérlfires des insectes portent le nom do trachées.
— tjyu. An, sir (voy. air), et ^(frr«, porter.
t AÉRinCATIO>f (a^é-ri-fl-ka-sion) , t. f. Opération par laquelle 00 fait passer k l'état gazeux une matière solide ou liquide.
— ETYM. Aer, air (voy. aib), et fieare, fréquentatif do facrre (voy. paire).
aP.RIFOR.ME (a-é-ri-for-m'), adj. Oui ressemble k l'air. Tous les gaz sont des fluides aériformes, parce qu'ils ont la transparence et l'élasticité de l'air atmosphérique.
— ETYM. Aer, air (voy. air) , et forma, forme (voy. PORire).
t AËRI.SER (a-6-ri-zé) , t>. a. Terme de physique et de chimie. Réduire k l'état d'air ou de gaz.
t AÊRODYWAMIQCB (a-é-ro-di-nvmi-k') , ».
f. Partie de la physique qui traite des lois orésidant aux mouvements des fluides élastique*, ou de celles qui règlent la pression qu'exerce l'air extérieur.
— ÊTYM. Aer, air (voy. a»), et dynamique (voy.
nrHAMIQUR).
AËROGRAPHIE (a-é-ro-gra-fle) , i.f. Description de l'air.
— ÉTYM. 'A^p, air (voy. An), et Tpdfsiv , décrire (voy. graphique).
AËROLITUB (a-é-ro-li-f) , ». m. Pierre tombée du ciel. 1.63 aéroUthes sont des composés pierreux qui viennent d'au delà de l'atmosphère , la traversent en s'échauiTant beaucoup , et tombent sur la terra avec fracaa.
— ÊTYM. 'Ainp, air (voy. aib), etXSoc, pierre
(voy. LITHIASIE).
AËROLOGIB(a-é-ro-lo-jie), ». f. Traité sur l'air, théorie de l'air.
— ÊTYM. "A^p , air (voy. air) , et Xéyoc , traité
(voy. LOOIQDE).
AÉROMANCIE (a^é-ro-man-iie), ». f. Art prétendu de deviner par l'air et par les phénomènes aériens.
— ETYM. 'Atp, air, et (lavTcia, divination (voy. mancie).
tAEROMANCIEN (a-è-ro-man-siin), ». m. Oui pratique l'aéromancie.
— ÊTYM. Airomancie.
— IIIST. XVI* s. Autres .sont nommés aéromanciens ou prognostiqueurs do la disposition future, parce qu'ils devinent par l'air, sçavoir est par le vol des oiseaux, ou par tourmentes, orages, tempestes et vents, par£, xix, 31.
t aEROHEL (a-é-ro-mel), ». m. La manna.
— ÊTYM. Aer, air, et met, miel.
t AÊRO.METRK (a-é-ro-mè-tr') , ». m. Terme de physique. Instrument qui sert k mesurer la condensation ou la raréfaction de l'air.
— ETYM. "Atjp, air (voy. air), et iiiTpov, mesure
(voy. MfiTBE);
tAEROMerRIB(a.é-ro-mé-trie), »./: Mesure de la constitution physique da l'air et de ses eOets mécaniques.
— ÊTYM. Aéromftre.
AÊRONAUTE(a-A-ro-nft-t'), ». m. et ^ Celui , celle
qui parcourt les aira dan* un aérostat.
— ETYM. 'A^, air, et vaùrric, navigateur, da vsO;, vaisseau (voy. hkf).
t AÊRONACTIOGR (a-é-ro-nô-ti-k"), adj. || 1* Oui a rapport k l'aéronaute. Une expérience aéronautique. Il >* 5. f. L'art de l'aéronaute.
— ETYM. Afronaute.
tAÉROPnOBE(a-é-ro-fo-b'),».m.Tennedeméde-
clne. Celui qui craint l'air. Les aéropholics ne peuvent supporter l'action, nir U peau, da l'air an mouvement.
— ETYM. *Aro, atr (voy. air), etc^Coc, crainte. t Af.ROPHOIllK (.i-é-ro^fo-bic) , ». f. Terme de mé-
dedoa. Crainte de l'air. L'aérophobie est un symptAmo aaaat fréquent de la rage, quelquefois aussi de l'bjftiria at d'autres alTactiona nanreusas.
— tTYM. A^rnptuibe.
tAfiRoPIIOKK (a-«-ro-forO, a<^°.Oai porte l'air. Il Le mém* que aénfèra.
— STYM. Xrp. «ir, et 9opi<, qui porte.
t AfiaoSPIlËBR (•-*-r»«f»-r'). ». f. Terme d*
AFF
physique. Masse d'air qui entoure ic globe terrestre On dit plutôt atmosphère.
— ÊTYM. Aer, air, eliphara, sphère.
AËROSTAT (a-é-nniU; le I ne se lie pas), ». w
Grand ballon rempli d'un air échauffé ou d'un gaj plu» léger que l'air, et qui, par ce moyeu, s'élève ■ se soutient dans l'air.
— ETYM. Atip, air (voy. AIR), et «rrorréc, arrêté, de uriu), je suis debout, en latin ttare (voy. stable).
AÊROSTATlOîf (a-é-ro-«t»-sion), ». f. Art d'employer le» aérostats.
aEROSTATIOUF, (a-é-KHita-ti-k'). || i- Adj. Ou rapport k l'aérosuiion. || 2* S. f. Partie de la phy? que recherchant lesloi-sile l'équilibre de l'air. Après avoir rampé longtemps comme un ver, il est tout k coup pourvu de quatre ailes brillantes; plus habile que Icare, il traverse les aira en se jouant avec les vents, sans apprcnti».sage et sans aucune con. naissance de l'aérostatique, bern. de st-p.... Harm.
t A i; (a.é-ro-stié) , ». m. Celui qui dirige
un ai : ust dit d'un corps d'inp.'-mo"" "t,,
fut créé et attaché aux armées pendant . pour observer en ballon la position de < iKSniFmoLTî, ». f. voy. EsmÉTiouE.
tiïTIIKI()S<;OPK (é-tri-o-sko-p"),». m. Terme de physique. Instrument propre k mesurer la chaleur qui rayonne de la surface de la terre vers lea espaces célestes.
— ETYM. Attpla, sérénité de l'air(voy. Ctrsr), et ffxwittTv, explorer.
.^mOUMlIE, ». f. voy. ÉTIOLOOIK.
AËTITE (a.é-ti-t'), ». f. Pierre d'aigle, parée qu'on a prétendu qu'elle se trouvait dans le nid dea aigles. C'est du tritoxyde de fer. On lui attribuait des vertus merveilleuses qu'elle ne poaaMe aucunement
— ÊTYM. 'AcTtrific, de àevéc, aigle.
+AFATOMER(a-fa-to-nié), ». m. L'un dea noms
vulgaires du prunellier.
AFFABILITÉ (a-fa-bi-li-té) , ». f. Oualité de celui qui reçoit, écoute et entretient avec bienveillance ceux qui s'adres-scnt k lui. La douceur et l'affabilité si nécessaires dans les grands emplois. N'avait-il pas réconcilié la grandeur avec l'ailabilitéf MASS. Yillertn/.
— HlST. XIV* s. Il détermine d'une vertu qui peu estre appellée affabilité ou amiableté, oresmb, Eth. «»o.
— ETYM. Provenç. o/iiWttot,- cataL afabililat; t»pagn. afabilidad; \\»X. alfabUità ; de atfabùitatem, de affnbilii, affable.
AFFABLE (a-fa-bl"), adj. \\ 1* Oui a de l'affabilité. On afTecle une certaine modestie extérieure; on est honnête, prévenant, alTable, boord. Peruéa, t. Il, p. toa.Doux, humbles, patients, affables k tout le monde , et ne cherchant k l'égard de tout le monde que les sujets de faire plaisir et iroMiger, id. ib. t. I, p. <»7. Libéral, intrépide, affable et sans orgueil, COR». .Verj. II, s. Lui, parmi ce» transport», affable et .«ansorgucil,X l'un tendait la main, flattait l'autre de l'œil, rac. Ath. v, 4. AfTable k tous avec dignité, elle savait estimer les uns sans ficher le* autres, boss. dueh. <COrl. L'extérieur parait affable, ce qui fait quelque montrede modestie, id. ftnêttt chrét. îî. Il 2* Pris »ul»sunlivement. [11] doit mêler k propos l'afTable et le sévère, rotroo, »'«u5e«Z. i, *.
— RF.M. Douhoura, Sourellet flrm. dit, au sujet de affable et affabilité : « Ces deux mou ne plaisaient point k M. Palm. Ils sont françois, me ditil un jour, mais laissons-les dire aux autre*. Racine s'est servi d'affable, qu'on trouve aussi dans VOraitrm de la Pauphine : Applaudie -le toua, mais affable et civile k tous. M. l'abbé Reynier *a -"• -*" —s deux mots. Il ne faut pas, après cela,
'1 l'antipathie de M. Patru.» De son côté,
.lisait, en ««»o ; « Affable n'est plu» guère
dans la commerce des gens du monde; honnête h pris sa place, de même que honnête!^ a pn» la place d'affabilité. * ||Ces deux mots ■ u
usage aujourd'hui ; ils remontent jusqu'..
— HIST. XIV* s. Celui qui le fait selon ce qu'J convicnl et appartient, il peut estre appelM amiabl* ou affable ou agréable, oresme, Eth. M.
— ETYM. AffabUii, de ad, k, et fari, parici
(voy. PARLE).
AFFABLEllETr (a-fk-ble-man), adr. D'une manière tffable.
AFFABDLA'noX (affa-bu-la-aion). «. f. Parut d'une fable qui en explique le sans moral ; c'est et qu'on nomma plus souvent la moralité.
— tTYM. Ad, k (voy. 1), et fabula, 'aUe (voy PABLS) ; ce qui ae joint k la fkMe.
AFFADI, lE (a-fa-di, die), part, passé. Vin affadi. Ragoût affadi. Estomac affadi. Votre cœur en est affadi, sév. 233. [Il] a longtemps le teint plie et le cœur affadi , boil. Lutr. ii. Et n'estimant dignes d'être applaudis Que les héros par l'amour affadis,
J. B. BOUSS. Ép. H, 2.
AFFADIR (a-fa-dir), v. a. || 1" Rendre fade. Affadir une sauce. Il 2° Fig. ôter le sel, le piquant. Affadir une épigramme. Vous avez fardé la peinture; Vous affadissez l'opéra, bébanoer, Pauvres am. Il S" Causer une sensation désagréable au palais, à l'estomac, par quelque chose de fade. Le miel affadit le cœur. Comme il y a de honnes viandes qui affadissent le cœur, il y a un mérite fade et des personnes qui dégoûtent avec des qualités bonnes et estimables, la rochep. Pensées, 48. || 4° Fig. Ces gens.... l'affadissaient, L'endormùenten contant leur flamme, la pont. Petit Ch. || 6° S'affadir, t>. ré/l. Devenir fade. De Molière oublié le sel s'est affadi, volt. Ép. ci. [Dans le monde] Il faut se prêter, s'accommoder, s'affadir avec les enfants de la terre, nous qui devions en être le sel, mass. Con/'.Fut<e. L'éloquence, toujours flatteuse dans les monarchies, s'est affadie par des adulations dangereuses aux meilleurs princes, mass. Louis le Grand.
— HIST. XVI* s. Comme le vin se perd et affadist par l'eau, et toute la farine s'aigrit par le levain, CALV. Inst. t 63. Cettui-ci, receu avec honneurs et caresses, fut renvoyé si plein de douceurs qu'il en affadit ses compagnons au retour, d'aub. Bist. I, 252. Je suis si affady aprez la liberté, que qui me deffendroit l'accez de quelque coing des Indes, j'en vivrais aulcunement plus mal à mon ayse, mont, iv, 242. Au lieu de m'aiguiser l'appétit par ces préparations et avantjeux, on me lasse et affadit, ID. II, 4 07. C'est le goust d'une moUe fortune, qui s'affadit aux choses ordinaires et accoustumées, m. iv. 283.
— ÊTYM. À et fade.
t AFFADISSANT, ANTE (a-fa-di-san , san-t'), adj. Oui affadit. Une saveur affadissante. Des louanges affadissantes.
AFFADISSEMENT (a-fa-di-se-man), i. m. || 1* Effet que produit la fadeur. Les choses trop douces causent de l'affadissement. || 2° Fig. Louer jusqu'à l'affadissement. TeUier se promit toutes choses de l'affadissement du sel de la terre (la faiblesse du cierge ;voy. s'affadir) , qu'il reconnut en plein dans les assemblées des évoques sur cette affaire, st-sim.
— ÉTYM. AfTadir.
AFFAIBLI, lE (a-fè-bli , blie) , part, passé. Corps affaibli par l'âge. Armée affaiblie par les désertions et les maladies. Courage affaibli par de longs malheurs. Son esprit n'est point affaibli. Style affaibli par trop de minutie. Couleurs affaiblies. Se servir d'un terme affaibli. Quand les hommes veulent quitter le mal , le mal semble encore les poursuivre longtemps ; illeur reste de mauvaises habitudes, un naturel affaibli, des erreurs invétérées..., fén. Tél. xxii. Quoi! pour Britannicus votre haine affaiblie.... RAC. Brit. IV, 4. Sur tant de fondements sa puissance établie Par vous-même aujourd'hui ne peut être affaiblie, m. ib. m, 3. Mes yeux, mes tristes yeux , affaiblis par les ans. Hélas! avez-vous pu le chercher si longtemps? volt. Als. il, 2. Ces hautes idées, ces grands objet» n'étant plus affaiblis ou par les fausses préventions d'un esprit indocile ou par les aveugles cupidités d'un cœur passionné, bourd. Sermon pour les dimanches , t. iv, p. <80. Il est vrai d'ailleurs que la foi n'est point non plus tellement affaiblie ni altérée dans tout le christianisme, qu'il n'y ait encore, jusques au milieu du siècle, de parfaits chrétiens, ID. Pensées, t. l,j>. 1 79. N.... est moins affaibli par l'âge que par la maladie ; car il ne passe point soixante-huit ans, la bruy. )).
AFFAIBLIR (a-fè-blir), v. a. || t° Rendre faible, uu propre et au figuré. Affaiblir le corps. L'âge affaiblissait son esprit. Affaiblir un malade par la saignée et par la diète. On avait affaibli la garnison par des détachements. L'usage des lunettes affaiblit quelquefois la vue. Affaiblir la puissance d'un État. Pour ne pas affaiblir sa gloire. Affaiblir l'autorité d'un témoignage. La vieillesse languissante et ennemie viendra rider ton visage, courber ton corps, affaibhr tes membres, faire tarir dans ton cœur la source de la joie.... fén. Tél. xix. Peut-être croirait-on, en se soumettant, affaiblir l'autorité dont on est maître j c'est au contraire ce qui l'affermirait, BOURD. Pensées, t. u, p. 369. Comme les aliments dans un corps malade, bien loin de le forlifier et de le nourrir, l'nfTaiblisseiit et se tournent
AFF
en corruption jusqu'à détruire le principe de la vie. . . . iD. Carême, 1. 1, p. 406. La première maxime en matière de guerre est d'affaiblir son ennemi et de le fatiguer, m. Carême, t. i, p. 228. Quelques jeunes personnes ne connaissent point assez les avantages d'une heureuse nature ; elles affaiblissent les dons du ciel , si rares et si fragiles , par des manières affectées et par une mauvaise imitation, la BROY. 3. La loi de l'histoire ne nous a permis ni de rien déguiser ni de rien affaiblir dans le récit de cette tragique aventure, volt. Russie, li, 4 0. Je vous ai montré l'art d'affaiblir son empire, CORN. Sert, in, 2. Sa perte m'affaiblit, et son trépas m'afflige, m. Cid, ii, 7. Pourquoi nous déchirer par des guerres civiles, Où la mort des vaincus affaiblit les vainqueurs? ID. Hor. i, 4. Tant de précautions affaiblit votre règne, bac. Brit. iv, 4. Un traître, en nous quittant, pour complaire à sa sœur, Nous affaiblit bien moins qu'un lâche défenseur , ID. Alex. Il, 6.... Mes maux m'ont affaibli plus encor que mes ans, yolt. Zaïre, ii, s. Vous qui du poids des ans n'êtes point affaiblis, id. Tancr. v, 2. Il 2° Affaiblir se prend aussi absolument. Trop retoucher un ouvrage, c'est moins retoucher qu'affaiblir. Je me sens affaiblir, quandje vous encourage, corn. Itod. m, 6. Je sens affaiblir ma force et mes esprits,rag. Milhr. Y, scènedem. \\ 3' Affaiblir les monnaies, les espèces, en diminuer le poids ou le titre. Il 4» S'affaiblir, v. réft. Devenir faible, au propre et au figuré. Ses forces s'affaiblissent. Sa douleur s'affaiblit. J'ai vu nos espérances s'affaiblir. La raison de son père s'était affaiblie. Nous laissons s'affaiblir l'autorité. Quoi I déjà votre foi s'affaiblit et s'étonne 1 RAC. Ath. I, 2. Ma vue s'affaiblit, dit Irène. Prenez des lunettes, ditEsculape. Je m'affaiblis moi-même, continue-t-elle ; je ne suis ni si saine ni si forte que j'ai été. C'est, dit le dieu , que vous vieillissez, la BRUY. 44. Il 5° En peinture et gravure, affaiblir marque l'abus ou l'exagération de l'adoucissement; en architecture, c'est diminuer de l'épaisseur d'un mur ou de la grosseur d'une pièce de charpente.
— SYN. AFFAIBLIR , ÉNERVER. Diminuer la puissance. On affaiblit ce qui est fort; on énerve ce qui est nerveux. Toutes les fois que fort et nerveux ne pourraient être confondus, affaiblir et énerver ne doivent pas l'être. Puis affaiblir est beaucoup plus général: L'âge affaiblit naturellement; Une diète sévère affaiblit, mais pour procurer la santé. Au lieu que énerver indique quelque chose d'accidentel et demalfaisant : Se laisser énerver par les délices, par l'oisiveté.
— HIST. XII* s. Mult sunt li bon et li hardi Amenuisé et afiebli, Bou, 6750. Li remananz est moût afebliez, Roncisv. p. 70. Vous i mourrez, France en ert [sera] afeblie, ib. p. 82. Lors sa parole prist à afebloier, ib. p. »9. En la cause veïmes l'apostolie afeblir, Qu'il ne pout l'arcevesque contre tuz maintenir. Th. le Uart. *ot. Car j'en sui si meûz et afoibliz, Couei, y. || xiii* s. Et bien furent mort en celé voie quarante chevalier; dont li os [armée] fu durement afebloiés et apovris, viLLEH. 4 22. Esc'as couroit souvent sour lui, et l'afoibloioit moût de gent et d'amis et de chastiaus, h. de val. 4 0. Ce vont li trois portier disant: Mais, que qu'il aillent devisant. Forment en sunt afebloié, la Rose, 44805. Or te voU dire et conseillier Que l'amors metes en obli, Dont je te voi si afoibli, Et si conquis et tormenté, ib. 3033. Lor dru [elles] ne vont pas oubliant; Molt aloient afoibloiant, Lai d'Ignaurès. Dont commencent li prince forment à empirier; Li cors lor affebloient, et lor corant destrier, Ch. d'Ant.yu, 258. || xv* s. Nous sommes affoibliz de toute foi et loyauté les uns envers les autres, COMM. II, 6. Ha! le sacrement de l'autel. Je suis affoibli [j'ai peur], qu'est ceci?viLLON, Arch. de Bagnol. \\ xvi* s. Toutes fois, monseigneur, je la vois sans cesse affoiblir; en sorte que, si je le vous celois, je ne vous serois telle que je suis, marquer. Lett. 99.
— ËTYM. ii et faiblir; picard, affleboyer; houiguig. éfoibli; provenç. afeblir, aftebir, afflebleiar. Il y avait deux formes en vieux français et en provençal : afeblir 0X1 afoiblir, suivant les dialectes, et afebloier ou afoibloier. La première seule a survécu, sauf dans le picard, où la seconde est conservée.
AFFAIBLISSANT, ANTE (a-fè-bli-san , san-f) , adj. Qui affaiblit. Régime affaiblissant.
AFFAIBLISSEMENT(a-fè-bli-se-man),i!.m. || 1° Diminution de force, au propre et au figuré. L'affaiblissement des forces , de la santé , de la vue , du courage. L'affaiblissement de la lumière du soleil dans une éclipse. Recourons à Dieu dans les affai-
AFF
blissements où la vertu tombe comme en défaillance, FÉN. t. xviii, p. 4 95. Pour s'opposer au relâchemen des mœurs , aux affaiblissements de la discipline, MASS. Car. Mélange. Il est rare que leurs grâces [des grands] ne soient pas le prix de nos affaiblissements et de nos complaisances, id. Conf. Scand. Soit par la désertion de quelques-uns de ses enfants, soit par l'affaiblissement de la charité du plus grand nombre, BOUHD.PeJirfei, t. 11, p. 34 5. Il a* Affaiblissement des monnaies, abaissement de leur titre.
tAFFAlNÊANTI, lE (a-fè-né-an-ti , tie) , part, passé et adj. Devenu fainéant. Ils parlaient dans ces lettres en vrais étourdis , et y traitaient le roi [Louis XIV] de gentilhomme campagnard affainéanti auprès de sa vieille femme, m. l. m. d. l. f. llémoires, p. 264. Amsterdam, 4 734. || Mot très-bon et à employer.
t AFFAINÊANTIR (S') (a-fè-né-an-tir) , v.réfl. Devjnir fainéant. Les grandes possessions des biens de la fortune sont cause que l'on s'affainéantit et que l'on néglige de posséder les biens de la vertu , Francion, hvre iv, p. 48o.
— ÉTYM. À et fainéant.
AFFAIRE (a-fê-r') , s. f. || 1* Ce qui est l'objet de quelque travail ; occupation , soin , devoir , fonction. Une petite affaire. Une affaire importante. N'avoir pas d'affaire. C'était l'affaire d'un jour. Charger le fusil et tuer la bête fut l'affaire d'un instant. Je ne me suis mêlé d'aucune affaire. Être accablé d'affaires. C'est mon affaire ; vous n'avez rien à y voir. L'étude est son unique affaire. Ils ont pour unique affaire de toucher leurs rentes. C'est l'affaire d'un bon juge de.... U est tout à son affaire. Vie douce et paisible, sans bruit, sans embarras d'affaires, sans inquiétude, sans soin, BOURD. Pensées, 1. 1 , p. 348. Le czar en partant do Paris avait d'autres affaires qu'à vérifier des passages de saint Êpiphane, volt. Uist. de Russ. ii, 9. Je suis en affaires avec l'abbé , sév. 228. J'ai quelque affaire Là dedans avec certain frère, la font. Cord. Il Faire son affaire d'une chose, s'en charger, en répondre. J'avancerai les frais et j'en fais mon affaire. As-tu fait ton affaire principale de sa justice? Boss. Nécess. 1. C'est là que je mets toute mon affaire , iD. 5, Vêtur. 4. Quelle ne sera pas la lenteur des progrès de la sagesse dont si peu d'hommes se font une affaire? dideh. Essai sur Claude. C'est mon affaire que la conversion, pasc. ilyst. 2. C'est l'affaire des dieux, ce n'est pas la nôtre, dider. Princ. de polit. 75. Qu'il brûle encor pour elle, ou la quitte pour moi. Ce n'est pas votre affaire, corn. Othon, n, B. Ce qu'on y voit de plus pompeux n'est l'affaire que d'une scène, MASS. 7)rap. Former des citoyens n'est pas l'affaire d'un jour, j. j. rouss. j^cotv. 2. Cliton n'a jamais eu, toute sa vie, que deux affaires, qui est de dîner le matin et de souper le soir, LA BRUY. 4 4. Nous devons travailler à nous rendre très-dignes de quelque emploi : le reste ne nous regarde point, c'est l'affaire des autres, id. 2. || Faire son affaire d'une chose, savoir la mettre à profit. Que dans mes mains pleuve de l'or, De l'or, De l'or. Et j'en fais mon affaire, béranger, El. de la rich. Il a* Tout ce qui est l'objet d'un intérêt. Abandonner un ami dans une affaire qui intéresse l'honneur. Il faut tenter l'affaire. On parle du salut comme d'une affaire souverainement importante , et on a raison d'en parler de la sorte; mais c'est trop peu dire : il faut ajouter que c'est une affaire absolument nécessaire, BODHD. Pensées, 1. 1 , p. 9. Sire, j'en ai trop dit, mais l'affaire TOUS touche, corn. Hor. y, 3. Tantôt son père Au sortir du conseil doit proposer l'affaire, id. Cid, i, 2. Tout le monde craint d'avoir quelque affaire avec lui, fén. Tél. m. || Affaire d'honneur, ou absolument, affaire, un duel , un combat singulier. 11 a une affaire d'honneur. Une première affaire, un premier duel. J'ai appris qu'il avait eu quelques affaires en Italie et qu'il s'y était battu plusieurs fois, J. J. ROUss. Uél. i, 45. 1) Affaire d'amour, un commerce de galanterie. || Affaires d'esprit, les matières de goût. U veut qu'on le consulte sur toutes les affaires d'esprit. H 3* C'est une affaire de, une question de.... Elle était de sa nature une affaire de religion chez les païens, fonten. Oracles, chap. i, Introd. La foi de beaucoup d'hommes est une affaire de géographie, J. J. ROUss. Ém.iv. C'est une affai le de soumission et d'humilité, boss. Lett. 53. || 4° C'est une affaire, la chose est difficile. Ce n'est pas une affaire , la chose n'est pas importante. On se persuade que, comme ce n'est pas ime affaire d'en [de certains défauts] être coupable, il n'y a pas aussi grand mal d'en être censeur, mass. Car. ifédis Et conter pour conter me semble peu d'affaire, la font. fab. Yi,4.Cene serait nas une affaire, sév. a».
AFF
qull but , La plaça '; Mali la m»
faire, LA I faire, 10. N
JfM. I.«.V<
rart. ii,ï. i ■ ^:
n<>noooe , m.
loin pour trauv'
C« diaa fripon rattamble aaMt aui roit, U liisn inrir b'»«i !.*« ■«•lit* affaire, voit. Foés. mél. no. Ob flK I '.^ afliire de rien, «ev. »»». Par
l« ehMKi. ■ .iffaire, id. taT. !)'»" avoir lou-
kmnlMprcuktfi p(6MiAtea,e'e«t<' r'>,pAK.
Jfoyfiw, *. Il faudrait bien dr^ ' ir leur
Mra foModre (aui Tarttraa] m iiu» c um <|ii'iin fl- ' panni nous, montmo- B'P- xUi **■ Il ^' ^^
Caeiwtbimmonafrairu.
' paHkiiMnant ton alTaire.
'^ïraitUan miMx mon afminulaaferonl l'afi voira affaire, MOL.
iiil'jillaire d'un bigut, m.
Il votra alTairumioui ijue <o. Je n'iraii paa bien
-il, 111. femmu tav. iv,».
Ij> cbautl fera mcjn nn.uri! [me f«ra du bien], »*v. VU, Jft voudrai! bien que voua puaaiez y faire l'affaire du roi et la vAtr«, m. toi ahl Moniinur,
ai feu mon pauvre pire Rtail encor vivant, c'était bien votre affaire. »ac Plaid, i, ». || •* Kaire »on affaire [à aolmtcne). faire ton affaire [k un autre). Faire «on affaire [k «oi-rottna), c'eil m mettra k l'abn, l'arranger, réussir. Il fait tout doucement aon affaira. Il longa k ae retirer k la campagne, •on affaira «at bientôt faite. Quand on connaît bias \m ptebAa mortels, on Uche de ne pascom- HMUr* de MUi-lk, et l'on fait son alTaira, mqmmo. Uttr. ptn. H. I| Faire son affaire [k un aulrel, e'wl le cbttier, lui donner une leçon , mâmc le tiinr. Son affaire est faite, il a été chàli6, puni, tué. L'eapion fut découvert, et on lui fit son aflaire. iî'il la rencontre, il lui fera ton affaire. Le chat fut trois jours sans manger et sans pouvoir remuer ni pied ni patte; mais il est bien heureux qu'il n'y a point de chats médecins; car ses affaires étaient faites, et ils n'auraient pas manqué de lo purger et de le saigner, mol. VAmour mid. ii, t. jj ?• Avoir son affaire, en bonne part, avoir ce qui convient; en mauvaise part, recevoir correction, châtiment, leçon. Vouliez ou non, elle aura son affaire, l* ruKT. Rém. Il 8* Point d'affaire, signifie en aucune façon. Point d'affaire, marquis, mol. Fdch. m, 4. Point d'affaire, signifie encore c'est en vain. J'ai'beau lui faire signe et montrer que c'e.st ruse; Point d'affaire,il poursuit sa pointe jusqu'au bout, mol, l'Étour. III. a. ||9>S. f. plur. !..es affaires do queliju'un, ce qui l'intéresse particulièrement, ce qui constitue sa situation. Il sent que l'Age vient, el il songe k mettre ordre k sas affaire*. Être bien dans ses affaires. Oui qui sont mal dans teura affaires. Nous sommas mal , monsieur, dans nos affaires , mol. Jfu. IV, 4. Un valet conseiller y fait mal ses affaires [ne gagne rien do bon], id. {'^(our.l.'J.Si je savais chanipr. J'en ferais bien mieux mes affaires, id. 2a Princ.d'i^L II. Intrrm. Knfln j'ai fait mes affaires, Je suis procureur du roi, BfinANGER, Ventru. Vous n'avez, vous m lui, p<>nsé qu'k vo» affaires, corn. Othon, il, i. Chacun des deux partis y fit mal ses affaires, la FO!«T. Fianc Mais que répondrons-nous? — J'ai d'autre* affaires présentement , dit un mondain. — El nualle* sont-elles, ces autres affaires?— L'affaire (la mon établimement , ajoute-t-il , l'affaire de mon agrandissement, les affaires de ma maison, an un mot tout ce qui regarde ma fortune temporelle, aouRD. Penséet, t i, p. to&. || 10* Transaction, marché. J'ai fait affaire avec lui. Il me vend ta maiMn, l'affaire est conclue. Kn achetant celte terre, il a fait une mauvaise affaire, une bonne affaira. Ce mariage est pour lui une bonne affaire, ■.'adjudication est remisa k quinzaine; mais je crois que je ferai affaire avant ce temps, p. L. COUR. IrliT. II, m. Si elle le peut épouser, elle fera une tr6»-bonne affaire, stv. ïi. J'étais lié, dit saint Augustin, par ma propre volonté, plus dure une le fer, «1, sans un deruier effort de la vertu d'en haut, ]e n'aurai* jamais conclu mon affaire [sa convuraion] qtM )• dMrais, mai* qui devait coûter si cher k laoo otMtf, BODRO. Ptnttt*. t. I. p. 183. Il 11* Ab- •oloatot, le* affaire*, la commerce, l'industrie, la banqM. II ait dan* les affaires. Il a quitté les affUraa. La* ^nd>>s affaire*. Le* homme* d'affaife*. laa gan* d'affaire*. L'esprit même d'affaires ne iTMait paa ntat* k lui, fo;iT«N. Maintint. \\ Au *>"9.0t|aala*r,Une*r une affaire. || Kn mauvaise pait.fctaaord'affkiraa. ||ll- S. f. pi. Tout ce qui conyyy*'^'— « la* lntér«u de l'Eut. Le mouvey^T?-™*-***- •*• •'T»'f« d'ÈUt. Ce ministre est .^yf^i*— P^.*"« affaire*. La* affaire* publique* SrîaSLT^ •""■"*' U)i*ir* que laliaeoi
RU k la IMa te aflUrea, masc Cm,, il faisait i^^
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gligumment les affaire* de l'empire, Boss. Hist. l, M. latenUtion, dans les grandes charges, dans le* grande* affairas, e'e«t qu'on les trouva si importante*, qu'on y donne tout, et que l'affaire du aalut s'oublie, m. Pttuéu ditachétt. H. Il narle l>a* dan* la conversation, el il articule mal, libre néanmoins sur le* affaire* publiques, LA BRUY. «. Per- *onne pretque n'a assez de fonds pour remplir le vide du temps sans ce nue le vulgaire appelle des affaires, id. i. Que faut-il k un homme d'affaires, ou que ne lui faul-il pas pour vaquer dignement et en chrétien soit au service du prince dont il est la ministre, soit au .service du public dont il a les intérêts k ménager? Ouollo étendue de soins.... «ourd. Peméa, 1. 1, p. «ui.|| Affaires spirituelles, affaire* qui concernent la religion; affaires temporelle*, celle* qui concernent le monde. || 13* Embarras, peines, querelles. On lui a suscité mille affaires désagréalHe* et fkcheuses. Voulez-vous qu'avec lu; je me l)u*e une affaire? mol. Mit. ii, 3. I>oun|uoi chercher k lui faire des affaires [des ennemis]? mol. /mpr. 3. Voici biendesaffaires, w. l'Étour. i, l. Vous ferez-vous toujours des affaires nouvelles? boil. Sat. IX. Cette réserve pourrait m'attirer des affaires, i. J. Rouss. Étn. IV. Do peur de me faire des affaires avec le prince, iiamilt. tiram. 7. Je crains que cela ne lui fa.sso une affaire, sev. 3ïi. Tout lu monde veut que j'aie de.» affaires & Kome, Boss. Uttr. rel. h3. Ce n'est point du tout mon intention do vous faire des affaires, id. Lettr. abb. 73. Il composa un livre fort curieux, mais qui lui fit quelques affaires, volt. Ificrom. I. Si quelqu'un eilt osé ouvrir la bouche.... on lui eùl fait des affairesdont il ne se fût jamais tiré, fonten. Oratlet, ch. <3. Home, qui avait toujours usurpé, arait continuellement de grandes affaires, montesq. Ktp. XI. t7. Il 14' Se tirer d'affaire, se tirer d'embarras,
sortir d'affaire, sortir d'embarras se plaint
qu'elle [mouche] agit seule et qu'elle a tout le soin; Qu'aucun n'aide aux chevaux h se tirer d'affaire, la PONT. Fab. vu, 9. Les sueurs me tireront d'affaire [me guériront], sév. 146. Il faut remercier Dieu du bonheur qui vous tira d'affaire, id. 7ë. Il est hors d'affaire [il est giiéri], in. 84. || Une mauvaise affaire, une affaire où l'honneur, la fortune, la via sont engagés; une bonne affaire, une affaira où il y a beaucoup d'argent à gagner. || 15' Procès, contestation , démêlé. La plus petite affaire d'argent. Suivre une affaire. Affaire civile. Affaire criminelle. Plaider une affaire. Instruire une affaire. Les affaires du barreau. Voyant un président, je lui parle d'affaire, ri!onier, Sat. viii. Il plaide depuis quarante ans, plus proche de sortir delà vie que de sortir d'affaires, la bruy. tl. HIB" Dans un sens très-vague, chose, circonstance, conjoncture. Qu'en ce mois le manteau leur est fort néces.saire [aux voyageurs!; Les Latins le nommaient douteux pour cette affaire, la pont. A'ah. vi,3.|| 17* Kn t. deguerre, combat. L'affaire fut courte , mais chaude. On perdit beaucoup de monde dans cette malhcureu.se affaire. L'affaire avait été fort mal engagée. Il l'en remercia i|uand l'affaire fut finie, iiamilt. Gramm. 6. || 18* Avoir affaire de, avoir besoin de. L'un allume du feu dont j'avais bien affaire, RKoNiER, Sot. II. Vous n'avez pas trop affaire de ce détail, SËV. 87. Si Pluton a affaire d'un mort, il ni sait plus où le prendre, fontkn. Jugement de Pluton. Vous trouverez un statuaire; Mais vous n'en avez plus affaire, volt. Êp. 7». Qu'un liond'un rat eut affaire.... la pont. Fab.il, H. Qu'avons-nous affaire du monde et de ses emplois? Boss. Utt. 17. Qu'avions-nous affaire de son amour naturel? in. Helal. Vénus, Saturne et Mars, dont je n'ai ]>oint affaire, MOL. F. sac. 11,7. 1!n {lOiivoir dont le malheureux, Madame, n'aura plus affaire, id. Ptych. i, *. Qu'aviniis-nous affaire' de vie, 8i nous ne pouvions être k vous? id. ib. v. 2. Le mohalra e.st quand un homme qui a affaire de vingt pisiolc.«. arhète d'un marehand des étoffes pour trente lùsioles, payables dans un an, et les lui revend k l'heure même pour vingt pistolcs comptant, pasc. Prov. ». Qu'avons-nous affaire que leur .assurance dé(>ende de Ik? m. ib. te. Qu'ai-je affaire, disaii-il aux Juifs, des fruits de la terre que vous apportez ilans mon temple? bourd. Pou. t ii. p. 4i». Dieu veut qu'il y ait entre nous un rapport naturel et continuel, que nous ayons affaire les uns da* autrea... ID. ib. p. lie. Qu'ai-je affaire d'aller me tuer k travail- Irr pour des gens dont.... MOimso. Ull. p*n. tt. Qu'avez-vous affaire da décrier le luxeT rvtcM. Strm. Il, 330. Qu'ai-je affaire du trAne et de la main d'un rot? th. coan. Àriamt, m, 4. Qu'avonanout affaire d'un nouvel auteur qui sépara de* ima- Kination* de* Grecs, et donne au moade leurs lu-
mitre* pour les siennes? sT-tvuii. t. iv, p.i. || Ir niquement. J'ai bien affaire da lui, je me lou' i bien de luil J'ai bien affaire de tout celai Leur i>avoirk la France est beaucoup nécessaire. Et des livres qu'ils font la coers bien affaire! mol. F. lav. iv, 3. J'avais bien affaire qu'il atiaqutt ma réputïuoit' roNTiN. Didon. Siraloniee. II avait bien affaire du *'aller.... iiamilt. Cramm. ». La république a bieu affaire De gens qui ne dépensent rien I la pont. Fab. VIII, ». Il 19* Avoir affaire k quelqu'un . avoir k lui parler , k dél>attre avec lui. Et , s'il avait affaire k quelque maladroit... corr. Poly. v, < L'homme k qui nous avons affaira n'est pas d. , plus Hns da ce monde, mol. l'Am. mid. m. 1. ii n'a pas affaire k un sut, et vous savez des lubriquas qu'il ne sait pas. lo. Jf/d. m. lui, m, 7. 11 vaudrait autant avoir affaire k dos gens oui.... pasc. Prov. 7. Ayant affaire k des personnes ne toutes sortes, lo. l'A. 6. Ils ont affaire k un homme bien vigilant, sev. Ml. Saint Cyrille avait affaire k un de ces dialecticiens.... boss. Cône. On ne sait si on a affaira k un chrétien ou k un païen, id. Avert. t. || Par menace. Si vous tenez ce langage, vous aurez affaira k lui, il vous cherchera querelle, il vous en fera repentir. Quiconque rira aura affaire k moi, mol. Pourc-. iy,t. Il 20* Avoir affaire avec quelqu'un, avoir k tiaiter d'affaires avec lui. J'ai affaire ce matin avec le ministre. Ceux avec qui ils ont affaire tous les jours, PtN. Tél. XXIII. || Absolument. Ilaaffaire, il ne peut quitter, Boss. Princ. de P. 1. || 81* En termes de fauconnerie, un oiseau est de bonne affaire, quand il est bien affaité, bien dressé pour la volerie. Il Par extension. Un autre était muet et d'amoureuse affaire, la pont. Fianc. .Sa femme était encor de bonne affaire, lo. Berceau. || U* Kn parlant d'une femme, avoir ses affaires, avoir ses règles. Il 23* Faire s(!s affaires, aller k ses affa'res, satisfaire ses liesoins naturels. Autrefois, chez le roi, on appelait chaise d'affaires la chaise percée, et brevet d'affaires, le privilège d'entrer dan.* le heu où le roi est sur sa chaise d'affaire*. On sait que le roi Henri 111 fut blessé mortellement, par Jacques Clément, étant sur sa chaise d'affaire*. Il 2i* Proverbes. Corsaires k corsaire*. L'un l'autre s'attaquant, ne font pas leurs affaires, RtCNiEa, Sat. XII. Il Avoir affaire k la veuve et aux héritiers, c'est-k-dira avoir affaire k foite partie. || Ceux qui n'ont point d'affaires, s'en font, c'est-k-dire l'oisiveté fatigue, et on se fait des occupations. || i demam les affaires , c'est-à-dire ne songeons aujourd'hui qu'k nous divertir. || Chacun sait ses affaires, *e dit quand on ne veut pas entrer dans les motifs de la conduite de quelqu'un. || U a plus d'affaires que le légat, c'est-k-dire il est très-occupé.
— SYN. AVOIR AFFAIRE À OUELgu'UN, ATOI* AF- FAIRE AVEC OHELou'oN, Se trouver en rapport avec lui. Les auteurs de synonymes disent que d marque supériorité, autorité, pouvoir de celui k qui on a affaire, et dépendance, infénorité, besoin de celui qui a affaire. Cette distinction est sans fondement; la seule réelle, c'est que d est plu* générai : on a affaire k quelqu'un pour toutes sortes de chose*; on a affaire avec quelqu'un pour traiter avec lui, et en raison d'une certaine réciprocité qui n'est pa« impliquée par d.
— RBll. Dan* U locution avoir affaire dt, pour avoir besoin , quelques-uns écrivent d faire en deux mots. Cela ne peut être considéré comme une faute ; car à faire ici convient mieux que affairt ; mais l'usage est d'écrire affaire en im seul mot dans cet emploi.
— HIST. XII* s.Direbrevement Paffaire.Jfo^'/ujJi. ii. Mouchft. n* t. Lk ont de leur afaire leur [urlenient tenu. Soi. xxviii. (Que chaque baron aiUelPourap" slcr ses homes, son cors et son afaire, Sax. xxx
— XIII* s. Vous avez empris le plus granl afaire et le plus perilleiis que onques mais gent entrepreissenl. viii.hii. lxii. Kjidementres que ce fu fait, ii eiiipereres Baudoins avoit ja fait tous *es afaireseo Salcnique, in.cxxii. Ou [au] mantiau n'ot pajpeani vaire M'^s moult vies et de povre afaire. D'agniaui noirs velus ut («sans, la Rote. It*. Mèssaiis faille tu ne savoies k quel sciimor afaire avoies.ib. 4Ma. Ma* de tout ce qu'en ai-ge afaire, S'ele est cortoise et delnnnaireTib. 407».Ouemon afaire va tousjoura de mal en pis. tterle. xxx. Qui de si grant afaire [de si haute positionlfust kifll meseor [malheur), «b. xu. Conté [elle] m'a aoo afaire et tout son erremaot, «k. iLvii. Quant II ma«iairier» eut son afair* apr«U,i*. LXV1I. Sonafaire[eUe]appareille.maiii* [moiiMJqu'al* pcut,d*lneltarde].ifr. lxxii. Liqoez [lequel] aateona tumiersd* dire vilooie au bailli ou as jugeurs ou 1 U partie k qui il a k fcrv. nEtuM. v, •*.
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— XIV* s. Mais quant vint au fort de l'afaire, Vonseur Charles ne sot que faire, Ne ses gens en nulle manière, Liv. du bon J eh. 1387.
— XV" s. Ces quatre chevaliers chevauchèrent si avant qu'ils approcheront de moult près les Anglois et que ils purent bien aviser et imaginer une grande pai'tie de leur affaire [de leurs dispositions], froiss. 1. t, 285. Et n'est nul en Angleterre tant soit noble ni de grfnd affaire, qui l'ose courroucer.... m. I, I, 7. Se le grant Dieu me gart d'essoine, ,Io leur voiz compter ceste affaire, la Pass. de N.
5. J. C. Caïphas, tost congié prenons De Pilate, ei. nous hastons : Sy en alons en nostre afaire, la Késurr. de J. C. Un curé voyant cest affaire, De la îemrne fut amoureulx, villon. Repues. Il y eut plus affaire à les renvoyer qu'à les appeler, comm. i, 2. Congnoissant que le roy d'Angleterre l'avoit fort désiré, il sembloit bien que s'il [le duc de Charolois] en avoit affaire, qu'il le gaigneroit des siens, w. i,
6. .Son maistre ou ung prlMce de qui on a affaire, lo. m, -2 Pour certain sien affaire, comme ildisoit, Bouciq.m, ch. 22. Et pour advertir de ceste affaire ceiilx qui prennent plaisir à lire et à escouter les fai? de la guerre.... Bibl. des Chartres, 'i' série, t. i, p. MO. Et faisoient de merveilleuses choses, et donnèrent do fors affaires aux ennemys, Jeh. de Saintré, ch. 61.
— xvi" s. Etm'excuser, si pour le mien affaire Je ne suispoint vers vous allé parler, marot, dans Minage.V.Vi guerre, en paix, en affaires urgents, Au gré des rois et profit de leurs gens, iD.t'ô. Enfans, avez-vous encores affaire de mon ayde? rab. Pant. IV, 24. Juppiler tenoyt conseil sus certains urgens affaires, id. ib. iv, Nouv. prol. Quiconque donc se présentera à nous ayant affaire de nostre aide, calv. Inist. 644. Iln'cstpas seulement requis qu'il ait bonne cause en quelque affaire particulier, mais qu'il ail une justice entière en tout le cours de sa vie, id. ib, 04fi. Christ a toujours conformé ses responses à ceux auxquels ilavail à faire, ib. 656. Mon esprit se donne plus d'affaire à soy mesme, mont, i, 33. Lorsque nous eu .9vons le plus affaire, id. i,97. Aulcunsmeconvient d'ascrire les affaires de mon temps, id. i, <03. Le marchand ne faict bien ses affaires qu'à....iD. i,<04. lis veulent avoir à faire à gens qui....iD. ii,<07. Moi qui m'espiede plusprez, comme celuy qui n'ay pas fort à faire ailleurs, id. ii, 323. En tels affaires, comme cestui-ci, il ne faut point flatersoy-mesmos, ni autrui, langue, 22. En nulle action passée, on n'ai:roit eu tant d'alaire qu'on auroit en ceste-ci,iD. 437. Usconurent qu'il y auroit de l'affaire à chasser lus pigeons déco colombier, lo. 63i. [Aïaire est tantôt masculin et tantôt féminin dans d'aubigné,
LOUIS XI, LBSPERIERS, MARGUERITE et TVEr]. Il est
une commune affection que l'on a vers les meschans, pendant que l'on a affaire d'pulx:ne plus ne moins que ceulxqui ont affaire du fiel et du venin de quelques bestes venimeu.ses, amyot . iiom. 20. Les utensiles dont on ne se peult passer, et dont on a tous les jours à faire, id. Lyc. ii. Il chassa de Sparte les estrangers,si non ceuU qui y auraient nécessairement affaire, ID. Lyc. 67. La ville estoit contaminée de quelques cas abominables, qjii avoient nécessairement affaire de purgation, id. Soton, (9. Hannibal estima qu'il le falloit attirer au combat, uu autrement que les affaires des Carthaginois s'en alloient ruiner, id. Fab. <2. Il luy envoya un officier luy faire commandement de descendre de cheval,et de venirà pied, si d'advenlure il avoitaucune chose à faire au consul, ID. ib. 48. EUenetrouvoitpas àqui se marier pour sa pauvreté, et avoit beaucoup affaireàvivre, id. Arist. 66. J'ai veu plusieurs jurisconsultes et grands hommes d'Etat s'étendre sur cet affaire [le duel], d'aub. Fœn. i, 9. On dit qu'elle a fait ses affaires [ordures] dans ses chausses, id. ib.
IV, i9.
— ÉTYM. Bourguign. aifaire; wall. afé; provenç. afar, afaire; anc. catal. afaire; ital. affare; de d et faire. Ce mot était masculin dans l'ancien français, dans le provençal; il l'est encore dans l'italien. Le premier exemple du féminin e.st, ici, du xv» siècle. Ce mot était nécessairement, à l'origine, du masculin, puisque c'est un infinitif, et que tous les infinitifs pris substantivement sont de ce genre. Ce qui aura probablement induit à le faire féminin, c'est sa terminaison féminine. Danslexvm" siècle la chancellerie avait conservé l'ancien genre, et sur les dépêches du roi on mettait : Pour les exprès affaires du roi, et non expresses. Chapelain, voulant se rendre raison du genre masculin dans l'ancien usage, dit que c'est que nous l'avons tiré de l'italien affare qui est de ce genre : c'est une erreur; affaire ne Tiaiit pas de l'italien affare. Il est, dès le xii* siècle,
dans les textes français, à une époque où le français n'empruntait rien à l'italien.
AFFAIRÉ, 5e (a-fe-ré, rée), od;. Oui a beaucoup d'affaires. Toujours affairé. Ayant l'air affairé. Elle paraissait fort affairée, hamilt. Gramm. 7.
— IllST. xvi". s. Un riche malaysé, nécessiteux, affaireux,me semble plus misérable que.... mont, i, 314. La modération est vertu bien plus affaireuse que n'est la souffrance, id. m, )65. J'aime mieulx une vie moins brave et moins affaireuse, id. iv, 77. En toute sa vie, il n'a esté si afferré ny empesché que depuis dimanche durnier, carl. v, 23.
I AFFAISAGE (a-fé-za-j') , s. m. Terme de fauconnerie (voy. affaiiaoe).
AFFAISSÉ, ÉE (a-fê-sé, sée), part, passé. Terres affaissées. Visage amaigri, tempes affaissées. Affaissé sous le poids do l'âge. Pendant que l'empire d'Orient était affaissé sous un mauvais gouvernement, des causes particulières le soutenaient, montesq. Ilom. 23.
AFFAISSEMENT ( a-fê-se-man ) , s. m. \\ 1» Etat de ce qui est affaissé. L'affaissement des terres, du sol. L'afiaissemenl du corps. Affaissement moral. || 2° En géologie, système des affaissements, celui qui explique la formation des montagnes par l'abaissement des terres environnantes.
AFFAISSER (afê-sé), V. a. || 1° Faire ployer sous le faix. Une trop grande charge a affaissé le plancher du grenier. || 2" Faire baisser, tasser des choses posées les unes sur les autres. Les grandes pluies affaissent les terres. || 3° Fig. Accabler, affaiblir. Le grand âge n'a point affaissé votre esprit. || 4° S'affaisser, V. réfl. Le terrain s'afi'aisse. Elle ne pouvait se tenir et s'affaissait, sÉv. <5i. Velléda porte à sa gorge l'instrument sitcré [sa faucille d'or] : elle s'affaisse sur le char, chateaub. Mart. 346. |{ 5° S'affaiblir, succomber. Le corps s'affaisse par la fatigue. Rome s'affaissa sous le poids de sa propre grandeur. Esprit qui s'affaisse.
— mST. XIII* s. Durement s'estent et s'afaicho ; De fein li dolent li bouel, Ren. 24352. ||xvi* s. La vessie s'affaisse et reserre selon que l'urine sort,
— ÊTYM. k et faix; provenç. afaissar.
t AFFAITAGE (a-fê-ta-j'), s. m. Terme de fauconnerie. Education d'un oiseau de proie.
— ÊTYM. Affaiter.
AFFAITÉ, ÉE (a-fê-té, tée), part, passé. Terme de fauconnerie. Bien affaité.
t AFFAITEMKNT(a-fê-te-man),s. m. || 1° Terme de fauconnerie. Action d'apprivoiser l'oiseau de proie. Il 2° Manière de façonner les peaux à la tannerie.
— - ÉTYM. Alfaiter.
AFFAITER (a-fô-té) , V. a. Terme de fauconnerie. Apprivoiser un oiseau de proie.
— HIST. XI" s. 11 duist sa barbe, afaita sou guernon, Ch. de Roi. <5. || xiii" s. Li Cyrien avoient ce pont rompu , et li baron firent toute jor labourer i'ost, et le pont afaitier toute la nuit, vu.leh. 74. Tantost à mangier lor afete Tel viande con ele pot, Ren. 2467C. Car si cum li loirres [leurre] afaite, Por venir au soir et au main , Le gentil espervier à main.... la Rose, 7558. Ne fu [beauté] fardée ne guignée ; Car el n'avoit mie mestier De soi tifer ne d'afetier, laRose, lOto. Chascun home qui sereitgrant et fort, ou qui sereit champion afaitié, poreit par ce raembre moult de gens, Ass. de Jerus. <50. Par prière de affaictée demande. Interrogé se l'ung ou l'autre avoue, A ce respons, s'aucuns le me demande,Entre deux eaues comme le poisson noue [nage],
CH. D'ORLÉANS, Bail. (05.
— ÊTYM. Provenç. afaitar, afachar; anc. espagn. afeitar; portug. affeitar ; ital. affaitare ; du latin affectare, de ad, à, et facture, fréquentatif de /bcere, faire. Dansl'ancienfrançais afaitcr ou afaitier avait le sens général de préparer, disposer, et est, au fond, le même que affecter.
AFFALÉ, JiE (a-fa-lé, lée) , part, passé. Arrêté sur la côte. Au point du jour, nous nous trouvâmes affalés à la côte, chateaub. Itin. ii, toc.
AFFALER (a-fa-lé), v. o. || 1° Abaisser, soulager un cordage pour l'aider à courir dans sa poulie et à descendre. || 2° Pousser vers la côte, en parlant du vent. Les vents ont affalé ce navire. Le navire est affalé. Il 3° S'affaler, v. réfl. En parlant d'un marin, se glisser le long d'un cordage. En parlant d'un navire, s'échouer.
— ÉTYM. On le tire du flamand afhalen, tirer en bas. Le bas-breton a/^aio ouaffela, retomber, paraît emprunté au français.
AFFAMÉ, ÉE(a-fa-mé, mée) , part, passé.
Il 1° Pressé par la faim. Ventre affamé. Parasite affamé. Une garnison affamée par l'ennemi.... dans la
disette, une muse affamée Ne peut pas, dira-t-on, subsister de fumée, noiL. A. P. iv. j| 2° Substantivement. Il mange comme un affamé. Il ne leui' épargne aucune de ces malpropretés dégoûtantes, capables d'ôter l'ajlpétit aux plus affamés, LA BRUY. II. Il 3° Fig. Avide. Ce coeur nourri de sang et de guerre affamé, rag. Mithr. il, 3. Si de sang et de mort le ciel est affamé, id. Iphig. v, 2 C'était du grand Henri la redoutable armée.'... lassa du repos et de sang affamée, volt. Uenr. vi. Ton courage affamé de péril et de gloire. Court d'exploits en exploits, de victoire en victoire, boil. Sat. viii. .... je ne puis souffrir ces auteurs renommés, Qui, dégoûtés de gloire et d'argent affamés, ID. A. P. IV. Où sera le juge assez hardi, assez affamé de faire un coupable.... pelliss. ii, <34. Un bel air dont je suis affanife, sÉv. 445, Je suis affamée de jeûne et de silence, id. 447. J'y vois des gens affamés de richesses, des gens affamés d'honneur.... bourd. Pensées, 1. 1, p. 48. Tous leurs désirssont satisfaits, et leur plénitude les élève au-dessus de tout ce que les hommes vides et affamés cherchent sur la terre, fén. Tél.xiv. Il Proverbe. Ventreaffainé n'a point d'oreilles, c'està-dire quand on a faim on n'écoute rien.
AFFAMER (a-fa-mé) , v. a. || 1* Priver de vivres, faire souffrir de la faim. Affamerune ville, l'ennemi QuandPorsenna affamait lesRomainsdans leursmurailles.... boss. Hist. m , 6. jj 2* Terme de pêche. Attirer à l'aide d'un appât les sardines à fleur d'eau, à l'endroit où on tend un filet.
— lllST. xiir s. Je ne manjai pieça, toute sui afamée, Berte, xlvi. Si fil se sont à lui clamé Que batu sont et afamé, Ren. 488. Renart à porpenser s'est pris, Et dit que il est fox nais. Se einsi se let afamer, ib. 23635. Grant grâce nous fist nostre Seigneur que il nous délivra, laquelle [ville] nous ne deussions pas avoir prise sans affamer, joiNV. 2)0 Et ce poons nous voir tout cler, pource que par af famer la prist le roy Jehan au tens de nos pères, id ib. [Le démon ] qui nos tenoit en grief servage. Qui venoit les armes [âmes] tenleir, Et n'en voloit panre [prendre] autre gage, Pour les chetives affameir En sa chartre antive et ombrage , ruteb. ii , u . || xi v" s. 11 fit vilainement ceux dedens afamer, Dont ilz sa commencerentmoultàespoanter,Guf.s(;.4202. || xv's, Il les pensoit plutost avoir par affamer que par assaut, FROISS. I, :, 139. L'intention des Anglois estoit de tenir ces Escots là endroit assiégés.... et les cuidoient bien affamer en leur pays, id. i, i, 42. Monseigneur , pour Dieu merci ! prenez garde dessus vostre fils, car il s'affame là en la prison où il git, iD. II , III , )3. Il XVI' s. Au contraire Alexandre affamé d'avarice, BONS. 664.
— ÊTYM. Wallon, afahant , affamé; bourguig. efanti, efaimai; provenç. afamar; ital. o/7'amare;de dd (voy. A) et famés, faim (voy. faim).
t AFFANGISSEMENTS (a-fan-ji-se-man), s. m. plur. Terme d'eaux et forêts. Amas de vase dans le lit des coursd'eau.
— ÉTYM. Affangir, verbe qui ne se trouve pas, mais qui est régulièrement formé de à et fange.
t AFFANURE (a-fa-nu-r') , s. f. Salaire en nature que reçoivent les ouvriers employés à faire les récoltes.
— ÉTYM. ^//"anner, autre forme du verbe ahaner, cultiver la terre ('■oy. ahaner).
t AFFÉAGE (..-l'é-a-j'O, s. m. Droit qui était dû pour chaque feu d'un village.
— ÉTYM. Afféager.
AFFÉAGÉ, ÉE (a-fé-a-jé, jée), part, passé.
AFFEAGEMENT (a-fé-a-je-man), s. m. Action d'afféager.
AFFÉAGER (a-fé-a-jé), v. a. Terme d'anciennes coutumes. Aliéner une partie de son fief à tenir en arrière-fief ou en roture.
— ÉTYM. À et fief.
t AFFECTANT, ANTE (a-fê-ktan, ktan-t'), adj. Qui affecte, qui touche, qui cause de la peine. Ce récit est très-affectant.
AFFECTATION ( a-fè-kta-sion ; en poésie, de cinq syllabes), s. f. \\ 1° Manière qui s'éloigne du naturel. Affectation dans la parure, dans le langage, dans le style. Sans affectation. Il avait de l'affectation dans le port et dans les manières, hauilt. Gramm. a. Ne montrez aucune affectation en quoi que ce soit, BOss. Lett. Corn. 59. On remarqua que les hérétiques le faisaient par affectation, id. Comm. Que dirai-je de ces affectations de voir et d'être vues ? fléch. t. m, p. 59. L'affectation dans le geste, dans le parler et dans les manières est souvent une suite de l'oisiveté ou de l'indifférence; el il semble qu'un grand attachement ou de sériGuios affaires jettentl'hommedansson naturel, la bruv. i i
Ali'
\M mitlUnllM e«r»ffccut«i> raccompafrneni (una
t paria al en ruban» d» couleur, lo. 3
I i , r«ui-tamblinu Affactation da<loulcur, doïfriu l.l(T•cUtioodel'•rch».<"1»."|•^"^il.I'•clll!/ Ml éerl»«in. Il n'y » 'l«n« c
•t menjonge. U r/^il.in.'icl..
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véfiUel da >on nota. <)>ia lu> iluctuuis ila meusougu
t« la« partlmtK d« rti*r*^e, iniiio. l'eiuéts, i. l,
p. J7«. II».! " " '"
II f AUribulinii iiii|)iM.iii"ii •oromn »ui dépens» courani^
iR par r. 11.
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i-----r^-'-. ATOif do raflbc-
.■nor du naturel;
i ; 10 a(T(!cUtion est
.'! toulcs lt>« manières
.■;u'r du naturel; tandis
•uiBiil l'alTcctation des grâ-
<M ; l'alTilcrie est mignarde.
— Hisr. xïi* s.Alfocuiion (désir), rab. Noui: prol. liT. iv.ToutealTectalion, nommécmcnt en la gayelé, asi mesadTcnanle au courtisan, mont. i,t92. Le trop d'affocution senrit aui François à faire voir le but du liTrft. d'aih. IIuI. il. «♦■
— f.TYM./t/r"-(alio,de a/r<c(or« (voy. apfrctbb). AFFECTfi ri-''f' kié, kike), part, vaste el adj.
Il \- Qui a il 111, où il y a de rafleitalion.
(>) qui c^t « : 1 ou ne plall pas longtemps.
Caste aiïecti. Myie iiileclA. On n'aime pas une prononciation affectée. Marchant d'un pas affecté, boss. rail. i. Vous dite» que tous êtes incompalible avec cette personne, queloutesses maniires semblentaf- (ecttes pour vous aigrir, mass. Car. Pardon des off. Sija n'avais à h mineaffeclée Lu de sa passion les signât évidents, aÉONiE» ,£(/!/. 11. Des termes qui, sans être étudiés ni affectés, me font concevoir les plus haiilas idées de l'Être divin, iiolbd. Peruées, t. l, p. «n. |l >• Simulé. Douleur affectée. Avec une déférence affectée. La fausse délu^tessc da goût et de oompletion n'est telle au contraire, que parce qu'elle a»t feinte et affectée; c'est Emilie qui crie de toute «a force sur un petit péril qui ne lui fait pas peur. la iiauT. «t. Il 3* Attribué. assigné, imputé. Les fonds afleclét à cette dépanse. Les caui étaient affectées ù rarroaainent. Suivant l'intention de ce systùnie, les f( ods (du roi] doivent être affectés sur tous les revenus du royaume, de quel<|ue nature qu'ils puissent •Ire, VAD8. Dlmt, p. O'i. On ne s'avisa de liAtir eette villeque pour assurerla mémoire de Bucéphale, et, par conséquent, elle est affectée k l'honneur des chevaui, romaM. Démitrius, Érottrate. || 4' En termes de spiritualité, tombant sous le coup de. Je me déclare prévaricateur, c'est-à-dire transgres- •eur affecté de la loi.... Vuusétes das blasjiliémateurs affpriés du Dieu véritable, mass. Car. Hechule. Il S* ivam, touché, dut affecté q ''il n'étaitconvenu- 11" Affecté par ce récit jnsqu'ati» l\rmes. || $• Kn silo médecine, affligé. Affecté d'un catarrhe. ' malade est attaqué, affecté, possédé de cette torte da folie, mol. Tourc. l, tt.
— SY». ArrccT(, Ai>PR«Tt,co>iPOst. Ces troitlermet.qui ne sont que peu synonymes, ne se touchent que parce qu'ils désignent un changement que l'on fût à dessein dant ta propre manière d'être. Affecté est det trois la plus général ; on est affecté de toutes les façons .tanilis que l'on n'est composé ou apprêta int« d'une seule. Celui qui est composé a l'apparencn M U gravité; celui qui est apprêté a de la roideur, eoama la toile gommée ou U dentelle empesée, et Mt dépourvu J'aitanre.
AFVF.CTKB (a fé-kié), e. a. || !• Rechercher arec ambition , rechercher avec toin , rechercher avec trop de toin, avoir une torte de prédilection pour. L'Angleierra affectait la touveraineté de* mert. Cet wtMW alleele l'archaïsme. La place que ceiio ààm» aSta* dant l'égliie. U aiffl4Ut k emprunter et ^'•nleU Iti Idéat des autraa, et il aurait plu- **?*^** «anqal l'ooeai<on de leur en rendre «Maipiee d'komiMga rtmrm. DodarL L'empire de U nterqiM l«tr république afléetait, boss. Hùt. I. •■ Il fut «MptoBBé d'affecter U tyrannie, lo. Ht. 7. n tnil affieté U diviniU. m. fVmow
Êiêl.
t. Vm hnmi
ne liberté farouche qui
ne cnnsit aucune r • ' •
dit ton inclination, i
rom.llV. VII. p. »«'• r , de prédire , De r et d'afloci'-r l'empire? volt. Fa- ,e même , dont vous affectez tatjt u'a pas rougi de pousser des soupirs d'a- :.. iYirw. d'EI. H, •• Vous buviez sur ton icslc el montriez d'affecter Lo côté qu'à sa bouche elle avait su porter, ID. f^rour. iv.ri. Je n'ai jamais aimé que vous, et jamais je n'aimera, que vous. C'est vi.iis. madame, qui m'avez enlevé celte qualité d'inscntible que j'avais touiours affectée , ID. Pr. d'EI. V, i. Perso en ses vert obscurs, mais scrrésetpressants. Affecta d'enfermer moins de mots que de icns, BOIL. A. P. II. Il J* Paire un usage fréquent de. Ij» souvenir de la jeunesse est tendre dans les vieillards; ils aiment les lieux où ils l'ont passée; ils affectent quelques mots du premier langage au'ilt ont parlé, LA BRUY. 1 1. Il 8' faire ostentation de. lit se plaignent que j'affecte de parler contre.... On affecta de le montrer aui armées. Certain'» qualités dont ils affectent de se parer. Ceux dont il affecte de surpasser les dérèglements. Le doute où l'on affectait d'être de sa vertu. Sommes-nous chrétiensT ne le sommes-nous pasT Si nous w le sommes pas, pourquoi affectons-nous de le paraître T boubd. J'«itées, t. 1, p. t7a. Pour éblouir les yeux, la fortune arrogante Affecta d'étalerune pompe insolente, hoil. /•'pd. IX. Je serai fort ravi qu'on ne vous trouve point SI l)elle, et vous m'obligerez de n'affecter poini tant do le paraître il d'autres yeux, mol. .S'icii. "...leur majesté terrible Affecte à leurs sujets de se rendre invisible, rxc. E-ilher, l, 3. S'il fait un payement, il affecte que ce soit dans une monnaie toute neuve, LA BRUT. Thiojthr. 2t . Il 4*Feindre, simuler. Il affecte de compter là-dessus. Affecter la douleur. S'il avait pour i-et homme ic méprisqu'il affecte.... Vous avez affecté de ne me plus connaître. rac. Brit. iv, a. Il affecte un repos dont il ne peut jouir, lO. Baj. l, t. D'une mère facile affecter l'indulgence, id. Bril. i,>. Ouf, jeté le confesse, J'affectais à les yeux une fausse fierté, ID. Baj. Il, l . Mais que sert d'affecter un superbe discours? ID. Phèd. l, «. Il affecte pour vous une fausse douceur, ID. Alhal. 1,1. Narcisse veut en vain affecter quelque ennui, ID. Itrit. v, &. Mais quand on peut sans honte être sans fermeté, L'affecter au dehors est une lâcheté, corn. //or. m , s. N'affectez point ici des soins si généreux, volt. If^r. I, s. Puis affectant un visage tranquille.... millev Mancenilier. WW" Kn parlant des choses, avoir disposition à. Le sel marin affecte la forme cubique. Il 6" f^xercer une impression et aussi rendre souffrant, malade. Tout ce qui affecte le sens de la vue. Les fleurs affectent le cerveau. Maux qui affectent la tête. Conditions d'insalubrité et de mauvaise nourriture qui affectent la poitrine. U affecte puissamment ces corps naissants, J. J. Rouss. Emile, l. Il ?• Faire impression sur l'âme , émouvoir , afffignr. J'ai été péniblement affecté de la nouvelle. Voyez comme un rien l'affecte. || 8* S'affecter , v. r/f' fi're simulé. Il est difficile qu'une véritable douleur s'affecte. || 9" S'affecter, contracter une lésion. Le poumon s'affecte facilement. || 10* S'affecter, être aflligé. H s'affecta singulièrement de ce départ C'est un homme qui s'affecte facilement. Ces hommes sentent vivement, s'affectent de même. Je crus qu'il s'affecterait de mon inconstance, 1. 1. bouss. Cnnfets. m.
— SYN. AiTECTKR, 8K piotTBB. On a discuté la synonymie de ces deux expres.sions, quiaufondne sont aucunement synonymes. Celui qui se pique de probité, n'affecte pas la probité, mais il la possède ou croit la posséder, et s'en rend témoignage. Celui qui affecte la dévotion, en fait parade, impose aux autres, mais ne se trompe pas lui-même, et, dans ton coeur, ne se pique pas d'être religieux. En un mot, affecter, c'est simuler , faire paraître au dehon; se piquer, c'est s'attribuer en soi.
— IIIST. XV* s. Et y avoit des presbslres ou curez si affectez à mauldicle inclination, que aucuns les refusoient à baptiser, >cv«j». Charles VI, <*in. Il XVI* s. Affecter l'ignorance de qualités si vulgaires, MOUT. I, as». Je n'ay rien jugé de si nidc en l'austérité de vie que nos rebgieui affectent, que.... ID. III, as*. M. Manlius affecta depuis la royauté, ID. iv, i«o. |»ource qu'est le propre tubject de l'hittoiro traitter de toutes hautes matières, il semble qu'elle leur (aux rois] toit plus particulièrement qu'à nulz autres affectée, amtot, Pr^f. *«,««. Mais tout cela qu'est-ce sinon amaiacr des occaiioDa alhctéet dlngratitude envers la for-
AFF
i.^n..» in ,ir t,, Trnni liâttu , i». Tout les partlco- 1 que leurs grands n'affec- : ifT',3 .le mcsme mesure, d'aub. Jliit. Il, a. il ' irtout innocent
Mon-iieiir . du portrait du r avec une dou-
c il fit prêtent ii luu'xs les pertonnetqui
a\ ir en rairaire,iD. i6. ii,«*.
— I.IYM. l'rovcnç. affictar; espagn.a/'fclar; ital. alfetUire; de nlfectare , de ad (voy A) , et factare,
fréquentatif de facere (voy. pav ■ '' ' • ' ^
autre qu'une forme moderne •
frciare, de l'ancien français a,,...u: , ..„..-. , .„ .. ii'rr. Aussi ne trouve-t-on affeeter qu'au xv* et au xvi* siècle.
AFFECTIF. IVE (a-fè-ktif, kU-v'), ad;. |1 1* Oui inspire de l'affection, qui émeut, qui touche l'Ame. Que n'ai-je ce style tendre et affectif dont il .se .sort pour reconnaître sa misère, pour louer les miséricordes de son libérateur? plElu Panég. i, p. s»3. Il î* En style philosopnique, qui te rapporte, dant i'.lme. aux besoins et auT - ■ ■-■ -• -.t-,
tive de l'âme. Faculti'
faciilt/fl intellectuel!. •.- i . .
enfants sont pun-r vent
que le plaisir et la .: '
— ÉTYM. Voy. AFFECTION ; provenç. o/yre(iu ; espagn. afeeMvo; portiig affeclito ; itaJ affellivo.
AFFECTION (aft-ksion; de quatre syllabes, en yioésie), i. f. \\ 1* Ce que le corps éprouve, surtout en fait do maladie. Les affecli' -^ par l'im-
pression d'un air froid et li'. ■ cet sortes
d'affections l'exercice est néii-^un- n a une affection rhumatismale. I-cs affections de poitrine. Il 2' Manière d'iMre de l'âme r.-...^.,l/.r/.n ,,.,,, m., v.ii. chèe do quelque objet. Les ; affections de nos âmes sont il Ah! j'en conviens, et telle est notre misère : il y a de CCS temps orageux où l'on n'est proprement maître ni de son esprit par rapport à l'attention qtie demande la prière , ni de son creur par rapport k une certaine affection, bourd. Pensées, t. ii, p. as. Cet ordre d'idées, celte suite do pensées qui existe au dedans de nous-mêmes, r,-- ■■" ' rt différente des objets qui les causent, n que d'être
l'affection la plus ré'lle de m,: .,:i, bukpow,
romp. det antrr\. et des régél. || 8* En un sens philosophique plus restreint, toute situation passive de l'âme. Il 4'Sentimentd'amitié, d'amour, d'attachement pour une personne ou une chose. Les affections de la famille. Les anciens disaient que l'amou: de la famille renferme toutes les affections. Avoir de l'affection pour quelqu'un. I.'affecti usai
toujours portée. lA malveillance es faire
perdre votre affection. C'est par des -i • ■ • - que se gagne l'affection. Les affections aveugles. Chacun .se rappelait les objets de ses affections < "ît- ^ 'f vos plus chères affections. Car enfin n' de mon affection l'n lâche repentir d'un tion. CORN. Cid, lii, 4. Je donnai par i' affection Tout ce que l'autre avait par ID. Pol. i, ». Une affection parfaite vau: toutes choses; celle que j'ai k vous servir haut point.... toit. Utl. 30. Vous avez mi'; v ir. .ifcction k une créature mortelle, fléch. Serm. li, 2ts. Affection d'un p^re pour ses enfant" '" ■ '3" Il s'appliqua à gagner l'affection des V" nés, fP.n. Tél. xv. Quiconque met ses a;: bas n'a plus de droit k la patrie , mass. Mari. Itessouviens-toi ou'une action Ne peut avoir peu de mérite, Ayant beaucoup d'affection, halr.iv, b I'-'*me, afin de suppléer la présence de l'objet qu'.Mlo aime, fait effort poui- rendre sa douleur immortille: son affection envers la mémoire de son ami et le désir de le faire revivre lui fait prendre tons le» moyens qui peuvent réparer sa perte, tôt». Pensiet ehrél. sa. || B* D'affection, loe. adr^>' *""• ■"'■•r*i de coeur. U est impossible de se I-.
lant d'affection de quclaue chose , se tion k, désir de. Pour des choses où il a tion , PAsc P. dit. 7%. M de Noaillcs < roi même l'affection qu'il avait k ce prt ; Barcelonnel. 5t-«im. as, <* En se à{] '
péché ■ 'ohé, PLfci
p. i]r. ' hé. aucune
péché dans Toirer >-• || T*F.t... iii.u.i<iii'.
Affection nerreus. , le. || 8* En géo-
rr*" - '""ocouiU -.^ ;v. ;i,ellea telle pn>-
; --A sens il est vieux.
: T,i< s. Jetai bien keU orgnilkMaaiigala simi trespa-swit en affection de nulioe et de IWorJe et k'il par non sachance et par enfermeteii ne p» dtarcnl mie, st-m«ii. aat. || xivs "1 ne reçoit o* •ooipu las paralas daaautres ou ne les oontredit pw
AFF
par amisté ne par affettion d'amour ou de haine, ORESME, Eth. )3(. Il se esjoissent de tel honneur comme d'un signe de la bonne afTettlon des segneurs à eulz, iD. ib. 243. || xv» s. Aux œuvres non aux paroles se demonstrent les afl'ections du vaillant preux, Bouciq. i, )8. [Les bourgeois tenoient le capitaine de la ville prisonnier pour le forcer de consentir à capituler avec les Anglois] Le chevalier perçut bien l'affection qu'ils avoient aux Anglois et com'ment ils le tenoient en danger, froiss. i, i, 234. Monseigneur Charles de France et Monseigneur de Charolois estoient à une fenestre et parloient eulx deux de très grant affection , comm. i, b. || xvi* s. , ...de lui porter affectiondenuisance, calvin, Instit. '205. Son affection [goût] mesme y contredisant, MONT. I, 44. Quelle affection [émotion] peult estre rlus aspre et plus juste, que celle des amis de Pompeius [le voyant massacrer]? m. i,63. J'ay en particulière affection cette matière, m. i, 8). La resolution à la guerre et affection à leurs femmes , ID. I, 238. Antigonus ayant prins en affection un de ses soldats pour sa vertu, ID. Ii, s. Je m'en remets à vostre jugement, vous priant sans moquerie luy en vouloir conseiller ce qu'il en doit faire, sans regarder affection particulière, mars. LM. 79. Je vous prie de prendre ceste maison en telle affection que j'ay tousjours eue et ay la vostre, id t&i 83. La jeunesse qui est si ardante en ses affections.... langue, 120. Ce prince ayant parlé à ces mots , comme il faisoit ordinairement quand i! parloit d'affection [avec animation], lui répliqua.... d'aub. Vie, ch. )0. Jade vostre costé vous avez apperceuS La moindre affection que pour vous j'ay receuë, rons. 787.
— ÊTYM. Affectio, de afficere, de ad (voy. i) et facere (voy. faire); provenç. affeclio; espagn. afeccion; ital. affezione.
AFFECnONNÉ, ÉE(a-fb-ksi-o-né, née). || 1" Part, passé. Aimé. Affectionné par toute la maison. || i'Adj. Attaché decœurà.dévoué.Ilesttrès-affeotionnéà ses amis. Je suis français très-affectionné à ma patrie, et très-reconnaissant des grâces et des bontés avec lesquelles il a plu au roi de me distinguer depuis si longtemps, vaub. Dîme, p. 2. Mon Linck est afl'ectionnépourmon service, hamilt. Gramm.l. || Z°Subitantivemcnt. Le roi d'Espagne défendait à Aquaviva de le voir [Giudice], et lui ordonnait d'intimer la même défense à tous ses sujets et affectionnés à Rome, ST-SIMON, 473, 30. Il 4° En style épistolaire Et h la fin des lettres : Votre très-humble et trèsaffectionné serviteur , un tel.. Autrefois , on disait votre affectionné à vous rendre service ; cette formule a vieilli.
f AFFECTIONNÉMENT (a-fè-ksi-o-né-man) , adv. D'une manière affectionnée.
— HIST. XVI' s. 11 n'y a homme, s'il est aimé d'une dame, mais qu'il sache poursuivre sagement et affectionnément.... marg. Nouv. 9.
— ETYM. Affectionné par contraction pour affectionnée, et )iien((voy. ment).
AFFECTIONNER (a-fè-ksi-o-né), V. a. \\ l" Avoir de l'affection pour. Il affectionne singulièrement cette personne. Un singe que le prince affectionnait. Il affectionne sa maison de campagne. Les Grecs affectionnaient cette étude. || 2° Produire l'affection, attacher, intéresser. Vous souhaiteriez de gagner les cœurs et de vous affectionner la maison, bourd. Pensées t. ii, p. 475. Est-on maître de recueillir son esprit et d'affectionner son cœur? id. ib. p. 2S. Ces usages auront l'avantage d'affectionner les Polonais à leur pays, i.i. rouss. Pol. 3. || 3° S'affectionner, V. réfl. S'attacher à, se passionner pour. Le peuple s'affectionne à l'argent; il ne s'affectionne plus aux affaires, moxteso. Esp. n , 2. Nous nous affectionnons de plus en plus aux personnes à qui nous faisons du bien, la bruy. 4. Les citoyens s'affectionnaient à leur pays, boss. Ilist. m, 5. Que je suis édifié de voir Mme votre sœur s'affectionner à son office de chantre! ro. Letl. abb. 197. Il s'affectionne tout entier à cet ouvrage , id. Naliv. l . Toutes s'affectionneront au chant, id. Ord. Elles s'affectionneront à la sainte pauvreté , id. liègl. Les enfants se moquent du corbeau et s'affectionnent tous au renard, J. J. ROUss. Ém. II. Certaines dispositions où il s'affectionnait à ses devoirs, bcjrd. Pensées, t. ii, p. 441. Je ne veux pas faire entendre par là que nous vivions dans une indolence qui ne s'affectionne à lien et que rien n'émeut, in. ib. t. i, p. 49.
— SYN. s'affectionnera, s'affectionner pour. S'affectionner à, dit Marmontel, c'est s'attacher; s'affectionner pair, c'est s'intéresser vivement, se passionner.
— REM. Bouhours dit dans ses Remarque» ; Des personnes trè*-T'Alies diîfriit affectionner en un sens
AFF
particulier : « Les faiseurs de comédie doivent affectionner les spectateurs. >• Ce sens n'a pas prévalu. On a créé, en place, impressionner.
— HIST. XVI" s. Ceux qui s'affectionnent aux guenons et petits chiens, mont, i, 2). Il s'y affectionne et s'y embesogne [à ces exercice.s], ID. ii, 358. Conservant tant de nations si estoignées , si mal affectionnées, ID. IV, 85. L'avocat estant affectionné [animé] va dire: Monsieur le président, un mot, desper. Contes, XIX. Le plus affectionné serviteur et ami qu'elle ait , MARG. Nouv. ix. Si quelque beau pore affectionné au couvent, vient à lire ceci.... lanoue, 63. La concorde, qui nous rend affectionnez au bien les uns des autres, id. 66. Le tout représenté si vivement, qu'en le lisant nous nous sentons affectionnez, comme si les choses n'avoient pas esté faictes par le passé, ains se faisoient présentement, amyot, Préf. xiv, 42. Il estoit si fort affectionné à l'estude, qu'il en oublioit toute autre chose, id. ib. xxiv, 52. Et qu'il soit vrai que Martius fust ainsi alors affectionné, il le monstra bien tanstost après évidemment par ses effets, id. Cor. 33. Hz n'ozerent jamais se mettre aux champs pour les aller secourir : tant estoient leurs cueurs espris de deffiance, et mal affectionnez à la guerre, id. ib. 49. Sa Majesté affectionnait beaucoup M. le mareschal, carl. ix, 22. Un bon historien doit escrire la vérité, sans s'affectionner à l'une ou à l'autre part, m. du bell. Préf. Mon ami, je vous convie suivant vos juremens à venir mourir avec votre affectionné, d'aub. Vie, ex.
AFFECTUEUSEMENT (a-fè-ktu-eû-ze-man), adv.
D'une manière affectueuse. Il m'a parlé affectueusement. C'est par le sentiment et l'impression de ce désirdu salut que le saint roi David s'écriait si souvent et disait si affectueusement à Dieu.... bourd. Pensées, t. I, p. 44.
— HIST. xiii" s. Car SI affectueusement Ne si très amoreusement Riens que je saiche ne me point, j. de meung, TV. 179. Il xv s. Il fit [Hue le Dépensier] le roi d'Angleterre escrire au Saint-pere, en suppliant assez affectueusement qu'il voulust escrire et mander au roi Charles de France qu'il lui voulust renvoyer sa femme.... froiss. i , i, U. Ces parolles d'appoinctement plaisoient au roy et audit conte de Charolois comme je luy ay ouy compter depuis, et l^affectueusement parloient d'achever le demourant qu'ils ne regardoient point oii ilz alloient, comm. i, (3. Il xvi° s. Je ne me suis point espargné de servir à l'église de Dieu en cest endroit, le plus affectueusement qu'il m'a esté possible, cal vin, Inst. épit. Si vous avez ce que tous demandez, qui vous contraint d'en parler si affectueusement? marg. Nouv. X.... Dont il se prit à l'aimer et honorer fort affectueusement, amyot, Lyc. IB. 11 le pria le plus affectueusement qu'il luy fut possible, qu'il retournas! en volunté de vivre, ID. Péric. 38. Les soudards de Fimbria venoient saluer ceulx de Marius et leur aidoient bien affectueu.sement à faire leur trenchée, id. Sylla, 52. Ne doutant point qu'une telle et si rare perle ne deust estre fort affectueusement recherchée, cabl. i, 2G.
— ÉTYM. Affectueuse àuféminm, et menî; provenç. affectuosamens.
AFFECTUEUX, EUSE (a'-fè-ktu-eû , eû-z'), adj. Qui montre beaucoup d'affection. Je m'étais conduit comme un ami très-affectueux. Lettre afl'eotueuse. Discours affectueux. On assiste les pauvres parce que naturellement on est sensible aux misères d'autrui, et qu'on a le cœur tendre et affectueux. Moxsm>. Pensées, t. i, p. 2( i.
— REM. Ce mot est fort bon, et se dit, surtout en matière de piété, pour marquer ce qui vient du cœur : Ces mouvements de dévotion tendres et affectueux, BOunouRS, Nouv. Rem.
— ÉTYM. Provenç. affectuos; espagn. afecluoso ; \\A\.affettuosa; A'affectuosuSjà'affectus, impression, d'afficere{yoy. affection).
t AFFENAGE (a-fe-na-j'), «. m. Terme d'agriculture. Action d'affener.
— ÉTYM. Affener.
f AFFENÉ, ÉE (a-fe-né, née), part, passé.
f AFFENER (a-fe-né. La syllabe ne prend l'accent grave, quand celle qui suit est muette; et elle est sans accent, quand la syllabe qui suit est sonnante), V. a. Terme d'agriculture. Donner la pâture aux bestiaux.
— ÉTYM. Ad, à, elfenum, foin (voy. foin). AFréUENT, ENTE (a-fé-ran, ran-t'), adj. En
termes de droit, il se dit de la part qui revient à chaque intéressé dans un objet indivis. Portion afférente.
— HIST. XI" s. Ice plait afierent à la couronne le rei, Lois de Guill. 2. || xii* s. Il n'afiert pas à vous
AFF
que nuls s'en plaigne, Coud, 9. || xni' s. Lors furent li ostel desparti à chascun endroit soi, tel comme il aferoit, villeh. 49. Car ce n'aferist mie à l'homme Que sens et proesce renomme, la Rose, 6427. Il xiv s. Le gai [guet] fu d'autre part, qu'on ala ordenant, Et avoit fait son tour, si con est aferant, Guescl. (6547. || xV s. Si honorablement comme à telle damoiselle qui devoit estre roine d'Angleterre afferoit, froiss. i, i, 4b. || xvi* s. Tel est vestu de cappe hespaignoUe, qui, en son couraige, nullement affiert à Hesp.iigne, rab. Garg. \ , Prol. Mais pour autant qu'il afiert aux amis Et serviteurs, jamais ne celer rien X. leurs ayraez, soit
de mal soit de bien marot, ii, 72. Il n'affiert
qu'aux grands poètes d'user des licences de l'art, mont, i, <66.
— ÉTYM. Provenç. a/7'enV;bas-lat. o/'/îrere, dans un texte du xii* siècle. M. lîurguy le tire de ad et ferire, frapper (voy. férir). La conjugaison y invite en effet, et elle est parfaitement régulière; dès lors le sens sera : frapper à, aller à, convenir. Comme on voit , afferir , avec le sens de convenir, avait un usage étendu et n'était pas borné au participe présent.
AFFÉRENT, ENTE (a-fé-rant, ran-t'), adj. En termes d'anatomie, qui apporte. On appelle vaisstaui afférents les vaisseaux lymphatiques qui, marchant vers leurs réservoirs centraux, arrivent aux ganglions situés sur leurtrajet, etyapportent les liquides absorbés.
— ÉTYM. Afferens, apportant, de afferre.
t AFFERMAGE (a-fèr-ma-j'), s. m. Action d'affermer. Les propriétés nationales, proposées d'abord au prix de <o années de leur affermage annuel, s'élevèr— • °vec les succès lio la république [d',lngleterre], chateadb. Stuarts, 255.
— ÉTYM. Affermer.
t AFFERME (a-fèr-m'), s. f. Fermage. On ne peut moins donner que deux moulins à chaque lieue carrée, chacun desquels pourra rendre d'affermé, l'un portant l'autre, pour le maître et pour les valets, trois cent trente livres, vaub. Dime, p. 76. Il Terme vieilli.
— ■ HIST. XVI* s. En cas d'affermé, que le seigneur accorde avec son fermier du prix du revenu de son bien, 0. de serres, 67.
AFFERME, ÉE (a-fèr-mé , mée), part, passé. Il 1° Donné à ferme. Terre affermée par le propriétaire à un homme actif. || 2° Pris à ferme. Terre affermée par un homme actif qui la fera bien valoir.
AFFERMER (a-fèr-mé), v. a. Donner à ferme ou à bail ; prendre à ferme ou à bail. J'ai affermé mes terres àun excellent fermier. Mon fermier a affermé une terre qui me restait. Affermer la perception des impôts. Cet entrepreneur afferma la fourniture des chevaux. Les financiers, sous l'ancienne monarchie, affermaient, pour un prix qu'ils payaient à l'État, les impôts.
—SYN. affermer, LOUER. Ces deux mots signifient l'action par laquelle le propriétaire d'une chose en cède à un autre la jouissance et l'usufruit, au moyen d'une somme annuelle. Mais affermer ne se dit que des biens ruraux, des impôts ou des fournitures, et louer est un terme plus général qui s'applique atout, aux terres, comme aux logements, ustensiles, animaux.
— HIST. XVI" s. Nous volons quel bien nous pouvons affermer ou arrenter et quel tenir à nostre main, ol. deserres, 57.
— ÉTYM. À et ferme, s. f.
AFFERMI, MIE (a-fèr-mi, mie), part, passé. Rendu ferme. Affermi sur ses pieds. Maison affermie sur ses fondements. Trône affermi dans la maison de Hugues Capet. Un État affermi. Paix affermie. Autorité mal affermie. Affermi dans son opinion. Le tremblement de terre de Lisbonne empèche-t-il que vous n'ayez fait le voyage de Madrid à Rome sur la terre affermie? volt. Dial. xxiv, 4. Ce môme Bajazet, sur le trône affermi. Méconnaîtra peut-être un inutile ami, rac. Daj. i, ). Les Dieux m'ont secourue, et mon cœi:r aifermi N'a jien dit ou du moins n'a parlé qu'à demi , id. ilithr. II, 4. Mais si dans son devoir votre cœur attermi Voulait ne point s'entendre avec son ennemi.... id. Briî. III, 4. Rien ne remuait en Judée contre Athalie : elle se croyait affermie par un règne de sixans, boss. Uist.z, e. Un prince est sur son trône à jamais affermi. Quand il est honoré du nom de son ami, corn. Nicom. m, 2, Enfin notre bonheur est-il bien affermi? id. Uor. 1, 4. Je vois que Cécile l'accuse; Dans un projet coupable il le fai' affermi, th. corn. Essex, 11, 3.
AFFERMIR (a-fèr-mir), v. a. || 1» Reuanj IMmt
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