‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 89 sur 504 · AI · texte numérisé non relu

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alla ast beaucoup moins occupée de sas aïeuls maternels, l'a llUt DE VA UXELLES , Sot ict lur Sév.

Aïeux (a-leu) , i. m. plur. Tous ceux da qui '■' descend, ou ceux qui ont vécu dans les sibclas pasaés. Oui sert bien son pays n'a pas besoin d'aïeux, volt Mér. I, 3. Ca long amas d'alaux, qua vousdiOame/ tous. Sont aulantde témoins qui («rient contra vous, BoiL. Sol. V. Le ciel, tout l'univers ast plein de mes aïeux, HAC.y'h^.iv, a, Plusd'honneur, plus de lois- Rome est anéantie; De l'univers et d'elle il [César] triomphe aujourd'hui ; Nos Imprudents aieux n'ont vaincu que pour lui, volt. M. de César, u, 3. Il est de cas esprits favoriaésde* deux. Oui sont tout par euiméme et rien par leurs aleuz, id. >'aiwilùme, i, 4.

— HEM. 1. Au plur. ondistingue aïeuls et aïeux : l'un signifiant le grand-père et U grand'mère, l'autre les ancêtres. Cette distinction, qui peut être conservée, n'avait pas cours autrefois ; voyez cas exemples ainsi écrits dans caruine* éditions de Massilloo : S'ils (les grands] n'ont jioint d'autre gloire que celle de leura aïeuls. MASS. P. Car. Grandeur deJ.C.Le soutenird* leurs aïeuls devient leur opprobre, lo.tb. Des aïeuls dont il ne reste qu'une vile poussière, lo.tb. La* glorieux vesttgesde sas alauls, psaa. d'ablamcourt, Toc. p. 77. D'autre part Ménage remarque : Tous nos poètes généralement riment aieuls avec dieux, dtuei, linuietautres mots semblables; cette rima est trèsluauvaise, car on prononça atevis an faisant senlirl et non aieux. Ce qui prouve que de son temps on faisaitsonnerl au pluriel. || S. M. Jullien dit: «On prend souvent aïeux pour le plurieUl'aleul; c'est une e.T. il'aïeul est le grand-père -. il est apr^ le bisale ii . dans ce sens, il a pour pluriel aïeuls qui est réKi'><:r Ses deux aïeuls ont rempli les premières cliarges. Aïeux , au contraire, signifie tous ceux dunt on descend , et non pas le grand-pére, la grand' mère : Nos aïeux; suivre la trace de se* aïeux. C'est dans ce sens qu'on dit d'un malade qu'il est allé voir ses aïeux, la pont. Fab. v, 4 3, et non pas se* aïeuls qui peuvent très-bien lui survivre. De Ik on peut conclure que La Bruyère a fait une Ikuta quand il a dit, Corocl^a , ch. 4 1 : Les hommes de génie n'ont ni aïeuls ni descendants. Il fallait aleux,qui est pris ici au figuré ; La Bruyère voulai tdira que la gloire ne se transmet pas par la sang. Pour des aïeuls les hommes^de génie en ont eu très-certainement comme tous' les autres , un du cAté de leur père , un du cAté de leur mère. > Chez La Bruyère, ce n'est pas une faute, c'est une manière de parler de son temps. Maintenant la distinction est ljiite,el on a été conduit par la double prononciation du pluriel aïeuls et alcux k établir deux sens. A ce |H)intde vue, aieux n'est pas le pluriel de aïeul, c'est un nom collectif qui n'a pas de singulier. Mais cela n'est wai que pour l'Idée, ce ne l'est pas pour ia grammaire. Ëtymologiquement , aieux est le véritable pluriel d'aïeul.

— HIST. XII* s. Tes aious [ton aieul] qui prd'Anju L'honour, eiist cest [celui-lk] vil teou.HU! ~ de la FERT8, Homaneero, p. 4»<. Al tens k sm aioel esteient il desfait, Li clerc qui erent pris k .« vilain mesfait , Th. le Mart. 27. || xiii* s. N'onc n\> rent sergent plus leal Voslre père ne voslre eal (a Hose, 434»3. Letre que l'aei au dit Raoul lr~ avoitquitcz [eiemptés] de service, nucAiloa, avio nés. Le [la] quele tere li descendi de son père ou lise [sa] mer« ou de son aiol ou de s'aiole, bkaum VI, 7. Il XV* s. Le roy Edouard, ayeul k iceluy don: nous parlons, froiss. i, i, 6*.

— BTYll. Wallon , aiouz, aïeux; Berry, aioi. provenç. on'ol; espagn. o^elo; ilal. arolo; d'uii diminutif non latin, ortojui, de arus, grand-père, qu'on peut comparer au gothique ard, grand' mère; anc. nord, afi, grand-pére.

aYF.L'LK (a-ieu-l'j, s. f. Grand'mère; la mère du père ou de la mère. Aïeule paternelle. Aïeule malernelle.

—HIST. XIII* s. A m'aiulte avint autres! Et k ma mère; car jel vi Un peu devant lur finement [mort], MARIE, Fab. 41. (juguetea m»mt t nous aqucullons nostra aiole la raine lilaneha, no canoë, aetoUigert. L'aiola la conte de Brienne fu fille k la rojrna de Cypra.at femme la grant conta Gautier deBrienna, JOINV. 104.

— RTYM. Voy. aIeul.

t AIGAGR,Aia(1A0R. AIGUKIIIR (é-ga-j'. è-gherie), f. {■ Droit d'ai)ueduc au travers du fonds d'autnii.

— RTYM. Ancien français, aigu* (voy. eao(.

t AIOAIRK (é^hê-r*j, t. m. Tanna d'agriculture Profonda rigola qui, séparant la* biUofls, sen tt récoulanant daa eaux pluvialas.

— £TYH. Ancien frauçau, •ipt* (voy. «afi

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AIGLE (è-gl') , s. «1.111° Un des plus grands et le plus puissant de tous les oiseaux de proie. L'aigle brun. L'aigle noir. L'espèce de l'aigle commun est moins pure, et la race en paraît moins noble que celledugrandaigle,BtjFF0N,.4igie.Mais ainsi que des cieux, où son vol se déploie, L'aigle souvent trompé redescend sans sa proie.... lamart. llédit. i, 20. L'aigle, roi des déserts, dédaigne ainsi la plaine; Il ne veut, comme toi, que des rocs escarpés Que l'hiver a blanchis, que la foudre a frappés, ID. ib. i, 2. L'n aigle sur un champ prétendant droit d'aubaine, Ne fait point appeler un aigle à la huitaine, boil. Sat. VII. Et l'insecte insensible enseveli sous l'herbe , Kt l'aigle impérieux qui plane au haut des cieux, VOLT. Fanât. I, 4. || Crier comme un aigle, crier d'une voix aiguë et perçante. || Avoir des yeux d'aigle, avoir des regards perçants. || Fig. Avoir un œil d'aigle, avoir une grande pénétration. || C'est un aigle, se dit d'un homme de talent, d'un esprit supérieur. S'il est de ce jeu, il gagnera, c'est un aigle, sÉv. 437. Quand il voudra, ces pauvres théologiens seront des aigles, boss. Avert. 6. Que lui répondit cet apôtre vierge, ce prophète du Nouveau Testament, cet aigle, ce théologien par excellence, ce saint vieillard qui n'avait de force que pour prêcher la charité? ID. Anne de Gonz. Le plus médiocre jésuite est un aigle chez eux^les Malabares], volt. Lett. Pruss. 57. || C'est l'aigle de cette sotiété, se dit d'un homme qui se distingue des autres par le bon sens, l'esprit, etc. Accoutumé à êlre l'aigle du conseil, Harlay en prit jalousie [de la Briffe] , st-sim. (7, 20J . L'aigle d'une maison n'est qu'un sot dans une autre, GBESS. le Méch. iv, 7. Qu'un fat soit l'aigle des salons. Qu'un docteur sente l'ambre.... bérang. MaroUe. \\ 2° Au fim. Comme une aigle qu'on voit toujours, soit qu'elle vole au miheu des airs, soit qu'elle se pose sur le haut de quelques rochers, BOSS. Or. fun. de Condé. On fit entendre à l'aigle enfin qu'elle. avait tort, la font. l'Aigle et l'Escar. Mais bientôt, à son tour. Une aigle au bec tranchant dévore le vautour; L'homme, d'un plomb mortel, atteint cette aigle altière, volt. Lisbonne. L'aigle altière et rapide aux ailes étendues, id. Disc, t. Il 3° Aigle est féminin en termes d'armoiries et de devises. Il porte, sur le tout d'azur, à l'aigle éployée d'argent. Les armes de l'empire français sont une aigle tenant un foudre dans ses serres. Il L'aigle romaine, l'étendard de la répubhque et de l'empire. Kt voyant, pour surcroît de douleur et de haine, Parmi ses étendards porter l'aigle romaine, rac. Mithr. v, 4. Vous avez vu cent fois no.s soldats en courroux Porter en murmurant leurs aigles devant vous, m. hrit. iv, î. L'aigle abattait l'aigle, et de chaque côté Nos légions s'armaient contre leur liberté, corn. Cinna, I, 3. Sans lui rien mettre au cœur qu'une crainte servile Qui tremble à voir une aigle et respecte un édile, id. Nie. i, ). Pourquoi, malgré nos chaînes. Avons-nous combattu sous les aigles romaines? volt. Ouèbres, i, t. Nos consuls, devant lui, cachaient l'aigle indignée, la harpe, Coriol. I, 8. Il L'aigle impériale, les armes de l'empire d'Autriche, qui sont une aigle à deux têtes. Cependant on l'a fait aussi masculin. Rendre à l'aigle éperdu sa première vigueur, boil. Disc, au roi. Il 4° S. m. Pupitre d'église représentant un aigle aux ailes étendues. || 6° Décoration. L'aigle noir de Prusse. L'aigle blanc de Pologne. || 6° Papier grand aigle ou du grand aigle, papier d'un grand format. || 7" En zoologie, aigle pêcheur, le balbuzard. Aigle de mer, oiseau de proie, dit aussi huard et orfraie. || 8° En astronomie, constellation de ' l'hémisphère septentrional. || 9" Nom spécifique

d'une raie des mers d'Europe. || 10° Aigle, s. m. Nom d'une monnaie d'or aux États-Unis, que \'Annuaire des Longitudes évalue à 5 dollars, soit 27 fr. 60 c. Il y a des demi-aigles valant \ 3 fr. 80 c. et des double-aigles valant B6 fr. 20 c. || 11° Pierre d'aigle, voy. AÉT1TE. Il 12° Bois d'aigle, voy. bois. Il 13° En chimie, aigle blanc, muriate de mercure doux. Aigle noir, cobalt sublimé. Aigle étendu , sel ammoniac sublimé. Aigle céleste, sorte de panacée préparée avec du mercure.

— REM. 1. Aigle est féminin toutes les fois qu'il s'agit précisément de lafemelle : Cette belle aigle ponditdeux œufs. || 2. Aigle, dans le Dictionn. de l'Acadé-

Imie, n'est, au sens propre, quedumascuhn; maisles meilleurs auteurs l'ont fait aussi féminin, et il n'y aurait aucune faute à lui donner ce genre. Aigle est toujours masculin quand, pris figurément, il indique la supériorité ; il est féminin quand il désigne les armoiries, les étendards. Cependant Mairel l'a (au iua!.culiQ en ce sens : Clair soleil, la terreur

d'un injuste sénat. Et dontl'aigle romain n'a soutenu l'éclat (dans Ménage); Boileau aussi. Mais l'usage a prononcé là contre.

— HIST. xii* s. L'aigle d'or, Rone. p. 8. Maint très [tente] i ot tandu et mainte aigle fichie, Sax. vu. Il xiii* s. Et lores sera renouvelée la teue jovente, aussi comme de l'egle, Psautier, B. U. 258, f» J22. L'en dist k'uns aigles vint volant Juste la mer, peissuns querant, marie, fabie 43. Et une aigle venoit seoir sur son visage, Ber(e,Lxx. Il me bailla ses règles, Et s'en foï plus tost qu'uns egles, la Rose, 4278. Il xiv* s. Et puis [je] vi le faucon dessus l'aigle avoler. Que li aigles s'ala en la terre encliner, Guescl. 5807. Il XV* s. Lequel doncques, parce qu'il est le plus noble et l'aigle des vertueux, c'est celui qui doibt plus entièrement et le plus vraiement amer autrui noble et vertueux par loy telle, o. chastel. Expos, s. Vérité. [Les Romains] attisés aussi derrenieremont de convoitise et d'orgueil, pour estre en leur temps les aigles du monde et dompteurs, ont en cette partie de l'Occident fichié et establi le derrenier et le plus seignourieux règne des autres, chastelain , Chron. du duc Philippe Proesme. Il xvi° s. Un toict de tortue qui eschappa des pattes d'un aigle en l'air, mont, i , 74. Quelque chose que l'on die, je croy que la pierre d'aigle n'est autre chose qu'un fruit lapifié, et ce qui joue dedans est le noyau, palissy, 284. Les devins apperceurent deux aigles volans vers eux, dont l'une tenoit entre ses griffes un serpent qu'elle perçoit d'oultre en oultre avec ses ongles, amyot, Timol. 36. 11 feit tourner tout court le portenseigne qui portoit la première aigle, id. Lucul. 52. Basions de casse, noix d'Inde, pierres d'aigles, paré, xxv, 7.

— ÉTYM. Berry , aille (Il mouillées) ; provenç. aigla; espugn. aguila; ital. aquila; d'aquila , auquel on donne pour racine le sanscrit açu équivalent à wxûc , rapide. Cependant aquilus, noirâtre, aquilo, yent du nord, ne paraissent pas sans analogie avec aquila. Il y avait dans l'ancien français un féminin aiglesse : Mais jà de celé eglesse li reis mar dutera; Jamais en altre liu ne nidifiera. Th. le Mari. <05.

t AIGLEFIN (è-gle-fin), s. m. Voy. aigrïjin, poisson.

AIGLETTE (è-glè-f), s. f. Terme de blason (voy. alérion).

t AIGLIAU (é-gh-ô), s. m. Terme de blason. Une jeune aigle représentée sans bec et sans serres.

AIGLON (è-glon) , s. m. AIGLONNE (è-glo-n') , s. f. Il 1° Le petitde l'aigle. Mais pour l'aiglon, fils des orages.... v. hugo. Odes, 1, <. Le hibou envoie la corneille demander [en mariage] de sa part une petite aiglonne, fille de l'aigle, reine des airs, fén. XIX, 45. Il 2° Fig. Regarde et sois joyeuse et crie et bats de l'aile, Mère, tes aiglonssont éclos, v. HUGO, Crép. 1. Il 3° Adj. De la gent marcassiue et de la gent aiglonne, la font. Fab. m, 6.

— HIST. XVI' s. Il recueillit dedans un pan de sa robbe l'aire d'une aigle, dedans laquelle il y avoit sept petits aiglets, amyot, Marius, ee.

— ÉTYM. Aigle.

AIGLON (è-glon), s. m. Terme de blason (voy. alérion).

— ÉTYM. Aigle.

t AIGLURE (è-glu-r') , s. f. Terme de fauconnerie. Il se dit des taches rousses dont le plumage des oiseaux est parsemé.

AIGRE (è-gr'), adj. || 1° Quia une acidité déplaisante.Vin aigre; fruits aigres. || 2°Quiarodeurdu vinaigre. Ce bouillon a une odeur aigre. |{ 3° Perçant, désagréable, en parlant des sons et de la voix. Cet instrument, cette cloche a un son aigre. Sa voix est aigre. Tel un coursier qu'amour vient assaillir, Mort pour la gloire, entend sans tressaillir L'aigre clairon qui l'appelle aux alarmes, millev. Emma et Eginard. \\ 4° Fig. L'air, le vent est aigre, il n'est pas doux. || 5° En termes de peinture, couleurs aigres, couleurs mal accordées; tons aigres, tons qui ne sont pas fondus. || 6° Fer, cuivre aigre, fer, cuivre non ductile, non malléable. || 7° Au moral, fâcheux, désagréable. Rien de plus aigre que votre sœur. Aigres réprimandes. Railleries aigres. Ces supérieures brusques dans leursmanières, sèches dans leurs paroles, aigres dans leurs réprimandes, fâcheuses dans leurs humeurs, sourd. Pensées, t. 11, p. 47). Il n'y a guère de gens plus aigres que ceux qui sont doux par intérêt, VAuv. Max. 54. Ce qui rend mon mal plus aigre et plus cuisant, Régnier, Plainte. Dans vos discours chagrins plus aigre et plus mordant Qu'une femme en furie ou Gauthier en plaidant, son,. Sat. ix. Mais Evrard, en passant coudoyé par Boirude, Ne sait point contenir son aigre inqu<Miida id. ImPt. v.

Il 8° S. m. Un goût, une odeur d'aigre. Cela sent l'aigre. || 9° Fig. Il y a encore de l'aigre dans l'air, la température n'est pas encore adoucie. || 10° Aigre de cèdre, le jus de citrons ou de cédrats à demi mûrs, préparé aux environs de Gênes, non pour en faire des sorbets, mais pour l'usage des parfumeurs.

— SYN. aigre, ACIDE, ACERBE. Au propre, ces trois mots désignent une impression particulière du goût. Us se distinguent nettement; et, comme dit M. Lafaye, ce qui est aigre n'est plus doux, ce qui est acide n'est pas doux , ce qui est acerbe n'est pas encore doux. Aigre indique une saveur qui provient de quelque altération • du lait aigre; du vin aigre; aussi est-elle toujours désagréable. Acide indique une saveur franche, sponuiné« : la groseille est un fruit acide. Acerbe indique la saveur qui appartient aux fruits non mûrs : la néfie sur laquelle la gelée n'a pas passé est acerbe. Au moral acide n'est pas employé; il ne reste que aigre et acerbe. La distinction qui existait au physique continue : des paroles aigres sont dictées parle ressentiment, la mauvaise humeur; des paroles acerbes le sont par l'âpreté naturelle de la personne qui parle. Des paroles aigressontplus piquantes; des paroles acerbes sont plus âpres et plus dures.

— HIST. XII* s. Par plus aigre main de pénitence , Job, 460. Il XIII* s. Cil qui sont regratier de cervoises vendre, ne les vendent pas si bones ne si loiaus, corne cil qui les font en leur hostieuz, et les vendent aigres et tournées, quaril ne les scevent point mètre à point, Liv. des Met. 30. Tu es moult egres, si es fort Par menaces, mes petit vaut Tespovoirs à nn poi d'asaut, Ren. )67t4. 1] xiV s. Et le vicieux qui deffaut en ceste matière estappelé aigre, agreste et dur, ORESME, Eth. «38. || xv° s. En eulx avoit Dieu aigres et beaux champions, et le monde confort, G. CHASTEL, Chr. du duc Phil. Le roy retourna en santé.... et lui exposa on bien les maniérés qu'avoient tenu ses parens.... et plusieurs autres choses les plus aigres que faire se pouvoient, juvén. Charles VI, m t. Le comte de Hainaut, qui Iropdurement avait pris cette guerre en cœur, et qui estoit plus aigre que nul des autres, froiss. 1,1, 4 38. Le seigneur de Jumont, qui moult estoit aigre chevalier et expert sur les ennemis, ID. lu, iv, 50, Il xvi* s. Avoyt il mangé prunes aigres sans peler? Avoyt il les dens esguassées?RAB. Pont, iv, nouv. prol. Plus ne paistrez le trèfle fleurissant. Ne l'aigre feuille au saule verdissant, marot,iv,7. Ils pensèrent que cette sorte de venge.ince debvoit estre plus aigre que la leur, mont, i, 240. Toutainsiquel'ennemy se rend plus aigre à nostre fuitte, id.i, 305. Ce bruit aigre et poignant que font les limes, id. 11, 367. Aigres sont choses qui se cassent aisément avec un marteau, palissy, 377. Lors le fer devenoit si aigre et si esclatant, que l'on ne pouvoitplus battre ne forger, AMYOT, Lyc. *3. Desguiser les viandes avec quelque saulse aigre etpicquante, id. Anton. 20. L'abeille trouve naturellement es plus aigres Heurs et parmy les plus aspres espines le plus parfaict miel et le plus utile, id. Com. lire les poètes, 48.

— ÉTYM. Provenç. et catal. o^re; ital. ayro; du latin acer ; en grec âxpoç , pointu, de àxi;, àxr,, pointe. Comp. acier (voy. aussi Acre). Dans l'ancien français aigre a souvent le sens de actif, vaillant, comme acer en latin.

AIGRE-DOUX, DOUCE (è-gre-dou, dou-s'), adj. Il t° Qui a un goût mêlé d'aigre et de doux. Un fruit aigre-doux. |[2'Fig. Il se dit de la voix, des paroles, des manières, du style. Il y avait toujours eu quelques propos aigres-doux entre quelques-uns de nous et M. de Luxembourg, st-sim. xix, 222. || 3° Subst. Puisque vous souhaitez une phrase plus claire , Je vous dirai, monsieur, que j'ai vu le jaloux. Qui m'a reçu d'un air qui tientdel'aigre-doui, regnard, Folies am. se. 7. || Au plur. Aigres-doux, aigresdouces. Il II se met toujours après le substantif. Un fruit aigre-doui, des oranges aigres-douces.

— HIST. xvi* s. Lazare de Baif a donné à nostre langue le nom d'epigrammes et d'elegies, avecq ce beau nom composé aigredoux, à fin qu'on n'attribue l'honneur de ces choses à quelqu'autre, dubell. 1, 39, verso. Nous sentons au dedans je ne sçals quelle aigre doulce poincte de volupté maligne, mont, m,

— ÉTYM. Aigre, doux.

AIGREFIN (è-gre-fin), s. m. \\ 1° Homme rusé et qui vit d'industrie. Défiez-vous de cet homme, c'est un aigrefin. || 2° En termes d'histoire naturelle, aigrefin ou ègrefin, poisson du genre gada. à chair blanche, ferme et feuilletée; on dit aut« ânon ou aiglefin.

AIG

m. ». MerUiM, «taparUiM, »Igr«fln«, iiirboto. PU*, txiv, M.

— tmi. AiçTtU», «u Mn» il'homme ru«* « in*ine d* peiMOn, ««ni ptfuX-*\rr li'atgrt faim, fiiirn tr**viTi) (homiM, poiMOO *ir*mé) : Que 1" »igrt Uin. #(h«w. ^LI«l. Il y â eu »

dilaaia/'/ln ou aiyrf/lii, du Mnwn cuthmri.

AlORSUrr, tm{h-fn4à,lé-l'),adi. \\ l* Unpw xigra. C« fruit Mt «i^eL CM point «ont «igro- Inlln. Il I* Kiff 11 M dit d« U voii et de* manièrM. Il 1 un Ion aiffrelel. Sw parole* •ont aigreletlea. || il mit toujouri le nibetantif.

— tn». Aigr*.

AICRKMETT <6-fre-inan) , adv. D'une manière tiffn, arec aigreur. || II ne ae dit point au propre. Il lui a rA|»nilu aigrement.

— HtST. XII* «. Cil reipundi egrement e par raapotlnn. (i li dift.... Aoù, >77. E li reis Benadab •(tremoni t'en cunichad. • letHMiaagetalrei Acbab «■-rond, ih. J-J4. Tel i out dei prelaz parla li ogr»-

1 nue la pape lldiit : fraln», tom()r*cmcnt, Th. Ir M Lrt &^. K quant vers aaint igliso voll li roi» rien meuprcndro, Qui 1* derreit par tut o tcnser o de- (■•ni\n, I.I eTexiuo l'en doivent mult egrement reprendre, iJ). 71. Il ni* ». Le comte de Handre» et aei geni y coururent lu» moult aigrement et vigucreuaement et&pii età cheval, joikv. 333. || xiv's. Vont m'Mtai venue tencer Et reprendre Tort aigreroont. l'alch. d naJ. t i». || xv ». EtiUaavoicnt bien qu'il «voit en la cité grand avoir assemblé ; car tout I,. „,.. .ivniour y e.<iloit afTui; ai ae penoient d'as- ^ ai Jour plus aigrement, moiss. i. i, lei.

{; 1' >ti secrétaire qui l'avoit voulu empoisonner, li ne le punit pas plus aigrement que d'une mort simple, moxt. ii, os.

— ÉTYM. Aigre et mm» ; provcnç. agramrn, aigrameni; calai, agrament; itai. agrammle (voy. ticap.).

AIOIIKMOINF. (è-gre-moi-n'), t. f. Terme de bo- I inique. Nom d'un genre de la famille des rosacées; l' \'j\<f ilo ce genre, aigrcmoine eupatoire, est ap- |i«lv plus p.irticuli£remcnt aigremoine.

— HIST. XVI* s. On corrobore les entrailles avec les lrocliiv|ues d'aigrcmoine, paii£, xx, 3«. Absinthe, eupatoire ou agrimoine, ID. xxv, <. Aigremoine Mt appelée eupatorium.d'Eupator roi, qui lepremlsr la mit en réputation, o. db serres, «il.

— ÊTYM. Par corruption pour argimonr (voy. ce mot).

AIOREMORR (è-gre-mo-r"), i. m. Charbon pulvérisé, préparé pour les feux d'artifice.

— £tyh. Elymologie ignorée. Cemot, donné par l'Académie, est d'ailleurs tout à fait inconnu.

AIGRRT, ETTK (&-gré, grè-t'), adj. Un peu aigre. Fruit, goût aigret.

— SYN. AiORST, AiODELiT. On a essayé de trouver une différence entre cm deux diminutifs. On a dit que aigrelet désignait quelque chose de moins aigre que aigrel, ou quelque chose de plus petit, à quoi serait attachée la qualité aigre, vu que aigret e<it le diminutif simple, et que aigrelet est un diminutif de diminutif. Cela est vrai ; mais la distinction est illusoire. Aigret ou aigrelet signifient, l'un et l'autre, légèrement aigre , sans nuance appr^ ciable.

— HIST. XV* ». Après l'aigret trouva on la doulce meure, en. d'orl. Àond. jj xvi* s. Dm oerisM aigretlM, PARC, XX, v>,

— CTYM. Aigr*.

AIGR KT-re (è^r* n . «• r II l'Sorle de héron blanc oui porta une aigrette. || t* Bouquet de plumes cftUM M droites, qui orne la télé de quelques oi- •Mttx. Il I* Plumes en faisceau, qui sorvenl k la ooiflfbra dM femmM, à l'ornement des d.iis et des caaquM, et que, dans les gran<)es cérémonies, on place sur U tête des chevaux. CuoI Lisette, est-ce vous? Vous avec des bijoux I Vous avec une aigrette! UtMlMn, Cl n'est plui t.iti-lte. || ♦* Pompon enferme d'alyrtlte. I.CS colonels portent une aigrette. ||5*Dou- ^001 de diamants, da periM en forme d'aigrette. Ella a irouvi dâa* aa corbeille une aigritte en brillanta. U t* Kn HmiM de physique, rayon luminc'ii qu'on apartoit aux «xirémités des corps électri- ■*•• Il T*BiitannMda bnianique, flleu dibés qui (■mMMlanl Im graines de certainM plante*. L'ai-

nj* ••> U partie supérieure du calica. || •* Terme •Moo. L'daMu da m noo qui parait dans lécu da fuM at pMwnt

~ "P* ""* •• Tooehanl Im poulaillM Mlrangem.... Mpoalaad'Ma, le h-ron, l'oUrda, le halloknft. ra%rtM. o. m mmru, at».

. -«W. B*«a»«a»«a loi IMaa«a tirent algrclie, lUM M mt « lonffc (!• plnmos. da migrttu. torU

AIG

de héron, à cause que cet oiseau iKirie en elT<:t une aigretle. Puis ils pentani que l'aigmte oiseau a été nommée ainsi de l'aigreur de sa voit. Mais liiez, avec raison , rapproche ce mol de l'iulien aghirone , du ■■ il aigron, en patois du Derry, égron (voy.

Ali.iiKTTfi, t.E ('■-grMé, t*e), adj. Pourvu d'une aigretta. Une graine, una lamence aigrettéo. — f.TYM. Aigretle.

AICRKL'R(.'-Kreur),«.^. i| l'Oualité de ce qui est aigre. Ce vin, c<> lait a de l'aigreur. I.e goflt ne nous <lit rien dM sucs exprimés sur noire Ungue, ni l'iimmenl lit doivent être faiu pour nous causer du plaisir ou de la douleur, de la douceur ou de l'aigreuroiide l'amertume, DOS». Conn. lu, 8. ||î* Rapports que causent certains aliments ou des alimenis m»l digérés. Je suis sujet à des aigreurs d'estomac. S*FÉg. Disposition d'esprit quise traduit en paroles piquantes. L'aigreur do la discussion. l'lai.sanlcries pleines d'aigreur. Cela leur donne de l'aigreur, lians toute la maison 11 régne un air d'aigreur et de division, ottKis.leMéch. I, I., Conservant toute l'aigreur qu'ils ont l'un pour l'autre, sêv. 4ia. Je ne garde pour lui, monsieur, aucune aigreur, mol. Tari, iv, <. El l'aigreur de la dame & ces sortes d'outrages, Dont la plaint doucement le complaisant témoin. Ksi un champ à pousser les choses as.^ez loin, hol..^c. dez mar. i, e. Sesauménes, s'éiendanl par leur abondance même sur les ennemis de la foi, adouciss.iirnt leur aigreur el les ramenaient à l'église, nos». Bein* iAngl. Pour ne rien rabattre de se» aigreurs et de »e» caprices, masr. Culte. Pour contenter l'aigreur dont ils étnient animés, il ne leur suffisait jias de parler; il fallait que la gloire.... bol'rd. Penscet, I. III, p. 356. E.st-ce un adoucissement que nous prétendons mettre aux avis que nous lui donnons [au prochain], pour en tempérer l'aigreur el pour les lui faire mieux goiiterT m. tb. t. ii, p. î»». Chacune a son sujet d'aigreur ou de tendresse, corn. Pnmp. V, 2. L'impérieuse aigreur de l'âpre jalousie, id. Serinr. I, i. jj 4* .Sentiment pénible. 11 yade l'aigreur entre eux ,11 y a un commencement de brouiilerie. Mon épargne depuis en sa faveur ouverte. Doit avoir adouci l'nigreur de cette perte, CORN. Ctnna,ii,4.Mais comme il est, seigneur, de la fatalité Que l'aigreur soit mêlée k la félicité.... m. Pamp.y, (. Voita.rb reproché & Corneille l'emploi d'aigreur dans ces vers, disant qu'il fallait amertume. Mais aigreur peut trbsbicn avoir le sens donné par Corneille, el on le trouvera ii l'historique, employé dans Montaigne delà mémo façon : lesaigreursdu mariage. !i S'Ounlitô aigre, en parlant d'un métal. Le fer même s'adoucit dans le feu et sous le marteau , et corrige son aigreur naturelle, Boss. Connai». v, 4. || 6* Au plur. En tei^ mes de graveur, tailles trop profondes.

— IIIST. XVI* s. Rondeau où toute aigrcurabonde, Va veoir la douceur de ce monde. 1'elle douceur l'adoucira, El Ion aigreur ne l'aigrira, marot, n, 418. Les cavilez qui sont entre Icsdits grains, causent une aigreur et rudes.se à la meule d'où vient sa puissance el action d'aiguiser les outils, PALissT, 283. Aussi la peur surmonte ellecn aigrcur [force, vivacité] louts aullres accidents, momt. i, (13. Les aigreurs comme Im doulceursdu mariage se tiennent sccrette» par Im sagM, lo. m, »43. Son stile sent un beuveur d'eau, un grand travail, el ensemble une aigreur etausteriléda nature, ahyot, Cicér. et Démos, a.

— f.TYM. Aigre; provenç.el calai, agror. AIGRI, IF, (ë-gri, grie), pari, jtaai. Devenu

aigre, au propre et au figuré. Vin aigri. I.es crrurs sont aigris. Aigri par le malheur. Thé-séc, aigri par mes avis. Bornera sa vengeance \ l'ciil de son fils. RAC. Phèd. III , 3. Voas vous imaginez sans doute que les aflairM sont bien aigries, retz, IV, 41.

fAIGRlIvRR (&-gri-*-rO, i.f. Petit-lait aigri qu'on mêle avec du son el qu'on donne aux cochons.

lAIGRUV (é-grin), f. m. Terme de jardinage. Nom donné aux jeunes pommiers el poiriers, tans doute parce que lo fruit en Mt tigre.

AIGRIR (è'grir), r. a. || 1* Rendre aigre. La chaleur aigrit le lait. Le temps n'aigrit pas IouIm sorte» de vins. || 2* Fig. Irriter. Jo ■ "■ '>= '•nxit l'aigrir, et non pour me dépendre, ■ j. v, i. Mais sans doute, seigneur, ma ; ! .ligrit, m. A'icnm.iv, 1. Si le mal vous aignt, que le bienfait vous louche, HAC.EsIk. m, t. Lm reprochM ne niisaient qu'aigrir Im atpriti, bow. Hist. m, >. Sa mauvaise fortune avait aigri ton Mprit, stv. 3is. Connaissez donc Titui, voyM toute son Ame, Ije courroux qui l'aigrit, la poiton qui l'enflamme: Il bnilapa«rTgUia.... votx. Brut. i,4. Je vous plaint

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de servir sous ce maître farouche. Que le méni. aigrit, qu'aucun bienfait ne touche, id. ib. n, l. Il S* En parlant dM cbosM. Seigneur, trop d'amertume aigrirait vo* reprocbM, bac. Iphig. lu, 7. ....Vient de ton désMpoir aigrir l'inquiétude, id. Brit.v, ». Aigrir Im soupçons de quelqu'un, id. ib. I, S. La vraie venu a pour Im princes quelque chose d'tpre; elle Icurpanittlropausltreel trop indé|>enilante; elle Im efl'raye el Im aigrit; ils te tournent vers U flatterie, rtn. Tél. xxiv. tne douceur que rien n'émeut ni aigrit, dont rien ne troubla la paix , pi qui s'applique partout k la maintenir, bourd. Pensées, t. 1, p. 90. Ceux même dont ma gloire aigni l'ambition, id. Iphig. i. t. Rougiuez d'un sili" <-': Oui do vos maux encore aigrit la violence, lo. Plud I, 3. Pourquoi venir encore aigrir mon détMpoir* m. Mr. V, a. Allons, suivons sm pat, aigrissons ses ennuis, volt. Brutus, ii, 1. Us ont aigri les maux, loin d'y remédier, mass. teueils. Vous dirai-je Im nomade ces grands penonnagM Dont j'ai dépeint Im mortt pour aigrir Im couragM? cokk. Cinna, i, a.

AiGRiR.c.n. Devenir aigre. I>e vin aigrit dans un tonneau malpropre. Ce lait a aigri par l'influença du tonnerre. || Il se conjugue avec l'auxiliaire atoir.

s'aiohir , «. rf/l. Il 1* Devenir aigre. Le vin s'ait; nt A r.iir. Le vin s'aigrit ilans mon gosier Chez un traiteur maiissado, bf.rang. ^.'ojir de la J<icA. Les nourritures végétales donnent un lait plus promplàs'aigrir, i. i. ROL'ss.^m. 1. La voii se durcit ou s'amollit, elle s'enfla ou sa rétrécit, elle va même ju-vju'à s'aigrir, d'oli- VET, Prosodie franc. ||2" S'irriter. Il s'aigri'iiail de jour en jour contre son frère. Vous savez quo sa bile as.sez souvent s'aigrit, MOL. l'^iour. t, s. Il s'aigrit et s'irrite contre la vertu, rtit. Tél. m. Ja crains.... Que son courroux ému ne s'aigrisse à ma voir,coiiH. Pomp. IV, ».

— HIST. XVI* s. Telle douceur t'adoucira. Et ton aigreur ne l'aigrira, mahot, ii, 4i«. Le» cueurs no s'en aigrirent à rencontre de PericlM, amvot, Péricl. 66. Lui voyant que lo peuple en estoil indigné, l'aigrit et irrita encore davantage, m. Aie. >3.

— RTYM. Aigre. L'ancien français a le verbe aigrier, qui veut plulfll dire tourmenter.

t AIGRISSK.MENT(ê-gri-8e-man), s. m. |1 1* Action dedcvenir aigre. L'aigristemeutdu lait |<S*Fig. L'aigrissement aos esprits.

— ÈTYM. Aigrir.

AIGU, UK (^gu, gue), (idj. Il 1* li::;.: cr pointe ou en tranchant. Javelot, fer, li'i! ii ;i :,i). Feuilles aiguës. || 2* En parlant de lavoixotile.svns, clair, perçant Un sifdemenl «igu. || SubslantiM-menl.Le désordre est dans ses chant» [du rossignol]. il saule du grave à l'aigu, ciiateadb. C^ni>.i, v, a. I| 8* Fig. Violent, excessif. SoufiTrance, colique aiguë. Avec dM peinM si aieuPs dans le corps, rmss. Ijetl. abh. 6l. ||4*Fig. Oui pique. I\pigramme a ifii'" Il n'y a pas longtemps qu'ils [!■ avaient des chutes et des Iransitior quelquefois même si \ " : i "s

pouvaient pa.siier pour ■ : ^ ; j . i \

On y associe [dans la coll.. • «

.saillies, la satire aiguë, r.iilni:te I',

raie austf^re,j. J. rol-.sskai-.//' " n. i ■

da médecine, aflcction.

ta marche et son dévelo

grammaire française, accent a. ku ['], a.

met sur \'é fermé. || 7* En termes de .

grec<iuc et latine , accent aip'i ■

i'inlcnsilé de la voix sur la

118* En termes de géométrie,

est moins ouvert que l'angle i!

jours après lo substantif : Un i:. .-.^.., .-—

ligué.

— HIST. XI* 8. [II] broche le bien dM apiz e':perons, Ch. de Uni. cxvii. || xii* t. Un haïr-

lacent poramor, Jtnne p. M.||lin*s V y trouvai et i ' - [U

flèche] iert .-i :i ra-

soir d'acier, in lion-, >••■.;.. ] iiv s i>cs fort M cperacions el faiz pcrilletii sont acus et ttpiM, constans et persevcrans, obksmk, Flh. a*. El celui qui jouxte d'une lance ferrée ei acueelquide qu'aile toit sans fer et ronde au bout devant, m il». •». Il XV* s. AdonI Im voulentez aguM et tensueliM sont aluméM et avivéM, christ, pisak, Chartt$ v, I, ch. t. Aumousniere de vieiilx naveaulx, Gar^ dianne de xneiilx drappeaulx, La dos esgti comme una hotte, coofiu- Enquête de Ut ^ " -.irf

menlM que j'aroie. Dieu merci! ' et

aigu pour concevoir tous I» faits, n'i'i>> n. iù, t. Dieu tait qu'il fut servi d'une chère bien rechinéa al d^in agu etanflambè vnae«. u>r!~ 'i Vr.i,r, i

AIG

|] XVI' 3. Estans poussez d'un appétit pervers d'estre reputez pour gens aigus, ils ont disputé si.... calv. Intitit. 357. C'est un amusement d'esprits aigus et oysifs, MONT.i, 47. Plus nostre sagesse est aiguë et vifve, plus.... !D.i,i32. Une subtilité aiguë et relevée [dans la poésie], id. i, 201. Tourmenté d'une maladie aiguë et douloureuse, id. 1, 304. Aulcuns ont l'ouie plus aiguë que nous, m. 11, 369. Ces espines domestiques nous mordent plus aigu, id. iv, 71. Ils accoustumoient les enfahs par un long silence à estrebriefs et aguzen leurs responses, amtot, Lyc. 39. De là vient que les responses laconienes estoient si aiguës et subtiles, lu. ib. Or est ce une besto qui a naturellement le sens de l'ouye fort aigu, ID. Cam.iT. Il fut atteint de la peste, non pas si violente ni si aiguë que les autres , ains foible et lente , id. PMci. 72. D'autant est le vin meilleur, d'aulantaussi en est le vinaigre plus fort et aigu, pake, vin, 52.

— ÉTVM. Picard, aja.-provenç. ngut; catal. agud; espagn. agudo; ital. acxito; de acutus, de acuere, aiguiser, d'où acus, aig-jille (voy. aiguille).

AIGUADE (fe-ga-d'), s. f. || 1° l>rovi>;ion d'eau douce pour les vaisseaux, que l'on va prendre sur le rivage. || 2» Endroit oii l'on peut faire de l'eau. Il Aiguade n'est employé aujourd'hui que dans le sens de lieu où l'on fait de l'eau.

— ÉTYM. Ancien français, aiguë, eau (voy. eau); ital. acquata; espagn. aguada.

t AIGUAGE (è-ga-j') , s. m. Voy. aigaoB.

AI<tU.4IL (é-gall, Il mouillées), s. m. Terme de chasse. Rosée , petites gouttes d'eau qui demeu rent sur les feuilles. L'aiguail ôte le sentiment aux chiens. Ma fille, àquelle fin Vouitz-vous aujourd'hui vous lever si matin ? Le soleil n'a pas bu l'aiguail de la prairie, hacan. Bergeries, Silène, 1,3.

— HIST. XVI' s. Jusques à ce que les rayons du soleil eussent essuyé l'aiguail de la fraisclie rosée,

i YVER, p. 523. Un jour, sans y penser, poussé par le destin. Comme il mettoit à bout, à l'egail du matin, La ruse d'un vieil cerf.... bons. 210.

— ÉTYM. Ancien français, aiguë, eau (voy. eau). AIGUAYÊ, ÉE (5-ga-ié, ou éghé-ié, iée), part.

passé. Cheval, linge aiguayé.

AIGUAYER (è-gha-ié ouè-ghé-ié ; il y a deux prononciations pour gun : ga-ié ou ghé-ié; ga-ié est préférable, car cela distingue aiguayçr d'égayer), V. a. Baigner, rafraîchir, laver. Aiguayer un cheval, c'est le faire entrer dans la rivière jusqu'au ventre, et l'y promener pour le laver et le rafraîchir. Aiguayer du linge, c'est le laver et le remuer quelque temps dans l'eau avant de le tordre.

— HIST. XVI' s. D'autres ne touchent à leurs tonneaux, sans soufTrir d'e.stre aucunement soulevés et esgaiés par derrière, pour en faire du tout escouler le reste du vin, o. dk serres, 204.

— ÉTYM .Ane. franc, aiguë , eau (voy. eau) ; Berry , aigueyer, gueyer.

t AIGUË (è-gh'), s. f. Ancien nom de l'eau, encore usité en certaines provinces.

— ÉTYM. Voy. EAU.

.AIGUE-MARINE (5-ghe-ma-ri-n') , s. f. Pierre précieuse d'une couleur bleuâtre, et semblable à l'eau de la mer. Aigue-marine orientale, nom donné par les lapidaires au corindon hyalin vert. || Au p/ur. Des aiguës-marines.

— ÉTYM. Ane. franc, aiguë, eau (voy. eau), et marin (voy. ce mot).

t AIGUERIE (è-ghe-rie) , *. (. Voy. aigage.

AIGUIÈRE (è-ghiê-r'), s. f. || 1» Vase où l'on met de l'eau pour le service de la table. Une belle esclave verse de l'eau d'une aiguière d'or sur un bassin d'argent et donne à laver à Ulysse, fén. xxi, 3C4. .... sur ses mains, dans l'aiguière d'argent. Par une jeune esclave une eau pure est versée, A. ciién. 5I. Il 2° En blason, l'aiguière paraît dans l'écu de profil, l'anse tournée à senestre.

— HIST. XVI' s. Deux esguieres de verre, paré,

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