‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 91 sur 504 · redu xviii's. donne la prononcia · texte numérisé non relu

redu xviii's. donne la prononcia

tiao ê gfu ll'iii. llAinlenant la prononciation è-gulllon««t la naule bonne), ». m. || 1' l'oinlode fer fiiéa kun long Mton, et dont on »« !«ert pour piquer les b(Bub.Kalra>entjr l'aiguillon. Undieu qui .r.iigu Ilons prMMit leurs llanci poudreux, rac. Phfd.v, t. ij t* Eapic» de dani réiraclile, par lequel se termina la dernier anneau de l'aNlomen chez quelquo<i innectos. Laisser son aiguillon dans la piqdre. Il P PiR.I.'aiguillon de la douleur. Toutes ces choses qui auraient di) nourrir me» peines en èmoussaient au contraire l'aiguillon, CHATEAUB. Bené, 2)3. Les douleurs n'iiaicnt que le» aiguillons de votre corrupiion. MAS». Af|l■^'ntil sent au dedans l'aiguillon honteux deSatan qui l'humilie, ID. flrip. || 4* Tout ce qui eicite i faire quidquc cho.se. l'ruiimité de la mort, qu'il s'est efTurcA, |K)ur ainsi dire, de nous faire .icniir comme l'aiguillon le plus vif et le plus capable de nous piquer, bourd. Cor^m*,t. I, p. •18. Nul aiguillon divin n'élève leur courage, bécnirh, Sat. IX. Ce« bruits furent un aiguillon pour 1.1 gloire, iiAMiLT. Cramm. ti. Le» enfants de Porl-Roya auxquels on ne donne point cet aiguillon d'envie et de gloire Inmlx-nl dan» la nonchalance, PASC. édit. rmit. Il 6* Dans la langue de ITcriture, l'aiguillon de la ch.iir, les lentation» de la chair. || 8' Terme do l)olanique. l'iqimnt qui adhère à l'écorce. Il ne faut pas confondre les aiguillon» avec les épines; l'aiguillon ne tient qu'A répiderraejl'ftpine se continue inférieurement avec le corps ligneux de la tige, ji 7* Terme de chas.se. Il se dit de la pointe qui termine les fumée» ou fientes des bètes fauves.

— MIST. XII' ». Kar rcbuchié furent lur hustilz de fer, lesuns e les altres, jes()ueii l'aguillon, /{oit, 44. Kl porce ke cha.scuns, combien que il unkes ait en eeste vie esploiiiet, sent encore l'aguilhon de sa corruption, Jnb, 4«9. Li cuers cspris des aguilhons de sa irorfremist, 11 cors tremble.. ..t'b. 5<4. ||xiii* s. VeiiciirsguilloMdelamort,i'Mufi>r,ii. 11.258, t° l»t. Cil point l'asne de l'aguillon Par derrière sur le crcspnn. Des espérons le destraingnoit. Et du choveslre le feroit, Rm. 211. || xvi* s. Il aim lit uniquement le» saucisses.... les hareng» saurs, et tous scmhl.ililes aiguillons 4vin, diupkr. Conte», utxix. Par l'aiftuilldn du plaisir, par*, rviii, *.

— f.TYM. Genev. armiiVnn; wallon, aïoion; rouchl, ^l'^lion; Berry, nguUnn; provenç. ogu/i'on; raiil „n<,l\/, ■ ..4roun. ngujnn; ilal. arpiqlionf ; d'une f •u/eonrm, ri'^Kime d'acn/eo, augl'i' ï , de même radical que aciWia, piquant, qui lui-même est dérivé de acui, aiguille (voy. ca mol), avec un suffixe.

f Air.riLI.Of(!«rANT,ASTH (è ROl-llo-nan.nan-f, H mouillées), part. prit, prit adjfct. Despas.sions aiguillonnantes.

Air,i'iLi.o\yfi,RR(è-gol-llo-né.née, Il mouilléM), por». pntt^. Il 1" Iles bfrufs aiguillonnés. ITn hoaUM aiguillonné par la faim. Des courages ni- KulOonnés par la nécessité, im <lii 1» iilns souvent aiguillonné par; cependant en : on>tanccs

on peut employer de; aigiiilld' ".Hï'Ter-

me lie rhasia. Sa dit des fuméoa teroiinée» on al- K'iillnn.

t Air.t?II.I/)?nrKMKNT (f>-frOi-llo-ne-man. » mouillé.'s), f. m. Action d'aiguillonner; résultat de e«*ttfl ariinn.

— Ht^T ivi« ». El ««illni ta patient pnirit.avec nn polit aiiriiillui.iinm •,< ...... ... «^

— r.TTïi « ., Air.fii.!..-. p,

' lié). ». o. Il f 1 l'ai- K iiier les b>i>iifs. i ,., jr- ■"■ '»"" I ^■g'i'iionna. a. cuit». U Htn^unH. «7.

AIG

Il l' Inciter. taioMr. Aiguillonner le courage. Le bwoln aiguillonnera U pareua de cet homme.

— iitsr. xii* ». [Il] n'atant na mai» »ul tans o leu De tolir à chacun aon feu [flef] ; Sovent en est agudlonez, F. de plu»on tfflooedez, benoît, il, 8*44. Il un* I. E li anamij de nature [le diable], qui d'autre chose o'avoit cura , Kguilonot cl somoneit Olui que decaivro voleit , Grégoire le Grand , p. 8. Il XVI* g. U lieaulté de l'acte en soy esioit ce qui plu» le lollicitoit et l'eaguillonnuit, ahyot, J'éhp. 67. Icelle humeur a une petite acrimon'e piquante et aiguillonnante, parc, xviii, i. Uaisjenesçay comment ce dxmon de Jodelle.... H'aiguiUonna, m'es|>oint, m'espouvante, m'alToUe, dd brllat, ti, 41, «f(0.

— RTYM. Aiguillon.

f AlfifILU)T (6-gOi-llo, Il mouillées), ». m. Terme de marine. Mamelon de» gond» fixés au gouvernail d'un bAliment.

t AirtUi.SAGE (è-goi-za-j') , ». m. Action d'aigui- «er un instrument de fer.

Alf.lîi.Sfi,P,E(î:-gtti-zé,zée),j)(irr paît/. ||l«Couteau bien aigui.sé. Des esprits aiguisés par la controverse. Appétit aiguisé, r.pigramme aiguisée. || 2* 1:11 blason, se dit de toutes les pièces dont les extrémités peuvent étroaigues,coroiDcle pal, lafasce, la croix, le sautoir,

AI(".i;i.SE.MENT(Î!-gOi-zo-man. Telle e«t la prononciation actuelle ; mais au xviii' s. on a pronoucé è-ghi-ze-mcnt), ». m. Action d'aiguiser.

— HITS. XV* s. X^g soubtilles raisons sont l'aguisement de l'engin at entendement, christ, depisan, Charlet V, m, ch. 4t.

— F.TYM. Aiguiser.

AIGUISER (c-gUi-zé, Cl non, comme quelquesuns prononcent, èghi/.er. La prononciation gUi en (liphthongue , comme dans Imile, est celle du XVII* siècle, ciiii'Ki.fîT, Gramm. p. 228, et du XVI*, PALSGRAVE,p. 10 et 18. Au Contraire un dictionnaire du xviii* siècle n'admet que la prononciation è-ghi-zé), V. a. Il 1* Keiidre pointu ou lri%nchant. Le sanglier aiguise ses défenses. Il aiguisait son couteau. Le lion aiguise ses dents et ses griffe», nttenilanl le moment favorable, kKn. Tél. xviii. ^a faux qu'elle aiguisait sans cesse, m. th. xviii. Si leurhaiiie, lie Troie oubliant la querelle, Tourne contre eux le fer qu'ils aiguisent contre elle, . hac. Iphig. iv, 4 . Il Aiguiser ses couteaux, se préparer au combat. Il i° Fig. Rendre plus vif. Une promenade vous aiguisera l'appétit. Certains jeux aiguisent l'esprit des enfants. Et n'allez point toujours d'une pointe frivole, Aiguiserpar laijueue une épigramme folle, BOIL. A. P.u. Au lieu de fades épigrammes. Qu'il aiguise un couplet gaillard, bïrangfr, Vitaug. Afin d'éviter toute ambiguïté et de déjouer toutes les insinuations qui ne temlent qu'à aiguiser ici les méfiances.... MIRAS. Collecl. t. II, p. 177. Au lieu d'aiguiser contre les lois la siilitilité des hommes et leur fatale industrie il les éluder.... 10. tb. t. m, p.20. Ils ont aiguisé leurs langues comme celle du serpent, et de leurs bouches empestées ils ont lancé le plus subtil venin de l'esprit, iiovrd. Pensées ,1. m, p. Ï66. Il 3* Aiguiser l'appétit, au figuré, exciter la convoitise.... leur beauté Aiguisait l'appétit , h* font. Tab.

s'aiociser, ». ri'/l. Le fer s'aiguise par le fer. Des esprits qui se sont aiguisés par l'exercice.

— HIST. xii* s. K ces de l.sraul veneiont as Philistiens pur aguiscr e adrecicr e le »oc, e le picois, c la cuignée, c la houe, Hoit, 44. || xiii* s. Il aguiserent leur langues si comme serpent, /'(nud'er,!!. m. 258, f. l«». S'or ne set moult Kenart de frape. Il est chaoil [tombé] en malc trapo: Chascun sor lui ses denz aciise, lien. I357l. Kl va ses ongles aguisant, i6. UI43. Tyberl, Icusiez le men.icicr, Kl sor moi lor denz aguisier, ib. toKia. De loi s'esleveront mi fianc; De toi acuiscra mon sanc, Si acroistral mon lianlement; Moult m'eii douteront plus la gent, iVi. 77.'i0. Toute morsure venimeuse (iarist celle croix précieuse En cuer qui la scet aiguisier. ;. ok meuno, Tr. 6«7. Il XIV* s. Afin que fureur soit adrrscie, menée et conduite par vertu, cl que vertu aoil ena.sprle cl acuiséc et enforcie par fureur, orrsmb, Eth. 84. iJt fust llertran enclos k chaacune partie De queux, do houlillier el do p<inneierlA . I.l uns tient ung linel , l'autre ] C, ../. 9H).

Il TI* ». Si qxiist on t; et puis

furent tanto«t ouvrés n .iki • '"■< -«.

1, I, <a7. .N'ostro appalit le vin agu; \

la dlu'csTiim nm^tiiM r r [I »■.:•.: 1 r]

aigiii i,"<|

dllsz, tu I, a«5. L'alaphant aigùiw et

An.

dents, ID. Il, 4«4. Pericles «guisa et incita le paupV

\ ■,Or.J,V...-r.- .... ..;..-■...«. ,.f, çç qu'jl gygjj ,|p,

f cns, Auror, P&ic. 57.

."^^ , , ' 1' «• l.e irencbanUe

l'espèeaguisa, m. t*. «* par luy nourrit

aux arme», et dés leur i li/uiscz cl achar-

nez k cela [la guerre], lU. J'yrrU. i». Il feil n-in: ; r les ditles fosses et trenchées de paux [wintus ;i|.'u. tez par les bouts, id. Pomp. 88. Jour et nuit ils te nuisent [le soin et l'enviej,Et sur ton cœur aigui sent L'aiguillon qui te poind, bons. 40i.

— ÈTYM. .Norm. agucher ; bourguig. éguté; Berry, aguiter, aguiir, aguer; wallon, au>eM j provenç. agutar; Ital. aguiiare; d'un bas-latin aeulare ou plulAl ocuftore, de acutu» (voy. aigu). Aeutan est dans Du Cange ; acutiare n'y est pas ; mais on y trouve aiutia. arniiei, aeuliator.

fAlii ' gùi-zeur), ». m. Celui qui ai-

guise. : ,is des manufactures d'armes sont

sujets & ui.u (iiithisie paniculiére causée par U poussi^re siliceuse et m^ ullique au milieu de laquelle ils vivent.

— IllST. xvr ». La terre qu'on treuve sur les meules des esguiscurs, o. dk serres, mo.

— ÉTYH. Aiguiser.

f AIGC'ME.nt (è-gu-man), adv. D'une maniira aigus.

— HIST. xvt*8. C'esloit bien la plus doulee et la plus aggrcable compagnie d'homme qu'il estoit possible, et qui rencontroit aussi plaisamment et aussi aiguément, amyot, t'iam. n.

— ÉTYM Aiguë, iu (vnjinin, et m«>U.

AIL (ail, <( mouillées. > t non ayc

aulx (ô). Il 1* Espèce d'oignon d'un< composé de plusieurs iieiK-sgouiiseseule enveloppe. Une tùlo il'ail.uii' lu

peux choisir, ou de manger ireni- . i.*

PONT. Payt. Ne vous souvenez-vous plu» dos premiers consuls, dont les paroles sentaient les aulx cl la viande crue? balz. Leur, i, ». || 2* En terme! 'I'.' botanique, et considéré commeplanle. il faiioi/v .m pluriel. Il cultive de» ails de jl .

Il 3* Ail de chien, nom vulgaire dur;, (liliacées). Il F'roverbe. Le mortier st-Mt luwjuu: ■ » aulx, c'est-k-direon se ressent toujours du son Wu calinn.de ses anciennes habitudes, etc.

— HIST. XIII* s. Trop tost se vante qui aulx plante, Chans. hitloriiiues, Leroux de Lincy, I. l, p. 2«4. Tou.sjours le mortier sent les aulx, ib. t. 1, p. 823. Li ails vaut contre morsure de liesle venimeuse, et por chou [cela] l'apcle on triade de vilains, alebrant, f. 58. Tuit cil qui sont delior» Paris, et vendent à Paris auz , oingnons , poiraus.... doivent chascun quatre denier» l'an, Liv. des Met. 3*4. Ne lor lessasse deroorer Vaillant ung ail, se ge peosse. Que tout en ma borce n'eusse, la Ilote, ilua. Ne qu'cl n'ait jias ses lèvres ointes De «n- «• -i -..i. ..,. de char grasse, ili. 13546. Tant ot :

as aus.Kt du cras humé qui fu cliau- . , ,

ne fu pas mole, Ainz li lent com corde à citole, bute». 282. Ne lx)no char de buef as anz. f'nb . flarb IV, p. 83. Il XIV* s. On ditqu un ayl pelle, S'amour et cour; té. Guetcl. 802, var. || xv*s. Ui((nuiis, auli, j i s. fèves, olictes, kroiss. it, in, 35. li xvi* ». Il d' ;.ii»- »era toutes cspiceric». ails, oignons, etr - ». On fera essay premièrement en y des aulx pilés dessus, m. v, ai. i '"• >■ m. XV, 26. Le suc exprimé d'un avec un peu d'aloé, in. xvm, 67. .

— REM. Le pluriel aille devient de moins en moin» usilé.

— ÉTTII. Prov«nç.oJh, nill; ealtl. o/f; espagn. 0^0 ; ital. oplio ; de a(/i'i' <.

{-....AIL, suffixe, qui . «1 véritablement

suffixe el ne fait r" ■ . • .. ^.

pond au suffixe la' chose d'insirumeiii

AILKlM'),». /.||1*.^ Vol.T ' 'fi 'i.'niip .'lu v-i r-

ns sont membraneuse», d'une alla Ié4r*r*. m». 7 Lesailesdes/. iKss.insdu •

s'envole. LAfi .ll.Mones

lieu qu'k ch»qui.- iii'.i.iiii ' ------ . ,,

augmentant ; Il ne v» p' voir

■••f vents, BAC. Ktttt. i, 6.

"V ailes des vents.... mam.

Trmpin. Un » l<e«u étra porté ter Se* tilea d« l«

AIL

AIL

AIM

fortune au-dessus de tous lesautres, hass. Halh. L'aimant, denos vaisseaux seul dirigeant les ai les, a.chén. «. Ne donnons pas à l'hymen les ailes de l'amour, CHATEAUB. Génie, 1, 1, 10. Viens, mon coursier.... Prête sous moi des ailesàlamort, bérang. Ch. du Cosaque. L'automne accourt et sur son aile humide M'apporte encor de nouvelles douleurs, id. Vny. imaginaire. On ne vole point des mêmes ailes pour sa fortune, que l'on fait pour des choses frivoles et de fantaisie, LABHUY. 4. Il 2''Loculionsdiverses. Le maladesailes,!! arrive promptement. || La peur donne des ailes, elle précipite la marche du plus lent. || Familièrement. Battre de l'aile, être mal à sorfaise. || Ne battre que d'une aile, être déchu de son premier état, ne plus jouir de la même considération. || iZn avoir dans l'aile, être atteint d'une maladie grave, d'une disgrâce imprévue, et aussi être amoureux. Pour quelque belle. Mon doucereux neveu, vous en avez dans l'aile, montfl. fille capt. i, 9. || Tirer une plume de l'aile à quelqu'un, lui arracher une concession, en obtenir un sacrifice. || Rogner les ailes à quelqu'un, retrancher ses profits, son autorité, ses moyens d'action. Votre intendant qui m'a rogné les ailes, mol. l'Avare, v, 2. || Voler de ses propres ailes, être en état de se passer d'aide. || Vouloir voler sans avoir des ailes, entreprendre une chose au-dessus de ses forces. || C'est la plus belle plume de son aile, c'est le plus clair de sou revenu, sa plus belle prérogative , etc. \\ Tirer pied ou aile d'une chose, en tirer un profit, un avantage, si médiocre qu'il soit. Tous les gens de quelque considération qui avaient eu des places dans les conseils en tirèrent pied ou aile, ST-siM. 520, iM. il n'est fils de bonne mère qui n'abandonne tout pour être présenté, avecl'espoir fondé d'emporter pied ou aile, comme on dit, du budget, p. l. codr. i, 205. Il 3° Fig. Protection. Être sous l'aile desa mère, sous sa surveillance, sous sa protection. Les moments que les frères et les sœurs passent réunis sous l'aile de leurs vieux parents, cHATEAUB.7{en^,204. Sa mère encor la tenait sous son aile, la font. Aveux. L'Église nous a tenus sous ses ailes comme des petits qu'elle enfantait , mass. Résurr. L'a-t-elle tenue pour ainsi parler sous ses ailes? Boss. Coméd. Pour vous mettre à couvert, jetez-vous sous l'aile de la pauvreté, id. Serm. Sept. \\ Dans le langage de l'Écriture, l'aile, les ailes du Seigneur, la protection de Dieu. Il les met à couvert sous l'aile de sa protection, boss. 11, Pass. 3. Montrons ce jeune roi que vos mains ont sauvé. Sous l'aile du Seigneur dans le temple élevé, rac. Athai. i, 2. Un ange du Seigneur, sous son aile sacrée, A donc conduit vos pas et caché votre entrée? id. Xslh. 1, 3. Il 4° Partie charnue d'une volaille, depuis le haut de l'estomac jusque sous les cuisses. Servez-moi une aile. || 8° Kig. et par extension. Les ailes d'un moulin, les châssis garnis de toile que le vent met en mouvement et qui font tourner la meule. Le vent a cassé une aile au moulin. || 6° Les ailes d'un édifice, les deux parties qui de chaque côté sont jointes au corps principal. Aile droite, aile gauche, doivent s'entendre non par rapport à la personne qui regarde, mais par rapport au bâtiment même. || Chez les anciens, ailes d'un temple, les murs latéraux avec ou sans péristyle. || Chez quelques auteurs modernes , ailes d'uneéglise , bas côtés ou nefs latérales. || 7° Les ailes d'une armée, d'une flotte, les deux extrémités d'une armée rangée en bataille ; l'aile droite, l'aile gauche d'une armée. || 8° Terme de forfifications. Les côtés d'un ouvrage avancé qui tient au corps de la place. || 9° En horlogerie, les ailes d'un pignon, les dents d'un pignon. || Dans les corderies, les ailes d'un touret, les deux planchettes en croix qui servent à retenir le fil sur le touret, lorsqu'il est près d'être rempli. || 10« En anatomie, les ailes du nez, les côtés extérieurs des narines. || 11° En architecture, ailes de mouches, les ancres employées aux angles des cofl'res de cheminées de brique. || 12* En fauconnerie, monter sur l'aile, se dit d'un oiseau quand il s'incline sur une aile, et qu'il s'élève par le mouvement de l'autre. Il 13° Bande de plomb qui sert à engager les losan- (^es du verre dans le panneau des vitres. || 14° Terme de pêche. Ailes de filet, bandes de filet qu'on ajoute aux côtés des filets en manche.

— HIST. XII" s. Devers l'eele del norts'en est 11 bers alez, Eà un piUer s'est tenuzeaeostez. Th. le ilart. *ié. Il XIII' s. Cil croisa moult de peule [peuple], et s'en allèrent à deus aies : 11 première aie arriva à Acre à une saint Michiel.... CItr. de Rains. p. 88. Des eles commence à ferir Et à batre, et s'en va volant Desusun orme haut etgrant, Jlen. 5442, Il XV' s. i<es archers sur ele et les gens d'aruiis au t:OQt,

FROiss. II, II, 67. Ainsi, en eux dissimulant et boutant hors de la presse, ils s'en vinrent sur un coin de la bataille, et firent une aelle, id. n, m, 79. Ce duc [d'Anjou/ se tenoit communément à Paris, et supportoit dessous ses aelles ceux de Paris, id. 11 , ii , 135. Estre devroient diffamez, S'ilz ne voloient de bonne elle Vers les grands biens qui sont en elles, en. d'orl. Rondel. 38. Et voloient de si haulte aisle, que à peine on en osoit parler, iuven. Charles VI, OO"?. Il XVI' s. Si vous souffrez qu'un oyseau de basse aelle Au nid de l'aigle aille à force loger.... j. MAHOT, v, 65. Dont il revint tost en vie et si sain Qu'il s'en vola battant l'une et l'autre aile, ST-OEL. 200. Elle vous tire à tous les coups quelque argent de sous l'aile, desper. Contes, x, La pesanteur des Parisiens donna desseles à la paix, d'aub. Ilist. II, )19. Le régiment de Combelle fut le premier qui arriva enHaynaut avec quelque trouppe de noblesse, qui marchereut sous son aile, id. ib. II, 385. Les ailes du nez. paré, m, a. Je ne le puis si peu raccointer [PlutarqueJ, que je n'en tire cuisse ou aile, mont, m, 356. On les a veu voler d'une aile si haultque.... id. i,4).||0n remarquera qu'au xvi' siècle la locution tirer pied ou aile était tirer cuisse ou aile; ce qui se rapporte mieux à une volaille qu'on découpe.

— ÉTYM. Berry, aie; bourguig. auie yprovenç. ital. et espagn. ala ; de ala, aile. On regarde ala comme une abréviation de axla , comme tela , toile , est pour texla, et ajcla est le radical d'axilla (voy. aisselle).

AILE (é-l'), s. f. Mauvaise orthographe d'un mot anglais qu'il faut écrire aie si l'on veut garder l'orthographe originale, et fie si l'on veut figurer la prononciation, mais non aiJe, ce qui le confond avec aile d'oiseau (voy ale).

— ÉTYM. Angl. ale; dan. et suéd. asl.

AILÉ, ÉE (é ou è-lé , lée). adj. )i 1° Qui a des ailes. Lesch&nts mystérieux du peupieailé des airs, M.j.CH. OEdiperoi, iv, 3. || a°Sedit de certains animaux à qui il n'est pas ordinaire d'avoir des ailes. Des poissons ailés. Pégase, cheval ailé. || 3° En iconologie. Un foudre ailé, syrrbole de victoire et de puissance. || 4° Par allusion aux voiles de vaisseaux. Je montrai le premier aux peuples du Mexique L'appareil, inouï pour ces mortels nouveaux, De nos châteaux ailés qui volaient sur les eaux, volt. Ah. I, I. Il 5° En termes de blason, se dit des oiseaux, quand leurs ailes sont d'un autre émail que leur corps.

— mST. XVI' s. Pressant la légère fuyte Des cerfs allez par la peur, dubell. m, 80, verso.

— ÊTYM. Provenç. alat; espagn. alado ; ital. alato; de alalus, de ala (voy. aile).

AII.KRON (è-le-ron),s. m. Il 1° Extrémité de l'aile d'un oiseau, à laquelle tiennent les grandes plumes. Cet oiseau a un aileron rompu. || 2° Nageoires de quelques poissons. Les ailerons d'une carpe. || 3° Par analogie. Il porte un pourpoint à ailerons, la bruy. t3. Il 4°Petites planches qui garnissent les rouesd'un moulin à eau, et servent à le faire tourner. |{ 5° En architecture, se dit de petites consoles dont on décore les lucarnes. || 6° En termes de marine, se dit des deux planches que l'on cloue momentanément sur le gouvernail, pour en augmenter l'effet dans les passes étroites. || 7° Petit bordd'étoffe qu'on mettait aux pourpoints, pour couvrir les coctures du haut des manches. || 8° En serrurerie , aueron d'une fiche, partie d'une ficke qui entre dans le bois comme un tenon dans sa mortaise.

— HIST. XVI* s. L'armée présenta de ce costé 3000 lansquenets en gros, et tous leurs arquebusiers françois à divers ailerons, d'aub. HUt. i, 285. Le reste en deux aeslerons aux costez, et quelques-uns en confusion devant, m. ib. 11, (70. Les autres se servent de ces deux pièces appellées ailerons, et les mettent à costé des tenailles : l'une dessus et l'autre dessous [pour tirer la pierre] , paré , xv, 45, Il semble voir l'artichau sortir freschement du jardin, avec ses ailerons pointus et entiers, et sa naïfve couleur verte, 0. DESERRES, 85».

— ÉTYM. Aile.

t AILETTE (è-lè-t'),s. /•. || 1» Terme d'architecture. Avant-corps ajouté à un corps de bâtiment , et plus petit qu'une aile. || 2° Pièce qu'on ajoute sur le côté d'un soulier, d'un bas, d'une manche de chemise, pour servir de renforcement.

AILLADE (a-lla-d'. Il mouillées), s. f. Sauce faite avec de l'ail. Pour suppléer au défaut de l'aillade [repas d'ail], la font. Pays.

— HIST. XII' s. Et Renoarz vct [va] deus aues [oies] sachier; Si les touelle en l'aillie au mortier, Bat. d'Aleschans, 3894.

— ÉTYM. Proveoç. alhada; anc. catal. allada; ital. agliata (voy. ail). Àillade vient du provençal l'ancien français disait aillie.

t.. ..AILLE, suffixe qui indique la pluralité elaut sens collectif comme d^ns canaille ; U répond à aito, ilia, pluriel neutre de noms latias : aum-aille , dt animalia ; ou- aille , de ov-ilia. Au contraire, i. n'est pas suffixe et fait partie iiitégranlo du thème du mot dans paille, depalea, maille, de macula, et autres semblables.

t AILLER (a-llé, «mouillées), ». m. Grand filel pour prendre des cailles; on dit aussi cailler.

AILLEURS (a-Ueur. Vs ne se he pas. Ailleurs on est mieux, prononcez : a-lleur on est mieux. Ayez soin de mouiller les iJetdene pas dire, comme plusieurs, a-yeur. Ménage remarque que les badauds de Paris prononçaient a-li-eurs en trois syllabes, ce qu'il réprouve; on entend encore quelquefois cette prononciation ; elle est très-fautive), adv. \\ 1° Dans un lieu autre que celui où l'on est. Ailleurs qu'au théâtre. Nulle part ailleurs. Vous êtes distrait, votre esprit est ailleurs. Il les a envoyés se consoler ailleurs, sBv. i 53. Il se lève déconcerté et chagrin et va dire ailleurs qu'il veut se remarier, la bruy. 5. Ne le cherchez pas ailleurs que dans la maison de ce riche qu'il gouverne, id. 6. || 2° Partout ailleurs, eu tout autre lieu. || 3» Ailleurs, dans un autre passage, en parlant d'un livre. Nous avons dit ailleurs.... Ailleurs il est dit.... Il 4° Chez une autre personne. Son cœur était donné ailleurs. Il vous hait ; Êba âme ailleurs éprise.... rac. Andr. il, 2. Quoil s'il aimait ailleurs, serais-je dispensée.... corn. Pdly. III , 2. [Cléante et sa femme] Chacun de sa part fait tout le plaisir et tout l'agrément des sociétés où il se trouve : l'on ne peut voir ailleurs plus de probité, plus de politesse... la bruy. 6. || 5° D'ailleurs, d'un autre endroit, d'un autre côté, au propre et au figuré. Vous croyez que ces fruits viennent de Touraine; ib viennent d'aille-jrs. Nous dépendons des supérieurs; ils dépendentd'aiUeurs, pasc. Prov. 2. Hermippe tire le jour de son appartement d'ailleurs que de la fenêtre ; il a trouvé le secret démonter et de descendre autrement que par l'escaher, la BRUY. 44 II 6° De plus, outrecela. Et vousavez d'ailleurs Laodica en otage, corn. Nicomed. v, 3. Et d'ailleurs Polyeucte est d'un sang qu'on révère, id. Poly. m, 6. Il 7° Pourlé reste, du reste. Homme d'ailleurs plein de savoir. Père injuste, cruel, mais d'adleurs malheureux, rac. ISithr. ii , 6. Nestor et Philoctète, ces deux capitaines d'ailleurs si sages et si expérimentés, n'étaient pas assez secrets dans leurs entreprises, FÉN. Tél. xvi. Les commentateurs et les scholiastes, si fertiles d'ailleurs, si abondants et si chargés d'une vaine et fastueuse érudition daus les endroits clairsetqui ne fontde peine ni â eux ni aux autres, la bruy. 4 4. || 8° Par ailleurs, par une autre voie. Il faut faire venir vos lettres par ailleurs.

— HIST. XII* s. En Normandie vint, aler adlors ne seul, Jiou, 2528. Ne ma joie ne peut venir d'aiUors, Couci, VII. Tant [j']ai en lui [eÙe] ferme assis mon courage, Qu'aillors [je] ne pense..., ib. xix. Puisqu'allours [je] n'ai convoitise [d'amour] , ib. p. 4(9. N'i a cal des messages [messagers] [qui] ne voussist[voiUûtJ astre aillors, Sax. xxvii. Après celui [ils] eslurent Uant Garin le Pohyier ; [ils] Ne sorent la corone allors mieux emploier, Sax. iv. || iv* s. Si ordonna le roi de France à garder le passage par où il convenoit que les Anglois passassent et non par ailleurs, PROiss.i, I, 277. Si monstre tiien semblantque ailleurs sont ses pensées, Bouciq. iv,ch. 6. Toutefois il eut semblables lettres par ailleurs, comm. ii, 6. Il XVI* s. Prens t'en ailleurs, mont. vi,22. Des honnestes hommes d'ailleurs, id. i, 37. Un homme qui pense ailleurs, ne..., id. m, 66. Accident que l'on ne sçauroit référer ailleurs qu'à la faveur des dieux, AMYOT. P. /Em. 39.

— ÉTYM. Provenç. alhors; non paa de alia hora, comme le veut Raynouard , mais de oiiorïum , comme le dit Diez; aliorsum pour clioversum, de a/t'ui, autre (voy. ALIÉNER), et versiu, tourné (voy. version).

t AILLOLI (a-Uo-li, Il mouillées), t. m. Coulis d'ail finement pilé avec de l'huile d'olive.

— ÉTYM. Ail.

AIMABLE (è-ma-W), adj. || i» Qui est digne d'être aimé. Pour être aimé soyez aimable. J'ai cru honteux d'aimer quand on n'est plus aimable, corn. Sertor. iv, 2. Quoil l'empire et Pison n'ont pour vous rien d'aimable? m. Othon, iv, 4. Et quiconque peut tout, est aimable en tout temps, id. Sertor. ii, t. Néoptolème me promit de m'emmener; alors je m'écriai : 0 heureux jour! ô aimable Néoptolème, digne de la gloire de son père , fén. Tél. xv Il T 'lu'on aime, qui plaît, en parlant des choses

AIM

OirMtor» ».m«bl<) U lettre aimable qu« vou» lui âv«i*cnie. H*U»I >li*ait il. f*ul ilquojo »ou»'lu'"«. t tilMMa groli«, où le nomracil (>ai»iUe venait loutw Im nuiu ma déUucr ilei IrtTaui du jour ! rut. ni iiv. Kien n'M' •««unu" '• *'^'' '• *'^»' •*"' •*• % .Mille, »oit. À. P. >■ Que le Seigneur eat bon ! que .. , j.iuuetl aiinabial »ac. EUh. m, ». Aimable pudeur, 10. ib.t, >■ J« q"'"" 'e i^jour do l'aimable Tré»*ne, ID. Pkid. I , «. NolJe et dure contrainte I •inable tyrannie 1 co»i«. Cid, i, «o. Jamais la liberté n« ce«M d'être aimable, m. Cinna, ii, t. Jamaii iDâ rainon N'avoua de mci yeux l'aimablo trahison, m. Pnly. i, ». Aimable pitié , volt. Xaire, lil,e.|i S* Dan» le langage de U sociale, qui a lo don de plaire. N'al-ja paa de U bonté , de U franchiie, du courageT ne auis-je pu aimable en aociél4T... rtktL. Coriniu, i, ». Il 4* Ainablede, suivi d'un Inflnitir. Vouaêtat un aimable homme d'être rcvcmi il poncluïllemenl.... rtn. xxi, ♦». Il fr Cola est aimable. C'eat une attention aimable. Cela o»l alTeclucu» et poli, c'e.it une allention affectueuse et polie; ou ironiquement, cilacst aimable, voilà un trait bleuant. déplaisant. ||6- Aimable à. Jama>s prince ne fut plus capable de rendre la royauté non seulement vénérable et lainle, mais encore aimable et chère k te* peuples, boss. Ueint d'Anglet. Jusqucs k cet hymen Rclrigue m'est aimable, cohn. Cid, I, t. Quoiqu'elle ait soin de tout, et qu'elle soit cbargV.« de corriger, de refuser, d'épargner (choses qui font haïr presque toutes les femmes), elle s'est rendue aimable k toute la maison, vfn. Tél. xxii. Il T* Substantivement Faire l'aimable , se donner de U peine pour paraître aimable. || On peut le placer avant ou après le substantif : Un homme aimable ou un aimable homme.

— HIST. xni* s. Kl rist volentiers si est bénignes •I tmablet, ài.eb«and, f. 70. || xiv* s. Los choses aimables ou que l'en fait k ses amis et par lesquelles il semble que lesamisiés soient déterminées viencnt de* choses «imablet que l'en se fait k soy meismes, ostsint , Eth. la». || xvi* s. L'empire romain ne fut jamais ne plus aimable, ne plus redoutable aux habitans de la Sardagne qu'il fut soubz son gourer- MBMOt, AMTOT, Coton, 4 3. Ne pensez point que ne aoyw aymable, marot, m, 129. Il n'y a aucune d'elles. pour malotrue qu'elle .soit, qui ne pense estre bien aimable, mont, m, 2"«. *

— KTYH. Bourguig. emiault; provenç. a>nab/«; ital. amabilt;At amnbUù, de amare (voy. aimer).

t AIMABLEMENT (è-ma-bicman) , adt'. D'une manière aimable. Vous me répondez trop aimablement, str. »7a.

— REM. Cet adverbe, qui manque dans lo Dictionnaire de l'Académie , est autorisé par l'analogie et par de bons auteurs.

— rrTM. Àimahl» et ment.

AIMANT (ènian), *. m. || !• Minerai de fer o.\yriulé dont une des propriétés est d'attirer le fer. tel aimant est l'aimant naturel dit aussi pierre d'aimant. On distinguait autrefois l'aimant en aimant m4le et aimant femelle : le premier, de couleur Meuttre, et le meilleur, venant de la Chine et du Bengale; le second, d'un roux noiritre. et se trouvant rn Allemagne et dans quclijues endroiu d'Italie. L'aimant artificiel est un barreau de fer aimant! par frottement k l'aide de U pierre d'aimant oa de toute autre façon. || Les deux pAles d'un aimant, les deux points où sa faculté attractive est U plus puissante. Il Armer un aimant, l'envelopp«r d'iiaa plaqu* de fer doux qui en rend la puissaoc* plw iraiMie. || f Fig. Qualité da ce qui attire. La dotieetir est un aimant qui attire les cœurs. Vous attirez les crurs avec un tel aimant. Que qui n'a point d'amour n'a point do soolimcnt, racak, Brrgrriti , Titimandrr. n. ». La Providence a attaché les pieds de chaque homme k son sol natal par on aimant invincible , chatcal'b. Céiiit , I. y, «♦.

— HI»T. xiti« ». [L'étofl* polaire] S'est ele encor Oe tel nature Qu'k l'aimant fait le fer traire, Laù MMiU, p. «II. Car tout eo autrelel manière r.um la p<«(T* de l'aiment Trait k soi lo fer soutilment, AoiiM atrait tes cuan d«a ga^s Ll ors iju'en donne

* M UMl , ta JtoM , IIU. CHta , si li actor ne Mat . I^««•ra<| piam iTalniMt , Por qu'cle fust MM da ti point* [piqué*]; Car al* a trop aguS polat», I* Bo>«, luM.

~ j'^^ Prot»nç. aiifium. «y«wm, ariman; •*•••■• ♦■«•i <*odom<i«ii»»i,d* adawo», diamant •IMM qwlq«*roi« aimant, d* iU«M(, fer, ici'-r, •MBUll. €à pritAiif et UiUm, j* dompta (tov. rowna); aol k mot, tiaàamfté. Aétwuuoem

• doMé «n |.ro<ençKl utmm, m andm français

AIM

aimant, d'où par contraction oAhonI, qui du resU est le même mot que diamant (voy. diamant).

AIMANT, ANTK (ê-man, man-t'). adj. Porté k aimer. Naturel aimant ; kme aimante. Malheur au crpur aimant que leur charme séduit! dklav. Porta, II. » Il II suit toujours son subsunlif.

t AIMAITTAIRE (é-raan-té O . adj. Terme de mlnéraluuie. For aimnntaire, aimani naturel.

t AI.'UAXTATKl.N (è-man - ta- sion) , i. f. Terme de physii|uc. Acùond'aimanler. L'aimantation d'un paiatonn'Trn par la foudre.

AIMANTf: f.E (èman-té, lée), poTl. pourf. Aiguille ainiaiiiée. Barreau de fer aimanté par un coup de foudre. Kllese communique au fer aimanté dans un certain sens, j. j. Rouss.Ain.iii.Onaubservé qu'uue lame d'acier, après avoir été fortement aimantée , conserve le même poids qu'auparavant, LA PLACK. h:zf). IV, I*.

AIMANTER (èman-lé), v. a. || 1* Communiiiner la propriété ilo l'aimant à un autre curjis. AiinuiUcT une aiguille. || 2' S'aimanter, v. réfl. Prendre la propriété de l'aimant. Le fer s'aimante par divers procédés.

— f.TYM. i4tmanl.

AIMANTIN, INE (é-man tin, ti-n'), adj. Qui appartient à l'aimaul. || Vieux. On dit aujourd'hui magnétique.

— mST. XVI' s. Ha trop heureux, si le cruel dostin N'eust emmuré d'un rempart aimaiitin Si clia.ste ca;ur dessous si belle face 1 bons. i. Un court des- ()it, une aimantine foy, lo. t»

— ETYM. Aimant.

AIME, £E(é-mé, mée), part, patte. || t* Aimé parce qu'il était bienfaisant. Aiméde ses concitoyens. Aimé de Dieu, ô rives du Jourdain, fi champs aimés des cieux ! bac. Esth.t, î. || 2* Sulislantivement. [Elle].... verrait en l'aimé ce qu'il y faut blâmer. Si co même devoir lui commandait d'aimer , corn. Perthar. 1,3.

— IlEM. Aimé de, aimé par. II n'y a point do règle précise peur l'emploi de l'une ou do l'autre préposition; il n'y a que des nuances quelquefois sensibles , et qui d'autres fois se confondent. On se sert généralement de dt, à l'exclusion de par, quand le nom n'a point d'article : Aimé de tous ceux qui le connaissent; aimé de chacun; cependant il n'y aurait pas de faute à dire aimé par chacun, par tous ceux qui lo connaissent. Quand aimé n'est plus simplement participe, mais verbe passif, il faut par de préférence : Celto femme a été aimée par son cousin; Louis XII fut aimé par ses sujets; mais on dirait aus.si sans faute : Fut aimé de ses sujets. Tout ce qu'on peut dire , c'est qu'aimé de porte plutôt l'idée sur aimé considéré commn adjectif et exprimant un état; et aimé pnr, sur aimé considéré comme participe passif et exprimant une action rcç;ie.

AIMER (Ji-mé),c. o. || l'Avoir un sentinientd'aflection,de tendresse pour. Aimer son père, ses enfants. Il aime sa patrie avecsincérilé. Aimer Dieu. Je merisaimetdelouslesliergers, fén. Tél. ii. Cet homme si fidèle aux particuliers, si redoutable à l'Etat, d'un caracl^'re si haut qu'on ne pouvait m l'cslimer, ni le craindre, ni l'aimer, ni lehair&demi.... boss. U Trltier. Qu'un père vous ait aimé, je ne m'en étonne pas; c'est un ser.limenl que la nature inspire; mais qu'un pire si éclairé.... ID. L. de Bourbon. Celui qui se porsécule soi-même doit avoir un quelque chose qu'il aime plus que soi-même. ID. Profession de la Valliire. Mais la nature est Ik qui t'invite et i|ui l'aime ; Plonge-toi dans son sein qu'elle l'ouvre toujours : Quand tout change pour toi , U nature est la même. Et le mêm* soleil se lève sur les jour», LAMART. Médit. 1, • C'est peu de croire en toi, bonté, beauté suprême; J* te cherche partout, j'aspire k toi , je t'aimet lo. ib. i , ««. || S* Absolument, ô Ime, vous connaissex et vous aimez; c'est Ik ce que vous avez de plus essentiel , et c'est par U que vous ressemblez k votre auteur, qui n'«st que contihissance et qu'amour , bo&s. l'rofession de fa Vallihe. Il 8* Eprouver la passion de l'amour. II aim<> celle femme. r«llejeunefil!ea épousé l'homme qu'elle aimait. || 4' Dans le même sens, absolument II aima longtemps sans espoir. Et même en n'aimant plus i! est doux d'être aimé, cohn. Pulch. iv, 1. II n'est plus temps d'aimer alors qu'il faut mourir, m. Iltracl. I, *. Quoique Scythe et b.irl>are, elle a pourtant aimé , rac. Phèd. m , t. Qu'un autre voiu réponde . A sages de la terre I Laissez-moi mon erreur : j'aime, il faut que j'espère, lamart. If^dil. I, S. Aimons donc, aimons doncl De l'heure fugitive, lUtons-nous, jouismnsl L'homme n'a point de port, U Imps n'a point de rive ; II ooul* *( nous passOBst I», Médit, i, «i. J'ai quelquefois ainU : je

AIM

n'aurais pas alors contre le Lauvr* M ses trésors..- LA roNT. f'ah. IX, J. Abl si mon coeur osait encor i se renllammer' Ne v>ntirai-je plus de charm* qui j m'arrête T Ai-je passé le temps d'aimer? id. ib. j Il 6* Aimer quelqu'un de, l'aimer k cause d*. Je vous aime d'avoir ainsi pris sa défense. Au moins ; sais-je bien que vous les devez aimer [les lleurs] de cela, qu'.l n'y en a pas une qui ii'accom|>agne sa l>caulé de qui-lque vertu, voit. Lellr. 73. Je l'ai- !

merai toute ma vie du courage qu'il a eu de vous aller trouver, ttv. dans la veaux. || t* Avoir du godt pour, se pUird k. II )ime les animaux. II aime le> tableaux. II aime le Ihéilre. la musique, les chevaux. U aime les fruits, le lait, les huîtres. J'aime la musique de ce compositeur. J'aime la manière de ce peintre. Cet homme est méchant, il aime les procès , les querelles. Mais , dites-vous , cornaient estimerons-nous et comment aimerons-nous e» qui cous raliaissc dans l'opinion des hommesT BOnan. t'zhort. t I. p. f>M. Kt q'je signifient ces expressii !i < . si nouvelles peut-être pour vous, estimarles injures . aimer les injures , se réjouir dans les injures? ii>. ib. p. r>ll. Aime , aime cette mort qui fait notre , bonheur, corn. Ilor. iv, a. Je n'aime mon bonheur que pour le mériter, m. Poly. u, *. Qui aime son péril, aime sa mort, boss. Inlég. 3. Qui ' Byron, bon ou fatal génie , J'aime de i la sauvage harmonie, Comme j'aime le itu.i ne i.^ foudre et des vents , lamart. Médit, i , ». I| 7* En parlant des choses. La violette aime l'ombre. Ln saule aime l'humidité. Ij vertu aim? les sacnli' rs Le vice aime les ténèbres. || 8* Aimer k, suivi <l un infinitif, avoir du plaisir k. On aime k voir dans les disputes le combat des opinions; mais de contempler la vérité trouvée, point du tout, pasc. Peiitéet,ptLr\. i,art. 3. L'homme n'aime point k s'occuper de son néant et de sa l>ass»vse,MASS. dans girault- DCviviïR. J'aime k voir comme vous l'instruisez, rac. Athal. II, 7. J'aime k voir que du moins vous vous rendiez justice, lo. Andr. iv, 6. On n'aime point k voir ceux k qui l'on doit tant, corn. Nicom. :i, t. Puisqu'il aime k périr, je consens qu'il périsse, m. Polij. V. ». Tout favorise une jeune personne, jusqii'k l'opinion des hommes, qui aiment k lui accorder tous les avantages qui peuvent la rendre |)Iu> souhaitable, la brut. ». II jf a des Ueux que l'on admire; il y eu a d'autres qui to'ichcnl et où I'mi aimeraitk vivre, ID. ♦. Ah ! c'est 11 qu'tr rempart de verdure , D'un horizon Itonii'mes yeux. J'aime k fixer mes pas, ei. m?m u..;,la nature, X n'entendre que l'onde, k ne voir qun Icscicui, LAMART. Ifrdit. i,«. ||»*Aimrr ■'■ "•••se^s. Monseigneur aimait les peuples, c. d'en êlre aimé. MASS. Coup/i. Celte pa.ssi , fait qu'on aime de s'unir k ces choses et de les avoir en sa puissance, BOSS. Conn. i, o. Pourquoi pour U justice ai-je aiméde souffrir Tlamart. Socralt . UT. Aimer d'être estimé pour soi-même, n.tca. Srrm. I, 337. Nous le conjurons [Dieu] de nous délivrer de la tentation, et nous aimons d'y succomlxr. MASS. Car. Prière. Une religion qui n'aimerait pas d'être approfondie et qui craindr.iil l'examen serait suspertc, ID. Cartme, Vérité rrlig. ïMe aime la conversation et surtout de plaire au roi, itv. «14. Il 10" Aimer que, suivi du subj. Savoir gré, être content i'aime qu'on scit sincêreavec moi. Aimez qu'on vous conseille et non pas qu'on vous loue. boil. Art poét. I, Ijll* Aimer mieux, préférer. Quoiiifii peine k mes maux je puisse résister. J'aime ci ' lu les souffrir que do les mériter, corn. Ilor. i, ». Kl m tu n'aimes mieux que l'un ou l'autre meure, ID. Iltracl. V, !>. Et j'ai bien mieux aimé me voir aux mains d'un autre Que ne pas mériter un en iir comme le vôtre, mol. Éc. des mar. m, lo. II y a toile femme qui aime mieux son argent que ses amis, et s«* amants que son argent, la brit. 3. L'électeur da Cologne aimait mieux s* promener qne la aéjour d* nos villes de F>ance. st siM. <«^. «79. II aimar* mieux s'attirer le mépris que contri»ier l'objet de n passion, MASS. J. Bapt. On aime mi^ui s* rendra nécesaair* k l'aMamblt* das méchants que d'élrv mutile au parti daa gmi d* bien,i» rw.'n-ny. || U ne faut pas cor.fondr* aimer mieux, qui signifie simplement prt^férer.avecaimer mieux pris absolument, 3UI peut siioiifier aimer davant.ii;c. Ne fais point autre crime, et J'attnsto les diciii Qu'au lieu de la haïr, je t'en aimerai mieiu ; Oui, j* ta chérirai... coaN. ffor. Il, a.

s'aimer, r. r^fl \\ 1- Aimer sol. Cet hoan* s'aime trop pour at: '-r-s. II s'aime beaucoup, il a

beaucoup d .< c, il est uniquement préoc-

cupé d* sa pei sonne. Ine* ir connaît toi-même, il t'aime tol-alna*, et c^**t U ta < «. aocr. Fnf*»-

AIM

AIM

aun

«on de la Vallière. || 2° S'aimer dans un lieu, s'y plaire. Pourquoi me chasses- tu? Pourquoi fuis-tu mes pas? — Tu me plais loin de moi. — Je m'aime où tu n'es pas, mol. Mélte. i , l. Il s'aime mieux dans un tronc d'arbre ou dans une grotte que dans un palais ou sur un trône, pasc. Prov. ». C'est là-dessus que roule le si &cle : on le sent , on s'en plaint et on s'y aime, mass. Uyst. Visit. \\3° En parlant des oiseaux et desplantes. Les pigeons s'aiment où ily adel'eau. Les oliviers s'aiment dans les lieux sablonneux. !| 4' S'aimer l'un l'autre. Ils s'aiment comme frftres. Les hommes sont cause que les femmes ne s'aiment point, LA BRUY. 3. Ceux qui s'aiment d'abord avec la plus violente passion , contribuent bientôt , chacun de leur part, à s'aimer moins, et ensuite à ne s'aimer plus, LA BRUY. 4. il Proverbes. Qui bien aime bien chfttie; c'est une preuve d'amitié que de reprendre quelqu'un de ses défauts. || Qui m'aime me suive ; ceux qui nous aiment doivent prendre nos intérêts , se joindre à nous. || Qui m'aime aime mon clfien; quand on aime une personne , on aime«e qui lui appartient. || Aimer mieux deux œufs qu'une prune ; préférer un grand avantage à un moindre.

— REM.l. Des grammairiens ont prétendu que avec aimer suivi d'un infinitif, s'il s'agit non d'une action à faire, mais d'une impression reçue ou d'un état, on peut supprimer la préposition à, par exemple : 11 aime entendre une bonne musique. L'usage est contre un pareil emploi. Tout ce qu'on peut accorder, c'est que la poésie use de cette licence, qui, n'ayant rien de contraire à la grammaire, ne serait qu'un archaïsme. || 2. On remarquera que aimer mieux , suivi d'un infinitif , ne prend ni d , ni de : Saint Louis aimait mieux mourir que pécher. Il 3. Faut-il dire : Il aime mieux faire cela que de faire autre chose ; ou bien : il aime mieux faire cela que faire autre chose? L'usage des auteurs montre qu'on peut à volonté mettre ou omettre ce de. La seule remarque à faire , c'est qu'il vaut mieux le mettre quand la première alternative est une longue proposition , et le supprimer quand elle est courte. On dira plutôt: J'aime mieux mourir que pécher, qu'on ne dirait : J'aime mieux mourir que de pécher. || 4. Aimer mieux, présente quelquefois une construction difficile. Par exemple ; J'aime mieux que vous alliez k Paris que que vous perdiez votre temps chez vous. Ces deux que sont lourds. Pour les éviter , on en a parfois supprimé un : J'aimerais mieux souffrir la peine la plus dure Qu'il eût reçu pour moi la moindre égratignure, mol. Tart. m, 6. J'aimerais mieux mourir qu'un autre que moi vous eût mandé.... sÉv. 29 avril <(î87. Ce moyen est mauvais; les deux que sont nécessaires. On a eu recours i non pas intercalé entre les deux verbes. J'aime aien mieux qu'elle aille le chercher que non pas qu'elle l'attende chez moi, dancourt. Chevalier à la mode, v, 4. J'aurais mieux aimé qu'elles eussent été des lanternes que non pas qu'elles fussent des caniftres , volt. Dict. phil. Monde. Cette tournure est bonne; seulement elle a un peu vieilli : on pourrait la remettre en honneur ; car elle s'applique à touo les cas. En certaines circonstances, on substitue au second subjonctif un infinitif précédé de de: Il vaut mieux que vous soyez heureux qup de briller à la cour. Enfin, et c'est aujourd'hui le procédé général de remédier à celte difficulté, on substitue au second que la conjonction si ; J'aime mieux que vous alliez à Paris que si vous perdiez votre temps chez vous. Et songez qu'il vaut mieux encor qu'il en mésuse Que si de l'en frustrer il faut qu'on vous accuse, MOL. Tart. IV, t. Il vaut mieux que l'innocent périsse que si toute la nation allait se révolter contre César, mass. Petit carême, vendredi saint. Voy. jULLiES,Gramin. p. 274. || 5. Aimer de suivi d'un infinitif est devenu un archaïsme; mais, soutenu par d'excellents auteurs et n'ayant rien d'incorrect, la poésie et le haut style ont toujours licence de s'en servir.

— SYN. 1° AIMER, CHÉRIR. Aimer a un sens plus étendu que chérir. Quand il s'agit de la passion de l'amour, aimerdittout ce qui peut être dit ;chênr«'ajouterait rien, et même affaiblirait le sens rnrici il jerait moins précis. Maîtresse chérie n'exprime pas plus que maîtresse aimée; et femme chérie est moins précis que femme aimés; car dans femme aimée il .v'agit de l'amour entre les deux sexes, et femme chérie peut s'appliquer à nos mères, à nos sœurs. Mais aimer ayant des acceptions étendues et comportant tous les degrés du sentiment qui no s incline vers son objet, chérir en marque le plus haut degré. |! 2' aimer mikux, aimer plus. Il y a un cas ou ces deux locutions se conlbiident : c'est quand aime- I

mieux répond à aimer bien ; alors aimer mieux est tout à fait synonyme de aimer plus. Je vous aimais bien déjà, mais depuis que vous vous êtes ainsi comporté, je vous aime mieux. Dans l'autre emploi, aimer mieux marque non pas une affection, un sentiment, mais seulement une préférence d'option; quelquefois il arrive qu'on a à choisir entre deux maux. Au contraire, aimer plus marque non pas une option, mais une affection, une inclination, un sentiment, M. Guizot donne cet exemple-ci : Une âme honnête et juste aimerait mieux être déshonorée par les calomnies les plus atroces, que de se déshonorer elle-même parla moindre des injustices, parce qu'elle aime plus la justice que son honneur même.

— HIST. X' s. Ne ule cose non la pouret oncque pleier [que] La polie [jeune fille] non amast le deo menestier, Eulalie.

— XI' s. Et ditau comte: Jene vous aimneant, Ch. de Bol. XXII. Car autrement ne m'amerat-il mie, ib. XXXVI. Li douze pair, que Charles aimet tant, ib. XLi.

— XII' s. Ne vos am [aime] de néant , Jionc. p. 1 5. Je SUIS Rolant, qui tant vous a amé,t6. p. 9t. Licristien qui ne vous aiment mie, ib. p. <t8. Mieux [j'Jameroie destruire ces irois,t6. p. 130. [les mauvais amants] Dont jà dame n'iert [ne sera] amée. Coud, i. Onques n'amai sans poor [peur], ib. Amer qui me toit [enlève] la vie, ib. m. Ele voit bien et conoist et entent Qu'il n'en est plus qui si amtleaument, ib. v. Assez [j'] aim mieuz mourir en bon désir. Que vivre irez et m'amie haïr, ib. ix. S'onques amis eut joie pour amer [en raison de son amour].... ib. x. Et tous les biens qu'on peut avoir d'amer, Aura mes cuers qui adés s'i atent, ib. xiii. Et vous, seigneur, qui par amour amez. Faites ainsi, se jouir en voulez, ib. xiv. Onques Tristans, cil qui but le breuvage. Plus loiaument n'ama sans repentir, ib. xix. Ou cil qui aime du cuer à son povoir, ib. xx. Puisque chascun vous aime si sans prendre [rien obtenir].... ib. xx;v. Et jà de sa prison [je] Nequier issir se morzou amez non, ib. ix. Sisui je riche et de moult haut parage, Qu'on m'ameroit à petit de biauté, ouesnes. Romancero, p. (09. On n'aime pas dame pour parenté [sa famille], Aiiiz quant ele est bêle, courtoise et sage, m. ib. p. <tO. Et cil qui plus lesaimment sont plus ensoupeçon, Sax. xxii. Et tous les Herupois que il moult aime et prise, ib. xxui. Homs qui bien aime est trestoz enragiez, La prise d'Orenge,

— XIII' s. Dame, ce a dit Berta, et je les amerai, Berte, vn. J'aim miex que elle meure, ib. xi. Elle amast assez mieux que elle eust mentit [elie aimerait mieux avoir menti], ift.Liii. Il l'amoient [Berte] de cuer comme bien enseignée, ib. lx. Jà est-ce la chose du monde Que le miex ains et plus desirre; Qar m'i menez, biau très doz sire, Uen. t024t. Se li cors en prison remeint, Gardés au mains qui li cuers m'aint, ]a Rose, 4024. .Mes or veil[je veux] , por ce que je t'ains, Estrede toi si bien certains, ih.i979. Ele [l'envie] fondoit d'ire et ardoit. Quant aucuns qu'ele regardoit, Esloit ou preus, ou biaus,ougens. Ou amés, ou loés des gens, ib. 290. Et de ceste vertu descendent deus autres, qui grant mestier poent avoir à maintenir son estât et à li avancier et fere amer de Diu et du siècle, eeaum. 21 . Biau filz, fist il, je te prie que tu te faces amer au peuple de ton royaume, joinv. 4 93. Or vous demande je, fist- 11, lequel vous ameriez miex, ou que vous feussiez mesiaus [lépreux] ,bu que vous eussiez fait un péché mortel, id. t94.

— xv s. Mieux [j'] aimeroie à mourir, fboiss. i, i, t4. Qui m'aime, si me suive, id. ii, ii, 32. Elle laissoit le boire et le manger pour aimer par amour, LOUIS XI , Nouv. IXXXVIII.

— XVI' s. J'ayme mieulx que le sachez par sa confession que par ma parolle, rab. Garg.i, 46. Car vraie amour qui le sien cueur enflame, Plaignoit celluy qu'au monde plus elle ame, j. mabot, v, 86. C'est à bon droictque je vous sers et ame,iD. v, 256. Il aime ailleurs, et de luy suis haye, id. v, 325. Si quelque ennuy ne vient ramentevoir Le povre humain d'invoquer Dieu, qui l'ame.... marot, ii, 206. Toutesfois si les lecteurs aiment mieux d'ouir un récit fies tesmoignages de la loy.... je tascherayde satisfaire à ceci,CALViN, Instit. 327. Frère bienaymé, MONT, i, 22. Je n'aime ny à conseiller ny à suyvre une vertu si sauvage, id. i, 224. Ils ayraent mieulx la mort que de relascher.... id. i, 24t. Les femmes s'aiment le mieulx où elles ont plus de tort, ID. II, 84. J'aimeroy bien mieulx régler mes affaires par le sort des dez que par ces songes, id. 45. Je m'aiaierois mieulx bon escuyer,que bon logicien,id. IV, 74. Les amants,pour l'affection véhémente

qu'/lz porteroient à leurs aimez, ne les abandonna roient jamais, AMYOT, Pc/op. 33. Il n'est rien cruel ne si aimant le sang qu'est un tyran couard , iD.Artax. 37. Les Lacedemoniens aimantsmieux que leurs citoyens fus.sent obéissants que qu'ils eussent la présidence sur tous les Grecs, id. Arist. 3. Elles aiment d'avoir quelque chose qui donne plus de lustre à leur beauté, langue, 98. M. deChasteaubriant s'y aimo't tant, qu'il y a séjourné, carl. m, 6.

— ÈTYM. Provenç. et espagn. amar; ital. amare; de amare, aimer. On remarquera que l'ancien français conjuguait aimer au singulier du présent de l'indicatif : J'aim, tu aims, il aint, ou j'am, tu ams, il ant. Pourtant on trouve aussi la forme actuelle.

t AIN (in), ». m. Terme de manufacture par lequel on désigne un certain nombre des fils de la chaîne, en sorte que les draps employés pour les troupes étant de ts ains et de 22 ains dans le môme lé, ces derniers sont plus fins, legoarant.

— ÈTYM. D'après M. Legoarant, axn serait proveni d'une abréviation de cenlain (C*"" et définitivement ain) ou centaine, les toiles se désignant par les centaines de fils dont la chaîne était composée

f AINARD (ô-nar). s. m. Ganse dont les pécheurs se servent pour attacher le bord de leur filet sur une ralingue qui la borde.

AINE (ê-n'), s. m. Le pli de la cuisse au bas du ventre. Des taureaux auxquels ils [les bourreaux] mirent dans l'aine des fers ardents, volt. Phiî. V, 8t.

— HIST. xii' s. Si le navrunt el aine.... Job, 444, |ixm' s. N'onc por Adonis n'ot tel paine. Quant li senglers l'ot mors en l'aine, Dont il morut à grant hascie, la Ros', t05B0.

— ÉTYM. Wallon, tneet ewex ; provenç. mod. lengue , pour l'engue; espa.ga. engle; ii3.\. inguine; d'inguen, aine; sanscr. ai,ji, parties honteuses.

fAINK (ô-n'), s. f. Il l' Technologie. Petit bâton qu'on passe dans la tète des harengs destinés à être fumés. || 2° Aine et demi-aine, pièce de peau de mouton qui sert à joindre une éclisse et une têtière dans un soufflet d'orgue.

AÎNÉ, ÉE (è-né, née), adj. || 1» Celui des enfant» qui est né le premier. Fils aîné. P'ille aînée. Frère atné. Sœur aînée. || 2' Le fils aîné de l'Eglise, qualification donnée autrefois au roi de France. || 3° La fille aînée des rois de France, titre que prenait autrefois l'Université. || 4° S. m. Fils aîné. C'est là l'aîné de mes fils. De deux princes jumeaux nous déclarer l'aîné, coRti. Rodog.i, t. Quel intérêt Nous fait tous deux aînés quand et comme il vous plaît? ID. ib. IV, 6. Il 5° S. f. Aînée.., fille aînée. 11 a marié l'aînée de ses filles. || 6° Frère atné. Il est jaloux de son aîné. || 7° Qui est plus âgé qu'un autre. C'est mon aîné. Respectons nos aînés. |l 8° Aîné de Normandie, atné particulièrement avantagé. J'ai vu 64 lettres de cachet dans ma famille , et j'en ai eu 1 7 pour ma part ; ainsi , vous voyez que j'ai été partagé en aîné de Normandie, mirabead, Collection, t. iv, p. t06.

— HIST. xm' s. A cinq labiaus de gueule l'ainsnés fils le porta [porta sonécu], Berte, cxxxi. Li aisnés ot non Robiers, etli mainsnéLoeys, Chr.de Rains, p. 2. En tel point que ses ainsnés fix ii'avoit pas aage d'entrer en l'ommage de ce que se [sa] mère avoit aquesté, beaum. xii, to. Tant fust ce que eles fussent ains nées des premiers mariages, id. xm, 6. Son ainzné frère qui eust mis contredit et chalonge, s'il faire le peust, Ass. de Jérus. i, a20. Il XV* s. La roine et son ains- né fils, froiss. i, 1, 9.

— ÉTYM. L'historique, décomposant le mot, montre i"étymologie : ains, avant (voy. ains) et n^; né avant (voy. né). Espagn. entenado, enfant d'un premier lit; ital. antenato, ancêtre.

AÎNESSE (è-nè-s'), s. f. Priorité d'âge entre frères et sœurs. Le dernier peut-être d'une famille nombreuse, ou du moins exclu des droits et des prérogatives de l'aînesse , vous vous seriez vu réduit dans le monde à une portion do aidet toujours fort mince dans les maisons les plus anciennes, MASS. Revenus ecclésiastiques. Et ce vieux droit d'aînesse est parfois si puissant Que pour remplir un trône il rappelle un absent, corn. Nie. IV, 3. L'invention des arts étant un droit d'alne.sse, Nou.« devons l'apologue à l'ancienne Grèce, la font. Fab. m, 1.

— ilisr. xin' s. Entre femeles n'a point de enneece, Liv.deJust. 233. Li fiésqui vient as hoirs ec descendant, il y a ainsneece, beaum. xiv, 8.

— ÉTYM. Aine. On voit que l'ancienne forme est ainsneece, et que ainesse^est une contraction; par

AIN

Bl, •!!• MippoM un fulMtaiilir amUnalUia, doaaaât réfaUèrraMni aimtntert

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Rtf par la lainp* u u .»»..; . ; -l» Qanuna, u».

4itt. II.

— BU. Ca mot Ml bon d'mac*; maU s'il éuit pOMUbla cic I» faire ronlror dan* U langue, c«la icrail \ HA^ir^r; car nous avoni parfoii M* mauqui, •'^ ' derlenneni fulidlnux ; oJiw m nMi- Itj «v«e hMucniip H'aranUge.

- iiur. i:' iipeudalageria, Ch.

4tll«i. lu. K^ Kila an iart (lara) l'amandlM, 16. mvin. .mm^ 'pif noianx m Mit apereeùl.... {6. CL. Ainx qu'on ala.1l un leul arpent de etinrnt. ,t, ,11,11 iif». aiox ne puii ne fut ai fort (1. y\.

:■• t'eipte ne ta U pons [la potKii«e| tmrr . Hnne. p. U. Ainz [aupa-

raranll i moui . ueralier* etiii , ib. p. 7a.

Por* lie la prfwi cuminu «inz il put «'eit mi», 16. p. 101. fil) nH nlue , ainz [miiiii) l'a conlralié, <K p. t»«. Ain/ que j'aille outremer.... Couci, vi. [.Se* beaui youij M'eurent ainz pris que [jej m'o- (ane donnr. ih. vi. Je ne m'an puis mie aricre re- Iraire; Ainz me conrient otroicr et graer, 16. 11. Nu mn «iiiif f»,)ulut] pas Dici pour néant donner Tn 19 qu'ai eOa en ma vie; Ainz les me

fut t comparer fpaypr],i6. xxu. Quatorze

rois i eut ainz que table fuMt niiio, Sax. xxiu. Ainz [il] i lairrolt la testa que il fust asurvis. ib. xxyi. De grant outrage faire nuls hom no monteplie, Ainz se monte et essauca qui son ciier humilie, ib. ixxu. Amis doit secorre autre , ainz r|ue il soit prié , ib. t. n, p. «T.

— xiu* s. Ains [arant] que l'en commençast k chanter la grant mease, li dus de Venise monta el letrin, villbh. xxxix. J'iroio ains [auparavant, plutôt] d*uis en huis mes aumosnes rouver [demander], ID. xi.nt. nnc puis [elle] ne fu levée, ains [mais] a toosjoura gea , m. uuix. Me* ains pria qu'il travaillaiwntTant porli, que sa mort vnnjassent , la Rote. Maa. Pais fu par ceste mosprison Apius mis en la prison. Kt là s'occist hastivemcnt Ains le jor de son jugement, th. &«74. C'est celé qui à la karole , La •oa merci, m'spela, Ains que nule, quant je vins là, 16. I3«0. Illaiimer le doit l'en et reprendre, Ains qu'en 11 laist folie cmprcndre, ih. iin. Mais l'en puet tiez songes songiw, Qui nosunt mie mençungier, Ain* sont aprAs bien aparant, tb. 6. Aricrest eaaeuns retomés Dedensla sale, qui ains ains [à qui le plus vite] , FI. et Bt. sas.

— xv< s. ILs esperoient nn grant fait à faire ains laur retour, raniss. l, 1, leo. Ains que je la comnanco [l'histoire] , je requiers au Sauveur de tout le monde.... qu'il veuille...; in. froJ. - Certes , dame, voyez ci votre chevalier qui ne vous fauldroit pour mourir, si tout le monde vous failloit, ains ferai tout mon pouvoir de vous et de monaeicrn^ur votre Dis conduire, m. 1, 1, u. Pensant que le roi ne tint point ce* places, ains que les rendroit, comh. vii. h.

— m< s. Le cler soleil, ainsqu'estre en occident, lalrra aipandre obacurité sus elle, rar. Garg.i, f>M. Loi» je na ma reputerai totalement mourir, ains [maiij paatar d*nng lieu en aultre , id. Pani. 11 . h. Vous n*a*taa jamia*, qui est Qualité comnetenlu pour en vin, non en vain, ains [plus, plutfitjphysicalemenl philonopher, m. i6. in, Prol. Conclusion : Hoy no^tf viiiverain, Decuer humain vous prions, el bon zelln , C'est qu'il vous plaint ains à nuyt que domain Venir en France , t. hakot, v, ik. Mais ains <|M (taasa entré au gouffre noir. Je voy à part un aairt vMI manoir. MAaor.i, u». Mille ans ains sa ymv», n. rt, 101. Ce n'est point une isla, a ns terre fanne, momt. i, 111. Cala n'est point la faulte de l'histoire, ains des hommes partiaux , qui abusent indlKncment de ce nom, AiiTOT,Pr^^. iii.as.Oume tranitonne, nu bien fay moi mourir : Iji seule mort ma pourra «courir, Ainaqua l'ardeur de oa bouquin la awrta. aows. aai.

~ •"■. Provanç. onl, ant, oui; catal. oiu; e»paifti or>iM, ii»i. a,^^i . j, „,,, ,^p^

^''- ' K Mlv. Il fDaoalta manière, tls'ei- P''" ' '"• oiiOM* «tant ainM. Onand les peu-

&*JS^^!lL^^^ P**' -nilaoca,

Ni MHna Ha eonvmptnni , «i nt contra

mal 1*9 terMi qM jx , >loiiiiée«, rtn. ni.

Œ. Alm* on s-amlir -^ «'entête, sinsi les

«««k ueiAiii cui attc une arau-

AIN

gta détermination, Boas. Variât. It. Ainsi la pieuse reina eonsolaitla captivité dasfldMes, m. H.iTAngltl. Ainsi me lançail-il d'una parole émue, hMnier, Sa». IV. Tu me veui de ta main plutôt que de la Tin, Mais nn crois |>a« qu'ainsi jamais je l'apnne, coaN. rinno, m. ♦. Ainsi me» ennemis wntirontiDon eourroui, Ainsi je punir»' I— ••rr^-iirs insauéas, Las révoltes du coeur et les in séaa.TOtT.faiial. V, 4. Ainsi dit, ainsi fa. 1 ns

caweni da prendre, la font. fab. 111, 1. Croyui» ce baiif.— Croyons, dit U rampante béle. Ainsi du, ainsi ftiit.iD. *. X, >.... Tous les enfants Qui sont passés entra vosdenU , N'avaiont-ils ni p*re ni mkret Ils en avaient.— S'ilestainsi.Kt qu'aucun ' M

nostétesrompues.... iD.ift. x,l». I 2 Ainsi des autres choses, ainsi du rciu: , u t-n i.m .liim des autres eboaa*.... Il S* Kn forme de souhait. Ainsi le ciel vous soit propice! Ainsi tes honneurs (lori.isanls Dejouren jour aillent croissants! halh. v,fc. Conservez le souvenir d'un héros dont la bonté avait égalé le courage; ain.^i puisse-t-il toujours vous être un cher entretien I Ainsi puissiez-vous profiter de ses vertus! «oss. /,. de Bourbon. \\i' Ainsi soit-il, formule elliptique qui sert d'eipression à un v(i!U, et qui termine certaines prières. Et seriez-vous mort avec tant d'ignominie, si, en participant à votre croix, nous ne devions pas partager un jour avec vous la gloi:« de votre immortalité T Ain!>i &oit-il! MASS. Car. laPasnon. || B* Ainsi donc, c'est donc ainsi que. Ainsi donc mon amour était récompensé, bac. Baj. IV, 6. Il 6* Kst-ce ainsi que.... Formule de reproche. Est-ce ainsi que vous obéissez à votre maître T Fjitce donc ainsi, 0 jeune téméraire, que tu es venu dans mon tle pour échapper au juste naufrapo que Ni'ptunete préparaitT fén. Tél. vu. Où ètes-vous, ô Mentor T est-ce ainsi que vous soutenez Télémaque contre le vice auquel il succombe 1 id. ib. || 7' De ia mi^me façon. Le fini s'anéantit en présence de l'infini,et devient un pur néant; ainsi notre esiiril devant Dieu ; ainsi notre justice devant U justice de Dieu, PASC. Peruéet, part, u, art. 3. Comme celui qui darde une flèche contre un autre est coupable de sa mort, ainsi celui qui nuit à son frère et qui dit: Je ne l'ai fait qu'en riant, KLecn..*>mn. u , 70. Comme une colonne dont la masse solide parait le plus ferme VP"' '''"" temple ruineux , lorsque ce grand édifice fond sur elle sans l'aliattre. ainsi la reihe se montre le ferme soutien de l'Etat, noss. R. (f Angleterre.

AINSI, conj. Il !• Par conséquent, par telle raison. U vous a promis, il est fidèle à sa parole; ainsi comptez sur lui. Bien loin de gêner le commerce par des imi>dls, on promettait une récompense à tous le» marchands qui pourraient attirer à Salente le commerce de quelque nouvelle nation ; ainsi les peuples y accoururent bientôt en foule de toutes parLs, FtN. Tél. XII. Il !• Ainsi donc, conj. redoublée, qui a le sens de donc. Ainsi donc, sans cet avis fidèle, neui traîtres dans son lit assassinaient leur roi T rac. Esth. II, S. Il 8* Ainsi que, Joc.conj. Comme. Ainsi que je vous l'ai dit. Ainsi queje l'espère. Ainsi que par César on jure par sa mère, rac. ^ril. 1, s. L'un et l'autre parti, cruel également. Ainsi que dans le crime, est dans l'aveugiement, volt. Henr. u. L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours, la roNT. fa*.vii,4.Tous ronardcnt l'empire ainsi qu'un bien commun, corn. ;»ulch. iv, i. Je crains que. l'avenir détruisant lepa.ssé, U ne finisse ainsi qu'Auguste a commencé, rac. Drii. i, 1. Vous prenez la chose ainsiqu'illafaut prendre, m. Plaid. 1, 7. Hercule ainsi que moi commença sa carrière, volt. Hérope, rv, i. le répondsdesoncœurainsi que de moimême, m. Fanal, m, 3. Marcher écaniuillé» ainsi que des volants, uoL.Éf. det Mar. t. I . Et les avaliez tous ainsi que des pois gris . mol. l.'Étour. iv , ». || 4- Comme ainsisoitque... Puisque ainsi est qu^... Puisque ainsi va que.... locutions qui ontàpeu prèsle même sens el qui signifient vu que, attendu que. Comme ainsi soit que la terre a un mouvement di- rotat nn.... Puisque ainsi est que l'argent est plus estimé que la vertu.... Puis que ainsi va que l'eipérience des pères ne sert pasaiix enfants. Il S'Par ainsi, en conséqn locution a vieilli, et n'est rastéaque dar^ '

peuple. Par ainsi, tout esprit n'est propir a lout .-ujet, Rtomm, Sat. 1. || •• S'il asl ainsi que.... S'il est ainsi que les étoiles aoot das soleils, on peut croira que chaque étoile a on oortéga de planèlas. S'il ...I «In.i que des choses fkituras L'école d'AiviI-

I la vérité.... MAU. n, t. O A peti : elle est pourtant trto-bn

sans s-inipule étrp employée. || T* Quand ainsi sara>iqu*.... quand il sentit vrai qup.... Puis, ouaiid ainsi serait qua, saloa U priera. Klle aurait oManu

AIN

D'avoir en chctcui blancs terminé sa carrière, Ou'cn fûl-il advenu? malh. d &upnTt«r. Maisqusn< ainsi serait que ce passage aurait une slgnificauun douteuse.... noss. Conf. || •* Ou'ainsi ne soit, n'en douions pas, voyons, voyez. Vvas n'aurez plus de moi que dfs prières et des remerciemants, et jt vous ferai bien avouer que j'importune mieux qu« je ne lotie; qu'ainsi ne soit, madame, je vour envoie déjà plusieurs maux en même temps, bal/. /i>. vit. letl. 2J. C'est le eopur seul qui peut rendre tranquille; Le crurfait tout, le reste est inutiU. Ou'ainsi ne soit, loyonsd'aulres états, la ronr. Quoique notre raison ne te mêle pas dans l'allération corporel'' e el dans la sensation qui s'ei-

cite imi:. après, ces deux choses ne lais-

sent pas de !>e fair' convenalilemeni par la raisdn supérieure qui gouverne tout ; qu'ainsi ne soit, nont n'avons qu'à considérer ce que la lumière fait dans notre (ril, nous verrons qu'il n'y a rien (!<• plus convenable ni de plus suivi, aoss. Contiaiu. v, i. Ou'ainsi ne soit, un fat apprivoisé Par|^detout,sAr de la réussite, 1. r. rol'ss.

— REM. 1. Celle dernière locution jst difficile. Manifestement qu'ai'nzt n<soi( est le cu:iire-pied de ainsi lotl.et puisque celle-ci acquiesce, celle-là n'acquiesce pas. Le complément de l'ellipse parait être : ne dites pas qu'ainsi ne soit, qu'il n'en est pas ainsi. Cette locution n'est plus du tout usitée, et ne peut pas renaître. Elle avait pris un sens fort éloigné de U signification simple des mots; la tradition s'en est rompue; et quand on la lit, on a beaucoup de peine à la comprendre. Si donc on l'écrivait, on ne serait pas compris. || 1. .\vec aituique, placé entre deux substantifs, faut-il mettre le verbe au singulier ou au pluriel? faut- il d:ro : I>e français ainsi que l'italien dérive ou dérivent d.i lalinT L'un et l'autre sont lions: cela dépend uniquement de la vueda l'esprit et de l'intention de celui qui parle ou écrit. Si l'on veut exprimer une comparaison, on mettra le singulier : Le français, ainsi que l'italien . dérive du Latin. Si on neconsidère oi'iui i/ue que comme unissant les deux mots sans idée de comparaison, on mettra la pluriel : Le français ainsi que l'italien dérivent du latin. Il 8* Ne dites pas : Ainsi p.i' conséquent, c'est un pléonasme tout à fait désagréabla ; ditas simplement ainsi.

— SYN. AINSI Qvt, DE utMt QUE, COMME. Comme se dit quand il s'agit de la comparaison de qualité : blanc comme neige, faux comme un jelon, hardi comme un lion. Dr mfme que te rapporte à la manière : il a opiné de même que son voisin, son opinion a été la même. i4i>ui fu« exprime la réalité, l'événement: faire une chose ainsi qu'un autre, c'est la faire aussi ; il a parlé ainsi que vous, c'est-àdire vous avez parlé et il a parlé aussi ; il a parié do même nue vous, il a tenu le même langage. Outre son usage spécial . comme s'emploie en place de oirui que et de de w>tme que , tant avoir égard aux deux points de vue spécifiés plus haut : il aparté comme vous, pouTant signifier ainsi que vous ou de même que vous. A cAté de ces distinctions, qui sont justes et que marquent les auteurs de synonymes, il faut noter que o*»«' quf n'est pas reslreinl au sens indiqué plus haut : de mfme que ne [wut pas ,»e prendre pour oinzi que , mais ain*t que peut sa prendre pour de m^m» que.

— HIST. XI* ». E pur un porc un dener, et issi 1res que huit, Ijoit de (iuill. «. Dient Paien : issI peut-il bien cstre T Ch. de Bol. rv. Uissez les mon tout iasi corne il sont, ih. CLXXiv.

— XII* s. Et parquelgentesploit il issi tanlTAoïK'. p. ïo. Beaus sires Dcx, tout issi vnireracnt Corn TOUS donastes.... tb. p. 10». Ensi le croi-je, sin-, Tierris lui r<~ipondit. ift. p. «»l Ensi l'ont fait as fourches contre mon! •'■' '•"■■' ■'■ " '"' Or ensi doit-on faire de tr Ne m' laissez ensi dnscon- il. poui voir: il ne peut estre ensi, ib. ix. i'sim mieux anai soulTrir et endurer Ces très dous maus.... 16. x. Et vous, taigneur, qui par amour amet, Kailesensi, se jouir en voulez, ih. xiv. Kt qu'il tous plaist à ouïr mv prière, Ensi Cf lin: qu'ainsi est qu'à I» n tendre.... ih. XXl. Vuu'i ijwi u>;m./ [fy. rnns*':*. .>c liospendcz mie l'avoir ainsi. orR-sKES, ffomoïKcra. p. »*. Si me doinst Diem de la très be!» '^'•^ !">• "I soûlas, ainsi com le ilrsir, vioahe

p. H 4. Kosi [ils] fièrent de haches cnr

fiael, Sam. a. Tout ainsi qua 11 aanes qui regarde le

fan.... ib. IT.

— nii's. Rnsi corne il fu devises fti fait, vulkh. av. Knsi flna la chose, que de faire les rhartres fM pris jon à l'andamain, at bien furent faites et den-

AIN

sées.viLLEH.xvin. Dame, 0 vous remaindrai. puisqu'il vous plaist ainsi, B(T«', lix. Quant Tybers et les serve voient qu'il va ainsi, tb. LXixix. Puis qu'ainsi est que [vous] estes des gens à nostre roy.... ib. cxvi. Vingt ans avoit Pépins; ainsi [je] l'ouï esmer, id. m. [Elle] dist qu'ainsi le fera, n'eut talent d'escondire, ib. xiv. Tout ainsi s'en alerent, sans mensonge acointer, ii>. xix. Ainsi a nom [tel est le nom de] la dame qui à Pépin est drue, ib. lu.

— XV* s. Puis qu'ainsy est, dist-elle , mon enfant. Que de savoir son nom desirez tant.... ch. d'orl. )0. Enfin ilz rendirent la ville au roy, par ainsi qu'ilz s'en yroient leurs corps et leurs biens saufs, kenin , 14(2. Ainsi qu'ils assembloient, les coureurs dessus nommés s'en vinrent ferir sur eux.... froiss. i, i, UO. Si fut durement courroucé et se tint ainsi que pour déçu, m. i, i, 189. Donc se logea le roi en la ville mesmement; et, tout ainsi que les seigneurs venoient, ils se logeoient, id. i, i, 278. Mes les aucuns ensi opposent Qu'il sont amé, puis qu'amer osent, ID. Espinetle amour. Là demanda [le roi de Behaigue à la bataille de Crécy] aux chevaliers qui <le lez lui estoient, comment l'ordonnance de leurs gens se portoit. Cils lui en recorderent la vérité et lui dirent; Monseigneur, ainsi et ainsi, tous les Gennevois sont desconfits, id. i, i, 288. Touteffois que s'il avoit dit ne fait chose qui fust contre l'honneur du roi et que ainsi se trouvas! par information.... COMM. 1, I.

— XVI* s. Ainsy périsse qui feaulx serviteurs blasmera, bab. Gar.i, 47. Et, ainsy que il feut on droit d'entre eulx, il luy demanda.... id. Pant. ii, a. Ainsi que je reguardoys ce beau feu, sortirent plus de six cens chiens, ID. II, M. Par ainsi, jeneplaincz point ce que m'a cousté à les bancqueter, id. ii, t". .... Comme si le temps, ainsi que les vins, rendoit les poésies meilleures, dubell. i, 21, recto. J'avois horreur des trop maigres, ainsi Comme j'avois des trop grasses aussi, id. iv, 75, recto. S'il vouloit faire paix, il y venoit aussi, Et en toute autre chose en usoit tout ainsi, id, vui, 61, reclo.... Quand on lui donne pour pourtraict quelque pièce de pierre, de bois ou d'or, comme ainsi soit qu'il [quoiqu'il] remplisse tout de son essence infinie, calv. Instit. 53. Comme ainsi soit que les hommes ayent un amour d'eux-mesmes desordonné et aveuglé, ils se feront volontiers accroire qu'il n'y a rien en eux digne d'estre desprisô, id. ib. 189. Ainsi soit que l'homme en sa création aiteu faculté d'eslire la vie ou la mort, mais que sera-ce si nous respondons qu'il l'a perdue? m. l'b. 247. Et qu'il soit ainsi, nous ne le forgeons pas auplaisirde nostre cerveau, ro. ib. Ui63. Voilà comment ce qui en soy peut advenir ainsi ou ainsi [d'une ou d'autre façon], est déterminé en une sorte au conseil de Dieu, id. ib. <13. Monseigneur, ainsin que je voulois commancer cette lectre, celé qu'il vous a pieu escripre par mon homme est arrivée, MARG. Lell. .xxxviii. Ainsi marcha, ainsiii alla, MONT. Avis vin. Elle se forge ainsin [de la sorte] une prinse frivole, iD. i , 21. Il n'est pas dangereux, comme en une drogue médicinale, en un conte ancien, qu'il soit ainsin ou ainsi, id. i, <o4. Ainsi du reste, id. i, )04. Ainsi [pendant] qu'il faisoit le

conte de la conjuration, id. I, 2B5 Par ainsin

ils nous représentent bien plus vifvemenl que les aultres.... id.ii. 89. Il voulut mourir, disant qu'ainsi comme ainsi luy falloit il, un jour, franchir ce pas, ID. II, 386. Or comme ainsi soit que les familles soient composées de différentes personnes, les unes pour commander, les autres pour obeïr, si ne doitil pourtant y avoir aucun respect qui exempte les uns plus que les autres d'en user [d'un esprit de concorde], lanode, 44. Comme ainsi soit que la haine produise ordinairement le discord, toulesfois.... 1». 54. Il ne voyoit que sans défenses expresses, et ainsi qu'ainsi déclaratives d'hostilité, il peust retirer ses subjects de la fréquentation des pays de l'empereur, m. du bell. 60B. S'ainsin estoit, toute peine fatale Me seroit douce et ne raechaudroit pas, HONS. 25. Ainsin Endymion soit tousjours ton amy. Ainsi soit-il toujours en ton sein endormy, id. (47.

— ÉTYM. Bourguig.onsin; picard, en«in; provenç. uissi, aysti, aici; espagn. o-sï; portug. assim. Diez pense que ainsi vient de s'que tic; ce qui l'y détermine, ce sont les formes acsi dans le texte provençal du Boece, v. 445, le romagnol acsé, le brescian l'-n, et le lombard insci; de la sorte, il y rattache l'ital. cosi, le commencement du mot s'étant perdu, ce qui n'estpas raredans cette langue. Néanmoins je ne puis acquiescer à cette opinion : la forme la plus ancienne du français est issi, puis ensi, et cesdeux

rmes conduisent à insie, mot à mot en ainsi; et

Am

nin.n serait composé ronimo aranl. Quant aux formesncsi, je les croirais plutùt produites par ac ti, et ainsi, et l'italien coii par cum sic, avec ainsi.

1. AlR(êr),î. m. Il 1° Fluide invisible, transparent, sans o<leur ni saveur, pe.sant, compressible, élastique, qui forme autour de la terre une couche nommée atmosphère, et qui est composé de 0,79 d'azote et de 0,24 d'oxygène. L'air était un des quatre éléments de l'ancienne physique. L'air n'est pas un élément, c'est un corps composé. Les nuages sont portés dans l'air. L'air est l'aliment de la respiration. Un air pur, un air vif, un air tempéré. Ces émanalions ont infecté l'air. Un air lourd et épais. Si l'air était plus épais, il n'aurait pas cette douceur qui fait une nourriture continuelle du dedans de l'homme, FÉN. Exist. 14. Ces gardes, cette cour, l'air qui nous environne. Tout dépend de Pyrrhus et surtout d'Hermione, rac. Ândr. m, *. Je sais trop que je dois au bien de votre empire Et le sang qui m'anime et l'airque je respire, corn. Cid. iv, 3. || Les habitants de l'air, les oiseaux. || 2° Au pluriel , les ai rs , l'espace au-dessus de nos têtes. Le ballon s'enleva dans les airs. Avez-vous dans les airs entendu quelque bruit? rac. Iph.i, (.Hélas! maprière inutile Se perdra-t-elle dans les airs?j. b. rouss. Can(a(e, 5. Ses foudres impuissants se perdaient dans les airs, VOLT. Henr.w. \\ 3° Dans un sens général, air signifie gaz. L'oxygène, l'azote et l'hydrogène sont des airs différents. L'ancienne chimie donnait le nom d'airs à tous les fluides aériformes qu'on appelle gaz aujourd'hui ; de là le nom d'air atmosphérique attribué souvent à l'air proprement dit. Dans l'ancienne chimie, l'air fixe est le gaz acide carbonique; l'air infiammable est l'hydrogène. || 4° Air libre, l'espace ouvert. On dit dans le même sens le plein air. Arbres (le plein air, arbres en plein air. || Air confiné, désigne, par opposition à air libre , l'air des enceintes dans lesquelles séjournent des êtres vivants, et qui se trouve par conséquent plus ou moins vicié. {| 5° En termes de théologie, le prince de l'air, Satan; les puissances de l'air, les démons. || 6° Mettre, exposer à l'air, soumettre une chose à l'infiuence, à l'action de l'air. Il 7° Prendre l'air, respirer le frais, se promener, 'e marche et je prends l'air avec plaisir , sév. 26 1 . Se f.i're porter dans son carrosse pour prendre l'air, id. 'il. Il faudrait prendre l'air quand il est bon, id. 6(7. l'rendre l'air à sa fenêtre, mol. i'yle. u, 6. || Fig. Prendre l'air, prendre la fuite. 11 n'est rien tel que de mettre son crime ou son innocence au grand air [s'enfuir quand on est accusé], sév. 402. || 8" Fendre l'air, en parlant d'un oiseau, voler; et fig. traverser l'espace avec rapidité. Les oiseaux fendent l'air. La flèche fend l'air et vient frapper le but. L'exécution fut prompte : le jeune homme fendit les airs, MONTESQ. Leil.pers. (4(. || S- Donner de l'air à une chambre, en ouvrir les fenêtres et en renouveler l'air. Il Fig. Donner de l'air à un tableau, en détacher les différents plans, de sorte que l'air semble circuler entre eux. || 10° Air natal, le pays où l'on est né. C'est l'air natal qui séchera tes larmes , BÉRANG. Nostalg. Il 11" Vent. Il fait beaucoup d'air. Il ne fait pas un souffle d'air. || Courant d'air, air en mouvement qui pénètre par les ouvertures d'un appartement. La porte et la fenêtre ouvertes feront un courant d'air. Ke vous mettez pas dans le courant d'air ; vous en seriez incommodé. || Coup d'air , fluxion ou douleur qui survient àlaface, au cou, aux mâchoires, et qui est souvent causée parl'impression d'un air froid. || 12° Prendre l'air du feu, un air de feu, se chauffer un moment, en passant. || 13° Cela est dans l'air, se dit decertaines conditions physiques ou morales qu'on croit provenir de la nature d'un pays, d'une société, etc. || 14° Porter le mauvais air en quelque endroit, y porter la contagion ; prendre le mauvais air, gagner la contagion. || Fig. L'air du monde est contaf^eux, la fréquentation du monde n'est pas salutaire au moral. L'air do cour est contagieux; il .se prend à Versailles, comme l'accent normand à Rouen ou à Falaise, la brcy. 8. On suit le train du monde, on est de toutes ses compagnies, on en prend toutes les manières; et est-il surprenant alors que dans un air si corrompu on s'empoisonne et qu'au mdieu de tant de scandales on fasse des chutes grièves et mortelles ? bourd. Pensées, i. i , p. 85. Il 15° Fig. et familièrement. L'air du bureau, ce qui paraît en bien ou en mal des dispositions de ceux qui ont la décision d'une affaire. || 16° Diverses locutions familières, proverbiales et figurées. Être libre comme l'air , n'avoir aucune sujétion. || Ne faire que battre l'air, se donner inutilement beaucoup (le peine. || Vivre de l'air du temps, êtredans la plus profonde misère^ n'avoir rien pour subsister, ij En l'air, loc.adv. Au milieude l'air, dans les airs. Tirer

AIR

en l'air, un coup en l'air, tirer sans viser de but :et

fig. Faire unedémarcbe sans résultai. || Paroles, projets en l'air, paroles, projets sans fondement, saiii réalité. Cène sont pas là, mes pères, des contes eu l'air comme les vôtres , PASC. Prnv. (6. Ils dépendent d'un discours en l'air , de mille occasions imprévues, ID. Coni). I. Vous l'accusez seulement en l'air de quatre faussetés, id. Réfut. de la rdp. à la (2* Lett. Et si d'une offre en l'air votre àme encor frappée Veut bien s'embarrasser du rebut de Pompée.... coRN. Sertor. iv, 2. Ces menaces en l'air voui donnent trop de peine, ». ib. v, 4. Un discours en l'airqu'il forge, id. Le Xenl. v, 2. Et d'une cause en l'air il le faut bien leurrer, rac. Plaid, m, 2. Moïse ne parle point en l'air, il particularise et circonstancié toutes choses, boss. Ilist. univ. n, S. Ce discours en leur bouche n'est qu'un discours en l'air, ID. ib. n, (3. La sincérité ne permet pas de donner des paroles en l'air, id. Lett. 52. Que de suppositions bâties en l'air! id. Déf. corn. Il ne s'agit pas d'un soupçon en l'air, id. Rem. Quoiqu'il ait trouvé plus aisé de parler en l'air du droit des peuples, id. Averl. b. Ce n'est point un fait qu'on avance en l'air, id. Ilist. ii , (2. Ce n'est pasici uneprédiction en l'air, MASS. Car. Communion. Il est venu arrêter les pensées vagues de l'esprit humain et fixer ses raisonnements en l'air, balz. Socraie, Disc. (. Pour quelque Iris en l'air faire le langoureux, BOiL. Sat. IX. Il est qui fait la moue aux chimères en l'air, Régnier, Sat. x. Parler ainsi, c'est parler en l'air, et vouloir être cru sur tout ce qu'on s'imagine, fén. Exist. 78. Ne vous amusez pas à vous inquiéter en l'air, sÉv. 2(6. Je vous dis cela extrêmement en l'air, id. 2(0. Il me le dit en l'air, id. 379. C'est une chose qu'on dit souvent en l'air, ID. 34. 11 dit une parole en l'air à M. de Lavardin, id. 684. Sur des soupçons en l'air je m'irais alarmer, mol. Le Dép. i, (. Contes en l'air, id. Tart. IV, 3. Les personnages qu'il représente sont des personnages€n l'air, ID. Imp. 3.X considérer cet ouvrage comme un système, j'en trouve le fondement bien incertain, bien en l'air, dider. Lett. de Hamsay. Je n'ai pas prétendu faire un système en l'air et qui n'ertt aucun fondement, fonten. Mondes, Préface. 11 fut question de Mlle d'Armagnac et de Mlle de La Trémouille, mais fort en l'air, st-sim. 28, 5(. Il Etre, mettre en l'air, en mouvement, dans l'agitation. Celte affaire mit toutes les têtes en l'air. Puisque vous êtes en l'air, sÉv. 339. Je suis tellement en l'air que je m'en vais.... id. B40. Enfin j'ai un pied en l'air [je suis prête à partir], id. (42. Il faudra n'être plus ici un pied en l'air, comme vous yêtes toujours,». 399. Il En parlant des choses, être en l'air, en désordre. Dans son cabinet tout est en l'air. Il N'être pas solide. Toute sa fortune est en l'air. Il En termes militaires, on dit qu'une troupe est en l'air, quand elle n'est pas appuyée sur son flanc par un obstacle quelconque. L'aile droite de l'armée était en l'air. || En termes de fauconnerie, prendre l'air se dit d'un oiseau qui s'élève fort haut. Nouer[nager] entre deux airs, manière de voler particulière aux oiseaux de proie.

— REM. En termes de marine, air de vent, chacune des trente-deux divisions du vent. Je suivais le même air de vent pour toute règle, j. j. rouss. Ém. v. Les marins ont pris l'habitude d'écrire oir de «(Ti(; mais ce n'en est pas moins une faute et une confusion d'at'r avec aire; l'expression propre est une aire de vent (voy. aibe), c'est-à-dire la 32> partie de la surface ou cercle qui renferme la direction des trente-deux vents. On trouve aussi air pour vitesse : Ce vaisseau a de l'air, il va vite. C'est encore une faute , et c'est erre qu'il faut mettre (voy. ce mot) : ce vaisseau a de l'erré.

— REM. Airs au plur. se prend dans deux sens différents. Air s'emploie pour gaz; en ce .sens l'azote, l'hydrogène sont des airs différents l'un de l'autre. L'examen approfondi des propriétés nous apprend qu'il existe des airs d'espèces Irès-diverses, c'est-à-dire plusieurs airs, biot. C'est là le pluriel comme on l'entend ordinairement. Quand au contraire on dit : s'élever dans les airs, entend-on parler de plusieurs airs, en tant qu'ils diffèrent les uns des autres? Non assurément; on veut seulement désigner la généralité de l'air; ce pluriel n'a donc qu'un sens collectif et non pas le sens distnbutif qu'exige la définition ordinaire du nombre pluriel, JULLIEN.

— HiST. xm" s. Eles repairent à lor première matere et deviennent airs ansi comc uns aniauspert sa forme au fu et devient ors ou argens que il estoit ançois, Comput, f. 13. Et moût estoit li airs de froide atrempeUre, Berie , xlh. || xiv* s. Ele vit de l'aar

AIR

a pM par •( Miu maniper, o*Esn. Flh. **. H ir> •. Car wtoit une d« uuit troir e^l« k Hruge* tau abaagi«r tir, o.eiiOTtL, Chr. de* D. dt Bourg. m, eh. •»». & pour U p>untlM dat l^tei que on tuoit en l'Mt , l'«ir en otloil ainfi qu'k demi corrampu.... et rlnl lu roi loRer. telle fois fut, t Maie, pour c«loiffn«r m mauTsif *ir, mois, u, ii, 3^3. Il in* •. (L* vml] barbe et eheteux loui bliiicx me f«l« bninhr, Ne plut ne i * ' h d'tr-

br« en l'air, mtOT, i, >•&. lequi

eaebtppadét ptiiead'un iliii-i • >i i >'• . h . ... i, 74. L^ M iaor aemtndoK qu'un litre en l'air, au lieu <U inoy 00 leur oITrolt realement et d? faict Ici choleedonl Uttfoicnt iilui Ki^nt lie«iin,AMroT, Sertor. W. S< teet que let deux compa^noni ouïrent parler de eette rumeur, il> prirent l'air sou> couleur d'aler à U Kuemi , et depuis on t lu leurs projets , d'aub. Hitt. vu, eu. Ou je SUIS fol.encures vaut-il mipux Aimer en l'air une chose incu(;neiio Que n'tioier rien.... RONs. lib.

— ervil. Itourguig. et Berry, ar; prorenç. atr, air, aire: i<tl. orio, am; e*|>aeu. airr; du ItUn arr, le mAme que le grec ir.p.

j Ain .'ri . m :il- Apparence etiérieuro. D't- I ' regarilé, 1 cause de te% ha-

I, s. ilu >a conienance modeste,

i\- «III sileiic» ftieiique conliiiuel , de son air froid d ri^^enrô.rÉN. W.vi.Ne tousj ilfz pis, elle a, ma roi,l'-s yeui fripons; je lui trouve l'air bien co<|ret, MIL. IléroM lie rvmaïu. Ltss blessures du visage y donnant d'ordinaire certain air violent et guerrier qui no slod pas mal, iiamilt. Cramm. 7. Je ne suis point d'avis qu'on vous peigne en amazone ; vous avez l'air trop doux, ^o!i^T.^^. Ull. xu. KUe a l'air bien furibond, VOIT. L'f.cott. \,h. Elle avait l'air timide, emharrasaé, id. i'Knf. prod. iv, 7. (lu'elle est laiue k prt^cnt, et qu'elle a l'air mauvais ' hecnard, Dém. amour, iv, 7. De grâce, dites-moi, parlant sincèremont, Sous l'habit de Vénus aurais-jelair charmant ? m.ib. Mon Dieu! qu'elle est jolie et qu'elle a l'air mignon I mol. l.'Etour. m, H. Je l'ai vu; son mimeair, tonmeme habit de lin, rac. Alfial. u , b. J'aiimirais sa douceur, son air noble et modeste, ID. ib. Ulo a l'air doux et semble assez docile, col. o'nARLFv. Cétib. III, Ml. Un inconnu i|Ui avait un air majestueux, fEn. TH. xiiv. Votre p^remo regardait avec un air de compawnn, lo. ib.xv. Protésilas reprenant son air sévère et hautain, rta. Tél. xiv. || 2* Un air defamiUe, une sorte dn ressemblance. Avoir un faux air de qutdqu'un. Vout avez un peu de l'air de Mme deSolten- Tille, sCv. I&3. Klle a de l'air du coadjuteur, lo. sa. Il >*Mani^re , ftçun. 11 est vrai , madame , que ce <eune prince a fait voir une adres.so peu commune, «t queVair dont il aparu a été qucl(|uechose de surprenant, MOL. Princesse d' El. m, ■'•. Parlez, Don Juan, et voyons de quel air vous saurez vous justifier, ir. Ffst. :, 3. Et traitent du môme air ^^onnéle hommeet le fat, lo.Jf.ù.i, l. Au contraire, j'agis d'unair tout diftércnt, ID. L'Elour. v, 13. Vous preniez tout l'air d un méchant garnement, m. Tart. i,l. Les gens de mon air, m. Jfi't. ui, l. Et je me vis k demeurer d'accord Uue l'air dont vous viviez vous faisait un peu tort, 10. ib. m, 6. Kt l'école du monde en l'air dont il faut vivre Instruit mieux à mon gré que ne fait aucun livre, id. Êc. des mar. i, 3. I.'air précieux n'a pas seulement infecté l'aris; il s'est aussi répandu dans les provinces, id. Prie, rid. 1. F.t voyez cependant de quel air on m'écrit, COR!». Sertor. i, t. Promenades où il n'y ait ni dissipation dans les airs ni indécence dans les habits, rLteii. Serm. n, »3*. Ces dévotions superficielles qui retranchent à l'extérieur quelques airs mondains et qui laissent au cœur la liberté de ses désirs, m. Panég. u, p. 3ti,. Qu'est-ce que ces tirs de franchise, de simplicité , de cordialité , que nniis afToctons quelquefois en parlant au prochain, et lui disant certainas vérités tr^s-désagréablesT •ou«D. ptnHet, t. u, p. su». Ils disent d'un tii envenimé ce qui n'ivtit été dit qu'tvec des intentions Innocentes, MAM. Pard. Rien nel'égtlaitlLouisXtVj ni pour let grAces de sa personne, m pour It grandeur de son tir,aAiitLT. Gnm. s. O lut d'un air et d'un raetid k lui faire croire nue c'était Vénus avec ••aleese* vrlcos qui venait de lui |arler, id. ib. «. KO* Wnnul àl'air l't aux manières de son mari.... id. •fc. n n'y avait point k la cour d'homme de meilleur tir, ID. Ora^. ». Il me llcha per la villa pour perdre l'air de U eamptgne, lo. ib. I. J'tvais tellement rtir de la cour «t du monde.... m. ib. ». Klle n'aura point un air de goavenitnte , tott. Lett. M>. toi. KUlÉ asnwt «act de l'tir d'une dtme de province, m*. tM. n t pris le auuvau air des ofncier» «ubtl- ,n. M«. Le roi l'tvtit rvfftrdé* d'un bon tir,

AIR

ID. ttJ. Il (• Accueil F.lla nous (Il un air honnête, 8»v. «1». Vout ave/, vu l'air gracifUi que S. M. m'a fait. lUMiLT. Cram. ». Il 6* En termes de peinture et de sculpture, un air de tête, des airs de tête, l'attiliide d'une lél». Pour former ce vif coloris, ces attitudes si variées, es air» de tête si pas>ioniié8, rtH. F.rist. ». Il •• U: liel «ir, les manii'^re» éléff.iiiies. J'ai TU les personnes du bel air, mol. Pixtrc. m, ». Appri-' ' .4es, II). i'r/c. s.Croyantin-

\r\i ut les Anglais d'étrangers,

haum.i. i,,„.,i„ " .. . ...2UI esprits et les gens du

liel air tmiicr'Mit d'imliécile un liommi: qui professa le désiiitér<>ss<'m<'ni , luriFR. Disc, prélim. Ce n*ei>t plus la motle du bel air, sÉv. 42. Votre frère est dans le'bel air, id. 4i. l'a chapeau du bel air, ii>. < ■«. Ouand on la voit habillée du bel air, id. 2><2. Us ont pourtant été d'un assez bel air, ID. 232. 'l'out le liel air (le lieau monde] était sur le théâtre, ID. < i3. Les dames, les jeunes kpiis, tout le Itel air de la cour était pour.M.deLuxeml(Oiirg.sT-siM.xvu,20».|| 7"L<;Krand air, le ton du grand minute. Quels biens sur vous un prince va répandre I D'aliorl viendra l'étiquette aux grands airs, BF.RANO. Utiijes. || Grand air, un grand air, une belle et noble apparence. La duchesse de Bourgogne avait un grand air, une taille noble, volt. Ijouis XIV , il. Il En mauvaise part, les grands airs, (les manières haiilaincs et fastueuses. Uiirlwzieiix, avec tous sesgrandsairs, sentait plus rinl<'iidant que

10 général d'armée, st-sim. ï3, 5. || 8* Bon air, manière élégante, distinguée; mauvais a:r, les manières de la mauvaise compagnie. On voit l'impudence devenue un "bon air, mass. Pan. Sie-Agnii. Vous accoutumez les pécheurs à regarder la débauche comme un bon air en l'opposant au riiliciiie de la venu, id. Cor. Inj. du monde. La profession d'incrédulité est presque devenue un lionair parmi nous.iD. /)oii(rj. L'extérieur de la piété e>'tunmauvaisairdont on se cache, MASS. Vices. Ilyen a à Vilréquiont lort bonair,sÊv. 565. Il cherchait le bon air, pasc. cdil. Cous. Cela n'est point du bon air, id. Préf. génér.

11 n'affecte point d'avoir son chapoau cloué sur sa tète pour montrerqu'il sait les bons airs, j. j. Rotss. llél. VI, 0. Vous avez tout à fait bon air avec cet lialiit, uoL.Itnurg. m, 4. M. le comte a tout k fait bon air, in. Comtesse, 29. Il est bien fait, oui, ce petit penilanl, ii a bon air, bonne physionomie, id. la Princ. m , K. Il Absolument. Elle n'avait point de taille, encore moins d'air , rahilt. Oramm. ». U avait le visage fort agréable, la tète assez belle, |><fu de taillu et moins d'air, id. ib. 8. Au heu de mettre de l'accent dans son parler, il y met de l'air,!, j. poiiss. Ém. I. Il Bon air, en parlant des chosus. Uien n'est d'.in meilleur air pour la maison que <ie bAtir pendant le procès, .sKv. 479. Un château qui a la meilleur air du monde, u>. .154. Le carrosse qu'on avait fait pour le roi n'avait pas trop bon air, iiamil. f;rumm. 7. || 9* Sorte de manière aiïectée qui consiste k faire entendre ce qu'on ne témoigne pas. Faire une chose par air. Tout cela était un air po'.r me faire savoir qu'elle a un équipage, sf.v. 6». Quand je vous ai ilemandé i^i vous n'aviez point jeté mes lettres, c'était un air, id. »8. || Prendre, se donner des airs, de grands airs, affecter un ton, des manières au-dessus de son état. Bien loin de se donner de ces airs que prennent les gouverneurs en pareille occasion , hamilt. Gramm. «. Vous voyez les airs qu'elle se donne . in. t'ft. 8. S'étant aperçue des airs que Sydney se donnait, in. i6. m. Avec cela, on fait le fier, on se donne des airs, volt. L'I\. aux 40 feus. Il .s« donner l'air de, prendre l'air de, se monirer comme.... Pour parer mon discours et me donner l'air d'habile homme, mol. If^d. m. lui, ni, t. Ces airs mystérieux qu'on se donne, flBcii. M. de Mnnt. }3 ne saurais me donner des airs de .«ingularilé, MASS. Fixil. Mme Guyon continue k .se donner 'III air prophétique, Boss. /ic/ot.-i'our leur appririiarc k p'endre un air de guerre, sCv. ^5». || Kaiiiiiiéremenl. .'^e mettre sur son air, prendre une certaine manière d'être. Enflé de «es premières prospérités, il s'était mis sur son air vainqueur pour achever cette dernière conquête, ramilt. Cramm. «. || 10* En parlant des choses, avoir l'air, avoir un air de, paraître Votre dennère leil:e a un air de gaieté, s£v. 4SI. Nous voulilmes donner k cette chambre un air d'accouchement, m. 6. Cela a toujours l'air d'un miracle, m. 4"8. Quoique ces paroles aient un air de dureté bien sec, boss. l>iv. I. Ft»e«eiïcis soudains ont de l'tir des miracle«, mol. Éc. des f. m, 4. || 11* En terme* de mtn^ge, allure du cbeiai. Airs bas, ceux où la cbeTtl manie près de terre, airs relevés, ceux oâ le cheval s'enlève davantage. || it'Suiie de Ions et de notes qui composent un chanU 11 se dit aussi da chant et de* parole*. Ch^<>ier des tirs k boire. J'ti Itit

pour loi de* tirs, le te les veur cnanier, a. CRtn. M Vivent les grands airs Ou cmtertaloire ! nrRA.so Musique. Que leur nom retentit dans les airs qur l'on chante, RecniE*, iat.ni. \] N'être pu dans l'air, ne pas chanter eiactement un air. |! Kig. Je connaii des paroles sur cet air-lk, j'ai déjk entendu les mAm»« cho>es, les m'ornes opinions, lesm'' Il Kig. Avoir l'air k la danse, aillions k réussir dans ce qu'on fan , fire hi-jkjv. a faire ce dont il s'agit, être vif et dispos.

— REM. 1. Elle a l'air fâch/' ou fâchée. L'adjectif se rapfiorte également au sujet du verbe ou k son propre «uli~unlif. Quelrnir-s i;r,nrim,iLrii n'. o-ii voulu régler l'emploi de c< der sur des nuances fines, m de l'un ou de l'autre ; mais lu raison ces distinctions, etconserv ou (îui écrit une entière lil>erté. Il est ; tendu que, pour que cette liberté exisi doit pouvoir se rapporter aux deux sub!.iaritii> > .i était impossible qu'il se rapfioriât k l'un des deux, il faudrait nécessairement l'acconler avec l'aiilre. Ainsi on dira : Cette femme a l'air enceinte, < t ii 'U pas l'air enceint, puistgue enc.ei:.t ii a u.is de n. i , lin dans ce sens. IlsonI l'air ' neni d'apprendre , parce que , qu'ils viennent d'apprendre ne jx-ui être "ue cause de fdcherieque pour les personnes et non pour l'air, Ji'LUFN, p. 234. On peut ajouter que, quand le sujet est un nom de chose, il vajt mieux accorder l'adjectif avec ce nom qu'avec air. Cette poireal'airmûre; cette maison t l'air gaie. En elTet , on ne peut que difficilement concevoir que l'air de la poire, de U maison, soit mérou gai. I>tte proposition n'a pa* l'air sérieuse, volt. Uemarque s^tr Us lloraees. Cependant quelques écrivains ont, même en ces cas, accordé l'tdjectif avec air. La tuile a l'air plus propre et plus gai que le chaume, j. j. rodss. Emit*. En vnilk une [statue] quia l'air bien grossier, rsn. Fable, xxr, 3. || t. Grand air, air grand. Ce sont deux choses bien difTérenles. On dit d'un homme qui vil en grand seigneur ; i! a le grand air.On du d'un homme dont la physionomie e*t noble et la mine hante. qu'ila l'air grand notnoins.Wemori/ueixur/e Innqagf. || ï. De même, ne confonde/ pasmauvaisaUavec airmauvais, Ixni air avec air bon, etc. Il a mauvais air, il a des manières de mauvaise compagnie ; il a l'air mauvais, il parait méchant. Il a bon air. Ut des manières de bonne compagnie; Il a l'air bon, U paraît d'un bon caractère. ||4. I)e Caillièrcs(iei»0) remarque qu'k la cour on dit : Il .se donne d'un air d'homme k bonne fortune; ces sentiments-lk vous donnent d'un air de vieillard; et llou.'iou-s, A'oue. rem. dit : « Prendit! l'air, c'est ainsi qu'on parle; prendre de l'air, comme disent quelques-uns, c'est mal dit. » Ces locutions sont mauvaises, et le de ne peut être accepté. Mais que faut-il penser de ces phrases-ci : Cela t bien (le l'tir d'une chimère, l« PHF.^sinKNTiiÉnAtJLT; et : Vous ne devez pas trouver étrange que. vous aimant comme je le fais, je «ois SI facile k m'alarmer sur toutes les choses qui ont de l'air d'une faute, racine, Ullrt (» dion /SU. Kéraud fait observer, k l'occasion de ces deux phrases, que ce de est inutile et contre l'usage; en effet, ce n'est que quand on parie de la ressemblance qui existe entre les traits du visage de doux jv.i-tnr,t,^t ,t„( ],• de s'emploie avant le mot otr ; ll> i'air

l'un de l'autre; ils ont beaucoup ■: l'an-

tre. Mais ici on doit dire que ce de est partitif, et atténue la force de l'expres-sion dans la plira.se de Racine, ainsi : sur toutes les choses qui ont de l'apparence d'une faute. Quant k l'exemple du présiilent Hénault, le de est sans doute amené par l'tdverbe de quantité bten qui le précède.

— 8VN. air, mine. Le» auteur» .!'- '

joignent d'onlinaire physionomie;

mie ne s'appliquant qu'au vi^s""

synonyme de mine et d'air <;

la personne. Mine ot air sont i'

railleplusie -. c'est que mine se rai ,

plutôt k l'api la personne , et tir |

tux manières et au maintien. L'n homme de bonne

mine, c'est un homme dont U personne est d'un noi,

aspect; un homme de bon air est un h^

les manières sont bonnes. In malade n

mine, quand des tignesdu retour de !a «m., ji i.i-i

nifestenl. Un jeune homm- a meilleuf r<,qatcd i)

s'est ha'"''"'' * i» r...i'i"<t"> du moud».

111^ ;vert, intuvais nom oe pi'i"

aire, f ^ .. ' '"• Mais se vostrilnemisoni

demtleaire.towei.s. Ijxiii**. Rtr estas fel et de put a'.r», harii dc frauce, L u, p. «7. Nés fu de Utievie et nourri de voetr* tire, oti csNot, area.

AIR

AIR

Aïs

Il m* s. C'est une ladrerie spirituelle qui a quelque air de santé, mont, i, «î.

— ÉTYM. Provenç. aire; catal. ayre; anc. ital. aire {cuore di bon aire). Les dictionnaires confondent air, fluide gazeux, et air, manière, façon. Il est bien difficile de voir comment l'air atmosphérique aurait fini par signifier l'apparence, la manière. Diez a senti la difficulté, et il tire air dans le second sens de l'allemand art, manière, façon. Mais on ne voit pas comment le i aurait disparu. Dans un travail subséquent, il est disposé à réunir air de l'atmosphère et air manière, par le sens de souflle, spiritus, qui, donnant esprit, conduirait à manit're, caractère. Le vieux français, à ma connaissance, n'emploie pas aire dans le sens d'air atmosphérique; et il a air auquel il ne donne pas le sens de manière. Le provençal, qui a aer, air atmosphérique , ne s'en sert pas pour signifier manière, non plus que l'ancien catalan de son aer, et l'italien de son aer ou aère. Le provençal et l'espagnol emploient aire, ayre, dans le double sens de manière et d'air atmosphérique : c'est donc sur aire seul que porte le double sens ; c'estaiVe seul qui a permis une confusion ; car en effet aire (voy. aire) existe, dans l'ancien français du moins, avec le sens de place et nid.Voici dès lors commeut je conçois la filiation des sens: place et nid; demeure, famille; qualité, manière. Puis air et aire se seraient confondus dans les langues romanes. Air de vent et aire de vent est un exemple d'une confusion analogue. C'est, je crois, la fauconnerie qui, en signalant le faucon de ion aire, a permis le passage d'idée entre aire, nid, et extraction, famille, qualité.

t AIRAGE (è-ra-j'),i. m. Technologie. On nomme ainsi l'angle que forment les ailes d'un moulin à vent , ou mieux la voUe de chaque aile , avec le plan de leur circulation , lequel est perpendiculaire à la direction du vent; et, chaque aÛe étant une surface gauche, l'airage varie généralement de 9 à 2« degrés, aux différents points d'attache de la voile, legoa-

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