‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 92 sur 504 · RANT · texte numérisé non relu

RANT

— ÉTYM. Air.

AIRAIN (è-rin),». m. || 1° Alliage de cuivre et d'étain , plus sonore et plus fusible que le cuivre. Statue , vase d'airain. Le fer etl'airain, n'étant plus polis par lesCyclopes, commençaient à se rouiller, fén. Tel. II. Aussitôt on assembla des ouvriers pour travailler sur le fer, sur l'acier, sur l'airain, id. '!6. xii. Tandis que l'ennemi, par ma fuite trompé, Tenait après son char un vain peuple occupé, Et, gravant en airain ses frêles avantages, De mes Etats conquis enchaînait les images.... rac. Mithr. m, < . La campagne autour est couverte d'hommes qui taillent et qui coupent, qui roulent et qui charient le bois du Liban, l'airain et le porphyre, la brot. 6. || 2° Un ciel d'airain, sécheresse excessive. Les cieux par lui fermés et devenus d'airain, rac. Athal. i, t. Le ciel est d'airain sur .sa tête,B0SS. Pass.i,3. L'Egypte, ce climat si fertile sous un ciel d'airain , j. j. rouss. Sciences. Il 3° Un front d'airain, un front sans pudeur qui ne rougit jamais. Ce sont des monstres [ces femmes] qui ont un front d'airain, sÉv. 462. Pour le nier il faut avoir un front d'airain, boss. Avert. f. S'étant fait un front d'airain, il fit semblant de ne pas le reconnaître, hamilt. Gramm.n.\\ Un front d'airain signifie aussi une attitude inébranlable. X ces adversités oppose un front d'airain ; Reçois d'un visage serein La nouvelle de ta défaite, chaul. La vie champ. Il 4° Avoir un cœur d'airain, être impitoyable. Il 5° En termes de mythologie , le siècle d'airain, le siècle intermédiaire entre le siècle d'argent et le siècle de fer. || Un siècle d'airain, un temps de calamité. Il 6° Un mur d'airain, une barrière infranchissable. Il 7° Fig. et poétiquement , canon. J'entends l'airain tonnant de ce peuple barbare, volt. Alx. II, 6. 118° Cloche. Les pontifes saints autour de mon cercueil. Appelés aux accents de l'airain lent et sombre, A. chén. 90. Ou l'airain gémissant, dont les sons éperdus Annoncent aux mortels qu'un malheureux n'est plus, lamart. Médit. J. 5. Écoutez.... l'airain sonne, il m'appelle, il vous crie Que l'instant est venu de sauver la patrie , de- LAV. Yêpr. Sieil. iv, 4. ||9° Dans le langage de l'Écriture, l'airain sonnant, un vain bruit. Les vérités les plus terribles ne sont pour eux qu'un airain sonnant et une cymbale retentissante, mass. Parole. Nous ne sommes plus pour vous qu'un airain sonnant, ID. Car. Inconst. \\ 10° En termes d'antiquité, airain de Corinthe. C'était un composé d'or ou d'argent et de cuivre , dont on coulait des statuettes et des vases fort recherchés. || Proverbe. Les injures s'écrivent sur l'airain et les bienfaits sur le sable; on

se souvient des unes, et on oublie facilement les autres.

— HIST. III' s. Sonent baisines d'arain et de métal, iionc. p. 78. Eareim multdcgrant manière prist de dous citez Adade7.er,Bethe e Beroth, Rois. (47. Il XIII" s. Ne keuvres [cuivre] , ne arains, ne estains, ne fiers, tailliar. Recueil, p. 25. Arains, coivres et tout autre manière de métal hors mis or et argent, monneé et à monoier, chascun fès à home, soit petis soit grans, doit obole de rivage, Liv. des Met. 304. Par devers destre [il y] a un oisel; D'arain est trestous trejetés; Onques mais ne fu veUs tes [tel], FI. et RI. 4 086. || xiv* s. Li marissaus [ le maréchal] a bien tout che l'ait acordé ; Il a un cor d'arain grailloët et sonné, Baud. de Seb. X, 748. Il XVI" s. Œil d'airein, quand l'œU est rous, fier et estincelant comme un lion : ainsi les ont les ladres, paré, xv, 6.

— ÉTYM. Provenç. aram, eram ; portug. arame; espagn. arambre, alambre ; ital. rame, cuivre; de aramen, airain, de .rs, airain, cuivre. Comp. l'allem. eisen, fer; angl. iron; goth.eisarn; celt. iarunn; sanscr. ayas, fer.

AIKE (ê-r'), s.f. Il 1° Surface unie et dure où l'on bat les blés. L'aire d'une grange. || 2° Toute surface plane. L'aire d'un plancher. L'aire d'un bassin, le fond d'un bassin. Aire d'un pont, partie sur laquelle on marche. Aire d'une maison, espace compris entre les murs. Il eût fallu commencer par nettoyer l'aire et écarter tous les vieux matériaux, J. J. ROUSS. Orig. 2. || 3° Enfermes de géométrie . surface terminée par des lignes, eu égard surtout à l'évaluation de sa superficie. L'aire d'un carré, l'aire d'un triangle. Appliquant l'attention de mon esprit à l'aire qu'ils renferment, DKSC. Médit, e. || 4° En astronomie , l'espace parcouru dans un temps donné par le rayon vecteur d'un astre. Toute planète décrit des aires égales en temps égaux, volt. Newt. m, 2. Quels sont, dans les révolutions des planètes, les rapports des aires parcourues en temps égaux? j. j. ROuss. Sciences. 2. || 6° Terme de marine. Aire de vent, direction du vent. On distingue trente-deux aires de vent principales. OueUe aire de vent devionsnous tenir ?CHATEAUB. Uin. a, 9) . Plusieurs marins font ce mot du masculin et l'écrivent air; c'est une faute (voy. air). || 6° Nid, c'est-à-dire surface plane de roclier où l'aigle fait son nid, et, par extension, nid des grands oiseaux de proie. C'est un aiglon qui retombe dans son aire, i. j. Houss. Ém. n. Il 7° Le plus petit des bassins carrés d'un marais salant. || 8° Dessus d'une grosse enclume. Il 9° Terme d'eaux et forêts. Couper les bois k tire et à aire, les couper entre les lisières marquées, en ne laissant que les arbres de réserve et sans choisir çà et là. Il 10° Ontrouve aussi, en termes de marine, aire pour vitesse , sillage d'un vaisseau ; ce navire a de l'aire (voy. erre).

— HIST. xn" s. Les aires des salines [areas sali; narum], Machab. I, ch. 2. Il est Tenus à l'aire [place] où celé est qui ses bons Est preste d'asseuir

[suivre sa volonté] aueep. le bast. Romancero,

p. 34. Salomons de Bretaigne fu en pié en mi l'aire [le lieu de l'assemblée], Scuc. xxxi. Quant il vindrent al a're Nachor, Oza estendid sa main vers l'arche. Rois, 4 40. Fist l'emperere el paleiz faire Banc à siège envirun l'aire, wace , JRou, 8275. Il xiir s. S'il s'enfuioit, le edefises de se [sa] maison seroit abattus ; et li meuble et li aire seront l'eveske, tailliar. Recueil, p. 5H . À terre l'estut sommeillier; S'ele dormi, ce ne fu gaires; N'ot pas toz jors gea en aires, ruteb. ii, 4)9. Quant li ostoirs [autour] se fu assis, Ses oiseaux [ses petits] laidist et blasma. Par maltalent leur reprova , Que vingt ans ot aire tenue, Unques si grant desconvenue Si oisel ne li firent mes, marie, fable 80.

Se tu veus trouver l'aire du triangle equilatere

Comput, f 46. Et certaine chose est, se la meson ardet, l'en ne doit pas loage ne de l'aire ne des pareiz, Liv. de Just. 4 34. || xiv" s. Chacun sextier dou meilleur, qui es aires dou dit Pont sera vendu, DU GANGE, aéra. Nidos seu ayres avium de rapina, DU CANGE, area. Desoresnavantà tous jours li ditreligieusse souffreront de clore et de bailler àprez, à aires ouà autre waingnage [pâturage] plus que clos et baiUié en ont , id. «6. Au trait d'un arc de leur dit aire [des éperviers], Ménagier, m, 2. || xv" s. Une aire de bois contenant environ demi arpent , ID. 16. Aire de marais salant , id. 16. Aires où se font les lins, m. t6. Icelui Bustor dit qu'il estoit bon maronier [marinier] et qu'il savoit bien en quel are de vent la lune et le soleil estoient, ID. th. H XVI" s. Le vaultour est chose bien rare, et mal aisée à veoir, et ne treuve l'on facile-

ment leurs aires, amyot, Rom. 44. Afin que ladite eau soit bien préparée et eschaufTée auparavant qu'elle soit mise dedans les aires salans, palissy, 253. HelasI pren donc mon cœur avecque ceste paire De ramiers que je t'offre, ils sont venus de l'aire De ce gentil ramier dont je t'avois parlé, rons. 4 64. En cependant que les rides ne font Cresper encor l'aire de notre front.... id. 4 47. Ores en un aire environné Du bien de Cerès engrainé, garnier, Porcie, II.

— ÉTYM. Area. Aire est tantfit féminin et tantôt masculin, comme oire dans le sens de façon, manière (voy. AIR, 2). Dansle bas-latin, on trouve aéra, nid, aéra, place à battre le blé, aerea, aria, air ta , emplacement non cultivé , étahie à porcs .

AIRÉE (è-rée), s.f. Quantité de gerbes qu'on met en une fois sur l'aire d'une grange .

— HIST. XIV" s, Le quel Pierre avoit perdu deux solz en une arée ou place où l'on bat le blé, do GANGE, areo.

— ÉTYM. Aire.

AIRELLE (è-rè-l'), s. f. Terme de botanique. Sous-arbrisseau (vaccinium) portant des baies dites aussi airelles, grosses comme la merise, noires, violacées, aigrelettes.

— ÉTYM. Portug. airella.

AIRER (è-ré), V. n. Faire son nid, en parlant des oiseaux de proie. L'aigle avait aire sur un rocher escarpé. H II se conjugue avec l'auxiliaire oioi'r.

— ÉTYM. Aire.

t AIRCRE (è-ru-r') , s. f. Terme de minéralogie. Extrémité d'une veine de charbon de terre, qui finit en s'amincissant.

— ÉTYil. Aire.

Aïs (ê),i. n». Il 1° Planche de bois. Il se trouve derrière un long ais de menuiserie que porte un ouvrier, LA BRUY. 4 4 . L'un me heurte d'un ais dont je suis tout froissé, boil. Sat. vi. Sur l'ais qui le soutient auprès d'un Avicenne Deux des plus foris mortels l'ébranleraient à peine, id. Lutrin, v. Âces mots, il saisit un vieil infortiat. Inutile ramas d« gothique écriture. Dont quatre ais mal unis formaient la couverture, id. ib. Ses ais [du lutrin] demi-pourris, que l'âge a relâchés. Sont à coups dt maillet unis et rapprochés, id. ib. m. La table où l'on servit le champêtre repas Fut d'ais non façonnés à l'aide du compas, la pont. Philém. Six douves de poinçon servaient d'ais et de barre, Régnier, Satin. II. On mange sur un ais dans le carrosse, sév. 425. Ce fut bien pis quand l'homme de Mayence [Gutenberg] eut imaginé de serrer entre deux ais la feuille qu'un autre fit de chiffons réduits en pâte. p. l. COUR. I, 240. Il 2° Au jeu de paume, un coup d'ais, le coupque la balle donne de volée dans un ais qui est du côté du service. || 3° Sorte de planchette à l'usage des relieurs. || 4° Établi sur lequel le boucher débite la viande. || 5° Outil du fondeur en sable.

— HIST. xiii" s. Me fet crever le cuer ou ventre Li ors vens del pertuis punais ; Miex vosisse estre sor un ais D'une privée [latrines] où me geùsse,/ipn. 47470. Lorsveïst on celés et cens Qui en la chambre erent

adès, Hurtez as parois et as es Lor chies [têtes]

Z,'escoM/!e. Nous entendons decerteinque touslesesde vostre nef sont tous eslochez, joinv. 283. || xv" s. Et là le [le pont] trouverent-ils fort pourvu de Flamands qui le defaisoient ce qu'ils pouvoient; et quand ils en avoient osté un ais , ils le couvroient de fiens, FHOiss. n, n, 475. Le dessus du pont estoit couvert d'aiz seuUement pourlapluye, comm. iv, 9. Il se força tant, qu'il arracha l'ais percé du retrait et le repporta à son col, louis xi, Nouv. lxxii. Deux charges de aes ou assennes, ducange, aes. Jehan, qui avoit sur son espaulle ung aes, id. ib. Il XVI" s. Il rompit un ais qui estoit entre la chambre de sa maistresse et celle où il couchoit, marg. Nouv. I. Je ne sçay s'il le demande [relié] en aix de bois, ou en aix de papier [carton], desper. Cymbal. 74. Ung infini nombre d'aisses semées de poinctes... pour la deffence d'une bresche, carl.

— ÉTYM. Berry, aïs, prononcé aisse ; espagn. exe ; portug. eixc; \\ai. asse; de assis, planche.

AISANCE (é-zan-s'), s. f. jj 1° Absence de peine, facilité. Porter avec aisance un fardeau. Il 2° Liberté de corps ou d'esprit. Il fait toute chose avec aisance. L'aisance de ses manières. La liberté et l'aisance doivent régner dans les conversations. Il 3° Etat de fortune qui permet de se procurer les commodités de la vie. Il est dans l'aisance; il jouit d'une honnête aisance. Ces gâteaux étaient iea seuls présents que Virginie pût faire de l'aisance de l'habitation, bern. de st. p. Paul et Virg.\H'Av plur. Lieux , cabinet, fosse d'aisances; latrine;

98 Aïs

Il fr Terrn«i 'i eonv:

:i»i entondent parla, y ,1 [Hjurtant de» gen» d*lliffrir ce mot, à cau»o do

,11 . *u pl'i--'"! , - i-ii i:ni;n« ,

••uMinent i ' l'-'''

.1 uil r.fsl' ■'0.

.. Itulil. (01 :i. ( i-lte

!il de rendra ce qu'ils

.,1,1.>. xoMT. Il, 32». I-'aysaiico

sgojillcr vin passant , m. l, *oi.

jinlm ou terre lalnjurablo, esublo,

1 aisances contre un mur ineloien, il y

• ■• mur, WTsïL, 3»i. 11 avùit à faire

I ...in» trouver aisance d'eau cjucl- , /■ „ip. U. Kt Mtoil une Ijello assiette

un camp à «cureté, ayant commodité ,: ,, toutes choses, ID. tlariut, 3».

— ETïM Aiie. On trou»-e danf les contrau de

T^nl^de la fin du xv it. : Maison, court, puits,

j,, ,ces et appartenances, ainsi quelle se

■ là, selon M. Léon de Laborde, lieux

dni.i.M- q.ir abus). .

* aIS<:eaU (è-«A), '■ "». Terme de tonnellcne. Ir-,^,,,,,.' it ri-courbé qui sert à polir le bois.

), 1. ^. Il 1" Sentiment do bien-être et de r, . i. lU avaient toute l'aise que la situation

comporuiil. L'aise est vive et peut .se manifester par des mouvements du corps. Tressaillir d'aise. Saint Jean l'entend et il sauted'aise , BOss. Il , Vwi(. t .Ce p6. cheur d'aise tout transporté , cor.>. C. Sonc.v , h. Vous le pardonnerez It l'aise de vous voir, lo. le }lent. i, 6. L'aise de voir ta terre k «on pouvoir soumi.se , id. Pnmp m, «. Ne dois-je point encore en tùmoigner de l'aiscTiD. Ki'dée, l, 6. Kn l'aise de la victoire Bien n'est si doux que la gloire, majlu. u, a. Aime.... m.iinlenant l'aise de nos yeux, id. Il, 8. Sans jamais en son aise un mal-aise éprouver, id. j, ♦. l'rince, l'aise et l'amour des Ames et des yeui, racan, ionnet. Il î'Êtat commode etagrtable, liberté. Il est à son aise partout, comme s'il était cliez lui. J'éuis là bien à mon aise pour mentir, ciUTKAt'B. Itin. a«». ;eme trouve fort à mon aise toute seule, sRv. ru.

II est bien à son aise quand il est avec elle, id. mo. Que j'en ai de vous voir belle et bien à votre aise, RtoNtKR , SaC. XIII. Voilà les ecclésiastiques bien à leur aise, PA.SC. l'rov. ». || A votre aise, elliptiquement, k votre commodité, quand vous voudrez. || Être mal àson ai.se, être indisposé. J'étais mal àmon aise, gty. 3&». Quand l'enfant pleure, il est mal à son aise, t. I. Rouaa. km. i. 1| Etre mal à son aise , être embarr ' '■ int lui U était mal à son aise. Il 8" M i'un à son aise, l'encourager, dissiper sa ii... .... I.C prêtre l'écoutait, le mettait à

son aise, i. )■ Roi:ss. Êm. iv. || Se mettre à son aise, pousser la familiarité jusqu'à l'oubli des convenances. Il se met à son aise partout, et nulle considération no le gêne. || 4* Familièrement. N'en prendre qu'à son aise, travailler en son temps, ne faire que ce qui plaît. Il 6' En parler àson aise , discourir de sang-froid des choses au succès desquelles on n'est pasiDléresié. Vousen parlez bien à votre aise, pasc. Prou. - *■ — *" ..»..i«. i...... h l'aise, uol. Fem. tav.

n, ». \ . ■z,iu. iVo/. ylmp/t. Ce

mi<M d en parle bien à son

.1: ' lui dit qu'il en parlait

r .im. to. ||6* Être, vi-

vr<! ^ !wn aiso , iiru dau.4 une situation de fortune modest*- , mai» heurr>ii»i<. Des lnuiin(ips toutes purrs n-- : '• , mol. le

Itfiurii <.'Ui ([u'au-

t. • \.i.i ,1 .s 111 «is'j ■! i...;(i pourvu,

I ri. 1. 1, p. 4«s. L'argent est r.-iro, c'est

y ,10 les pysans sont à leur ni.sc, j. j.

K . //' 1, S). Celui qui travaille est .lu.^si .'k son .11 ■■ ';ii" ■ "hii qui a cent écus de frpnii vk.s travnillrr, M.iMrrso. Ftp. xxui, 2». ' nme

bii'n riclie, bien à «on aise, s*v. <"•" sont

m\\ à leur aise, pa.sc. Pror. » lilaJo que

de trop d'aise, se dit d'un i i qui a de

tr*-|ii<>iiti'< incommodité». || V . • r,-.-)^, !n i

i<"in»r\i, commodément. U ni ; ...

n3»if il lit chei lui paii fi ^'.ic

coattriiciinn). Je ne .i ' aise.

f, »■ S. f. plur. Les co- r-u ae

"■■"'>'■'"« di< vnn- vos aises,

r: - M. ,V.Tm. u. . ^„>il »-esl

(»!("» f{ qui ton 1.- t ■ , per-

»«.nn». t» »«• T II. i ,.<,lj].

Aïs

'I! <l-t .lises de l.i w.- (|im, quoi-

■ permivs, ne l.iisvr.t pas de fo-

menti.r u rtiiellion de la chair , Buuhh. Cartmt,

j 1. 1, p. •«. Il »• X l'aise, loc. adv. Commodémeut,

1 111 • ru.'nn est assis à l'aise aux sermons de

II. IX. Celui qui n'a de partage avec ur vivre à l'aise bon patricien, veut êirf * RROY. «. Il Mettre à l'aise , don-

ner . Les «pecuteura étaient fort ser-

rés; on le. iiiit à l'aise avec ■!■ "'on ap-

pirls. Il Kig I.'eupédient pour rc: ihle un

auteur si ■ ment cin.i.Ji'in; dans son

style , c'i ; insées plus à l'aise dans

une juste cini.iuc ■..: ....>04jur». || À «on bel aise, loc. ndv. X son aise. X «on bel aise aura lieu de s'instruire, Ui PONT. lfoie<. UKonUiiie a fait ici aise du masculin ; aise «n effet a été longtemps d'un genre indécis; mais aujourd'hui il est fixé au féminin ; et il ne faudrait pas employer cette locution de La Fontaine.

— HEM. Ixiculion vicieuse : On ne peut pas avoir tous ses aises; dites : on ne peut pas avoir toutes ses aises.

— SYN. aises, couhoditês. Les aises disent quelque chose de voluptueux et qui tient d<> i ■ rii,,l!,.<ise. Les commodités expriment (|iiclque cl ' ilite les opérations ou la satisfaction d.' , et qui tient de l'opulence. Les gens délicats et valétudinaires aiment leurs aises, l^s personnes de goût, et qui s'occupent , recherchent leurs commodités,

OUIZOT.

— IIIST. xif s. Car qui a à la gloire celestial partir,Li covient estre el cors à les eiscs fuir, Ensi cum sain/. l'olz dict.... Th. le Uarl. 7». Jamais [nous] n'aurons tel aise (facilité] de nos hontes vengier, Sax. VI. Il xiu" s. Lors furent li noslre moût à aise et moût riche , villkii. cxxxii. || iv* s. L'aise que j'ay, dire je no sauroye, en. d'orl. Iliil. -i». En ce morlel monde ne faut y prendre ses aises ni constitiiersa fin , al. ciiart. ConioJad'on des {rois tertus. Et ainsi qu'ils venoient [les Écossais] , ils se logeoient à l'usage do leur pays, et n'avoient pas tous leurs aises, pp.oiss. u, n, a.i&. C'est un mol chevalier qui ne veut autre chose que ses aises, de boire et de manger et do aloer le sien follement, id. ii, m, <a. Je le remercie grandement des licaux presens qu'il m'a présentés; mais ce n'est mie l'aise ni la paix du roi d'Angleterre, mon.«cigiieur, que je les retienne, m, I. 1, 300. l'our avoir l'aise de eux et de leurs chevaux, id. il, ii, 3. U roy d'Angleterre lequel aymoit fort ses aises et ses plaisirs, coMii. iv, 3. Et prièrent ledit Antlioinequ'il se parteist de leur escot et les laissastàleurprivéct faire leur aise, ducance, aisamenla. || xvf .s. Ne pleurons plus si ce n'est de grand'aise, l'uis qu'envers nous l'ire de Dieu s'appaise. Tant nousaymant, que de morlel mesaise Tire le roy. marot, u, 273. El de ma part, tant pour vastre ai.se que pour la noslre, il vous en prie autant que luye'tiWd'ilile.MARG. Lett. 1. Je sens voslre aise tel poiirnvitir .ilmc la Mareschalc avecques vous, qu'il ne vous jouvicnl de vos amys, id. t"6. 2. Là, assisà nos aises, chacun dira quelque histoire, mako. Nouv. Préface. Vous en parlez bien à votre aise ; mais.... ID. Nouv. <8. Elle veqiiit longtemps, par sa finesse fort à son aise ; —c'est un aise bien malheureux, dit Oisillc, quand il est fondé sur le péché, ID. i6. xxxii. Se mettre à son ayse, mont, i, 8. L'ame doibt faire luiro jusques au dehors son repos el son aise, id. i, t76. Les sœurs de l'oriielte estoient jalouses de son aise, el de ce qu'elle marchait la première, nasm. Contes, cxxu. l'uis l'ayant prié de prendre .son aise [de s'asseoir], commencèrent à deviser de diverses choses, TVER, p. «as. Le reste de l'armée eut tout loisir de marcheràson aise jusques là, amyot, Fab. 17. Ceste noiivcllo joye sunenue Jiar dessus l'aise de la victoire.... ID. J/ariia, 38.

— f.TYM. Bre.ssan, Ho ; franc-comtois, ose; bourgnign. oie; wallon, d/i«; namurois, m/"- : '^r..vn,^r ais; anc. ital. «ijtio; ital. mod. agio ; n

portug. a:o ; angl. «o/e; anglo-s.n.

facile; vieux sax. ddhi,dl/ii,fan' .iti.ad-

fioù.aise; corn, aiiio, mettre à ! rtt. l'as,

ei, aisé. Mot d'uriginc incertaine. Ui. l'a rattaché au

gothiqtie aii'li. aisé. Quant au basque, aùi'a.atii'na.

il parait venir du provençal et non en ■' "

En somme, il y n dans l'allemand etda

unr '■ "i,oi, atf, quiest sansuuui<.'i.>.^<uiv<

du I

AI-! ,. (irfj. Il !• Oui a de l'ii«" iTiii est mu-

tent Combien \\ sera aise, en .'i; telle I Je suis aise que vous ayez r forlaiae. On peut juger ai Camille âtailaue, ut font. roHrt. Ole éUit aise de parler à quelqu'un, stv. i3.

ATS

I Ile ne pmu.-iit rien promettra - ■ ^\ «i aiie,

Voit. Let. 6e. Ce que vous me .: ■ aise, mol.

Fett. 11, 2. Votre lettre me l ^.cu wiin el

me fera bien aise, p. L. cot;a. Utl. i, 97. Elle eu sort pins aise de s'être acquitta d'un devoir onéreux où elle n'a trouvé rien de plus consolant que le plaisir ue le voir finir, Mass. Car. Chute, Tiédeur. Celle joie d'un pire toujours aise de voir aes enlants, m. Conf. Zrle pour let dmtt. Aussi aise d'être employé aux ministères les plus obscurs qu'aux plus éclatants , m. Conf. Vicet. Je suis bien aise d'apprendre cela , UOL. .Scapin, u, 8. Je suis bien aise de celle rencontre, id. Uar.f. s. J'ai voulu vous parler en secret d'une affaire, Et suis bien aise ici qu'aunin ne nouséclaire. id. Tari, m, 3. Mail vousserie;| .■ lui fort aise d'oiii'ir. i;i,i..s. Agétit. D, 7. Je serai I rt aise de vou».; pays,f*K. Tél. viii. Vous se-

rez bien aiv- r Nestor, id. ib. xii. On fut

aise de le visiler, avant que la cour y vienne , sev. 398. Il Je luis aise que, veut le subjonctif: Il eit bien aise que vous lui ayez écrit.

— SVN. AISE, co!«TKKT.On donne ausai ravi oomoe synonyme; mais ravi est un terme " ■ - ' - ; 1;;^ grande énergie el sur lequel per

tromper. Aise et content expriment i ..i .. cUi

qui affecte l'âme agréablement ; mais on aura une idée de la nuance qui les sépare en comparant ces deux exemples : Je suis content de mon tort; je suis aise de mon sort ; le premier signifie que mon «ort me satisfait el que je ne désire rien de plus; le second signifie que mon sort me cause un sentiment de bien-être qui dépasse le contentement. Là est U distinction entreîes deux termes, qui se manifeste aussi dans celte phrase : Je suis aise que vous soyez content de moi.

— IIIST. zui* s. Or est ele moût aise , mais tost sera dolente, Berte, x. Je ne sui pas si aise oom le poisson qui noe [nage], *. ixxiu. Et mais [elle] i>e sera aise de ci qu'aura seû Se c'est Bêrte sa fille, ib. cxxiii. Je vous di que soies tout aese, que vostre estai plet miex à noslre seigneur en ce cas que ne fait le mien, jomv. <»8. || xv* s. Comment ils pourroienl faire pont pour passer cette rivière et les crolieres [fondrières] plus aise et plus scurement, fbolss. i, I, 133. El la tint toute aise selon son estât [le sire d'Aubrccicourt qui reçut la reine Isabelle] , m. l, l, 12. Et si en mourray plus aise (si vous accomplissez mon vœu], id. i, i, «7. Un souper est Lintost passé, vous serez demain plus aise [mieux traité], LOtns XI, Souv. ictx. Il xvi* s. Des tristes tristeur destoumoil, El l'homme aise en aise tenoit, marot, lu, S32. La bonne comtes.se a esté très-aise de veoir que le roy se i>orte bien, mabo. />■«. 38. Je suis bien aise que vous estes de mon o: : v • x. Auguste fut bien ayse d'av. I-K.

Ceux là sontpleins et ay^>'•^ 11. ii'->, '(li I" ■'■-..1 in"

fias seulement entretenir leur maison, mais enc<'rp~ a combler de rese^^■es, la BoeTir,, «»». Les uns Lien aises de son malheur, amyot, Timol. *o.

— ÊTYM. Provenç. ait (voy. aise. t. (.). AlSÊ, f.K (è-zé, zée^, adj. || !• Qui sf

est sans peine. Tout deviendra aisé. Il • prouver. Il éuit aisé à la reine d>' grandeur qui lui était naturelle, ko

II était encore plus aisé au rque de les armer. iD.ib. Ce b

ce cceur est embrasé. Trouver,. >- .

pos.sible aisé, rotr. Vencefl. v. ï.

aisé de m'obtenir de moi r..n\ t,

vous êtes heureuse I et i; i un

aisé remède à tous vos . -

.Sans doute il est aisé de

Zaire, IV, 7. Il est aisé .

et à quelles contention^

Pentia , t. i , p. 36». I

]r 'Uient les remni,:

r, \.- leurs égaiWBci

I 111, cliarmer les sens, piquer la cuno-

si: - l'amour-propre, rendre U tm aisée,

commode, agriaUe, moUetliMlicicose, m. i6. p. its. Voira profession et tous tes «Dga^meots, bien ' iicore pour TOUS un fanleau auaci pelaient ou qu'ils vous le semblaient, Toas iii.>irii.ii..iM aisés, et vous porterer '- ■ ■ • '-i Seiimeur arec une sainte aUèfroM, i: '•*.

n V A des places, des rangs, dcapr^..- où la

loa cMbMuooup plusprédmae, |Jus délicate,

lé* à Ummf que dans les aaues, id. A. t ui,

p. 4««. Gloire aisée, lue. Phid. n, 4. Vous avez

trouvé toutes eboaa* si «Mes qu'elles se pouvaiea

Aïs

Aïs

AJO

quasi faire d'elles-mêmes, balz. Liv. iv, lelt. ts. Il Cela est aisé à dire, se dit quand quelqu'un donne un conseil difficile à pratiquer et qu'il n'est pas obligé de suivre. || 2° Où l'on est à l'aise. Route aisée. Une voilure aisée. Un habit aisé. Des souliers aisés, larges. || 3- Fig. Libre, dégagé. Une taille aisée. Un air aisé. Mouvements aisés. || 4° En termes Je peinture, pinceau aisé, celui dont la touche est franche, libre, facile. En gravure, pointe aisée, celle qui est nette et coulante. 1 1 5' Peu sévère , relâché. Une dévotion aisée. Une morale aisée. || 6» Facile, agréable. Des vers naturels et aisés. Manières aisées. Ohl que j'aime bien mieux cet auteur plein d'adresse Oui, sansfaire d'abord de si hautes promesses. Médit d'un ton aisé, doux, simple, harmonieux.... Bon.. A. P. in. Il 7° Oui jouit de quelque fortune. C'est un homme aisé. Cette famille est aisée. || 8» Familièrement. Cet homme n'est pas aisé, il est d'une humeur, d'un caractère difficile. || Cet homme est aisé à vivre, il est d'un commerce facile et doux. Les conditions les plus aisées à vivre selon le tp.LMiili; sont les plus difficiIes;ivivreselouDieu,PASC.P.;(!s.<9. Il 9°S.m. plur. Les gens à leur aise, qui ont quelque fortune. La taxe des aisés. Le rôle des aisés. Vieux en ce sens. Il Aisé suit d'habitude son substantif.

— REM. Il est aisé (impersonnel) prend de avec l'infinitif : Il est aisé de voir. Cependant, au temps de Descartes, cela n'était pas constant : Il est aisé à remarquer que cette altération estsentie, desc. Pass. I, 83. Mais aisé prend à devant un infinitif dans les autres cas , c'est-à-dire quand il n'est pas employé impersonnellement : Cela est aisé à faire ; homme aisé à vivre. Mme de Sèvigné a dit aisé à, dans le sens de qui se laisse aller : Si j'étais aussi aisée à succomber à l'envie de vous entendre.... 402.

— SYN. AISÉ, FACILE. Ils marquent ce qui ne coûte pas de peine. En ce sens ils sont à peu près synonymes, et il est difficile d'y saisir une nuance, malgré les efl"orts des auteurs pour en signaler. Une démonstration aisée , ou une démonstration facde ; cela est aisé à apprendre, ou cela est facile à apprendre, ne présentent pas de distinction bien sensible. Mais les distinctions deviennent manifestes dans les emplois dérivés : un habit est aisé , et non facile ; le cœur, le caractère, un homme, sont faciles, c'estjKlire qu'ils inclinent à des actes d'indulgence et de bonté, et non aisés. Mais on dit également facile à vivre, et aisé à vivre. Une chose est aisée à croire, c'est-à-dire à être crue; mais une personne est facile à croire, c'est-à-dire qu'elle croit facilement.

— HIST. xiu' s. De quoi je sui certein que se il eussent esté en leur cloistre , U ne fussent pas si aisié comme il sont avec le roy, joinv. 288. L'un des poins de la loy Haali est que quant un homme se fait tuer pour faire le commandement son seigneur, que l'ame de li en va en plus aisié cors qu'elle n'estoit devant, id. 260. || xvi" s. Et s'il te plaist, menu les briseras , Aussi aisé comme un vaisseau de terre , MAROT, rv, 228. Au demeurant vous m'avez laissée en une compaignie tant aisée à vivre, que je n'ay encores ouy une seule parole que une seur ne deust dire à l'autre , mahg. /.e«. xcvm. Enfin, Cinua, je t'ai rendu accommodé et si aysé [à son aise, riche] que.... MONT, i, 129. Ils sont plus aysez à concevoir qu'un conte de Boccace, m. i, (80. A mesure qu'elle se treuve plus molle, il est plus aisé à y empreindre quelque chose , id. l, <99. Je suis bien aysé que les tesmoings nous sont plus à main où nous en avons plus affaire, id. i, 309. J'avais prins un cheval bien aysé, id. i, 52. Un mesme pas de cheval me semble tantost rude, tantost aysé, id. u, 324. Ceulx qui estoient plus aysez desfrayoient les plus nécessiteux, id. i, 175. L'aysé et le malaysé lui sont un, ID. Il, <5). Sa voix estoit doulce, sa langue diserte et sa parole aisée, amyot, Péric. <<. Il n'est pas aisé de dire quelle raison l'en détourna, w. Fab. 34. Entendement aisé [vif, pénétrant] , id. Marcel. 27. Son père luy faillit en l'aage de sept ans , et le laissa assez aisé , car son bien ne valoit gueres moins de quinze talents, id. Démoslh. 6. Quant à Marins, qui estoit pesant et mal aisé de sa personne , amïot , Marius, 67.

— ÉTYM. Participe de l'anc. franc, aiser, aisier, faciliter; picard , aiîrf ; provenç. aisado ; angl. easy

(VOy. AISE).

AISEMENT (ê-ze-man) , s. n. Commodité. Â son point et aisément, à ses bons points et aisements, à son aise, à son loisir. || Vieux.

— HIST. xiii" s. Si ferai je certainement, Se j'en puis avoir l'aisement, la Ro^e, 2<638. Je ne dis pas qu'en doigne [donne] quan' qu'en a requesté. Mais selon l'aisement que Diex t'ara preste, j. de meung, lest. 370. Aisemens d'hostel, c'est assavoir vaissel où

on met vin et tout aisément d'or et d'argent, du CANGE, aisamenta. Une place où ils pourront édifier à lor aisément une mareschaussée, id. ib. Entre les autres cozes que noz avons dites des aisements communs que cascuns doit avoir es quemins por aler et por venir pesivlement, beaum. xxv, 25. || xiv s. Le prisonnier demanda pour Dieu au dit sergent qu'il le defierrastipouraller faire son aisément [ses besoins] , DD CANGE, ib. Louis fit fuir le dit sergent tout au hors de son lit, le poursuivit jusques à uns aisemens où il s'estoit retrait, id. ib. || xV s. Vous veez tous les aisements de céans; veez là mon lit, et là sus gissent mes enfans , fboiss. u , u , 157. La tierce bataille eut le roi pour son corps, et grand foison, selon l'aisement où il estoit, de bons chevaliers et escuiers, ID. 1, i, 284. Le deable, qui onques ne dort, resveilla ceux de Bruges à faire fossés pour avoir l'aisement de la rivière du Lis, id. u, u, 62. || xvi* s. Heureuse fut d'honneur et d'aisément La chère espouse à un roy tant heureux, j. mar. v, 88.

— ÉTYM. Ane, franc, aisier, rendre facile (voy. aisé).

AISÉMEPTT (è-zé-man), adv. || 1° Sans peine. Celui qui a l'habitude de mentir se parjure aisément. On n'aime point à passer pour une personne que l'on puisse aisément attaquer et qui ne sache pas se défendre, BOURD.&horf. 1. 1, p.498.Ne me demandez pas d'où vient qu'ils résistent si rarement à la tentation , qu'ils y succombent si aisément, qu'ils se relèvent si difficilement, id. Carême, 1. 1, p. 2»2. Obsédées de tant d'adorateurs qui les flattent.... et qui leur tendent des pièges , à quoi elles ne se ' aissent prendre que trop aisément, id.i6. p. 239. Mais qu'aisément l'amour croit tout ce qu'il souhaite !rac. Uaj.i, 4. Votre cœur aisément se montre magnanime, id. Iphig. i, 3. S'il est prêt à partir, il peut en ce moment Enlever avec lui son otage aisément, corn. A'tcom. v, 5. Je doute que le flot des vulgaires A.jmains X ce discours pourtant donne aisément l^r^, mains, BOU.. Sat. n. Ce que l'on conçoit bien s'énjûce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément,». A. P. i. Si nous ne savions qu'il est le fils d'un mortel , on le prendrait aisément pour Bacchus , pour Mercure , ou même pour le grand Apollon, fén. Tél. vu. Il 2° Commodément. Ce cheval va, galope aisément. Le discours marche plus aisément.

— SYN. AISÉMENT, k l'aise. L'emploi en est bien distinct. Aisément répond à facilement, et à l'aise à commodément. Où l'on marche aisément, on marche sans difficulté; où l'on marche à l'aise, on marche sans embarras ni gêne.

— HIST. xiv s. Plus aisiéement, if^naji('r,ii,6. Il XV" s. Entrementes fut le pont refait, bon et fort pour passer son ost aisément et sans péril, FROiss. 1,1, 27D, Il XVI* S. Aiséement , aMyot , Pliilop. <<.

— ÉTYM. Aisée et ment. L'adverbe régulier est, comme dans Amyot, aiséement, d'où, par contraction aisément. Aisément de Froissard est l'adverbe de aise.

t AISSADE (è-sa-d') , s, f. Terme d'agriculture. Sortp de pioche en fer pointue.

fAlSSANTE (è-san-f), s. f. Technologie. Bout de planche mince qui sert à faire une couverture de toit.

t AISSAUGUE, ASSACGUE ou ESSAUGUE (è-sôgh', a-sfl-gh'), s. m. Terme de pêche. Filet formé de deux ailes ou bras, avec un manche placé au milieu.

t AISSEAU (è-sfl) , s. m. Petit ais ou planche trèsmince, qui sert à couvrir comme la tuile.

AISSELLE (è-sè-1'), s. f. || 1° Cavité qui se trouve au-dessous de la jonction du bras avec l'épaule. Au printemps, on les [les vers à soie] arrose de vin et d'eau tiède : ils sont couvés sous les aisselles des femmes, FÉN. XDC, 470. Il 2° Terme de jardinage. Intérieur de l'angle formé par une feuille avec un rameau, par un rameau avec une branche, par une brancheavecunetige. || 3' Terme de marine. Aisselles d'une ancre , angles formés par la verge et les bras de l'ancre. || 4° En architecture, partie de la voûte d'un four, depuis la naissance de cette voûte jusqu'à la moitié de sa hauteur.

— HIST. xiu« s. Le roy sailli en la mer, dont il fu en yaue jusques ans esseles, joinv. 2t5. Et il mist le glaive dessous s'essele et l'escu devant li, et eust couru sus aus Sarrazins, se ses preudeshomes li eussent souffert, id. ib. ||xv* s. Messire Tresilienfut délivré au bourrel.... et puis pendu au gibet du roi parles aisselles. Ainsi fina messire Robert Tresilien, FROiss. '1, m, 76. Boutant son sac soubz sonesselle, Il vint racompter la nouvelle A ses compaignons, et comment II falloit faire sagement , villon , 2* Repue fr. Il XVI' s. Avoir l'eseille surette et les pieds fu- 1

mants, d'acb. Fœn. iv, 7. La puanteur des aiscelles vient.... PARÉ, XVI, 39.

— ÉTYM. Provenç. aissela; catal. axella; ital. ascela; du latin ajtti/a. Allem. Achsel; suéd. axel, anc. haut ail. ahsata;ga.ë\.achlaii,asgall,aslaich, bras, aisselle, sein.

AISSIED (è-sieu), s. m. Voy. essieu.

t AISSOX (è-son) , s. m. Terme de marine. Petita ancre à quatre bras.

AITIOLOGIE (é-ti-0-lo-jie) , s. f. Voy. ÉTiOLOCOï .

t AJOlNTER(a-join-té), v. o. Technologie. Joindre des tuyaux bout à bout; joindre deux planches ensemble.

AJONC (a-jon), s. m. Arbuste fort épineux, à fleurs légumineuses, dit aussi genêt épineux.

— HIST. XIII' s. Autres terres qui sont appelées adjoubs, DU CANGE, adjotum. Pour la moitié d'un adjoub, séant vers le bois de Arcies, id. ib. || xiV s. Pour ce que le dit Pierre Sarre, sans congié ou consentement du dit chevalier, en icelle terre ou fief, avoit cueilli et emblé certains biens et choses du dit chevalier appelez ajopus selon le langage du pays [diocèse de Luçon].... ajous sont défendus de cueillir et prendre sanz licence de celui à qui il appartient ; et yceulx ajous avoit mis sur une jument et sur une mule.... id. A. En laquelle terre avoit ajoous, is. ib. || xvi' s. Ajous, furze, sorte de genêt, coTGR. Dict. gall. angl.

— ÉTYM. Berry, aujon, ajon, ajonsi; bas-lat. adjotum, ajoudum. Los formes de l'ancien français et du Las-latin ne permettent pas de rattacher ce mot h jonc. Un adjoub, adjotum, est une terre plantée d'ajoncs. Faudrait-il y voir la préposition à et une forme altérée de genista? U y a, dans l'ancien français, jaam, avec une signification très-analogue : De bous et de jaam sauvage. Vie du bienheureux Thomas.

tAJOCPA(a-jou-pa),s. m. Espèce de hutte portée sur des pieux et qu'on recouvre promptement de feuilles et de ramée. Je te ferai avec les feuilles [d'un palmiste] un ajoupa pour te mettre à l'abri, BERN. DE ST. P. Paul et Virg. p. 72. La pureté de l'air et la douceur du climat nous permettaient de dormir sous un ajoupa au milieu des bois, id. ib. p. 107.

f AJOURÉ , ÊE (a-jou-ré , rée) , adj. Terme de bla- .son. Il se dit de pièces percées à jour.

— ÉTYM. À et jour.

AJOURNÉ, É'E (a-jour- né, née), part. poss. Il 1" Ajourné à comparaître. || 2° Différé. Nos projets sont ajournés.

AJOURNEMENT (a-jour-ne-man),s. m. || 1» Terme de pratique. Assignation, sommation de comparaître en justice à un jour désigné. Exploit d'ajournement. Être décrété d'ajournement. Dès le lendemain de la représentation il reçut un ajournement personnel, balz. Le prince, ch. xxv. || 2'' Remise d'une affaire. Il y a ajournement à quinzaine. Il 3° En général, retard. Ajournement d'une décision.

— HIST. xiii' s . Sire , sauve vostre grâce , je n'enten que je tel ajomement deie acuillir, come voz ine faites, Ass. deJ. 8( . || xiV s. Illec se reposa jusqu'à l'adjornement [retour du jour], Guescl. 4 358 Il XV* s. Aucuns preux chevaliers et bacheliers d'Ecosse chevauchèrent à la fois, et par vesprées, et par adjoumemens, reveiller l'ost aux Anglois, FROiss. I, 1, 68. Droit à un ajournement et un petit devant soleil levant arrivèrent à Mortaigne, ID. I, I, 79. Il XV* s. Tous ajournemens doivent estre faits à personne ou domicile, loysel, 69).

— ÉTYM. Provenç. ajornament Voy. ajourner.

AJOURNER (a-jour-né), v. a.\\ 1° Assigner quelqu'un en justice à un jour marqué. || 2° Renvoyer une affaire à un autre jour. Ajourner une affaire , une délibération. || 3° Remettre à un temps indéterminé. Ajourner un projet, un travail, une dépense. Ajourner la guerre. Trop de sécurité fit ajourner les précautions.

— HIST. XI' s. Com pesmes [très-mauvais] jurz nous est hoi ajurnez [s'est levé pour nous] I Ch. de Roi. CLxviii. Il XII' s. Quant li rois vit le matin ajorner, Ronc. p. -167. Tute la nuit erreient entresqu'à i'ajurner; Ele jur se muçowent d'ici qu'àl'avesprer,Od muines,od noneins, en bois, pur els celer, Th. le ilart. 4». || xiii* s. Lors commença à ajorner, et li os [ost| commença à armer tout communalment, villeh, lxxxv. Devant l'aube aparant, ains qu'il fust ajourné.... Derte , xv. Me sire li rois vous semont et ajourne à Paris, sa cité, d'ui en quarante jours, Chr. de Rains, p. 132. Et estoit aiusi establi que , se nus des ouvriers des mestiers dessuz diz fussent adjourné devant le dit

AJO

matin touque*, tt 0 (Jefailloil do Tenir.... Uv. dn HH. IM. Au nul:n, <iu*nt U «Jonia, Sir» l.iourt faptreillâ, Hm. t7H7. Dieil qu»iit «t . TWp al «n ce lu «fjoriiA. (a llott. J(.o.i. i

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.linriiA n'aloient pu k lur jur, lo. ti. Kt le roi l'a-

I tu parlement à Pans, et le roy TliiUaut de

rftleieoonl, qui la ostoil pour oyr et («ur

iln.it fere aus partie», Joinv. as». || xv ». Kt l'a-

Toient lei douze pair* et les baruni de i'Yance donnA

k iDetfir*Philipp« de Valoia, d'accord et aiiui comme

p«r Jugement, lan* appeler ne ajourner partie ad -

rem, mniss. i, i, •>. I-edit duc leroit adjouméà

comparoir en parlement k l'aria, comm. ui, t.

Il xvr t. Te faudroit voir tout ces vieux romans et

poetct Qinçois, où tu truuvenis un ajourner, pour

r\irn Inui-; fiuo Ion praticiens se sont faict propre;

' , que nous avons perdus par

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