DUN
ehantres-ciî— J'en reut dulcifler mon âmoureui ■ouci, SCARUOM, D. Japhet, iv, 3.
— ÉTYM. Ut. fictif, dulcilicare, de duUit, doux, et (acere, faire.
t DUI.CIMEB (dul-si-mèr), ». m. Espi^ce de guitare des pays du Nord dont les cordes, rcmiiôcs avec des épingles de fer ou de cuivre, rendent une harmonie assez agréable.
DULCINIÎE (dul-si-née), s. f. Nom badin et souvent moqueur qu'on doni.e à une mattresse. II était aux pieds de sa Dulcinée. C'est donc une impératrice que votre Dulcinée, ca. de Bernard, la Femme deio ans, $i.
— HIST. XV' s. C'est pitié s'ils font jojo Trop matin, les doulcinés [douillets], en. d'ori.. Chans.
— ÉTYM, Dérivé du latin dulcis, doux. Dans le sens de maîtresse, ce mot vient de don Quichotte, qui avait choisi pour son héroïne l'incomparable Dulcinée du Toboso.
t DULCINISTE (dul-si-ni-sf), t. m. Nom d'hérétiques du xiv sitcle, qui prêchaient le règne du Saint- Esprit après celui du Fils, qui avait duré depuis la naissance de Jésus-Christ, comme celui du Père avait duré auparavant depuis la création du monde.
— ÊTYM. Dukin de Novarre, qui fut brûlé sous le pape Clément V.
t DCLCITER (dul-si-tèr), adi;. latin qui signifie doucement, et qui est pris avec ce sens dans le style badin et moqueur. Dulciter, papa, chacun son affaire, beaomapcii. Barbier de Séville, ii, It.
DCLIE (du-lie), s. f. Terme de théologie. Le culte de du lie, culte de respect et d'honneur que l'on rend aux saints, par opposition au culte de latrie qu'on rend à Dieu peul.
— HIST. XVI* s. Latrie en grec signifie autant qu'honneur; dulie est servitude; et toutesfois ceste différence n'est pas tousjours observée en l'Escriture, CALV. Inslit. 67.
— ÉTYM. Aou).6i'a , servitude , de 8o5Xo; , esclave.
t DCLIEX (du-liin), ». m. Sectaire arien du IV* siècle, qui prétendait que le Verbe élait non pas fils du Père, mais son serf.
— ÉTYM. Ao«)iavo«, de 5oû)iOc, esclave, serf. DCmeNT (du-man), adv. Terme de pratique. En
due forme. La chose a été bien et dûment constatée. Il Par extension, dans le langage général, mais louvent avec une nuance de moquerie, de bailinage, comme il faut , d'une façon due, convenable. Un personnage Dûment atteint de cocuage, la font. Coupe. Notre défunt était en carrosse porté, Bien et dûment empaqueté, ID. Fabl. Tii, tt.
— HIST. xiv* s. Or n'est-il pas double que à donner deuement il se ensuit bien faire et bien ouvrer, OHESME, Elh. t03. Il XV* S. Et relata son message bien etduement, ainsi qu'il apparlenoit, froiss. i, i, h 9. Il XVI* s. [Les roys jnroient] qu'ilz regrieroient bien et duement selon les loix, amïot, Pyrrh. 0.
— ÉTYM. Due, et le suffixe ment.
+ BUMICOLE (ilumi-ko-l'), odj. Terme d'histoire naturelle. Qui vit dans les taillis, dans les buissons.
— ÉTYM.Lat. dumicola, de dumus, buisson, et eolere, habiter.
DCNE (du-n') , ». f. Monticule de sable sur les bords de la mer. Les dunes , ces monticules sablonneux qui, si l'industrie de l'homme ne parvient à les fixer par des végétaux convenables, s'avancent vers l'intùrieur des terres, cuvier, Héiol. p. 37.
— HIST. XV* s. Les François ne pouvoient venir que par les dunes sur le rivage de la mer, Fnoiss. I, I, 317. Il XVI* s. Sur cette gayeté, l'archiduc marche sur les dunes de sable qui sont au bord de la mer avec neuf compagnies d'ordonnances, o'aub. nist. m, S29.
— ÉTYM. Espagn. et ital. diir.a, du latin dunum, en grec Soûvov, mots signifiant hauteur, et donnés comme celtiques par les auteurs anciens; ils existent encore dans le celtique moderne : kymri, irlandais et gaél. dun, tertre; bas-bret. (un, colline.
DUNETTE (du-nè-f), ». f. Terme de marine. Etage élevé à la partie postérieure du gaillard d'arrière d'un navire; le plancher en esta la hauteur d'environ cinq pieds et demi (dans un vaisseau) au-dessus du gaillard, et s'étend du mât d'artimon au couronnement, servant de plafond à la chambre du conseil et à quelques chambres destinées au capitaine et à d'autres officiers, jal. || La partie supérieure de la dunette. Se promener sur la dunette. Nous montâmes sur la dunette pour voir de plus loin.
— HIST. XVI* s. Et d'avantage dès ce temps où commença une si furieuse et continuelle batterie d'artillerie contre lei dunettes [petits fortins] que les
DDP
Angtols avoleni fSit bastir avec une Incroyable despense pour la securelé des navires enlrans au havre de Boulogne, Oraison du chancelier de France, 1550, dans lAL.
— ÉTYM. Diminutif de dune, hauteur.
DUO (du-o), s. m. Il 1* Terme de musique. Morceau fait pour être chanté par deux voix ou exécuté par deux instruments. Duo de (lùte, de violon. De beaux duos. On appelle duo une musiqu» à deux voix, quoiqu'il y ail une troisième partie pour la basse continue, et d'autres pour la symphonie, J. J. BOL'SS. Di'cf. de mu.>i()ue. Il 2* Fig. el familièrement. Duo d'injures, échange de mots grossiers. || Au plur. Des duos.
— ÉTYM. liai, duo, du latin duo, deux.
t DUODÉCIMAL, ALE (du-0-dé-simal, ma-H, adj. Terme d'aiithmélique. Qui se compte, se divise par douze. Système duodécimal, système de numération, dont la base serait le nombre douze et qui emploierait par conséquent onze chiffres significatifs et un zéro.
— ÊTYM. Lat.duo, deux, et décimal.
t DUODËCLMO (du-o-dé-si-mo), adv. Se dit pour douzièmement, quand on énumère une série d'olijets ou d'articles rangés par primo, secundo, etc. Il s'écrit souvent tî*.
— ÉTYM. Lat. duodecimo loco, en douzième lieu. + DUODÉCUPLE (du-o-dé-ku-pl'), adj. Qui contient douze fois. Un nombre duodécuple d'un autre.
— ÉTYM. Lat. duodecim, douze.
t DUODfiNAlRK (du-o-dé-nê-r'), adj. Terme didactique. Oui est disposé par douzaine.
— ÉTYM. Lat. duodenaritis, venant de duodent, qui va par douze, de duo, deux, et dciii, dix.
f DUODÊSAL, ALE (du-0-dé-nal, na-1'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient 3U a rapport au duodénum. Artères et veines duodénales.
— ÉTYM. Duodénum, et la terminaison adjective al, signifiant : qui appartient k, qui est de la nature de.
f DUODfiNITK (du-o-dé-ni-f), ». f. Terme de médecine. Infiammation du duodénum.
— éty5i. Duodénum, et la finale médicale t(«, qui indique inflammation.
DUODENUM (du-o-dé-nom"), t. m. Terme d'anatomie. Première portion de l'intestin grêle, ainsi nommée de ce que la longueur n'en est guère que de douze travers de doigt.
— HEM. L'Académie ne met point d'accent; mais elle note qu'on en prononce un.
— IllST. xvi* s. Trois gresles, appelés duodénum, jéjunum et iléon.... le premier a esté ainsi nommé, à cause qu'il est quasi comme un changement de ventricule en intestin, selon la longitude de douze
doigts, PARÉ, I, (B.
— ÉTYM. Lat. duodent, douze.
DUODI (du-o-di), s. m. Le deuxième jour de la décade, dans le calendrier républicain.
— ÉTYM. Lat. duo, deux, etdies, jour.
\ DUODRAME (du-0-dra-m'), t. m. Pièce dramatique où il n'y a que deux interlocuteurs.
— ÉTYM. Lat. duo, deux, el drame.
DUPE (du-p'), s. f. Il 1° Personne qui a été jouée, trompée, ou qu'il est facile de jouer, d'abuser. Isidore est entre les mains du cavalier qu'elle aime; vous êtes pris pour dupe, hol. Sicil. se. 20. Lui qui connaît sa dupe et qui veut en jouir. Par cent dehors fardés a l'art de l'éblouir, id. Tart. i, a. Et ne pense p-is, toi, trouver ta dupe aussi [me tromper], ID. le Dép. IV, 4. Et moi, la bonne dupe à trop croire un vaurien, m. l'Él. il, 5. Allez, vous êtes une vraie dupe, id. Bourg, gent. m, 4. Ne point mentir, être content du sien. C'est la plus sûr; cependant on s'occupe X dire faux pour attraper du bien ; Que sert cela? Jupiter n'est pas dupe, LA FONT. Fahl. v, 1, Vous le croyez votre dujie; s'il feint de l'être, qui est plus dupe de lui ou de vous? LA BRUT. v. Un homme d'esprit et d'un caractère simple et droit peut tomber dans quelque piège; il ne pense pas que personne veuille lui en dresser et le choisir pour être sa dupe, id. n. Il faut opter des deux, être dupe ou fripon, be- GNARD, Joueur, 1, 7. Le désir de gagner qui nuit et jour occupe Est un dangereux aiguillon; Souvent, quoique l'esprit, quoique le cœur soit bon. On commence par être dupe, On finit par être fripon, M"*DRSH0ULiÈRES, Réflexions diverses. Il est trèsmalaisé que la plupartdes principauxd'un Etal soient malhonnêtes gens, et que les inférieurs soient gens de bien; que ceux-là soient trompeurs, et que ceuxci consentent à n'être que dupes, montesq. fc'ip. lu, (. Il Dupe, bien que se rapportant à un nom ou à un pronom au pluriel, se met au singulier, quand U