DUP
s'agit d'un seul et même moyen employé pour tromper. Nousfûmes la dupe de son slrat;ipème ||ilsa metau pluriel quand il s'agit de iluperies siirress'ves. Nous filmes les iliipes de ses stratagèmes || Kmre <les dupes, abuser de la confiance d'un certain honibre 'le personnes, les tromper, leur 8oii>lraire île l'argent, etc. Si Je vous rends dupe une loi>, c'esi pour vous empêcher d'en faire, imbebt, Jalnux sans amour, m, i. || Journée des diipi'S, le il novenilua i«30, jour où Hichelieii, que l'on croyait disgracié, reprit son anlorité aiiprè? du roi, el . par extension, tout événement qui tourne i lâ confusion de ceut qui comptaient sur le succès. C'est une joiiinéa des dupes. |{ I<:ire la dupe d'une affaire, d'un marché, n'y pas trouver son compte, y perdre. || Fig, Notre esprit est la dupe de notre cœur, sev. 378. Son cœur ètail souvenl la dupe, plus souvent encore l'esclave lie sesengagements, hamilt. Oramm. ». Et, dupe des méchants, la générosité Offre trop d avantage à leur iniquité, lkmfbc. Frédég. el liruneh. ni, t. Il i' Adj. La suite fera voir que ces demiers ne seront pas les plus dupes, p*sc. i'ror. i. Allez, j'étais trop dupe, el je vais ne plus l'être, mol. Jfi». V, i. Il 3* Dupe, sorte de jeu de cartes, appelé quelquefois jeu de Klorentini.
— REM. La Fontaine a fail dupe masculin. Du fil et du soufflet pourtant embarrassé. Un des dupes lin jour alla trouver un sa^e, FaH. ix, s. Mais c'est une faute; dupe, comme on verra à l'historique et à l'ètymologie, est le nom féminin d'un oiseau; et l'on ne peut pas plus dire un du;ie qu'on ne pourrait dire un Imolle pour un homme éiourdi.
— HIST. XV* s. Le quel Nobis dis! au suppliant qu'il alast avecques lui en l'ostel où pend renseigne des petits sollers, et que il avoit trouvé son homme ou la duppe, qui ekl leur manière de parler et que ilz nomment jargon, quant Hz trouvent aucun fol ou innocent qu'ilz veiilleiit décevoir par jeu on jeux et avoir son arpent, un cangr, duplicilai. || xvi* s. Cepindant venoyt son diseur d'heures, enipaletocqué comme une duppe, babel. Gnrg. i. Ji l'ensent ilz bien avoir affaire A une duppe. de vous paistre de ces foiiacesT m. ib. i, .ta. El feussent ilz aussi liuppnz que dupes de marays.in. Puni, ii, li. l'anurpe curieusement considéra sa forme (<lu pape-
(jaiil] puis s'écria : en mal an soyi la besie, il
semble une duppe. Parlez bas, dit Kilitiis, il a aureilles. Se ha bien une duppe [aussi une huppe ea a-l-elle bien], dit l'anur(;e, m ib. v, «.
— ÉTYM. Herry, di»/)e, la huppe. On a proposé l'allemand (de la Soiiabe) dùpjtel, imbécile. Mais dupe est du féminin et a été le nom de la huppe, oiseau qui passe pour un des plus mais De la sorte la huppe ou la duppe fut pri.se, dans le jargon ou argot du temps, pour une personne aisée à tromper, sens que ptgenn a de nos jours. Clievallel a mis en lumière cette étymologie, qui est la véritable. Maintenant duppe ou dupe esl-il une altération de huppe? cela est possible, sans être certain.
DUPE, EE (du pé, pée), part, passé. Pris pour dupe. Dupé par un habile fripon. Un philosophe assure Que toujours par leurs sens les hommes sont dupés, LA FONT. Fabl. vu, t». || Il se dit aussi de l'attente, de l'espérance, etc. S'il ne faut que courir, leur attente est dupée; J'ai le pied pour le moins aussi bon que l'épée, corn. Illusion comique, ni, 8.
DUPER (dupé). 11. a. || 1* Prendre pour dupe, tromper. Ils s'entendirent pour le duper. Paris est un grand lieu plein de marchands mêlés : L'effet n'y répond pas toujours k l'apparence. On s'y laisse duper autant qu'en lieu de France, corn, ilent. I, t. Je sais les tours rusés et les subtiles trames Dont.... savent user les femmes. Et comme on est dupé par leurs dextérités, «ol. Éc.desf. i, 1. Ouoil parce qu'un fripon vous dupe avec audace Sous le pompeux éclat d'une austère grimace, Vous voulez que partout on soit tout comme lui, Et qu'aucun vrai dévot ne se trouve aujourd'hui? m. Tart. v, t. Un bigot orgueilleux qui, dans sa vanité, Croit duper jusqu'à Dieu par son zèle affecté, boil. Sat. X. Tous ceux qui ont commercé avec les Chinois conviennent unanimement que l'on ne saurait prendre trop de précautions, si l'on ne veut pas en être dupa, BAYNAL, llist. phil. I, 21. Il Ahsol»meiil. Il ne chercha qu'à duper. || 11 se dit aussi de oi^rt.iins sentiments que l'on trompe. Je dupais son inconstance, paica que tous les jours je lui renouvelais sa maltresse, el c'était comme s'il en avait chiingé, Marivaux, Uarianne, t" pan. || 2' Se duper, v. réft. Des fripons qui SB dupent l'un l'antre.
— ÉTYM. Dupe; Uerry, duhi, huppé.
DUPERIE (du-perie), t. (. \\ I* Ce qui fait qu'on
eit dupe. C'est une fraoshe duperie. Regardant la