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— ÉTYM. Provenç. ebrietat; espagn. ebriedad; ital. ebrield; du lat. ebrietatem, à'ebrius (voy. ivre).

t ÉBRIEUX, EUSE (é-bri-eû, eù-z'), ad;. Terme (le médecine. Qui a rapport à l'ivrognerie. Folie ébrieuso.

— RT YM. Lat. ebriosus , de ebrius, ivre (voy. ivre) . t ÉDRILLADE (é-hri-Ua-d', U mouillées), î. /".

Terme de manège. L'action de secouer une des deux rênes pour faire tourner un cheval. || Vieilli.

— ÊTYM. É pour es.... préfixe, et l'italien briglia, bride (voy. bride).

\ ÉBRIOSITÉ (é-bri-6-zi-té), ». f. Terme didactique. Habitude de l'ivresse.

— HtST. XVI' s. Ebriosité, cotgrave.

— ÉTVM. Lat. ebriosus, enclin à l'ivresse; A'ebrius, ivre (voy. ivre).

■f ÉBRONDECR (é-bronnieur) , s. m. Terme de métallurgie. Ouvrier de tréfilerie, qui est chargé d'enlever l'oxyde produit par le chauffage du fer au contact avec l'air atmosphérique.

t ÉBROUAGE (é-brou-a-j') , *. m. Immersion des laines dans l'eau de son.

— ÊTYM. Ébrouer < .

t ÉBROUDACE (6-brou-da-j') , s. m. Action de passer un fil métallique dans la filière.

— ÉTYM. Ébroudir.

t ËBROUDEUR (é-brou-deur) , t. m. Ouvrier chargé de l'ébroudage.

— ÉTYM. Ébroudir.

t ÉBROUDI (é-brou-di), s. m. Fil métallique qui a subi l'ébroudage. On trouve aussi ébroudin.

— ÉTYM. Ébroudir.

+ ÉBROUDIR (é-brou-dir), v.a. Passer un fil métallique à travers la filière.

— ÉTYM. Peut-être é pour es.... préfixe, et l'ancien français brouder qui s'est dit pour fcroder.

ÉBROUÉ, ÉE (é-brou-é, ée), part, passé d'ébrouer < . Des étoffes ébrouées.

ÉBROUEMENT (é-brou-man) , s. m. \\ l'Terme de vétérinaire. Sorte d'éternument chez les animaux domestiques, qui consiste en une expiration forte et sonore, mais volontaire et sans caractère convulsif, accompagnée d'une vive secousse de la tête. Il a°Terme de manège. Ronflement du cheval surpris ou efl'rayé. Il ne cessa de discourir de sa promenade à cheval, de son cheval, des frasques de son cheval sur le gazon, des ébrouements de son cheval dans les terres labourées, chateaub. Mémoires, t. xi, p. 3a2.

— ÉTYM. Ébrouer.

t. ÉBROUER (é-broué), v. a. Terme de métier. Laver, passer dans l'eau une piêcedetoileoud'étofTe pour en fiter les fils, les pailles et autres ordures. Le son et les eaux dures étant bonnes pour ébrouer, dessécher et dégraisser les bleus, Instr. gén. pour la teinture des laines, <8 mars ta7l, art. H.

— HIST. xv 8. Ne pourra nul mouiller les draps jusqu'à ce qu'ils soient scellez tous escruz , ou qu'ils aient prins congié aux boujouneurs de les esbrouer seulement, du cange, esborrare.

— ËTYH. Alletn. irûhen, laver ii l'eau chaude;

origine iTautant plus probable que le mot paraît appartenir au nord de la France.

2. ÉBROUER (S') (é-brou-é), e. rt/l. 1| l'Terme de vétérinaire. Faire ébrouement. || Par extension. E»trées revint à soi le premier, se secoua, s'ébroua, regarda la compagnie comme un homme qui revient de l'autre monde, st-sim. 6i*, «e. || 2' Terme de manège. Souffler de surprise ou de frayeur, en parlant du cheval.

— lllST. XV s. Lesquelx buefs de ce s'esbruierent et fuirent, du canoë, brugitut. Le suppliant bouta le feu en la grange, qui se esbrouit tellement que la dite grange fut bruslée, m. t'b. || xvi's. Esbrouez des nazines, Kédec. des chtv. p. <«, dans lacubne. S'il advient que le loup ait passé les hurtes de ceux qui seront h la garde des filets, on jettera incontinent après ses feues un court baston pour l'eshrouer et haster d'avantage, & ce qu'il n'ait la cognoissance du filet, POtiiLLOux, Vénerie, f* 4 20, dans lacubne.

— ÉTYM. Origine ob.scure. On a songé à bourre, le cheval faisant sortir de ses naseaux comme une bourre. Mais cela ne convient ni aux sens ni aux formes diverses du mot. On a indiqué le bas-breton broex, brouex, emportement, mouvement de colère. Diez remarque que brare , s'il a existé dans l'ancienne langue (ce qui est très-vraisemblable), y a existé sous la forme brou ou breu, comme bleu ou b!ou; et que c'est de là qu'd a donné ^-broufr, rendre bruyant, emporté, et ra-brouer, maltraiter en parole. Cette étymologie ingénieuse est plausible.

t ÉBROUEUSE (é-brou-eû-z'), i. f. Femme qui casse des noix.

— ÉTYM. li pour es.... préfixe, et brot* de noix. f ËBROUSSËR (é-brou-sè), v. a. Terme rural.

Efl'euiller un arbre. || Ëbourgeonner la vigne. On trouve aussi ébrosser.

■!— ÊTYM. É pour es.... préfixe, etbroîî«, dans le sens de broussailles.

t ÉBROOTER (é-brou-té) , v. a. Terme de magnanerie. Êbrouter la feuille, la débarrasser des petites ramilles avec lesquelles elle a été cueillie et qui pourraient blesser les vers à soie encore jeunes.

— ÊTYM. É pour es.... préfixe, et broitJ. ÉBRUITÉ, ÉE (é-brui-té, tée), part, pissé. Mis

dans le bruit public. Une nouvelle promptement ébruitée.

t ÉBRUITE MENT (é-brui-te-man) , «. m. Action d'ébruiter.

— ÊTYM. Ébruiter.

ÉBRUITER (é-brui-tè), v. a. || 1* Mettre dans le bruit public, divulguer. Il ne faut point ébruiter cela, cela me donnerait un ridicule qui me ferait perdre mon crédit, dancourt, les Ar/ioteurs, m, (6. Je craignais que le régent ne se jetât où il pouvait, pour former un délai, dans l'espérance de faire ébruiter, puis échouer la chose, st-sim. 5(0, 257. Il 2° S'ébruiter, v. réfl. Se répandre dans le public. Les mauvaises nouvelles s'ébruitent facilement.

— HIST. rvi' s. Entre ceux qui ne s'esbruyent point autrement [qui ne font pas de bruit], il y aura tel [avocat] qui avec sa plume gaignera la demy douzaine d'escus par jour. Contes de chouêres,

f° 229, dans LACURNE.

— ÉTYM. É pour es.... préfixe, et bruit.

•f ÉBRUN (é-brun), s. m. Terme d'agriculture. Un des noms vulgaires du blé ergoté.

ËBUARD (é-bu-ar), s. m. Coin de bois fort dur, qui sert, au lieu d'un coin de fer, à fendre le bois.

— ÉTYM. Origine inconnue.

t ÉbCCIIETER (é-bu-che-té) , e. n. Ramasser des brins de bois pour en faire des fagots.

— HIST. xvi* s. Une vieille sempiterneuse esbuschetoit et amassoit du bois par la dicte forest ,

HABEL. t. Il, p. 460, dans LACURNE.

— ÊTYM. E pour es.... préfixe, et bûchette.

t ÉBULLIOSCOPE (é-bul-li-o-sko-p") , t. m. Nom d'appareils imaginés pour mesurer au moyen de l'ébiillition la richesse alcoolique des spiritueux.

— ÉTYM. Lat. ebullire, bouillir, etoxontiv, examiner; mot hybride et mal fait; on pourrait dire zéoscope ou bullispice.

ÉBULLITION ( é-bul-li-sion ; en vers , de cinq syllabes), s. f. || 1* Mouvement d'un liquide soumis à l'action d'un feu assez fort pour le mettre en vapeur et produire ain.si des bulles qui viennent crever à la surface. U est singulier que des expériences directes nous fassent connaître des animalcules qui, dans l'état de germe, résistent à la chaleur de l'ébullilion , bonnet, Lett. div. t. xn, p. 4S, dans pougens. Les Arabes tirent le sel de l'eau par 6bullition,coATEAUB. /Itn.u,47a.|| 2* Terme

ÉCA

do chimie. Effervescence, dégagement del>DllcsdQ gaz, par suite du mélange de certaines substances, L'ébullilion de l'eau de Seitz. || 3' Terme de médecine. Nom d'éruptions apyrétiques, de très-courte durée et déterminées, pour l'ordinaire, soit par un régime échauffant, soit par une affection morale vive. Souvent son sang s'allume et son corps se couvre d'ébuUilions, bern. de st-p. Ilarmonirt, vi. Il 4' Fig. Les ébullitions de sa colère. Je suis [)Our le bon sens et ne saurais souffrir les ébullitions do cerveau de nos marquis de Mascarille. mol. Cril. 6.

— SYN. f.BUI LITION , EfPEBVESCENCE. Ces deui mots ne peuvent être rapprochés à titre de synonymes que quand il s'agit du mouvement présenté par une liqueur non soumise à la chaleur. L'ébullilion est la formation de bulles: ainsi le vin de Champagne présente une ébullition ; l'efTervescence est aussi une formation de bulles, mais avec dégatiement de chaleur, ce qui n'a pas lieu dans rùbuUilion.

— HIST. XIV' s. Et les fueilles de mauves soient boillics par boine ebuUicion, H. de hondeville, t° 46, rerso. \\ xvi' s. Vous avez le sang trop chaud, qui vous cause par son ébullition tous ces caprices, drsper. Contes, cxxvii.

— ÊTY.M. Provenç. ebullicio; espagn. ebulicinn; ital. ebudiiione; du lat. ebuUitionem , d'ebuUiri (voy. ÉBouiLi.m).

t ËBURNATION (é-bur-na-sion), ». f. Terme de pathologie. Encroûtement de certaines tumeurs par des phosphates et carlionates calcaires ; ossification des cartilages articulaires ; passage d'un os à un degré de compacité considérable.

— ÉTYM. Eburné.

t ÉBURNE (é-bur-n'), ». f. Terme de conchyliologie. Nom du genre appelé ivoire dans plusieurs ouvrages, et qui a pour type l'èburne canaliciilée.

— ÉTYM. Voy. éburné.

t ËliUU.VÉ, ÉE (é-bur-né, née), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la blancheur et l'apparence de l'ivoire; qui s'est converti en ivoire. || Terme de pathologie. Exostose éburnée, cartil.iges éburnés, exostose, cartilages qui ont subi l'éburnation. || Substance éliurnèe des dents, l'ivoire des dents.

— ÊTYM. Lat. «bumeu», d'ivoire, de ebur, ivoire (voy. ivoire).

t ÉBURNÊEN, KNTTB (é-bur-né-in , né-à-n') ou ËBURNIN, INE (é-bur-nin, ni-n"), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui a les caractères de l'ivoire.

— UlST. XVI' s. Eburnin, cotgrave.

— ÉTYM. Lat. ebumeus, d'ivoire (voy. ivoire).

t ÉBURNIFICA'nON (é-bur-ni-fi-ka-sion), m. f.

Voy. ÉIIURNATION.

jÉBURNIX, odj'. Voy. éburnéen.

ÉCACHÉ, ËE (é-ka-ché, chée), part, passé. Écrasé en aplatissant. Des noix écachées. Ragotin.... poussant la porte de l'autre côté, la fit donner si rudement contre le visage de la pauvre dame qu'elle en eut le nez écaché, scarbon, Rom. corn, u, 40. || Nez écaché, nez camus et aplati.

t ËCACIIEMENT (é-ka-che-man) , ». m. Terme de métier. Action d'écacher; état de ce qui est écaché.

— ÉTYM. Écacher.

ÉCACUER (é-ka-ché), ». a. 1| l' Écraser en aplatissant. Écacher du sel. La justice et la vérité sont deux pointes si subtiles, que nos instruments sont trop émoussés pour y toucher exactement; s'ils y arrivent, ils en écachentla pointe, et appuient tout autour, plus sur le faux que sur le vrai, pasc. Pensées, 1. 1, p. 259, éd. Lahure. Arrête, dieu muet, n'écache point mon bois, th. corn. Berger ezirav. v, ». Ils [les éléphants] écachenl et détruisent dix fois plus de plantes avec leurs pieds qu'ils n'en consomment, bufp. Éléphant. Je ne vois d'autre parti que de prendre son enfant, et que de lécaclier contre la terre, didbh. Nouv. Pens. philos. 6». || »• Terme de lamineur. Aplatir le fil, en le faisant passer entre deux cylindres d'acier. || Terme de papeterie. Comprimer en tous sens, entre les mains, les feuilles de papier qui viennent d'être achevées. || Terme de cirier. Pétrir la cire pour la rendre molle. || Dresser une lime, une faux, un croissant sur la meule. ||8'S'écacher, v. réjl. Être écaché. Une pointe qui s'écache.

— HIST. XIII' s. [U] Ne l'a triblée n'esquachia [une racine], Ainçois la menja sanz tribler, Ken. 25106. Tant l'ont tiré etdesacliié, Que lot l'ont mort etesquachié, »b. 42756. Lcflum esttouzjours trouble, dont ceulz du pais qui boire en wclent [veulent] , vers le soir le prennent et esquachent quatre amandes ou quatre fèves, joinv. 220. Et dit ainsi que qui vouloit tuer premier la serpent, il li devoit esquacher le chief, m. 2is. 1| xvi' s. Automne aussi, qui les membres tachés Avoit par tout de raisins

ËCA

escachés, marot, iv, bs. L'ulilité des ongles est de grater, prendre et tenir, escacher et tuer les petits animaux, paré, iv, 20. choses qui contondent, meurtrissent et escachent, id. vin, 38.

— RTYM. Picard, écoocher; norm. écancher. te simple cacher se trouve dans Ronsard (.... à pieds deschaux cache le vin nouveau, 746), dans le wallon quaht, couper, le namurois qiacht, couper, le rouchi quoissier, blesser. Grangagnage le tire du hollandais kweuen, blesser, meurtrir; allem. quetschen; aiigl. to quash. Mais les formes anciennes, qui n'ont point d't dans la finale, et la forme picarde ne s'y accordent pas bien. 11 faut donc se tourner du côté de Diei, qui y voit le parallèle de l'espagnol cacho, serré, pressé; ital. quatto; provenç. quait; sarde, cattare, aplatir en serrant; le tout venant du participe latincooctut, serré, pressé

(TOy. CACHER).

t ÉCACHEUR (é-ka-cheur), s. m. Ouvrier qui aplatit le fil de métal en le faisant passer entre deux meules. || Celui qui pétrit la cire pour la rendre maniable. Il Celui qui dresse les limes ou les croissants sur la meule.

— HiST. xvi* s. Tireur, batteur d'or et d'argent, autrement appeliez escacheurs, Ord. usa.

tECAFFER (éka-fé), v. a. Terme de vannier Partager l'osier en deux dans le sens de son épaisseur. ^

t ÉCAFLOTE (é-ka-flo-f), s. f. Peau de légumes qui reste dans la passoire, quand la purée est

ËCA

forge en armes tranchantes. || Terme de monnaie Écaille d'acer, poudre d'acier qui se met roû^k carré pour le hausser plus ou moins. || Terme de métallurgie. Croûte mince qui se forme à la ™rface du fer qu'on échauffe. || 7- Fig. Causes de l'aveugle! ment de 'esprit Voilà les écailles qui tombent de pes yeux formés à la lumii-ire , pên. t. xvii, p. 300

ÉCA

m,7ii'"^'!i--'""* '• ''«'" ^^" N"'l "Oîz. qui ne l'es-

Hut. de sainle Leoc. mss de Saint-Germain, dans LAcuRNE.il XV. s. Ailleurs a.ez escaillé noix Vous

SLTV' ''"' "" """"«• ^°'" ^'-"'^^ «" vo" ,„ ,^„. ^. ^,, naiwnde, eust. oesch. Poésies mst. dans lacuhne

[Cette réprimande] Ce fut pour mon père un coup nn.fr". P^"l"'«."e Pm^^ ymage de bois viel" de tonnerre: 1« ..=iii„. ,.. ..^u.±. . °"P '»" <=e que la dicte ymage se retrairoit après qu-^^î

— HIST. XV S. J'avoie [étant enfant], dessous un escame [escabeau], D'esciifottes [sens indéterminé] un grand grenier, froiss. Poésies mss. dans lacurne L'escu à trois eschafottes d'argent, Perce forest t. u, f» t29. Il xvi- s. Escafete [grande coquille dé moule de rivière], oudin, Dict.

— ÉTYM. Est-ce un diminutif de scaffa qui se trouve dans du Cange pour cosseT

t ÉCAGNE (é-ka-gn'), », f. Portion d'un écheveau qu'on a divisé.

— HIST. IV s. Certaines escaignes de fil, dd CANGE, eschaota. ||ivi's. Escagne, mcoT. Escaigne.

COTGHAVB.

— ÉTYM. Bas-lat. tcagna. Origine incertaine. Comparez éciieveau.

t ÊCAILLAGE (é-kâ-lla-j>, U mouillées), s. m Il l" Action d'enlever les écaiUes. || Action d'écailler les huîtres, de les ouvrir. || 2° Terme d'arts. Défaut d'une poterie, d'une peinture qui s'écaille. || 3« Action de détacher par écailles le sel qui est demeuré adhérent à une chaudière.

— ÉTYM. Écailler.

ÉCAILLE (é-kâ-U', U mouillées, et non é-kâ-ye) ». f. Il f Nom des lames plates et minces qui couvrent la peau des poissons et de certains reptiles. Lorsque Psyché alla à cette fontaine, le monstre se réjouissait au soleil, qui tantôt dorait ses écailles tantôt les faisait paraître de cent couleurs, la font' Psyché, II, «77. Tout son corps est couvert d'écaillés jaunissantes, hac. Phèd. v, 6. || Les mailles d'une armure, les plaques qui forment certaines armes défensives. || 3' Petites plaques cornées qui garnissent ^3 pattes des oiseaux et la queue de certains mammifères comme la queue du castor. || S" Enveloppe dure qui couvre et défend le corps de certains mol! usques. Écailles d'huître. || Fig. Lisser les é^mes, s emparer de tout le profit d'une affaire, c'est-à-diré manger l'huître et laisser les écailles aux autres Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille' U h=Ti"i ^"^i- "• »• Et par ce bel arrêt terminant la bataille : Tenez, voilà, dit-elle, à chacun une écai le, BoiL. Éplt. II. Un tiers sans droit mangea 5 ;' T^T '^'.'"""'^^ "" P^*'e"dants, sxi^! I'Jà " ^7"" ^"^ «"""nerce. Substance provenant des grandes plaques épidermiques ou cornées qu. recouvrent a carapace d'une tenue marine al hÉ. T± h'T'"""""'- ""« '^''^''ère d'écaillé Il 8' Terme de botanique. Nom d'organes appendt

é^id"'' ''"''«"'^ ''"« ''°° «^ comparera des éca Iles de poisson et qui s'insèrent à la tige dans toute ou la plus grande partie de leur base fui n'est pas pédiculée. Il Terme de pathologie. Nom dé pe° tes lamelles formées de ceUule, épidermiZes plu ou moins nombreuses et se détachant^ne?mêmes dans certaines affections cutanées. || Pousîi^re rï panduesurles ailes des lépidoptères. M 6-Par ana^ g.e, tout ce qui se détache des^orps en peti es par" ties minces et légères, comme dans un vieux tebfeau' qui tombe par écailles. || Écailles de bronze, d e ftr de marbre, petites parties qui tombent du cuivre où

% » J . t-v^". uiuii iieiB un COUD

de tonnerre; les écailles lui tombèrent des veux ST-siM. VII, 91. Une si énorme bévue aurait ouvert les yeux des chrétiens, si l'ignorance ne les avait pas couverts d'écaillés, volt. Phil. v 368 Je ne peux croire que des anges [M. et Mme d'Argental, que Voltaire appelait ses anges] qui écrivent si bien aient tort sur ce Droit du seigneur [comédie de Voltaire]; cependant les écailles ne sont pas encore tombées de mes yeux, id. Lelt. d'Argenlal, 14 janv <7a). Il 8° Terme d'architecture. Nom de petits ornements, en forme d'écaillés de poisson, couchées

I une sur l'autre, qu'on taille sur les moulures rondes. Il Ornements en forme d'écaillé de poisson, que

I I on emploie dans la menuiserie, la broderie, la tapisserie, etc. Il Ardoises étroites et arrondies dans le bout de la partie visible et servant à la couverture des dômes. || 9' Écaille de mer, ou, simplement, écaille, pierre pour broyer les couleurs.

II Tesson sur lequel le savonnier fait couler un peu de savon pour juger s'il est assez cuit. || 10» Terme de relieur. Sorte de rouge écarlate. Une belle écaille L écaille, qui n'est plus guère en usage aujourd'hui se fait avec une forte décoction de bois de Fernambouc, auquel on joint de l'alun et même de la cochenille, LESNÉ, la Reliure, p. 200. || U» Écaille de Bergame, espèce d'ancienne tapisserie. M 12» Grande écaille, nom d'un chétodon, poisson.

— HIST. III' s. De saint Jame l'escale fl'écaille des pèlerins de St Jacques], Th. le mort. ) 68. || xm- s On ne doit pas selon l'escaiUe Juger li quels noyaus vaut mieux, la Mort, jubin. 11, 274. Tandis que le roy esloit à Sayette, li apporta l'en une pierre qui se levoit par escales, la plus merveilleuse du monde JOiNV 28). Il XIV s. Oes [œufs] de galines cuis 0' .avec] leur escailles, h. de mondeville, C 44 verso Les escaïUes des escrevisses, Ménagier, 11, 6 |'| iv' s' L'escaille [croûte] dudil pain osiée, eust desch Poésies mss. dans lachrne. || xvf s. 11 estoit de lunettes caparasponné, comme une tortue d'escailles RAB Pont. V (8. Jeunes enfans à grand'peine sori tis de lescaille, calv. Instil. 878. Lesquels venins sont comme litarge, ceruse, piastre, escaiUe d'airain, limeure de plomb, etc. pars, xim, 5. Refaire les defautes de massonneries, charpentaees couvertures d'escaiUes [ardoises], Nouv. coulum\ génér. t. 11, p. 7b. Estoit armé d'une escaillé couverte de velours verd, un morion doré en teste et une hallebarde dorée à la main, monthic, Mém

t. I, p. 653, dansLACURNB,

- ÉTYM. Wallon, haie; ano. wallon, escaillénamurois, scaie; rouchi, écale; ital. scaglia; dû germanique: goth. skalja, tuile; Msm. Schale,

écaille. '

ÉCAILLÉ, ÉE (é-kâ-Ué, liée, U mouillées, et non é-kâ-yé),part.p<M.^. Il l'Dont on a enlevé les écailles. Carpeécaillée. || a-Qui se lève,sedétache par écailles par plaques minces et légères. Peau écaillée. Émailiure écaillée. Marbre écaillé.|| 3» Couvert d'écaillés. Animaux écaillés. De grands corps énormes qui volent sur la mer.... et qui viennent jeter sur le rivage des gens mconnus tout écaillés de fer, fonten. Les Mondes, %' soir. Il y a beaucoup d'espèces d'animaux qui engendrent sans copulation, comme les poissons écaillés, les huttres, les pucerons, volt Lhomrneaux *Oécus, mariage. Le budget... qui, laissant à (lots l'or couler de ses plaies. Traîne un ventre splendide écaillé de monnaies, v. hug. Crép. 4 Il Terme de blason. Animal écaillé, animal dont les écailles sont dessinées d'un autre émail que le corps!

Liiul •'*^^*" '™'=°'^"« '^'"««°' ombré et écaillé de sinople.

, l^ni-Y'^^'^^i^ (é-kâ-Ue-man, Il mouillées), f I l'Action d'ôter les écailles, la coquille. L'écai ^mentdes huîtres. Il 2-Actionde;'écaillr. Vécail^mentdun tableau. 1 3. Écailles de cuivre que vendent les chaudronniers

nn» "• "II* Oépouiller des écailles un poisson

a-s'lclnie;''^';.^"^^ T '"''' ^- '^"°--

Il h écailler, », r^/î. S'enlever par écailles comme

les lî V "•'"''• ^ emever par écailles co

roit Pt'^n» h' '"'"'■ "^ ')"'' '* P3'"""-e s'escaille:

-ll"^- Écaille: \i^\.\eagliar:.

et^nofé^llt^.fvSfd^V"^-';'."'"-"'^-' vend et ouvre defhuît'res" ^^ ^""' °" "^^''^-J"'

— ÉTYM. Écaille.

peîitfé'câîîî;""'^ ^'-'''■'''■'' « --"M. '. f.

— ÉTYM. Diminutif i'écaille.

i.eîtiT;'^'^^stfts-'ri."rèst""'°"''-

d'écailfes n Terl° h' """"^"'- ^""^«^ °" f»™^ a ecaiies || Terme d'anatomie. Qui a de l'analocie

par quoi ils se brisent aisément, parrb iv i

— étvm. EcniUe; ital. scaglioso. ' ' ' t ECAILLON (é-kâ-Mon, «mouillées), ,. m. Prin-

cfpal ouvrier d'une ardoisière.

--^TYM. Ecaille, dans le sens d'ardoise I ÉCAILLURE (é-kâ-llu-r-, Il mouillées) , f

le^atir". °" '""'* "' ^"'"''"^ •*" P^»"" -«=

— HIST. ivi« Escaillure, cotgravb

— ÉTYM. Écailler, i. ÉCALE (é-ka-1'), t.f. Il 1. Enveloppe qui couvre

tn^VH"" "°i"- " *• '^°""'' "^"^ laquelle se trou vent les fèves, les pois. | 3- Coquille d'œuf. || i- Z

àLju^J^""'' ^' ^'''' P^"P"-«^ à paver d lieux de peu d'importance, ou les débords. || 5» Portion

branTe etéVè;!'' ^™' ""'«""^ ^" "^ «--

Vol.^s1^^':^,œd/ns^ili;i^:e7^^^^^^^^^ monnayeur qui met les flans sur le carré

— ÉTYM. Autre forme d'escale.

ÉCALÉ,ÉE(é-ka-lé,lée). part. pa«<!. || l-Dépouillô de son écale. Des noix écalées^l 2» '"erme rural ^ai^nf""^."' S?"' ""'• d^"' certains cantons ne" mêTsrn^'b^firnt" "'""'^"°"' ^ '"^ -'"" ÉGALER (é-ka-lé), V. a. Il l'Oter l'écale Écaler des noix. Il 2»S'écaler, v. réfl. Se détacher de l'écale ta noix très-mûres s'écalent. || Terme de mét^r".

échaiuir- ^'"'^ "• '"^^' ''"''"'' •'""■•g-g"deîno'if ^'''^ (é-ka-leû-z), ,. f. Femme qui casse

— ÉTYM. Écaler.

. ,+,*CALOT (é-ka-lo), s. m. Un des noms vulgaires du hanneton. Il Espèce de noii vulgaires

t ÉCALURE (é-ka-lu-r'l * f T<.r,«o j merce. PeUiculidure ^:L^-J;J:[^;,^,J:Z

— ÉTYM. Écaler.

pol tenTufr''^^' '■ "*• '■^™'' '"'^- '-'^«""«"t

tECANGUER(é-kan-ghé), v. a. Terme rural B^y^er le chanvre ou le lin pour en détch™ h

éclnSt?e''ro^f^vr>'*--°--«Mui Ceîuf oui*^^^ (é-ka-keur),",. ,„. Terme de pêche.

-É''TYM"c:;:f'^'=^^""'«''^^«"^-

ÉCARBOUILLÊ, ÉE (é-kar-bou-llé , liée, « mouilcoup dans la face et eut le nez tout écarbouiÛé

DICT. DE LA LANGUE PRANÇaISB.

Pnfi,; «„-. 1 'j •• "=V"'^"''"'- acarnouiller la tète. Enfin, finit la destinée Du redoutable Alcionée, Da

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