ID. 70S
— ÊTYM. /Tn I , et brun.
t EMBR YOCTONIE (an-bri-o-kto-nie) , t. f. Terme <Ie médecine légale. Action de causer la mort du fœtus dans la matrice.
— ÊTYM. Embryon, et xtôvoç, meurtre.
t EMBRYOGÉ.ME (an-bri-o-jé-nie) , s. f. Terme d'anatomie et de physiologie. Formation et développement des êtres vivants, depuis l'ovule jusqu'à la naissance.
— ETYM. Embryon, et le suffixe génie, production, deyevTi;, enfiendré.
t EMBRYOGÊNIQUE (an-bri-o-jé-ni-k"), adj.Qui a rapport à l'embryogénie.
t EMBRYOGRAPUIE (an-bri-o-gra-fie), s. f. Description de l'embryon.
— ETYM. Embryon, et -ypiçsiv, décrire.
t EMBRYOLOGIE (an-bri-o-lo-jie), s. f. Terme de physiologie. Doctrine de la formation des embryons et de leur vie, depuis l'ovule jusqu'à la naissance. Il Trailè sur l'embryon.
— ÊTYM. Embryon, et Xo^oj, traité.
t EMBRYOLOGIQUE (an-bri-o-lo-ji-k*), adj. Qui a rapport à l'embryologie. Études embryologiques.
t EMBRYOLOGUE (an-bri-0-lo-gh") ou EMBRYO- LOGISTK in-bri-o-lo-ji-st'), *. m. Auteur d'un traité sur l'emoi'jon.
EHBK YON (an-bri-on), *. m. jj 1° Terme d'histoire naturelle. Germe fécondé et dans son premier état de développement au sein de la mère. Puis d'une femme morte avec son embryon. Il faut chez du Vernet voir la dissection, boil. Sal. x. La duchesse de Beauvilliers et la maréchale de Cbâtillon eurent la corvée de porter l'embryon [de la duchesse de UerryJ à Saint-Denis, st-sim. 3(0, 6». || Terme de botanique. Germe de la plante renfermé dans la
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graine et qui te développe par U germination. Il i' Fig. C'est un embryon, se dit d'un tout petit homme. || Homme sans valeur. Il me paraît ridicule que, dans les occa.sion8 où Petit se trouverait à cfllé d'un malade avec un P.... ou quelque autre embryon de la faculté.... dider. Lettres. \\ 3* Il se dit aussi de quelque chose qui est à l'état naissant. Son livre n'est encore qu'en embryon. Quelque important qu'il soit, pour bien jutrer de l'état naturel de l'homme, de le considérer dés son origine, et de l'examiner pour ainsi dire dans le premier embryon do l'espèce, i. J. Bouss. Orig. i.
— SYN. EMBRYON, FŒTOs. Étymologiquement , l'embryon est ce qui se développe dans le sein liila mère, le foetus est ce qui est produit, engendré. Les médecins ont étabU cette distinction-ci: l'em bryon est l'être vivant, considéré au début de .son développement ; le fœtus, ce même être considén; dans un état plus avancé, mais toujours dans lu sein de la mère, et plus particulièrement, dans l'espèce humaine, cet être depuis le second mo> de la grossesse jusqu'à la mise au monde. Au figuré, il y a synonymie entre embryon et rudiment.
— HIST. xrv* s. Embrion est une masse qui est ou ventre de la mère, ORESME, T/i^.ve de meunier. Uned.j celles puissances ou vertu.... est en toutes chosci qui ont nourri.ssement, et es embrions et bestes im parfettes, id. Elh. 30.
— ÊTYM. Provenç. embn'o; espagn. embrion,- ital embrtone; de l|j.êfuov, de iv, en, et PptJMv, germer, croître.
t EMBRYONELLE (an-bri-o-nè-I'), s. f. Terme de botanique. Corps reproducteur des plantes cryptogames.
— ÊTYM. Embryon, et le suffixe diminutif et ou elU.
t EMBRYONIFÊRE (an-bri-o-ni-fè-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte ou renferme un embryon.
— ÊTYM. Embryon, et le latin ferre, porter.
t EMBRYONIFORME (an-bri-0-ni-for m') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un embryon.
— ÊTYM. Embryon, et forme.
+ EMBRYONNAIRE (an-bri-o-nê-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a rapport à l'embryon. I..i période embryonnaire. || Qui esta l'état d'embryon.
— ÊTYM. Embn/on.
fEMBRYONNÉ, ËE (an-bri-0-né, née), ad; Terme de botanique. Poomi d'un ou de plusieur> embryons.
t EMBRYOPARE (an-bri-o-pa-r'), adj. Terme de zoologie. Qui met au monde de simples embryons.
— ETYM. Embryon, et le latin parère, enfanter, t EMBRYOl'LASTIQUE (an-bri-0-pla-sti-k'), adj.
Terme d'anatomie. Qui appartient à la constitution du corps de l'embryon. Noyaux, cellules embryoplastiques, ou éléments embryoplastiques.
— ETYM. Embryon, et «Xiffativ , former.
t EMBRYOSAC (an-bri-o-sak) , s. m. Terme" de botanique. Représentant de ce qu'est l'ovule chez les animaux. On dit aussi sac embryonnaire.
— ÊTYM. Embryon, et sac.
t EMBRYOTÉGK (an-bri-o-lè-j') , s. m. Terme de botanique. Petit corps renflé en forme de calotte qui recouvre une partie de l'embryon dam certaines graines.
— ÊTYM. Embryon, et le latin tegere, couvrir.
t EMBRIOTHLASTE (an-bri-o-tla-st' ) , t. m. Terme de chirurgie. Instrument qui servait à rompre les os du fœtus, pour en faciliter l'extraction lorsque l'accouchement était d'ailleurs impossible.
— ETY'M. Embryon, et 6Xaii>, briser.
t EMBRYOTOCIE (an-bri-o-to-sie), s. f. Terme de tératologie. Naissance d'un foetus avec un autre foetus dans son sein.
— ETYM. Embryon, et toete, dérivé de tôxo;, mise au monde.
t EMBRYOTOME ( an-bri-o-to-m") , t. m. Instrument .servant à pratiquer l'embryotomie.
t EMBR YOTOMlE(an-bri-o-to- mie), t. f. Terme de chirurgie. Opération par laquelle on coupe le fœtus mort dans la matrice pour l'extraire.
— - ETYM. 'Eu6p«0T0|iia, de £(i6p«o», embryon, et téjivti^', couper.
t EMBRYOTROPHE (an-hri-o-tro-r), ». m. Terme de botanique. Sub:>tance (albumen dans les plantes; jaune et blanc de l'œuf dans les animaux) qui sert à la nourriture de l'embryon.
— ETYM. Embryon, et Tpoçàt, qui nourrit.
t EMBRYULCE (an-bri-ul-s), s. m. Sorte de crochet de fer destiné à extraire de l'uténu le foetus
Djoit.
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— ÉTYM. "EitepviouXxi;, de ï|ji6puov, embryon, et Bixeiv, tirer.
t EMBIIYULCIE (an-bri-ul-sie), s. f. Terme de chirurgie. Opération pratiquée avec l'embryulce.
— ÉTYM. Voy. EMBBYULCt;.
t EMBRYCLE (an-bri-u-1"), s. m. Premiers rudiments de l'embryon.
— ÉTYM. Diminutif d'embryon.
EMBU, CE (an-bu, bue), pari, passé d'emboire. Il fDont les couleurs sont devenues ternes et confuses. Tableau embu. || i' S. m. Terme de peinture. Nom donné aux taches, aux tons ternes qui se voient dans un tableau embu. || Terme de marine. i:ne toile à voile a de l'embu quand on l'a fait boire, c'est-à-dire quand on l'a cousue lâche à sa ralingue.
EMBOCHE (an-bù-ch'), s. f. Sorte de guet-apens que l'on dispose pour prendre ou tuer quelqu'un. Dresser des embûches, une embûche à quelqu'un. Elle-même leur dresse une embûche au passage, CORN. Hodog. 1 , 6. De qui se rend trop tôt on doit craindre une embûche, ID. ib. iv, 6. Va-t'en faire venir ceux que je viens de dire. Pour les mettre en embûche aux lieux que je désire, mol. Fdch. m, 5. Quand j'y devrais trouver cent embûches mortelles, id. Dépit, v. 2. Peut-être que les amants de Pénélope le feront tomber dans les embûches qu'ils me préparaient, FÉN.Ki.xxiv. Il Par extension, toute espèce de piège. Nous verrons dès ce soir sur une criminelle Si ce présent nous cache une embûche mortelle, corn. Uédée, iv, *. Ils tomberont toujours dans vos embûches, tk&c. Prov. (7.
— REM. L'embûche étant proprement une embuscade, une manière de se cacher pour attaquer à l'improviste, en surprise et à son avantage, et non pas un piège, il est clair que tendre ne va pas avec embûche. Mais, dans ces extensions de sens et d'emploi , c'est l'usage qui décide et non le raisonnement; et l'on dit : tendre, dre.sser une embûche.
— HlST. XIV* s. Que il se meist en embûche reposlement avec assez pou de gens, berciieuse, f' 3) , verso. Il yssit de son embusche et courit sus aus anemis, m. ib. ||xv* s. Toutesfois qu'ils chevauchoient, ils estoient en grant péril pour les embusches que on mettoit sur eux, fhoiss. i, i, 2<i. Et messire Jehan manda ses gens qui estoient en embusque, FENiN, 4420. Ils se devisoient comment celle leur joie non pareille continuer sûrement pourroient, sans que î'embusche [le secret] de leur dangereuse entreprinse fut découvert au mari, Loois XI, Nouv. 4 3. Le peti* Saintré n'osoit descouvrir I'embusche [cachetiel de ses cent soixante escuz, /. de Sainiré, p. <43, dans lacorne. || xvi* s. Le monde est après pour me troubler, mon corps me grève, le diable est aux embusches pour me surprendre, calv. Instit. 69i. Romulus leur dressa embusche sur le chemin, amyot, Rom. 37. Avoir l'œil au guet, l'oreille aux escoutes, pour descouvrir les embusches, mont, iv, 386.
— ÉTYM. Voy. EMBUSQUER.
fEMBCcUEMENT (an-bû-che-man), s. m. Terme d'eaux et forêts. AcUon de commencer la coupe d'un bois.
— ÉTYM. Embûcher i .
t i.EMBCcHER (an-bù-ché), V. a. Terme d'eaux et forêts. Commencer la coupe d'un bois.
— ÉTYM. En 4 , et bûche.
t 2. EMBÛCHER (an-bû-ché), v. a. \\ Terme de vénerie. Embûcher la bête, la faire rentrer dans le bois, dans son buisson, dans son glto. || S'embûcher, t). réft. La bote s'embùche , quand , poursuivie, elle entre dans le bois.
— ÉTYM. Le même que embusquer , qui, proprement, signifie mettre dans un bois.
t 3. EMBÛCHER (an-bû-ché), v. a. Mettre en embûche. Il S'embûcher, «. réjl. Se mettre en embûche.
— ÉTYM. Embûche. On dit aujourd'hui plutôt embusquer, forme italienne qui a détrôné l'ancienne forme française embuscher (voy. l'historique d'E.M- Busqiif.r).
EMBUSCADE (an-bu-ska-d'), s. f. \\ !• Lieu c^ché où l'on attend les ennemis pour les attaquer à l'improviste et à son avantage. Dresser, préparer une embuscade. Donner, tomber dans une embuscade. Ce que n'a pu jamais combat, siège, embuscade, CORN. Cid, II, 9. Une embuscade est plus sûre dans un terrain plat et uni, mais fourré, que dans des bois, parce qu'on s'en défie moins, rolun, Ilist. anc. CEuvres, 1. 1, p. 4<o, dans pouoens. i peine cet officier [d'Assas] a-t-il fait quelques pas, que des grenadiers ennemis en embuscade l'envitouuent et le saisissent à peu de distance de son