‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 138 sur 388 · E^IP · texte numérisé non relu

E^IP

hôplttl fut un foyer qui empesta la yille. || J* Par extension. I.a viisur du marais empestait l'air, fén. TH. VIII. Il 8* Par une exagération qui compare une mauvaise odeur à la peste, empuantir, incommoder de mauvaise odeur. Cet égoul empeste le voisinage. Il Absolument. Celte charogne empeste. || 4* Kig. Corrompre comme par une sorte de peste moralo, en parlant des mauvaises doctrines, des hérésies.

HIST. xvr 8. Je leur dirois volontiers que le

fruict de l'expérience d'un chirurgien n'est pas l'histoire de ses pratiques et le souvenir qu'il a guéri quatre empesiez et trois goutteux, s'il ne sçait de cet usage tirer de quoy former son jugement, MONT. IV, 47, Je fuys les complexions tristes et les hommes hargneux comme les empestez, m. iv, 403.

— ETYM. En », et pette.

EMPEtrÈ, ÉE (anpê-tré, trée), part, passé. Il 1* Pris dans des entraves, dans des longes, dans des lacets. Un cheval empêtré. || »• Fig. Gêné, contraint. Empêtré d'une jeune femme, sÉv. 43-2. On est quelquefois empêtré dans son orgueil, id. 44(. Je vis sortir M. le duc de Chartres d'une porte de derrière de son ajipartement, l'air fort empêtré et triste, st-s:m. a, 43. M. d'Albret, assez gauche et assez empêtré de son naturel, n'osa presque plus se montrer, id. 5», 24S. || 8* Terme de zoologie. Se dit des animaux à membres courts, comme les phoques, et des oiseaux dont les pieds sont situés à l'arrière du corps.

EMPETRER (an-pêtré. Au xvii* siècle on écrivait empestrer; et Chifflet, Gramm. p. 238, remarque que cette » se prononçait), v. a. || 1* Lier les jamijes d'un cheval que l'on met en pâture. || Embarrasser

les pieds dans des liens ou filaments sa toison Etait

d'une épaisseur extrême.... Elle empêtra si bien les serres du corbeau Que le pauvre animal ne put faire retraite, la font. Fabl. ii, te. Je jurerais que les enchanteurs qui me poursuivent ont résolu de m'empêtrer dans ces filets et d'arrêter mon voyage, Don Quicholle, t. iv, dans rjchelet. || 2' Fig. Embarrasser. Pourquoi m'avez-vous empêtré de cet homme-là î Empêtrer quelqu'un dans une méchante atlaire, l'y compromettre. || 8» S'empêtrer, v. réfl. S'embarrasser. Ce cheval s'est empêtré dans les traits. Le renard va visiter les lacets, les gluaux, emporte successivement les oiseaux qui se sont empêtrés, BUFF. Tlcnard. Los bœufs s'empêtrèrent et firent pench«r l'arche, volt. Phi7os.iv, 330. || Fig. et familièrement. S'empêtrer dans de mauvaises spéculations.

— HIST. XH* s. E des autres [prisonniers] si granz plentez, Que del tierz u de la meitié Fus.sent il assez enpaistrié Del ostoier [de loger] et del garder, benoIt, u, 2BU4. Il xiv* S. Bien cuidoil li rois Piètres empietrer vilonnie Au noble roi Henri et à sa baronnie, Guesclin, <6684. || xv« s. Si furent là nos gens moult empeslrés, et toutefois passèrent oulire, Boude. I, 24. Il XVI* s. Ces sçavantaux vont s'cmpestrant et embarrassant sans cesse, mont, i, (40. Comme l'oiseau enretlé, plus il tasche en frétillant de se défiler, et plus il s'empietre, ïveb, p. 681. Dattre à coups de fouet [les bestes qu'on veut dompter] et les tenir empe.strées, amtot, Fab. 41.

— ETYM. Norm. etnpaturer; ital. impasioiare , empêtrer; du bas-latin pasiorium, pastoria, entraves, de pastoT, pasteur (voy. pItre, et comparez patubon). L'élymologie de inpelro, en pierre, pour empestrer ne peut se soutenir; mais il est très-probable que empieirer, qui se trouve au xiv* siècle et au XVI*, en vient, et qu'il y a eu confusion d' empietrer et d'empeslrer.

EMPHASE (an-fi-z'), t. f. || l'Exagération dans l'expression, le ton, la voix, le geste. Vous ne les liriez pas avec assez d'emphase, lesmasets. Visionnaires, m, 4. Il réprime des mots l'ambitieuse emphase; Ici le sens le choque, et plus loin c'est la phrase, boil. Art p. i. Ces mots [contre la corruption de KomeJ ont dans sa bouche [de JuvénalJ une emphase admirable, id. Sat. x. Les plus grandes choses n'ont besoin que d'être dites simplement, elles se gâtent par l'emphase, la brut. v. Ce calme des passions qu'ils annonçaient avec tant d'emphase, MASS. Av. Noël. Le prince d'Orange aima mieux traiter avec un homme droit, franc et libéral, tel qu'était H. de Doufilers, qu'avec l'emphase, les grands un et la variété du maréchal de Villeroy, st-sih. 49, 77. Surtout, ne confondez jamais l'emphase avec la chaleur et la force, h"* de gen- Lis, Théit. d'édue. le Magistrat, i, «. Il lui détaille avec emphase les occupations qui l'accablent, les travaux dont il est chargé, id. Veillées du chdt. I. m, p. 13, dans pougens. || 2° Terme de rhétorique. Figure qui consista à employer un mot qui

a beaucoup de force, comm» enflammé de colère, perdu de dettes, et qui, ne dilTérant pas de la métaphore, de l'hyperbole, ne mériterait pas de porter un nom particulier.

— HIST. XVI* g. Au premier qui me ramené et qui me demande la vérité nue et crue, je quitte soubdain mon essort, et la lui donne sans exagération, lans emphase et remplissage, mont, iv, 484.

— ETYM. 'Epfotffic, emphase, proprement apparence, de iv, en , et çâoi; , apparition (voy. phase).

t EMPHASE, ÈE (an-fa-zé, zéo), adj. Oui a de l'emphase. Ni les grands mots ni le ton emphase. Au sens commun n'ont jamais imposé, i. B. Rousg. dans le Dict. de bescherelle. || N'est pas en usage.

EMPHATIQUE (an-fa-ti-lt"), adj. Qui a de l'emphase. Homme, discours, ton emphatique. Il est, je crois, très-rare, qu'on soit emphatique par trop de chaleur, vauven. Houv. max. 47. Une emphatique énumération des bijoux et des diamants qu'il possédait avant cette catastrophe, m"* de oenlis. Veillées du chdt. t. i, p. Ml , dans pougens. || Qui donne de la force par l'exagération. Ce mot est pris ici dans le sens emphatique. || Emphatique se dit aussi do certaines lettres et de leur emploi particulier dans la grammaire hébraïque.

— ETYM. "EitcaTixiç, de lnçaoK, emphase. EMPHATIQUEMENT (an-fa-ti-ke-man ) , adv.

Avec emphase. Cet homme parle emphatiquement.

— ETYM. Emphatique, et le suffixe ment.

t EMPURACTIQUE (an-fra-kti-k'), adj. Terme de médecine. Qui obstrue.

— ETYM. "EiiçpaxTtxiç, de iv, en, et çfiaatn , boucher.

t EMPURAXIE (an-fra-ksie), *. /'.Terme de médecine. Synonyme d'obstruction.

— ÉTYM. Voy. EMPHRACTIQUE.

f EMPHYSÉMATEUX, EUSE (an-fi-zé-ma-teù , teû-z'), adj. Terme de médecine. Qui a rapporta l'emphysème. Gonflement emphysémateux.

— ETYM. Emphysème.

EMPHYSÈME (an-fi-zê-m'), x. m. Terme de médecine. Tumeur blanche , élastique , indolente, causée par l'introduction de l'air dans le tissu cellulaire. Il Emphysème du poumon, dilatation excessive de la terminaison des canalicules pulmonaires.

— ETYM. 'E[i90<ro|J.a, de 4v, en, et çuaâu, .souffler. EMPHVTÊOSE (an-fi-téô-z'), s. /.Terme de droit.

Convention par laquelle un propriétaire cède la jouissance d'un héritage pour un temps très-long , ou même à perpétuité, sous la réserve d'une redevance.

— HIST. XVI* s. Baux d'héritages à emphyleuse et longues années sont immeubles, loysel, 2I0. Les procureurs ou deleiilours d'aucuns héritages tenus en emphiiheote, Nouv. coust. génér. t. m, p. 376.

— ETYM. Altération de l'ancien emphyleuse, en grecê(j.9ÙT£u(ji;, emphytéose, proprement implantation, do iv, en, et çuTeûu, planter, c'est-à-dire bail dans lequel on a le droit de planter et la certitude de jouir de ses plantations; provenc. emphytheosim ; espagn. enfileusis ; ital. enfileusi.

EMPHYTÉOTE (an-fi-té-of) , s. m. et /. Celui, celle qui jouit par bail emphytéotique.

— ÉTYM. Emphytéose.

EMPHYTÉOTIQUE (an-fi-té-o-ti-k"), adj. Qui appartient à l'emphytéose. Bail emphytéotique, bail à emphytéose ou k très-long terme, le plus souvent de 99 ans.

— ETYM. Emphytéose.

f EMPIERREMENT (an-pi^-re-man), s. m. Terme des p.ints et chaussées. Fondation faite de pierres. Il Terme rural. Empilement de pierres dans un trou ou dans un fossé, pour donner de l'écoulement aux eaux entre leurs interstices. || Terme de construction. Revêtement formé de pierres qui n'ont reçu qu'une façon grossière.

— HIST. XVI* s. Enpierrement [pétrification], coi-

ORAVE.

— ETYM. Empierrer.

t EMPIERRER (an-piè-ré), v. a. Terme de ponts et chaus.sées. Faire un empierrement || Terme rural. Empiler des pierres dans un trou, dans un fossé.

— IIIST. XVI* s. Ton œil, habile à descocher, Par sa vertu m'empierre [pétrifie] en un rocher. Comme un regard d'une horrible méduse, ronsard, 4.

— ETYM. En I , et pierre.

t EMPIÉTANT (anpié-tan), adj. m. Terme de blason. Oiseau empiétant, oiseau qui tient sa proie entre ses serres.

4. E.MPIÉTÉ, ÊE (an-pié-té, tée), part, passé. Pris pied à pied. Terrain empiété sur des voisins.

t 2. EMPIÉTÉ, ÉE (an-piété, tée), adj. Terme de vénerie. Oiseau, chien empiété, oiseau, chien qui a les pieds bons et beaux.

— BIST, m* t. Le faucon de Tartarie est passager , comme le pèlerin, toutesfois de plus grande corpulence, roux dessous les ailes, et moult empiété de longs doigts, bodK, Des oiseaux, f* 4 4 3, dans lacurne.

— ETYM. En I , et pied.

EMPIÉTEMENT (an-piè-te-man; malgré l'accent aigu donné par l'Académie, la prononciation fait entendre un accent grave), i. m. Action d'empiéter; résultat de cette action. Les empiétcmeiiti donnent lieu à beaucoup de procès. |{ Par extension. L'empiétement de la mer sur les terres. || Fig. L'empiétement d'une autorité sur l'autre.

— HIST. Empiétement, cotcravk.

— EYYM. Empiéter.

EMPIÉTER (an-pié-té. L'accent aigu se change en accent grave, quand la syllabe qui suit est muette *. j'empiète; excepté au futur et au conditionnel où l'Académie maintient l'accent aigu : j'empiéterai, j'empiéterais), v.a. || l'Terme de fauconnerie. Enlever, prendre et tenir avec les serres. Un faucon empiète sa proie. || 2* Ancien terme de construction. Donner du pied. Empiéter une colonne, une statue. || 8* Gagner pied à pied et par usurpation. Il a empiété sur moi plus d'un arpent. || Absolument, Disposé à empiéter sur ses voisins, boss. Ilist. m, 7. Il Par analogie. La mer empiète sur les côtes. Il Par une autre analogie. C'est uneWadelaine du Titian, grosse et grasse et fort agréable, comme aux premiers jours de sa pénitence, auparavant que le jeiine eût commencé d'empiéter sur elle, la pont. t. vi , p. 445, édil. Walcken. Il Fig. Usurper. Le peuple leur laissa empiéter le pouvoir suprême, boss. Hitt. i, 8. || Absolument. S'arroger des droits qu'on n'a pas. Empiéter sur l'autorité de quelqu'un. Vous dites qu'il faut être modeste; les gens bien nés ne demandent pas mieux; faites seulement que les hommes n'empiètent pas sur ceux qui cèdent par modestie et ne brisent pas ceux qui plient, la uruy. xi. Il ne m'est p is permis de m'introduire auprès des souverains; ce serait empiéter sur les droits de Lévialhan , de Belphé^or et d'Astarot, lesage. Diable boit. ch. 4 8. Tout le monde empiète sur un malade.... et il n'y a pas jusqu'à sa garde qui ne se croie en droit de le gouverner, vauven. Ifoi. 428. || Se laisser empiéter à, se laisser gagner, absorber pa'. Se laisser empiéter aux préventions, méré, Ot.urres posth. t. il, p. 48. Il me semble qu'un grand esprit comme vous [ Pascal ] devrait être au-dessus des arts et des sciences, au lieu de s'y laisser empiéter, id. ib. p. ti.

— HIST. XVI* s. Le moyen est de vaincre le monstre qui s'appelle opinion, logé dedans nous, et d'où ayant chassé arrière la prudence, qui est la guide de nos actions, il manie à son plaisir ceux qu'il a empiétez, langue, i72. De là les Portugais empiétèrent le reste de la première pointe des Indes où est Goa, d'adb. Hist. i, 44. Sera rendu au Duc de Savoie tout ce que les rois tant François qu'Henri auront empiété sur lui, ID. ib. I, 45. Les attraits redoublèrent, quand la roine donna à celles qui l'avoient empiété [le prince] espérance de son mariage, m. ib. I, (98. Or en voyant en ces champs l'autre jour Un pigeon blanc empiété d'un autour Qui l'emportoit dedans sa serre aiguë, bons. 740. Après qu'il se fut empiété de deux royaumes, pasquier. Recherches, p. 44ii, dans lacubne. Le roy Charles VIII, ayant advisé avec son conseil qu'd n'estoit pas bon d'avoir un si puissant seigneur ancré et empiété dans son royaume, brant. Dames illustres, p. 2, dans lacurne, au mot compromti.

— ÉTYM. En I , et pied : tenir entre ses pieds ou mettre le pied dans.

EMPIFFRÉ, ÉE (an-pi-fré, frée), part, passé. Un enfant empiffré de confiture.

EMPIFFRER (an-pi-fré), v.a. \\ 1* Bourrer de nourriture. || 2* Rendre gros et gras. || 3* S'empiffrer, t. réfl. Trop manger. Oui s'empiffraient de jambon, de langues de bœuf, lesage, Gil Bios , vu, 4 4. Il Devenir trop gros.

— ÉTYM. En \, et pilTre.

t EMPIFFRERIE (an-pi-fre-rie), s. f. Action d'empiffrer. Cela l'avait rendu si cher et si désiré dans toutes leurs coteries qu'il se lassa de l'empiffrone des festins et de l'empressement des marchands, uahilt. Cramm. 4 0.

— ETYM. Empiffrer.

t EMPILAGE (an-pi-la-j"),». m. Action d'empiler. Il Temps pendant lequel une chose reste empilée.

— ÉTYM. Empiler.

t EMPILE (an-pi-n, ». /. Terme de pêche. Nom d'une sorte de fils déliés, ordinairement doubles, qui, porUnt l'hameçon, s'ajustent aux lignes ou cannes. On trouve aussi pile et neiU*.

EMP

— ÉTYM. Peut-être fn « , et le latin pi'iuj, poil, crin. Cependant il faut remarquer que peille, l'un des synonymes, signifie aussi cliiffon.

EMPILÉ, ÉE (an-pi-lé, lée), part, passé. Des bûches empilées les unes sur les autres.

E.MPII.E!HENT (an-pi-le-man) , ». m. Action d'empiler; état de ce qui est empilé. On inventa des conseillers du roi contrôleurs aux empilements des bois, voi.T. Louis XIV, so.

— ÉTYM. Fmpiler.

t. EMPILER (an-pi-lé), v. a. Mettre en pile, en tas. Empiler du bois, des boulets, des écus. || Terme de jeu. Empiler les dames, les mettre en tas sur la première flèche du trictrac. || Absolument. Empiler, amasser de l'argent. Cet avare empile. || S'empiler, V. rt'fl. Être mis en pile. J'aime à voir les écus s'empiler sur une table.

— IIIST. xiv s. Et de draps y avoit mainte pile empili5e, Et de lange et de linge mainte huche comblée, Guescl. 20398.

— ÊTYM. En i, et pile <.

t 2. EMPILER (an-pi-lé), ». o. Terme de pêche. Empiler des hameçons, les attacher à une empile.

— ETYM. Empile.

fEMPILEUR, ECSE (en-pi-leur, leû-z'), s. m. elf. Ouvrier, ouvrière qui empile des marchandises. Il S. m. Anciennement, préposé à l'empilement du bois. Mouleurs de bois, aides à mouleurs, chargeurs de bois, contrôleurs des quantités, déohargeurs, empileurs, Déclar. ii oct. <7)6, tarif.

— ÉTYM. Empiler 1 .

f EMPIPEUR (an-pi-peur), s. m. Tonnelier qui arrange les harengs saurs dans les tonnes.

— ÊTYM. En t , et pipe.

t EMPIRANCE (an-pi-ran-s') , s. f. Ancien terme de monnaie. Défectuosité ou altération des monnaies. Il Terme du commerce de mer. Diminution ou corruption qui arrive aux marchandises d'un vaisseau.

— HIST. XV* s. Sçavoir la manière du pays et de la loy riesmonnojes tant en or comme en argent, les dragmes, caras, demi-dragmeset lesempirances, EUST. DEScii. Art de faire chansons, etc. Gast, fraction, ou empirance de vivres, monstrklet, u, 6.

— ÉTYM. Empirant, d'empirer.

EMPIRE (an-pi-r'), s. m. || !• Commandement , autorité, puissance. Prends dessus mes sujets un empire suprême, rotb. Bélis. i, «. Les papes sont loin de traiter les chrétiens avec cet empire que l'on voudrait exercer en leur nom, pasc. Prov. <8. Le monde est sous l'empire du mauvais esprit, boss. Pensées, 6. Les princes agissent comme ministres de Dieu et ses lieutenants sur la terre ; c'est par eux qu'il exerce son empire, boss. Politique, m, ii, *■ Reconnaître le suprême empire de Dieu, id. Hist. II, 3. Songez-vous.... Que j'ai sur votre vie un empire suprême? hac. Baj. ii, f. Accablant vos enfants d'un empire odieux, m. PhM. i, 3. Un roi qui avait sur ses peuples un empile absolu, fén. Tél. v. Neptune, toi qui tiens l'empire des ondes, id. ii>. Ma fille est, je le sais, soumise à votre empire, VOLT. Scythes, i, 2. Quel que soit le destin que couve l'avenir. Terre [l'Italie], enveloppe-toi de ton grand souvenir ; Que t'importe où s'en vont l'empire et la victoire T U n'est point d'avenir égal à ta mémoire, lamaht. Harm. ii, ï. || Absolument. S'il traite avec douceur, il traite avec empire, cobn. Pomp. m, *. Ils regardent les gens avec empire, ils disputent avec hardiesse et confiance, pasc. Imag. i. U fait ces miracles avec empire, boss. Hist. ii, • . Cet orgueil qui nous fait regarder nos inférieurs avec hauteur et avec empire, fléchier, Serm. u, 3«. Malheur aux pasteurs qui traitent leurs brebis avec une rigueur sévère et pleine d'empire, mass. Panég. St Thomas. Mme de la Fayette, qui serait aussi aimable que son amie Mme de Sévigné, si elle avait un peu moins d'empire dans le caractère, M"* DE GENUS, Mme de llaintenon, t. i, p. (68, dans POBGENS. || Il se dit aussi par rapport aux anim'aux. Et quant au berger, l'on peut dire Qu'il était digne de tous maux, Étant de ces gens-là qui sur les animaux Se font un chimérique empire , la font. Fabl. vu < . La perfection et la puissance de l'homme tant qu'il porte l'image de Dieu en son entier, son empire sur les animaux, boss. m.t. i, 1. 1| 2° Ascendant, influence. Et ma raison sur moi gardera tant d'empire, Que.... cobn. Rodog. i, 5. U parle et j'obéis k son secret empire, m. Théod. m, 3. Comme l'esprit a grand empire sur le corps, mol. Am. méd. m, 8. Je n'ai point sur ma langue un assez grand empire, id. Mis. v, l. Les femmes ont un empire ai)Solu sur l'esprit des hommes, pasc. Pass. de l'amour. J'avouerai que la gloire eut sur moi quelque empire, rac. Alex, rr, i. Elle a repris

EMP

sur vous son souverain empire, id. Prit, iv, 4. 1 Mais hélas I de l'amour ignorons-nous l'empire T id. Bajax. m, 7. Vos conseils sur mon cœur n'ont eu que trop d'empire, m. Iphig.i, s. Lorsque j'ai de mes sens abandonné l'empire, ID. Phéd. m, >. Elle [l'Egypte] régnait par la sagesse de ses conseils et par la supériorité de ses connaissances ; et cet empire d'esprit lui parut plus noble et plus glorieux que celui qu'on établit par les armes, bollin, Hist. anc. Œuvres, 1. 1, p. 94 , dans pouoens. U veut qu'on admire l'empire qu'il a sur nos cœurs, u ass. Cur. Samar. L'inflexible Zopire, Qui craint de la raison l'inévitable empire, volt. Fanât, ii, 2. De ma religion j'ai moins senti l'empire, id. ib. rv, 4. Il Prendre de l'empire sur quelqu'un, décider de ce qu'il veut, de ce qu'il fera. Vous prenez sur mon ftme un trop puissant empire, cobn. Cinna, i, <. J'ai cru devoir sur lui prendre ce haut empire, ID. Sertnr. v, 7. Cet amour que pour lui votre astre vous inspire N'a sur vos actions pris que bien peu d'empire, MOL. D. Gare, i, t. Laissez moins sur votre sagesse Prendre d'empire à vos douleurs, id. Psyché, II, <. Il Exercer, avoir de l'empire sur soimême, se contenir, commander à ses passions. Il L'empire de la mode, de la beauté. || 3° Autorité souveraine, impériale ou royale, ou dictatoriale. J'ai souhaité l'empire et j'y suis parvenu, COBN. Cinna, ii, l. Quiconque pour l'empire eut la gloire de naître, id. Héracl.iii, 2. [Il] ne peut dignement vous confier qu'aux mains  qui Rome a commis l'empire des humains, bac. Brtt. Il, 3. Je ne fais point de pas qui ne tende à l'empire, ID. Théb. m, e. Un autre était chargé de l'empire du monde, id. Bérén. ii, 2. || 11 se dit d'un état considérable, quelle quesoit la formedu gouvernement. Mais enfin on perd tout quand on perd un empire, cobn. Rodog. iv, 3. Elle [l'Écriture] reprend l'histoire du monde dès sa première origine, et nous fait voir, par ce moyen, mieux que toutes les autres histoires, les principes primitifs qui ont formé les empires, boss. Politique, au Dauphin. On voit les lois s'établir, les mœurs s« polir et les empires se former, id. Hist. I, ». Vous voyez comme les empires se succèdent les uns aux autres, et comme la religion, dans ses différents états, se soulient également depuis le commencement du monde jusqu'à notre temps, id. ib. Dessein général. Nous avons échappé à cette mort qui atteint les empires comme les individus ; vous n'avez pas seulement reculé la durée de notre société politique, vous avez recréé son existence, MIBABEAU, Collection , t. y , p. 407. || En particulier, étal gouverné par un empereur. L'empire (l'Autriche, de Russie. L'emiiire français. L'empire succéda au consulat en 1804. L'empire succéda à la république en I8B2. L'empire romain. L'empire de Charlemagne. L'empire d'Alexandre. j| Haut-empire, l'empire romain depuis le règne d'Auguste jusqu'à la chute de l'empire d'Occident. Bas-empire, l'empire romain depuis la chute de l'empire d'Occident jusqu'à la prise d' Constantinople. || L'empire d'Occident, la partie de l'empire romain, qui comprenait l'Italie, l'Espagne, la Gaule et la Bretagne; l'empire d'Orient, celle qui comprenait la Grèce, l'Asie- Mineure, l'Egypte et l'Afrique septentrionale. || Le saint-empire, l'empire romain, rétabli par Charlemagne en 800. Amis, Charles d'Espagne, étranger par sa mère, Prétend au saint-empire, v. hugo, Hemani. || Absolument. Se dit du règne de Napoléon I*'. Du temps de l'empire. Les guerres de l'empire. On le nomme aussi le premier empire. || Absolument, il se disait autrefois de l'empire d'Allemagne. Les cercles de l'Empire. Un envoyé du grand seigneur Préférait, dit l'histoire, un jour, chez l'empereur, Les forces de son maître à celles de l'Empire, la font. Fa bj.i,t 2. Ce kan ne commandait po.nt les armées du grand seigneur; il était comme les priiices feudat ires d'Allemagne, qui ont servi l'Empire avec leurs propres troupes subordonnées au général de l'empereur allemand, volt. Russie, n, 4. Il Se dit des animaux dans le langage poétii]ue. Autrefois l'élé; hant et le rhinocéros, En di-pute du pas et des droits de l'empire. Voulurent terminer la querelle en champ clos, la pont. Fabl. xii, 21. Deux taureaux combattaient à qui posséderait Une génisse avec l'empire, id. ib. u, 4. || Familièrement. Il ne céderait pas pour un i mpire, pour rien au monde. Qui n'eût riî quant à moi, Je n'en eusse quitté ma part pour un empire, la font. Fabl. xti, <2. ||Les peuples compris dans un empire. L'empire se souleva. L'empire vainement demande un héritier, bac. Brit. u, 2. || Règne. Virgile vivait sous l'empire d'Auguste. || 4* L'empire de la mer, la domination des mers. L'Angleterre affecta l'em-

EMP

pire de la mer. Regagner l'empire de la mer, n"Ablancourt, ilrft«n, l, 4, dans lacurnx. |i i,e maritime empire, les mers. Pour moi [rat] j'ai déjà va l' maritime empin', la pont. Fabl. viii, ». || L'empire des morts, les demeures souterraines oii l'on SU] po ait que les morts résidaient. Le vent redoubla ses efl'orts, Et fait si bien qu'il déracine Celui de qui la tête au ciel était voisine, Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts, la font. Fabl. i, ïï. Moi même il m'enferma dans des cavernes sombres. Lieux profonds et voisins de l'empire des ombres, BAC PItèd. vin, ».

— REM. Dans les locutions haut-empire, basempire, Saint-Empire, on met un trait d'union.

— SYN. 1. EBPiBi, ROYAUME. L'empire est la domination ou le domaine d'un empereur. Le royaume est la domination ou le domaine d'un roi. De plus, empire se dit d'une domination d'une vaste étendue; un royaume peut être trés-pelit; un empire petit est ridicule. Empire se dit très-bien pour une vaste domination sans empereur : l'empire roromain avant Auguste ; en cet emploi, il va sans di re que royaume ne pourrait être substitué à empire. Empire se dit aussi , dans le style élevé , d'un royaume puissant : l'empire des lis. || 2. empire, bëone. Comme on dit qu'un empen ur règne, on dira indifféremment sous l'empire ou sous le rtgne d'Auguste. Mais on dira sous le rè;;ne de Louis XIV, et LOn sous l'empire de Louis XIV.

— HIST. XI* s. Charles, semon les oz [armées] de tun f mpire, Ch. de Roi. ccxciii. || xii* s. Bien vos puis dire, et si est veritez. Si grant empire [armée] ne vit homs qui soit nez, Com < n cel cliamp ot le jor assemblez, Bat. d'Àlescham, t. 6252. Li sire jugera les fis de terre, et dunra emperle à Sun rei, Liber psalm. p. 238. Dune, sire Dieus, emperle à tun enfant, et .-^alf fai le til de la tue aucele, t6. p. I23.il C'est ci qui de plus haut renon Est chevali rs de cest empire , Lai d'Ignaurés. Il XIII* s. Si tint-ilTempirLi de RomeCisdpsIoiau» que je ci di, la Rose, 6210, \\ zvi* s. Revenons à l'empre de !acmstume, mont, i, tts

— ÉTYM. Provenç. emperi; espagn. et ital. imperio ; du lat, imperium. Dans le moyen âge on jouait souvent sur empire, roynume, et empire, action

.'empirer : Lor> est perdus joers et rires, Li roiaumes iievient empir, s, Fabliaux mss n°76(B, t. i, f* (02, dans lacuhne. Emperie n'est qu'une loima étymologique; la prononciation était empeire ou empire.

EMPIRÉ, ÉE (an-pi-ré, rée), part, passé. Devenu pire. La maladie empirée par les imprudences du malad».

f EMPIBEsrENT (an-pi-re-man), ». m. Action d'empirer; résultat de cette action.

— HIST. xu* s. Jadis soloit estre autrement ; Or va tout par em pi rement, la Rose. 83» i . || iiv* s. Tiranie e->t corrupcion et malvestié ou empirement de monarchie, oresme, Eth. 248. || xvi* s. Nature nous dérobe la vue de nostre perte et empirement, mont. i, 82. Nos mœurs penchent d'unj merveilleuse inclination versl'empirement, id. m, 63. Comme p'useurs pintiers et ouvriers d estain mettent en leurs œuvres empirement de plomb, Ord. des ducs de Bretagne, f 208, dans lacurne.

— ÉTYM. Empirer.

EMPIRER (an-pi-ré). || 1* 7. a. Rendre pire. Les remèdes n'ont fait qu'empirer son mal. Si de mes jours l'importune durée Ne m'eût en vieillissant la cervelle empirée, malh. i, 4. Pour vouloir fuir lo mal, quelquefois on l'empire, th. corn. Comt. d'orgueil, i, 2. || Familièrement. Empirer son marché, rendre sa condition plus mauvaise. || Empirer quelqu'un, rendre sa santé plus mauvaise. Us m'ont fort assuré que la vendange de cette année m'aurait empirée [on lui avait ordonné de tremper ses mains dans la vendange pour une enflure], sÉv. 3t8. Il 2° Y. n. Devenir pire. Poussée à bout, son mal pourrait empirer, BOSs. Lett. Corn. 78. Les choses empirèrent par sa mort, id. Var. vu, § 75. Leur état et leurs affaires empirent, id. Hist. u, 7. Il Terme de commerce. Se gâter, se corrompre, en parlant des marchandises. || U se dit aussi des personnes dont l'état devient plus mauvais. Enfin on sortit de table pour le soulagement de tout le monde, excepté de moi qui empirais à vue d'œil, scahr. Rom. com. 1, 43. Il 8* S'empirer, tJ. réfl. Devenir pire. Leur état allait s'empirant, boss. Wiit. ii, 4. Tout a réussi contre nos pensées, et telle est sa dépravation [de l'âme d'un mourant] qu'elle s'est empirée parmi nos remèdes, m. Impénit. 3. || Proverbe. Un qui amende vaut mietu que deux qui empirant

— HIST. xi'«. 81'»t ampairez [le siècle], lut bien »ait remanant [manquant], St Alexis, m. || xii* ». Mult estes vers le rei enpeirez et medlez. Th. le mart. *e. Respont Rolant : ne sui point empiré [blessé], Honc. p. »2. Il n'y avoit [épée] ....Oui l'enpirast [le haubert], vaillissant un l)outon, tb. p. 1«». [L'épée] Onques ne put en bataille enpirer [devenir pire] , ib. Qui les barons empiriés [corrompus] Sert sans aeur [bonne fortune], jà tant n'aura servi Que leur en prenne pitiés.... quesnes, Domancero, p. »8. Il XIII* s. Fille, font il andoi [tous les deux], ceste amors vous empire, audepboi lebastart, Homancero, p. 18. Là fu s» nés [son navire] empirie, et par estevoir [de nécessité] li convint séjourner au pals, viLLEH. cxxxiii. Fisicien [les médecins] me (lient que la clarté m'enpire [me rend plus malade) , Berte, lxxxviii. Ainz que vous eussiez m'amur, Futes-vus de mult grant valur; N'est mie dreiz à chevaler Ke pur amur deive enpeirer, Laidel désiré. Au revenir [je] plains et soupire, Car ma dolor croist et empire, Si que je n'ai mais espérance De garison ne d'eslejance, la Rose, 4842. Car biaulé est de tel matire. Que el plus vit, et plus empire, ib. 83«'2. Que li oirs ne truist [trouve] pas ses édifices empiriés, quant il vient à son aage, beaum. XV, H. |] XIV* s. Mais aucune foiz par négligence ou pour ce que l'en n'eut cure, sont aucuns ars empirez et oubliez en tout ou en partie par procès de temps, OHESME, Elh. i, («. Quant l'encre passe irois sepmaines, elle empire, Jff'nafft'er, u, 6. ||xVs. Cela l'amendera ou empirera, car les mauvais empirent de beaucoup sçavoir, et les autres en amendent; mais touteffois il est à croyre que le sçavoir amende plus tost ung homme que l'empirer, co.mm. v, is. Durant ce temps se empiroient les besongnes dudil roy de Portugal, ID. v, 7. || xvi* s. C'est bien empirer mon marché, mont, i, 33. Les pédantes (forme italienne, pédante] empirent ce qu'on leur commet, et se font payer de l'avoir empiré, ID. i, 448. Mamemoire s'empi re cruellement touts les jours , ID. iv , 88.

— ÊTYM. En < , et ptr«.

EMPIRIQUE (an-pi-ri-k'), adj. || f Qui se guide seulement par l'expérience. Méthode empirique. Procédés empiriques. || Terme de physique. Formule empirique, formule dénature approximative, qui dérive non de la théorie, maisduna série de faits ou cas particuliers. || Substantivement. Un empirique, un homme qui traite les maladies par des remèdes secrets, et sans aucune notion scientifique du corps et de ses maladies. Cn peut juger par là que M. Kagon n'aura pas fait beaucoup de grâce aux empiriques; ces sortes de médecins, d'autant plus accrédités qu'ils sont moins médecins, et qui ordinairement se font un titre oud'uu savoir incompréhensible et visionnaire ou même de leur ignorance, ont trop souvent puni la crédulité de leurs malades, fonten. Fagon. [Caretti] C'était un Italien qui gagnait de l'argent en faisant l'empirique, 8T-SIM. 58, 4 9B. Osons Croire que toute économie qui provient de la vente qu'on nous fait de ce que nous donnons n'est qu'un secret d'empirique, mirabeau. Collection, t. u, p. 483. |{2* Qui appartient à l'empirisme. || S. m. Les empiriques, les philosophes qui appartiennent à l'empirisme. || Dans l'antiquité, nom donné à une secte de médecins opposée aux dogmatistes et qui, fondée par PhilinusdeCos, disciple d'Hérophile, et parSérapion, ne consultait que les faits reconnus expérimentalement, et rejetait tout raisonnement dogmatique, et, avec lui, la connaissance de l'anatomie. || En mauvaise part, ceux qui suivent la routine et dédaignent l'expérience.

—HIST. XVI* s. La curation de toutes ces pointures [piqûres] est emperique ou artificial, u. de hon- DEViLLE, f* 83, verso. Parole est ici faite de plusieurs emperiques [remèdes, amulettes] pendus au col du pacient, id. f* »8, verso.

— ÊTYM. 'EiHteipixè; , de iv, en, etittîpa, expérience.

+ EMPIRIQUEMENT (an-pi-ri-ke-man), adj. D'une manière empirique.

— ÉTYM. Empirique, et le suffixe tTient. EMPIRISME (an-pi-ri-sm'), ». m. || !• Recherche

de l'expérience seule, sans aucune théorie. || Terme de philosophie. Système dans lequel l'origine de nos connaissances est uniquement attribuée à l'expérience. L'empirisme éco.ssais. || 2* Etat d'une science quand les faits n'y sont encore liés par aucun fait général ou théorie. L'empirisme a été banni entièrement de l'astronomie, qui maintenant est un grand problème de mécanique, dont les éléments du mouvement des astres, leurs figures et leurs masses sont les arbitraires, seules données indispensables que cette science doive tirer des cbserTa- 1

RMP

tions, LA PUCE, Erp. tv, préface. || 8* En mauvaise part, aveugle routine. || Empirisme médical, prati que qui ne tient aucun compte de la théorie. Empirisme politique se dit de la poUtIque qui n'a d'autre règle que les fails sans théorie.

— ÊTYM. Voy. empirioue.

t EMPIS (an-pis'), ». f. Genre d'insectes diptères

ayant pour type l'empis opaque, qui vit de proie

— RTVM. E|inl«, sorte de mouche.

EMPLACrcMKNT (an-pla-se-man) , s. m. || f Endroit convenable pour construire, établir ou faire quelque chose. Voilà un bel emplacement pour un chantier, pour une fontaine. || i' Place. L'emplacement de la Bastille. N'est-il pas singulier que, dans une ville aussi fameuse que Carthage, on en soit à chercher l'emplacement même de ses ports ? cua TEAUB. yiin. m, iBb. Il 8* Action de décharger et de placer le sel dans les lieux du dépôt. || Manière dont les masses de sel sont disposées dans les greniers.

— ÊTY»I. En i , el placement.

f EMPLACER (au-pla-sé), v. a. Mettre le sel dans les greniers.

— ÊTYM. En >, et placer. S'emplacer, avec un sens général, a été usité : Comme des corps mal unis, qu'on empoche sans ordre, trouvent d'eulx mesmes la façon de se joindre et emjilacer les uns parmy les autres, mont, iv, 80.

t EMPLAGE (an-pla-j'), ». »n. || 1* Terme de construction. Masse d'éclats de pierres jetés avec du mortier entre deux rangs de pierres taillées. || i' Terme de marchand de vin. Action d'ouiller.

— HIST. xiv* s. L'emplage fait es charretes, du CANOK, implagium.

— ÉTYM. Dérivé de emplir, qui faisait emple à l'indicatif; voy. l'hist. de emplir.

t E.MPLAIGNER (an-plè-gné), v. a. Voy. lainek. t EMPLAIGNECR (an-plè-gneur) , ». m. Voy.

LAINEUR.

t EMPLANTER (an-plan-té), v. a. Couvrir un terrain de plantations.

— ÊTYM. En > , et planter.

t EMPLANTURE (an-plan-tu-r') , ». f. Terme de

marine. Ouverture pratiquée dans la carlingue, pour y faire entrer le pied des bas mâts.

— ÉTYM. En I , et planter.

t EMPLASTIQUE (an-pla-sti-k'), adj. Qui a le caractère d'un emplâtre. || Qui sert à coller. Substance emplastique.

— ÉTVH. 'E|iinXaoTtxi;, de iv, en, et nXàaactv, former, prendre empreinte.

t EMPLASTRATION (an-pla-stra-sion) , ». f. Action d'enter en écusson.

— HIST. Touchant l'enter à escusson, appelle aussi emplastration , morceau et bouton, est à noter n'y estre propres indifféremment tous les œillets et bourgeons, o. de serres, 686.

— ÊTYM. Emplastrer.

t EMPLASTRER (ar.-pla-stré), t). a. Terme d'horticulture. Enter en écU5son.

— HIST. XVI* s. Là est emplastré l'escusson, de telle sorte qu'il joint l'escorce de l'arbre de trois divers endroits, o. de se iBES. 669.

— ÉTYM. Le même que empldtrer.

EMPLÂTRE (an-p!â-tr') , ». m. Terme de pharmacie. Topique glutineux qui, se ramollissant par la chaleur, adhère à la partie sur laquelle on l'applique. Mettre, lever un emphitre. U avait un grand emplâtre sur le visage, scarr. Itom. coin, ch. I. Il Fig. Mettre un emplâtre à une affaire, couvrir, réparer ce qu'il y a de défectueux dans une affaire. Nos petites consolations ne sont que des emplâtres sur les blessures de la vie, volt. Lett. en vers et en prose, 462. || Personne infirme et maladive, et, ironiquement, personne sans activité, sans énergie. C'est un emplAtre que cet homme-là. Quel pauvre emplâtre! || Proverbe. Où il n'y a point de mal, il ne faut point d'emplâtre.

— REM. Le genre à'empldtre a été longtemps indécis entre le genre du latin et la terminaison féminine, et dans le xvii* siècle on le faisait souvent féminin : Une cicatrice que couvrait une petite emplâtre en losange, uamilt. Gramm. 7.

— HIST. xu' s. Isaiasle fist tut issi, puis cumandad que l'um figes [figues] li portas!, si en fist une emplastré, e fist la mettre sur un clou que li reis out où il se duleit. Rois, p. 4)7. {| xiii* s. [Le médecin] Tex [tels] emplasires dessus [les plaies] lia. Qu'en quatre jours que Jehans fu À Boulogne, tous garis fu, Bl. et Jeh. T. 4617. [L» fortune] Et leur assiet comme marastre Au c. '. un doloreux emplastré Destrempé non pas de vin aigre , Hais de povreté lasse et maigre, la Rose, 48(4. llxiy* Harol metés moi une emplastré Sur le coer; car, quant m'en

EMP

souvient, Certes s«uspirer me convient, rnoiss. flui»«. de jonece. L'emplastre de noncbaloir Que sus mon coer pieça mis. M'a guéri, pour dire voir CH. d'orl. Rail. 76. Il XVI* s. Il y adjoust* cette invention, de contrefaire le borgne.... quand U voulut desfaire l'emplastre qu'il avoit longtemps porté sur son oeil, il trouva que sa vue estoit effectuellement perdue sous le masque, mont, m, 4 06. Mettre l'emplastre prèsde biplace, oékin, Ai^rr^at. t. ii, p. 344.

— ÉTYM. Wallon, ipldse; namur. iplause; provenç. emplattre , empasire , emplaut, emplaust; espngn. emplasto; ital. empiasiro; du latin emplattrum, venu lui-même du grec {|inXainpov, detv, en, et itXôooeiv, former.

t EMPLATRER (an-pla-tré), v. a. \\ l' Etendre le vernis sur une peau pour faire prendre à cette p^au la couleur de l'or. || i' Fig. et populairement. G'iier comme par un emplâtre. Qui nous a emplâtrés'Ic ce paresseux-là?

— ÊTYM. Emplâtre; provenç. emplastrar; espagii. emplasiar; ital. impiastrare,

t EMPLÂTRIER (an-plft-tri-é), ». m. Lieu de la boutique d'un apothicaire où il met les emplâtres.

EMPLETTE (an-plè-l'),». /. || 1- Action d'employer une somme d'argent en achats. Ce sens, qui est le primitif, a vieilli. || Être en emplette, se disait au-' trefois d'un marchand qui était en voyage pour acheter ce qui lui était nécessaire. Son mari donc se trouvant en emplette, la font. Fais. || On dit encore aujourd'hui : Faire ses emplettes, aller aux emplettes dans les villes de fabrique, {j Etre de bonne emplette, être bon à acheter; et fig. en parlant des personnes, avoir bon air. La dame était de bonne emplette encore, la font. Berc.\\i' Aujouril'hui en un sens plus restreint, achat de marchandises, d'objets de peu de conséquence ou d'usage et de service ordinaire. J'ai su là-bas que pour quelques emplettes Eliaute est sortie el Celimène aussi, MOL. Jft». 1, 3. Un bloc de marbre était si beau Qu'un statuaire en fit emplette, la font. Fabl. ix, 6. U s'embarqua à Livourne pour Londres, quoique dans un âge déjà fort avancé, et U alla de Londres à Amsterdam , finir ses savantes emplettes, fonten. Marsigli. Des fleurs de votre teint Où faites-vous emplette Tbârang. ^l'telK. || 3* L'objet acheté. Montrer ses emplettes. Tout allait bien, quand leur emplette. En passant par certains endroits, Remplis d'écueils et fort étroits Et de trajet fort difficile, Alla toute emballée au fond des magasins Qui du Tartare sont voisins, la font. Fabl. xu, 7.

— REM. L'usage permet qu'on dise faire emplette d'un objet, sans article.

— SYN. emplette, achat. Achat est plus général, il peut se dire non-seulement des objets considérables, mais aussi des menus objets; au lieu que emplette ne peut se dire que de ceux-ci. J'ai fait l'achat ou l'emplette d'un chapeau; ni.iisj'ai fait l'achat et non l'emplette d'une maison, d'un domaine.

— HIST. ïv* s. Les marchans qui estoient alez audit pays de Bourgongne pour faire leurs ampletles, j. DE troïes, Chron. 4487. ||xvr g. Comme une vaine monnoye inutile à tout aultre usage et emploite qu'à compter et jecter, mont, i, 43. Si j'amasse, ce n'est que pour l'espérance de quelque voisine emploite, id. i,34 7. L'employte [acquisition] de la science est bien plus hazardeuse que de toute aultre viande ou boisson, id. iv, 4»4. Marchands qui vont à l'emploicte , sont tousjours bien garnis et montés, CARLOix IV, 47. Et lui faschoit d'avoir perdu sa femme si tost, la quelle estoit encore de bonne emploite, DESPER. Contes, i. Un marchant qui seroitasseuré de cent escus en acbapt de draps y perdre mille escus, se gardera très bien d'y faire emploicte, ny d'en desbourcer un denier, froumentead, Fi' nances, 3* livre, p. 4J7.

— ÊTYM. Provenç. empleyiar, acheter; bas-Ut. implicare , dépenser, imfilicita, dépense. Emploicte, ancienne forme, est l'équivalent exact d't'mpUcita, d'impitcare (voy. employer), et signifie proprement la somme employée à l'achat.

EMPLI, IB (an-pli, plie), part, passé d'emplir. Il 1* Une bouteille emplie jusqu'au gouIoL || 1* 5. m. Chambre où l'on dispose les formes dans lesquelles le sucre de betteraves doit se cristalliser en masse. Il Seconde cuite du sucre, réunie k du sucre d'une première cuite. || La quantité de formes que l'on a remplies.

EMPLIR (an-plir). || f Y. a. Rendra plein. Emplir un coffre, un verre. J'aperçois un canot vide sur le rivage, emplissons-le de cocos, jetons-nous dans cette petite barque, laissons-nous aller au courant, VOLT. Candide, 4 7. || Kig. De sa vaste folie emplir toute la terre, boil. Sat. tui. L'honneur et

EMP

la Tengeance empliront tous les cœurs, volt. Uir. IV, s. Il Familièrement. H emplit bien son pourpoint, se dit d'un homme gros et gras. || 2° Y. n. Terme de marine. Être gagné par une voie d'eau, en parlant d'un vaisseau. || Terme de sucrerie. Faire un empli. || 3" S'emplir, «. r^/I. Devenir plein. Le bateau s'emplissait peu à peu.

— SYN. EMPLIR, REMPUR. Rigoureusement, remplir signifie emplir de nouveau ; mais la particule réduplicative re perd souvent son sens; et ici elle s'est modifiée; de sorte que remplir exprime l'action d'ajouter ce qui manque pour que la chose soit tout à fait pleine : remplir un tonneau. C'est là la nuance essentielle et de laquelle découlent les emplois de ces deux verbes. On dira un bois rempli de Toleurs, plutôt que empli, parce que en effet des voleurs n'emplissent pas le bois, mais le remplissent à fur et mesure qu'ils y arrivent ou y séjournent. On dira que les grands mots emplissent la bouche, plutôt que remplissent, parce qu'on veut exprimer non pas la venue successive des mots dans la bouche, mais l'effet simultané, la plénitude qu'ils produisent. D'un autre côté, quand on dit : sa gloire emplit ou remplit l'univers, il est difficile de saisir une nuance réelle.

— HisT. XII' s. Je enplirai vostre commandement, Bonc. p. <5. Il XIII' s. Uevre [ouvre] ta bouche et je l'ampliré, Psautier, f <oo. Car jonesce si les enflame, Qui de feu les emple et de flame, la Rose, 1)218. Ainçois estoit encore enclose [la graine) Entre les foilles de la rose. Qui amont droites se levoient Et la place dedans emploient, tî>. 3380. || xv* s. Adonc cessa l'assaut et fut avisé pour le mieux que on empliroit les fossés, froiss. u, il, 34. || xvi' s. Marius emplit incontinent toute la Libye et toute la ville de Rome de sa renommée, amtot, Marius, u. Hz emplirent de sang et de corps morts tout le cours de la rivière, id. «6. »♦. Il feit emplir d'eau deux mille peaux de chèvres, ID. Sertor. <8. [Dieu] un realement estant, qui par un seul maintenant emplit le tousjours, mont, ii, 379.

— ÊTYM. Provenç. emplir, omplir, umplir; ital. empiere; du latin implere, de in, en, et plere (comp. plein). Dans l'ancienne langue, la conjugaison était : femple, Je impleo, avec l'accent sur im.

EMPLOI (8n-ploi), s. m. || 1' Usage qu'on fait de quelque chose. L'emploi du fer dans les constructions. Faire an noble emploi de ses richesses. L'emploi du temps. L'emploi de ce moyen n'est pas sans danger. L'emploi du mot propre. || Double emploi, se dit de tout ce qui fait une répétition inutile. Cela fait double emploi. Si [ces principes sont] semblables, c'est comme s'il n'y en avait qu'un; c'est un double emploi, volt. Princ. d'act. i. \\Auplur. De doubles emplois ou des doubles emplois, suivant que l'on considère double comme un adjectif ou comme faisant un seul mot avec emploi. || 2° Terme de finance. Application de fonds à une destination. Régler l'emploi d'une dot, des sommes provenues d'une vente. Ils ont su l'emploi des trente pièces d'argent, Boss. Hist. Il, ♦. Il Terme de jurisprudence. Emploi des deniers, usage conforme à leur destination déterminée par la loi ou la convention. Emploi de deniers dotaux. || Faux emploi, l'emploi d'une somme portée en dépense, quoique la dépense n'ait point été faite. || 8° Occupation. [Il] .... pour unique emploi s'attache à son plaisir, Et laisse le pouvoir i qui peut s'en saisir, corn. Attila, i, 2. Le ciel, dont nous voyons que l'ordre est tout-puissant. Pour différents emplois nous fabrique en naissant, hol. Fem. sav. 1 , ( . Heureux qui vit chez soi , De régler ses désirs faisant tout son emploi! la font. Fabl. vu, 4î. Quand pourront les François Se donner, comme vous, entiers à ces emplois? Mars nous fait recueillir d'amples moissons de gloire, id. ib. m , ta. De semblables discours rebutaient l'appointeur [de procès]; U court aux hôpitaux, va voir leur directeur; Tous deux ne recueillant que plainte et que murmure, Affligés et contraints de quitter ces emplois. Vont confier leur peine au silence des bois, id. ib. xii, î7. Ce n'est pas qu'un emploi ne doive être souffert: Puisqu'on plaide et qu'on meurt et qu'on devieiit malade, U faut des médecins, il faut des avocats, ID. ib. [U] Était prêtre de Flore ; Il l'éuit de Pomone encore; Ces deux emplois sont beaux, iD.t'fr. vin, (0. Quel est tous les jours votre emploi? rac. Athal. II, 7. Mais quel indigne emploi moi-même m'imposé-je?iD. Baj. iv, 2. Ces chaumes, cesdéserts, où des pompes des rois Je vous vis descendue aux plus humbles emplois, volt. Scyth. m, 4. || Faire son emploi de, s'occupera, faire son affaire de. Et que je fasse enfin mes plus fréquents emplois Ue parcourir not monta, nos plaines et nos bois, hol. Princ. d'Él.

EMP

I, 3. Il Emploi du travail, des capitaux, leur application à l'industrie. Accroître l'emploi du travail. I| 4' Fonction, place. Je vais comme au supplice à cet illustre emploi, corn. Hdracl. u, 5 II n'est pas toujours bon d'avoir un haut emploi, la font. Fabl. I, 4. Mal content de n'avoir point eu de l'emploi en France, sÉv. I3i. Ceux qui sont dans les emplois de la guerre, boss. Cornai/. Moi... Oui, d'emplois en emplois vieilli sous trois sultans. Ai vu de mes pareils les malheurs éclatants, rac. Baj. iv, 7. Il faut en France beaucoup de fermeté et une grande étendue d'esprit pour se passer des charges et des emplois, et consentir ainsi à rester chez soi et à ne rien faire, la brut. ii. Les personnes qui étaient dans quelque emploi considérable, fén. Tél. xxi. J'ai placé deux de mes frères. Mes trois fils ont de l'emploi, BÉHANG. Ventru. Je languis «ous la chaîne Du plus modique emploi, iD. Koco(«on. || U se dit, absolument, pour service, temps passé dans les emplois. Mais ses rivaux ont-ils plus de mérite?— Non ; Mais ils ont plus d'emploi, plus de rang, plus de nom, CORN. Pulch. m, *■ \\ S' Terme de théâtre. Rôles d'un même caractère. Cet acteur tient l'emploi des rois, l'emploi des valets. || Chef d'emploi , le premier acteur dans les rôles de chaque emploi,

— HIST. XVI' s. 0 mon Dieu, conduisez-moi en vos*-e volonté par le froid, par le chaud.... par l'employ, par le repos, st François de sales, Solitudes annuelles, p. 246, Paris, (860.

— ÉTYM. Voy. EMPLOYER; ital. impiego. Au xvi' siècle, on disait emploite (voy. emplette) : Le maniement et employte des beaux esprits donne prix à la langue, mont, m, 353.

t EMPLOYABLE (an-plo-ia-bl' ; plusieurs disent an-ploi-ia-bl') , adj. Qui peut être employé.

— HIST. XVI' s. Le potier fait des pots employables à services honnestes et honnorables, et d'autres applicables à choses indignes et vilaines, beloï, Orig. de la chevalerie, p. 38, dans lacurne,

—ÉTYM. Employer.

EMPLOYÉ, ÉE (an-plo-ié, iée; plusieurs disent an-ploi-ié), part, passé. || 1' Dont on a fait emploi. De l'argent bien employé. Cinquante ans furent employés pour le bonheur de l'État, thomas. Éloge de Sully. Pas un de vos jours qui n'emporte Quelque peu de la fleur de vos jeunes beautés; Employés ou perdus, n'importe. Ils ne laisseront pas de vous être comptés, montrehil. Remontrance à une jeune demoiseMe. Il C'est bien employé, s'est dit pour: c'est bien fait, la chose est méritée. Cette longueur [d'une maladie] est toute propre à mortifier une créature, qui, comme vous savez, ne connaît quasi pas cette belle vertu de patience ; mais il faut bien se soumettre quand Dieu le veut; c'est bien employé, j'étais insolente: je reconnais de bonne foi que je ne suis pas la plus forte, sÉv. Lelt. 48 mars (678. Il 2° Qui a une occupation, une fonction, une place. C'est un des médecins les plus employés de Paris. Il est employé dans un chemin de fer. [Ils] vous acquirent l'honneur D'être seuls employés aux autels du Seigneur, rac. Ath. iv, 3. J'ai maintenant l'espérance d'être employé; et, si cela est, je vous emmènerai avec votre ami, m' de oenlis, Adèle et Thé.od. t. m, lett. 6( , p. 362, dans podgens. Il 3' S. m. Homme employé dans une administration, dans un bureau, etc. Les employés de l'administration des contributions indirectes. Un employé d'une compagnie d'assurances. Un employé de chemin de fer. || Terme d'économie politique. Celui qui cède son travail à celui qui le demande, à l'employeur.

EMPLOYER (an-plo-ié; plusieurs disent an-ploiié), j'employai», nous employions, vous employiez; que j'emploie, que nous employions, que vous employiez; l'y grec se change en t devant un e muet : j'emploie, j'emploierai, v. a.\\ 1' Faire emploi de quelque chose. Employer beaucoup d'argent en aumônes. Employer de l'étoffe. Le temps est cher, il le faut employer, R*c. Uithr. m, 6. Allons, employons bien le moment qui nous reste, ID. Bajai. m, ». Ceux qui emploient mal leur temps sont les premiers à se plaindre de sa brièveté, la bruy. m. Employez-les [vos biens et votre autorité] à faire des heureux et à rendre la vie plus douce et plus supportable à des infortunés, MASS. Pet. car. Human. des gr. \\ %' Par extension. La lumière emploie environ un demi-quart d'heure à nous venir du soleil. Un boulet de canon qui irait de la terre au soleil et qui conserverait toujours sa première vitesse, emploierait vingt-cinq ans pour y arriver, rollin. Traité des Et. v, art. 3 et 4. Il 8° Mettre en œuvre. Employer ses bons offices pour quelqu'un. Employer tous les moyens pour parvenir à ses fins. Employer 1^ fictioa et le men-

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