‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 151 sur 388 · SIMON · texte numérisé non relu

SIMON

— HIST. xiv s. Je ne croy miequ'il soit autre ensorcellement que de bien faire, Uéruigier, l, 7. Il XVI' s. Le bien pubbc estoit le charme et ensorcellement qui bouscboit l'oreille & nos prédécesseurs, Sat. Mén. p. tel.

— ÉTYM. Ensorceler.

ENSOCFRË, ÉE (an-sou-fré, frée), port, passé. Rempli de soufre. SI parmi ces exhalaisons il yen a qui sont grasses et ensourrèes....DF.sc. Jfc'tfor. 7. Des taureaux de Vulcain les gorges ensoufrées, corn. Médée, iv, 2. Souvent du triste éclat d'une flamme ensoufrèe La forêt est couverte et non pas dévorée, DRËBEUF, Phart. m. Les chemises ensoufrées du saint office sont l'étendard contre lequel les protestants sont à jamais réunis, volt. Mœurs, t«0.

ENSOCFRER (an-sou-frè), V. a. Enduire de soufre; imprégner de la vapeur du soufre.

— HIST. 1111' s. Nus frepier ne puet ensoufrer lange, Liv. des met. 4 96. Les iaues en .sunt ensoufrées. Ténébreuses, mal savorées, la Hose, 6047. Il xvi* s. Maint gros tonnerre ensoufré s'esclatoit,

— ÉTYM. En t, elioufr*.

ENS

t ENSOUFROIR (ansou-froir), ». m. Lieu, appareil pour exposer une chose à la vapeur de soufre.

t ENSODPLE (an-sou-pl') , ». f. Terme de tisserand. Rouleau de bois sur lequel on monte la chaîne, pour faire la toile. [| Ensoupledes brodeur», machine composée de lattes traversant des colonnes de bois et sur laquelle les brodeurs travaillent.

— HIST. XVI' s. Une grande herse roulante composée de deux cylindres ou rouleaux, chacun de la grosseur dei'ensuble de tisserand, o. de serres, 74.

— ÉTYM. Wallon, enjeu ;rouchi, on»eufc;cspagn. cnxullo; bas-lat. insublum; du latin insubulum, ensouple, de in, en, et subula, alêne.

t ENSOUPLEAU (an-sou-plô), ». m. Rouleau opposé à l'ensouple sur lequel la toile, le drap sont roulés à mesure qu'ils ont été tissus.

— ETYM. Diminutif d'ensouple.

t ENSOYEMENT (an-soi-man), », m. Action d'ensoycr.

t ENSOYER (an-so-ié) , «. o. Termcdecordonnier. Garnir d'une soie de cochon le fil pour coudre la semelle d'un soulier.

— HIST. xiv s. Ensoyer, mettre soyèe de pore comme en ligneul, du cange, tn»elare.

— ÉTYM. En t, et soie.

t ENSUBLE (an-su-bf), ». f. Voy. ensouplb. f ENSl'CRER (an-su-kré), tJ. a. Confire dans du sucre.

— IlIST. xvi* s. Cela dépend de l'habileté de retirer la confiture du sucre hors de la bassine, ne donnant loisirau fruit de s'ensucrer par trop, o. de serres, 872.

— ETYM. ïn 4 , et lucre.

t ENSUIFER (an-sui-fé),i'. a. Garnir de suif; enduire de suif.

— - ÉTYM. En 4 , et suif.

ENSUITE (an sui-t'), adv. || !• X la suite de, après cela. Travaillez d'abord, vous tous reposerez ensuite. Ceux qui avaient d'abord été corrompus par leurs richesses le furent ensuite par leur pauvreté, MONTESO. Rom. 4 0. Il 2* Ensuite de, Joe. prépos. X la suite de, après. Ensuitede quoi, après quoi. Ensuite du roman que j'avais vu dans la bibliothèque Vaticane, il y a encore un commentaire d'un auteur grec, RALZ. le Barbon. Ensuite décela, il m'a avoué qu'il avait enlevé une comédienne dont il avait été toute savie amoureux, scarr. Rom. corn. II, 42. C'est une série d'hommes, durant quatre mille ans, qui, constamment et sans variation, .viennent l'un ensuite de l'autre prédire ce même avènement, pasc. Pensées, ii, art. xi. Filiutius n'avait garde délaisser les confesseurs dans cette peine; c'est pourquoi, ensuite de ces paroles, il leur donne celte méthode facile pour en sortir, id. Prov. 40. Ensuitede cette belle réflexion, sév. 423. La perception qui se fait en notre âme à la présence des corps et ensuite de l'impression qu'ils font sur les organes de nos sens, Boss. Connaï»». i, 4. C'est ensuite de la mort du Christ que ce changement est marqué, id. Ilist. u, 4. De quelle sorte s'est formé l'état populaire ensuite des commencements qu'il avait, id. Hist. m, 7.

— REM. Des grammairiens ont repoussé la locution ensuite de comme vieillie et hors d'usage; Pascal, Bo.ssuet, Mme de Sévignè s'en servent couramment, et rien n'empêche de les imiter.

— ÉTYM. En t, et tuile.

ENSUIVANT (an-sui-van), adj. m. Terme de pratique. Suivant. Le dimanche ensuivant. Vieilli et peu usité. Il La Fontaine s'en est servi dans le langage général. Et le jour ensuivant, Psaut.

ENSUIVRE (S') (an-sui-vr'),t). réfl. ne se conjugua qu'à la 3» personne du singulier ou du pluriel : I s'ensuit; il s'ensuivait; il s'ensuivit; il s'ensuivra; il s'ensuivrait; qu'il s'ensuive; qu'il s'ensuivit; et avec l'auxiliaire, il s'est ensuivi. || 1* Venir après. La clause relatée audit article et tout ce qui s'ensuit. Il 8° Survenir comme effet, découler comme conséquence. On ne voulut pas quitter les armes que l'effet ne s'en fût ensuivi, retz, Mém. t. l, liv. II, p. 4 97, dans roL'GENS. La guèrison qui s'en est ensuivie, mair. Sophon. iv, 4. Vois, si mon cœur n'eût su de froideur se munir. Quels inconvénients auraient pu s'en ensuivre ! mol. Amph. u, 3. || Impersonnellement, en ce sens. Comme une exception ne peut être aussi étendue que la règle, il s'ensuit nécessairement que cette maxime générale.... pasc. Réfut. de la rép. à la 4 2' prov. D'où il s'ensuit qu'un peut en sûreté de conscience suivre dans la pratique les opinions probables dans la spèculalion, ID. ib. 4 3. Que s'ensuit-il de tout celajensemble, sinon.... ID. ib. Il s'en est ensuivi un changement épouvantable , soss. u. Démons, 4, De là même

ENT

il s'ensuit encore quelque chose de plus consolant pour vous, toUBDAL. Nativité de J. Chr. i' avent, p. 53), dans POUGENS. U s'ensuit de ce que vous venez de dire, que les liommes sont condamnés à l'erreur, bern. de st-pierre, Chaum. ind. \\ 3° Terme d'ancienne procédure. Poursuivre. Tous les juges devaient être présents, afin qu'ils pussent ensuivre,

MONTESQ. Esp. XXVUI, 27.

— REM. 1. S'ensuivre est formé comme s'enfuir, et il suit la même consiruclion ; ainsi on dira : Voilà le principe;la conséquence s'en ensuivra; comme on dit : Si vous laissez la cage ouverte, l'oiseau s'en enfuira. Les exemples des meilleurs auteurs prouvent qu'il en est ainsi. Il ne faudrait pas croire que l'on pût écrire s'en suivre, en deux mots, pour signifier découler de là; car se suivre ne se dit pas en ce sens; c'est suivre, neutre, qui se dit : il suit de là, et non il se suit de là. Ainsi Bernardin de Saint- Pierre a péclié quand il a dit : Tantôt elle se reprochait la fin prématurée de sa charmante petite nièce, et la perte de sa mère qui s'en était suivie. Paul et Virg. Il faut : qui s'en était ensuivie. || 2. Avec que, s'ensuivre, affirmalif, veut l'indicatif : il s'ensuit de là que vous avez tort; négatif ou interrogatif, il veut le subjonctif: il ne s'ensuit pas de là, s'ensuit-il de là que vous ayez tort?

— HIST. xn* s. Je puis bien dire, si m'ensuiront cinq cent, ilonc. p. <02. ||xm* s. Ensi furent de ci à la pentecouste ensivant, villeh. cl. Ses tu pas qu'il ne s'ensieut mie. Se lessier veil une folie. Que faire doie autel ou graindre [une semblable ou plus grande]? ia Rose, •oli3. Ce saint home ama Dieu de tout son cuer et ensuivi ses oeuvres, joinv. 193. Il XIV* s. Les Pilagoriciens furent disciples et ensuivans la dottrine du philosophe appelle Pitagore, ORESME, Eth. «8. Et pour ce s'ensuit-il que nostre félicité n'est en nul bien corporel, ID. ib. v, 9. Il XV' s. Ainsi fut-il et avint en Flandre en ce temps, si comme vous pourrez clairement voir et connoistre par les traités de l'ordonnance de la matière que s'ensuit, froiss. ii, u, 52. Et en cas de reffus il protesteroit des maulx qui ensuyvroient, comm. iv, b. C'est un haut bien qui de ce fait s'en ensuivra, LOUIS XI, Nouv. XIV. Il XVI" s. Dont il s'ensuit que.... CALV. Inst. SU. Pour bien entendre la somme de ceste matière, il nous faut procéder par les degrez qui s'ensuivent, ID. ib. 819. Phaeton, ne sçavant ensuyvre la line ecliptique, varia de son chemin, BAB. Pant. 11,2. Gargantua feit l'epitaphe pour estre engravé, en la manière que s'ensuict, iD. ib. ii, 3. J'aime à les ensuivre, mais non pas si couardemcnt [les lois de la civilité], mont, i, 62. Us n'en bougent, jusques à l'equinoxe ensuyvant, ID. u, (96. Il attend en repos tout ce qui s'en peult ensuyvre, id. IV, 464. Mais de conclure de là que les riches meubles y sont nécessaires, il ne s'ensuit pas, lanoue, 4137. Quand la pieté est bien entendue et pratiquée, il s'ensuit beaucoup de contentement, id. 207. Ce fut la source de leur mutuelle bienveillance, et par conséquent le fondement de la puissance qui en est ensuivie, amyot, Thés, et Rom. comp. 7.

— ÊTVM. En 2, et suivre; provenç. enseguir, esseguir, ensegre, essegre. Quand ensuivre, dans les anciens textes, signifie suivre, poursuivre, il vient de en ( , et suture, du lat. insequi; quand il signifie découler, il vient de en 2, et suture, du lat. indesequi.

t ENSUPLE (an-su-pl') , s. f. Voy. ensouple.

t ENSUPLEAU (an-su-plô), s. m. Voy. ensou-

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