EPR
poenter;et puis, par l'intercalation d'un v,Ci}>ot'<nter (comme l'ancien pooir devenu poooir).
ÉPOUX , OUSE (é-pou , pou-z' ; 1'» se lie : un é-pou-z aimable), (. m. et f. || 1* Celui, celle qui a épousé, qui est conjoint par mariage. Bien plus que l'on ne croit le nom d'époux engage, Kt l'amour est souvent un fruit du mariage, mol. Sganarelle, t. La perte d'un époux ne va pas sans soupir, la pont. Fabl. VI, 2). L'hymen déplaît toujours quand l'époux ne platt pas, qujnault, Astrale, II, 2. 11 me semble déjà que ces murs, que ces voûtes Vont prendre la parole, et, prêts à m'accuser, Attendent mon époux pour le désabuser, bac. Phèd. m, 3. Quoil déjà de Titus épouse en espérance, id. Bérén. I, 4. Elle ne prendra pour époux qu'un homme qui craigne les dieux, fén. Tél. xxii. Penses-tu que je sois moins épousa que mèreî volt. Orphel. iv, 0. Il il* Dans le langage mystique. La céleste époux, l'époux de l'Église, Jésus-Christ, ô mort I quand viendras-tu me donner la baiser da l'époux V fén. t. XVIII, p. 4B6. Il L'épouse de Jésus-Christ, l'Église. Il Les épouses de Jésus-Christ , les religieuses. IIBelzunce, illustre par les prodiges qu'il fit dans le temps de la peste, et après par le refus de l'évÊché do Laon pour ne pas quitter sa première épouse [Marseille son premier diocèse] , st-sim. 224, 0. Il 3" S. m. plur. Les époux, le mari et la femme, les gens mariés. Deux jeunes époux.
— REM. C'est une faute contre le bon usage que de dire, dans le langage familier, ifpou» pour mari et épouse pour femme. Dites: ma femme est malade, et non mon épouse est malade. Cette nuance est signalée dans Molière quand don Juan dit à M. Dimanche : Comment se porte Mme Dimanche, votre épouse?.... c'est une brave femme {Festin, IV, 3); et, dans I.esnge, quand Mme Jacob dit : il fait bien pis, la dénaturé qu'il est! il m'a défendu l'entrée da sa maison , et il n'a pas le coeur d'employer mon époux (Turc, iv, 12).
— IlIST. XI* s. Qui altri espouse purgist [prît] , Lois de Guill. 44. ||xii°s. Porquant [il] ne mist pas en obli La grant amor qu'il out od lui [elle] ; S'espose en Est; si fist mult bien, benoIt, ii, 7904. E ii espos venoit, e si ami, e si frère, od tambors e oz estrumenz, Machah. i, 0. Li reis Henris li vielz les espuses preneit, E à lur dreiz espus del tut les defendeit , Th. le mart. 93. Lai [laisse] saint iglise aveir ses decrez e ses leis; Ele est espuse Deu, qui est sire des reis, ib. 29. Et lur poesté prenent li rei de saint iglise : Mais el n'a pas la sue de nul des vostres prisa, Kors de Deu sun espus.... ib. 79. Il XIV* s. Nous ottroions à Ysabeau, notre famé et nostre espouse, nostre chastel, ducange, avenius.
— ÊTYM. Provenç. cspoî; espagn. et portug. esposo; ital. sposo; du lat. sponsus, de «pondère, promettre, fiancer; grec, aitivSeiv, au propre, verser et, par suite, faire des libations, promettra solennellement, vu qu'en promettant on faisait des libations aux dieux.
f ÉPKAULT (é-prô), s. m. Uo des noms vulgaires du céleri.
ÉPREINDRE (é-prin-dr'), j'épreins, nous épreignons; j'épraignais, nous épreignions; j'épreignis; j'épieindrai ; j'épreindrais ; épreins, épreignons; que j'épreigne, que nous épreignions; que j'épreignisse; épreignant; épreint, v. a. Presser entre ses doigts quelque chose pour en exprimer le suc. Épreindre du verjus, des herbes. Vénus était assise dans une conque en l'état d'une personne qui viendrait da se baigner et qui na ferait que sortir de l'eau; une des Grâces lui épreignait les cheveux encore tout mouillés, la font. Psyché, 11, p. 460. Il Se dit aussi du liquide qu'on fait sortir en épreignant. Ils épreignaient du jus de sésame et s'en frottaient le corps comme d'huile, vaugel. Q. C. vu, 4. Il S'épreindre, v. réfl. Être épreint. Le brou da noix ne s'épreint pas facilement.
— HIST. xiv* s. Mettez l'herbe en un sac, et l'espraignez pour avoir le jus, Ménagier, 11, R. || xvi* s. Par trop s'espreindre d'aller à la selle, pabb, vi, 4 9. Puis seront posées en ceste décoction, des compresses un peu espraintes, id. vi, 23. Et que la mère se epreigne [s'efforce] tant que possible lui sera, id. u, 029. Ils se baisèrent les uns les autres, de maniera que tout le camp se trouva plein de caresses et da larmes très doulces et espraintes à force de joye, amtot, Fab. 28.
— ÊTYM. Lat. exprimere, qui , ayant l'accent sur pn', a donné régulièrement ei-pr«indre (voy. exprimer). Entre épreindre et exprimer, qui sont un même mot, on voit comment la prononciation latine encore subsistante déterminait la forma du mot français naissant.