PARÉ, II
— ETYM. 'E^fivov, de iv, en, et fi;, fivè«, nez.
ERRONÉ, ÉE (è-rro-né, née), adj. Oui est entaché d'erreur. Proposition erronée. Pourquoi se faiton dans le monde des consciences erronées, sinon parce qu'on a dans le monde des intérêts à sauverî BOUHDAi.ouE, Sur la fausse eontcience, t" atent
— HlST. XV" s. Une proposition dampnable, contenant faulse doctrine et erronée en la foy catholique, Cestedcs nobles, visiville, p. 1I7.
— ÊTYM. Lat. erroiieus, errant, vagabond, de <Tro, vagabond, de errare, errer.
ÉRU
+ ERRONÊMENT (è-rro-né-man), i%dv. D'une manière erronée.
— HIST. XVI' s. St Eusel)e en la vie de Constantin dit erronément.... do till. Ree. de» /(. de Fr. p. i3», dans LACURNK. Erroiiéement, cotorave.
— ÊTYM. Erroné, et le suffixe ment.
ERS (ôr), t. m. Terme de botanique. Genre de plantes légumineuses parmi lesquelles, outre la principale espèce qui est l'ers lentille, on distingue l'ers ervilie ou ers proprement dit.
— HIST. xvi' s. Les pois, la vesse, lesorobes ou ers et autres légumes, o. de serres, 100,
— ÊTYM. Provenc. ers; catal. er; espag. iervo; ilal. ervo; du latin ervum. Vt appartenait à l'ancien nominatif, et elle est restée adhérente à ce mot comme dans bras, filt, etc.
f 4. ERSE (èr-s'), adj. Le dialecte erse, ou, substantivement, l'erse, dialecte celtique parlé dans la Haute-Écosse. L'erse, ou gaélique proprement dit, et l'irlandais sont les deux dialectes de la branche du celtique nommée gaélique; voy. kymrioue.
t 2. ERSE (èr-s'), f. f. Terme de marine. Petite élingue. || Erse de gouvernail, anneau ou cordage reliant le gouvernail à l'étaml)Ot, pour empêcher que la mèche du gouvernail ne sorte de sa place.
t ERSEAC (èr-sô), s. m. Terme de marine. Petite erse. || Valet de bouche à feu.
t ËRUBESCENCE (é-ru-bè-ssan-s') , t. f. Terme didactique. Action de rougir, état de ce qui commence à rougir.
— HIST. xiV s. Passion est mouvement de l'apetit ou resgart de bien ou de mal, comme sont erubescence , admiration, espérance, oresme, Eth. 42.
— Rtym. I.at. erubescere, devenir rouge.
t KRUBESCENT, ENTE (é ru-bè-ssan, ssan-t'), adj. Terme didactique. Qui devient rouge. Les bois érubescents, bern. de st-pierre, dans le Dicl. de
BESCHERELLE
ËRdCAGE (é-ru-ka-j') ou ËRUCAGO ( é-ruka-go) ou ËRnCAGUE (é-ru-ka-gh'), s. f. Terme de botanique. Plante qui est une espèce de roquette et qui crott dans les blés de nos provinces méridionales, buniat erucago, L. (crucifères).
— ÉTYM. Lat. «ruco, roquette.
t ÉRUCINE (é-ru-si-n'), *. f. Terme de chimie. Substance qui provient de l'extrait acre de moutarde blanche.
— ETYM. Lat. eruca, roquette.
ÉRUCTATION (é-ru-kla-sion) , *. f. Émission sonore, par la bouche, de gaz provenant de l'estomac.
— HIST. XVI' s. Il se fait quelque vacuation par l'éructation et par le sanglot, paré, xxiv, 44.
— ETYM. Provenç. eructuatio ; du latin éructalionetn, de eructari. de e, et ruetari (voy. roter).
ÉUCDIT, ITE (é-ru-di, di-t'), adj. || 1' Qui a beaucoup d'érudition. Il est érudit et se connaît en inscriptions. Avant de se rendre érudit. Se mettre au fait de la patrie. Savoir Paris avant Madrid, Savoir l'Europe avant l'Asie, Voilà le bon esprit, pannard, Mercure de janvier t749, dans richelet. Il Le peuple érudit, les savants qui cultivent l'érudition. Le peuple érudit vante fort le bon Homère, Dissert. sur le poème épique, dans desi-ontaines. Il Qui a le caractère, les qualités de l'érudition. Ouvrage érudit. La profusion érudite d'Origène, l'abbé houteville, dans besfontaines. L'abbiï Alary, quoique formé par ce savant, digne du seizième siècle, n'eut garde de l'imiter, ni dans sa critique un peu brutale, ni dans ses préventions érudites, ni dans ses opinions hasardées ou dangereuses, d'alemb. Éloges, Alary. \\ i° S. m. Un érudit. Les illustres érudits qui ont déchiffré les hiéroglyphes et l'écriture cunéiforme. De là cette foule d'érudits profonds dans les langues savantes jusqu'à dédaigner la leur, qui, comme l'a dit un auteur célèbre, connaissaient tout dans les anciens hors la grâce et la finesse, d'alemb. Encyclop. dise, prélim. Pour l'érudit. il méprisait Qui Y tout le monde et ses voisins sans doute, lamotte. dans despoxtaines.
—REM. I.'alihé Massieu {Préface aux oeuvres de Toumi)accusait de néologisme, en 1721 , lemotd'èrudit.
— SYN. ÊRtiDiT, SAVANT, DOCTE. Savant est le terme le plus général , désignant celui qui sait. Ainsi l'Académie des sciences est composée de savants ainsi que l'Académie des inscriptions et belleslettres, mais ces deux ordres de savants sont bien différents : les premiers s'occupent de mathématiques, d'astronomie, de physique, de chimie, de biologie; les autres s'occupent des langues des peuples anciens, de leurs ouvrages écrits, de leurs usages, de leurs monuments, etc.; et on les nomme des érudits. Docte, étymolcgiquement celui qui a reçu de l'iDstruction, exprime une autre nuance; il
ftRU
s'applique non pas k ceux qui «ont versés dins les sciences mathématiques, ou physiques, ou organiques, mais à ceux qui sont versés soit dans l'érudition, soit dans les lettres.
— ETYM. IM. eruditus, part, passif du verbe erudire, instruire, de e, elrudis, ignorant, grossier, proprement, dégrossir. '
ÉRUDITION (é-ru-di-sion; en vers, de cinq syllabes), t. f. Il 1' Savoir approfondi dans les langues anciennes ou orientales , dans les origines de* peuples, dans les inscriptions et les médailles, en un mot dans tous les documents qui fournissent les matériaux à l'histoire. La sûre érudition d'un du Cange. Livre plein d'érudition. Plus soigneux d'étaler de l'érudition que de parler avec précision, uoss. Yar. 12. Les commentateurs, si abondants et si chargés d'une vaine et fastueuse érudition , la bri;t. XIV. Budé surtout communiqua à la nation frajiçaise le goût de l'érudition grecque, l'ayant reçu lui-même de Lascaris son maître, qui avait été employé par Laurent de Hédicis à établir cette fameuse bibliothèque de Florence, rollin, Traité des Et. 1, I. Je vois toujours en vous la politesse d'un grand seigneur, avec l'érudition d'un homme d'État ; vous auriez été digne d'être sénateur romain, volt. Dial.xiii. La philosophie, qui forme le goût dominant de notre siècle, semble, par les progrès qu'elle fait parmi nous, vouloir réparer le temps qu'elle a perdu et se venger de l'espèce de mépris que lui avaient marqué nos pères; ce mépris est aujourd'hui retombé sur l'érudition, et n'en est pas plus juste pour avoir changé d'objet, d'alemb. Encyclop. Disc, prélim. Votre mépris pour l'érudition est Irès-injuite; c'est elle qui nourrit et fait vivre toutes les autres parties de la littérature, depuis le bel esprit jusqu'au philosophe, id. Apol. de l'étude. Œuvres, t. iv, p. 223, dans poucens. La vaste érudition, qui était sa partie dominante et comme son élément naturel, n'est pas notre objet principal, quoique nous ayons pour elle tout le respect et toute la reconnaissance qu'un enfant bien né doit à sa nourrice, id. Éloges, Bouhier. || 2* Choses érudites, recherches savantes, curieuses. Elle semblait raser les airs à la manière Que les dieux marchent dans Homère ; Ceci n'est-il point trop savant? Des éruditions la cour est ennemie. Même on les voit assez souvent Rebuter par l'Académie, la font. Poésies mêlées, LXv. C'est une vieille traduction d'un vieil auteur en vieux français, réimprimé, non pour le public, mais pour mes amis amateurs de ces éruditions, P. L. cour. Letl. i, 378.
— HIST. XVI' s. En chaire ne se doit tenir propos qui ne soit totalement i l'érudition de son prochain et l'honneur de Dieu, maro. Nouv. xi.
— ÉTYM. Lat. erudiltontin (voy. Brudit). ÉRUGINEUX, EUSE (é-ru-ji-neû, neû-z'), adj.
Terme didactique. Qui tient de la rouille de cuivre; qui est de la couleur de.vert-de-gris. Crachats érugineux, crachats verdâtres et porracés. dont la couleur est analogue à celle du vert-de-gris.
— HIST. XIII* s. La quinte manière de cole [bile] si est erugineuse, ki est samblans à rouge d'arain, alebrant, f 15.
— ETYM. Provenç. eruginos; du latin «rujinosic, de .rrugo. vert-de-gris, de «i, cuivre (voy airain).
ÉRUPTIF, IVE (é-ru-ptif, pti-v'), adj. || 1' Terme de géologie. Oui a rapport aux éruptions volcaniques. Les volcans et leurs phénomènes éruptifs. Il Plan éruptif, plan suivant lequel se fait une éruption de volcan. || i' Terme de médecine. Accompagné d'éruption. Fièvres éruptives, fièvres dans lesquelles il se développe une éruption de boutons, de vésicules, de pustules, etc.
— ETYM. Voy. «roptiou.
ÉRUPTION (é-ru-psion; en vers, de quatre syllabes), ». ^. || 1' Sortie instantanée et violente. L'éruption d'un volcan. || Fig. Ces différentes éruptions de la tyrannie, précédées, accompagnées et suivies de terribles secousses, se distinguent toutes, comme celles de l'Etna, par des traces effrayantes, SARiHf.LEMT, Anach. ch. «t.JIÏ'Terme de médecine. Évacuation abondante de sang, d'humeu.-. Eruption de sang, de pus. || Sortie de taches, de pustules, de boutons, etc. qui pamissent à la peau. Éruption de petite vérole. Éruption cutanée. || 8- Eruption des dents, la crise dans laquelle les premières dents sortent de l'alvéole. Le temps où l'on doit les sevrer est indiqué par l'éruption des dents, J. J. Rouss. Ém. 1. Il Par extension. Un chêne droit et sans branches jusqu'à la hauteur de quinze pieds, scié à quatorze, afin d'éviter les défauts du bois causés par l'éruption des branches, buff. Kxpér. sur les végét. i" mém.
ERY
— REif. «RUPTioN, iRHOPTioN. Deux Diot» que l'on confond quelquefois, qui ont le même radical, mais qui différent par le préfixe. Le premier de ces préfixes exprime la sortie, et l'autre l'entrée. Eruption indique que quelque chose se fait jour au dehors : l'éruption de la lave d'un volcan. Irruption indique que quelque chose se précipite dans : l'irruption des barbares dans l'empire; rirrupiion do la mer dans les terres.
— IIIST. XVI' s. Les fleurs blanches cessent à l'éruption des mois [menstrues], paré, xviii, 63.
— ÊTYM. Lat. eruptionem, de erumpere, sortir avec violence, de e, et rumpere (voy. rompre).
t ÉRYCINE (é-ri-si-n'), t. f. Genre de lépidoptères diurnes.
t ÉRYNGE (é-rin-j'), f. f. ou ÉRYNGION (é-rinji-on), s. m. Plante hérissée de piquants dans plusieurs de ses parties.
— ÉTYM. 'HouYY"? 0" ^ipûy-yiov.
i ÊRYNGIÉES (é-rin-ji-ée), s. f. pi. Famille de plantes qui ont pour type le genre panicaut.
+ ÉRYSIMON (é-ri-zi-mon), i. m. Genre de plantes crucifères.
— ÉTYM. 'Epûori(iov.
ÉRYSIPÉLATEDX, ECSE (é-ri-zi-pé-la-teû,
teû-z'), adj. Qui tient de l'érysipèle. Inflammation, tumeur érysipélateuse. *
— HIST. XVI* s. Phlegmon erysipelateui, paré, V, 7.
— ÉTYM. Brysipile.
ÉRYSIPÈLE " (é-ri-zi-pè-l") , ». m. Terme de médecine. Inflammation superficielle de la peau avec tension et tumeur et ordinairement avec fièvre générale.
— REM. Êrysipèle a été quelquefois fait féminin au xvii* siècle : Ces maux étaient .... une petite êrysipèle ou érésipèle sur le ventre, que j'ai encore et qui m'inquiète beaucoup de temps en temps par les cuissons qu'elle me cause, bac. Lett. à son fils, 26 avril )6»8.
— HIST. XIV* s. Herisipille, quant elle est causée.... H. DE MONDEviLLE, f* 48. || XVI* S. Ils sont subjets aux herpès, erysipeles et autres pustules cholériques, PARÉ, Introd. VI.
— ÊTYM. Wallon, réiipel; provenç. et espagn. erùipila, s. f. ; ital. risipHo; de èpuotiteXa;, de èpuaè; pour êpuOpè;, rouge, et itAaç ouitéXoç, peau; mot inusité qui ne se trouve que dans le composé (SiteXoç.
j- ÊRYTHÉMATIQITE <é-ri-té-ma-ti-k'), adj. Qui a rapport à l'érythème.
t ÉRYTHÈME (é-ri-tê-m'), ï. m. Terme de médecine. Exanthème non contagieux, caractérisé par des taches rouges disséminées sur le corps.
— ÊTYM. 'Epû6r)(ia, rougeur.
i ÊRYrURÉE (é-ii-trée), adj. f. Usité dans cette locution : la mer Erythrée, la mer Rouge. || S. f. Genre de plantes gentianées, renfermant la petite centaurée.
— ÉTYM.'Epy6païo;, rougeâtre, de épuBpô;, rouge. + ÉRYTHRIN (é-ri-trin), s. m. Sorte de poisson.
— ÉTYM. 'EpuSpivo;, de épuepo;, rouge.
t ÉRYTIIRINE (é-ri-tri-n'), s. f. Terme de chimie. Matière colorante extraite de la roccelle des teinturiers (lichens) et non colorée par elle-même, mais devenant d'un beau rouge violet sous l'influence de l'air et de l'ammoniaque, legoarant.
— ÉTYM. Voy. érythro.
t ÉRYTIIRO.... mol «mployé en composition qui signifie roupe et qui vient du grec épuOpèc, rouge.
t ÊRYTHROCARPE (é-ri-trokar-p') , ad;. Terme de botanique. Qui a des fruits rouges.
— ÊTYM. Érythro.... et xopTioç, fruit.
t ÉRYTHROCÉPHALE (é-ri-tro-sé-fa-l') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la tête rouge.
— ÉTYM. Érythro.... el-nKpaki], tête.
+ ÊRYTHROCÈRE (é-ri-tro-sê-r') , adj. Terme do loologie. Qui a les antennes rouges.
— ÉTYM. Érythro.... et xÉpa;, corne.
t ÉRYTHRODACTYLE ( é-ri-tro-da-kti-l' ) , adj. Terme de zoologie. Oui a les doigts rouges.
— ÊTYM. Érythro.... et SàxTviXoi;, doigt.
+ ËRYTHRODERME (é-ri-tro-dèr-m') ,^ad;. Terme de zoologie. Qui a la peau rouge.
— ÉTYM. Érythro.... et derme.
t ÉRYTHROGASTRE (é-ri-tro-gastr') , adj. Terme de zoologie. Qui a le ventre rouge.
— ÉTYM. Érythro.... et yaavrif, ventre.
tÉRYTHROÏDE (é-ri-tro-i-d'), adj. Terme didactique. Qui est d'une couleur rougeâtre. || Terme d'anatomie. Tunique érythroïde, ancien nom de J'enveloppe musculeuse et rougeâtre du testicule.
— HIST. XVI* s. Les parties naturelles sont toutes
ESB
celles qui sont cor.tei ues dans la circonscription universelle du péritoine et apophyses serythroîdes qui enveloppent en second lieu les testicules, paré, I, <.
— ÊTYM. 'EpuOpoeiîiic, de ipu8pà«, rouge, et jlSc;, apparence.
t ÉRYTUROLOPHE (é-ri-tro-lo-f) , adj. Terme de zoologie. Qui porte une huppe rouge.
— ÉTYM. Érythro.... et Xôpo;, huppe.
t ÉRYTHRONE (é-ri-tro-n') , s. f. Petite plante bulbeuse des Pyrénées et des Alpes, vulgairement, dent de chien et vioulte, erythronium dens eanis, L. (liliacées).
— ÉTYM. 'Epv)6pè;, rougfc.
t ÉRYTHROPE (é-ri-tro-p*), odj.'Terme d'histoire naturelle. Qui a les pieds ou pédicules rouges.
— ÉTYM. Érythro.... et noû;, j>ied.
t ÉRYTHROPHYLLE (é-ri-tro-tî-l') , adj. Terme de botanique. Qui a les feuilles rouges. || S. f. Nom de la matière colorante des feuilles qui prennent une teinte rouge au moment de leur chute, et de celle des fruits qui présentent la même teinte.
— ÊTYM. Érythro... et ipûXXov, feuille.
+ ÉRYTHROPTÈRE (é-ri-tro-ptê-r'), adj. Terme de zoologie. Qui a les ailes ou les nageoires rouges.
— ÊTYM. Érythro.... etinepiv, aile.
t ÉRYTHROSE fé-ri-trû-z') , t. f. Terme de chimie. Matière colorante extraite des différentes rhubarbes par l'acide nitrique.
— ÊTYM. 'EpuOpo;, rouge.
t ÉRYTHROSPERME ( é-ri-tro-spèr-m' ) , adj. Terme de botanique. Qui a des graines rouges.
— ÊTYM. Érythro.... et <ntép|ia, graine.
t ÉRYTHROSTOME (é-ri-tro-sto-m') , adj. Terme de zoologie. Qui a la bouche ou l'ouverture rouge.
— ÊTYM. Érythro.... et otôiia, orifice.
t ÉRYTDROTHORAX ( é-ri-tro-to-raks') , adj. Terme de zoologie. Qui a la poitrine rouge.
— ÉTYM. Érythro.... et thorax.
t ÉRYTHROXYLE (é-ri-tro-ksi 1'), adj. Terme de botanique. Qui a le bols rouge.
— ÉTYM. Érythro.... et {ûXov, bois.
f ES.... préfixe, répondant à la préposition latine ex, dont les sens sont très-variés (grecèÇ).
ES (ê devant une consonne, bachelier 6 lettres ; plusieurs prononcent 1'*; es' lettres; devant une voyelle l'j se lie : ê-z arts), prép. Dans les. Bachelier es lettres. Licencié es lettres. Le lion, pour bien gouverner, Voulant apprendre la morale. Se fit un beau jour amener Le singe maître es arts chez la gent animale, la font. Fabl. xi, 6. || Il est encore usité en jurisprudence dans cette locution : Verser une somme es mains d'un tel. || Hors de là, es est ou archaïque, ou dit par plaisanterie avec affectation d'archaïsme. Le bien qui se trouve Es choses temporelles, pasc. Prov. B. Encore que le pape soit souverain es choses spirituelles, id. ib.lB. S'il advient que ces petits vers-ci Tombent es mains de quelque galant homme, volt. Mule du pape. Le vilain que ledit procureur du roi par son serviteur le gendarme a fait constituer es prisons, p. L. COUR. I, 47B.
— HIST. X* s. Es périls, Fragm. de Talenc. p. 467. Il XIII* s. Et longuement avez es bois esté perdue, Berte, ui. Autre amor naturel i a Que nature es bestes créa, la Rose, 5788. || xiv* s. C'est la puissance vegettative qui estes plantes, c'est assavoir es herbes et es arbres , et si est es bestes et es hommes, oresme, Eth. 80. Il XV* s. Le duo de Bourgogne fit une chevauchée es marches de Picardie, froiss. ii, ii, i. Nourri es anciennes guerres de France et d'Angleterre, COMM. I, 2. Il XVI* s. Cette tragédie que le duc d'Albe nous fait voir ez comtes de Home et d'Aiguemond, mont, i, ïo.
— ÊTYM. Contraction de en les, comme d»pour de les.
t ESBROUFE (è-sbrou-r), s. m. Terme populaire et trivial. Faire de l'esbroufe, faire ses esbroufes, faire de J'embarras, se donner de grands mouvements pour rien.
— ÉTYM. Ch. Nisard, Revue de VInstruction publique, 2 août <860, trouvant dans des textes anciens esboufer pour éclater, rejaillir, pense que c'est le même mot; cela est possible, bien que l'épenthèse de l'r au milieu du mot fasse difficulté.
t ESBROUFER (è-sbrou-fé) , c. a. Terme populaire. Imposer à quelqu'un, l'interdire. Rien qu'en le regardant, je l'ai esbroufe.
— ÊTYM. Esbroufe.
t ESBROCFECR (è-sbrou-feur) , t. m. Terme populaire. Celui qui fait de l'esbroufe. Il a l'air de quelque chose, mais ce n'est qu'un esbroufeur.
— ÉTYM. Esbroufe.
ESC
tESBROUSSER (S') (è-sbrou-sé) , v. réfl. Terme populaire. S'esquiver.
— HIST. XIII* s. Quant Ii vassax s'estend et il s'esbrucs. Et si Ii enfle 11 cuers com une puce. Roman d'Audigier, ms. dans lacurne.
— ÉTYM. Es.... préfixe, et l'ancien verbe brosser, brousser, passer au travers.
ESCABEAU (è-ska-bô), s. m. Siège de bois sans bras, ni dossier. La terre est appelée dans l'Êcritura l'escabeau des pieds de Dieu, bourdal. Jfj/.vt. Trèsst sacrem.
— HIST. xu* s. Exalcez le Segnur nostre Dieu, e aorez le scamel des piez de lui, Uber psalm. p. 143. Il xiii* s. Essauciez nostre Seigneur Dieu, et aourez l'eschamel de ses piez. Psautier, fus. jj xv* s. Et le roy se vint seoir sur ung escabeau, comh. iv,