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ÉTH

— HIST. XII* s. Tu enveias la lue ire [ta colSrel, ]a quelo dévora sicum estuble, Liber psalm. p. 237. Il XV s. Ceux Je l'isle tirèrent deux ou trois fusées sur les maisons qui estoient couvertes d'csteules, r. DR FF.NiN, «421. Il XVI' S. La paille des chaumes eiesteules restante droite des bleds, se mesleraavec la terre poui lui servir d'autant d'amendement, o.

— ÊTYM. Wallon, sieûl, s. f.; Berry, ^(rou5/e,bourguig. etaules, etoules; norm. étau, chaume; paysdoTestmilon.^feus, chaumes, dans un arrêt du parlement du Uaoût (787; génev. étroubles; provenç. estobla; iial. stoppia. 11 y a deux formes dans ce mot: l'une esteule par eu; elle vient du latinslipula, paille, comme l'ancien français neuh, du latin nebula; l'aulro avec la voyelle o, ou, vient du haut-allem. stvpfila, allem. Stoppel, angl. sltible, paille.

t 2. ÉTECLE (é-teù-l'), *. f. Voy. étellb. La barre a déjà beaucoup plus de violence que dans les marées ordinaires; les éteules se formaient déjà en ondulations de i mttre 60 centimètres, /. des Débats, n mars )882.

t ÉTUAL (é-tal), ï.m. Terme de chimie. Matifre solide, cristal! i sable, grasse, qui se produit pendant la saponification de la cétine à l'aide des oxydes métalliijues.

— ÉTYM. Mot formé de la première syllabe des mots élher et alcool.

ÉTIIER (é-tèr), t. m. jj 1* Selon les anciens, substance très-subtile au-dessus de la sphère de l'air, qui pouvait s'allumer par le frottement des sphères supérieures, et était ainsi la matière du feu. Que Junon soit l'air, que Jupiter soit l'éther, chateaubr. Génie, u, v, 2. || Ksprit hypothétique animant ■ le monde entier. Pythagore tenait que le monde était animé et intelligent; que l'âme de cette grosse machine était l'éther, d'où sont tirées toutes les âmes parlicillières , fénel. P)iilos. Pythagore. L'air pur ou l'éther est un esprit qui meut les corps et qui les rend visibles, diderot, Opinions des nnc. philos. (Thomasius). \\ i' Chez les modernes, l'air le plus pur et le plus dilaté, celui qui est dans les régions supérieures de l'atmosphère. D'un feu religieux le saint poète épris Cherche leur pur éther et plane sur leur cime [des montagnes], a. ciiÉN. 225. L'harmonieux éther, dans ses vagues d'azur. Enveloppe les monts d'un fluide plus pur, LAMABT. llarm. ii, 4, || Par extension, les espaces célestes.Les astres.... Dans les champs de l'éther l'un par l'autre heurtés , lamaht. Médit. I , B. ||8*.Jerme de physique. Fluide hypothétique, invisible et impondérable, éminemment élastique, que beaucoup de physiciens modernes ont admis pour expliquer les phénomènes de la lumière et de la chaleur et qu'ils supposent remplir les vides des corps elles espaces intermédiaires aux corps. Les ondulations de l'éther. Ili'Terme de chimie. Liquides trèsvolatils qu'on obtient par la distillation d'un acide mêlé avec de l'alcool. Le mot éther a été introduit dans le langage chimique par Frobenius, en <730, pour désigner ce liquide, déjà connu auparavant, qu'il appela ainsi probablement par allusion à sa légèreté et à sa volatilité. Êther nitrique. Ether sulfiirique. Respirer de l'éther. || Éther minéral fossile, s'est dit quelquefois du naphte.

— HIST. XVI' s. Ceux du plus haut estage ressemblent à l'éther et plus haute région voisine du ciel, sereine, claire, nette et paisible, charron. Sagesse, I, 45. De toutes pars oii vous jettez les yeux. L'air se fait calme, et l'aether gracieux, amadis jahin. Poésies, p. (92, dans lacurne.

— F.TYM. Provenç. ether ; espagn. eter; ital. etere; du latin sether; grec, aiS9]p, de aiSeiv, brûler.

t f.THlÎRATE (é-té-ra-l'), s. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide éthérique avec une hase.

ÉTIIËRÉ, ÉE (é-té^ré, rée), ad). \\ l' Qui est de la nature de l'éther, qui appartient à l'éther. Corps éthéré. Je contemple sa forme [de Laurence] avec recueillement, Comme un être éthéré tombé du firmament, lamaht. JoceJ. iv, «66. Il La voûte éthérèe, la voûte des cieux, le ciel. Klle n'a d'autre objet que la voûte éthérée, Régnier, Sat. xiii. Il Matière éthérée, mjtière très-subtile que les physiciens du XVII' siècle et du xviii' supposaient remplir les espaces qui séparent les corps célestes. Si les planètes se meuvent autour du soleil dans un milieu quel qu'il soit, dans une matière éthérée qui l'emplit tout, et qui, quelque subtile qu'elle soit, n'en résistera pas moins ainsi qu'il est démontré, comment les mouvements des planètes n'en sont-ils pas perpétuellement et même promptement atTai-

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