‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 178 sur 388 · ÉTH · texte numérisé non relu

ÉTH

blist PORTEN. Sewton. || Aujourd'hui, pour les physiciens, matière éthérée est synonyme d'éther. Il Les régions éthérées, l'espace du ciel; et fig. les régions pures et sublimes de l'&me. X mesure qu'on approche dis régions éthérées , l'&me contracte quelque chose de leur inaltérable pureté, J.). rouss. Ilil. 1, 23. Il étonna l'Kurope par des productions dans lesquelles les imes vulgaires ne virent que de l'éloquence et de l'esprit, mais où celles qui habitent nos régions éthérées reconnurent avec joie un des leurs, in. Dialogue il. || Fig. Il se dit des sentiments très-purs et très-élevés. Un amour éthéré. Une piété éthérée. || 2° Terme de chimie. Qui a les qualités ou les propriétés de l'éther. Liqueur, odeur éthérée. Il Terme de pharmacie. Teintures éthérées, teintures dont l'excipient e.st l'éther.

— ÉTYM. Provenç. elherey ; espagn. et itaL etereo; du latin œthereus, de sether, éther (voy. éther).

t ÉTUÉRËNE (é-tè-rê-n'), t. m. Terme de chimie. Nom du gaz oléfiant, ou hydrogène bicarboné.

t ÉTHÉniFICATION (é-té-ri-fl-ka-sion) , ». f. Terme de chimie. Conversion en élher.

tÉTIlÉRIFIER(é-té-ri-fi-é),j'éthérifiai3,nousélhérifiions, vous éthérifiiez; que j'éthérifie, que nous éthérifiions, que vous éthérifiiez, t). a. Terme de chimie. Convertir, transformer en éther.

— ETYM. Éther, et le lat. facere, faire, dtfvenu ficere en composition.

t ÉTHÉRIQUE (é-té-ri-k'), adj. m. Terme de chimie. Se dit d'un acide produit par la combustion de l'alcool.

+ ÉTHÉRISATION(é-té-ri-za-sion), ». f. Action d'éthériser.

t ÉTHÉRISER (64é-ri-zé) , «. o. |i !• Terme de chimie. Combiner avec l'éther. Êthériser un liquide. Il 2' Plonger, en faisant respirer l'éther, dans un état où la personne perd tout sentiment d'ellemême. On éthérise les patients qui doivent être opérés, afin qu'ils ne ressentent pas de douleur.

— ÉTYM. Élher.

t ÉTHÊRISME (é-té-ri-sm'), ». m. Êlat dans lequel on a, par l'influence de l'éther ou du chloroforme, perdu tout sentiment.

— ÊTYM. Êthériser.

t ÉTHÉRO- CHLOROFORME (é-té-ro-klo-ro-form'), s. m. Mélange d'éther et de chloroforme employé par quelques chirurgiens dans les cas où l'anesthésie chirurgicale et obstétricale a besoin d'être prolongée longtemps.

tÉTHÉROL(é-té-rol),s. m. Terme de chimie. Nom de l'huile de vin légère, liquide oléagineux prove nant de la décomposition de l'huile douce ou pesante du vin par l'eau.

f ÉTHÉROLAT (é-té-ro-!a), ». m. Terme de pharmacie. Produit de la distillation de l'éther sulfurique sur des substances aromatiques.

t ÉTHËROLATURE (é-té-ro-la-tu-r") , ». ^. Terme de pharmacie. Synonyme de teinture éthérée.

t ÉTHÉROLÊ (été ro-lé) , t. m. Terme de pharmacie. Médicament liquide formé d'éther et de principes médicamenteux qui y ont été unis en totalité par solution directe ou par simple mixtion.

t ÉTIIÉRONE (é-té-ro-n') , s. /■. Terme de chimie. Liquide limpide et léger, très-volatil, qui accompagne l'huile douce de vin dans la distillation sèche des sulfovinates.

t ÉTUÉRYLE (é-té-ri-r), I. m. Terme de chimie. Radical hypothétique de l'huile douce ou pesante du vin.

tÉrHlONIQUE (é-ti-o-ni-k'), ad;. Terme de chimie. Acide étliionique, acide obtenu par l'action à froid de l'acide sulfurique anhydre sur l'alcool absolu.

ÉTHIOPS (é-ti-ops'), ». m. Ancien terme de chimie. Nom donné à certains oxydes et à des sulfures métalliques, à cause de leur couleur noire. || Eihiops martial, deutoxyde de fer noir. || Ëthiops minéral, sulfure noir de mercure. || Êihiops per se, protoxyde noir de mercure. || Êthiops végétal, charbon obtenu par la combustion d'une algue {fucus vesiculosus , L ) dans des vaisseaux fermés, et préconisé contre les scrofules.

— ÉTYM. AiSioi);, éthiopien, noir, de alStiv, brûler, et ûi)/, visage.

ÉTHIQUE (é-ti-k'),». f. || l' Terme de philosophie. La science de la morale. L'éthique politique a deux objets principaux : la culture de la nature intelligente, l'institution du peuple, didbrot, Opin. des anc. philos. {Sarrasins). || Les Éthiques, titre d'un ouvrage d'Aristote qui traite de la morale. Tel est le traité des caractères de mœurs que nous a laissé Théophraste ; il l'a puisé dans les Éthiques d'Aris-

ETll

tote , dont il fut le disciple, la brut. Dise, mr Thénphr. || 2* Adj. Qui appartient à la morale. Préceptes éthiques.

— HIST. xin' s. Ktliique, laquelle no» enseigne i govcrner nos meismes premièrement, à ensuivre vie hoiieste et faire les vertueuses œvres et soi garder des vices, brun. lat. Trésor, p. 7. || xvi' s. Toute leur science éthique ne contient que ces deuj articles, de la resolution à la guerre, et affection i leurs femmes, mont, i, 2i8.

— ÉTYM. 'Il6ix4;, moral, de f,9o;, I9oî, mœurs, habitude; goth. sidus; anc. haut-allem. »t(o,'allctD. Sitte, mœurs; mots que l'on conjecture représenter le sanscrit svadhd, iiroprement se poser soi-même.

t ETHMOCÉPUALK (è-tmo-sé-fal') , ». m. Terme de tératologie. .Nom des monstres qui ont l'appareil nasal atrophié, et ses rudiments apparents à 1 extérieur .sous forme d'une trompe au-dessus des orbites.

— ÉTYM. Kthmo, pour el/imoîde, et xtça'/ri, léte. t ETHMOCÉPHALIE (è-tmo-séfa-lie), ». (. ÉUl

des monstres ethmocé|(hales.

ETH.MOÏDAL,ALE (è-tmo-i-dal, dal'), odj. Ttrme d'anatomie. Qui appartient à l'ethmoide. Les os ethmoïilaux.

ETHMOÏDE (è-tmo-i-d') , fldj. Terme d'anatomie. Os ethmotde, et, substantivement au masculin, l'ethmoide, os du crâne dont la lame supérieure est criblée de petits trous, et qui concourt à former les cavités nasales.

— HIST. XVI' s. Cet os a esté nommé de» auteur* grecs elhmoide, des latins spongieux ou criblent, paré, III, 4.

— ÉTYM. 'H9iii«, crible, et eT8o;, forme.

ETHNARCHIE (è-tnar-chie), ». f. Terme d'antiquité. Dignité d'ethnarque. Il Territoire possédé par un ethnarque.

— ÊTY'M. 'E9vapxio,dei6vdpxTiç, ethnarque (voy.

ETHNARQUE).

t ETHNARCUIQDE (è-tnar-chi-k"), adj. Qui a rapport à l'ethuarchie.

ETHNARQUE (è-tnar-k') , ». m. Terme d'antiquité. Celui qui commandait dans une province. Au temps où Jérusalem subsistait, les Juifs avaient, dans les provinces, des chefs de leur nation nommés en grec ethnarques,FLEORT, Mœurs des Israélites, tit. xxxu, 3' partie.

— ÉTYM. 'E6vâpxiiç, de l9vo«, peuple, etifytiv, commander.

ETHNIQUE (è-tni-k'), adj. || 1' Qui appartient au paganisme, dans le style des Pères de l'F.plse. Les nations ethniques. || 2' Terme de grammaire. Mot ethnique, mot qui désigne l'habitant d'un certain pays. Friuiçais est un mot ethnique. || 3° S. m. L'ethnique, la désignation qui caractérise un peuple. Gaulois est l'ethnique d'une population considérable en Europe. Allemand est l'ethnique de la peuplade des Alamans, dont les Français ont fait letlinique de la nation entière.

— ÉTYM. 'ESvixo;, de l6vo;, peuple. Dans le langage ecclésiastii|ue. Ta ë'jvn signifiait les nations, les gentils, les païens, par opposition à chrétiens.

t ETIINO-GÉNÉALOGIE (è-tno-jé-né-alo-jie).». /. Terme didactique. Généalogie des peuples, c'està-dire la manière dont ils procèdent les uns des autres.

— ÊTYM. 'EOvo;, peuple, et généalogie.

ETHNOGRAPHE (è-tno-gra-f) , ». m. Celui qui

s'adonne à l'ethnographie.

— ÉTYM. 'Eftvo;, peuple, etTP^'v, décrire. ETHNOGRAPHIE (è-tno-gra-fie) , ». f. Science qui a

pour objet l'élude et la description des divers peuples.

— ETYM. VOV. ETHNOGRAPHE.

ETHNOGRAPHIQUE (è-tno-gra fi-k'), adj. Qui est relatif à l'ethnographie.

t ETHNOLOGIE (è-tnolù-jie), ». f. Traité «ur l'origine et la distribution des peuples.

— ÊTYM. 'EOvo;. peuple, et Xofo;, traité.

t ETHNOLOGIQUE (è-lno-lo-ji-k') , adj. Qui concerne l'ethnologie, la connaissance des nations.

t ETHNOLOGISTE (è-tno-lo-ji-st'), s. m. Celui qu« s'occupe d'ethnologie.

t ËTHOGRAPUIE (é-to-gra-fie), ». f. Description des moeurs, du caractère et des passions <lei hommes.

— ÉTYM. 'HSo;, moeurs, etypà^tn, décrire.

t ÉTHOGRAPHIQUE (é-to-gra-fi-k'), adj. Qui » rapport à l'éthographie.

ÉTHOLOGIE (é-to-lo-jie), ». f. Discours ou traté sur les moeurs et les manières.

— HIST. xvi* s. Ethologie, cotoravk.

— ETYM. 'HOoi;, mœurs, elXofo;, traité.

t Ê THOLOGIQUE (é to-lo-jik) , adj. Qui «pj :ar« tient à l'éthologie.

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ÉTI

ÉTI

t ÊTHOLOGUE (é-to-Io-gh'), s. m. Celui qui s'ocfupe (l'élhologie.

BTHOPÉE (é-to-pée), s.f. Peinture des mœurs et des passions humaines. || Terme de littérature. Figure de pensée qui a pour objet la peinture des mœurs et du caractère d'un personnage.

— ETYM. 'H6o;, mœurs, et Tioieîv, faire, exposer (voy. poëmr).

t ÉTBOS (é-lôs'), s. m. Terme de rhétorique ancienne. La partie qui traite des mœurs. Ce mot ne s'emploie guère chez nous que par moquerie pour / indiquer un style prétentieux et boursouflé. On le prononce le plus souvent et même on l'écrit ithos (voy. ce mot) par imitation de la prononciation des grecs modernes. C'est le mot grec -^Oo;, mœurs.

t ÉTHRIOSCOPE (é-tri-o sko-p"), s. m. Terme de physique. Appareil propre à faire connaître la force du rayonnement de la chaleur vers le ciel exempt de nuages.

— ÊTYM. AlOpia, pureté de l'air, et oxoitciv , examiner.

fÉTUYLE (è-ti-l'), s. m. Terme de chimie. Composé qu'on obtient en décomposant l'éther iodhydrique par le zinc.

ÉTIAGE (é-ti-a-j') , s. m. Le plus grand abaissement des eaux d'une rivière. L'étinge est marqué par un zéro , et les chiffres mis plus haut que le zéro font connaître les diverses élévations des eaux au-dessus de l'étiage, qui est susceptible de varier; car, s'il arrive que dans une année les eaux deviennent plus basses que dans celle où l'on a fait l'observation et placé le zéro , le véritable étiage sera plus bas que celui qui est indiqué par l'échella,

LEGOARANT

— ÊTYM. Bas-lat sestivaticum {sstivatieus est dansduCange), de xstat, ilé : le niveau de l'été pour une rivière.

+ ÉTIBEAD (é-ti-bô) ou ÉTIBOIS (é-ti-boi), s. m. Petit carré de bois sur lequel on fait la pointe du fil de l'épingle. || Billot sur lequel on fait avec la lime une pointe au fil de fer qui doit passer par un nouveau trou de la filière.

ÉTIER (é-tié) , s. m. \\ l'Terme de saline. Fossé ou conduit, par lequel on fait entrer l'eau de mer dans les marais, pour s'y transformer en sel. || 3" Terme de marine. Petit canal qui aboutit à la mer ou à un grand fleuve, et qui peut recevoir de petits navires. Peu usité.

— HlST. XIV* s. Une pièce de terre.... ainsi comme elle se levet, o le fons du fossé qui est et fiert àl'estierdu port dessous lechasteau, du cange, esterium.Oa [au] dit ester, surl'eaue, estoit aussi une autre gabarre, id. ib.

— ÊTYM. Bas-lat. e$terium, du latin xstuarium (voy. estuaire).

tÉTILLE ouESTItLE(é-ti-ll', Zi mouillées) , s. f. Ancien nom d'un métier à tisser. Les marchands fabricants seront obligés de porter à la halle en blancs leurs pièces au sortir de l'estille ou métier pouryêtrevues et visitées, Arrêt duconseil, règlem. pour Us manuf. d'Amiens, <7 mars <7i7.

ÉTINCELANT, ANTE (é-tin-se-lan, lan-f), adj. Il !• Oui étincelle. L'opale étincelante, corn. Tois. Sot, n, 3. j'ignore si de Dieu l'ange se dévoilant Est venu lui montrer un glaive étincelant, rac. Àlhal. Il, 2. Quand le soleil brûlant Embrasait de ses feux le sable étincelant, ducis, Abufar, i, 3. || 2° Il se dit des regards, des yeux qui semblent jeter des étincelles. Que d'yeux étincelants sous d'horribles paupières Mêlent au jour qui fuit d'effroyables lumières ! CORN. Toison , m, 6. Porter partout la terreur et étonnerdeses regards étincelants ceux qui échappaient à ses coups , noss. Louis de Bourbon. Ou tel que d'Apollon le ministre terrible, Impatient du Dieu dont le soufle invincible Agite tous ses sens , Les yeux étincelants, la tête échevelée.... J. b. rouss. Ode ou comte de Luc. Les yeux étincelants d'une barbare joie. SAURiN, Sparlac. n, ).||0n le dit aussi des personnes mêmes. Rapportez à mes yeux son image sanglante, D'amour et de fureur encore étincelante, CORN. Jlodog. III, 3. Et Lacus aussitôt étincelant de rage, id. Othon, v, 8. Mathan près d'Athalie étincelant de rage, rac. Athal. v, 2. {| 3° Kig. Qui jette un vif écfet, en parlant de ce qui brille moralement, littérairement. Tes vers étincelants et de lumière et d'art, régnier, Sat. v. 11 roule, pour ainsi dire, un torrent d'images sublimes, de métaphores hardies, de pensées fortes et de maximes étincelantes de lumière, barthél. Anach. chap. 34. Il Substantivement. Un vif, une sorte d'étincelant autour d'eux les distinguait malgré qu'ils en eussent, sTsiH. t. IX, p. 423, édit. CHÉRUEL. || 4° Terme de blason. Se dit des charbons dont sortent des étincelles.

— HIST. xvi* S. Voici Henri qui s'avance. Oui d'un ferestincelant Le chef lui va martelant, du bel- LOY. II. 39, reclo.

ÉT1NCELÉ,ÉE (é-tin-se-lé, lée), adj. Terme de blason. Semé d'étincelles.

— iliST. xv s. L'aurmoire estoit toute par dedans de fin or estincelée, Perceforest, t. i, f° «3.

ÉTINCELER (é-tin se-lé. VI se double quand la voyelle qui suitest muette: il étincelle, il étincellera) , V. n. Il 1° Jeter des étincelles. Les justes brilleront et ils étinoelleront comme des feux qui courent au travers des roseaux, SACi, Bible, Sagesse, m, 7. Pendant la nuit, des mouches luisantes se montraient dans les airs; on eût ditque la montagne étincelait, stael, Corinne, xi, i . || Il se dit de ce qui brille comme si des étincelles en sortaient. Il y a des étoiles qui étincellent plus que d'autres. L'autel étincelait des flambeaux d'hyménée, volt. Mérope, v, 6. Sitôt qu'aux champs de l'air l'œil du jour étincelle, gilb. le J«bi7^. Il 2° Par extension, on dit que le regard, l'œil étincelle, à cause qu'il devient brillant dans certaines passions vives. Ses farouches regards étincelaient de rage , corn. Pomp. iv , l . Il étincelle des yeux , la BRUY. XI. Il Par suite on dit que ces passions étiiicellent par ou dans les yeux. La flamme de ton cœur par tes yeux étincelle, régnier, Dial. Ainsi du Dieu vivant la colère étincelle, rac. Esth. ii, 7. Mais déjà la fureurdans vos yeux étincelle, boil. Lutrin, m. Un feu divin étincelle dans les yeux du jeune guerrier. FÉN. Tél. XVII. Ouel désespoir horrible en tes yeux étincelle I volt. Ali. iv, 4. Ses traits durs et pensifs ont un calme odieux. Et surtout quand la joie étincelle en ses yeux, lemerc. Frédég. et Brun, m, S. Il Enfin on dit qu'un homme et même un animal étincelle, quand il est plein de feu. Le cheval partage aussi les plaisirs de l'homme; à la chasse, aux tournois, àla course, il brille, il étincelle, buff. Ch,evol.\\Z° Fig. Avoir des traits vifs, d'éclatantes beautés, en parlant des ouvrages d'esprit. Ses ouvrages [de Juvénal] , tout pleins d'afi'reuses vérités, Étincellent pourtant de sublimes beautés, boil. Art p. II. Il On peut dire aussi que les beautés étincellent dans un ouvrage. || Il se dit même des personnes. Malgré son fatras obscur. Souvent Brébeufétincelie; Un vers noble quoique dur Peut s'offrir dans la Pucelle, BOiL.^pijr. 28.

— HIST. xni's. [Le ciel qui porte] Toutes les estoiles 0 II [avec lui] , Kstincelans et vertueuses Sor toutes pierres précieuses, la Rose, <7007. || xvi* s. La providence secrette de Dieu n'a jamais esté effacée tellement du cœur des hommes, que tousjours quelque résidu n'ait estincellé parmi leurs ténèbres, calv. Fnstit. 142. En la nature de l'homme, quelque perverse et abastardie qu'elle soit, il y estincellé encores quelques flammettes, id. ib. 4 9i. Je luy contay le feu qui me brusloit, Dont la chaleur aux yeux m'estinceloit, rons. 778. Ses yeux perçans, qui de travers regardent. Incessamment estincellent et ardent, MAROT, II, 279. Tout habit gris est une cendre grise. Couvrant un feu qui tousjours estincellé, ID. m, (26. Tout le ciel estincellé; Pour vray, onc je ne vis une nuict estoillée.... la boétie, 608. .... L'estinceler De vos œillades flamboyantes, Jacques tahureau. Poésies, p. <6l, dans lacurne.

— ÊTYM. Provenç. sintillar; espagn. centellar; portug. scintillar; Ital. scintillare ; du latin scintillare, de scirid'Ha, étincelle.

ÉTINCELLE (é-tin-sè-l'), s.f.\\ 1° Parcelle en ignition et lumineuse qui se détache d'un corps qui brûle ou d'un corps qu'on a choqué. Faire jaillir une étincelle, des étincelles. Comme un feu mal éteint qui sort de temps en temps de dessous la cendre et qui repousse de vives étincelles, fén. Tél. vu. Comme une vieille forêt qu'une étincelle de feu a embrasée, id. ib. xvi. || Fig. L'étincelle divine qui anime l'homme, l'âme, l'intelligence. || 2° Fig. Ce qui est comparé à une étincelle qui met le feu. Et des embrasements d'une guerre immortelle Etouffer sous vos pieds la première étincelle, volt. Fanât. I, 1. Cet amour, dites-vous, qui vous toucha pour elle Fut d'un feu passager la légère étincelle, id. Orphel. m, 4. La querelle des sacrements refusés aux jansénistes a été la première étincelle de l'embrasement, d'alemb. Destruction des j es. Œuvres, t. V, p. 73, dans pougens. || 3° Ce qui est comparé à une étincelle qui jette une courte et vive lumière. C'était un grand butin, s^il fût resté aux vaincus une étincelle de courage, vaugel. Q. C. ix, <o, dans RICHELET. Le cardinal Richelieu avait de la naissance ; sa jeunesse jeta des étincelles de son mérite, RETZ, II, 94. Avant que d'avoir la moindre étincelle de l'amour de Dieu, boss. Yar. 3. Il faudrait que j'eusse quelque étincelle de ce zèle de

saint Bernard, id. Bernard, ). Dieu avait répandu quelques étincelles de cette lumière dans les Écritures, ID. Itist. Il, 28. Ces étincelles de poésies parurent principalement dans les deux extrémités du royaume, en Provence et en Picardie, fonten. Ilist. Thédt. fr. itiuvret, t. v, p. n, dans pougens. Deux ou trois étincelles de raison ne pouvaient pas éclairer le monde au milieu des torches ardentes et des bûchers que le fanatisme alluma pendant tant d'années, volt. Voyage de la raison. Vous ranimez en moi ces vives étincelles Des vertus dont brillaient vos âmes immortelles, id. U. de Ces. ii, 2. J'avais de quelque espoir une faible étincelle, in. Mérope, II, 2. Ce n'est pas qu'il n'y ait des étincelles de génie dans Calderon, id. Lett. Cideville, 24 mai 1762. Il 4° Terme de physique. Étincelle électrique, trait de lumière et de feu qui part soudain d'un corps éleclrisé, quand un autre s'en approche.

— HIST. xu»s. Son douz regart, qui vient d'une estcncelle Mon cuer en moi ferir, Couci, xviii. E li parent vienent k mei et demandent mun fiz, qu'il l'ocient pur sun frère qu'il ad mort; e volent esteindre la stencele qui remese m'est, que remembrance ne seit de mun marid. Rois, p. te». Toute ma terre iert mise en estencele [sera brûlée |, BoouJ de C. *i. Il XIII* s. El limon ot assez de belles Florettes d'or et estincelles [paillettes], Alhis, dans du cange, scintilla. \\ xvi* s. Ces œuvres-là il repiita fient [fumier], Qui luy sembloyenl auparavant si belles. Mais ce n'estoient que vaines estincelles, marot, I, 78. Petite estincellé luit en ténèbres, génin, Récréât, t. ii, p. 247. Quant meurt l'estiocelle, elle luit tant plus clere, id. ib. p. 248.

— ÊTYM. Provenç. scintilla, cintilla; espagn. cenlella; ital. scintilla; du latin scintilla. Le français estincellé est, par métathèse , pour escintele. Le XVI* siècle reprenait parfois la forme latine et disait sct'nd'He.

ÉTINCELLEMENT (é-tin-sè-le-man) , t. m. Éclat de ce qui étincelle. || Scintillation, en parlant des étoiles.

— HIST. XVI* s. L'argentine rondeur de la lune, l'estincellement des estoiUes, carl. ni, 7.

— ÊTYM. Étinceler; provenç. scintillament ; ital. scintillamento.

ÉTIOLÉ, ÉE (é-ti-0-lé, lée), part, passé. Qui a subi l'étiolement. Plante étiolée. || Par exten.sion. Enfant étiolé. H Fig. Se dit aussi en parlant de l'intelligence. Un esprit étiolé.

ÉTIOLEMENT (é-ti-o-le-man) , I. m. || 1* Terme de bofcinique. Etat d'une plante qui , ayant crû dans un endroit obscur ou peu éclairé, n'a fourni que des pousses grêles, allongées, flexibles, d'i^ blanc soyeux, munies de feuilles petites, écartées et d'un blanc jaunâtre. Je recherche ensuite la cause secrète d'une altération singulière, qui survient aux plantes qu'on élève dans des lieux renfermés et que les jardiniers ont nommé étiolement , bonnet, Rech. us. feuilles. Œuvres, t. iv, p. <B, dans pougens. Toutes les expériences concourent bien à établir que l'étiolement des plantes dépend, en dernier ressort, de la privation de la lumière, id. Contempl. nat. v, *>■ || 2° Terme de médecine. Affaiblissement morbide qui survient chez les individus soustraits à l'influence de la lumière et d'un air pur et vif. Il Fig. L'étiolement de l'esprit, de l'intelligence.

— ÊTYM. Étioler.

ÉTIOLER (é-ti-o-lé), v. a. || 1* Terme de botanique. Causer l'étiolement. L'obscurité étiole les plantes. || 2' Ternie de médecine. Produire l'étiolement sur une personne. || 3° S'étioler, v. réft. Devenir étiolé. On dit, en termes de jardinage, qu'une plante s'étiole, quand elle pousse des tiges longues, effilées, d'un blanc éclatant, terminées par de trèspetites feuilles, assez mal façonnées, d'un vert pâle, BONNET, Usage des feuilles, 4* mémoire. || Par extension. Un enfant languit sans air comme la plante qui en est privée; il pilit et s'étiole comme elle dans une chambre fermée, bern. de st-p. Harm. liv. il. || Fig. 11 se dit du caractère, de l'intelligence, des grâces, de l'esprit, de la beauté, etc.

— ÊTYM. Origine longtemps cherchée inutilement, et qui est donnée par le normand i'eficwler, pousser en chaume, qui vient de élcule >.

ÉTIOLOGIE (é-ti-o-lo-jie), ï. f. Terme de philo- ; Sophie. Étude sur les causes des choses. Les étiologies des dogmatiques peuvent se réfuter de huit manières, dider. Opin. des anc. philos. (Philos, pyrrhonnienne). \\ Partie de la médecine qui traito des diverses causes des maladies.

— ÊTYM. AhioXoyîa, de oItiov, cause, et X6yo:, irai té.

t ÉTIOLOGipUE (é-li-o-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport à l'éiiologie.

ÉTI

Etiode (é-ti-k-), adj. \\i' Ancien terme de médecine Oui est dan» l'élisie. Devenir étiqut!. bile est entièrement étique et desséchée, skv. 44». Monsang est perdu, et je n'ai plus qu'à mourir étique, voilà une de mes situations, volt. Utl. d'Àrgmtal, t nov. 477». Il Fièvre étique, fièvre habituelle qui amaigrit le corps. On dit aujourd'hui fièvre hectique. Il 2* Par extension, très-maigre. Corps, visage étique. Une rosse étique. Avec son nez étique et sa mourante mine, RécNiER, Sat. x. Les amants de ce corps étique Disent qu'à son genou qui pique 11 faut un hout comme aui fleurets, maynaru, dans ménage. Je riais de le voir aveo sa mine étique. Son rahal jadis blanc et sa perruque antique, Kn lapins de garenne ériger nos clapiers, boil. Sat. m. Sur un lièvre flanqué de six poulets étiques Haraissaient deux lapins , animaux domestiques, iD. ib.Voyez-vous cette jeune femme étiqueî elle a entendu dire que, lorsqu'on était maigre, on était obligé, en honneur, d'avoir de l'esprit, voisknon. Le tuUan Misapouf, OKuvres, t. v, p. '«, dans pougens. Il Kig. Parmi tant d« styles, il y en peut avoir de trop enflés aussi bien que de trop bas; de trop bouflis, comme de trop maigres et de trop étiques,

COSTAB, dans MÉNAGE, Ihlll.

— HlST. XIII* s. Ele porroit faire l'oume devenir etike et tesike [phtisique], alebrant, f* 9. ||xv s. Elle [ l'eau ] rend l'homme étique et pale et morfondu, BASSEL. VIII. Il ïvi' s. Les patiens ont une fièvre lente, qui se tourne en étique, paré, v, 2t.

— RTYM. Le même que hectique, l'ancienne prononciation efl'açant le e.

t ÉTIQCET (é-ti-kè) , t. m. Petit bâton. Pressoir i étiquel. Il Terme de pêche. Espèce de filet.

— ËTYM. Êtiquet est le masculin d'étiquette et signifie chose qu'on fixe; voy. étiquette à l'étymologie.

ÉTIQUETÉ, ÉE (é-ti-ke-té, tée), part, passé. Des bocaux étiqueté». Il régnait tant de bonne foi que les sacs [d'argent] , étiquetés et cachetés par les banquiers, circulaient des années entières, sans être ni comptés ni pesés, haynal, Hist. pUil. iv, 7. Il Fig. Ce n'est pas un esprit inventeur, mais imitateur; il a toutes ses idées, toutes ses connaissances classées, étiquetées.

ÉTIQUETER (é-ti-ke-té. La syllabe que prend un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette: j'étiquete; j'étiqueterai), v. a. Marquer d'une étiquette. Etiqueter des papiers , des marchandises. Les apothicaires étiquetent leurs fioles. [L'Escurial] où les rois sont ensevelis dans des tombeaux pareils, dftposés en échelons, de sorte que toute cette poussière est étiquetée et ranyôe en ordre comme les curiosités d'un muséum, chatkauk. /fin. lu, !I09.

— REH. C'est une anomalie ref^rettable d'écrire f étiquete par un accent grave, et l'iétiqxietle par deux t, quand la prononciation est exactement la même.

— HIST. xvi* s. Etiqueter les témoins [donner leurs noms par écrit) , laurière, Gloss. du droit fr.

— ÉTYM. Étiquette.

ÉTIQUETTE (é-ti-kè-f) , s. f. || f Petit écriteau qu'on met sur des objets pour reconnaître ce qu'ils sont. Ces flacons, ces paquets ont tous une étiquette. Mettez une étiquette à chacun de ces paquets.|| Note qu'on met au bord d'un sac de pièces de monnaie, pour marquer ce qu'il contient. || 1* Autrefois, petit écriteau qu'on fixait sur un sac de procès, avec les noms du demandeur, du défendeur, du procureur, etc. Il Fig. Juger, condamner sur l'étiquette du sac, ou, simplement, sur l'étiquette, prononcer à simple vue et sans examen. Sur l'étiquette du sac, on peut fort bien juger que c'est un homme de bon sens et de bon esprit, sÉv. Leit. à Bussy, 30 oct. i«75. Sur l'étiquette hier je l'ai refusé net, BOissY, impalt'eni, lu, i. || 3* Terme d'ancienne pratique. Placet qu'on remettait à l'huissier au commencement de l'A Mience pour faire appeler une affaire. || Affiche que le sergent des criées apposait à la porte des maisons saisies réellement. || i' Cérémonial de cour. Il n'y a point dans les couvents d'austérités pareilles à celles auxquelles l'étiquette de la cour assujettit les grands, maintenon, Lett. à Mme de Brinon, t. ir, p. St2, dans pougens. Cliarles-Quint est occupé !i l 'gler les rangs et à former l'étiquette, volt. Mattrs, <2*. Là du moins la magnificence, l'abondance, les étiquettes qui composent la fausse grandeur du trène, justifient en quelque sorte la dissipation, raynal, Uist. phil. zii, <<. Le code da l'étiquette a été jusqu'ici le feu sacré de* gens de cour et des ordres prlTilégiès; la nation n'y doit pas mettre la même importance, MiHABEAD, Collection, t. 1, p. ton. Le ministre,

ÉTI

ansorbé tout entier dans U contemplation de l'étiquette, des présentations, des taliourets, des pré- .séances, ne nous méprise pas, à ptoprement parler, il nous ignore, p. l. cour. Lftt. vin. Il y eut [au XVII* siècle] une tentative involontaire da répandre [en écrivant l'histoirBl sur tous les temps l'uniforme ëliquett<; de cette époque, villemain, Litlér. franc. 48* (i>c{e, 2* part. *• leçon. || 6* Formes cérémonieuses dont les particuliers usent entre eux. Tenir à l'étiquette. Moquons-nous de l'étiquette Et du sol qui l'inventa, uahmontel, Luc.sc. 4. Il environne sa femme d'étiquettes, et ne gouverne ainsi que toute sa maison pir l'autorité de la coutume, iiern. ns st-pierhe, llarm. liv. vi. L'amour, l'amitié, le vin Vont égayer ce festin: Nargue de toute étiquette, BÉRANO. B. vin et Hllette. || Dîner d'étiquette, dîner de cérémonie. Il II sedit aussi desdiiïérentes formules dont on se sert dans les lettres et dans les placeU, suivant les personnes auxiiuelles on s'adresse. Il 6" Terme de pêche. Nom d'un filet carré qu'on attache au bout d une longue perche, parce que, proprement, l'étiquette est une perche.

— HIST. xiv* s. Comme le suppliant et plusieurs autres eussent pris jou aux grans billes à (enr en l'estiquete [marque fixée à un pieu], du cance, estaqua.\\xv' s. Que nuls ne preignant logis sans avoir l'etiquet [billet] de monseigneur le mareschal, Ord. des ducs de hnurg. à la suite du journal de Paris, an 4408, p. 28.i, dans lacuhne. Venté ne quiert tardement ne demeure, mais veult qu'on vienne tost à droit à l'estiquete, sans circumlocutions, Uist. de la toison d'or, t. ii, f* 244, dans LACURNE. Le temps est vostre malmenant, pour bien ou mal en faire ; mes il est si près de l'estiquelte que, se vous ne le tournez à bien, jamèa n'y recouvrerez, G. CHASTEL. C/ir. des d. de Bounj. m, 59. Il XVI* s. Aux lieux oii les monstres [revues] se feroyent, où chacun seroit logé par estiquetles [billets] et payeroit la taxa qui seroit faite, on séjournerait seulement huit ou dix jours, langue, 280. Les armes des bourgeois estoient envolées à l'bostel de ville, sur lesquelles estoit mise une estiquette et marque, pour les rendre à ceux à qui elles appartenoient, condé, Hémoires, p. 706.

— ETYM. Esliquete, signifiant proprement chose fixée, est de même origine que l'italien ifecco, piquant, et d'un même radical que le Hainaut stique, épée, le champenois tliquer, piquer dans, le wallon stichi, piquer, et provient du germanique : flamand, slikke, tige pointue, mot qui est celtique aussi : gaëlique , stic, un bâton. La .série des sens est marque, écriteau, et, par suite, ordre, arrangement, d'où cérémonial. L'élymologie, proposée par quelques-uns, est h'tc qusestio, c'est là la question (mots inscrits sur les sacs à procès), ne tient pas devant l'historique.

t ÉTIRABLE (é-ti-ra-bl'), adj Qui peut être étiré. Les produits fondus étirables, aciers et fers plus ou moins carbures, à l'état liquide, contiennent toujours en dissolution des gaz saturés de carbone , cizan- COUBT, Acad. des se. Comptes rendus, t. Lvii, p. 347.

t ÉTIRAGE (i-ti-ra-j'i , s. m. Action d'étirer un fil métallique. |{ Allongement des barres d'un métal. Il Terme de fiiature. L'étirage du coton, action de le faire passer sous les cylindres cannelés.

t ÉTIRE (é-ti-r), I. f. Terme de corroyeur. Couteau à manche double employé dans les ateliers du planage des peaux.

ÉTIRÉ, ÉE(é-ti-ré, rée), port, pastrf. Du fer étiré.

ÉTIRER (é-tiré), ii. o. || l°Terme de métallurgie. Étendre, allonger. Etirer du fer. || Faire p.i.sser le coton sous les cylindres cannelés. || Rendre les peaux d'une épaisseur plus uniforme. ||2" S'étirer, r. réft. être Étiré. Le fer s'élire au moyen d'un cylindre. Il Populairement, s'étirer, étendre les membres pour en rétablir la souplesse, quand on se repose ou qu'on se réveille.

— HIST. xvi* s, Estirons, eslevons et grossissons les qualitez humaines tant qu'il nous plaira; enfle toy, pauvre homme, etencores, et encores, et encores, mont, ii, 272. Eslirant la peau avec des cordons, CHARBON, Sagesse, p. 24o, dans lacuhne.

— ETYM. É pour es.... préfixe, et tirer.

+ ÉTIREUH (é-li-reur), s. m Celui qui pratique l'étirage de l'or, de l'argent. Ëtireur d'or. On dit aussi tireur d'or. Il Cylindre étireur ou, substantivement, l'étireur, cylindre qui traita le fer devenu malléable par le recuit

— ETYM. Étirer.

ÉTISIE (é-ti-zie), «. /'. Maladie qui amaigrit et fait fondre la corps. Il est tombé en étisie. || État d'émaciaiion extrême résultant de quelque maladie chronique. || Etisie n'est plus un terme da médecine.

ETO

— RTYM. Voy. ÉTIQUE. La finale, qui est irrégulière, provi'^ni SUIS doute d'une assimilation à phlhisie.

t ÉTNKITK (é-tnè-t'), s. f. Pince qui sert à arranger le creuset dans le fourneau du fabricant de laiton.

t 4 . ÉTOC (é-tok) , f . m. Terme de marine. Se dit de roches voisines des côtes et dangereuse! pour la navigation. || On dit aussi estoc.

f 2. ÉTOC (é-tuk). Terme d'eaux et foréta. Abatagi à blanc étuc, Ketue des Deux-Mondes, L xxv (4Ma),

p, 469 (voy. ESTOC).

t ÉTOCAGB (é-to-ka-j') , s. m. Terme de marine. Sorte lie cordage placé sur les étoqueresses.

ÉTOFFE (é-lo-n, t. f. Il 1* Nom général des tissus de soie, de laine et d'autres matières dont on fait des babiti et des anieublemenis. Il était fort obligeant, fort officieux; et, comme il se connais- .sait fort en étoffes, il en allait choisir de tous calés, les faisait apporter chez lui et en donnait i les amis pour de l'argent, mol. Bourg, gent. iv, 8. L'étofl^e me sembla si belle que j'en ai voulu lever un habit pour moi. id. ib. ii, 8. Je tàie votre habit; l'éiofleen est moelleuse, in. Tart. m, 3. Us [les Spartiates] ne pouvaient s'imaginer que ce même homme [Alcibiade] eût jamais eu chez lui de cuisinier, qu'il eût porté de fines étoffes de Hilet, rollin, llist. ane. Œuvres, t. m, p. 644, dans powiens. || Fig. Na pas épart-'ner, ne pas plaindre l'étoffe, employer une plus grande quantité de matière qu'il ne fallait. Il En un sens contraire , rogner sur l'étoffe. !| Tailler en pleine étoffe, se donner ses coudées franches, prendre autant qu'on veut, faire ce qu'on veut. Vous taillerez en pleine étofl'e; Vite un congrès ... bérang. Christophe. || Terme de peinture. Se dit des vêt.-ments d'un portrait et de ceux des figures d'un tableau de génie. Draperie se dit pour les tableaux d'histoire. || i' Se dit de toutes les matières qui entrent dans la fabrication des chapeaux. || Terme de mégis.sier. Solution de sel marin et d'alun, dans laquelle on fait chauffer les peaux jusqu'à ce qu'elles en soient bien imprégnées. Il 8* Morceau d'acier commun dont les couteliers forment les parties non tranchantes de leurs ouvrages. || Mélange d'étain et de plomb dont les facteurs d'orgues font des tuyaux. 1| Composition à l'usage des potiers d'étain. ||4* Fig. Matière, matériaux, sujet. L'étoffe me manque q'ielquefois pour remplir mes lettres, sÉv. ♦♦«. Ce que vous me mandez est l'étoffe de dix épigrammes, id. 320. Je retouche la première édition [du Dictionnaire], j'y fais des additions qu'il faut enchâsser le mieux qu'on peut et lier avec la vieille étoffe, batle, iXl. d Marais, 27 sept. 4 700. || B* Valeur et qualités des personnes et des choses. J'ai bien un avis d'autre étoffe , Régnier , Épit. m. Le barbon rapporte quantités d'histoires de pareille étoffe sur la foi de Callisthine, balz. le Barbon. Bourgeois, artisans et autres gens de telle étoffe, d'ablancourt, Liieien, t. i, dans richelet. Un sot n'a pas a.ssez d'»toffe pour être bon, larocuep. Rèflex. 387. Nous avons commencé la Morale [les Essais de morale de M. Nicole], c'est de la même étoffe que Pascal, SÉV. 58. Il y a des gens d'une certaine étoffe ou d'un certain caractère, avec qui il ne faut jamais se commettre , la brut. v. Une femme qui fuit le monde en enrageant. Parce qu'on n'en veut plus, et se croit philosophe. Qui veut $tre méchante et n'en a pa.s l'étoffe, gresset. Méchant, iv, ». {| Il y a en lui l'étoffe d'un grand écrivain; il est capable de devenir grand écrivain. || Ab.solument. Ce qu'il faut pour atteindre à un certain point. Il y a bien des gens à qui l'étoffe manque, sÉv. 432. La gourmandise est le vice des coeurs qui n'ont point d'étoffe, 1. t. Rouss. Ém. u. Il se chargea, s'il me trouvait de l'étoffe, de chercher à me placer, id. Conf. m. Leurs subtiles pensées marijuent de* esprits sans étoffe. ID. Emile, iv. || Se dit de la condition , de la naissance. La maréchale de Rochefort était d'une autre étoffe [que Mme de Villars] et da la maison de Montmorency, st-sim. 3, &i. || Être de mince étoffe, être d'une condition ou d'une valeur fort médiocre. Ton œil ne peut se détacher. Philosophe De mince étoffe. Du vieux coq de ton vieux clocher, bérano. Bohémiens. \\ 6" ^u plur. Terme d'imprimerie. Proprement, le matériel d'une imprimerie, et, par une extension naturelle, l'intérêt que l'imprimeur en doit tirer et qu'il calcule en debois des prix de composition, de mise en pages et df tirage, etc.

— HIST. xiu* ». Nu» [nul] du mestier devant dit ne piiet ne ne doit ouvrer ymage ne crucefiz , ne nula autre chose appartenant à sainte ïgli.se, se il ne la fait de sa propre estoffe, ou il ne le font li un ou-

ETO

vrier & l'autre, Liv. des met. <58. Nus cordier ne puet ne ne doit nule corde faire de quelque manière que ele soit, que ele ne soit faite toul de une estolTe, 16. 4). || xiv s. Et tu n'as sçavoir, ny estoffe, Ne théorique ne science De l'art, ne de moy coiignoissance, fiai, à l'a!ch. err. U. C'estoient toute gent d'estoiïe soufisant, Qui esprouvé avoient

esté en combatiant, Guesd. (0768. ||xv* s Se

départirent de l'ost environ trois cents lances de bonnes gens d'esteffe, froiss. 11, 11, 6. Ailonc vinrent les seigneurs en bonne esloffe et en grand arroi, ID. II, II, 229. Pour lesquels canons garnir de pouldre, charbon et autres esiouffes nécessaires, le Jouvencel, f" 85, dans lacurne. || xvi* s. Prestres et clercs, et gens de tous estoplies. Hébreux et grecs, Jalins et philosophes, mahot, ii, 218. J'ay aussy parlé à des personnes de gros estolTe, qui désirent que l'empereur allast en Italie, m'asseurant que bien loust seriez mis hors [délivré], m.vrg. Leil. xxv. Ils avoient des médecins atiltrez, qui ne failloient de leur mander l'yssue de leurs patients, quand ils estoient d'estoffe, carl. ii, 10.

— ËTYM. Wallon, sitolf, î/o/'; bourguig. estofle; espagn. et portug. esta fa; ital. stoffa, s. f. etstojfo, s. m.; angl.sfu/T; allem. Stoff; du bitin stupa, étoupe (voy. ce mot), changé par la pronoticialion allemande en slupfa, stujfa, stoff, stuff, et sous cotte forme entré dans les langues romanes. Le gaélique stubh paraît être non propre au celtique, mais emprunté él l'anglais sluff.

ÉTOFFÉ, ÉE (é-to-fé, fée), part. pass^. || l°Garril d'étolTe Chapeau bien étoffe. Lit bien étoffé. Je donnerais donc à madame la baronne un boQ grand carrosse bien étoffé, lesage, Turcaret, m, 2. Il 2° Fig. Un homme bien étoffé, bien vêtu. Maison bien étoffée, bien meublée. On n'y voyait point d'ameublements magnifiques; mais rien n'y sentait l'épargne, et tout y était bien étoffé, lesage, Esfeu. Coni. ch. 46. Malgré mon petit habit violet.... j'avais l'air si peu étoffé qu'il ne me crut pas difficile à gagner, 3. 1. fous3. Conf. iv. || 3° Qui a du corps, de l'embonpoint. Une belle demoiselle plus grande que Mme M.... de deux doigts, plus jeune, plus étoffée, VOLT. Lett. en vers et en prose, 476. Il Se dit d'un cheval de forte construction, qui a de l'embonpoint. Les chevaux arabes sont les plus beaux que l'on connaisse en Europe; ils sont plus grands et plus étoffés que les barbes, blif. Cheval. || 4' Qui a des qualités de force el d'ampleur. Pour cette fois le dépit fut mon Apollon, et jamais musique plus étoffée ne sortit de mes mains, j. i. rouss. Confess. IX. Une belle voix de basse, étoffée et mordante, qui remplissait l'oreille el tonnait au cœur, lo.tt.v.

ÉTOFFER (é-to-fé), t). o. Employer pour une chose toute l'étoffe, toutelamatièrenécessaire. Bien étoffer un chapeau. || Garnir de tout ce qui est nécessaire pour la commodité et l'ornement. Étoflér un carrosse, un lit. Qu'elle [la Victoire] a fait richement son armure étoffer! malii. ii, <2. || Fig. Mon avis serait que vous travaillassiez à ceci [une dissertation sur le système de Leibnitz] comme à une dissertation qui paraîtrait à part; vous l'étoffuriez, vous la poliriez, vous l'augmenteriez, comme il vous semblerait à propos, baïle, Lett. à des Uaiseaux, 22 oct. 1700.

— HIST. XIII* s. Li chaucier peueent [peuvent] fournir et estoffer leur chauces de deux soies, mes qu'eles soient nueves et souffisans, Liv. des met. 439. Se bourelier vent colier, ou aucune chose de son mestier, et on li demande de quoi la chose est estoffée, dire le doit, ib. 224. || xiv* s. Cinq cens hommes de pié de gent bien estoffée, Archier, arbalestrier et gent de renommée, Guescl. 4 4 024. Pour sa peine et sallaire d'avoir garuye et estoffée ime chaiere appellée faulx-desteuil, de la borde, Ëmaux, p. 310. Je sire de Blainville ay garnies et estollées les dites capelles d'un messel et d'un bréviaire pour chascune capelle, du cange, gradalicnntum. || xv' s. Ces gens d'armes et archers [Anglais], le roi de Navarre les devoit payer de tous points et estoffor, fboiss. ii, ii, 2B. Mettant dessus la place de chascune déesse un plat estoffé de pain et de vin, Perceforest, t. m, f- 4BB. || xvi» s. Si j'estoffùis l'un de mes discours de ces riches despouiUes, MOfJT. I, 466. Leurs bastimeuts sont esloffez d'escorce de grands arbres, m. i, 237. Estant bien aisé à cognoistre, quand ce n'eust esté qu'à la beaiilté et sumptuosité de ses armes, qui estoient magnifiquement estoffées, amyot, Pyrrhus, 36.

— ÉTYM. Étoffe ; espagn. et portug. estofar. ÉTOILE (é-toi-l'), s. f. || 1» Primitivement et dans

le langage ordinaire, tout astre, soit fixe, soit errant. Jamais étoile, lune, aurore ni soleil Ne virent

fiTO

abaisser sa paupière au sommeil, corn. Uidée, u, 2. Cette obscure clarté qui tombe des étoiles, id. Ctd, IV, 3. Aurait-il [Dieu] imprimé sur le front des étoiles Ce que la nuit des temps enferme dans ses voiles? la PONT. Fabl. a, 43. Thaïes plaçait la terre au centre du monde, il la croyait sphérique, il a pensé que les étoiles ne sont pas d'une autre substance, conuil. IHst. anc. m, 4 4. Pour toute réponse à cette vive attaque , l'empereur le prit par la main [le cardinal Fesch] , le conduisit à la fenêtre, l'ouvrit, et lui dit : Voyez-vous là haut cette étoile?— Non, sire. — Regardez bien. — Sire, je ne la vois pas. — Eh bien 1 moi, je la vois, s'écria Napoléon, ségur, //ts(. d« JVap. Il , 3. La lune est dans le ciel et le ciel est sans voiles; 'Elle éclaire de loin k route des étoiles, Et leur sillage blanc dans l'océan d'azur, lamaht. llarm. I, 40. Il Fig. Personne éminente ou chère. Quand.... Je demande à mon cœur tous ceux qui ne sont plus. Et que, les yeux flottants sur de chères empreintes, Je pleure dans mon ciel tant d'étoiles éteintes, LAMART. Harm. iv, 40. || L'étoile du matin, l'étoile du soir, la planète Vénus. Est-ce vous qui faites paraître en son temps sur les enfants des hommes l'étoile du matin, ou qui faites lever ensuite l'étoile du soir?SACi, Bible, Job, ch. xxxvm, v. 32. Là le lac immobile étend ses eaux dormantes Où l'étoile du soir s'élève dansl'aîiur, lamart. Méd. l, 4. || L'étoile du berger, la planète Vénus, jj II fait clair d'étoiles, la nuit est claire et les étoiles brillent. || 2° Étoile fixe, ou, simplement, étoile, astre fixe qui brille de sa lumière propre. Ces masses prodigieuses qu'on appelle des étoiles ne sont qu'un point à nos yeux et ne nous paraissent presque que des étincelles, Nicole, £«s. de mor. t" traité, ch. 8. Les étoiles fixes ne sauraient être éloignées de la terre moins que de vingt-sept mille six cent soixante fois la distance d'ici au soleil, qui est de trente-trois millions de lieues, fonten. *ond. b' soir. U [Tycho-Brahé] a composé avec tant d'exactitude un nouveau catalogue des étoiles fixes, que ce seul ouvrage peut mériter à son auteur le nom que quelques-uns lui ont donné de restaurateur de l'astronomie, rollin, Hist. artc. liv. xxvii, ch. 2. Les étoiles fixes sont autant de points de comparaison dont les astronomes ne peuvent se passer.... aussi s'est-on donné des soins infinis dans tous les siècles pour connaître le nombre et la situation des étoiles fixes, mairan. Éloges, llalley. Chaque étoile fixe est un soleil comme le nôtre environné de planètes, volt. Jenni, 8 Lorsque la

nuit sur ses immenses voiles De leur rayon tremblant fait briller les étoiles, ducis, Abufar, 1, i. Ses grands yeux noirs brillaient sous la noire mantille : Telle une double étoile au front des nuits scintille Sous les phs d'un nuage obscur, v. hugo. Orient. 33. || L'étoile polaire, étoile située à la queue de la Petite Ourse, et très-voisine du pôle boréal. Il Étoiles fondamentales , certaines étoiles dont l'observation est presque toujours facile et qui servent aux marins. || Étoiles groupées , amas nébuleux ressemblant à de petites comètes, à la vue simple. || Étoiles doubles, groupe de deux étoiles qui forment un système et dont l'une tourne autour de l'autre, conformément aux lois de la gravitation. Il Étoiles doubles, multiples, se dit aussi de groupes d'étoiles placées dans des directions visuelles si voisines qu'elles paraissent ne former qu'un astre. || Étoiles changeantes, étoiles qui présentent des variations de couleur. || Familièrement. Loger, coucher à la belle étoile, coucher dehors, en plein air. La nuit m'ayant surpris dans un endroit où il n'y avait aucune habitation, il fallut me résoudre à coucher à la belle étoile, lesage, Estev. Goni. ch. 46. Il Faire voir à quelqu'un les étoilesen plein midi, lui donner un grand coup sur les yeux, sur la tête, qui lui fait voir mille bluettes, et aussi lui en imposer, lui en faire accroire, jj On dit d'un prédicateur qu'il voit les étoiles, quandilbat la campagne et perd le fil de son sermon. || Compter les étoiles, perdre son temps, pousser la curiosité trop loin. Il Poétiquement. Porter le front, avoir le front dans les étoiles, être au comble de la gloire. Quand la faveur.... Vous ferait devant le trépas Avoir le front dans les étoiles, malh. iv, 6. || 3" Étoiles tombantes, étoiles filantes, petits corps que l'on voit pendant la nuit traverser l'air et s'éteindre presque aussitôt, et qui proviennent de régions célestes placées bien au delà de l'atmosphère terrestre. La plu- (lart des météores, les feux follets, les exhalaisons, les étoiles tombantes, les phosphores naturels et artificiels, les bois pourris et lumineux, ont-ils d'autres causes que l'électricité? Diderot, Interprét. de lanat. n° 36. Encore une étoile qui file. Qui file, file et disparaît, BiiiiANQ. Étoiles M. \\ i' Fig. Uesti-

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née, fortune, influence prétendue désastres. Ausst, pourvu que je vous aie favorable, il ne m'importa que les étoiles me soient contraires, toit. Lett. 29, Un destin tout-puissant, une invincible étoile Aux yeux de ma raison attache un sombre voile, mairet, Panlhie, 1, 7. X. ma mauvaise étoile imputons mon ennui, rotroo, Vencesl. m, 2. Mais, madame, accusez une étoile fatale, id. ib. v, 2. Il semble que nos actions aient des étoiles heureuses ou malheureuses, à qui elles doivent une grande partie de la louange et du blâme qu'on leur donne, larociief. Réflex. 68. Son étoile est d'être utile à M. de Lavardin, sÉv. 438. Tout le monde croit que l'étoile [le crédit] de Quanto [Mme de Montespan] pMit, ID. 340. L'étoile du roi résiste à Ruyler, id. 226. C'est mon étoile, disent-ils, c'est mon ascendant, c'est l'astre puissant et bénin qui a éclairé ma nativité, qui met tous mes ennemis à mes pieds, boss. Polit. VII, VI, 5. Ils se trouvent dignes de leur étoile, LA BRUY. viii. Je crois qu'à la fin je serai un sot; il semble que ce soit mon étoile et que je ne puisse m'en dispenser, montesq. Lett. pers. 64. Ils étaient très-orgueilleux et très-ignorants; il n'y avait d'étoiles que pour eux; le reste de l'univers était de la canaille dont les étoiles ne se mêlaient pas, voit. Dict. phil. Astronom. Berger , tu dis que notre étoile, Kègle nos jours et brille aux cieux, BEHANG. Étoiles filantes. Je m'en prends à mon étoile, el j'accuse les dieux qui ne veulent pas nous voir ensemble si près d'eux [au sommet des Pyrénées], non ]ilus que Castor et Pollux, P.L. cour. Lett. 1, 23. Il Être né sous une heureuse, sous une filcheuse étoile, réussir, échouer en ce qu'on fait. Il Lire dans les étoiles, se dit des faiseurs d'horoscope. Il 6* Petit artifice qui imite dans les airs l'éclat d'une étoile. Chaque fusée en éclatant lance un bouquet d'étoiles. || 8° Ornement qui a quelque ressemblance avec une étoile. Un manteau parsemé d'étoiles. La coupe transversale d'une raoine de vigne offre une étoile à neuf ou dix rayons parfaitement bien dessinée des mains de la nature, BONNET, Usage des feuillet, 8* me'm. || 7" Insigne de décoration, ainsi dit à cause de ses rayons. || L'étoile des braves, l'étoile de l'honneur, la croix de la Légion d'honneur. Ils (les maréchaux] préfèrent au cordon bleu De l'honneur l'étoile sacrée , bérano. Deux cousins. L'étoile de l'honneur brille sur sa poitrine, Barthélémy. || Ordre de l'Étoile polaire, ordre de chevalerie institué en Suède. M. de Linné fut le premier homme de lettres décoré de l'ordre de Étoile polaire, condorcbt, itnn^. || Ordre de l'Étoile, ordre de chevalerie institué à Paris en 4 364 par le roi Jean. || 8* Fêlure en forme d'étoile faite à une bouteille,à une vitre, etc. Il est prudent de vider les bouteilles qui ont une étoile. ||9° Terme d'imprimerie. Sorte d'astérisque qui sert à remplir un vide, ou à marquer un renvoi. || Monsieurtrois étoiles, s'emploie pour désigner quelqu'un qu'on ne veut pas nommer; cequis'indique,enécrivant ou en imprimant : Monsieur ou M.*'**. Des initiales d'abord ; on attribue à M. le comte trois étoiles... ; et puis demain le nom en toutes lettres, scribe. Le Puff, iv, 4. Ces madrigaux niais et doux. Qui peignent, avec ou sans voile. Des bergères toutes à tous, X qui les adresserions-nous Sans madame de trois étoiles? pons (de Verdun), Contes et poésies,, p. 64. || 10° Terme de vétérinaire. Étoile en tête, ou, simplement, étoile, marque blanche et particulière des robes foncées, existant au front du cheval et du bœuf. Comme on faisait beaucoup de cas des chevaux qui avaient, sur le devant du front, une espèce tl'épi ou rebroussement du poil qu'on appelle étoile ou pelote, ils vinrent à bout d'en faire paraître, Di'cf. des arts el met. Marchands de chevaua. Il Fausse étoile, marque artificielle que les maquignons font aux chevaux qui n'en ont pas de véritable. Il 11" Étoile de mer, astérie. Diverses espèces de vers d'eau douce, les vers de terre, les orties et les étoiles de mer, coupés par morceaux, se reproduisirent de bouture comme le polype, bonnet, 4" mém. Beprod. salamandre. || 12° Poétiquement. Étoile se dit pour fleur en étoile. Tandis que l'étoile inodore [le bluet] Que l'été mêle aux blonds épis, Eraaille de son bleu lapis Les sillons que la moisson dore, V. hugo. Orient. 34.1113° Point central où aboutissent plusieurs allées, qui forment comme autant de rayons d'étoiles. Ce fut Chandenier.qui fit percer une étoile régulière à mon père qui voulait bâtir, ST-siM. 38, 483. C'est une sorte d'étoile où concourent quelques allées qui resserrent entre elles un parterre moins étendu qu'irrégulier, diderot, Mém. Ija promenade du sceptique. || 14° Terme de fortification. Êloile ou fort à étoile, ouvrage de fortification fait à angles saillants et qui a six pointe».

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Il 16* Point graisseux en forme d'étoile qui se voit dans le bouillon; on dit aussi les yeux dy bouillon. S'il pensait y trouver une étoile de graisse, BÉomER, Sal. X. Il 16" Terme de chirurRie. Étoile, ou bandage étoile, ou, simplement, étoile, bandage improprement comparé à une étoile, parce que le-; jets de bande forment à peu près un X par leur entre-croisement. Il 17° Terme de coiffeur. Kxti^émité d'une tresse do cheveux. || 18- Terme de marine. Petit anneau de fer- blanc, contenant la mèche qui éclaire le compas de route. || 19° l'itce de la cartrature d'une montre ou d'une pendule & répétition. Il Une des pi&ces du moulin à mouliner les soies. Il Outil pour faire une étoile sur le dos des livres. Il Instrument pour vérifier le calibre des canons. Il Proverbe. On ne peut aller contre son étoile, on ne peut résister à sa propre destinée.

— HIST. XI' s. Clere est la lune, les esteiles flambient, Ch. de Knl. ccLxviii. || xii' s. Là sus au oiel mainte estoile flambie, Tionc. p. U7. Enpris [j'j ai greignor [plus grande] folie Que li faus enfus [enfant] qui crie Pour la bêle estoile avoir Qu'il voit haut et clair seoir. Coud, m. As esteilles s'en vunl e à la tenebrur, E se sunl comandé & Ueu nostre seigmir, Th. le mart. 4». || xm* s. Li œl qui en son chief estoient A deus estoiles resembloient, la Rose,

2900 Dont aucunes gens cuident que ce soit li

dragons, ou que ce soit une estele qui chiet [tombe], BHUN. LAT. Très. p. 1 20. Il xv« s. Car fortune n'est pas si très-cruelle, Qu'elle voulsist hors de ce monde oster Celle qui est des princesses l'esloille, cuarles d'orl. Bail. 56. ||xvi' s. Estoient logez à l'enseigne de l'esloile [en plein air], jean d'auton, Annales de Loiiù Xlt, dans lacurne. Sa clarté [de ton livre] nous suffit; l'homme n'a plus que faire D'esloiles au matin quand le jour est levé, rons. Sonn. à des Caurres. X midy estoile ne luit, chat-huanl ne sort de son nid, leroux de lincy, Prov. t. i, p. »7.

— ETYM. Wallon, sileul; norm. élelle; il ételle, il fait clair d'étoiles; provenç. estela, stela; espagn. estrella; ilal. Stella; du latin Stella.

ÉTOILE, ÉK (é-toi-lé, lée), part, passé. || 1° Semé d'étoiles. Le ciel est étoile. || Le séjour étoile, la voûte étoiles, le ciel. L'opale étincelante à la perle mêlée Renvoie un jour pompeux vers la voûte étoilée, CORN. fois, dor, il, 3. Plus heureux dans la mort, les voûtes étoilées Réuniront un jour nos ombres consolées, nucis, Oscar, v, 4. Tout me sourit, les fleurs brillent plus belles, Les jours plus purs, les cieux plus étoiles, béhano. Encore des amours. \\ Par extension. Cloris n'est que parée et Cloris se croit belle ; Eu vêtements légers l'or s'est changé pour elle; Son front luit, étoile de mille diamants, Q\Lm.f.T, Le Xyill' siècle. Sur ce divan étoile d'or Qu'inventa l'opulente Asie, De ses cheveux je crois encor Respirer la pure ambroisie, MluiEV. Élég. I, ï. Il 2° Qui ressemble à une étoile. Il Terme de botanique. Feuilles étoilées, petites feuillus vprticillées, fort étalées, disposées en rayons, parex.danslesgad'iim. || Chardon étoile, lachaussetrape {centaurea calcilrappa, t.). || Terme d'histoire naturelle. Poils étoiles, poils groupés et rayonnant d'un centre commim. || 3° Terme de chirurgie. Bandage étoile, voy. étoile. || 4° Cliambre éloilée, juridiction exceptionnelle établie en Angleterre depuis Henri VII jusqu'à la fin du long parlement. || 6° Kêlé en étoile. Bouteille, giace étoilée. || Terme d'eaux et forêts. Bois étoiles, les bois où il so trouve une fente, et quelquefois plusieurs, qui se croisent sous dilTérents angles et qui ouvrent le cœur îles arbres. Il 6° S. m. L'étoile, sorte de merle d'Afrique. || Espèce de héron et de gobe-mouches. || Un des noms vulgaires d'une espèce de .squale, appelé aussi lentillat, offrant, sur tout le corps, des taches blanches qui ont la figure de lentilles ou de petites étoiles.

t ÉTOILÉE (é-toi-lée), s. f. Belle tulipe violette •t blanche.

fÉTOlLKMENT (é-toi-le-man), »•. m. Etat d'une chose fêlée en étoile ; fêlure en étoile. Le sol de celle partie de l'Amérique a éprouvé de profontes dislocations à une époque postérieure au soulèvement de la chaîne principale des Andes; le résultat de ce soulèvement a été une suite d'éloilements situés sur plusieurs lignes parallèles à l'axe des Andes, pissis, Acad. des se. Comptes rendus, X. liv, p. 4186. Cette manière de considérer une éruption (comme se produisant à l'aide d'une fente diamétrale passant par le centre du grand cratère] concorde avec ce que vous avez dit de l'étoilement successif de l'Etna , sainte-cuiirr nEviiAK, Acad. des se. Comptes rendtu, t uv, p. too.

t E'TOILEU (é-toi-lé), ti. a. \\ l' Garnir d'étoiles. Ta main du paon superbe étoila le plumage, deluxe,

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Imagin, v. || Eclairer comme fait une itoile. X peine quelque lampeaufond des corridors Étoilait l'ombre obscuie, V. HUGO, Crrp. 33. Il i' Fêler en étoile, rtoiler une glace. On a étoile ces bouteilles. || 3°S'éloiler, 1). réfl. Se fêler en forme d'étoile. Prenez garde que vos bouteilles ne s'étoilent.

— REM. L'Académie n'a (toiler ni au sens de garnir d'étoiles, ni à celui de fêler; elle n'a que s'étoiler, se ft'ler.

— HIST. xiti' S. Li ciex fu cler et estelez, Ren. (133. Il vous fu»t avis'que la terre Vosist [voulût] emprendre estrif et guerre Au ciel d'estre miex estelée; Tant ierl [elle était] par ses flors relevée, la Rose, 8467. || xiv* s. Cheval bay obscur, estoilé au front, Ilihl. des Chart. »' série, t. il, p. <28. || xv s. X la première porte d» Saint-Denis.... y avoit un ciel tout estellé, FROiss. m, iv, 1. 1| xvi* s. Nuict estoil-

lée, LA BOÉIIR, 6"8.

— ÊTYM. Étoile; y/Moa, riteulé, étoiler; provenç. eslelat, étoile; espagn. estrellado; i\.s\. stellato.

ÉTOLK (é-to-1'), s. f. Ornement sacerdotal qui consiste dans une bande d'étoffe, chargée de trois croix et qui descend du cou jusqu'aux pieds. On n'administre point les sacrements sans l'étole. Il Droits d'ùtole, revenus qui, au moyen âge, étaient attribués particulièrement au bas clergé et que l'on considérait comme des dons volontaires pour ne pas violer le principe de la gratuité des fonctions ecclésiastiques.

— HIST. xii' s. E h rois li bailla tôt son règne, e li livera [livra] sa corone e sa estole e son anel, Uachab. i, 6. Se pape ou arcevesque sa terre entre- (liseit [interdisait], Senz cruiz e senz estole li reis les assoilleit [absolvait] ; N'i poeil sainte iglise vers li mustrer oui droit. Th. le mart. 68. X la curt en ala quant il i fu mandez; Par desuz le surpliz s'est de l'eslole armez. D'une chape à canoine par desus afublez, ib. 37. || xiii* s. Et puis li misl-on l'estole entour le col qui senefie obédience, C/ir. de Raitis, p. t04. Jeme voiroie confesser, Se vos eussiez vostre estole ; Mes vostre feme n'est pas foie Qu'ele en a lié son veel [veau], iîcn. 29775. || xiv s. Li uns occist un prestre à son col une estole, Li autres un moustier par sa folour désole, Guescl. 17547.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. estola ; ital. stola; du latin siola, robe; du grec oto):^, habillement, de CTTéXXsiv, disposer, arranger. Comparez l'allemand slellen, poser, placer.

ÉTONNAMMENT (é-to-na-man), adv. D'une manière étonnante. Elle a eu une crise affreuse; mais elle est bien, étonnamment bien à présent, genus, Ad. et Th. t. i, lett. 46, p. 384, dans pougens.

— ÉTYM. Étortnant, et le suflixe ment.

ÉTONNANT, ANTE (é-to-nan. nan-t'), adj.

Il i' Qui frappe d'ébranlement moral, ô nuit désastreuse ! 6 nuit effroyable I ou retentit tout à coup comme un éclatde tonnerre cette étonnante nouvelle: Madame se meurt. Madame est morte! soss. Duch. d'Orl. Il 2* Qui étonne. Et du consul Brutus l'astre prédominant Dissipa toutd'un coup ce bonheur étonnant, CORN. Sertor. ii, t. Quels honneursl quel pouvoir! déjà la renommée Par d'étonnants récits m'en avait informée, rac. Iphig. ii, 2. Quel changement, grand Dieu I quel étonnant langage ! volt. Alz. V, 7. 11 [Voltaire] vient de nous donner une tragédie qui est encore un ouvrage étonnant pour son âge, d'alemb. Lett. au roi de Prusse, 23 mars (778. Il II est, il n'est pas étonnant que.... avec le verbe suivant au subjonctif, on doit, on ne doit pas être surpris que.... 11 est étonnant qu'une pareille chance soit arrivée. D'où vient que vous ne pouvez rire de tant de sottises des hommes? c'est qu'ils sont faits pour être ridicules, et il n'est pas étonnant qu'ils le soient, fonten. Jugement de Pluton. Il Familièrement. C'est un homme étonnant, c'est un homme digne d'admiration, ou singulier, de manières extraordinaires. C'est un homme étonnant et rare en son espèce, 11 rêve fort à rien, il s'égare sans cesse, regnard, Disirait, u, 4. J'admire Voltaire comme un des hommes les plus étonnants qui aient encore paru , et c'est de très-bonne foi que je le publie, Diderot, Règnes de Claude et Néron, II, 6. Il Un homme étonnant, se dit aussi ironiquement d'un homme qui fait de prodigieuses sottises. ÉTONNÉ, ÉE (é-to-né, née), pari, passé. || l'Qui éprouve du vertige par suite d'un coup ou de quelque maladie. La faiblesse de ma tête toujours vide et étonnée m'empêcherait, quand je l'oserais, de suivre plus loin ces réllexion.s, d'alemb. Lett. au roi de Prusse, 9 mars (77o. || Terme d'architecture. Se dit d'une voûte, d'une construction qui a été ébranlée, lézardée par une commotion quelconque. Il II se dit aussi des pierres, en ce sens. Un certain

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nombre de ces débris de liiez, fendillés, étonnés, craquelés comme les porcelaines de Chine ou du Japon, semblent dénoter l'emploi du feu pour essayer d'attendrir les matières siliceuses, vibrati, Acad. des se. Comptes rendus, t. Lvi, p. 680. || 1* Qui est comme sous le coup d'une commotion, stupéfait. Le destin se déclare, et nous venons d'entendre Ce qu'il a résolu du beau-père et du gendre; Quand let dieux étonnés semblaient se partager, Pbarsale t décidé ce qu'ils n'osaient juger, corn. Pomp. i, *. Je sens manquer la force à mes sens étonnés, ID. Suite du Ment, v, 3. De vos sens étonnés quel désordre s'empare? rac. Àlhal. m, 6. Ah! lisons: ma main tremble, et mon &me étonnée Prévoit que ce billet contient ma destinée, volt. Zaïre, iv, 6. Il 3* Saisi par quelque chose d'inattendu, de singulier. Avoir l'air étonné. Ne me regarde plus d'un visage étonné, corn. Cid, in, 4. Je fus étonnéque, deux jours après, il me montra toute l'affaire exécutée.... mol. PrrA de la Crit. de l'Éc. des f. Le général accoutumé à une victoire prompte, étonné de la voir balancer si longtemps, mass. Or. fun. prince de Conty. \\ Cet homme est étonné comme un fondeur de cloche», il est étonné comme s'il tombait des nues, comme si les cornes lui venaient à la tête, il est étonné au dernier point. || Substaativement. Jouer l'étonné, faire comme si on était étonné. Elle lui apprit ensuite ce qu'elle savait mieux qu'elle, dont elle fit bien l'étonnée, scarron, Rom. coin, i, 22.

ÉTONNEMENT (éto-ne-man), ». m. || l'Ébranlement, commotion. Depuis sa chute, il lui est resté un étonnement du cerveau. || Terme de vétérinaire. Êionnemcnt du sabot, ébranlement occasionné, dans le pied du cheval, par un choc violent contre un corps dur. || Terme de joaillier. Fêlure d'un diamant occasionnée par un contre -coup. Il 2° Fig. Ebranlement moral. Aucun étonnement n'a leur gloire flétrie, corn. Uor. m, 6. Sans regret, sans murmure et sans étonnement, in. Poly. lu, 4. Ces promesses [de la reine et du cardinal] rassuraient M. le prince et ses amis; elles confirmaient le monde dans l'opinion qu'on avait conçue de l'étonnement du cardinal, la rochef. Mém. »2. L'effroi de nos aïeux et leurs étonnements Ue leur postérité se font les châtiments, BRÉBEtiF, Pharsale, vit. La colère de Dieu le tenait dans un profond étonnement, Boss. Uist. Il, 8. D'aucun étonnement il ne paraît touché, rac. Brit. v, 6. || 8° Sensation morale causée par quelque chose d'extraordinaire, de singulier, d'inattendu. Je comprends l'étonnement où vous avez été, SEv. 42. De voir cela.... me donna un extrême étonnement, id. 437. Je sens croître ma joie et mon étonnement, rac. Iphig. II, 2. De quel étonnement, 6 ciel! suis-je frappèel ID. Bajax. m, 6. Je ne sors pas d'admiration et d'étonnement à la vue de certains personnages que je ne nomme point, la BRtrr. m. Enfin nous aimions à voir en lui [Napoléon] le compagnon de nos travaux, le chef qui nous avait conduits à la renommée ; l'étonnement, l'admiration qu'il inspirait, flattaient notre amour-propre; car tout nous était commun avec lui, sêgur, Wt'st. de Napol. m, 3. || Au plur. Dans ces étonnements dont mon âme est frappée De rencontrer en vous le vengeur de Pompée, corn. Pomp. m, 2. Je m'étonnerais qu'il y eût un seul homme dans Gênes capable des sentiments que vous venez d'entendre, si mes étonnements n'étaient épuisés par la considération de ce que souffre la république, betz, Conjur. de Fiesque. Vous avez tous les étonnements que doit donner un malheur comme celui de M. de Lauiun, sÉv. los. Un de mes étonnements est qu'elle s'y connaisse si peu, dancol'Bt, FolU enchère, se. 3. || Au grand étonnement de tout le monde, tout le momie étant étonné. || On dit aussi quelquefois, simplement, i l'étonnement. Le paien, à l'étonnement de l'univers, l'abbê houieville, dans despontaines. || 4* Admiration. Être ravi d'étonnement. Cette action fera l'étonnement des siècles futurs.

— SYN. ETONNEMENT, SURPRISE. La surprise «st ce qui saisit à l'improviste ; l'étonnement est ce qui étourdit, cause un ébranlement moral. Par conséquent, la surprise est plus faible que l'étonnement; on peut être surpris sans être étonné. iJt surprise est aussi autre chose que l'étonnement; être surpris, c'est voir ce à quoi on ne s'attendait pas; être étonné, c'est en recevoir un certain coup qui arrêta et ébranle.

— HIST. ivi* s. Strepitus ou estonnement [genre de bruit d'oreilles], fait d'une grande commotion, esbranlement, ou escousse du cerveau, parE, xvi, 40. X l'instant sont arrivez quatre cens cbevaulx ar-

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