‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 180 sur 388 · XVI* s Dont le malade suffoque et es · texte numérisé non relu

XVI* s Dont le malade suffoque et es

trangle, pabB, vi, 8.

— ÉTYM. Picard, etraner; wallon, titrôné; provenç. estrangolar, estragolar, estranglar, stranglar; portug. estrangular ; ital. strangolare; du latin strangulare ; grec , azçia-^-^aXo\i^ , dérivé de CTTpàvYEiv, serrer; comp. l'allemand Strong, corde.

+ ETRANGLION (é-tran-gli-on), s. m. Terme de métallurgie. Partie étroite du canal ou de l'arbre des trompes.

t ÉTRANGLOIR ( é-tran-gloir), s. m. Terme de marine. Cordage fixé à une corne et formant la principale cargue d'une voile.

t ÉTRANGLURE (é-tran-glu-r') , ». f. Faux pli du drap occasionné par le foulage.

ÉTRANGUILLON (é-tran-ghi-llon, H mouillées, et non é-tran-ghi-yon), s. m. || 1" Terme de vétérinaire. Angine qui attaque le bœuf et le cheval. Il 2* Poire d'étranguillon, espèce de poire trèsâpre. Il 3* Goulet d'un soufflet hydraulique.

— HIST. XVI* s. L'estranguillon est aussi du gibier du mareschal; ce sont glandes qui procèdent de l'humeur descendant du cerveau refroidi, sous gorge du cheval, 0. de serres, 983.

— ÉTYM. Étrangler.

ÉTRAPE (é-tra-p'), s. f. Petite faucille qui sert à couper le chaume.

— HIST. XV* s. [Damp abbé) au seigneur de Saintré vient par ung tour d'une estrape [par un croc en jambe] , à bien peu qu'il ne l'emporta, /. de Saintré, p. 635, dans lacurne.

— ÉTYM. Voy. ÉTRAPER.

ÉTRAPÉ, ÉE (é-tra-pé, pée), port, passé. ÉTRAPER (é-tra-pé), V. a. Couper le chaume avec l'étrape.

— HIST. xvi* s. Estraper, oudin, Dict.

— ÉTYM.Ceparaltêtre une autre forme de l'ancien verbe estreper, déraciner, extirper, du latin exstirpare, de ex, et stirps, tronc, souche.

t ÉTRAQOE (é-tra-k') , S, m. Terme de marine. Largeur d'un bordage.

f ÉTRAQUER (é-lra-ké), v. n. Terme de vénerie. Suivre la trace d'un animal sur la neige, jusqu'à son gîte.

— ETYM. Ê pour es.... préfixe, et traquer. ÉTRAVE (é-tra-v') , s. f. Terme de marine. Nom

despiécesde bois courbes, qui forment la proue du vaisseau. Le mât de beaupré s'appuie sur l'étrave. Il Fausse étrave, pièce de bois qui recouvre l'étrave d'un grand bâtiment, et qui en suit la courbure extérieure.

— ÉTYM. Holland. steven: suéd. stxf.

4. ÊTRE (ê-tr'), je suis, tu es, il est, i.ous sommes, vous êtes, ils sont; j'étais; je fus; je serai; ja

f;rR

lerais: soi», qu'il »olt, ioyoni, soyez, qu ils soient; que je sois, que tu sois, qu'il soit, que nous soyons, que TOUS soyez, qu'ils soient; que je fusse; étant- été, V. n. || !• Il sert en général à lier l'attribut au sujet, à indiquer l'existence de l'attribut dans le sujet, à attribuer à quelqu'un ou à quelque chose une qualité, un état, etc.; c'est là le sens propre et primitif. La terre est ron<le. Louis XIV fut roi de France. Il était négociant. Mais soit cette croyance ou fausse ou véritable, corn. Poly. il, a. Je suis toujours moi-même et mon coeur n'est point autre, m. Cinna, m, *. El ne l'écouter pas est le faire enrager, mol. Mélie. I, 3. Je crois que deux et deux sont quatre, ID. D. Juan, ui, «. Son pays le crut fou [bémocrite] ; petits esprits I mais quoi ! Aucun n'est prophète chez soi ; Ces gens étaient les fous, Démocrite le sage, la font. Fabl. viii, 28. Combien de gens, seigneur, s'ils faisaient même chose , Sachant ce qu'ils étaient et voyant ce qu'ils sont. Auraient à votre cour moins d'orgueil qu'ils n'en onti bouhsault, Ésope à la cour, v, 3. Rarement un esprit ose être ce qu'il est, boil. Ép. )X. J'étais fhre et sujet, je suis amant et roi, hac. Tlitfb. V, 4. Mardochée à ses yeux est une ftme trop vile, ID. Esth. Il, (.Qu'ils soient comme la poudre et la paille légère Que le vent cnasse devant lui, ID. ib. I , s. Jetez - moi dnns les troupes comme un simple soldat, je suis Thersite; mettez-moi à la tête d'une armée dont j'aie à répondre, je suis Achille, tA BRUY. IX. Être chrétien et n'être pas pénitent était une nouveauté, UASS. Car. Jeûne. Séparez ce que nous sommes du ministère que nous remplissons, ID. Car. Parole. Ce qui rend la ferveur si essentielle est la majesté de celui que nous prions, ID. Car. Prière î. Il ne faut que des substantifs pour nommer tous les objets dont nous pouvons parler ; il ne faut que des adjectifs pour en exprimer toutes les qualités ; enfin il ne faut que le seul verbe être pour prononcer tous nos jugements, condillac, Gramm. i, <3. || Soyons se dit souvent, surtout dans le style élevé, en se parlant à soi-même. Soyons indigne sœur d'un si généreux frère, corn. Hnr. IV 4. Étouffe tes soupirs, malheureuse Constance; Soyons en tous les temps digne de ma naissance, volt, le Prince de Navarre, m, 3. Ah ! soyons sage, il est bien temps de l'être, iD. Enfant prod. m, 6. Soyons vrais, de nos maux n'accusons que nousmêmes, la harpe, Warwick, v, 6. || Terme de manège. Etre droit, se dit d'un cheval qui ne boite point. Il 2' Avec un sens antonomaslique, par suppression de l'attribut, avoir l'existence réelle. Dieu, dans l'Écriture sainte, s'appelle celui qui esl. Et je garde avec vous la même liberté Que si votre Sylla n'avait jamais été, corn. Sertor. m, 2. Que l'homme, étant revenu à soi, considère ce qu'il est au prix de ce qui est, pasc. Pensées, art. i, <. Qui sait même ce que c'est qu'être, puisqu'il n'y a rien de plus général et qu'il faudrait d'abord, pour l'expliquer, se servir de ce mot-li même, en disant : c'est être... î iD. Entret. avec U. deSaci, p. xi, édit. HAVET. Quoique (Ils d'Abraham, il [jésus- Christ] était devant qu'Abraham fût fait, Boss. II ist. Il, 6. Notre âme n'est pas devant notre corps , et quelque chose lui manque lorsqu'elle en est séparée, id. »6. Et les faibles mortels, vains jouets du trépas. Sont tons devant ses yeux comme s'ils n'étaient pas, RAC. Esth. I, 3. Et confonds tous ces d;eux qui ne furent jamais, m. ib. I, 4. HStons-nous aujourd'hui de jouir de la vie; Qui sait si nous serons demain? ID. Athal. II, ». Peut-être sommes-nous cause qu'on y a fait [dans les autres planètes] le procès à des philosophes qui ont voulu soutenir que nous étions [que la terre avait des habitants], fonten. Uondes, 4' soir. Les espèces inférieures sont pour les espèces supérieures : la plante est pour la brute, la brute pour l'homme, l'homme pour des natures plus parfaite»; celles-ci pour d'autres plus parfaites encore, BONNET, OKuvres méUrs , t. xviii, p. t»s, dans rouoENS. Accablés du soin d'être et du travail de vivre, st.-lambeht. Saison», m. || lise dit aussi d'une existence purement idéale. En un mot, une conversion qui n'est pas entière, n'est point du tout, uass. Car. Pâques. Où la vertu n'est point, la liberté n'est pas, Duas, Àbiifar, ii, 7. j^ela n'est pas, je doute que cela soit, c'est-à-dire cela n'est pas vrai, réel, je doute que cela soit vrai. || Cela sera, cela ne sera pas, c'est-à-dire cela arrivera, cela n'arrivera pas. Il Vous n'étiez pas encore au monde, ou, simplement, vous n'étiez pas encore, quand.... c'est-à-dire vous n'étiez pas encore né, quand.... || En poésie et dans le style élevé, n'être plus, avoir ce.ssé de vivie. J'apprends en ce moment que mon père n'est plus, corn. Olhon, v, ». Nos pères ont péché,

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nos pères ne sont plus, Et nous portons U peine de leurs crimes, rac. Etth. i, 6. || Le prétérit fut,

ou, impersonnellement, tl fut, se dit pour signifier que quelque chose a cessé d'exister. Il fut des Juifs, il fut une insolente rnce, rac. Esth. ii, t. Homère m'a guidé dans les champs où fut Troie, oelille, Imagin. vu. || 3* Être, se dit quelquefois pour exprimer la réalité , par opposition k l'apparence. Rien n'est bon que d'avoir une belle et bonne âme : on la voit en toute chose comme au travers d'un cœur de cristal : on ne se cache point ; vous n'avez point TU de dupes là-dessus; on n'a jamais pris longtemps l'ombre pour le corps; il faut être, il faut être, si l'on veut paraître.... sÉv. Utt. » sept. (678. Il 4" Se trouver en un lieu. Soyez ici ou là, que m'importe? || Fig. Être ailleurs, ne pas prêter son attention. Répétez, je vous prie, j'étais ailleurs. Il 6* Être, se construit avec certains adverbes et avec des locutions adverbiales. Mais laissez-moi pas ser entre vous deux, pour cause : Je serai mieux en main pour vous conter la chose, mol. Princ.d'Él.

I, 2. Soyons de concert auprès des malades, id. Am. méd.n\,i. Il Être bien, être mal avec quelqu'un, être avec quelqu'un dans de bons, dans de mauvais rapports. || Être bien, être mal, se porter bien, se porter ma). Et sans ces adverbes : Comment est notre malade, comment Ta-t-il7 || 6° Être, construit avec la préposition d, exprime en particulier l'appartenance, la dépendance. Cette maison esta moi. Avant que d'être à vous, je suis à mon pays, corn. Wor.

II, K. Mais, pour en disposer, ce sang est-ilà vous? ID. Poly. IV, S. Que si j'étais à moi, je voudrais être à vous, ID. Tois. d'or, v, i. Que dis-je? votre vie, Esther, est-elle à vous? N'est-elle pas ausangdont vous êtes issue? N'est-elle pas à Dieu dont vous l'avez reçue? rac. Esth. l, *. Vous n'êtes point à vous; le temps, les biens, la vie. Rien ne vous appartient, tout est à la patrie , gresset, Sidnei, ii, «. {| Etre à...., être lié par les nœuds du mariage, de l'amour. Ce qu'elles nous sont [les liens qui nous attachent à elles] ferait qu'avec justice On nous imputerait ce mauvais artifice, corn. Wor. ii, 8. Je vous vis, je formai le dessein d'être à vous, bac. Mithr. I, 2. Je ne suis point à tous, je suis à votre père, ID. ib. Il, «. Nous en avons parlé cent fois le comte et moi, sans qu'il sût ce que je vous suis, dancourt, la Folle enchère, se. 22. || Être à, être au service

de Je connais ce valet, il est à don Fadrique....

TH. corn. Engagem. du hat. i, 6. Cela vient d'un gentilhomme qui était à M. de Turenne, sÉv. 20l. Il Je suis tout à vous, tout disposé à faire ce qui vous sera agréable. || Je suis à vous dans un moment, c'est-à-dire attendez-moi, je reviens à l'instant, ou je vais m'occuper de vous. Je suis à toi dans un moment, HAMILT. Gramm. 4. |{ Il n'est plus à lui, se dit d'un homme dont l'esprit est dans une agitation extrême. Je ne suis plus à moi quand j'entends ce discours, corn. Poly. 11, «. || On dit dans un sens analogue, n'être plus soi-même. Je ne tous connais plus; vous n'êtes plus vous-même, rac. Andr. m, i. Il Être à, se dit aussi de la situation, du temps, de l'occupation , etc. Le malade est à l'agonie. Il est à son travail. Il est au lit. Ma famille esl à la campagne. Nous sommes au mois de janvier. Vous êtes à la fin du trimestre. || Être à jeun, se dit d'une personne qui n'a pris aucun aliment dans la journée. Il Être à mépris, être méprisé. El toi, pour te montrer que tu m'es à mépris, Voilà ton demi-cenl d'épingles de Paris, mol. Dép. am. iv, 4. || Être à, se dit, dans le langage des mathémati(]ues , des rapports et des proportions. 2 est à 4 comme 8 est à (6. Comme le produit d'un terrain inculte esl au produit d'un terrain cultivé , de même le nombre des sauvages dans un pays est au nombre des laboureurs dans un autre, montesq. Esp. xviii, ta. Il Etre à quelque chose, s'en occuper, y prêter attention. Il est tout à ce qu'il fait. Vous n'êtes pas à à ce que je vous dis. || Être à, suivi d'un infinitif, être occupé à.... Je fus samedi tout le jour chez Mme de Villars à parler de vous, sÈv. (5. || Être longtemps à, mettre beaucoup de temps. Il est longtemps à faire son ouvrage. Ces soleils sont parfois longtemps à se lever, tri-stan. If. de Chritpe, iv, ï. Il Familièrement. Il esl toujours à se plaindre, ils sont toujours à se quereller, il ne cesse de se plaindre, ils ne cessent de se quereller. || Etre à faire, à savoir, etc. c'est-à-dire ne pas faire encore, ne pas savoir encore, etc. Ah! sire, êtes-vous donc à vous apercevoir Qu'il sème.... mairet, Solim. 11, 2. Ce glorieux vainqueur esl encore à savoir Le mauvais traitement qu'il me fait recevoir, id. Soph. i, 4. Je n'étais pas à savoir en combien de choses elle [Mlle Choinj entrait, st-sih. t. viii, p. 2S4, édit.

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CRËRUBL. Je n'étais pas à dire mon ans avec colère ft Mme la duchesse d'Orléans sur sa manière d'être avec Monseigneur, st-sim. t. viii,p.2«2. |{ Être k plaindre, k blâmer, être digne de pitié, de blâme. ||CeU est à vendre, à louer, c'est-a-dire on veut vendre, on veut louer cela, jj On dit aussi celte marchandise est k prendre ou k laisser. || Cela esl à faire, cela est k recommencer, c'est-à-dire on devra faire, recommencer cela. Il Être homme &, être capable de.... Albert n'est pas un homme à vous refuser rien, mol. Dép. am. I, 2. Il Impersonnellement. Il est k croire, kdésirer, etc. on doit croire, désirer, etc. || 7* Être, construit avec la préposition de, indique le rapport de l'efTet k la cause, l'origine, l'extraction. Cette tragédie esl de Corneille. Cet enfant est de lui. Cette marchandise est de fabrique anglaise. Ces figues sont du Levant. Ces damnables complots sont des gens de la cour, ROTR. Bélis. u, ». Le poêle Epiménide, qui fit un voyage à Athènes du temps de Solon, était de Crète , roli.in , llist. ane. Œuvres , t. iv, p. 4B3, dans poi GF.NS. Ces lois viennenldes dieux, le reste est des humains, volt. Orphel.u, 3. || Être de, exprime la profession, la condition. Il est d'Église, d'épée, de robe. || Il exprime la matière. Celle statue esl de marbre. || Il exprime l'occupation. Je suis de service, de garde. Un interne est de garde dans un hôpital. II esl de semaine. || Marque la participation. Il est de moitié dans l'affaire. Il sera de la partie. [Us] Sont de tous leurs cadeaux, de toutes leurs parties, mol. Ée. des f. iv, 8. Mais, monsieur, cela serait-il de la permission que tous m'avez donnée, si je vous disais.... in. Don Juan, 1,2. On ne voit pas que TOUS évitiez ces entretiens, ces lieux, ces plaisirs qui sont pourtant de toutes vos confessions, mass. Car. Inconst. Je vous supplierais de permettre que le nonce du pape eu Pologne fût du souper, volt. Lett. à Cath. 20. Aussi disait-on de Fontenelle qu'il avait été le patriarche d'une secte dont il n'était pas, d'alemb. Élog. Despréaux. Jl. de Melun fut du voyage, gf.nlis, KIU de CUrmont, p. (t«, dans POUOENS. il Être du nombre de, ou, simplement, être de, être parmi. Je ne suis pas de ces gens qui.... Il Je suis d'avis que...., c'est-à-dire mon avis est que.... Le prince [Alexandre] ayant mis l'affaire en délibération, Parménion était d'avis d'accepter ces offres, et dit que pour lui il le ferait s'il était Alexandre, ROLLiN , Hitl. anc. Œuvres, t. m, p. 303, dans POUGENS. Il Cela est bien de son caractère, cela esl bien de lui, c'est-k-dire cela esl conforme à son caractère, à sa manière de penser et d'agir. il Cela n'est pas du jeu ou de jeu, c'est-à-dire cela n'est pas selon les règles du jeu, ne fait pas partie des conventions. || Exprime la manière d'être. Cet enfant est d'une grande intelligence. Cette étoffe e.st d'un teint trop clair. 11 est d'une jalousie qui devient tous les jours plus insupportable, genlis, Thédl. d'éduc. la Bonne mire, 11 , S. || Être de, avec un substantif, exprime quelquefois la nécessité , l'obligation d'une chose. Dans ce lieu une mise décente est de rigueur. Comme si le respect qu'on a pour les anciens philosophes était de devoir, et que celui qu'on porte aux plus anciens pères était seulement de bienséance, pasc. Autorité en phil. Il Exprime la conformité. Ces habitudes ne sont plus de nos mœurs. || Etre de l'avis, de l'opinion de quelqu'un , partager son avis, son opinion. || Être de quelque chose k quelqu'un , l'intéresser. Le Rhône et Lyon me sont de quelque chose, SÉV. 39. Il II ne m'est de rien, n us ne .sommes pas parents. || Familièrement. Il ne m'est ni d'Eve ni d'Adam , je n'ai pas avec lui de parenté si éloignée qu'elle soit. || Impersonnellement. Il est d homme sage, etc. c'est l'action d'un homme sage. Pourquoi cette ruine? était-il d'homme sage De mutiler ainsi ces pauvres habitants [arbres fruitiers]? LA FONT. Fabl. XII, 20. Il 11 est de la justice, etc. la justice commande. || La peste soit du butor! Peste soit de vousl Voy. peste. ||8' Terme de généalogie. Être du trois au quatre, du cinq au quatre avec quelqu'un, être dans un degré de parenté tel que les deux personnes dont il s'agit , appartenant k deux branches différentes, aient un bisaïeul , un trisaïeul commun; ainsi la parenté du grand Condé avec M. de Vardes était du cinq au quatre, c'està-dire qu'ils avaient un trisaïeul commun, la Trémuuille. Ce qui fait que l'on exprime ainsi celle parenté, c'est que le point de départ n'e.st compté qu'une fois : la Trémouille, une fille , une fille, une fille, Condé, cinq ; de l'autre côté, une fille, un garçon, une fille, Vardes, quatre. Elle [la princesse de Tarenle] n'est oue du trois au quatre avec madame la Dauphine'; il faut être son neveu ou sa nièce pour qu'elle compte cela pour quelque chose.

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s*v. Lett. 28 mai <680. i| 9° Être, construit aveo la particule en, exprima le point où 1 on est parvenu dans un travail, dans une affaire, et quelquefois l'état où l'on est réduit. Où en êtes-vousde votre ouvrage? Où en est l'affaire î Où en êtes-vous de votre procès? j'en suis à faire nommer un rapporteur. Voilà où j'en suis. Juge , Araspe , où j'en suis, s'il veirt tout ce qu'il peut, cobn. JVtcom. u, <. Et où en eussiez-vous été, si on eût pris vos poèmes au pied de la lettre? fonten. Homère, Ésope. Il II ne sait où il en est, il est troublé au point qu'il ne sait plus ce qu'il fait. Je ne sais où j'en suis, corn. Ment, v, «. jj En êtes-vous là? croyez-vous cela? ou bien êtes-vous dans cette résolution, dans celte erreur? || Où en sommes-nous? se dit par indignation ou par plainte, quand on voit quelque grand désordre. || Il n'en est pas où il croit, il est bien loin de ce qu'il espère ou imagine. || On supprime quelquefois la particule en. Tu n'es pas où tu crois; en vain, tu files doux ; Ton excuse n'est point une excuse de mise, mol. ^mph. n, 3. || En être, être de la partie, de l'affaire, etc. Je vous baise les mains, je m'en vais ici près Chez mon oncle dîner. — 6 Dieu! le galant homme I J'en suis.... Régnier, Sat. vni. On proposait une chasse, elle déclara qu'elle en voulait être, fén. Tél. vu. Ma foi, je n'en suis plus; ceci devient tragique, campis- TROn, Jaloux désabusé, iv, 6. S'il faut prendre longtemps de la peine, je n'en suis plus, J. J. kouss. Confess. iv. || J'en suis pour ce que j'ai dit, je garde l'opinion que j'avais exprimée. || Elliptiquement et familièrement. Il en est, il est d'une société, d'une bande suspecte , de la police. || Elliptiquement et populairement. C'en est, je crois que c'en est , se dit, par euphémisme, des excréments humains. || Cela n'en est pas, celui-là n'en est pas, c'est-à-dire on ne doit pas faire cela. Il s'agit de jeux, et les coups n'en sont pas. || J'en suis pour ma peine, pour mon argent, j'ai perdu ma peine , mon argent. J'en suis pour une dent, j'y ai perdu une dent. J'en suis pour mon honneur; mais à toi, qui me l'ôtes. Je t'en ferai du moins pour un bras ou deux côtés, mol. Sgan. 6. Peste soit du lourdaud qui me vient fracasser; Je crois que j'en serai du moins pour une côte, leorano. Roi de Cocagne, m, ». J'en fus pour mes lorgneries et mes soupirs, dont même je m'ennuyai bientôt, j. j. Houss. Confest. VI. Il En être sur, pointiller sur.... Quand je , vois des gens en être avec moi sur le plus ou sur le moins.... la bbut. vi. || En être, se dit du résultat, ' des conséquences d'une chose. On l'a traité outrageu.çement, et il n'en a rien été. Il en sera de cette affaire ce qu'il vous plaira. || On peut aussi supprimer la particule en : 11 sera de cette affaire ce qu'il vous plaira. || Il en sera ce qu'il plaira à Dieu, se dit pour exprimer qu'on se résigne à la volonté de Dieu, à l'événement quel qu'il soit. || Ce qui en est, la réalité, la vérité. On prétend qu'elle plut au roi, je ne sais ce qui en est. M"* de caylus, Souven. p.4 42, danspouGRNS. Il lien est, il n'en est pas de, exprime la similitude, la conformité. Il en est des peintres comme des poètes, ils ont la liberté de feindre. Il en est de même de tout le reste. || Il n'en est rien, c'est-à-dire cela n'a aucune vérité, cela est faux. Ne croyez pas cette nouvelle, il n'en est rien. || Il n'y a pas lieu à mettre en, lorsque la phrase a un complément qui en tient lieu. Je prie Dieu, monseigneur, qu'il ne soit rien de tout ce que je viens dire, balz. liv. ii, lett. 8. || lO" Être construit avec la particule y. Y être, être chez soi. Y être pour quelqu'un, avoir donné l'ordre précis de recevoir une personne. Et pourquoi lui dire que je n'y suis pas? est-ce pour les personnes comme elle qu'on n'y veut pas être? dancourt, Chev. à la mode, II, 8. Il Par plaisanterie. Allez voir là dedans, et, plus souvent, allez voir dehors si j'y suis, se dit pour renvoyer quelqu'un avec qui l'on ne se gêne pas ou contre qui l'on se fâche. Voyez là dedans si j'y suis, legrand, Hoi de Cocagne, ii, <o. ||Je n'y suis pour rien, je n'ai pris aucune part à la chose dont il s'agit, ou je n'y suis pas compromis. Avez-vous perdu à cette faillite? Non, je n'y suis pour rien. || Vous n'y êtes pas, vous ne comprenez pas. Il y est, il a compris. .M. de Lauzun épouse dimanche, au Louvre, devinez qui.... c'est assurément Mlle de Créqui. — Vous n'y êtes pas, sév. 9. Comment? je n'y suis pas; vous plairait-il de recommencer? LA BRiiy. v. Il II n'y est plus, il ne fait plus attention, ou il est déroulé. || La tête n'y est plus, il est fou, il est tombé en enfance. || 11° Etre se construit avec différentes prépositions. || Être aprls, être occupé à. On est venu lui dire et par mon artifice. Que les ouvriers sont après son édifice, mol. l'Étour.

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II, t. 1|lître aprSs quelqu'un, l'obséder, le poursuivre, uu le harceler en paroles. Je n« puis bouger sans qu'il soit après moi. Vous êtes bien moqueur, pou> quoi êtes-vous toujours après moi ? jj Être avec quelqu'un, vivre habituellement avec lui. Y a-t-il longtemps que vous n'êtes plus avec votre frère? || Être avec quelqu'un, se trouver quelque part avec lui. Vous étiez avec moi lorsqu'il me parla. |1 Etre avec quelqu'un, rester avec lui. Soyez avec madame, hol. Mil. iii,«. Il Dansle langage biblique, le Seigneur est avec lui, le protège. Le Seigneur était avec lui, «t tout lui réussissait heureusement, SACi, Bible, Genèse, xxxix, 2. Il Être en, désigne la manière d'être. Être en toilette, en robe de chambre, en pantoufles. Être en fête, en promenade. Une exposition en plein midi. En printemps, en hiver. Déguisé en Turc. Il Être dans une affaire pour un quart, pour un dixième, y avoir un intérêt d'un quart, d'un dixième. || Etre pour, suivi d'un infinitif, être propre à, capable de. Ce serait pour monter à des sommes trè.s-hautes, mol. Fdch. m, 3. Morbleu! vous n'êtes pas pour être de mes gens, id. Mis. I, <. Lui aurait-on appris qui je suis, et serais-tu pour me trahir? id. l'Avare, il, 2. Il y a quelques dégoûts avec un tel époux, mais cela n'est pas pour durer, ID. «6. III, 8. Il Être pour, suivi d'un substantif, être du parti de. Je ne suis point pour Albe et ne suis plus pour Rome, corn. Hor. i, 1. 1| Dieu est pour nous, Dieu nous protège. IjEtre pour, être destiné à. Ceci, cette part est pour vous. Mes vœux sont pour vous. Sa dernière pensée a été pour vous. Ce que je dis n'est que pour le contenter. || Être pour, être d'avis de. Vous hé.sitez? Moi je suis pour la promenade. Il Être sans fortune, sans amis, n'avoir point de fortune, point d'amis. || On dit de même être sans connaissance, sans vie, sans pitié, etc. Il Être.... sans...., rester.... sans.... On fut quelque temps à la cour sans entendre parler des affaires d'Angleterre, lafayette, Mém. cour de Fr. Œuvres, t. II, p. 390, dans pougens. On fut deux ans sans entendre parler d'elle, genlis, Veill. du ehdt. t. I, p. 169, dans POUGENS. Il Vous n'êtes pas sans savoir... vous n'ignorez pas sans doute. || Cela n'est pas selon la raison, selon la loi, selon les convenances, etc. celan'est pas conforme àla raison, à la loi, aux convenances, etc. || C'est selon, la chose dépend des circonstances. || Etre sous, dépendre de. J'étais sous un dur maître. || Etre sous, suivre les leçons de. J'étais sous tel professeur. || Être sur, siéger sur, être placé sur. Etre sur les tréteaux. Un grand causeur, s'il est sur les tribunaux , ne laisse pas la liberté de juger, la bruy. Théophr T. Il Être sur, s'occuper de quelqu'un , de quelque

chose, en converser Nous étions tout à l'heure

sur toi, MOL. le Dép. i , 2. Sur quoi en étiezvous, mesdames, lorsque je vous ai interrompues? ID. Critique, 6. Vous êtes là sur une matière qui depuis quatre jours fait presque l'entretien de toutes les maisons de Paris, id. ib. «. L'autre ouvrage considérable et qui n'est pas encore imprimé, est la traduction de Quinte-Curce, sur laquelle il [ Vaugelas ] avait été trente ans , la changeant et la corrigeant sans cesse, pellisson, Hist. Acad. t. i, p. 300, dans pougens. || Dans le langage de l'Écriture, la main de Dieu est sur.... signifie le châtiment infligé par la colère divine. La main de Dieu fut sur lui, son règne fut court, et sa fin fut affreuse, boss. Bist. i, 6. || 12° Être que de, être de, être à la place de; ne se dit qu'avec les conjonctions si ou quand. Quand je serais de vous, je ne le ferais pas davantage. Si j'étais que de vous et que j'eusse une nièce, Je saurais m'en défaire aussitôt... th. corn. Bar. d'Albikrac, IV, 7. Si j'étais que de vous, je lui achèterais dès aujourd'hui une belle garniture de diamants, mol. Am. méd. i, t. Mais enfin si j'étais de mon fils son époux. Je vous prierais bien fort de n'entrer point chez nous, m. Tart. i, 1. Je ne souffrirais point, si jetais que de vous. Que jamais d'Henriette il put être l'époux, id. Femm. sav. iv, 2.1113° Impersonnellement. Il est, c'est-à-dire il y a, on trouve. Il est des hommes que la résistance anime. Est-il puissance capable de contraindre la volonté?|| Un coquin s'il en est, un coquin s'il en fut, se dit pour exprimer qu'un homme est aussi coquin qu'il est possible. Grand et hardi menteur s'il en fut jamais , balz. Lett. à Conrard, 28 avril (663. || Des grammairien» ont demandé s'il fallait écrire s'il en fut ou l'il en fût. Le verbe n'est pas au subjonctif, comme on le voit quand le verbe est un présent. |{ Il est en.... de, il est au pouvoir de.... Il est en vous de l'éviter [la colère du ciel] par un prompt repentir, mol. Festin, IV, 9. Il II n'est pas en moi de faire telle chose, je

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n'ai pas le pouvoir de faire telle chose, ou bien mon camctère ne mêle permet pas. || Est-il, signifiant il est certain, ne s'emploie que dans des phrases construites ainsi : toujours est-il, or est-il. Vous soutenez cet homme, toujours est-il qu'il a commis une mauvaise action. Or est-il que j'en fais un tel fonilement, que je ne vous rends pas même les devoirs ordinaires, balz. liv. vi, lett. 3. Or est-il que le Fil» de Dieu a voulu choisir la parole pour être l'instrument de sa grice, boss. Prédic. 3. jj II n'est rien d«

si beau que...., nulle chose n'est aussi belle que

Il II est midi, une heure, trois heures, c'est-à-dire l'heure actuelle est midi, une heure, trois heures. Quelle heure est-il ?X l'heure qu'il est. jj II est jour, il est nuit, il fait jour, il fait nuit. l| Il n'est que lundi, mardi, etc. nous ne sommes encore qu'à lundi, mardi. J'y reçus une de vos lettres; et, quoiqu'il ne soit que lundi et que celle-ci ne parte que mercredi . je commence à causer avec vous, s8v. Lett. (9 juill. («77. Il Ce qu'il peut être, autant qu'il peut être. Et Pompée est vengé ce qu'il peut l'être ici , CORN. Pomp. v, 4. Il II n'est que telle chose , c'està-dire il n'est rien de tel que , cela seul convient. Pour perdre des amants celles qui s'en affligent Donnent trop d'avantage à ceux qui les négligent : Il n'est lors que la joie, elle nous venge mieux, corn. Mél. m, 6. Il II n'est que de.... c'est-à-dire le mieux est de.... Il n'est que de prendre les choses comme elles viennent. Il n'est que d'être fin et de soir et de nuit, Bf.ONiER, Éplt. II. Il n'est que d'être libre, et en deniers comptants, ID. ib. u. L'éclat d'un tel affront l'ayant trop décriée , Il n'est à son avis que d'être mariée, corn. Suite du Ment, i, t. Ma foi, il n'est que de jouer d'adresse en ce monde, mol. Mal. im. Interm. I, se. «. Il n'est que d'entreprendre pour réussir. Exil de Cicéron, dans dbsfontaines. U n'est pour se haïr que d'être un peu parent, boisst. Babillard, se. s. Il n'est que d'être roi pour être heureux au monde; Bénits soient tes décrets, ô sagesse profonde. Qui ma voulus heureux, et, prodigue envers moi. M'as fait dans mon asile et mon maître et mon roi, A. chén. Ëlég. xxiv. Il n'est que de s'entendra; cet homme-là et moi sommes quasi d'accord, P. l. cour, i, 282. || Il n'est que de... signifie aussi: en fait de choses dont il s'agit, la meilleure vient de. U n'est pommes que de Normandie. Il n'est pruneaux que de Tours. H 11 n'est pasque.... avec ne, et le verbe suivant au subjonctif, il n'est pas supposable que.... Il n'est pas que vous ne sachiez quelques nouvelles de celte affaire, mol. VAv. V, 2. Il n'est pas que vous n'ayez ouï parler du goût bizarre de cet empereur qui préféra les écrits da je ne sais quel poète aux ouvrages d'Homère, buil. Disserl. sur Joconde. \\ 14° Être, construit avec ce antécédent, voy. pour les règles de cette construction CE, à l'article et aux remarques. || Ce se rapportant à une personne, à une chose, à une action déjà déterminée. C'est ce que je désirais. C'est bon. C'csl vrai. Vous m'aviez bien promis des conseils d'une femme. Vous me tenez parole et c'en sont là, madame, corn. Cinno, iv, 4. Est-ce là ce beau feu, sontce là tes serments? ID. Poly. v, 3. De grâce, est-ce pour rire, ou si tous deux vous extravaguez de vouloir que je sois médecin? mol. Mid. m. lui, i, 6. Hé parbleu 1 je l'aurais pendue [citrouille] k l'un des chênes que voilà; C'eût élé justement l'affaire, LA FONT. Fabl. IX, 4. Il Ce se rapportant à une personne, à une chose, aune action indiquée seulement dans la suite de la phrase. C'est moi qui l'ai dit. Qui de vous deux aujourd'hui m'assassine ? Sont-ce tous deux ensemble, ou chacun à son tour? CORN. Poly. V, 3. A-ce été sous mon nom que j'ai brigué l'empire? ID. Pulch. m, 3. Mais est-ce un coup bien sûr que votre seigneurie Soit désenamourée?ou si c'est raillerie? mol. Dép. omoiir. I, 4. Sont-ce encore des bergers?— C'est ce qu'il vous plaira, id. Bourg, gent. i, 2. Sont-ce des vers que vous lui voulez écrire? ID. t6. u, 6. || C'est.... que, avec un substantif. C'est une plate composition que cette comédie , cette comédie est une plate composition. En un mot, c'est un ambigu de précieuse et de coquette que leur personne, mol. Préc. I. Il C'est.... que, avec un infinitif. Si ca n'est pas à moi trop de témérité que d'oser aspirer à l'honneur de votre alliancr, id. la Pr. d'Ël. v, t . C'est une lâcheté que de se faire expliquer trop sa honte, id. le Fest. de P. I, 3. Vous moquez-vous? ce serai» être fou que d'aller parler à une statue, id. ib. m, 7. Il Est-ce que, sa dit pour interroger. Est-ce que vous feignez d'ignorer ma naissance ^ ^0,.^ /f^^j. mour. tv, 2. Est-ce qu'on croit encor „(,„ supplice trop doux? RAC. Mithr.y, 4. Est-ce q,,^ de Baal le zèle vous transporte?». Àthal. m, 3. Est-ce qu«

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TOUS avez un iotre éTanRile & suivre? mass. Car. Pet. nombre det élut. || C'est à vous de.... il vous arpartient de.... C'est à moi d'obéir, puisque vous commsniiez, corn. Poly. i, ♦. C'est à mol de mourir, mais c'est è vous de vivre, ID. Théod. m, a. C'est bien à vous de faire l'habile homme I mol. Am. méd. II, ♦. C'est à moi de parler et d'être le maître, ïD.Mid. m. lui, I, *. Ma fille, c'est à nous de montrer qui nous sommes, bac. Iphig. ii, «. C'est à l'amour de rapprocher Ce que sépare la fortune, j. B. Rouss. Cantate xix. C'est à vous de frémir et non de l'accuser, ducis, Ilamlet, i, *. || C'est à vous à.... il vous appartient de. C'està vous à régler ce qu'il faut que je fasse; C'est à vous, Emilie, à lui donner sa prAce, cobn. Cinna, m, 3. C'est à monsieur à me mettre de la façon qu'il veut, mol. Sicil. 42. C'est à vous à juger de son crime, volt. //rudit, v, 6. Et ce n'est pas à vous à me croire inflexible, m. Ali. IV, 2. Il Ce n'est pas que.... avec l'indicatif, signifie après tout. Ce n'est pas qu'il faut quelquefois pardonner à celui qui , avec un grand cortège, un habit riche et un magnifique équipage, s'en croit plus de naissance et d'esprit : il lit cela dans la contenance et les yeux de ceux qui lui parlent, LA BBDT. II. Il On aura le même gens avec le subjonctif précédé de ne. Ce n'est pas qu'il ne faille quelquefois panlonner... || Ce n'est pas que, avec le subjonctif, signifie aussi : on ne doit pas dire, prétendre à cause de cela. Ce n'est pas qu'il faille renoncer au monde. || Ce que c'est que de....,

à quoi aboutit voilà le sort. Ce que c'est que de

nous 1 Voyez ce que c'est que du monde aujourd'hui, MOL. l'Ét. I, ». Il Voilà ce que c'est, voilà en quoi consiste la chose, voilà ce dont il s'agit; et aussi quelquefois : la chose est faite maintenant comme il convient. || C'est-à-dire , voy. dire. Il 1B° Soit I expression elliptique d'assentiment. Vous le voulez; soiti j'irai avec vous. || Ainsi soit-ill formule qui termine certaines prières. || Expression de souhait. Sois-je du ciel écrasé, si je mens! mol. Mit. I, S. Jésus soit notre joiel boss. » Purif. Son sang soit sur nous et sur nos enfanta, id. Hitt. II, to. Il Elliptiquement. Soit fait selon votre volonté, c'est-à-dire qu'il soit fait.... Entre nous soit dit. Soit dit confidsmment, je crois qu'il est jaloux De tons les sentiments qui m'attachent à tous,gbesset, Méchant, v, 8. || Soit, con;onctton , voy. soit. Il 16* Elliptiquement. N'était, n'élit été, si ce n'était, si ce n'eût été. N'était, n'eût été que je suis votre ami. N'était l'amitié que j'ai pour vous. Et encore n'était le hasard et la perte. Je voudrais.... RÉGNIER, Ép. II. Hais par ma fol, madame, n'était que je lui ai déjà vu jouer mille fois le même râle, je ne saurais qu'en dire, babon. Homme à bonnes fort. m, 3. Il Fût-il.... quand même il serait.... On résolut sa mort, fût-il coupable ou non, la font. Fabl. z, 3. Fût-elle mon ennemie, je la louerai» de même, geniis ,Àd.et Thiod. t. m , lett. 40 , p. 27» , dans pougens. Il Ne fût-ce.... que, quand ce ne serait que.... Despréaux est pour eux unegrandeautorité, ne fût-ceque parce qu'il est mort, d'aleub. Latin des modernes. Il il' Cela étant, vu que la chose est ainsi. Et cela étant, qui doute qu'il ne fallût faire des prières générales? balz. liv. i, lett. 5. Cela étant, Valère mon maître n'a plus qu'à chercher fortune ailleurs, lbsage, Crisp. riv. de son maUre, se. 2. || Etant ou en étant, dans une construction absolue, c'est-àdire ne se rapportant ni au sujet ni au régime de la phrase. Roquebrune n'était pas d'avis qu'on le reçût, en étant des poètes comme des femmes, SCARBON, Itoman comique, m, 6. Je n'ai parlé que des noms communs , étant indubitable que c'est fort bien parler que de dire.... lancelot, Gramm. ginér. II, 40. Je dis qu'étant impossible que Dieu emprunte rien du dehors, il ne peut avoir besoin que de lui-même pour connaître tout ce qu'il connaît, boss. Libre arb. 3. Vous ne pouvez différer, étant important de ne vous pas arrêter davantage, ID. Lett. quiét. *77. Nous étant défendu de fixer notre cœur à la terre, la situation doit nous paraître la plus souhaitable, mass. Car. Prosp. || Etant se rapportant au régime. On connaîtra que , n'étant autre chose qu'un poème ingénieux, on ne saurait le censurer sans injustice, mol. Tart. Préf. || IS^Elre s'emploie comme auxiliaire des verbes passifs (en ses temps simples et composés : je suis aimé, j'ai été aimé), et d'un grand nombre de verbes neutres (seulement en ses temps simples : je suis venu, j'é tais venu. Cependant on pourrait dire : 11 devait Tenir quand j'aurais été parti). Cicéron fut exilé de Rome. Le pont a été emporté par la débâcle. Il est lorti d'Abraham. Ils sont tous morts. Je vous aurais trouvé si je fusse venu à temps [l'oursj Vivait

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seul et caché; Il fût devenu fou ; la raison d'ordinaire N'habite pas longtemps chez les gens s^'iueBtrés, LA FONT. Fabl. viii, lu. || Il est aussi auz.liaire dans tous les verbes réfléchis, directs ou indirects, mais seulement avec ses temps simples. Il s'est emparé de la ville. Elle s'est cassé le bras. Ils sa sont blessés en jouant. Chez ces gens pour toujours il [le follet] se fût arrêté, la font. Fabl. vu, 8. || 18* Etre se dit pour aller, quand on est allé dans un lieu et qu'on en est revenu; ce qui fait voir qu'en ce sens être a d'abord gardé sa signification naturelle; il est allé à Rome exprime simplement qu'il a fait le voyage de Home, sans dire s'il est de retour; il a été à Rome exprime qu'il e>;t revenu ; être pour aller ne s'emploie qu'aux temps passés : je fus, j'ai été, j'aurai été, j'aurais été, je fusse, ayant été. J'ai été premièrement tout contre l'arsenal au bout du faubourg St-Oermain , du faubourg St-Germain au fond du Marais, mol. Am. mi'd. ii, 3. Mon cheval a fait tout cela aujourd'hui, et de plus j'ai été à Ruel voir un malade, id. «6. Lacom6diede Racine m'a paru belle, nous y avons été, SÉV. d Mme de Grignan, (5janv. 1872. Il C'est abusivement qu'on emploie être pour aller en d'autres circonstances ; cependant, dans l'usage vulgaire, on se sert souvent de je fus et j'ai été au sens d'aller avec un infinitif suivant; et on en trouve des exemples dans d'excellents auteurs et dans de très-anciens textes. Il fut recevoir le corps de son frère jusqu'à Pavie; son frère n'avait été qu'une journée au-devant de lui , d'ablancouBT, Tacite, <3t. Et nous fûmes coucher sur le pays exprès, C'est-à-dire, mon cher, au fin fond des forêts, mol. Fâcheux, ii, 7. X peine ai-je été les voir trois ou quatre fois, depuis que nous sommesà Paris, in. Impromptu, i. Jefus retrouver mon janséniste, pasc. Proc. l. Elle fut au-devant d'elle les bras ouverts, sÉv. 17. Ouand un Porphyre, quand un Julien l'apostat, ennemis d'ailleurs des Écritures, ont voulu donner des exemples de prédictions prophétiques, ils les ont été chercher parmi les Juifs, BOSS. Ilist. II, 6. Il prit deux perdrix et fut chez sa maltresse, hamilt. Gramm. *. Si on eût eu à chercher un homme heureux, on l'eût été chercher bien loin de lui et bien plus haut, mais on ne l'y eût pas trouvé , fonten. Varignon. Tu ceignis en mourant ton glaive sur ta cuisse, Et tu fus demander récompense ou justice Au Dieu qui t'avait envoyé, lamart. Uéd. ii, 7. || Proverbes. On ne peut pas être et avoir été, on ne peut être vieux et jeune tout ensemble. || Il faut être tout un ou tout autre, il faut avoir une conduite, une manière do penser décidée.

— REM. 1. Être se conjugue avec l'auxiliaire aeoi'r; J'ai été, et non je suis été; ce que dit l'italien : io sono State; italianisme qui au xvi* siècle essaya de se glisser. || 2. Ce furent mes sœurs qui y allèrent. L'euphonie fait admettre le singulier dans les locutions interrogatives : Fut-ce mes sœurs qui le firent? || S. Les constructions du verbe être suivant que le sujet est au singulier ou le complément au pluriel, et vice versa, présentent de l'embarras. Il y a trois cas: 4"cas. Un sujet au singulier avec un complément au pluriel, et le verbe au singulier. Une tragédie doit être des passions parlantes, volt. Lett.d'Argenlal, 1 2 mars 1 740. Cette construction ne fait pas difficulté, s* cas. Un sujet au singulier, avec un complément au pluriel, et le verbe au pluriel. Le reste des hommes sont des coquins, PASC. Imag. s. Tout ce que je vois ne sont que de vains simulacres, boss. Brièveté. L'effet du commerce sont les riches.ses, la suite des richesses, le luxe, montesq. Espr. xx, 8. La seule chose qui les surprenne [les éléphants] sont les pétards qu'on leur lance, Borp. Éléphant. Sa nourriture ordinaire sont des fruits, des amandes, des noisettes, de la farine et du gland, buffon. Écureuil. Tout cela ne sont que des arguties et des subtilités, j. j. rouss. Prom. 3. Cette construction est archaïque, et aujourd'hui, dans des cas pareils , on met de préférence le verbe au singulier. S* cas. Un sujet au pluriel, avec un complément au singulier et le verbe au singulier. Et deux ans, dans le sexe, est une grande avance, HOL. Mélic.l, 4. Quatre ou cinq mille écus est un denier considérable, mol. Pourc. m, ». Ici deux ans, quatre ou cinq mille écus sont considérés chacun comme un chiffre unique, et lesensentraîneavec soi d'une façon naturelle la construction du verbe au singulier. || 4. L'Académie remarque à propos du verbe être que les grammairiens (et il vaudrait mieux mettre : quelques grammairiens) l'appellent verbe substantif. Cela est vrai ; mais il aurait fallu ajouter : 4* qu'ils lui donnent ce nom par opposition i tous les autres verbes , qu'ils nomment

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verbes adjectifs; s* que, dans tous les eu, ces deux

dénominations sont fort mauvaises, puisque «u6slanlif et adjectif désignent deux espîîces de mots, et verbe une troisième; et que le rapprochement de ces mots contradictoires n'a absolument aucun sens, 3* que Dumarsais, considérant que tout verbe se résout dans le verbe être suivi de son participe présent, appelait être le verbe simple ou absolu, et tous les autres des verbes composés; 4* que ces mots entraînaient une confusion, puisque, à un autre point de vue, mettre estunverbi9simple,et admettre, commettre, etc. des verbes composés; 6* que Beauzée a trouvé le véritable nom en appelant être le verbe abstrait ; et alors tous les autres verbes sont concrets, comme réunissant au sens du verbe être celui de leur participe; ou attributifs, parce que ce participe commence l'attribut dans la proposition où il» entrent.

— IIIST. IX* «. Nul plaid qui cisl meon fradre Karle in damno sit [qui soit en dommage à ce mien frère Charle], Serment. In nuUaaiudha fen nulle aide] contra Lodhuwig non li vi [y] er [serai], i6.

— x* s. Ruona pulcella fut Eulalia, Eulalie. Chi [qui] rex eret [était] à ceîs dis [à ces jours] sovre pagiens, ib. For o [pour cela] s' furet \fuerat\ morte à grant honestet , ib. Seit niuls , frai;, de Val. p. 467. Et si fu co [cela], ib. p. 487. K eret [était] mult las, tb. p. 468. Si astrcient [seraient] 11 Judei pcrdut, si cum il ore sunt, ib. p. 468. E lo ne dolrele [je ne serais pas affligé] de tanta millia bominum, si perdut ercnt [seront]? ib. p. 489. Quand il se erent convers [quand ils se seront convertis] de via sua mala, ib. p. 48». Seietst [soyez] unanimes in dei servitio, tb. p. 469.

— XI* s. Si ceo fust u evesqué u abeîe , lois de Cuil. 1. X graiitdolur ermes [nous serons] hoi desevrez [séparés] . Ch. de Uol. CXLV. [Des péchés] Que je ai fait dès l'hore que nés [je] fui, l'b. CLXXii. Il ne pot [peut] estre [il est impossible] qu'il selent desevrez, tb. ccLxxxvi. Mais li quens Guenes. se fut bien pourpenset, ib. xxxu. N'est hom quil [qui le] veit e conoistre le sait. Qui ce ne die.... tb. xxxix. De U [ils] s'en furent [s'en allèrent] pour la chrestientet, ib. un. Se vous mourez, esterez xainz martirs, ib. LXixvii. Set ans touz pleins ad ested en Espeigne, tb. i. Li reis Marsil esteit en Saragoce, tb. ii. Que nous seiuns conduit à mendier , l'b. Quant chascuns ert [sera] à son meillor repaire, tb. iv. Charles serai ad Ais à sa chapeie, tb. Dient paien : ainsi puet-il bien estre , tb. Là où cis [ceux-là] furent, des autres i ot bien , tb. vui. S'est qu'il demandet [s'il y a quelqu'un qui le demande], ne l'esteut [il n'est be.soln de] enseigner, tb. Seit qui l'ocie, toute pais puis auriumes, ib. xzviii.

— XII' s. Ah I rois de gloire, tu soies mercié, Ronc. p. 4 60.x dame Deu soiez....tI). p.47. S'il est qui croire veuille ma volonté, tb. p. 10. Qui moût sont à prisier, tb. p. 30. Là s'est armez li cortois Olivier, tb. p. 4». Sempres morrai, mais cher me sui venduz, tb. p. 93. Tant a esté [tant est allé], [que] devant la tour antie Est descenduz voyant sa baronie, tb. p. 115. D'une grant terre qui fu auroi Orsaire, tb. p. 145. Si jjei ra'i confort [en son souvenir], quant ele m'est lointaine [absente], Couci, viii. Mais itant fu à moi reconforter Que, nuit et jour, en plorant [jej la remir [regarde], ib. x. Mais il convient qu'à sa volonté [je] soie, tb. xxi. D'hui cest jour en un an soiez prest d'ostoier [entrer en campagne]. Soi. XVI. Comment vous a esté entre la gent forains [étrangère]? tb. xxx. Mult nota les paroles que li quens respundi, Purço que li quens ert [était] cusins al rei Henri, Et erent d'un conseil et durement ami. Th. le mart. 61. Se vus nel délivrez, nus sûmes mal bailli : Li reis e saint iglise e nus iermes [serons] huni , tb. 4 2. Et quant vous estes eschapé Et li besoin sont trespassé. Dont ne vous estgairet de nous [vous ne vous souciez guères de nous] , itoman de BntI, v. 6346. Mon trè [tente] tendez en milieu del mostler. Et en ces porches esseront mi sommier, Raoul de C. 4 60, Et jo li serrai pur père, e il me serrad purfiz, Rois, p. 4 44. Uns hom astoit en la terre Us, Ici out num Job, Job, p. 444.

— XIII* s. Quant nous fusmes [allâmes] au bois arcoier et joier, Alexandre, dans du ganse, arcuore. La dame à qui je sui , s'el me velt retenir, viDAME DE CHARTRES, Romanccro, p. 4 44. Jà pour autre ne me devra guerpir [quitter] , Quant el saura com je lui ai esté Fins et verais, courtois, sans repentir, lb comte d'anjou, tb. p. 4 24. Et tout cil qui avoient devant esté contre lui estoient ce jour à sa volenté, villeh. lxxxvi. Il i avoit un Grieu [GrecJ qui miex estoit de l'smpereour que tuit li autre, lo. xcvu. Ensi demorerent huit jors pour atendre 1m

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ré» [vaisseaux] qui encore estoient à venir, ID. ixi lleo troverent Guillaume de Braiecuel et cei qui avoec lui estoient, qui moût estoient à grant paor, m. cxxxviii. Tant se travailla Jofrois li mareschaux à l'aide des barons qui estoient dou conseil aumarcliis, ID. cxx. Et de coroiie d'or [je] fui par vous coronnée, Berte, xvi. Si [elle] saignoit com ce fust perceUre de clou, ib. xxxii. Ainsi com vous orrez, [ouïrez.], s'il est qui vous le die, ib. LX. Dame, ce dist Constance, si soit com dit avez, ib. cxxxii. Pour ce qu'il ert [était] divenres [vendredi].... ib.

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