‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 187 sur 388 · EVI · texte numérisé non relu

EVI

quelle se présent* pour l'enlever, Boss. Mar.-Ther. !| Avec un nom de chose pour sujeU Ma constance contra elle à regret s'évertue, cobk. Uor. ii, 6. Il ï* Il se dit aussi de tout effort. L'alarme vient trop lard, en vain on s'évertue, tbistan, Panth. ii, 3. Il laisse la tortue, Elle part, elle s'évertue, la pont. Fabl. VI, <0. Lorsqu'à la bien chercher d'abord on s'évertue [la rime], hoil. Art p. i. Honteux d'un trop long silence, je m'évertuais pour relever l'entretien , J. J. Bouss. Confess. ix. Notre siècle , penseur brutal, Contre Delille s'évertue, bérang. Couplet. Il Absolument. Se remuer, donner signe d'activité. Allons, qu'on s'évertue, rac. Piaid. ui, 3.

— KEM. Régnier a dit s'évertuer de : En vain de le cacher mon respect s'évertue, Élég. v. Cette construction, qui est un archaïsme, n'a rien qui soit contraire à la grammaire.

— HIST. XI* s. [Il] Met sei sur piet, quanqu'il pot, s'esvertue, Ch. de Roi. clxvii. || xiii* s. Pour l'amor la pucele [il] s'esvrrtue et esforce; Les escus froisse et fent com s'il fussent d'escorce, audefr. i.E BAST. Homancero, p. t». Adono d'amis me resovint; Esvertuer lors me convint, la Rose, 7270. Amors li entre ou cner, et li sans li remue; De desirrier fremist et d'espoir s'esvertue, ruteb. i, 432. Dans Pierres li ermites à la barbe canue Del ferir sor les Turcs durement s'esvertue, Ch. d'Ant. viii, 1 136. Il XVI' s. Eux qui sont soubmis à la royauté, doyvent esvertuer toutes leurs forces pour faire service à leur souverain, amyot, ÉpU.

— ÉTYM. ^poures.... préfixe, etuerfu; provenç. esrertuilar.

t EVIIÉMÉRISME (e-vé-mé-ri-sm') , t. m. Terme lie philosophie. Système suivant lequel les dieux du paganisme étaient regardés non comme des personnages divins, mais comme des personnages humains divinisés par la reconnaissance ou la folie des hommes.

— ÉTYM. Evhémère, philosophe grec, auteur de ce système.

+ EVHËMlÎRISTE (e-vé-mé-r!-st') , s. m. Partisan de l'evhémérisme.

Eviction (é-vl-kslon), t. f. Terme de jurisprudence. Dépossession que l'on subit, en vertu d'une sentence ou d'un droit exercé de quelque autre façon, d'une chose qu'on avait acquise de bonne foi. Subir l'éviction. Garantir de l'éviction. Le vendenr est garant de l'éviction que l'acheteur peut souffrir. || Avant le code de procédure, on donnait le nom d'éviction à la sentence même qui ordonne le délaissement de l'objet.

— HIST. XIII* s. Et ferons quant que loiaul vandeor puent [peuvent] faire ne doivent an toute cause d'evicion, Bibl. des chartes, 4* série, t. ii, p. 460. :j xvi* s. En chose vendue par décret [autorité de justice] éviction n'a point de lieu [la vente judiciaire purgeant les hypothèques], loysel, 4h.

— ÊTYM. Lat. eviclionem, de evictum, supin de etincere. évincer (voy. évincer).

t ÊVIDAGE (é vi-da-j'), s. m. Action d'évider.

EVIDÊ, ÉE (é-vi-dé, dée), part, passé. Creusé en cannelure. |{ Échancré. Une table évidée, un bassin très-plat, j. i. hùuss. Ém. m. || Toile évidée, toile qui est percée ou découpée à jour. || Drap évidé, drap qui, après avoir été foulé à sec, s'est échauffé dans la pile, ce qui le rend lâche et de mauvaise qualité. || Terme de marine. Se dit des fonds de la carène lorsqu'ils ont peu de renflement. Il On dit d'un escalier à rampe courbe qu'il est évidé par le mdieu. Un escalier à rampes en lignes droites brisées peut aussi être dit évidé, si le milieu de la cage est vide et non rempli par un poteau ou massif qui soutienne les marches comme dans les escaliers à vis.

j ËVIDEMENT (é-vi-de-man), s. m. Etat de ce qui est évidé. || Terme de maçonnerie. Refouillement fait dans une pierre. ||Ta;lle faite sur le marbre, le bois. Il Terme de chirurgie. Opération qui, dans certaines maladies d'un os, consiste à en enlever la partie intérieure, en respectant le périoste; ce qui permet la régénération de l'os.

ÉVIDEMMENT (é-vi-da-man), adv. || 1* D'une manière évidente. De cela même que je pensais à douter de la vérité des autres choses, il suivait très-évidemment et très-certainement que j'étais, DESC. Méth. IV. 2. Les uns veulent toujours croire aveuglément, les autres veulent toujours voir évidemment, MALEBB. Rech. IV, 3. |{ 2* U est certain que.... Évidemment il a prouvé ce qu'il voulait démontrer. Il Dans cette acception, évidemment se met au commencement de la phrase. || S'emploie quelquefois dans les réponses pour certainement.

— HIST. XIII* s. Je le connois evidanment. Lai

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