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EX-V

vous avez commencé, et je vois déjà l'exultatoT barbare de mes ennemis,!, j. bouss. Lett. à Hume, iO juillet 1766.

— HIST. XIV* s. Dévotement [ils] chantèrent chans d'exultacion, Girart de Itoss. v. 4452.

— ÉTYM. Lat. exsultationem, grande joie, de exsullare, exulter.

t EXULTER (è-gzul-té) , ». n. Témoigner une joie triomphante. No» voisins exultaient de nous voir ainsi nous affaiblir et nous détruire nous-mêmes, sT-siM. 4IS, 481. Il se montre donc, ce cher Pahssotl il exulte en public, volt. Lett. Thiriot, t< août 1760. Je crus voir devant moi Un de ces champions des vérités nouvelles Que les anges de Dieu servaient, couvaient des ailes, Et qui, nourris déjà du pain caché du fort. Exultaient du supplice et vivaient de leur mort, lamaht. Joe. v, tsu. Il Ce verbe est peu usité, mais non inusité.

— HIST. XVI* s. Exulter, monet, IHct.

— ÉTYM. Lat. exsultare, tressaillir d'allégresse, de ex, et saltare, sauter (voy. sauter).

EXUTOIUE (è-gzu-toi-r'), *. m. Terme de médecine. Ulcère établi et entretenu par l'art, pour déterminer une suppuration permanente. || Fig. Issue donnée à quelques mauvaises dispositions.

— ÉTYM. Lat. exutum, supin de exuere, dépouiller, au propre dépouiller d'un vêtement, de ex , et un radical uere, qui serait, d'après certains étymologistes, pour duere (induere), et répondrait au grec ôuw, SOvw.

t EXUVlABILITÉ(è-gzu-vi-a-bi-li-té), s. f. Terme de zoologie. Faculté de changer de peau ou plutôt d'épiderme, qu'ont certains animaux.

— ÉTYM. Exuviable.

jEXUVIABLE (è-gzu-vi-a-bl'), adj. Terme de zoologie. Qui est susceptible de changer de peau, par exemple les serpents.

— ÉTYM. Lat. exuviûe, dépouille, la vieille peau dont un serpent se dépouille, de exuere, dépouiller

(voy. EXUTOIHE).

EX-VOTO (èks-v6-to) , t. m. Figures représentatives qu'on suspend, à la suite d'un vœu, dans les chapelles. Il n'y a pas beaucoup d'ex-voto pour les naufrages de la Loire, sÉv. 42B. || Ke dit, par dénigrement, d'un mauvais tableau dont le sujet est pieux. Il Au plur. Des ex-voto.

— ÉTYM. Lat. ex, d'après, roJo, un vœu.

PA

PAB

FAB

F (èf, OU, suivant la manière moderne d'épeler, fe), s. f. quand on prononce cette lettre èf: une petite f; et s. m. quand on la prononce fe: un f majuscule. Il 1* La sixième lettre de l'alphabet et la (piatrième consonne. Depuis dix ans dessus l'F [du dictionnaire de l'Académie] on travaille; Et le destin m'aurait fort obligé. S'il m'avait dit, tu vivras jusqu'au G, BOISROBEHT, Épigr. vi, dans richelet. || U jurait par f et par b, se dit quand on veut faire entendre qu'il s'agit de jurements très-grossiers que la décence ne permet pas de répéter. Les b, les f voltigeaient sur son bec; Les jeunes sœurs crurent qu'il parlait grec, gresset, Vert-Vert, iv. Il C'est un grand if (c'est-à-dire un grand j. f.), expression très-injurieuse fondée sur ce que la qualification j. f. avant l'invention du j, et en supprimant les points, faisait précisément le motif. || 2° Terme de musique. F ou F-ut-fa, indique le ton de fa. || F écrit au-dessus ou au-dessous d'une nota signifie forte. FF signifie fortissimo. \\ 3* F indique une monnaie frappée à Angers.

— HIST. XIII* s. F nous rendi joie au monde; Par quoi nous fuissiemes [serions] tuit monde [purs]. Se nostre créance fust ferme. Qui chascun jour devient enferme, Senefiance de l'ÀBC, juuin. t. ii, p. 277.

— ÉTYM. F des Latins; F, digamma des Grecs. FA (fa), s. m. Terme de musique. La quatrième

note de la gamme d'ut. Le fa est la sous-dominante de la gamme d'ut. || Signe qui représente cette note. La note placée sur la ligne supérieure, à la clef de toi, est un fa. \\ La clef de fa, signe en forme de C retourné et suivi de deux points, indique la ligne sur

laquelle est la note fa, qui fait 350 vibrations en une seconde. Les parties de basse sont écrites sur la clef de fa, quatrième ligne. La clef de fa, troisième ligne, est aujourd'hui inusitée.

— HIST. xiii* s. De la note du premier fa [ils] Montoient dusqu'en le sol fa , Bataille des sept arts.

— ÉTYM. Les noms des six notes (l'ancienne gamme n'en avait que six) ont été donnés par Gui d'Arezzo; ils lui vinrent en l'esprit en chantant la première strophe de l'hymne de saint Jean-Baptiste : Ut queant Iaxis resonare fibris Jftra gestorum famali tuorum, Suive polluti lahii reatum.

FABAGO (fa-ba-go), s. m. ou FABAGELLE (faba-jè-l'), s. f. Terme de botanique. Plante qui passe pour vermifuge (sygophyllum fabago, L.).

t FABER (fa-bêr), s. m. Terme d'ichthyologie.

Voy. FORGERON.

— ETYM. Lat. [aber, forgeron.

FABLE (fa-bl'), s. f. || 1° Ce que l'on dit, ce que l'on raconte. Inusité en ce sens, qui est le propre. Il 2* Sujet de malins récits. La science... Sert au peuple de fable, aux plus grands de risée, Régnier, Sat. in. U me laisse au milieu d'une terre étrangère, La fable de son peuple et la haine du mien, coati. Médée, I, 6. Gardez-vous de l'homme malicieux, qui est toujours appliqué à faire le mal, de peur qu'il ne vous rende pour jamais la fable du monde, SACI, Bible, Ecclésiastique, ii, 35. Nous allons servir de fable et de risée à tout le monde, mol. Préc. se. 19. Un prince sera la fable de toute l'Europe et n'en saura rien, pasc. Am.-propre, t. Suis-je, sans le savoir, la fable de l'armée? bac. Iph. ii, 7. Je ne prétends pas qu'une patience ridicule me rende la fable de la

ville, iiAMiLT. Gramm. 8. Par vous la piété devient la fable du monde, le jouet des impies, mass. Carême, Injust. Il 3° Récit imaginaire, c'est-à-dire d'imagination. Non plus que si nos peines Etaionl fables du peuple inutiles et vaines, Régnier , Sat. IV. Et si l'enfer est fable au centre de la terre, Il est vrai dans mon sein, malh. v, 2t. Après y avoir bien pensé, il m'a semblé que cela sent extrêmement sa fable et qu'il n'est pas possible qu'il y ait au monde un homme si petit ni si galant, voit. Lett. 28. En une saison oii l'histoire est si brouillée, j'ai cru que je vous pouvais envoyer des fables, el qu'en un lieu où vous ne songez qu'à vous délasser l'esprit, vous pourriez accorder à l'entretien d'Aniadis quelques-unes de ces heures que vous donnez aux gentilshommes de votre province , id. Lett. 3. Tu ne trouveras plus ici, Alexandre , de fables ridicules à conter pour te vanter d'être le fils de Jupiter, FÉN. t. XIX, p. 238.11 4» Récits mythologiques relatifs au polythéisme. Les dieux de la Fable. La Fable offre à l'esprit mille agréments divers, boil. Art p. III. Mais dans une profane et riante peintura De n'oser de la Fable employer la figure. C'est d'un scrupule vain s'alarmer sottement, in. ib. Là [en Grèce], l'histoire ou la Fable ont semé leurs grands noms Sur des déliris sacrés, sur les mers, sur les monts, LAMAHT. Harold, xi. || En ce sens il s'écrit aveo majuscule, et ne se dit qu'au singulier. ||I1 se dit aussi au singulier sans majuscule et au pluriel, pour exprimer tout récit ayant un caractère mythologique quelconque. Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable; Il doit régner partout, et même dans la fable, boil. ÉpU. ix Le récit que

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fait Hérodote des pruinier» commencements do Cyru» a liien plu» I air d'une fable , que d'une histoire, rollin, Trait, des Et. v, m, a. Les fables sont l'histoire des temps grossiers , volt. Kœurs, cxix. Le pic tenait le premier rang dans les auspices ; son histoire, ou plutAt sa fable, meiëe à la mythologie des anciens héros du Latium, présente un être mystérieux et augurai, buff. Ois. t. xiu, p. <4, dans POUGENS. Il 5* Terme de poésie épique et dramatique. La suite des faits qui forment une pièce dramatique ou épique, en tant qu'elle est un travail d'imagination. || 6* Petit récit qui cache une moralité sous le voile d'une fiction et dans lequel d'ordinaire les animaux sont les personnages. L'apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l'une le corps, l'autre l'îtme; le corps est la tibia; l'âme, la moralité, la font. Fabl. Préface. Arislote n'admet dans la fable que les animaux, lo. l'A. Les failles ne sont pas ce qu'elles semblent être ; Le plus simple animal nous y tient lieu de maître, id. ib. VI, 4 . On doute que les fables d'Ësope, telles que nous les avons, soient toutes de lui , du moins pour l'expression; on en attribue une grande partie à l'Ianude, qui a écrit sa vie, et qui vivait dans le xiv* siècle, BOLUN, Ilist. anc. (K«». t. il, p. 626, dans POUGKNS. Dans la plupart de ses fables il [la KontaineJ est infiniment au-dessus de tous ceux qui ont écrit avant et après lui, en quelque langue que ce puisse être, VOLT. Louis XIV, Écrivains. \\ T Mensoi\ge, chose controuvée. Tu veux rendre, Asdrubal, par une pure fahie, Le coupable innocent et l'innocent coupable, HAiRET, Uort d'Àsdrubal, ii, 3. Sa mort est trop certaine et fut trop remarquable Pour craindre un grand effort d'une si vaine fable, corn. IJéracL I, 2. [l'hariiace].... me troublant par des fables , Grossit, pour se sauver, le nombre des coupables, rac. Millir. m, *.

— REM. Il est probable qu'au commencement du xvu* siècle beaucoupprononçaient fable; car on fait un reproche de mettre k la rime périssable et fable. Ceux qui soutenoient que c'étoient autant de fautes en faisoicnt de bien moins supportables, car ils faisoient rimer périssable avec fable, étoffer avec enfer, Francion, 1. v, p. 18». Au reste, aujourd'hui aussi, quelques personnes prononcent fable.

— HIST. xii' s. Junst [soit à jeun, s'abstienne] li oroille [l'oreille] de llaves et de novales et de totes teles choses, c'oiseuses sont, ST bern. mt. p. 302, dans LACURNE. E quant levez estoit li sainz huem de la table, N'aveit cure à oïr de chançun ne de fable Ne de nuie altre chose, s'ele ne fust verable. Th. le mart. t02. || xiii* s. Ne vous tenrai jà longue fable [discours] Du leu plesant et delitable, la Rose, 4419. ?°able est uns contes que l'om dit des choses qui ne sont paa voires [vraies] ne voiresemblables, si comme la fable de la nef qui vola parmi l'air longuement, BRUN. LATINI, TlésOT, p. 6)8. || XV S. Il ne

le tint à fable, mais s'appareilla, et monta tantost à cheval, et partit, proiss. liv. ii, p. 4»», dans la- CURNE. Clémence grant et magnanimité. Cela avez ; mais vous passez, sans fable, Ung droit César en libéralité, cii d'orl. Rondeau de Robertel. Mal osas le ladre huchier. Et à nos gens dire tels fauves, la l'ass. de N. S. || xvi« s. Servir de fable au peuple, MONT. Il', 36.

— ETYM. Bourguign. faule ; y/aWon , fdve; du lat. fabula, récit, fable, de fart, parler; grec, çivai, dire, parler.

FABLIAU (fa-bli-fi), s. m. Conte en vers, à la mode dans les premiers âges de la poésie française.

— IllST. xii' s. Seigneur, ceste chançons ne muet [provient] pas de fabliax, Mais de chevalerie, d'amours et de cemliiai [combats], Sax. ii. || xiil' s. Par cest (label poez savoir, Molt sont femes de grant savoir, Fabl. et contes anc. t. tv, p. <87. Chansonnette, mos, fableaux Pour gaaigner les bons morceaux, Ilist. litt. de la France, t. xxiv, p. 41B.

— ÊTYM. Anc. franc, fablel, diminutif de fable; provonç. faUel.

t KAIILIKR (fa-bli-é), I. m. |) f Poète, auteur de fables. Comme l'arbre qui porte des pommes est appelé pommier, elle [Mme de Bouillon] disait de M. de la Fontaine : c'est un fablier, pour dire que ses fables naissaient d'elles-mêmes dansson cerveau, et s'y trouvaient faites sans méditation de sa part ainsi que les pommes sur le pommier, olivet, llitt. Àcad. t. II, p. 331 , dans pougens. Jadis, quand je traçai les lois du paysage, De notre aimable fablier [la Fontaine] F.mpruntant le simple langage..., de- Lille, f^nnrertalion, m. || 2* Hecueil de fables. Fablier de l'enfance.

— ETYM. Fablf. Bien que le latin ait fabularius, fablier a été fait directement ds fable.

FAB

t FABnECOL'LlKll ( fa-bre-kou-lié ) ou FABRF,- UUIER (fa-bre-ghiè), (. m. Noms vulgaires du micocoulier {celtis australis, L).

FABRICANT (fa-bri-kan), ». m. || 1* Celui qui fabrique ou qui fait fabriquer. Fabricant de dr.ips, de chapeaux, de poteries. || 2" Particulièrement, le chef d'un établissement d'industrie manufacturière. Lej fabricants de Lyon. || Adj. Industrie fabricante (au lieu d'industrie manufacturière), celle qui élabore les produits; expression introduite par Dunoyer.

FABRICATECR, TRICE (fa-bri-ka-teur, tri-s'), s. m. et f. Il !• Celui, celle qui fait, fabrique. Stratagème inouï [le cheval de Troie], qui des fabricateurs Paya la constance et la peine, la font. Fabl. II, t. Il Le fabricateur souverain, Dieu, le Créateur. Le fabricateur souverain Nous créa besaciers tous de même manière , la font. Fab. 1 , 7. Ils n'étaient que les aveugles instruments de cet éternel fabricateur qui anime le ver de terre et qui fait tourner le soleil sur son axe, volt. Philns. ignor. quest. IB. Il i' En mauvaise part. Un fabricateur de fausse monnaie. Les fabricateurs de calomnies. J'ai la consolation de voir que tous les fabricateurs de systèmes n'en savaient pas plus que moi , volt. Lett. Mme du Deffant, <» févr. <7«8.

— SYN. FABRICANT, FABRICATEUR. Le fabricant est un inflBstriel qui a une fabrique et y confectionne certains produits. Le fabricateur n est point un industriel, n'a point de fabrique et se dit de celui qui fait quelque œuvre.

— HIST. XVI' s. Fabricateur, cot6rave.

—ETYM. Lat. /a bricalorem, de /atricore, fabriquer. FABRICATION (fa-bri-ka-sion; en vers, de cinq

syllabes), s. f. \\ 1" L'art ou l'action de fabriquer. Lu fabrication des chandelles. || Terme d'économie politique. Industrie qui modifie les produits naturels, celle qu'on nomme ordinairement industrie manufacturière. || 2" En mauvaise part. La fabrication de la fausse monnaie, d'un faux en écriture, de fausses nouvelles.

— HIST. XVI' s. Pour bien comprendre comme se fait l'ouye, il faut considérer la structure et fabrication de la susdite anfractuoslté dont se fait l'audition, paré, IV, (0.

— ÉTYM. Provenç. fabrtcatio; esp»gn. fabricaeion; ital. fabricaxione ; du latin fabricationem, de fabricare, fabriquer.

FABRICIEN (fa-bri-siin) ou FABRICIER (fa-bri-sié), s. m. Membre du conseil de fabrique d'une paroisse.

— ÊTYM. Fabrique. On trouve, en ce sens, au XV* siècle, fabrisseur, nu cange, fabricerius, et au XVI', fabriqueur, Coust. génér. t. u, p. 788.

FABRIQUE (fa-bri-k'), s. f. || 1» Construction d'un édifice ; il ne se dit guère qu'en parlant d'une église. Un fonds destiné pour la fabrique d'une église paroissiale. Il Par analogie. Une fabrique si immense [l'univers], un mouvement si rapide et si uniforme, une communication de lumière si constante entre des globes si prodigieusement éloignés, tout cela parait ne pouvoir être établi que par la même Providence, VOLT. Vial. XXII. Il 2' Terme d'architecture Construction dont la principale décoration consiste dans l'arrangement et l'appareil des matériaux. Ce bâtiment présente de belles fabriques. La grande fabrique des tours de Notre-Dame, malgré la multitude infinie des petits repos qui en divisent la hauteur et aident l'œil à les mesurer.... diberot. Salon de <768, Œuvres, t. xiii, p. 234, dans pougens. Il Par extension, toutes constructions qui servent à l'ornement des parcs, des jardins. Une belle fabrique rustique. Il me semble que, le temple n'étant pas ici un pur accessoire, une simple décoration de fond, il fallait le montrer davantage et n'en pas faire une fabrique pauvre et mesquine, didebot, Salon de «766. p. M, dans pougens. || Terme de peinture. Se dit de tous les bâtiments en général que les peintres représentent, mais plus particulièrement de ceux qui ont plus d'apparence. Les fabriques sont d'un grand ornement dans les paysages. Il 3' Fabrication. Ce drap est de bonne fabrique. La fabrique des étoffes de soie, des draps. Je ne suis point marquis , mais j'ai bâti des maisons pour toutes mes fabriques, et je leur ai avancé des sommes considérables, sans être secouru d'un denier par le ministère, volt. Ult. d!ÀrgentaX, 88 juin t773. Il Prix de fabrique, prix qu'une marchandise coûte, lorsqu'on l'achète à la fabrique même. || De fabrique, se dit de certaines marchandises de médiocre qualité, ainsi dites parce qu'elles sont fabriquées en grande quantité, avec une certaine négligence, ei non exprès et avec soin. Couteaux, bas, montres de fabrique. || Louis de fabrique, louis qui n'est ni au

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titre ni au poids. || Par extension. J'y avais montré quelle doit être la fabrique des ner.'s et des mu-cles du corps humain, nESi: Véth. v, 8. Les animaux reptiles sont d'une autre fabrique [t\ne le renani, le castor], vM. Exist. <t. || Fig. et famibèrement. Ce» deux hommes sont de même fabrique , iU ne valent pas mieux l'un que l'autre. || 4* Etablissement où l'on fabrique. Monter une fabrique. || H se dit aussi du lieu où l'on fabrique les ariicles dont on parle. Cette éloffe est de la fabrique de Lyon. || Collectivement. Les ouvriers d'une fabrique. Toute la fabrique est en émoi. || Fig. Cela sort de sa fabrique, c'est pure invention de sa pan. || Fig. Le Goth Jornandez a appelé le Nord la fabrique du genre bumain, UONTKSQ. Esp. XVII, 6. || 6* Tout ce qui appartient à une église paroissiale, les fonds et revenus affectés à l'entretien de l'église, l'argenterie, le luminaire, les ornements, etc. Il fit la division des dîmes en quatre parties pour la fabrique des églises, pour les pauvres.... iiontesq. Esp. xxxi, it. J'ai vu Mme la duchesse, marraine de nos cloches, donner à la fabrique cinquante louis en or. et dix écus aux pauvres, p. l. cour, i, <8«. || Collectivement. Les marguilliers charges de l'administration des revenus et dépenses d'une église. Adressez votre réclamation â la fabrique. || Place, banc que le* marguilliers occupent dans l'église.

— HIST. XV* s. En ton dixiesme tu prens toute l'universe fabrique de Dieu, tout ce qui est dedens régnant et logeant, G. ciiastelain. Expos, sur reriti. Je vous commande â payer vingt lions d'amendu i la fabrique de céans, et autant k monseigneur, louis XI, Nouv. xciv. Il XVI' s. Timoleon n'espargna pas le chasteau de Syracuse pour la beaullé et magnificence de la fabrique, amïot, Ttmol. 32.

— ETYM. Provenç. fabriga; espagn. et ital. fabrica; du latin fabrica. de faber, forgeron, charpentier, fevre dans l'ancien français, qu'on retrouva dans or-févre. Faber vient de facere, faire.

FABRIQUÉ, ËE (fa-bri-ké, kée), part, passé. Il 1* Fait en fabrique. Des produits mal fabriqués Il Par extension. L'homme est donc si heureusemeni fabriqué.... pasc. danscousm. || 2* Controuvé. Ces; une histoire fabriquée. Textes fabriqués.

FABRIQUER (fa-bri-ké), je fabriquais, nous fabriquions, vous fabriquiez; que je fabrique, qui nous fabriquions, que vous fabriquiez; fabriquant, V. a. Il i* Faire certains ouvrages par des procédé^ mécaniques. Fabriquer des draps, des chapeaux. 11. [les Anglais] ne savaient pas quand ils gagiiaieoi les batailles d'Azincourt, do Crécy et de Poitiers, qu'ils pouvaient vendre beaucoup de blé et fabriquer de beaux draps qui leur vaudraient bien davantage, VOLT. Dict. philos. Commerce. Quelques marchandises d'Europe que la colonie ne faliriquaii pas, RAYNAL, Ilist. phil. VIII, «6. Il S* Tenir une fabrique, faire fabriquer. U fabrique de la porcelaine. !1 Absolument. U a cessé de fhbriquer. Ce pays, cette Ville fabrique beaucoup. || 3* En mauvaise part. Fabriquer de la fausse monnaie. || Fig. Fabriquer de fausses nouvelles, une calomnie. Des passages que vous fabriquez k plaisir, pasc. Prov. ts Que la doctrine si ancienne de saint Augustin eti une nouveauté insupportable, et que les inventions nouvelles qu'on fabrique tous les jours k notre vtie passent pour l'ancienne foi de l'Ëglise, ID. ib. t. Il 4* Il se dit de ce qui est comparé au produit d'une fabrique.... Et fabriquons nos jours ou fâcheux ou plaisants, Régnier, Sal. xiv. Le ciel, dont nous voyons que l'ordre est tout-puissant , Pour différents emplois nous fabrique en naissant, MOL. Femm. sav. i, >. || B' Se fabriquer, v. réfl. (Atv fabriqué. Ce drap se fabrique en Angleterre.

— HIST. XVI' s. La meschanceté fabrique des torments contre soy, mont, ii, 48.

— ÊTYM. Provenç. fabregar; espagn. fabriear ; ital. fabricare ; du lat. fabricare, fabriquer (vuy. fabrique).

FABULEUSEMENT ( fa-bu-leû-ze-man ) , odr. D'une manière fabuleuse. Ce lamas énorme de (a blés expliquées fabuleusement et ce chaos de chi mères. ...VOLT. Observ. sur l'hist. des temps fabuleux.

— HIST. xvi* s. Le contre-son que rendent les bois, nommé par les poètes fabuleusement écho,

CARLOII, VI, 28.

— ÊT\'M. Fabuleuse, et le lufBxa «en/; provenç. fabloiamens; espagn. fabulosamente ; ital. farolosammti:

FABULEUX, KUSE (fa-bu-leû, letlz"), ad).

Il 1* Qui tient de la fable; controuvé, imaginaire La parabole est-elle autre chose que l'apologue, c'est-à-dire un exemple fabuleux et qui s'insinue avec d'autant plus de facilité et d'effet qu'il est plus

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commun et plus familier? la font. Fables, préface.^ Notre esprit ne s'étantjamais rempli que de lectures fabuleuses, pour ne rien dire de plus, mass. Car. Dégoâts. Le Venceslas de Rotrou est entièrement dans ce goût, et toute celle histoire est fabuleuse, VOLT. Simiramis, dissert. On n'avait aucune idée, en Europe, de la iialion chinoise; le Vénitien Marc- Paul, qui avait fait par terre le voyage de la Chine, en avait d(mné une relation qui avait passé pour fabuleu.se, baynal, Ilist. phil. i, 4». Aux lableaui fabuleux qu'il traçait des cités, c. delav. Paria, l, I. Il i' Oui a rapport à la mythologie. La fabuleuse antiquité. Cesse, Pô, d'abuser le monde ; Il est temps d'ôterà ton onde Sa fabuleuse royauté, malh. VI, 2. Des héros fabuleux passer la renommée, CORN. Cid, V, 8. Il Temps fabuleux, celui dont on n'a pas d'histoire certaine, et dont les souvenirs sont altérés par des fables. C'est un héroïsme qu'on renvoie aux temps falmleux, mass. Panégyr. St Thom. Bientôt après arrivent trois fils de TancrèJe de Hautevilie, du territoire de Coutaiice, Guillaume, surnommé Fier-à-Hras, Drogon et Humfroi; rien ne ressemble plus aux temps fabuleux, volt. Ess. mœurs, *0. || 3° Fig. Oui passe toute croyance, bien que réel. Il y a dans l'histoire de ce grand homme des traits qui ont quelque chose de fabuleux. Il agagné une fortune fabuleuse. Que l'avenir vienne au gré de nos désirs et avec les enchantements les plus fabuleux, pén. t. xvii, p. S|3, || Familièrement. Extraordinaire, à peine croyable. C'est fabuleux. Il est d'une force fabuleuse. || 4" S. m. Les circonstances fabuleuses d'un récit. Comme Arioste avait outré le merveilleux des poèmes par le fabuleux incroyable, nous outrons le fabuleux par un assemblage confus de dieux, de bergers, de héros, d'enchanteurs, de furies et de démons, st-évrem. dans BiciiELET. Toutes ces aventures qui tiennent du fabuleux, et qui sont pourtant très-vraies, n'arrivent point chez les peuples policés qui ont une forme de gouvernement régulière, volt. Mœurs, t»o.

— HIST. xvi* S Et à bien desguiser la vérité

des choses D'un fabuleux manteau dont elles sont encloses, rons. 894.

— ÊTYM. Lat. fabulosus, de fabula, fable. Ronsard a dit aussi fableux.

FABULISTE (fa-bu-li-st'), *. m. Auteur qui compose des fables. Cette règle [ne mettre dans les fables que des animaux] est moins de nécessité que de bienséance, puisque ni Esope ni Phèdre ni aucun des fabulistes ne l'a gardée, la font. Fabl. Préf. Le mot fabuliste parait encore nouveau; mais il est établi par la Fontaine, à qui il appartenait bien de donner les noms en cette matière, lahotte, Fabl. Préf. p. XII, éd. in-4°.

— REM. Fabuliste n'est ni dans le Dictionnaire de Nicot ni dans la <" édition de celui de l'Académie.

— SYN. fabuliste, fablier. Fablier n'est qu'un mot de circonstance fait pour la Fontaine; c'est fabuliste que l'usage a admis pour désigner un auteur qui compose des fables.

— ÊTYM. Lat. fabula, apologue, et la finale iste, qui signifie celui qui s'applique à un objet d'une manière spéciale.

t FABULOSITÉ (fa-bu-lo-zi-té), t. f. Qualité de ce qui est fabuleux.

— HiST. XVI* s. Fabulosité, oudin, Dict.

— ÉTYM. Fabuleux.

FAÇADE (fa-sa-d'), *. f. || !• Un des côtés d'un bâtiment, d'un éiliflce lorsqu'il se présente au spectateur ou lorsqu'il décore une place, une rue. La façade qui regarde la rivière. || Façade latérale, le mur de pignon ou le Tetour d'un bâtiment isolé. Il 1° Particulièrement. Le côté où se trouve la principale entrée. On voit sur cet autel (du temple du Goût] le plan de celle belle façade du Louvre, dont on n'est point redevable au cavalier Bernini, et qui fut construite par Perrault et par Louis le Vau, grands artistes trop peu connus, volt. Temple du Goût. Nous conçûmes les plus grandes esiiérances, quand nous vîmes élever cette belle façade du Louvre qui fait tant désirer l'achèvement de ce palais, ID. Louis XIV, 33. Michel Ange était grand dessinateur, lorsqu'il conçut le plan delà façade et du dôme de Saint-Pierre de Rome, dider. Essai sur la peinture, ch. 6.

— HiST. xvi* s. X la faciade et front de ce discours, FAV. Th. d'honneur, t. ii, p. «092, dans lacurne. Faciale, cotgrave.

— ÉTYM. liai, facciata, de faccia, face.

FACE (fa-s') , s. f. || !• Visage. La face humaine. Le sceptre que porte sa race, Où l'heur aux mérites est joint. Lui met le respect en la face. ualh. m, 4.

DlCT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.

Un fantôme pareil et de taille et de face. Tandis que vous fuirez, remplira votre place, corn. Uédie, iv, 6. Quand lui, la face ouverte et nullement émue, ROTR. Antig. 1, 2. Nous couvrons notre face devant Dieu, Boss. Ilist. ii, 6. Pyrrhus m'a reconnu , mais sans rhanger de face; Il semblait que ma vue excitât son audace, RKC.Andr. v, 3. Le sang de toutes parts ruisselle sur sa face céleste [de Jésus-Chrisi), MASS. Carême, Passion. Ses cheveux [de la Vierge] llottent portés pardes faces de chérubins, chateaubr. Nalch. IV. Le voyage qu'ils font [ mes parents morts] est profond et sans bornes; On le fait à pas lents, parmi des faces mornes. Et nous le ferons tousl V. iiuG. F. d'aut.6. || Se couvrir, se voiler la face, se cacher la figure en signe de chagrin ou d'indignation ou de honte. || Il s'enploie dans le langage de l'anatomie et de la médecine. Les muscles de la face. Les altérations de la face. || Face hippociatique, l'aspect que présente le visage d'une personne à l'agonie, ainsi dite d'une descri|ilion frappante faite de cet état des traits par Hippocrate. || Face sa dit le plus souvent dans le langage familier. Avoir une grosse face, une face rebondie, enluminée. H F'ace de carême, visage pâle et blême. || Face de réprouvé, physionomie sinistre et effrayante. || Avoir une face de prédestiné, avoir un visage plein, vermeil et serein. Il La face s'allonge, se dit de celui dont la figure exprime quelque désappointement. X cet effroyable prodige, D'un pied ma face s'allongea, SCARRON, Virg. III. Il Populairement. Couvrir la face à quelqu'un, lui donner un soulflet. || Un homme à deux faces, à double face, homme perfide, trompeur, faux. Il 2° Faire face, se dit d'un homme qui, poursuivi, se retourne et résiste au.x assaillants. || Fig. Pourvoira une chose, parer à un inconvénient. Faire face à ses engagements. J'ai parlé de la déroute [banqueroute] de la Touane et de Sauvion et que le roi fit face pour eux afin de soutenir son crédit, stsiM. 99, 63. Il Terme militaire. Faire face à l'ennemi, lui présenter le front des lignes. Défiant les Komains, qui se serrent, font face, Saurin, Spartac. i, 4. Il Faire face de tous côtés, se dit d'une troupe rangée de telle sorte qu'elle présente le front, de quelque côté que l'ennemi s'avance. || Elliptii]uement : Face! Face à droite I etc. commandement de faire face, de faire face à droite, etc. || Faire volte-face, voy. volte-face. || 3* Termede numismatique. Dans unepif^ce de monnaie, côté où se trouve la tête du souverain. || Dans une médaille, le côté où se trouve la tête ou quelquefois le nom seul de celui pour qui elle a été frappée. || Jouera pile ou face, voy. pile. Il 4* Face, en histoire naturelle, se dit aussi des animaux mammifères. La face du chien. || Terme de manège. Belle face, marque blanche très-grande occupant presque toute la partie antérieure de la tête du cheval, et s'étendant jusqu'aux yeux, et môme au delà. || 6* Terme du jeu de bassetle, La première carte que découvre celui qui tient la banque. La face est un valet. || 6" Il se dit des tempes par rapport aux cheveux qui les couvrent. Il a les faces déyarnies. || 7'" Terme de peinture et de sculpture. Hauteur équivalant à celle de la face et qui sert à déterminer la dimension en longueur d'une figure humaine. On divise ordinairement la hauteur du corps en dix parties égales, que l'on appelle faces en termes d'art, parce que la face de l'homme a été le premier modèle de ces mesures, bukf. Ilist. nat. hom. CS-:uv. t. IV, p. S22, dans pougens. || 8° Terme de l'Écriture. La face de Dieu, la présence intellectuelle ou morale de la divinité. Cain s'ëtant retiré de devant la face du Seigneur, saci, Bible, Genèse, IV, )6. Il rejette les orgueilleux de devant sa face, boss. Croix, t. Le Seigneur voulait vous sanctilier dans le secret de sa face, mass. Carême, Voc. Il 9° Façade. S'il rencontre un palais, il m'en décrit la face, boil. Art p. l. || Faire face, avoir la façade tournée vers un point. Celle maison fait face à une grande boutique. || Les faces de l'architrave, les bandes dont elle est composée, || Les faces d'un bastion, les deux côtés qui vont de la fiointe aux deux flancs. || 10' Surface que présente une chose. La face supérieure d'un bloc de marbre. Tout de même que les peintres, ne pouvant également bien représenter dans un tableau plat toutes les diverses faces d'un corps solide, en choisissent une des principales, DESG. Méth. y, 2. Il Terme d'horlogerie. Face de pignon, plans ou côtés qui déterminent l'épaisseur d'un pignon. || Terme d'eaux et forêts. La face d'un baliveau ou d'un pied cormier, le côté sur lequel on appliqua la marque du marteau. On appelle aussi faces du bois les quatre côtés d'une pièce équarrie. || Face, le biseau d'une échoppe. Il Terme de menuiserie. Faces plates, parties de la

montre du buffet d'orgues oui sont entre les tou» relies, et qui n'ont pas, comme ces dernières, de saillie sur le massif. || Terme d'astrologie. Le tiers d'un signe du zodiaque ou 40 degrés. Vénus est dans la troisième face du Taureau. || Terme d'hisioire naturelle. Les parties aplaties d'un organe. La face interne, celle qui regarde l'axe du corps; la face externe, la face opposée. || Face inférieure, externe ou dorsale de» feuilles, celle sur laquelle fait saillie la nervure moyenne ou pr ncipale; face supérieure, interne ou ventrale, celle qui est opposée à la précédente. || Terme de géométrie. Les diverses surfaces planes qui limitent un solide. Les pyramides d'Egypte ont quatre faces. Il 11" Superficie. La tace de la lune. On ne la point revu sur la face de l'eau, tristan. If. de Chrtspe. V. 6. Le moindre vent qui d'aventure Fait nuer la face de l'eaii Vous oblige à baisser la tète, la font. Fabl.i, 22. L'iniquité couvrit toute la face delà lerre, Boss. Ilist. II, t. Hépandus sur la te:re, ils [les Juifs] en couvraient la face. rac. Esth. ii, t. La triste.ssa était répandue sur la face de l'Espagne, volt. Mœurs, 177. La face entière de la terre porte aujourd'hui l'empreinte de la puissance de l'homme, BUKF. 7* e'poij. nal. Œuores, t. xii, p. 3.19, clans POiiOEits. Du monde un voile épais enveloppe la face. c. DELAV. Paria, IV, 7. || Dans le lanjçage de l'Écriture, la face des eaux, la face de l'abîme, des abîmes. || 12° Aspect. Et le taon des guerres civiles Piqua les âmes des méchants. Oui firent avoir à nos villes La face déserte des champs, malh. vi, 29. Paris changera de face dans quelques mois, sÉv. t4B. Les solitudes prenaient une face riante, boss. I, Pâq. t. Je ne veux proposer que le simple coup d'oeil de la face de la nature, fén. Exist. 9. l'out la monde ne sait pas voir; on prend pour l'objet entier la première face que le hasard nous a présentée, FONTEN. Dodart. || 13- Fig. Il se dit des divers aspects ou points de vue que présente quelque chose. Que l'air dont vous vivaz vous faisait un peu tort; Qu'il prenait dans le momie une méchante face, MOL. Ùis. m, B. Le ton de voix change un discours de face , pasc. Puiss. tromp. 4 {éd. Faugtre). la vérité ne s'offre à eux que sous une double face, MASS. AvenI , Épiph. Sous quelque face qu'on considère les choses, les moines sont des misérables qui scandalisent et qui fatiguent trop le Mexique pour les y laisser subsister plus longtemps, raïnil, Ilist. phil. VI, t3. Les choses dans ce monde prennent des faces bien différentes ; tout resseniMe à Janus; tout, avec le temps, a un double visage, VOLT. Lett. Florian, t4 janvier <7fl7. L'on ne présente qu'un côté de l'objet, on met dans l'ombre toutes les autres faces, et ordinairement ce côté qu'on choisit est une poinle, un angle sur lequel on fait jouer l'esprit avec d'autant |ilus de facilité qu'on l'éloigné davantage des grandes faces sous lesquelles le bon sens a coutume de considérer les choses, buffon, Disc, de réception. || Terme de musique. Faces d'un accord, les différents aspects que présente cet accord, selon que l'on prend pour la noie la plus basse l'une ou l'autre de celles dont il sa compose. || 14° État, situation des choses. Albe et Rome demain prendront une autre face, corn. Ilor. l, 2. En vit-on jamais un [sort] dont les rudes traverses Prissent en moins de rien tant de faces diverses? ID. ib. IV, 4. [Les morts] qui lielruisenlles partis et donnent une autre face aux affaires, id. Sert. Au lecteur. Mais les choses depuis ont bien changé de face, MOL. le Dép. v, 7. Ils ont changé la face de la chrétienté, pasc. Pror. 6. Quel fruit lui en revint-il, sinon de connaître par expérience le faible des grands pol. tiques , leurs volontés changeantes ou leurs paroles trompeuses, la diverse face des temps, les amusements des prome.sses...? boss. Anne de Gon%. D'un secret tout à coup la vérité connue Change tout, donne à tout une face imprévue, BOIL. Art p. m. Oui, puisijue je retrouve un ami si fidèle, lia fortune va prendre une face nouvelle, RAC. Andr. i, t. C'est donc toi dont l'audace De la terre i ton gré prétend changer la face, vûlt. Fanât, ii, 6. Les révolutions des empires, la diverse face des temps, les nations qui ont dominé.... tout cela que peut -il paraître? vauven. Uax. ccii. I! 15° Morceau de cuir, etc. attaché vers le milieu d'un ceinturon d'épée et auquel sont fixés des pendants. Il 16° X la face de, loc. prép. En présence, à la vue de. Il est diflicile de défendre un ouvrage des ténèbres à la face de tant de juges si éclairés, PATRU, Plaidoyer 2, dans richelet. Et faisons en ces lieux Justice à tout le monde, à la face des dieux, CORN. Cinna, 1, 3. Elle fut hier mariée à la face du soleil, sév. 399. C'est pour cela qu'à la face

FAC

de toutes les nations il révèle™ toute la turpitude du pécheur et toute «on ignominie, boi'KDai.. Jugem. dern. »• aveni, p. 76u. Ils [Cliaries IV de Lorraine et Béalrii de Cusance] continuèrent de vivre ensemble à la face du monde, comme étant elTectivement mariés, sT-sm. 62, ti7. Nous jurâmes par elle à la face des cieux, volt. Tancr. v, 3. || Fig. Vous en faire rougir à la face de toute l'Église. PASC. Prov. 16. Kn présence des empereurs el à la face de tout l'univers, boss. IhsI. ii, 7. |{ 17' De face, loc. adv. Du point où l'on voit toute la face. Nous voyons tout le palais de face. Une ligure dessinée de fjice, prise de face. {{ Fig. Vous avez bien fait de n'y pas peindre le genre humain tout à fait ie face; ce triste visage n'est pas bon à être vu de face dans toute la difformité de ses traits, d'alemb /,(■((. à Voltaire, 12 févr. (763. || Terme militaire. De face, de front. || 18° De prime face, voy. mime FACE. Il 19" En face, loc. adv. l'ar devant. Voir quelque chose en face. || Regarder quiîlc|u'un en face, fixer ses regards sur son visage. || Kig. Soutenir la regard de quelqu'un. Osez-vous bien après cola me regarder en face? || Regarder le péril, la mort en face, les regarder sans effroi, sans (rouble. H Vis-à-vis. Avoir le soleil en face. Ce château a e» face un fort beau canal. || Devant la personne même, la personne même étant présente. Quoi! vous osez me soutenir en face Que plus tôt qu à cette heure on m'ait ici pu voir? mol. Ampli, il, 2. Je ménage les gens et sais comme embarrasse Le contraignant effort de ces aveux en face, iD. F. tav. I, 2. Docte abbé, de ce pas j'irai leur dire en face.... BoiL. ÉpU. XII. Ils n'ont pas la force de résister à personne en face, fi>n. Tél. xxiii. En général, nous ne louons aujourd'hui les grands en face que trèsrarement, et encore ce n'est que dans les épitres dédicaioires qui ne sont lues de personne, pas même de ceux à qui elles sont adressées, volt. Sut les panégxjr. Us se disaient en face des choses insultantes, qu'ils croyaient des traits d'esprit, volt. Babouc. Il 20* En face de, loc. prép. Vis-à-vis. En face du théâtre est un des plus anciens temples d'Athènes, celui de Bacchus, bartiièl. Anachar. ch. 8. En face des autels par le sang profanés, le- «ERC. Fréd. et Br. ii, 3. || Se placer en face de quelqu'un, se placer devant lui; et fig. lui résister ouvertement.il En face de l'Eglise, devant les ministres de l'Ëglise, et suivant les formes ordinaires de l'Ëglise. Ëpouser.semarieren face de l'Église. Il ïl° Face K face, loc. adv. \is-a-vis l'un de l'autre, en parlant de deux personnes qui ont le visage tourné l'une vers l'autre.... Chacun d'eux devint statue et marbre dur; Le couple infortuné face à lace repose, LA font. Fillis de Vinée. || Fig. Nous voilà face à face avec la vérité, lamaht. Ued. i, 28. || On dit de même voir Dieu face à face. Et c'est là que bientôt voyant Dieu face à face, cohn. Poly. v, 2. J'ai vu Diiu face à face, et mon âme a été .sauvée, SACi, Bible, Genèse, xxxii, 30. Un prophète à qui Dieu parlait face à face. boss. HijI. u, a. Il Proverbe. Face d'homme fait vertu, ou porte vertu, c'est-à-dire une cbo.se n'en va que mieux quand on y est présent et qu'on s'en occupe.

— HisT. XII' s. Aval la face [l'eau] lui est clcre coulée, fionc. p. 48. Dame, mar vi [je vis à la maie heure] le clair vis et la face Où rose et lis florissent cbascun jour. Coud, xi. Cil fu bons emperere, Dens li duna sa grâce, Saint iglise l'esliauce; il veit Deu face à face. Th. le mari 9). Mais l'une de ses faces comença à festrir. Si que dedenz la buclie Iresqu'as denz li purri, ib. »♦. || xiu' s. Acolé sont estroitement, Bouce à bouoe et face à face, FI. et Bl. 2508. La vérité a maintes fois face de mensonge; et maintes fuis est menç.oigne coverte en scmblance de vérité, brun, latini, Trésor, p. 347. Il XIV* s. Et dient les expositeurs que tetragone est un corps quarré comme un dey et a six faces, ORESME, Eth. 24. || zvi* S. N'oser regarder en face les ennemis, hont. i, 64. Vous avez bien U face descouverte; or moy, je suis tout face [paroles d'un sauvage presque nu], id. i, 25». Urief, hatU et bas, en face et à dos, à dextre et à gauche, nous sommes assiégez et assailliz de.... calv. Inslit. 79i. Il ne tint plus conte de ses ennemis, lesquels de première face l'avoient tant efl'rayé, m. ib. tio. Et ainsi les reformez commencèrent quelque face Jfaçon) de siège, n*AUB. Ilist. Ii, 437. La passion du cœur m'apparoist sur la face : La face ne ment point, c'est le niirouer du cœur, bons. 273. Face d'ablié [visage enluminéj, n. est. Apol. pour lléro dote, p. 367, dans lacvrnb. Face de grand turc [le derrière], ouom, Uiet.

— ÊTYM. Picard, fâche; provenç. faU, fada,

FAC

fatta, fâcha; «ne. catal. faç; espagn. fax; portug. face; ilal. faceia; du latin faciès. Les élymologistes ont rapproché fades, de fax, facis, (lambeau, et du grec çii7ic, apparition.

t. FACfi. ÊE (fa se, sée), adj. Usité seulement dans celle locution familière: Etre bien face, avoir le visage plein, une noble figure,

— RTVM. Face.

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