FACE, ÉE (fa-sé, sée), part, passé. Facé du premier coup
FACER (fa-sé. Le e prend une cédille devant o ou 0 ; façons), v. a. Terme du jeu de basseile. Amener la carte sur laquelle un joueur a mis son argent.
FACfrriE (fa-sé-sie), ». f. Discours, acte qui lient le milieu entre la plaisai.terie et la boulfonnenc. Débiter, faire des facéties. Feu Priam, qui n'élait pas sot. Outre mille bonnes parties. Se plaisait fort en facéiies, scabboh, Virg. viii. Il y a cent facéties, cent contes qui font le tour du monde depuis trente siècles, volt. Dict. phil. ana, anecdotes. L'histoire des deux voleurs qui venaient toutes les nuils prendre l'argent du roi Hampsinitus, et de la fille du roi qui épousa un des deux voleurs, l'anneau de Gygès et cent autres facéties sont indignes d'une attention ^éricuse, id. Défense de mon oncle, xxi.
— HI.ST. XVI* s. Parmy les jeux, les festins, facéties, entretiens communs et populaires, hont. iv,
— ÉTYM. Lat. facetia, plaisanterie, ie facetus, facétieux.
FACÉTIECSEMENT (fa-sé-si-eû-ze-man), adv.
D'une manière facétieuse. Il nous a conté cela (acétieusement.
— lilsT. xvi* s. Facetieusement et comme par raillerie, CARLOIX. II. (6.
— KTYM. Facétieuse, et le suffixe tnenl. FACÉTIEUX, EUSE (fa-sé-si-eû , cù-z'), adj.
Il 1* Oui a le caractère de la facétie. Un conte ficétieux. N'est qu'un pur stratagème, un trait facétieux. Une histoire à plaisir, un conte de Lélie.... MOL. Et. III, 2. Il 11 se dit aussi des personnes. Si je n'avais appris que quelques beaux esprits facétieux se réjouissent aux dépens du misérable, scarron, Portrait de Scarron fait par lui-mime. || 2° S. m. Une personne facétieuse. Enfin tous les facétieux de l'hôtellerie se réjouirent sur la musique, scarron, Hom. com.ï, t6. || Ton, esprit facétieux. M. du Maine raconta le soir chez lui, avec ce facétieux et cet air de fine plaisanterie qu'il possédait si bien, l'empire que ce malotru [qui donne un élixir au roi] avait pris sur la médecine, st-simon, 4I6, 247.
— HIST. xvi* s. Encore qu'il fust facétieux et eust grâce à parler, il ne rioil jamais de ce qu'il disoit, DOUCHET, dans le J3ic(. de dochez. X tous nobles lecteurs ayant vouloir et afTection de veoir choses nouvelles, plaisantes et facescieuses, Faifeu, p. ( 1.
— ETYM. Facétie.
FACIÎTTE (fa-sè-f), ». f. || f Petite face; un des côt^s d'un corps à faces nombreuses. Diamant taillé à facéties. Et font jouer, dans l'ombre. De leurs miroirs les facettes sans nombre, hillev. Charlem. à Parie, ch. 11. |{ Fig. Vous regardez les biens par la facette la plus désagréable, sÉv. 437. {[ Etre à faceltes, présenter des aspects divers. On peut juger de lui comme on veut : c'est un homme à facettes, encore plus que les autres, lo. 293. Enfin toutest à facettes: on l'aime [M. de Grignan], on le gronde, on l'estime, on le blâme, on l'embrasse, on le bat, m. 422. Il Style à facettes, style qui présente des brillants entrecoupés, comme les facettes d'un diamant. Il i° Terme d'anatomie. Petite portion circon.scrite de la surface d'un os. || Terme de zoologie. Yeux à facettes, yeux des insectes, composés d'une multitude de lentilles auxquelles correspond un filet de nerf optique.
— HIST. XIII* s. Comme rose par desous lis Est sa facete [petit visage].... Poésies mss. da Vatican, n*t490, f*)i&, dans LACiBNE.
— F.TYM. Diminutif de face.
FACETTÉ, ÊB (fa-sè-té, tée), poil, passé. Pierre bien facettée.
FACETTER (fa-sè-té), V. a. Terme de lapidaire. Tailler à facettes. Facetter un diamant.
— ETYM. Facette.
FACIIÉ, ÉEifâché. chée), port. pof«<. || 1* Oui ressent un déplaisir permanent contre quelqu'un ou quelque chose. Je regreile fort le chevalier d'Aidie: car il était bien lâché contre le genre humain, volt. Lelt. d'Àrgental, 4 mai t7«l. Je suis très-étonné, monsieur , que vous prétendiez l'avoir fâché ; car c'est le vieillard le moins fiché et le moins fâcheux que j'aie jamais vu, 10. Utt. Faucher, 26 juin «769. Je l'ai vu souvent en colère, mais je ne l'ai jamais
FAC
vu fâché, s. I. Rouss. Confess. vu. || >• Peini, contrarié. Ce n'est qu'une conjecture, répondii-je; j'en suis bien fâché, fonten. Jug. de Platon. On est fâché pour l'honneur d« Virgile, d'Horace, d'Ovide, et autres, que le nom de Cicéron ne se trouve pu une seule fuis dans leurs ouvrages, duclos, Consid. Mœurs, ch. 3. || Il se dit par une sorte d'ironie en certaines phrases familières. Cela ne vous contente pas; j'en suis bien fâché. Vous ne voulez pas venir; j'en suis fâché, mais j'irai sans vous. || Populairement. Fâché de U peine, se dit pour demander pardon i quelqu'un d'une peine qu'il veut bien prendre pour nous. Mes amis, fâché de la peine. Surtout ne tirez pas trop bas, bEba!«g. Vieux caporal. \\ 9' AffWgé. Je n'en suis fâchée Oue d'avoir vu par là votre vertu tachée, cohm. Nicom. tu, 7. Je fus fâché de [la mort de] l'abbé d'Estréesqui était de mes amis, st-sim. 482, 26i.
FACHER (fâché), V. a. || 1* Exciter un déplaisir permanent, indisposer fortement. Il no faut fâcher personne Si vous me fâchiez, j'ajouterais peutêtre.... CORN. Nicnm. m, 3. Alfable à tous avec dignité, elle savait estimer les uns sans fâcher les autres; et, quoique le mérite fût distingué, la faiblesse ne se sentait pas dédaignée, boss. Puck. d'Orl. Il FamilièremenL Soit dit sans vous fâcher, sorte d'eicuse dont on se sert quand on veut faire entendre à quelqu'un que, si on lui dit quelque chove de peu fiaitcur, ce n'est pas pour le fâcher. Il 2* Causer du déplaisir, de la peine. Votre refus l'a fâché. Les enfants n'ont l'âme occupée Oue du continuel souci Qu'on ne fâche pas leur poupée, LA font. Fabl. IX, 0. U est vrai qu'il me fâcherait s'il parlait; mais il serait à projios qu'il me fichât, MABiv. Fausses confid. 11, (3. || U prend aussi pour sujet un nom de chose. Une chose me fâche, c'est que le chevalier Folard, que je cite dans cette histoire, vient de devenir fou; il a des convulsions au tombeau de saint Paris, volt. Lelt. Formant, 10 déc 4731. Il 3* Dans la style élevé, causer de la douleur, de l'indignalion. Te dirai-je un penser indigne, bas et lâche; Je l'étoulfe, il renaît, il me flaiie et me fâche, CORN. Poly. m, 5. Des dieux qu'a pu fâcher sa vertu trop sévère, id. Ilor. v, 3. Son retour me fâchait plus que son hyménée, id. Rodog. u, 2. Nicomède, en deux mots, ce désordre me fâche, id. Nicom. IV, ï. Pour moi, je l'avoùrai, sa trahison me fâche, th. corn. Ariane, v, 2. Ouoique j'attendisse il y a longtemps la nouvelle que vous m'avez mandée (la mort de Mme de Foiitanges], elle n'a pas laissé de me surprendre et de me fâcher, LOUIS XIV, dans Extr. de la corresp. de la fam. d» Noailles (godefrct. Lez. de Corneille). || Fig. Que faites-vous pour eux [les innocents tués par HérodeJ, si vous les regrettez? Vous fâchez leur repos, et vous rendez coupables Ou de n'estimer pas leurs trépas honorables, ou de porter envie à leurs félicités, MALH. I, 4. Il 4* Fâcher, s'emploie im|>ersonnellement avec à, et signifie il est pénible i. 11 me fâche, et j'ai dépit que notre Démosthène ait été de ces genslà , balz. 6* discours sur la tour. Il leur fâche d'avoir admiré sérieusement des ouvrages que mes satires exposent & la risée de tout le monde, boil. Vise, sur la satire. Il te fâche en ces lieux d'al>andonner ta proie, bac. Kithr. m, t. Avec ce surcroît de princes vrais et faux dont son fils [à Mme d'EspinoyJ éuit environné de si près, bien leur fâchait de ne l'être pas aussi, sT-smoN, 6», 246. Les courtisans enlèvent du produit de nos champs le plus clair, le plus net, dont bien fâche audit seigneur roi, P. l. cour, i, 326. {| Avec que et le subjonctif. Il leur fâchait qu'il en fût ainsi. ||0n trouve aussi l'indicatif. Il leur fâchait qu'il ne déclarait pas sa toute-puissance, boss. Serm. quinq. t. Il On lit dans J. J. Bous-eau cetie phra.se : Les XimenJs et les Voliaire peuvent critiquer la Julie [la Nouvelle Heloisej à leur aisej ce n'est pas à eux qu'elle est curieuse de plaire; et tout ce qui fâche à 1 éditeurde leurs cri tiques, c'est qu ils les fassentde si loin, Lelt. à Mme de Luxemb. 4 766, t. xa, p. < 85, édit 1824. Cette phrase est incorrecte; c'est fdcher impersonnel qu'il faut ici. Il 6* Se f.lcher, v. réfl. Prendre de l'humeur, témoigner un vif mécontentement. Par adresse il se fâche, après s'être assuré, corn. Pomp, IV, t. Je ne me fâche jamais que l'on m'écrive, BOss. lelt. Corn. 46. Mme de Mainienon, charmée du roi, ne pouvait se fâcher de rien, oknlis, Mme de Mainienon, t. I, p. 2o4, dans pougkns. ||8*Safni>.'er. Ne vous fâchez |>oint tant, ma très chère m.idame, «ol. Sgan. te. || S'irriter. |i Par extension. Votre sang est trop bon, n'en craignez rien de lâche. Rien dont la fermeié de ces giands cœurs se fâche, corn. Wor. 11, 6. Il [Claude] régi, a toute-
FAC
fois, bien qu'il se fît haïr, Jusqu'à ce que Néron se fâcha d'oliéir, corn. Olhon, m, 6. Tu charmais trop ma peine; el le ciel qui se fâclie Me vend déjà bien cher ce moment de relâche, id. llor. m, t. || 7" Se brouiller, se mettre mal avec quelqu'un. Us se sont fâchés sans motif. || Proverbe. S'il se fâche, il aura deux peines, c'est-à-dire il aura la peine de se fâcher et puis de se calmer, on se rit de sa colère.
— SYN. fAciieh. metthk en colèbe. Meure en colfere, c'est exciier un accès décolère qui peut ne laisser aucune trace après sol; au contraire, ce qui fâche laisse des traces qui durent, une Impression lenie à s'efTacer.
— HlST. XIV* s. La femme et le suppliant se fâchèrent, DU CANGE, Sanyulaltis. || xvi« s. Il vous dira vérité de plusieurs chouses dont je crains par lectre vous ennuyer, saicliaut bien les affaires que vous avez , qui ne sont pour estre faschés de petites chousps, MABO. Lelt. cxix. Il nous fosthe qu'ils nous marci.ent sur les talons, mont, ii, 7». Son valet estant surchargé d'argent, illuy ordonna qu'il versast là ce qui luy faschoil, ID. Il, <24. L'estre mort ne les fasche point, mais oui bien le mourir, id. ii, ass. Je me desrobbe aux occasions de me fascher, ID. IV, 71. Les plus ambitieux d'entre les Spartiates eommenceoient à se fascher de luy pour l'envie qu'ilz luy portoient, amyot, AU. 46. Je ne le cognois point, mais il me fasche de l'ouir ainsi partout appeler le juste, id. Arist. 20. Je luy ay trouvé un mary, qui ne sera pas mal à propos pour elle, si d'adventure l'aage ne luy fasclie, id. talon, 60.
— ÊTYM. Pioï. fastigar, dégoiUer, qui a donné fascher, comme masiicare a donné mascher. Fastigar vient de fasiic, fasiig, qui représente le lalin fasiidium, dégoût, ennui (voy. fastidieux). Cette étymnlogie, donnée par Diez, paraît tout à fait véritable. Cependant il est étonnant que /«Ic/ier qui, s'il vient de fastigar, est certainement un mot ancien, ne se trouve pas dans les vieux textes ; mais, à cela, une lecture plus étendue peut remédier en le fournissant.
rACIIEItlE(râ-che-rie), s. f. État d'une personne fâchée. En tout cas, ce qui peut m'ôter ma fâcherie, C'est que je ne suis pas seul de ma confrérie, mol. Sgan. se. 1 7. Kt je m'en sens le cœur tnul gros de fâcherie, m. Êc.des mar. ii, 6. Les grands et les petits ont mêmes accidents , mêmes fâcheries et mêmes passions , pasc. Fens. l, art. 9. La fâcherie que nous donne quelque perte de nos biens, boss. Libre arb. 2. Il Brouille. Il y a de la fâcherie entre eux.
— SYN. FÂcHEBiE, HUMEUR. Entre fâcherie et humeur on peut discerner cette nuance : la fâcherie suppose quelque chnse qui blesse ou qui brouille : Il survient une fâcherie entre des amis; on a le cœur gros d'une fâcherie: la perte d'un procès nous cause une fâcherie. La mauvaise humeur, ou, absolument, l'humeur est un état qui suppose plutôt une contrariété : Il avait projeté de sortir; voyant que la pluie commençait, d prit de l'humeur. La fâcherie a quelque chose du chagrin; l'humeur a quelque chose de la colère. De ;lus, souvent, l'humeur se rapporte à la disposition, au tempérament du sujet.
— HIST. XV* s. Pourvu qu'il ne vende rien De son bien. S'il boit, j'en suis resjouie; Car ai tout au long du jour Son amour. Et sommes sans fascherie, basselin, xxxvi. || xvi* s. J'ai perdu des enfants, mais en nourrice, sinon sans regret , au moins sans fascherie, mont, i, 310.
— ÉTYM. Fâcher.
t FÂCHEUSEMENT (fâ-cheû-ze-man), adv. D'une [.manière fâcheuse.
— HIST. XVI* s. Socrates eut un visage constant, mais serein et riant, non fascheusemeht constant comme le vieil C^assus, qu'on ne veit jamais rira, MONT. III, 3t I.
— ÉTYM. Fdcheuse, et le suffixe ment.
FACUEUX, EUSE (fâ-cheû, cheû-z'), adj. || 1° Qui
fâche, qui cause du chagrin, en parlant des choses. Ce fut pour empêcher ce fâcheux hyménée Que Syphax fit la guerre à cette infortunée, cohn. Sophon. 1, 2. Je viens vous apporter de factieuses nouvelles, ID. Hor. m, 5. Mais n'examinons point ces questions fâcheuses, id. Sertor. m, 2. Je ne suis point d'humeur fâcheuse, id. Agésil. iv, 4. Rien n'use tant l'ardeur de ce nœud qui nous lie, Oue les fâcheux besoins des choses de la vie, mol. F. sav. v, se. dern. 11 ne lui dit rien de fâcheux et n'ose le reprendre, boss. Lett. 62. Il échappait toujours à Luther quelque mot fâcheux contre Zuingle, id. Var. I, § 4. De quel front soutenir ce fâcheux entretien? bac. Brit. II, 2. Il Fâcheux à, suivi d'un infinitif. Mais ces secrets pour vous sont fâcheux à
FAC
comprendre, cobn. l'olyeucte, T, i. Pardonnez-moi ce mot, il est fâcheux â dire, m. Nie. iv, 3. j| Un air fâcheux, un visage fâcheux, air, visage qui annonce de mauvaises dispositions. Il na pas mauvaise mine, mais il a pourtant quelque chose de fâcheux dans le visage, uauteboche, Crispin méd. II, 4. LVoù vient ce sombre accueil et ces regards fâcheux? RAC. Théb. iv, 3. || 11 est fâcheux de ou que, c'est une chose Iri.ste, regrettable de, que.... Il est fâcheux de voir de telles choses. Il est fâcheux que vous ne vous soyez pas trouvé avec nous. Il est fâcheux que les moyens de prospérité aient été anéantis par l'impossibilité où se trouvaient peutêire les Espagnols de contenir un peuple si enclin aux soulèvements, raynal, llist. phil.v, IB. ||S. m. Ce qu'il y a de fâcheux. Le Bclieux de l'affaire est que.... || 2° l'éiiible. Un chemin fâcheux. Un passage fâcheux. Les incommodités d'un climat fâcheux et d'une nourriture grossière, buffon, Quadriip. t. VII, p. 219, dans pougens. || 3° Qui est d humeur difficile, qui gêne, en parlant des per- .sonnes. Oue l'on aille égorger ce fâcheux orateur, TRISTAN, Mariant, m, 5. La fâcheuse [la raison] a pour nous des rigueurs sans pareilles, boil. Sal. iv. Et n'ayant point au trône un fâcheux concurrent, RAC. Théb. I, 3. Fâcheux pour sa maltresse et fioid pour ses amis, boisst, Deh. tromp. Il, «. Sans objet de jalousie, sans raison aux yeux du monde, je devins fâcheuse, parce que je me trouvais à plaindre, GENLis, Thddt. d'éduc. l'Amant anony. i, 6. 1)4* Rigoureux, sévère, cruel (dans le sens élevé du verbe fâcher). Cette pens6e adoucit les peines de la sujétion; et sous des maîtres fâcheux, l'obéissance n'est plus fâcheuse au vrai chrétien, boss. Uist. II, 6. Après ces bienheureux jours, Rome eut des maîtres fâcheux , et les papes eurent tout à craindre tant des empereurs que d un peuple séditieux, ID. l'oiit. vu, VI, (4.115° Importun, incommode. Quel fâcheux personnage! Que tous ces jeunes fous me paraissent fâ.:;heux I mol. Éc. des mar. m, «. Que le ciel te confonde, Homme, à mon sentiment, le plus fâcheux du monde, id. Fâcheux, 1,3. Il Subslantivement. Faut-il qu'aujourd'hui lâcheuses et fâcheux Conspirent à troubler les plus chers de mes vœux? mol. Fdch. u, 6. Ah! marquis, que l'on voit de fâcheux tous les jours Venir de nos plaisirs interrompre le cours! id. i6. ii, 7. Sous quel astre, bon Dieu, faut il que je sois né Pour être de fâcheux toujours assassiné? id. «6. i, {. Au lieu de quatre amis qu'on altendait le soir, Quelquefois de fâcheux arrivent trois volées, boil. Épit. VI. Un fâcheux est celui qui, sans faire à quelqu'un un fort grand tort, ne laisse pas de l'embarrasser beaucoup, la bbcy. Tliéophraste, xx.
— HIST. XVI* s. Ils tenoieut leurs chevaux tousjours entravez, tant ils estoient fascheux et farouches, MONT. I, 306. Essayant d'estoufler dans le vin celte fascheuse pensée, id. ii, 37. Or fut d'adventure l'hyver fort fascheux et maladif en Sardaigne, AMYOT, les Gracques, 34. On dit que Paracelse, médecin allemand, a guery grand nombre de ladres par le moyen de l'or potable, combien qu'il soit fasciieux à croire que l'or soit médicamenteux et alimenteux, bouciiet, Serées. liv. m, p. 292, dans LACURNE. Fascheux à ferrer [homme difficile à conduire, à persuader], cotgrave.
— ÉTYM. Voy. fAciier.
FACIAL, ALE (fa-si-al, a-l'), adj. || 1* Terme d'anatomie. Qui appartient à la face. Nerfs faciaux. |] Angle faci.il , voy. angle. || 2° Terme de théologie. Vision faciale ou béaiilique, voy. béatifique.
—ETYM. Face; provenç. facial.
FACIENUE (fa-si-an-d'), s. f. Terme vieilli. Cabale, intrigue. Ligurio, qui de la faciende Et du complot avait toujours été, la font. Uandrag. Cavoie allait souvent dîner avec bonne compagnie, et la plupart gens de faciende et de manège, st-sim. <|4, 207. Kénelon ne pouvait me connaître que par autrui; et, à la façon dont j'étais avec les deux ducs, et à ce que je voyais librement de celte faciende à Vaucresson, il ne lui pouvait être revenu rien qui lui inspirât cette frayeur, id. 3gb, 78.
— HIST. xvi* s. Si bien qu'ils sçavent toutes vos faciendes et à Rome et à Madrid, Sat. Uên. p. »l. Alin que telle chose ne révoquant les hommes de leurs arts et faciendes [occupations].... paré, i, 15.
— ÉTYM. Latin fictif, faciendus, devant être fait, de facere, faire; espagn. hacienda, ferme, métairie. De choses à faire, le sens s'est particularisé en cabale, manège.
t FACIES (fa-si-ès'), s. m. Terme d'histoire naturelle. L'aspect, le port, la physionomie d'un corps,
FAC
tel qu'il se présente à première vue et avant un examen uliérieur.
— Ktvm. Lat. fades, face.
FACILE (fa-si 1'), adj. || 1* Que l'on fait, que l'on obtient sans peine. C'est une chose facile. Victoire facile. Le prince doit, par sa constance et par sa fermeté, rendre aisé et facile l'exercice de la justice, BOSS. Polit, viil, iv, 3. Non, je crois tout facile à Ytre barbarie, rac. Bérén. iv, 6. Tu n'es point observé; l'accès t'en est facile, volt. OrpUel. I, 6. J'admirais cette vie et si douce et si pure. Ce facile bonheur que donne la nature, Ducis, Othello, m, 4. Qu'y a-t-il de plus difficile "Me se connaître; de plus facile? de donner des avis, barthêl. Anach. ch. 2». || Cet homme est de facile accès, il est aisé de l'aborder et de l'entretenir. || Avoir le travail facile, travailler vite et bien. Agatharque se vantait d'avoir le travail facile, et de finir promplement ses tableaux, p. L. cour. Lett. ii, 339. || Auteur facile, auteur que l'on comprend sans beaucoup de peine. Xénophonest facile. Langue facile, langue qu'on n'a pas beaucoup de peine à apprendre. L'espagnol est facile pour les Français. || Impersonnellement. Il est facile de.... Il n'est pas si facile qu'on pense D'être fort honnête homme et de jouer gros jeu, DEsiiouL. néflex. xiv. || Substantivement. Ce qu'il y a de facile. C'est là le facile de la chose. Il 2* Facile à.... en parlant des choses, avec un verbeà l'infinitif, sedit ds eqiii sefaltsans peine; et alors le verbe prend la si(,nification passive. Idée facile à concevoir. Prix facile à obtenir. || Familièrenîent. Cela est facile à dire, sorte de reproche qu'on adresse à ceux qui conseillent ce qu'ils ne feraient pas. Cela vous est bien facile à dire, et vous vous croyez par là dégagé de payer l'amende, dancourt. Femme d'intrigues, v, 5. || Facile à.... en parlant des personnes, se dit en un sens analogue. Il se rendra facile à conclure une paix Qui faisait dès tantôt ses plus ardents souhaits, corn. Serlor. V, 4. De véritables gens de bien, faciles à recevoir les impressions qu'on veut leur donner, MOL. Pref. de 'Fart. Je me sens sur ce point trop facile à confondre, boil. Épit. viii. Ces événements n'altéraient que faiblement la tranquillité d Henri III, le plus facile des hommes à se consoler, anouet. Ligue, II, p. 167, jl ferme de manège. Cheval lacile au montoir, qui se laisse ma ter sans remuer. Il 3° Terme d'aitel delittératuit II se dit des coaipositions c|ui ne sentent point la gêne, qui se développent sans peine, sans eiïort. Un style facile. Des chants faciles et expre.ssifs Facile ne signifie pas seulement une chose aisément faite, mais encore qui paraît l'être; le pinceau du Corrége est facile, le slyle.de 0"inault est beaucoup plus facile que celui de Despiéuux, comme le style d'Ovide l'emporte en facilité sur celui de Perse, volt. Oict. phit. Facile. Ce drame lyrique de Quinaull fut comme tout ce qui sortait alors de sa plume, tendre, ingénieux, facile, m. Comment. Corneille, Andromède, préf. ;| 4" Qui fait sans peine, qui crée, qui produit, exécute aisément. Un génie facile. Un talent facile. Desporles n'est pas net, Duliellay trop facile, Régnier, Sal. IX. Je n'ai point l'heureux don de ces esprits faciles Pour qui les docjes sœurs, caressantes, dociles. Ouvrent tous leurs trésors, j. D. Rouss. Ode au comte du Luc. || On dit de même une plume facile. Un crayon facile. Un ciseau, un burin facile. Il B° Traitable. Ces féroces humains.... Vont d'un esprit moins fier et d'un cœur plus facile Sous noire joug heureux baisser un front docile, volt. Ali. I, t. Il En parlant des choses. Les mers qui baignent cette longue côte sont faciles, ouvertes, débarrassées de tous les obstacles qui pourraient gêner la navigation, raynal, Uist. phiL xiii, 9. Il 6° 11 se dit des dispositions morales commodes aux autres comme les choses faciles. Comte.... Soigneux de ma fortune et facile à mes vers, Régnier, Sat. u. ....Saluez ces pénates d'argile; Jamais le ciel ne fut aux humains si facile Que quand Jupiter même était de simple bois, LA font. Pfiil. et Dauc. L'on désirerait de ceux qui ont un bon cœur qu'ils fussent toujours pliants, faciles, complaisants, LA BRUT. XI. D'une mère facile aiirectez l'indulgence, bac. Brit. l, 2. Déjà même les dieux nous semblaient plus faciles, volt. Œdipe, i, I . Il m'aime, il est facile, il craindra devant moi D'armer le désespoir d'un gendre tel que toi, id. Rome sauvée, m, 3. Pour les séditieux César toujours facile Conserve on nos périls un courage tranquille, id. l'é. iv, i. Facile 'it non pas faible, ardent, plein de génie, Tro)) a-ii des plaisirs, et trop des nouveautés, id. Heiir. vil. 1 Un homme facile à vivre, un homme dont l'humeur est égale et accommodante, y H se
FAC
dit lies choses dans le même sens. Il connaissait les deux visages de la justice : l'un facile dans le premier »l)oiii ; l'autre sévèrc> et impiloyalile quand il faut conclure, boss. te Tellier. k la facile audience de ce sage niagisirat et par la tranquillité de son fa- Toralile visage, une iuie agitée se calmait, ID. tb. Sa facile bonté sursori iront répandue Jusqu'aux moindres détails est d'abord descendue, rac. Brit. v, 3. Ah! j'ai quitté des dieui dont la t>onlé facile Me permettait la mort, la mort mon seul asile, volt. Al%- V, 3. Il 7* l'arliciiliérement. Oui manque de la fermeté nécessaire, qui se laisse allur à une indulgence . à une complaisance excessive. C'est un homme trop facile; on lui fait faire ce qu'on veut. Je ne l'auniis pas cru si facile. Ahl parle, est-il bien vrai que cet audacieux D'un père trop facile ait surpris la faiblesse? VOLT. Tancr. m, \. || Kn mauvaise part, femme facile, femme qui cède facilement. || Au xvir siècle on disait, sans aucun sens défavorable, d'une femme qu'elle était facile, pour signifier qu'elle faisait un bon accueil. A-t-elle été facile? Son hommage auprès d'elle a-t-il eu plein elTet?
CORN. Othon, II, t Laissons celte causeuse;
Qu'elle suit à son choix facile ou rigoureuse, id. un. V, «.
— SYN. i° AisË, FACILE. Etymologiquement, facile est ce qui se fait sans peine (de facere, faire); aisé est ce qui a ou donnu de l'aise. Girard a bien exprimé celte nuance: Le premier de ces mots exclut proprement la peine qui nait des obstacles et des oppositions qu'on met à la chose: et le second exclut la peine qui naît de l'état même de la chose; ainsi l'on dit que l'entrée est facile lorsque personne n'arrête au passage; et qu'elle est aisée lorsqu'elle est large et cotnoioile à passer. || 2* facile, faible. Un homme facile est en général un esprit qui se rend sans peine à la raison, aux remontrances, un cœur qui se laisse fléchir aux prières; et faible est celui qui laisse prendre sur lui trop d'autorité, volt. Vicl. pl'il.
— HIST. XVI* s. Tant s'en fallait, que les femmes fussent faciles, que l'on ne sçavait anciennement que c'estoit que d'adultère , amyot, Lyc. 3< . Il estoit doulx et privé avec ses familiers et amis, facile à pardonner quand on l'avoit courroucé, id. Pyrrhus, 17.
— ÊTY.M. Lat. (acilit, aisé & faire, de facere, faire. facile est récent et fait sur le latin; si cet adjectif a existe dans l'ancienne langue, il s'est dit fêle, comme frêle de frngilis.
FACILE.MKNT (fa-si-le-man), odt!. Avec facilité, sans peine. Quand il [Théodose] était ému par un sentiment plus vif de colère, c'est alors qu'il se portait plus facilement à la clémence, boss. Polit, viii, v, 6. Les princes oublient facilement la vertu et les services d'un homme éloigné, rollin, Itist. anc. Œuvres, t. viii, p. H , dans poi gens.
— HIST. XVI" s. Kstre le premier de la Grèce, C'est facilement estre le premier du monde, mont. t. u, p. ^KS, dans lacurne.
— ÊTYM. Facile, et le suffixe ment.
*. FACILITÉ (fa-si-lilé), s. f. || !• Qualité de ce qui est facile. La facilité d'un travail, La facilité d'un morceau, d'un passage. || Xlisence d'obstacle. La facilité de sortir, d'entrer. Cela se peut faire avec facilité. Ne te figure point d'impossibilité Od tu fais, si tu veux, trop de facilité, corn. Théod. v, 3 II 2* Au plur. Moyen d'arriver à un but. Les facilités que nous avons apportées pour.... pasc. y'ro». 0. Je De songerai plus qu'à vous donner toutes les facilités pour revenir, s£v. 88. Vous apportez toutes les facilités possibles h l'union, BOss. Lett. ta. On ugite de nouveau l'affaire qui les avait obligés de s'assembler; les conjurés en représentent les avantages et les facilités, ïertot, Réiol. rom. xii, p. SU7. Od tant de justes ont trouvé les facilités d'une vie sainte et Rdéle, uass. Car. Ilot, de conv. Vous vous promettez que la suite apportera \ ce changement des facilités que vous ne trouvez pas aujourd'hui, ID. Panégtjr. St JeanHaptiste. Ce corps a établi le siège de ses affaires à Gothenbourg, dont la position olTrait pour l'expédition des bâtiments, pour la vente dos marchandises, des facilités que refusaient les autres ports du royaume, ratnal, llitt. phil. v, 8. Il Terme de finances et do commerce. Délai accordé à un ccheteur, k un débiteur pour le payement. Les faciliiés du commerce. Ses créanciers lui donnèrent des facilités. || Au sing. Vendre avec facilité pour le payement, jj 3* Disposition à faire quelque chose sans peine ni effort. Il a une grande facilité à parler. Se mouvoir avec facilité. Écrire avec facilité. Facilité à mal faire. Il ne se défiait pas de' sa trop grande facilité à écrire, facilité que M. Despréaui n'avait point et qui doit itre toujours suspecte quand
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ce n'est point le fruit d'un long exercice, cuver, llist. Acad, t. n. p. <t8, dans pocge.ns. Personne ne niera que Pétrarque n'ait rendu de grands services à la poésie iialienne, et qu'elle n'ait acquis, suus sa plume, de la facilité, du la pureté et de l'élégance, VOLT. Aux auteurs de la gai. litt. || Absolument. Aptitude à concevoir, & produire, à travailler sans efforts. Cet enf mt n'a aucune facilité. Ce peintre a beaucoup de facilité. Acquérir de la facilité. Tant il a de facilité dans l'esprit, sËv. 455. J'aime toujours le P. Ua|iin; c'est un bon et honnête homme; il était souieau du P. Bourdaloue, dont l'esprit est charmant et d'une facilité fort aimable, m. Lett 'J8 oct. 1686. Il On dit dans le niAme >ens facilité d'esprit, de conception. Facilité d'éloculion. Facilité d'exécution, de composition, de pinceau, etc. Tout le monde admirait son activité; et ses ennemis même ne pouvaient disconvenir de l'étendue et de la facilité de son esprit, veriot, lUvul. rom. ix, p. 337. Il 4* Manière facile dont une chose est ou semble faite. Son style a de la grice et de la facilité. Cela est écrit avec facilité. On a des vers du duc de Nevers, du comte Antoine d'IIamilton, né en France, qui respirent tantôt le feu |ioétique, tantôt la douce facilité du style épistolaire, volt. Coru. à un journaliste. Sensible à l'harmonie de ses beaux vers [de Quinault], charmé de l'élégante facilité de son style, je ne lisais jamais les belles scènes de Proserpiiie, de Thésée et d'Armide, qu'il ne me prit envie de faire un opéra, mahmontel, Mém. iv. || 6' Condescendance, compaisance. 11 est d'une grande facilité en alTaires. Sa facilité à y consentir me surprit. Et sa facilité vous doit bien faire voir Qu'elle cherche un combat qui force son devoir, cor». Cid, v, 4. Votre facilité se trouverait punie, ID. 'Vois, d'or, i, I. Des longs ennuis où ce retard l'expose, Par ma facilité je me trouve la cause, th. corn. Ariane, lit, t. La facilité du Sauveur du monde à la recevoir et à lui remettre ses péchés, boubdal. Car. m. Corners, de Uagdel. I2i. Saju.stice, sa prudence, la facilité qu'il apportait aux affaires lui méritaient la vénération et l'amour de tous les peuples, boss. It Tellier. Et nos seuls ennemis, altérant sa boute. Abusaient contre nous de sa facilité, rac. iJrit. v,
3 Nous engagea tous deux par sa facilité X la
laisser jouir de sa crédulité, id. Bajai. i, *. Le peuple abusera de ta facilité, volt. M. de Ces. i, 4. Un pardon trop aisé doit me rendre suspect: Oue pourra-t-il penser de ma facilité? la chausséi-;, Prij. à la mode, v, 5. || Manque de fermeté, complaisance, indulgence excessive. C'est votre facilité qui est cause de ce désordre. Ce grand roi [David | eut aussi trop d'indulgence pour les entreprises d'Absalon et d'Adonias.... et son excessive facilité eut les suites qu'on sait assez, bOSS. Polit, viii, iv, K. Encore qu'il [Constantin! eût quelquefois un peu trop de facilité, il avait beaucoup de zèle pour la religion, flêch. Hist.de Théodose, n, 8. || Facilité de moeurs ou de caractère, disposition naturelle à s'accommoder sans peine avec tout le monde. Au nom de l'amitié, soyez moins épineux dans la société; c'est la douceur des mœurs, la facilité qui en fait le charme, volt. Lett. d'Argens, (752. Mais cet air de grandeur était tempéré par la douceur et la facilité de ses mœurs, vertot, ileiol. rom. xiu, p. m. Il Facilité se dit aussi d'une femme qui se laisse aller sans trop de résistance.
— SVN. PACiLiTfi DE, facilité X. Avec de, c'est la possibilité qui est laissée de faire une chose sans peine; avec d, c'est la disposition naturelle qui permet de faire une chose sans peine : pour un prisonnier, que retient un geôlier peu vigilant, facilité de s'échapper; pour un prisonnier hardi, industrieux, entreprenant, facilité à s'échapper. La facilité d'apprendre, c'est quand on est en position, lieu, place où il est facile d'apprendre; la facilité à apprendre, c'est quand on apprend vite par une heureu.se disposition.
— HIST. XVI* s. La dehonnaireté et facilité de compleiion, mont, i, i»7. La facilité et les inventions d'Ovide m'ont ravi aultrefois, id. ii, toi. Sa facilité de se pouvoir ainsi aisée nent tourner d'une façon de vivre en une autre, ahyot. Aie. 47.
— ÊTYM. Provenç. facilitât; espagn. facilidad; ital. facilita; du latin fcuililatem, àe facilis, facile.
2. FACILITÉ, ÉE (fasi-li-té, tée), part, passé. Le passage des troupes facilité. La digestion facilitée par quelques toniques. || Terme de musique. Facilité s'écrit au-dessus de la ligne, quand, un pas.sage de chant et surtout une roulade étant difficiles, le compositeur donne une variante plus simple.
FACILITER (fa-si-li té), r. o. Rendre facile, moins difficile. Mais pour faciliter d'autant mieux
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l'entreprise, corn, flicom. v, k. Il ri/OuisXIV] pourra la [la paix] faciliier, en se relichaiit des conditions i|ue ses victoires et ses conquêtes semblent autoriser, sans déroger à la gloire, maintenon. Lftl. d Mme de St Giran, 25 mai I8l)7. Pour lui faciliter de si doux entretiens, rac 0rtt. m, 8. Et de faciliter l'accès du rang suprme Au malheur, à la plainte, i. la lilieiié même, m. j. ciiEn. Tiiire, m. i.
— HIST. XVI* s. U sa mit incontinent i luy faciliter la jouissance de ses amours, amyot, Fab. 43.
— ÉTVM. FaciU; ital. faeililare. On trouve faci- User dans une trailuction du Prince de Machiarel, p. 3'i (dans LACUHNE). Pas(|uier, llech.p. M3, daus LACUiiNE, met faciliter au rang des mots nouvellement introduits.
FAÇO.N (fa-son), i. f. || 1* Action de faire; usité en ce sens seulement avec la préposition de, dans le style familier, et signifiant | ar le fait de quelqu'un, par son œuvre. 11 doit lancer contre elle itn trait de ma façon, tbistan. Mariant, a, ». Ce héros de ma façon, cor.n. Ex. de Nicom. Je disais, en voyant des vers de sa façon, mol. Mis. i, l. Les uns ne voulaient point de Dieu ; les autres nous en donnaient un de leur façon, mass. Carime, Vérité de la religion. Les œutres de notre choix, nous nous y prêtons avec complaisance; c'est un juug de notre façon qui ne nous lilesse jamais, lo. Carémt, Culte. Il substitue à la véritable idée des choses un fantôme de sa façon, ID. Or. /'un. FilJrroy. jj Delà façon de, se ditaassi de l'enfant fait à une femme. Mais, monsieur, entre nous, quand de votre façon Vous aurez, s'il se peut encor, garçon ou fille.... REGNARD, Distrait, i, 4. Hunoria était déjà grosse de la façon d'un de ses domestiques, volt. Mœurs, < I. Il 2° Travail de l'artisan qui a fait quelque chose. Payer la façon d'un habiL U peut y ajouter [à une matière] àe-, couleurs et de la façon par le dessus, mais non pas lui donner aucune bonté intérieure, BALZ. De la cour, 2* dise. Tout montre combien la façon de l'ouvrier surjia.ssc la vile matière qu'il a mise en œuvre, fEn. Exist. 2t. Il en connaissait UQ [tailleur] qui avait des mœurs, qui se contentait de ses façons, sans escamoter le moindre morceau de drap, LESAGK, Gusm. d'Alfar. vi, l. [Si le coiffeur n'intervenait pas,) nos têtes seraient mal de la façon del'auteurde notre être, J.J. Rouss. Ém. 1. 1| A façon, se dit d'un travail qu'un ouvrier accomplit chez lui pour un patron qui fournit la matière. Un ouvrier à façon. Prendre à façon. Travailler k façon. || Il se dit aussi de celui qui achète lui-même des étoffes. Je donne, je fais faire mes habits à façon. || 'lerme de construction, iiois à façon, bois que l'on fournit à l'entrepreneur. || Au plur. Les apprêts que l'on fait subir à certains objets pour les employer. L'appétit dispenserait des façons, J. i. ROUi-s. Em. iv. La moitié des équipages reste à terre pour donner à la morue les façons dont elle a besoin, l'autre moitié s'emliarque sur les bateaux, raynal, HùI phil. xvii, 13. Il 8° Terme d'économie politique. Chacune des opérations destinées à créer ou à accroître l'utilité d'un produit; ou chaque degré d'élaboration d un produit accompli pai un producteur diflérent. Toutes les fois qu'une façon ne contribue pas à créer, ou bien à augmenter la valeur d'un pro<luit, elle n'est pas productive, j. b. saT, Épitomé, façons productiles. 'Toutes ces différentes ventes, tous ces achats ont été nécessaires pour que le coton du Brésil fût porté en robes de toile [leinle; ce sont autant de façons productives données à ce produit; et plus ces façons auront été rapides, plus cette production se sera faite avec avantage; mais si, dans une même ville, on achetait et vendait, plusieurs fois, une même année durant, la même marchandise sans lui donner une nouvelle façon, cette circulation serait funeste au lieu d'être avantageuse, et augmenterait les fiais au lieu de les épargner, 10. Traité, 4841, p. «50. || 4* Manière dont on fait une chose, forme qu'on lui donne. La façon de cette étoffe est belle. 11 a un habit d'une façon toute particubère. || En bonne façon, suivant les règles, bien conditionné. C'est un contrat en fort bonne façon, rac. Platd. tu, 4. || Venu t sa dernière façon, achevé. Un liire parvenu à sa dernière façon, Mém. de Trév. dans destontaines. Il Façon à la reine, manière de tailler les pièces de verre et de les arranger pour former une vitre. || Façon de compte, la somme que le roi allouait autrefois k un comptable pour la reddition de ses comptes. |] Terme de pratique ancienne. La façon d'un arrêt, le travail d'un greffier pour dre-^ser un arrêt. I| 6* Terme d'agriculture. Opération qui a pour but le travail, l'ameublissement de la terre. Les labours, hersages, etc. sont des façons. Donner
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une première, une seconde façon à la vigne, aux champs. Mettre les terres en éiat de rendre tout ce qu'on en peut attendre, quand elles ont eu toutes les Taçons nécessaires, vâuuan, Diine, p. 6". Il KIr. Donner une façon à la vigne du Seigneur, travailler à la propagation de doctrines qu'on juge bonnes. J'espère qu'il pourra encore, comme il le dit, donner quelque façon à la vigne du Seigneur, d'alemb. Letl. au roi de Prusse, 9 avril «773. |l 6" Terme de marine. Les façons d'un bâtiment, les courbes données à la carène, à l'avant, à l'arrière. Il Ligne ou lisse des façons, c<^lle qui fait le tour de la carène en passant par l'extrémité de toutes les vaiangues. jj 7° Manière, sorte. C'est sa façon. On en parle d'une façon étrange. Une épitre à la façon de Boileau. Revenant à examiner l'idée que j'avais d'un êire parfait, je trouvais que l'existence y était comprifo en même façon qu'il est compris en celle d'un triangle que ses trois angles sont égaux à deux droits, besc. Kélh. iv, 6. Accoutumés il ne rien considérer qu'en s'imaginant, qui est une façon de penser particulière pour les choses matérielles, ID. ib. IV, 6. El de quelle façon punissez-vous l'offense. Si vous traitez ainsi les vœux de l'innocence? CORN, //or. m, (. Sans des'^ein de justifier la façon dont je l'ai fait parler fChimène] en français, id. Cid, Avert. la façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne, ir. Ment, i, i, Kt, de quelque façon que l'on me considère, id. Ci'nna, l, 2. De la façon enfin qu'avec toi j'ai vécu, id. «6. v, <. Et de quelle façon est-ce écouler des vœux Qu'obliger un amant à travailler contre eux ? ID. Perlhar. ii, 2. Morisifur le mort 'aissez-nous faire; On vous en donnera de toutes les raçons; Il ne s'agit que du salaire, la FONT. Fabl. VII, M. On obtient tout de moi quand on .s'y prend de la bonne fiiçon, mol. Préc. 8. Et qu'enfin tout le mal, quoique le monde glose, fi'est que dans la façon de recevoir la chose, is. Éc. des fem7iies, iv, 8. La vilaine façon de parler que voilà! ID. Uar. forcé, te. Hélas! de la façon qu'il parle, serait-il bien possible qu'il ne dit pas vrai? ID. M'il. im. i, 4. Il semble, de la façon que vous parlez, que la vérité dépende de notre volonté, PAsc. Prov. 8. Je suis heureux autant qu'un vieux malade peut l'être; votre façon d'être heureux est d'une espèce tonte différente, \olt, Lelt. Chabanon, 20 nov. t7(>7. Quand il s'agit de faire parler les passions, tous les hommesont presque les mêmes idées; mais la façon delesexprimerdisllnguel liommed'espril d'avec celui qui n'en a point, ID. Ilariamne, Préface. Si c'était pour négocier la paix, il viendrait ici faire une lionne œuvre; car nous en avons grand besoin, à la façi.n dont nous faisons la guerre, d'a- '.EMB. Letl. au roi de Prusse, 3o juillet (7ki. Que •■ouscesimpôis qu'on lève sur nous en tant de façons vont en leur poche [des courtisans) et non pas dans celle du roi, p. L. cour. Aux dmet dévotet. || En toutes façons, à tous égards. Ce qu'on voit dans l'histoire sainte est en toutes façons plus remarquable : la force prodigieuse d'un Samson.... Boss. Jlist. I, 6. Il De toute façon, quoi qu'il en soit, en dépit de tout. Il faudra bien, de toute façon, que vous y consentiez. || En façon du monde, avec une négation, signifie nullement. Je fus d'autant plus obligé à Mann que je ne le connaissais en façon, du monde, st-sim. i, 29. || Familièrement. S'en donner de la bonne façon, bien manger, faire une grande dépense, mener grand train. À ce repas il s'en est donné de la bonne façon. Depuis qu'il a fait cet héritage, il s'en donne de la bonne façon. || Familièrement. En donner de la bonne façon à quelqu'un, le maltraiter en actions ou en paroles. Si vous lui tombez sous la main, il vous en donnera de la bonne façon. C'est un traître, un parjure. Qu'un autre traiterait de la bonne façon, la chaussée, Préjug. à la mode, iv, i». jj On dit de même de la belle façon. Ohl je vais la tancer d'une belle façon, DO- BAT, Feinte par amour, n, 2. || Familièrement. Des gens d'une certaine façon, des gens d'un certain rang. Vous savez qu'une tille aussi de sa façon Donne avec un jeune homme un étrange soupçon, mol. Éc. des femmes, v, 2. 118" Façon d'agir, manière de se comporter. Votre façon d'agir le fait assez connaître, COBN. Pomp. Il, 3. Il Façon de faire, même sens. Les façons de faire des Grecs, vaugel. Q. C. 512. Il y a longtemps que vos façons de faire donnent à rire à tout le monde , mol. Bourg, gent. m, 3. L'usage a préféré façon de faire à manière de faire et manière d'agir à façon d'agir, la brut. xiv. || Façon de voir, opinion, idée qu'on se fait. Devonsnous assurer que ces qualités soient les seules que la matière ait en effet, ou plutôt ne devons-nous pas •roiie que ces qualités que nous prenons pour des
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principes ne sont autre chose que des façons de voir? BUFF. Ilist. des anim. ch. 3. || Façon de penser, pensées que l'on a, jugement que l'on porte. Je lui ai dit franchement ma façon de penser. |{ Façon de parler, de dire, manière dont on s'exprime. Vos façons de parler me font tant de plaisir que j'en oublie presque ce que j'ai à vous dire, marivaux, l'Épreuve, se. 8. Soldat pendant longtemps, aujourd'hui paysan, coiriment saurais -je donner aux vices des noms aimables et polis? peut-être aussi ne le voudrais-je pas, s'il était en moi de quitter nos rustiques façons de dire pour vos expressions, vos formules, p. L. cour. Procès, t. Il, p. 77. Il Façon de parler, phrase, locution. Cette façon de parler est mauvaise, nouvelle. Ce sont façons de parler obligeantes de ce pays-là, mol. Bourg, gentilh. IV, 6. Il Fig. C'est une façon de parler, c'est-à-dire ce oui est dit ne doit pas être pris à la rigueur. Vous n'avez regardé cet engagement que comme une façon de parler, genlis, UiledeClermont, p. 87, dans poucENs. Il On dit aussi par façon de, et, elliptiquement, dans le langage familier, façon de. Je lui dis, façon de plaisanter, que je ne voulais plus le voir. Il Façon d'être, manière de se conduire. Nous n'eûmes ni lieu de nous plaindre, ni lieu de nous louer de notre façon d'être ensemble, marmon- TEL, Hém. IV. Il 9° Manière propre d'un écrivain, d'un artiste. La seconde façon d'un auteur est la critique de la première, olivet, Ilist, Acad. t. ii, p. 184, dans pouGENS. Il On dit dans le même sens façon de faire. Un jeune homme doit-il être le copiste de la façon de faire de ces auteurs? Marivaux, dans DESFONTAiNES. Il 10* Une façon de.... se dit de ce qui n'a guère que l'apparence. C'est une façon de bel esprit. Ce ne sont plus rien que des idées ou des faiilôrnes, des façons de chevaux, mol. VAv. m. B. Je ne suis qu'une façon de musicien, hegnard, Sirénade, se. 20. Une façon de secrétaire que j'ai amené avec moi, espèce de rimailleur, fait des vers sur cette aventure, volt. Lett. d'Argental, 23 sept. )7B0. Il ll°L'air, le maintien, le port d'une personne. Monsieur un tel a fort bonne façon. Certes, ou je me trompe, ou déjà la victoire, Qui son plus grand honneur de tes palmes attend. Est aux bords de Charente en son habit de gloire Pour te rendre content; Que sa façon est brave et sa mine assurée!.... malh. ii, (2. Voici venir quelqu'un d'assez pauvre façon, Régnier, Sa(. VIII. Sa mine, ses façons, lout me le rend suspect, HAUTER0CHB, Bnurg. de quai, iv, 7. Bien fait et beau, d'agréable façon, la font. Aveux. Je me tournai vers mon janséniste, et je vis bien à sa façon qu'il n'en croyait rien, pasc. Prov. 4. || Familièrement. N'avoir ni mine ni façon, en parlant d'une personne, être sans grâce et sans maintien. En parlant d'une chose, n'avoir point de mine, et aussi, figurément, être absurde, sans rime ni raison. Ce que vous avez fait n'a ni rime ni façon. || Il se dit aussi, dans un sens analogue, de l'apparence de certaines choses Ce rôti, cet habit abonne façon, mauvaise façon. Il 12''4upJur.Ilsedit des manières, desprocédés dont on use. Les enfants ont de petites façons qui plaisent. Lui voir les mêmes petites façons qu'elle faisait à l'autre, sÉv. (63. Ondilquevoilàcomme il faudra t vivre dans le monde et non pas comme tels et telles à qui la dévotion a gâté l'esprit, et qui décrient la véritable piété par des façons sauvages et des singularités indiscrètes, mass. Carême, tauv. riche. J'avais des grâces et de petites façons qui n'étaient point ordinaires, mariv. Marianne, l" part. Vous êtes un insolent, je ne suis point faite à ces faconslà, voisENON, Hist. de la sultane Grisemine, CF.uv. t. V, p. 65, dans pot:GENS. || Faire des façons à quelqu'un, l'inviter, l'agacer. Quelque façon qu'on me fasse pour m'y faire retourner, sÉv. 77. || 13" Manières affectées, ton. C'est une femme pleine de façons. Celles qui font tant de façons n'en sont pas estimées plus femmes de bien, mol. Critique, 3. Je pourrais vous demander si ce ne sont pas ici les façons du rang et de la naissance plutôt que des besoins réels, MASS. Carême, Jeûne. || Faire des façons, prendre un air affecté, se donner un air de réserve et de pruderie. Prenez bien garde, vous, à vous déhancher comme il faut, et à faire bien des façons, mol. Impromptu, s. Souvenez-vous des façons, pour n'en jamais faire, eoissy, Français à Londres, se. (4. || 14' Politesses cérémonieuses, manière gênante de témoigner ses égards, sa réserve. À force de façons il assomme le monde, mol. Uis. II, 6. Mon Dieu, que de façons! gardez la bague puisque monsieur le veut, id. Avare, m, <a. Il Familièrement. Ne faites point tant de façons, ou, simplement, point tant de façons, c'est-à-dire faites, sans plus de cérémonies, la chose dont il s'agit.
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Point de façon, je vous conjure; Entrons vite dans la maison, mol. Amph. m, s. || Sans façon, sans cérémonie. Un dîner sans façon. Mettez-vous à table avec nous sans façon. Madame, vous savez que j'agis sans façon, th. corn. Baron d'Albikrac, m, 8. Il allait souper avec lui sans façon, hahilt. Gramm. 7. J'accepte sans façon l'offre que tous me faites, dancourt. Trahison punie, m, 2. || Un homme sans façon, un homme simple, non cérémonieux en ses manit^res. Mais ce président sans façon Ne pérore ici qu'un chan.son, bérang. Acad. et cav. ||Sans façon, se prend substantivement au masculin et signifie conduite simple, non cérémonieuse, ou qui va jusqu'au familier déplacé. On le regardait sous le nez avec un sans façon qui l'indignait. || 16* Difflcultés pour se décider, pour consentir. Qu'elle y fait de façons! corn, ilfen». iv, 6. Votre plus court sera, madame la mutine. D'accepter sans façon l'époux qu'on vous destine, mol. Sgan. «. Ahl je vous entends, voilà l'affaire, que diable, pourquoi tant de façons? Monsieur, le mystère est découvert, m. l'Amour méd. i, 3. Que de sottes façons et que de badinagesl id. iUlic. i, 3. La femme fil quelque peu de façons, la font. Bém. Ils ne font point tant de façons pour se marier, sÉv. (26. On dit que celte dernière [une dame] est repoussée [n'est pas faite dame d'honneur de la Dauphiiie], parce qu'elle a fait trop de façons et trop de propositions, id. 397. ....Hé! faut-il tant tourner autour du pot? ....Pour moi, je ne sais point tant faire de façon, bac. Plaid. m, 3. Ce ne fut pas sans beaucoup de façons qu ily cnnsentit,HAHi lt. Gramm. 3. Des barbonsqui font des façons à la porte du néant, volt. Lelt. en vers et en prose, (60. Il Ne pas faire façon de, ne pas hésiter à, sur. Pour moi, je n'en fais pas de façons, mol. Slii. IV, I. Mme de Brissae et le chanoine dînent ici fort souvent; comme on ne mange que des viandes fort simples, on ne fait nulle flacon de donner à manger, sév. Î78. Ne faites point de façon de m'envoyer les commissions, ID. 303. Elle en fit bien quelquefaçond'al)ord,HAMiLT. Grnmm. ». || 16* Soin, attention, circonspection. Cela ne mérite pas qu'on apporte tant de façons. On ne fait pas tant de façon à la réception d'un laquais, j. j. houss. Conf. m. La comtesse: Quoi I Suzon, il voulait te séduire? — Suzanne: Oh que non; monseigneur n'y met pas tant de façon avec sa servante; il voulait m'acheter, BEAUMABCii. Jfar. de Fig. ii, (. || Il y faut plus de façon, cela exige plus d'effort, de temps. Pour qu'un homme soit peintre, il y faut plus de façon [que pour qu'il soit général], p l. cour. Lett. n, 223. Il Sans plus de façon , sans autre façon , incontinent, sans s'arrêter. Ils lavent leurs enfants à la mer sans antre façon, j. j. bouss. Ém. 1. 1{ Ne pas chercher de façons à une chose, passer sans hésiter par-dessus les difficultés qu'elle présente. Tout ceci sent un peu la comédie, mais, avec lui, on peut hasarder toute chose; il n'y faut point chercher tant de façons, mol. Bourg, gent. ui, <4. Il y en a d'autres qui font du mariage un commerce de pur intérêt.... ces personnes-là à la vérité n'y cherchent pas tant de façons, et regardent peu la personne, id. Mal. im. II, 7. Je leur entendais dire d'excellentes choses; mais ils les disaient avec si peu d'effort, ils y cbercliaient si peu de façon.... marivauz, Marianne, 4* part. Il Faire les façons d'une chose, en prendre la peine. Si vous ne le voulez pas, trouvez bon que je n'en fasse pas les façons, sév. 37. || 17° Ornement broché à l'extrémité des coins d'une paire de bas. Il 18* Par façon, pour faire comme le veut l'usage. Ce précieux baume la guérit pendant la nuit parfaitement.... et ce n'est que par façon qu'elle a pris un jour de repos, sév. A44. L'union conjugale n'est que par façon et pour la forme dans la comédie, boss. Lttt. (81. Il 19° De la façon, loc. adv. De cette façon. Et, de la façon, quoiqu'elles soient chastes, elles [les Muses] ne laissent pas d'être publiques, BALZ. liv. VII, lett. H. Vous vous plaignez, armez et frappez à la fois; Est-ce de la façon qu'on demande ses droits? rotr. Antig. ii, 2. Ah! je vous connais^ lui dis-je, Ingrat et cruel garçon; Faut-il que qui TOUS olilige,Soit traité de la façon? la font. Amour mouillé. On se rirait de vous, Alcesle, tout de bon, Si l'on vous entendait parler de la façon, mol. Mis. l, (. Il 20* De façon que, ou de telle façon que, loe. conj. avec l'indicatif, si bien que, tellement que. Il [le héron] l'ouvrit [le bec] pour bien moins; tout alla de façon Qu'il ne vit plus aucun poisson, la pont. Fabl. VII, 4. || De façon que, ou de telle façon que, loc. conj. avec le sulij. Vivre de façon qu'on ne fasse tort à personne. || Ces deux locutions se distinguent en ce que la première indique que le résultat est obtenu; la seconde, qu'il est i obtenir : 11 tra
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