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efforts, Éprouva la famine au milieu des trésors, VOLT, llenr. x. La famine vainquit enfin le courage de» Rochelois; et, après une année entière d'un siège où ib se soutinrent par eux-mêmes, ils furent obligés de se rendre, id. Maurs, 4 78. || Pacte de famine, conspiration tramée entre des gens riches et puissants, sous Louis XV, pour opérer des disettes factices. || 2* 11 se prend quelquefois pour manque d'aliments, même en parlant d'un seul individu. Pressé par la famine , le loup brave le danger, BDPF. Loup. Il Crier famine, se plaindre du manque où l'on est. Elle [la cigale] alla crier famine Chez la fourmi sa voisinn, la pont. Fabl. i, ) . Il Crier famine sur un tas de blé, se dit des avares qui , tout en regorgeant, se plaignent de leur misère, et de ceux qui se plaignent sans raison. Fi, que cela est mal de crier famine sur un tas de blé I volt. Lett. la Houlière, S2 oct. <770. || H se dit aussi des personnes qui se plaignent de manquer de cerlaines choses essentielles, tout en regorgeant d'autres. Je conclus aujourd'hui toutes mes affaires; si vous n'aviez du blé, je vous offrirais du mien : j'en ai vingt mille boi.sseaux à vendre, je crie famine sur un tas de blé, SÉV. n oct. (673. || Prendre une place par famine, se dit d'une place bloquée qui finit par se rendre faute de vivres. || Fig.Prendre quel(|u'un par famine ou par la famine, lui retrancher le nécessaire, lui refuser de l'argent pour l'amener & composition.

— SYN. DISETTE, FAMINE. Quand la famine règne, on meurt do faim; quand la disette règne, on a de la peine à se procurer les aliments. La disette est moins grave que la famine : disette, rareté d'aliments; famine, absence d'aliments.

— HIST. xif s. Puis il [Joseph] fu en Egipte asez plus qu'enpcrcre, E guardi ses parens de la famine amere. Th. le mart. 66. Une famine avint al tens David, et durad treis ans, Rois, p. 20). || xm* s. En Egypte fist Dieux famine por Pharaon chastier. Psautier, f tie. ||xiv s. On ne fu pas sachans Que la ville deûst estre prise en deux ans. Se ne fust par famine ou par engins getans , Guescl. su*. Il XVI* s. Les Anglois incommodoient extrêmement Paris qui commençoit à crier famine, Mém. s. du G. ch. 8. Le long jeûner de tel façons les mine, Qu'à la parfin tomboient morts de famine, marot, iv, 28.

-• KTYM. Bourguig. fameigne; nivernais, faimène; picard, /omcme ; provenç. famina; du lat. fictif famina, dérivé de famés, faim.

t FAMOSITÉ (fa-mô-zi-té),i. f. Néologisme. Qua-

lité de ce qui est fameux, et, en mauvaise part, renom funeste. La famosité de certains personnages historiques.

— ÉTYii. Lat. famositatem, de famosus, fameux. FANAGE (fa-na-j'), s. m. \\ 1° Action de faner.

Il Salaire du faneur. || 2° Tout le feuillage d'une plante. || Dessiccation des plantes fourragères.

— ÉTYM. Faner.

FANAISON (fa-nè-zon), s. [. Temps où l'on fane les foins.

— ÉTYM. Faner.

FANAL (fa-nal), i. m. || !• Feu qu'on allume durant la nuit au sommet des tours, à l'entrée des ports, le long des plages maritimes. Chercher sans boussole un fanal presque inaccessible, J. J. Rouss. Prom. 3. Astre inutile à l'homme [la lune], en toi tout est mystère; Tu n'es pas son fanal, et tes molles lueurs Ne savent pas mûrir les fruits de ses sueurs, LAUART. llartn. i, <0. || Par cxjension. Dès que l'on verra sur le haut des montagnes Briller de loin en loin des fanaux allumés, lemiebhe, G. Tell, ii, 8. y Fig. Athènes étant comme le fanal de tout* la terre, elle ferait éclater partout la gloire de ses actions, rol- LIN, Hist. anc. Œuv. t. vu, p. <89, dans pougens. Il 2'' Grosse lanterne dont on se sert à bord des vaisseaux. Au xvii' siècle, les officiers généraux portaient trois fanaux à l'arrière, auxquels l'amiral en ajoutait un fixé à la grande hune; alors tous les vais.seaux avaient un fanal derrière, jal. En <685, j'eus ordre d'aller à Kochcfort armer le Bourbon [vaisseau de 3" lang] et de le mener avec quatre autres vaisseaux à Belle-Ile, pour y joindre M. de Prouilly; je ne l'y trouvai point; on me rapporta pourtant qu'il trouvait à redire qu'il y eût trois fanaux au Bourbon, et j'en fis ôter deux dès que je sus qu'ils blessaient sa délicatesse, Xém. de Villette, <686, dans JAL. Le vaisseau que l'amiral montera portera le pavillon carré blanc au grand mât et les quatre fanaux, Ordonn. d'aoilt (68) ,liv. i, tit. i, art. 7. Il S'il s'est dit, par extension, pour lanterne, réverlière. Aujourd'hui les spectacles journaliers, la foule des chars dorés, les milliers de fanaux qui éclairent pendant la nuit les grandes villes, forment

un plus beau spectacle et annoncent plu» d'abondance que les plus brillante» cérémonies des monarques du XVI' siècle, VOLT. Konirt, tu. Ces fanaux que Louis XIV établit le premier dans Pari», qui ne sont pas même encore connus à Borne, éclairèrent pendant la nuit la ville de Pétersbourg, id. Bussie, II, H. Il Faire fanal, allumer le fanal, ou marcher devant avec le fanal pour guider. || 4" Fig. Ce qui sert de guide, de lumière intellectuelle. Tes grandes vérités devinrent autant de fanaux à l'aide desquels on se dirigea dan» les recherches scientifiques, Diet. de l'Acad.

— HIST. XVI' s. Flodoart, qui vivoit en ce tempslà, iuquel j'use en tout ce discours comme d'un fa- »■•' pour me conduire dans les obscurités de cette histoire, pasquip.r, dans le Dict. de dochez.

— F.TYM. Bas-lat. fanale, fanarium; ital. [anale; du grec çavAç, brillant; comparez falol *.

t FANARIOTE (fa-na-ri-o-f), i. m. Terme d'histoire grecque. Nom d'anciennes familles grecques retirées à Constantinople, et qui y formaient une classe à part. Les fanariotes fournissaient des banquiers, fies hommes de bureau , des diplomates et des hospodars.

— RTYM. Fanal ou Fanar, nom d'un quartier à Constantinople.

FANATIQUE (fa-na-ti-k'), ad;'. || l'Qui croitavoir des inspirations divines. Leurs opinions [des anabaptistes] mêlées au calvinisme ont fait naître les indépendants, qui n'ont point eu de bornes; parmi lesquels on voit les trembleurs, gens fanatiques qui croient que toutes leurs rêveries leur sont inspirées, Boss. Reine d'Anglel. Il est vraisemblable que Mahomet fut d'abord fanatique, ainsi que Cromwell le fut dans le commencement de la guerre civile, volt. Mœurs, rem. ». || 2° Qui est animé d'un zèle outré pour la religion. Un prédicateur fanatique. || Par extension , qui se passionne à l'excès pour une opinion. Homme fanatique de la liberté. || 3° Il se dit des passions, des doctrines. Un zèle fanatique. Des doctrines fanatiques. E» vain ta politique Vient m'étaler ici ce tableau fanatique, volt. Fanât, i, 4. Ils ne se piquent pas du devoir fanatique De servir de victime au pouvoir despotique, lu. Brutus, i, 4. Il i°S. m. etf. Celui, celle qui croitavoir des inspirar lions divines. Moi de ce fanatique [Mahomet] encenser les prestiges I volt. Fanât, i, ) . || Celui, celle que le fanatisme religieux inspire. Les philosoplies sont les médecins des âmes dont les fanatiques sont les empoisonneurs, volt. Lett. à d'Àlemb. )48. || En France on a donné particulièrement ce nom aux protestants des Cévennes, à l'occasion de leur révolte lors des persécutions qui accompagnèrent la révocation de l'édit de Nantes. Montrevel ne trouva pas les fanatiques si aisés à réduire qu'il l'avait cru; on leur avait donné ce nom, parce que chaque troupe de ces protestants révoltés avait avec eux quelque prétendu prophète ou prophétesse, st-sim. 4)7, 27. Nous verrons dans le siècle de Louis XIV plus de quarante mille fanatiques périr par la roue et dans les flammes; et,cequi est remarquable, il n'y en eut pas un seul qui ne mouriit en bénissant Dieu, pas un qui montrât la moindre faiblesse, volt. lfo?urs, rem. 46. Celui qui meurt pour un culte faux mais qu'il croit vrai, ou pour un culte vrai, mais dont il n'a pas de preuves, est un fanatique, dider. Pens. philos, n' 38. 1 1 Par extension , celui , celle qui aune passion excessive pour quelqu'un ou quelque chose. Les fanatiques de Corneille n'y trouveront peut-être pas [dans le Commentaire] leur compte; mais je fais plus de cas du bon goût que de leur suffrage, volt. Lett. Damilavile, 26 mars )764. J'ai bien peur qu'il [le Commentaire sur Corneille] n'excite de grandes clameurs de la part des fanatiques- car la littérature a aussi les siens, d'alehb. Lett. à Volt. 2 mars 4 764. Il B" S. m. Se dit, à l'hombre, de celui dans les mains duquel les quatre valets se trouvent réunis.

— HIST. XVI' s. Ce sont tous songes et fanatiques folies [nos idées sur Dieu], mont, ii, 270.

— ÉTYM. lat. fanaticus, do fanum, temple, lieu consacré.

FANATISÉ, ÉE (fa-na-ti-zé, zéc), part, passé. Ce n'est pas ainsi qu'on ramène un peuple égaré et fanatisé de politique ou de religion, bern. db st-p. JforJ. de Socr.

FANATISER (fa-na-ti-zé), r. a. Rendre fanatique pour une religion, pour un parti. Il les fanatisa par ses publications furibondes. || Se fanatiser, v réfl. Devenir fanatique.

— REM. Fanatiser, qui n'est ni dans Furetière ni dans Richelet, n'est dans le dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de 4836.

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— ÉTYM. Voy. PANATIQDE.

t FA.NATISEUR (fa-ni-ti-teuf), i. m. Néolo. gisme. Celui qui fanatise.

— ÉTYM. Fanatiser.

FANATISME (ta-na-ti-sm'), t. m. || !• lUusion du

ranauque, de celui qui croit avoir des inspiration» divine». C'est un vrai fanatisme. || 2' Secte ou doctrine fanatique. On eut bien de la peine à détruire ce fanatisme naissant. || 3* Disposition d'esprit des fanatiques, zi'le outré pour une religion. On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle; c'est une maladie qui se gagne comme la petite vérole, volt. Dict.phil. Fanatisme. Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est i la colère, id, ib. Le plus grand exemple de fanatisme est celui des bourgeois de Paris qui coururent assassiner, égorger, jeter par les fenêtres, mettre en pièces la nuit de la Saint-Barthélemi leurs concitoyens qui n'allaient point à la messe, id. ib. Heureusement le fanatiMue est sur son déclin d'un bout de l'Europe à l'autre, ID. Lett. à Mmt du Deffant, 3u juill. 4768. ||4' Attachement opiniâtre et violent à un parti, i une opinion, etc. Ce Talbot était un de ces vrai» Anglais qui dédaignent les superstitions, et qui n'ont pas le fanatisme de punir les fanatique», volt. IncUrs. sur Nonotte. Les regard» des deux mondes attachés sur vous, le fanatisme heureux d'une grande révolution, le spectacle de votre gloire.... mibabead, Collection, t. m, p. 270.

— ÉTYM. Voy. fanatique.

t FANCnON (fan-chon), i . f. Petit fichu à pointes ou arrondi que les femme» portent en place de bonnet, ou par-dessus le bonnet.

— ÉTYM. Fanehon, nom de femme, diminutif de Françoise.

t FANCHONNETTE (fan-cho-nè-f), t. f. Sorte de pâtisserie qui sert d'entremets. Fanchonnettes au café, au chocolat.

t FANDANGO (fan-dan-go), t. m. Danse espagnole à trois temps et à mouvement vif, avec accompagnement de castagnettes; air de cette danse. On joua le fandango sévillan; de jeunes Égyptiens l'exécutaient avec leurs castagnettes et leurs tambours de basque, cazotte , l)i(ibk amoureux, xvi. Cette Espagnole.... Qui soulève, en dansant son fandango léger. Les plis brodés de sa basquine, v. HUGO, Orient. 2). || Au plur. Des fandangos.

— ÉTYM. Espagn. fandango.

t FANDROSSE (fan-dro-s'), t m. Épervier de

Madagascar.

FANE (fa-n"), *. ^. Il 1° Feuille sèche tombée de l'arbre. || 2* Toute sorte de débris de feuilles ou d'herbes que l'on ramasse pour faire litière aux animaux. Il 3* Tiges vertes ou desséchées des plantes qui ne sont pas spécialement cultivées comme fourragères, telles que la pomme de terre, le colza, la fève, etc. Fane et feuille, c'est la même chose, eton s'en sert indifféremment i l'égard des plantes : la fane ou la feuille de cette plante est différente de celle de cette autre, la quintinte. Jardins, glossaire. \\i' Terme de jardinage. L'enveloppe delà fleur des anémones et des renoncules.

— ÉTYM. Voy. FANER.

FANÉ, ÉE (fa-né, née), par», passé. || l'L'herbedu pré fanée et mise en meule. |{ 2' Qui a perdu sa fraîcheur. Fleur fanée. || Par extension. Beauté fanée.

t FANÈGUE (fa-nè-gh'), *. f. Mesure espagnole de capacité pour les substances sèches ; elle équivaut à près de 60 litres.

— ÉTYM. Espagn. fanega.

FANER (fa-né), v. a. || 1* Tourner et retourner

l'herbe d'un pré fauché pour la faire sécher. Faner de l'herbe, de la luzerne. || Absolument. Voilà un bon temps pour faner. Savez-vous ce que c'est que faner ? il faut que je vous l'explique : faner est la plus belle chose du monde, c'est retourner du foin en batifolant dans une prairie; dès qu'on en sait tant, on sait faner, sÉv. à Coulanges, 22 juill. 4674. Il 2* Faire perdre la fraîcheur. Le grand hile fane les fleurs. Il Par extension, altérer l'éclat d'une étoffe, du teint. Le soleil a fané cette couleur. Un libertinage précoce qui ruine la santé des jeunes gens avant la maturité de l'âge, et fane la beauté des femmes à la fleur de leurs années, ratral, Bist. phil. XIX, 44. Il 8* Se faner, v. réfl. Perdre sa fraîcheur, son éclat. Des fleurscueiUios se fanent promptement. Il Par extension, il se dit des couleur» et du teint, i Vos vives couleurs se fanent, j. j. bodss. Hél. i. 3. j Perles, tombez; fanez- vous, roses; La voiU laide et tu l'aimes autant, bérano. Laideur. {\ Cane femuio Gommenoe & se faner, se fane, n beauté commence à

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