‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 213 sur 388 · PAU · texte numérisé non relu

PAU

FAU

FAU

s'il a cru m'éblouir par de fausses caresses, corn». OFMp', u, a. Et sa fausse bonté se trahit ellemême, ID. Sophon. II, 6. J'affectais à tes jeux une fausse fierté, bac. Bajaz. ii, i. || Faux semblant, Toy. SEMBLANT. || Terme de théâtre. Fausse «jrtie, voy. soiiTiB. Il la* Terme de guerre. Fausse attaque, attaque faite pour détourner l'attention de l'ennemi du point où la véritable attaque se fait. |i Fausse alarme, alarme donnée pour inquiéter l'ennemi. Il On dit de même fausse alerte. || Dans le langage général, fausse alarme se dit aussi, ainsi que fausse alerte, d'une alarme vaine et sans sujet, d'une frayeur sans fondement. || Terme de fortification. Fausse braie, seconde enceinte terrassée comme la première, et qui n'en est pas séparée par un fossé, mais dont le terre-plein Joint l'escarpe de la première enceinte. lis vous étourdissent de lianes, de fau.sses braies, de courtines.... la bruy. xii. |, 13' Qui n'est pas, en parlant des [lersonnes, ce qu'il semble ou ce qu'il dit être. Un taux ami. Un faux brave. Un faux Louis XVII. Un faux projilièle. Un faux frère. J'ai ru de ces faux justes deçà et delà les monts; j'en ai vu qui, pour faire admiier leur intégrité, prenaient l'intérêt d'un étranger contre celui d'un parent ou d'un ami, encore que la raison fût du cdté du parpnt ou de l'ami, balz. De la cour, (1* dise. Avec les faux Homains elle a fait plein divorce, corn. Sertor. m, 3. Trois autres faux l)émétrius s'élevèrent l'un après l'autre; cette suite d'impostures supposait un pays tout en désordre, VOLT. Jlussie, 1, a. C'est un faux bom peintre comme c'est un faux bel esprit, dider. Salon de (785, ùiuvres, t. iiii, p. 46, dans pougens. || Un faux bonhomme, un homme qui paraît bonhomme et qui ne l'est pas. Il 14» Oui affecte, pour tromper, des sentiments qu'il n'a pas; à qui il ne faut pas se fier. Un cœur faux. Â mon mari, dit la fausse femelle, LA FONT. Mari conf. Il n'est esprit si droit Qui ne soit imposteur et faux par quelque endroit, boil. ÉpU. IX. Que l'on est faux en ce pays, en disant la vérité I MA1NTEN0N, Lelt. ou duc de Noailles, i" sept. tHI. Tranquille dans le crime et fausse avec douceur, VOLT. Zaïre, iv, 7. Ils sont [les hommes] faux ou méchants, ils sont faibles, cruels, ID. Tancr. iv, 6. Que les hommes sont faux, et qu'ils savent, hélas I Trop bien persuader ce qu'ils ne sentent pas I OhESSET, nichant, iv, «. {| Familièrement. Être faux comme un jeton, ne mériter aucune espèce de con- Sauce. Il II se dit aussi de l'air, du regard, etc. Un air faux. Cet homme a la mine fausse. 11 y avait dans son ton, dans son air, je ne sais quoi de faux, de malin, d'ironique qui ne me donnait pas de confiance, J. ). rolss. Confess. li. || 16° Méchant. Je vis dans le temple de Veste Des Troyens la fatale peste.... Qui se cachait sans dire mot. Je veux dire la fausse Uclcue Si funeste à la gent troyenne, scabr. Virg, u. Mais le faux animal, sans eu prendre d'alarmes, Kst venu droit à moi qui ne lui disais mot, mol. Princ. d'Él. i, 2. C'est un archaïsme, voy. à l'historique Je faux enfes, le méchant enfant. || 16° Terme d'histoire naturelle. Faux s'ajoute aux noms de végétaux ou de minéraux ayant quelque ressemblance avec les végétaux ou minéraux que ces noms désignent. Faux acacia, voy. ACACIA. Faux baguenaudier, coronille ou séné bâtard. Faux ébénier, voy. ÊBENiER. Fauxjalap, voy. JALAP. Il Fausse orange ou coloquinte, nom du cucurbita auraîUio, WiUdenow, cucurbitaccegrimpante. Il Faux grenat, voy. cuenat. Faux argent, mica Faux diamaul, zircunu. Faux cliarbuu , cliarbuu qui est presque toujours en pousâier, et qui se trouve en masse, dans les houillères faibles. || Fausse chenille, toute chenille ayant 8, 48 ou 22 pattes. Il 17° Il se joint à beaucoup de noms d'objets qui ont certaines ressemblances avec d'autres. Faux fourreau , voy. fourreau. Fausses manches, voy. hancue. Fausse équerre, voy. ëquerre. || Terme de jardinage. Faux bois, branches qui ne peuvent donner de fruit, ni servira l'ornement. || Fausses côtes, voy. CÔTES. Il Faux-bourdon, voy. bourdon 2. Je suivis des processions, j'aimais le faux-bounlon des prêt'cs, J. 1. Bouss. Conf. ii. || Terme d'imprimerie. Faux titre, voy. titre. || Faux frais, voy. frais. Il 18° Terme d'architectui-e. Fausse aire, matériaux grossiers dont on remplit l'intervalle entre les solives et sur lesquelles çn forme l'aire. || Fausse alette, pied droit en arrière-corps, portant une arcade ou une plate-bande. || Faux attique, amortissement ayant à peu près les proportions de l'attique, mais sans fenêtres, donl on couronne un grand onire d'architecture, et que souvent on orne d'un lias-relief ou d'une inscription, jl Terme de charpente. Faux chevâlre, picc« de bois plus faible que le chevdtre.

Il Faux comble, la partie Gupérieure d'un comble brisé. Il Faux plancher, faux plafond, voy. plancher, PLAFOND. Il Fausse porte, voy. porte. || 19° Terme de marine. Ce mot faux donne ordinairement au mot qui le suit la signification de supplémentaire, de simulé, de fautif, de momentané, d'à peu pr^8 .semblable à l'objet exprimé par ce même mot. || Faux liau, se dit dos baux qui portent les planches du fauzpont. Il Fausse amure, manœuvre qui sert à renfoi^ cer les amures des basses voiles. || Fausse arcade, renfoncement cintré, arcade feinte, de laquelle il ne résulte pas de percée. || Fausse balancine, cordage supplémentaire pour soutenir une vergue. Fausse batterie, canons postiches de bois peint que l'on place sur quelques bâtiments marchands pour imposer à l'ennemi. || Fausse bouteille, ornement extérieur d'un vaisseau ; la partie la plus élevée des bouteilles d'un grand bâtiment; placard posé sur l'extrémité du bordé de l'arrière, sur les bâtiments qui n'ont pas de bouteilles percées intérieurement. Il Fausse braye, cordage qui sert à l'amarrage d'un canon. || Faux bras, se dit des manœuvres courantes qu'on capèle sur reilrcmité d'une vergue, pour aider aux bras ou les remplacer provisoirement. || Fausse cargue, addition aux cargues naturelles des voiles majeures. || Fausse carlingue, renfort sur la carlingue. || Faux point, ralingue jointe à une autre pour fortifier les points d'écoute des basses voiles. || Faux pont, voy. pont. || 20° S. m. Ce qui n'est pas vrai. Discerner le faux d'avec le vrai. Notre esprit est souvent troublé par la défiance et l'incertitude ; et le faux lui paialt revêtu de couleurs si semblables à celle du vrai, qu'il ne sait où il en est, nicole, Ess. de mot. i" traité, ch. 8. Tant le faux s'attire d'égards par cette ancienne possession où il se trouve toujours I fonten. Delisle. !■ nfin, il a fallu que M. Spallanzani, le meilleur observateur de l'Europe, ait démcntré aux yeux le faux des expériences de cet imbécile Needham, volt. Lett. Villevieille , 28 août )768. ||Fig. Plaider le faux pour savoir le vrai, dire des choses fausses, pour ne pas laisser pénétrer sa pensée et amener ainsi les autres à dire la leur. || Etre dans le faux, se tromper, être dans l'erreur. Le monde qui est toujours dans le faux, mass. Avent, Épiph. Vanité. Il Terme de chasse. Appeler en faux, se dit du chien qui aboie en quelque endroit d'où le gibier est délogé. || 21° Terme de littératui^. Ce qui n'est pas naturel. Le faux est toujours fade, ennuyeux, languissant, boil. Êp. iz. Ces comparaisons peuvent éblouir d'abord , et elles étaient fort vantées du temps de Quintilien ; mais, quand on les examine de près, on en reconnaît le faux, rolun, Traité des Et. m, 3. Cet éclat de coloris qui fait que le faux même de Voltaire a sa vérité poétique, villemain, Litt.Tabl. du iviii* siècle, 2° part. 2* leç. Il U se dit en un sens analogue pour les choses morales. Il ne considéra ni la fausse gloire ni le faux des honneurs, fléch. Lamoignon. Dieu vous rappelle à lui par le frivole et le faux de toutes les choses humaines, hass. Carême, Motifs de conv. C'est [ne pas croire à l'honnêteté] le malheur des cours surtout ; comme on y est né et qu'on y vit dans le faux, on croit le voir dans la vertu aussi bien que dans le vice, ID. Pensées, Des jugem. des hommes. Il 22° Terme de musique. Ce qui n'est pasdansleton. Nulle cadence, nul accent mélodieux dans les airs du peuple ; les instruments militaires, les fifres de l'inlaiiterie, fes 'rompetles de la cavalerie, tous (es cors, tous les hautbois, les chanteurs des rues, les violons de guinguette, tout cela est d'un faux à choquer l'oreille la moins délicate, J. J. Rouss. Uél. u, 23. Il 23° Altération, supposition d'actes, de pièces, de signatures. Commettre, faire un faux, se rendre coupable d'un faux en écriture privée ou publique. Ceux qui font courir leurs ouvrages sous le nom d'autrui sont réellement coupables du crime de faux; mais il s'agit de confronter les écritures, volt. Lett. Bordes, 30 oct. nt». || Terme de jurisprudence. Altération frauduleuse de la vérité au préjudice d'autrui. || Faux principal, se dit d'une procédure qui a pour objet la poureuile d'un faux, par opposition à faux incident, qui se dit dune procédure faite incidemment durant le cours d'une autre affaire. Le faux incident est la voie que prend une partie pour faire rejeter d'un procès, comme fausse, une pièce prmluile; on l'appelle ainsi parce que cette procédure n'est qu'un incident du procès engagé, leijuel forme le principal. Faux incident civil, procédure ou faux incident dans une instance civile. Il S'inscrire en faux, attaquer en justice un acte, une pièce comme fausse. Inscription en faux. J'obtiens lettres royaux et je m'inscris en faux, Kkc.

Plaid, i, 7. Il Fig. S'inacrireen faux contre une allégation, la nier positivement. Je m'inscris en fat.i contre vos paroles, hol. les Préc. >o. || t4* Ce qui n'a nue l'apparence d'être précieux, en parlant de certains objets de parure ou d'utilité. J'en fais voir le chaton (d'un jonc]. C'est du faux, me dit-on, BesANO. Bonne fillt. || Fabricant en bux, celui qui fabrique des objets imitant l'or, l'argent ou autres matières précieuses, et qui les vend pour imités. || Terme de tapis.serie. Cuivre en SI ou en lame non doré, mais seulement mis en couleur; on l'emploie à faire du galon et autres garnitures. || 2S* Faux, adv. D'une manière faussa. Raisonner faux. Dater faux. Il chantait faux avec méthode, hauilt. Gramm. 7. On peint faux pour l'œil, comme l'on chante faux pour l'oreille, dider. Pensées sur la peint. || Ternie d'ancienne pratique. Un faux donné à entendre contre la vérité, chose donnée à entendre contre la vérité. Il Terme de vétérinaire. Faux marqué, voy. UAROL'é. Il 26* X faux, toc. ode. \ tort, d'une manière fautive. Accuser i faux. L'eiiiérience nous fait voir qu'ils ont triomphé à faux, balz. Socr. dite. t. [Un devin] Lui qu'A|>ollon jamais n'a lait parler i faux, CORN. Ilor. i, t. Le nom de cavalier que tu portes à faux, MAIS. Sol. m, i. Il se vantait à faux et ne pos!i('dait rien, LA FONT. Case. Et tu as un billet de monsieur Matthieu, pour manjue que tu ne viens pas à faux, becnard, Sérén. 4 0. || Aller à (aux en quelque endroit, manquer d'y trouver ce qu'on cherche. || Frapper à faux, se dit d'un coup de marteau qui ne frappe pas juste sur li clou; et fig. mal appliquer un reproche, une punition. || Terme d'architecture. Porter à faux, se dit des pièces mal posées qui ne portent pas directement sur leur point d'appui. Cette poutre porte à faux. || Fig. Il est difficile que de toutes les pièces que l'on emploie à l'édifice de sa fortune , il n'y en ait quelqu'un qui porte à faux, la brut. viu. || Substantivement Un porte à faux. Il y a dans cette église des porte à faux. Ce mur est hors d'aplomb, il est ei> porte à faux. Les loges de ce théâtre sont en porte à faux. Il Fig. Porter à faux, se dit de ce qui n'est pas solidement prouvé, établi. Ce raisonnement porte à faux. Une conspiration, une reine en danger d'être détrônée, une amante sacrifice, sont assurément des sujets tragiques; ils cessent de l'être dès que tout porte à faux, volt. Comm. Corn. Rem. comte d'F.ssex. Il y a un autre fondement de son livre [Montesquieu, E^pr. des lois] qui ne me paraît pas moins porter à faux, ID. Dial. ixiv, «.

— REM. 1. Faire de faux pas ou faire des faux pas. Les deux se disent : le premier est conforme à la ^^gle stricte; dans le second on prend faux pas pour un seul mot. || 2. Faux, avec plusieurs noms, modifie leurs significations, suivant qu'il les précède ou qu'il les suit. On en peut voir ci-dessus des exemples avec carte, clef, note.

— HIST. xi° s. Oui faus jugement fait. Lois de Guill. 4 6. De false lei [le mahométisme] que Deus nenamat onques, Ch. de Roi. ccLivi. || xu* s. U ors des tables ne sera mie faus, Ronc. p. u». Empris [j'] ai greignor folie Que U faus enfes [le méchant enfant] qui crie For la bêle estoile avoir, Couci, m Las! pourquoi l'ai de mes ieuz regai-dée, La douce rien qui fausse amie a nomT ib. vi. Onques vers li [elle] noi [je n'eus] faus cuer ne volage, ib. XIX. Quant la dame se cointoie et atou ne. C'est pour faire son poure ami dolent ; La joie en a li riches faus qui ment, quesnes. Romancero, p. 8«. Peu aime son seigneur ...Qui par fiuse ochoi.^ii [occasion] de lui servir se paît, Saxans, xix. Il xiii' s. X la fausse royne [celle qui n'était pas reine] [ils] vont ensemble là sus, Derte, xxiv. VA Tybers ses cousins, qui ert [était] faus et trichiere, t6. XL. Quant la serve l'entent, s' [si] en jeta un faus ris, Semblant fait qu'en fust lie [joyeuse].... i6. Lxxv. Apius, Qui fist à son serjant emprendre Par faus tesmoings fauce querele Contre Virgine la pucele, la Rose, &(>u. Quant li corages est commeûz par aucun troblement, il pert les oils [yeux] et la connoissance entre voir [vrai] et faus, brun, latini. Trésor, p. 353. Il XV' s. Et quant Girauldon en nuîst la voix, il n'ot plus de recours pour lui sauver que par une fausse voie que il savoit, froiss ii,ii,2I4. Ha! faulse envie! que tu as liasty de maies œuvres et maints as livré à honte! Boucic. n, 28. Et de faintises et faux semblans, pour elles décevoir, bien se savent aider, i6. i, 8. Encontre ung fauli, un et demi, al. chartieu, CEuvres, p. 7(». Toutes fois n'estoient point bien asseur qu'on ne leur jouast à la faulce compagnie, monstrfl. t. Il, p. 122, dans lacurnb. Le duc de Bourbon fist tant que ses gens prinrept une fausse braye par devers une porto au

FAU

FAV

fav

dessoubz du cnastel, où il logea cent bommei d'armes, tfùl. de Louis lll de Bourbon, p. 79, dans la- CURNK. Par ma foy, distle chevalier, il n'y eut onques hommes qui s'en efforças! [de combattre pour une lemmej ; car ilz ne s'en vouloient pas encoulper pour elle, pour ce qu'ilz sçavoicul bien que elle avoil le chevalier occis; si eussent esté desloyaui, se ils se fussent mis en faubi gaiges à leur escient, Laiicelot du Lac, t. m, H3i. || xvi* s. U se dépouilla de ses habillemens de palefrenier, osta son faux nez et sa fausse barbe, marq. JVouv. xxvi. La gluire, vaine et faulse monnoye, mont, i, î7S. Lb fauls pas d'un cheval sultit à le porter par terre, ID. II, <»o. Une peiucture entre-luisant dune infinie variété de fauls jours à exercer nos conjectures, iD. u, 280. Durant ces guerres de la ligue, plusieurs se sont aydez des places que le roy dernier leur avoit données en garde, et de ses moyens et finances, pour luy faire la guerre et jouer fausse compagnie, brant. Capit. franc, t. ii, p. 35», dans LACUHNE. Ha, faulse mort, tant tu m es malivole de me tollir celle à laquelle immortalité appartenoit de droit, hab. Pant. u, 3.

— ETYM. Wall, fds, fâse ; provenç. fais ; espagn. et ital. faUo; du lat. falsus, part, passé de failere, tromper (voy. FAiLua et falloir).

î. FAUX (ffl; l'x se lie : une fô-z aiguisée), t. f. Il !• Terme d agriculture. Instrument formé d'une lame longue, un peu courbée et attachée au bout d'un long manche, à l'aide duquel on coupe les plantes fourragères, les céréales, etc. qui se trouvent sur l'arc de cercle décrit par la faux. I-aissez là ces mousquets trop pesants pour vos bras, Et, la faux à la main, parmi vos marécages, Allez couper vos joncs.... BOiL. Ép. IV. Et qu'on ne doit pas moins, pour le soutien du trône, À la faux de Céiès qu au sabre de Bellone, volt. Ép. Lxxxiii. || Fig. et politiquement. Lu faux du temps, de la mort, le temps, la mort. Je vais faire passer la faux sous celte Heur, tristan, if. de Chrùpe, iv, 7. Mais épargne ta faux, puisque, ô prodige extrême, La nature aujourd'hui se détruit elle-même, rotrou, Antig. V, 8. Il 2° Lames de faux dont on armait , dans l'antiquité, des chars destinés à être lancés sur les bataillons ennemis. Les cliariots aimés de faux tranchantes, fén. Tél. x. || S" Instrument, dit aussi dérompoir, avec lequel, dans les papeteries, on coupe le chilfon par petits morceaux. || 4° Terme d'anatomie. Faux du cerveau, repli longitudinal de la dure-mère qui sépare d'avant en arrière les deux hémisphères du cerveau. || Faux du cervelet, repli de la dure-mère , semblable par sa forme au précédent, qui s'étend depuis la partie moyenne Et inférieure du cervelet jusqu'au grand trou occipital. Il Grande faux du péritoine, ou faux de la veine ombilicale, repli du péritoine qui s'étend de l'ombilic au bord antérieur inférieui' du foie.

— HIST. XII' s. L'espée Qui plus estoit tranchans que fauz, la Charrette, 3 lOO. || xm* s. Fourches, ileaus, fauches, Liv. des met. 323. Et qui i voet fau-

kier à fauc, tailliar, Recueil, p. 79. {| xV s Qui

s'armoit de gueules à trois faulx d'or, fhoiss. i, i, <4o. Chascun a sa jurisdiction,Son de^ré, sa subjection, Sans sa faulx en autrui bief mettre, eust. DEscH. Poésies mss. f 656, dans lacuhne. jj xvi' s. Mettre injustement sa faux en la moisson d'autrui, LANGUE, p. 689. Prairies dépouillées après la premieie ou seconde faux [fauchaison], Nouv. coust. génér. t. ii, p. *22.

— ÊTYM. Bourg, fau; picard, feuke; provenç. faus ; catal. fais; espagn. et ital. falce; porlug. fouce ; du lat. faicetn.

|FAUX-DU-COUPS(fô-du-kor),«. m. La partie de la taille qui est au-dessous des côtes.

— HEM. On a dit aussi d fois de corps, qui est dans le Dictionnaire de l'Académie (voy. fois 2), et d foi de corps, qui est dans Retz.

— HIST. xvi* s. Eile se fist lier et attacher estroitement avec son mari par le faux du corps, mont. u, 36.

— ÊTYM. Le faux, la partie où le corps est plus mince, et corps. On trouve aussi Je fond du corfis : Il estoit fort gresie et fort menu par le fond du corps, AMYOT, Phil. 3. Peut-être la véritable orthographe de ce mot qui offre tant de variantes est-elle faut-de-corps, l'endroit où le corps faut, pourtant il n'est pas silr que fait ou foi soit une corruption de faux ou fond.

FAUX-FUYANT (fô-fui-ian), t. m. || !• Chemin détourné, voie par laquelle on peut s'en aller sans être vu. Il 2° Terme de chasse. Petit sentier dans les bois pour les gens de pied. || 3° Fig. Défaite, échappatoire. Ce subtil faux-fuyant mérite qu'on le loue,

MOL. Femm. tat . I, 4. Ce lui serait trop d'affaire de chercher des faux-fuyants à tous les mauvais pas où il s'engage, boss. Àvert. 6. Faux-fuyants pour éluder, détours pour donner le change, bons mots pour déconcerter le sérieux par la plaisanterie, MARMONTEL, Kém. xu. || Il 36 dit quelquefois pour côté caché par où l'argent s'écoule. Voir quel» étaient les faux-fuyants de la dépense, et eu réformer les abus, UARMoNTEL, Kém. xii.

— HIST. XVI" 8. La principale chose que doit apprendre un chien pour bien se rabattre, c'est de ne laisser passer ni couler faux fuyants ny nulles sentes, sans y mettre le nez, Charles a. De la citasse, p. (24, dans lacurne.

— ETYM. Faux, et fuyant.

t FAUX-MAltCliEK (fô-mar-ché), ». m. Terme de chasse. Voy. marcher.

tFAUX-MARQUÊ(rô-mar-ké),î.m. Voy. maiiqué.

FAUX-MONNAYEUR (fô-mo-nè-ieur), î. m. Voy.

MOVNAYEUR.

FAUX-SACNAGE (fô-sô-na-j'), ». m. Voy. saunage.

FAUX-SACWIEfi (fô-sô-ni-é), ». m. Voy. saunier.

t FAVAGITK (fa-va-ji-f), ». f. Madrépore fossile.

I FAVÉOLÉ, ÉE (fa-vé-o-lé, Ice), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est en forme de gûteau de miel , qui est percé d'une multitude de petites loges.

—ETYM. Lat. favus, rayon de miel.

t FAVEROLLE (fa-ve-ro-l'), I. ^ Un des noms du haricot, de la petite fève en certaines contrées.

— ETYM. Diminutif du latin faha, fève.

FAVEUR (fa-veur), ». f. || 1" Au sens actif, bienveillance, bonnes grâces, appui donné par un prince, par un personnage puissant, par le public, etc. Enfin, vous l'emportez, et la faveur du roi Vous éli^ve en un rang qui n'était dil qu'à moi , corn. Cid, I, 3. Ma faveur fait ta gloire, et ton pouvoir en vient; Elle seule t'élève et seule te soutient; C'est elle qu'on adore et non pas ta personne; Tu n'as crédit ni rang qu'autant qu'elle t'en donne, id. Cinna, v, t. Songez-y; vous avez la faveur des soldats, HAC. Uithr. I, 6. Et qui de ma faveur se voudrait honorer. Si mon hymen prochain ne vous peut assurer? u>. Iphig. v, 2. La faveur du prince n'exclut pas le mérite et ne le suppose pas non plus, LA BRUT. xu. La faveur prodiguée aux mauvais ouvrages est aussi contraire aux progrès de l'esprit que le déchaînement contre les bons, volt. Oreste, Epi Ire. Barbabou fut tué roide, et le peuple en fut charmé, parce qu'il était laid et que Rustan était fort joli ; c'est presque toujours ce qui décide de la faveur publique, m. Blanc et noir. || Absolument. Il doit tout à la faveur. || Hommes, gens de faveur, personnes qui ne doivent leur élévation qu'à la protection. Il Place, emploi de faveur, place, emploi qu'on accorde à quelqu'un sans qu'il y ait de titres. !| Trouver faveur auprès de quelqu'un, s'en faire favorablement accueillir. || Prendre faveur, s'accréditer. C'est une marchandise qui prendra faveur. Ce livre a pris faveur rapidement. || Dans les théâtres, entrée de faveur, entrée gratuite accordée à une personne qui n'y a point de droit. Les entrées de faveur sont supprimées aujourd'hui. || Billet de faveur, billet accordé gratuitement pour une seule représentation. || Tour de faveur, décision du comité ou du directeur en vertu de laquelle une pièce est jouée avant d'autres reçues antérieurement. || Fig. Les faveurs de la fortune , les honneurs, les richesses , etc. Quand la faveur du ciel ouvre à démises bras, corn. Ilor. xn , 3. La guerre a ses faveurs ainsi que ses disgrâces, rac. Uithr. m, t. Le ciel tonne sur nous; est-ce faveur ou haine? VOLT. Sémir. m, 6. || 2° Au sens passif, bienveillance, bonnes grâces, appui reçu par quelqu'un; crédit, pouvoir qu'on a auprès d'un piince, d'un personnage puissant. Le duc par sa faveur vous a blessé les yeux, rotrou, Vencesl. i, t. Vous savez que je suis auprès d'elle en quelque espèce de faveur, que j'y ai les accès ouverts.... mol. les Am. magn. i, i. Quand je serais en faveur, il ne m'aurait pas mieux reçue, SÉV. (58. Il est bien juste d'avoir tous les dégoûts de la faveur, quand on en a tous les honneurs, maintenon, Lett. au card. de Noailles, 6 mai 169». X mesure que la faveur et les grands biens se retirent d'un homme, ils laissent voir en lui le ridicule qu'ils couvraient, la BRUY. VI. C'est beaucoup tirer de notre ami, si, étant monté en faveur, il est encore un homme de notre connaissance, m. viii. II y a des gens à qui la faveur arrive comme un accident; ils en sont les premiers surpris et coiisleriiés, id. ib. Etcs-vous

en fareur, tout manège est bon, tous ne faites point de fautes, tous les chemins vous mènent au terme, iD. ib. ù, faveur met l'homme au-dessus de ses égaux, et sa chute au-dessous, ID. ib. Déjà de ma faveur on adore le bruit, rac. Brit. v, 3. Vous pourriez de Zaïre employer la faveur, volt. Zaïre, u, \. Il Absolument. La puissance d'un favori. On quitte la royauté pour courir après la faveur, de laquelle les Arabes disent que c'est une fille qui tue bien souvent sa propre mère, bau. De la cour, T dite. Il S'attacher, se dévouer à la faveur, rechercher les personnes puissantes. Théo<lote a une plus douce manie ; il aime la faveur éperdument; mais sa passion a moins d'éclat; il lui fait des vœux en secret; il la cultive, il la sert mystérieusement; il est au guet et à la découverte sur tout ce qui paiait de nouveau avec les hvrées de la faveur, la bruï. viii. Il 3° Bienfait, octroi gracieux, marque d'amitié, de bienveillance. Il le combla de faveurs. Encore se faut-il contenter des honneurs de la paix et recevoir à faveur une dignité que le fils du roi d'Espagne a désirée, balz. liv. ii, lett. 2. Je hais jusques aux soins dont m'honorent les dieux, Et je m'en vais pleurer leurs faveurs meurtrières, rac. Phèd. v, 7. Hélas I d'où nous viendra cette insigne faveur? ID. Alliai, m, 7. Pour obtenir les faveurs du roi, on le flatte, FÉN. Tél. II. Seigneur, s'il est ainsi, votre faveur est vaine; Quel indigne soldat voudrait briser sa chaîne. Alors que dans les fers son chef est retenu? VOLT. Zaïre, ii, <. || Formule de politesse. Faites-moi la faveur de.... ayez la bonté de. . . Faites-moi la faveur de recommander mon ami. || Dans la franc-maçonnerie, on dit : J'ai la faveur.... au lieu de : J'ai l'honneur d'être, etc.|| 4" Au plur. Les bonnes grâces d'une femme. Souviens-toi.... Que tu me dois ton cœur, que mes faveurs t'attendent, CORN. Cinna, I, S. Un amant a fort peu de quoi se satisfaire Des faveurs qu'on lui fait sans dessein de les faire, ID. Ment, i, t. Car aux faveurs d'une belle il eut part, la font. F. avare. Ils n'ont point de faveurs qu'ils n'aillent divulguer, mol. fart, m, ». Je ne me fierai point à des propos si doux Qu'un peu de vos faveurs après quoi je soupire Ne vienne m'assurer tout ce qu'ils m'ont pu dire,iD.tb. IV, 6. Elle aimeraitmieux mourir que de faire des faveurs à un homme qu'elle aimerait, sév. (35. Louis XIV, lassé de voltiger et de cueillir des faveurs passagères, se fixa enfin à la VaUicre, STsiM. til, (56. L'on faisait brûler les hommes qui avaient eu les faveurs d'une juive, volt. Uœurs, (03, Il ne faut publier ni les faveurs des femmes ni celles des rois, id. Lett. d'Argenson, (8 mars (749. Or est-il qu'Hérodote ne se douta jamais de ce que nous appelons prince, trône et couronne, ni de ce qu'à l'Académie on nomme faveurs des dames et bonheur des sujets, p. l. cour. Traduct. d'IIérod. Pr^/'oce. Il Les dernières faveurs, les plus grandes marques d'amour qu'une femme puisse donner à un homme; et, absolument, dans le même sens: Elle lui accorda ses faveurs. Ils avaient rendez-vous dans les bois le lendemain au lever du soleil pour en venir aux dernières faveurs, corn. Clit. Argument. Il Se dit aussi au singulier. On lui faisait toujours quelque faveur, la font. Orais. Cette expression faveur, signifiant une bienveillance gratuite qu'on cherche à obtenir du prince ou du public, la galanterie l'a étendue à la complaisance des femmes, volt. Uict. pliil. Faveur. Écoute, une faveur surprise Pourrait-elle éveiller un amoureux souci ? Où le cœur est , les faveurs sont aussi , imbert , Jaloux sans amour, u, 2. || B° Indulgence, par opposition à rigueur, sévérité. Les juges l'ont traité avec faveur. Il On dit dans le même sens : arrêt de faveur: cas de faveur. || Ancien terme de commerce. Jours de faveur, les dix jours que l'ordonnance accordait aux marchands, bamiuiers et négociants, après l'échéance de leurs lettres de change, pour les faire protester. || Mois de faveur, les deux mois de l'année où le collateur d'un bénéfice pouvait le conférer à celui des gradués qu'il en voulait gratifier. Les mois d'avril et d'octobre étaient des mois de faveur. Il Lettres de faveur, nom qu'on donnait autrefois à des lettres de recommandation. Lorsqu'avec bon congé du cardinal infant Et lettres de faveur nous partîmes de Flandre, scarr. Jodelet, I, (.116° Condition favorable, ressource. Afin que, pour nier en cas de quelque enquête. J'eusse d'un faux-fuyant la faveur toute prête, mol. Tart. V. 4. Trop heureux si bientôt la faveur d'un ("ivorce Me soulageait d'un joug qu'on m'im^o^* par force! bac. Brit. ii, 2. Il soulevait enf-ur sa main appesantie. Et, marquant à son bras "a place de son cœur. Semblait d'un coup plus sûr mplorar

FAV

la faveur, bac. Mithr. v, i. ||7' Buban uni et trèsétroit. Nouer un paquet avec une faveur. On appelait autrefois faveur.s, des rulians, des gants, des boucle"), des nœuds dVpée, donnés par une dame, VOLT. Dict. phil. Faveur. || 8" lin faveur de, toc. prép. Kn considération de. Adieii, ma très-chiVe Selle, je vous dirai dune que je vous aime, san.» crainte de vous ennuyer, pui.sque vous le souffrez, en faveur de mon stjle; vous faites grftce à mon cœur en faveur de mon eisprit, n'est-ce pas justement celaT stv. 443. |{ Au profit, à l'avantage. Il a fait un testament en faveur de son neveu. Les Grecs jugèrent en faveur d'Ulysse, fkn. Tél. xix. C'est la question que l'auteur suppose sans preuve décidée en sa faveur, boss. For. 2* i?ii(r. § 83. || Dans l'intérêt de, pour la cause de. C'est trop m'importuner en faveur d'un sujet, corn. Nicom. m, 2. Il écrivit au sénat en faveur des chrétiens, BOSS. Uùt. 1, 10. La Grèce en ma faveur est trop inquiétée, BAC. i4ndr. i, 2, Tout lui parle, madame, en faveur d'Agrippine, id. Drit. i, (. Sait-il en sa faveur jusqu'où va votre estinieT m. Uithr. u, i. Ce que les dieux ont fait en votre faveur, pén. Tél. iv. L'Ëpire aussitôt se déclara en faveur de Cassandre, hoixin, Ilist. aric. Qiuv. t. vu, p. < 2* , dans poickns. Il Prévenir en faveur de quelqu'un, de quelque chose, en donner d'avance une opinionavantageuse. Cette conduite prévient en sa faveur. Un petit nombre d'amis prévenus en votre faveur, mass. Àvent, Jugem. \\ 9° A la faveur de, ioc. prép. Au moyen, à l'aide de. il la faveur de la nuit il s'était sauvé en nageant, fén. Tél. viii. X la faveur de cet orage il leur échappa, id. ib. xvii. || Sous la faveur de, même sens. Marchonssous la faveur des ombres de la nuit, CORN. //Ji«. com. m, 7. || Corneilleadit, avecle même sons, en faveur de, qui n'est pas usité, ou du moins qui l'est avec un sens tout contraire : Jusques en Belle-Cour je vous ai reconduit. Pour voir une maitresse en faveur de la nuit. Suite du Ment, iv, ♦.

— HIST. xii' s. [Ceux] ki esgardent com li blandiement de cest siècle sunt decivable, ki ses favors tienent à persécutions. Job, p. 462. || xiv' s. Et sembloit bien à Tarquinius que il avoit plus grant faveur en la court que devant, behcheube, f°22, verso. Ne soit.... Amours, ne faveur, ne haine, Ne chose au monde qui t'encline X faire riens de desloial, macn.\UT, p. t«7. Il XV* s. En faveur du roy son nepveu, juv. DESORSiNS, Charieî VI, (380. Se le roy sa faveur donnoit X celui qui le mieux boiroit. Comte ou marquis il me feroit, basselin, i. || xvi' s. Desquels [preux] chacune [dame] a voulu recevoir Une faveur qu'elle fait apparoistre, X fin que mieux on la puisse congnoistre,sT-GELAis, 17. Un moulin àla faveur duquel il s'estoit approché, mont, i, 4u. Les fa- VGurset disgrâces de la fortune, iD. I, 67. Il void venir Ro<|uemoret bien couvert de pennaches et de faveurs d'une roine, d'aub. Ilist. ii, 468. Il leva ses blocus pour s'aller campera la faveur de Valancien-

nes, ID. ih. n, 47) Son artillerie fut de I6 canons

de batterie, le tout esquipé et paie, non à la faveur mais à la crainte, qui lors valloil bien autant, lo. ib. m, 5. Les premiers bons services qu'il leur avoit faits, lui apportoient plus de faveur que les dernières imputations ne lui causoientde défaveur, amvot. Cor 6). Il semble que celuy qui porte sur le visage les faveurs de la nature imi)rimées en une rare et excellente beauté, ayt quelque légitime puissance sur nous.... charron. Sagesse, i, 8. Aller reconnoistre l'armée de l'ennemi, leur contenance, ordre de bataille et forme de marcher, voire essayer d'entamer quelqu'un de ses escadrons, si quelqu'un de sa portée s'emancipoit dequitter la faveur [protection] des bataillons, sully, Mém. t. l, p. 44 8, dans la-

CURNE

— ÊTYM. Provenç. et espagn. favor; ital. favore; du lat. favorem, de farere, favoriser, tenant au radical sanscrit piî, purifier.

t FAVKUX, EUSK (fa-veû, veû-z!), adj. Terme did.ictique. Oui ressemble à des rayons de miel. Il Terme de médecine. Teigne faveuse, maladie cutanée chronique, contagieuse, caractérisée par des croûtes d'una odeur dégoûtante, qui ont été comparées à des rayons de miel.

— ETYM. Lat. favut, rayon.

+ FAVIFOR.ME (fa-vi-for-m'), adj. Terme d'histoire natuiella. Oui est en forme d'alvéoles.

— ETYM Lat. favus, rayon, alvéole, et forme.

t PAVONKTTB (fa-vo-nè-f), t. f. La gesse tubéreuse {lalhi/rus luOerosrts, L.).

FAVORABLE (fa-vo-ra-bl), od;'. || l" Oui donne faveur. Trop favorables dieux, vous m'avez écoutée. conN. lier, m, 4. Seigneur, le juste ciel vous est bien favorable, id. Rodog. v, 6, Favorable à ceux

FAV

qui mériUient ta protection, civil à ceux i qui il ne pouvait être favorable, pl^cr. luimoignon. J'avoue avec la sincérité que je vous dois, que je crains que vous ne soyez favorable au l'ort-Huyal des champs, maintenon, Lett. au tard, de Noaitles, 8 nov. 1707. Peut-être d'autres yeux me sont plus favorables, rac. Andr. ii, 2. .Si jamais à mes vœux vous fûtes favorable, id. Etth. ii, 7. || 2* Il se dit dos choses dans le même sens. Et le sort favorable à son l&che attentat, corn. Hodog.i, 4. I.es Juifs rétablissaient leur temple et commençaient à relever Jérusalem sous les favorables édilsdesroisde Perse, Boss. Polit. X, m, 2. Pensez-vous qu'Hermione, à Sparte inexorable, Vous prépare en Ëpire un sort plus favorable? rac. Àndr. i, 4. Les vents devenaient favorables aux vaisseaux de Chypre, fEn. Tél. m. Naissance de Charles-Quint dans la ville de Gand, le 24 février, jour de saint Mathias, ce qu'on a remarqué, parce que ce jour lui fut toujours depuis favorable, volt. Annales de VEmp. Maximilien,

I 500. On ne pouvait amener un convoi ni faire un fourrage sans combattre, de sorte que la guerre continuait partout, excepté où elle pouvait nous être favorable, sèour, llitt. de Napol. vui, 4 0.

II Succès favorable, heureux succès. Bien que la nouveauté de ce caprice en ait rendu le succès assez favorable pour ne me repentir pas d'y avoir perdu quelque temps, cork. Illution, examen.\\ Blessure favorable, blessure qui n'est pas dangereuse ; coup favorable, coup qui, sans être dangereux, a porté dans un lieu où il aurait pu l'être (locutions vieillies). || 3* Qui est en faveur de. J'ai une idée favorable de ce jeune homme. Présenter une chose du cêté favorable. Quand les termes sont si clairs qu'ils n'en souffrent aucune [interprétation], alors nous nous servons de la remarque des circonstances favorables, pasc. Prov. e. Les «tolciens, qui leur étaient opposés [aux épicuriens], contre lesquels saint Paul disputa aussi, n'avaient pas une opinion plus favorable à la divinité, puisqu'ils faisaient un dieu de leur sage et même le préféraient à leur Jupiter, Boss. Polit. VII, II, 4. Je donne à ses discours un sens plus favorable, rac. Bajaz. i, 4. Prêtant à leurs fureurs des couleurs favorables, ID. Athal. ni, s. Il II se dit des personnes en un sens analogue. Et vous, prince, qui l'avez tant honorée pendant qu'elle était au monde; qui, favorable interprète de ses moindres désirs, continuez votre protection et vos soins à tout ce qui lui fut cher, boss. Anne de Goni. Il 4° Il se dit de certaines choses pour lesquelles la rigueur de la loi ou de l'opinion doit être mitigée. Il a tué un homme, mais il était attaqué, son cas est favorable.

— SYN. favorable, propice. Favorable est ce qui donne faveur; propice est, étymologiquement, ce qui est auprès. Une occasion favorable nous donne faveur; une occasion propice est une occasion présente et qu'il faut saisir. Le ministre nous est favorable, il a de la bienveillance pour nous; il nous est propice, il est tout prêt à nous servir.

— HIST. XIV s. Moult le fit bien Girars qui se rendit amable X trestous ses subgez et à tous favorable, Girard de lioss. v. 2760.

— ETYM. Provenç. et espagn. favorable; porlug. favoravel; ital. fatorahile ; du latin farorabilis, de ^oror, faveur. Dans l'exemple cité à l'historique, favorable signifie qui trouve faveur. Aux xv* et xvi* siècles on disait farorisable. Prenant au pis venir, s'il advient que fortune Leur soit favorisable.... j. marot, v, 4)7.

FAVORABLEMENT (fa-vo-ra- ble-man), adv.

D'une manière favorable. Puisqu'il n'y a point de scandale, vous devez, ce me semble, recevoir favorablement ce commencement d'affection, voit. Lett. )2. Vous y trouverez [<lans Escobar] un bel exemple de la manière d'interpréter favorablement les bulles, PASC. Prov. ». Ouelle marque donne le Saint- Esprit de la justice et de l'innocence d un homme de bien ? c'est de n'avoir pas reçu favorablement l'opprobre et la médi.sance contre ies frères, flkch. Dauphine. Cette divinité écouta favorablement ses vœux, PÉN. Tél. xviii. Vraiment, je suis charmé que Pollion de la Poplinière pense un peu favorablement de moi; c'est à de tels lecteurs que j'offre mes écrits, volt. Lett. Thiriot, i) sept. 473&.

— HIST. XMi* s. Car tant estudierent pour nostre enseignement, Qu'en doit leurs moz glo er moult favorablement, J. de melro. Test 80. || xvi* s. Un courtisan ne peult avoir ny loi ny volonté de dire et penser que favorablement d'un maistre qui, parmi tant de milliers d'autres subjecls, l'a choisi pour le nourrir et e.slever de sa main. mont, i, t6V. La sagesse humaine faici lavorablemeut et indus-

FAV

trieusement d'employer ses artifices a nods peindre et farder les maux, et en alléger le sentiment

Page 1