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tion aristocratique; cet empire n'avait point un centre commun de lumière el d'esprit public , STAËL, AUcm. I, i. Il Par extension. Les passions particulières ne déchireront plus par des querelles sanglantes les nœuds de la fraternité; alors se consommera le pacte de la fédéralion du genre humain, MIRABEAU, ColUction, t. IV, p. 47. || i' Nom des associations armées qui, pendant la Révolution, so formaient pour résister aux ennemis de la révolution. Il Particulièrement. Réunion des députés de toutes les gardes nationales et de tous les corps de l'armée, qui se fit au Champ de Mars à Paris en <7liO pour prêter serment à la constitution. Il Cette prestation de serments et la cérémonie qui l'accompagna. Il Enrôlements que Napoléon I" (it faire pendant les Cent Jours pour former des corps de volontaires en dehors de l'armée.
— HIST. xvi* s. Ceulx qui sont de la fœderalion, Nouv. coust. ginér. t. i, p. 2»4.
— ÉTYM. Lat. fœderatioiiem, de fœderare, unir par alliance.
FÉDÉRÉ, ÉE (fé-dé-ré, rée). || 1» Adj. Oui fait partie d'une fédération. Les cantons fédérés. |1 2° S. m. Membre des associations armées qui se formèrent pendant la Révolution. || Celui qui assistait comme député à la fête de la fédération. || Celui qui se fédéra pendant les Cent Jours.
f FÉDÉRER (fé-dé-ré; dé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je fédère, excepté au futur et au conditionnel : je fédérerai), V. a. Néologisme. Former en une fédération. || Se fédérer, v. réjl. Se former en fédération. On se fédéra pendant les Cent Jours.
— ÉTYM. Lat. fccilerarc, de fœdus, fvederù, alliance (voy. fédérai).
FÉE (fée), s. f. Il 1° Être fantastique à qui l'on attribuait un pouvoir surnaturel , le don de divination et une très-grande influence sur la destinée, et que l'on se figurait avec une baguette, signe de puissance. On a banni les démons et les fées; Sous la raison les grâces étoufi'ées Livrent nos cœurs à l'insipidité, volt. Ce qui plait, etc. Toute la noblesse vivait alors dans ses châteaux, les soirs d'hiver sont longs, on serait mort d^ennui sans ces nobles amusements; il n'y avait guère de château où il ne revînt une fée à certains jours marqués, comme la fée Merlusine au château de Lusignan, ID. Dict. phil. Possédés. || Conte de fée, sorte de conte où les fées jouent un rôle. Les contes de Perrault sont souvent appelés contes de fée. Il Fig. On emploie métaphoriquement le mot fée pour désigner quelque chose où les fées semblent avoir mis la main. Nous arrivâmes au logis où nous trouvâmes une table qui semblait avoir été servie par les fées, voit. Lett. lO. Les fées ont soufflé sur toute la campagne [de guerre] du marquis; il a plu à tout le monde, et par sa bonne con-