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FEI

FÉER (fé-é) , t). a. Douer de pronriétcs magiques. Les vieux contes disent souvent : Je vous fée et rofée. Mais qu'au combat où rien ne sert armure. Où rien ne sert qu'on ait féé la peau.... ueshoul. Rojvdfou redoublé au due de St-Aignan.

— lUST. XII' S. Atant es vous Auberon le faé, Iluon de Bordeaux, v. 3855. |t xiii* s. Moult ont Jason entr'eus loé ; Bien dient tous qu'il est faé, DU CANCE, fadus. Il XVI* s. Son mast, do maie fortune, toucha un peu on [au] fust de la masse de Loupgarou, qui estoit pheée, rab. Pant. n, <».

— ÉTYM. Fée; provenç. fadar, faidar; espagn. hadar; portug. fadar; iial. fatare.

FÉERIE (fé-rie), s. f. \\i° L'art ou la puissance des fées. De l'antique féerie on raconte une histoire, ST-LAMBERT, Saisons, HiveT. Il 8° Merveilleux où figurent les fées, les génies. La vraie religion a le mérite d'avoir créé parmi nous l'âge de la féerie et desenchantements, CHATKAUB. Cénie, jv,v, ).|| Pièce de théâtre où paraissent des personnages doués d'une puissance surnaturelle, comme les fées, les démons, les enchanteurs, etc. et qui donnent lieu d'exécuter devant les spectateurs des prodiges de magnificence dans les décorations, les costumes, les changements à vue, etc. Les sept châteaux du diable sont une féerie magnifique. || Fig. C'est une féerie, une vraie féerie, c'est un spectacle ravissant.

— HIST. XIII' s. Joie d'amours fait tant gai Le cuer, que c'est faerie, Dibl. des chartes, f série, t. V, p. 26. Tant voit li enfes grans beautés, Que moult cuide estre mesalés [égaré], Et cuide que suit faerie, Parlonop. v. 807. || xv s. Prince, mon fait est droite faerie; Je hay travail, et le repos m'ennuye, CH. d'orl. Bail.

— ÊTYM. Féer.

fFÉERIQCE (fé-ri-k'), aaj. Néologisme. Qui appartient aux fées; qui est produit par la puissance des fées. Il Par extension, merveilleusement beau comme une féerie. Spectacle féerique. Danse féerique.

— ËTYM. Féer.

t FÉGARITE (fé-ga-ri-t';, s. f. Terme de médecine. Variété de stomatite gangreneuse, endémique dans quelques provinces de l'Espagne.

— ÉTYM. Nom hybride tiré de l'arabe avec la désinence ite, et donné par Montgamy père, legoa- RANT. Mais on ne nous dit pas quel est ce mot arabe.

t FÉGOULB (fé-gou-l') , *. m. Espèce de campagnol.

f FEIGNANT, ANTE (fë-gnan, gnan-t'), adj. Terme populaire. Synonyme de fainéant. Il est feignant. C'est un feignant.

— ÉTYM. On le prend d'ordinaire pour une corruption de fainéant; mais Génin a soutenu que c'est le participe du verbe feindre ou te feindre ayant eu le sens d'hésiter, reculer à. Cette manière de voir est appuyée par feintise, prise au sens de fainéan-

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