‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 253 sur 388 · POO · texte numérisé non relu

POO

— HlfiT. XIII* S. Dist la fromiz : or chante i mei ,

MARIP-, t. II, «24 plustost en un tas de paille. Si

m'aist Dieu et Saint Rémi, Trouveroit un œf de frémi, la Rose, 4 4872. Permis est petite chose, mais il est de grant poneance, brun, latini. Tris. p. 146. Il ziv* s. Se fromis abondent en un jardin, et l'en gette en leur repaire de la scieure d'ais de chesne, ils mourront ou vuideront à la première pluie qui cherra, car les scieures retiennent la moiteur, Kinagier, n, 2. || xv* s. Qui sur formis Se sera mil S'il est i)Oingt [piqué], n'est pas de merveil, U blaion des faulces amours, 278, dans lacurnb. || XVI* ». Il veit des fourmis partir de leur fourmilliere, portants le corps d'un fourmi mort, hont. n,

47» Mais de pinser, mordre et serrer, c'est î

faire à une formis, ou à une souris, ahtot, Com. refréner la colère, 21. Je ferai c« que dit le florentin : bras de fer, ventre de fourmi, ame de chien, c'est-à-dire pour devenir rictie j'endurerai tant de mal que mon corps en pourra porter.... de conscience j'en aurai autant qu'un chien, B. est. Apol. d'Herod. p. 47, dans lacurne. Plus joyeux qoa fourmis eu grain, cotgravr.

— ETYM. Génev. un fourmi; namur. frimouehe, frumouche,froumouche; wallon, frumihe, froumiht;; Hainaut, fourmisse, fnurmiche; pic. formi, formion; bourg, frémi; Berry, fromi, formi; norm. un fourmi, un frémi; prov. formiga; espagn. hormiga; port, formica; ital. formica; du lat. formica, founni. Venant de formica, le français devait être fourmie, forme qu'on trouve en effet parmi les autres. Toutefois l'ancienne langue avait fait de ce mot un masculin qui de» lors était correctement écrit fourmi sans e ; mais la nouvelle langue a rompu l'analogie en donnant à ce mot le genre Icminin eten lui laissant la forme masculine. On n'a que des conjectures sur formica; a-t-il des analogies avec le grec |i.Û(/(it;(, fourmi; avec le sanscrit tamra, fourmi, proprement celle qui vomit; avec le latin formui, chaud : la brûlante, à causa de sa piqûre?

FOURMILIER (four-mi-lié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, r* se lie: lesfour-mi-Iié-zetles fourmis), s. m. Il 1° Mammifère de l'Amérique, qui se nourrit particulièrement de fourmis. Le fourmillera une langue extensible. Il 2° Nom d'oiseaux de la Guyane qui se nourrissent de fourmis. Tous les fourmiliers ne forment que des cris ou des sons sans modulation, au lieu que le chant de l'arada [du genre des fourmiliers] est, en quelque façon, supérieur à celui du rossignol ; il est plus touchant, plus tendre et plus flûte, BUFF. Ois. t. vm, p. 250, dans pougens.

— ETYM. fourmi.

FOURMILIÈRE (four-mi-liê-r'), s. f. || 1* Habitation des fourmis, présentant ordinairement des espèces déloges, de galeries et d'étages. Une seule de ces fourmilières d'Amérique peut équivaloir à deux ou trois cents de nos fourmilières d'Europe, bupp. Oit. t. vili, p. 223, dans pougens. On l'enterrait [le condamné] jusqu'à la ceinture dans une fourmilière, où il restait exposé un temps considérable à des piqûres vives et sanglantes, RATNAL, Hist. phil.l. xm, 5. Il 2* Toutes les fourmis qui habitent la même fourmilière. La fourmilière était en mouvement. Entre tes quatre pieds [Arc de l'Étoile] toute la ville [Paris] abonde Comme une fourmilière aux pied» d'un éléphant, v. nUGO, Foi«, 4. || 8° Se dit, par extension, d'une grande quantité de certains autre» insectes ou d'animaux. Une fourmilière de vers. Une fourmilière de serpents. || 4* Fig. Lieu où réside une multitude de personnes. Je n'ai eu aucune part aux divisions qui agitent la petite fourmilière [Genève], VOLT. Lett. Choiseul, 4766. Les hommes ne sont point faits pour être entassés en fourmilières, J. J. ROUSS. Ém. I. Il Une grande multitude de personnes se remuant, s'agitant. Je trouvai une fourmilière de fripiers toute en armes ; je les flattai, RETZ, II, 4 29. Il simplement, un grand nombre. C'était l'heureux âge. Où Romeavait fourmilière d'élus, VOLT. JfuJe du pape. || B* Terme de vétérinaire. Maladie du pied du cheval qu'on a comparée à un nid de fourmis, et qui est le résultat delà fourbure chronique.

— HIST. un* s. D'un gresillon dist la meniere. Qui dusqu'une fromieere El tans d'yver csteit alez, MARIE, Fable 4». ||xv* s. Dormi long temps ont en leur fromiero, Sanseulx mouvoir, li froumi remuant, EDST. DESCH. U ti'OTi et les fourmis. || xvi* s. Luy marquant qu'il estoit sorty de Franco une fourmilière de troupes, ïïém. s. Duguesel. chap. 16. Le» tribunaux de justice, sur lesquels une formiliere de juges sont assis, ne sont maintenant que pièges et ratoires, LAisotJE, 87. Les Grecs ont appelle ces verrues tni/rmcM'o, c'est k dire fiurmillieres : parce

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qu'au froid elles font douleur, comme si un frcmy les morduit, paré, xviii, 85.

— ÊïYM. Fourmi; Berry, fromilk,formilière,fromiUière; génev. froumilière; provenç. fromiguicr, s. m.; catal. formiguer; espagn. Aormiguero ; portug. formiguriro ; ital. formicaio.

FOUKMl-LION (fuur-mi-li-ûii) , s. m. Petit insecte névroptère, fort vorace, qui, à l'état de larve, se nourrit de fourmis et autres insectes ; il appartient à un genre dont le nom scientifique est myrmécoléon. Les historiens du fourmi-lion nous ont vanté sa patience et sa sobriété ; il peut en effet soutenir de très-longs jeûnes; caché au fond de son entonnoir, il attend en chasseur rusé et patient que quelque insecte rOdeur tombe dans le piège, bonnet, Observ. 39", Insect. La fourmi est de tous les insectes rôdeurs celui à qui il arrive le plus souvent de tomber dans le piège ; c'est ce qui a fait donner à notre chasseur le nom assez impropre de fourmi-lion, id. Observ. 40*. Les bords [du trou] sont escarpés, et s'éboulent facilement; ils entraînent avec eux l'imprudente fourmi; le fourmi-lion la saisit prestement avec ses cornes, la secoue pour l'étourdir, la tire sous le sable, et la suce à son aise, id. Contempl. nat. xu, 42. Parvenu à son parfait accroissement, le fourmi-lion quitte le métier de chasseur qui lui est devenu inutile; il ne tend plus de piège, et, après s'être promené quelque temps près de la surface de la terre, il s'y construit une petite coque de forme sphérique, qu'il revêt intérieurement d'une tapisserie de satin du plus beau gris de perle où il se transforme dans une de ces mouches qu'on a nommées demoiselles, ID. ib.

— ÊTYM. Fourmi, et Jt'on ; provenç. formicaletm. t FOURMILLANT, ANTE (four-mi-llan, llan-t',

Il mouillées), adj. Où les habitants sont nombreux comme des fourmis. Un du peuple [des fourmis] étant mort, notre saint le contemple En forme de convoi soigneusement porté Hors les toits fourmillants de l'avare cité, la font. Captivitéde St Malc. Lai France souffre en la personne de ses grands ce que pas un des autres Etats n'a jamais toléré, non pas même en la cour impériale, quoique si fourmillante de tant de véritables princes, st-sim. 300, (3. FOURMILLEMENT (four-mi-Ue-man , Il mouillées, et non four-mi-ye-man), s. m. || 1° Action de fourmiller. Le fourmillement d'une multitude. Il 1° Sensation de picotement comme si des fourmis couraient sur la peau. Sentir un fourmillement.

— HiST. xvi* s. Le patient souffre une douleur poignante, et stupeur ou fourmiement aux lombes,

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